Les habitants de Banankoro, dans la préfecture de Kérouané, ont vécu une journée très agitée ce mercredi 14 novembre 2018. Une foule en colère s’en est pris aux installations de la société GUITER situé à environ 15 kilomètres de la sous-préfecture. De nombreux dégâts matériels ont été enregistrés, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, c’est aux environs de 10 heures que des jeunes ont décidé de s’attaquer aux installations de la société GUITER. Sous le sceau de l’anonymat, un citoyen de Banankoro a confié à notre reporter que « les gens sont fâchés contre la société GUITER (Guinéenne de Terrassement). Il y a une sorte de mine de sable que les gens avaient commencé à exploiter ici, un ancien site de la société AREDOR, situé à 15 kilomètres de Banankoro, au district de Kissinkoro. C’est là-bas que GUITER a ses installations. Pour une première fois, Kaba qui est le PDG de GUITER, a refusé cela. Les gens n’ont pas aimé ce refus. L’autre fois, ils sont allés occuper de force le domaine pour faire l’exploitation du sable ».

Mais, ajoute-t-il, « un communiqué du ministère des Mines, interdisant aux populations de laver le sable dans le fleuve qu’on appelle Baoulen, a mis le feu aux poudres. Selon le communiqué, le fait de laver le sable va ensabler le cours d’eau et empêcher la construction des barrages de Kobédou et Frankonodou. Les populations ont accusé Kaba GUITER d’être en complicité avec le ministère des Mines. Ils se sont attaqués au site ».

Notre source précise de nombreux dégâts matériels sont à déplorer. « Les gens se sont heurtés aux agents des forces de l’ordre qui ont fui. Ils sont allés sur le site où ils se sont attaqués au gendarme en brûlant son véhicule Hummer et son pickup. Ils ont brûlé aussi un camion de Kaba et une machine servant à creuser qui coûte 1 milliard de francs guinéens ».

Selon nos informations, le sous-préfet de Banankoro aurait fui la localité. Joint au téléphone, le commandant Fran Mara a dit ne pas pouvoir expliquer ce qui s’est passé. « Je ne suis pas à Banankoro et je ne peux pas vous dire ce qui s’est passé », a dit le sous-préfet, avant de raccrocher.

Le maire de la commune rurale de Banankoro, Malou Diawara a pour sa part invité notre reporter à le rejoindre là-bas. « Venez sur le terrain pour voir, je ne vous dirais rien au téléphone », a-t-il lancé.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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