Tué la semaine dernière à Wanindra, dans la commune de Ratoma (à Conakry), le brigadier-chef Bakary Camara, agent de la police nationale, a été inhumé hier, mardi 13 Novembre 2018, à OuréKaba (sa sous-préfecture natale, située à 65 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou), où il repose désormais au cimetière de Sidikiyah, dans le quartier Kassoun à OuréKaba-centre, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Ourékaba.

Des visages chagrinés, des larmes, des cris de tristesse, des femmes qui perdent l’usage de leurs jambes et s’écroulent par terre, des témoignages émouvants, voilà l’atmosphère qui régnait ce mardi à Ourékaba, où le corps du brigadier-chef Bakary Camara est arrivé très tôt dans la matinée. C’était en présence du gouverneur de la région administrative de Mamou, Amadou Oury Lammy Diallo, entouré de plusieurs officiers, sous-officiers et agents des forces de défense et de sécurité de Mamou.

A l’esplanade du bloc administratif de la sous-préfecture de Ourékaba où le corps de Bakary Camara a été exposé devant une foule compacte, les populations de Ourékaba ont rendu un dernier hommage à leur fils, neveu, oncle, frère de 39 ans, brutalement arraché à leur affection.

« Cette perte cruelle afflige profondément le peuple de Guinée et tous ceux qui directement et indirectement ont connu tes mérites, ta discipline et ta disponibilité. Oncle Bakary, tu nous quitte à la fleur de l’âge et au moment où ta famille a encore besoin de tes services. En attendant la justice de Allah (Dieu) qui est divine et implacable, nous nous remettrons ici-bas à notre justice en qui nous croyons fermement », a dit ; la gorge nouée, Dr Mohamed Lamine Nabé, un des neveux du brigadier-chef Bakary Camara.

Pour sa part, le gouverneur Amadou Oury Lammy Diallo a dit que « toute la Guinée pleure cet enfant (brigadier-chef Bakary Camara). Un enfant, rappelle-t-il, « qui est mort sur le champ d’honneur, dans l’exercice de ses fonctions. Nous sommes tous, autorités administratives et forces de défense et de sécurité, dans une situation de pleure. Si nous ne le faisons pas, c’est parce que nous savons que Dieu est unique et que c’est lui qui crée et qui reprend. Aujourd’hui, cet enfant, Bakary Camara, qui a à peine 40 ans, nous abandonne dans des conditions un peu difficiles. Mais, c’est comme ça la vie. Il faut qu’on l’accepte. (…) Je sais que tout le monde est affligé ici. Mais, il faut qu’on accepte le destin, qu’on accepte ce que Dieu nous a réservé. Et, le sort de Bakary Camara était celui-ci. Et, comme nous sommes tous des croyants, il faudrait qu’on l’accepte. Au lieu de pleurer, qu’on ait le courage de l’amener à sa dernière demeure (…). Nous vous remettons notre fils et que l’enterrement se fasse dans les meilleures conditions. Qu’il repose en paix, que Dieu pardonne tout ce qu’il aurait fait de mal dans ce monde ici-bas et qu’il lui réserve un paradis éternel », a prié le gouverneur Amadou Oury Lammy Diallo qui a remercié de passage le président de la République, Alpha Condé et les ministres de la défense et de la sécurité pour avoir rendu le corps de Bakary Camara aux citoyens de Ourékaba.

Après la cérémonie funèbre, le corps du brigadier-chef Bakary Camara a été conduit au cimetière de Sidikiyah pour son enterrement. Un enterrement qui a été suivi de prières et bénédictions pour le repos de l’âme cet agent de la police nationale, tué la semaine dernière à Wanindra, dans la commune de Ratoma.

A noter que le brigadier-chef Bakary Camara laisse derrière lui une veuve et trois enfants dont le plus âgé a 15 ans.

De retour de Ourékaba (Mamou), Keïta Mamadou Baïlo envoyé spécial de Guineematin.com

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