Un jeune homme a trouvé la mort et un autre a été blessé dans une bagarre survenue dans l’après-midi d’hier, mardi 13 novembre 2018, dans la sous-préfecture de Kintinia (Préfecture de Siguiri). Suite à cette bagarre, un poste de gendarmerie a été attaqué et endommagé et une dizaine de cases ont été incendiées, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

C’est aux environs de 17 heures que cette bagarre a éclaté à Sétiguiyah, un district relevant de la sous-préfecture de Kintinia dans la préfecture de Siguiri. Elle a opposé Noukèn Sacko, âgé de 34 ans, marié à une femme et père de deux (2) enfants, et Faya Kamano, orpailleur, également marié à une femme et père de deux (2) enfants.

Ce dernier avait une machine détectrice d’or et travaillait dans une plantation d’acajou appartenant au premier. Lorsque Noukèn Sacko est venu le trouver dans sa plantation, une dispute a éclaté entre les deux hommes. Puis, s’en est suivie une violente bagarre qui a conduit à la mort du propriétaire de la plantation.

Faya Kamano, lui aussi blessé, s’est rendu immédiatement à la gendarmerie, explique Toumany Doumbouya, quatrième vice-maire de Kinitinia : « Cet après-midi, nous étions au bureau lorsqu’on on a été informés d’un drame à Sétiguiyah. Deux jeunes se sont battus dans une plantation d’acajou, ils se sont poignardés à l’aide de couteaux. La victime a été admise au poste de santé de Sétiguiyah où elle a rendu l’âme. Le présumé meurtrier s’est rendu de lui-même au poste de gendarmerie où il a été mis aux arrêts par les agents, lui aussi est gravement blessé », a-t-il indiqué.

Après l’annonce de la mort de Noukèn Sacko, plusieurs jeunes du village se sont regroupés pour aller attaquer le poste de gendarmerie de Sétiguiyah, avec pour objectif de sortir le meurtrier et le lyncher. Ils sont allés jeter des cailloux sur le poste de gendarmerie et ont finalement réussi à arracher les portes du local. Heureusement pour Faya Kamano, les agents avaient été proactifs en le transférant rapidement à la prison civile de Siguiri.

Et, après la gendarmerie, les jeunes en colère sont rendus dans le quartier Kissigougoukoura où habitait le meurtrier. Ils ont incendié une dizaine de cases sur les lieux, en représailles à la mort de Noukèn Sacko.

A rappeler que le défunt a été inhumé dans la soirée de ce mardi.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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