Dans le cadre de la campagne mondiale des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, une table ronde a été organisée ce jeudi 29 novembre 2018 au siège d’Amnesty international Guinée, à Lambanyi, dans la commune de Ratoma.

Une initiative de quatre ONG qui s’intéressent aux questions des droits de l’homme, particulièrement la gent féminine. Il s’agit d’African Initiative for Women (AIW), de WAfrica Guinée (femmes d’Afrique), de Femmes, Développement et Droits Humains (F2DH) et d’Amnesty International Guinée, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Placée cette année sous le thème « Ecoutez moi aussi », la campagne mondiale d’activisme des 16 jours se tient à partir du 25 novembre, journée mondiale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes jusqu’au 10 décembre ; journée mondiale des droits de l’homme.

Selon les organisateurs, le choix de la date du 29 novembre pour la tenue de cette table ronde n’est pas fortuit car elle marque la journée internationale des femmes défenseures des droits humains.

Pour Fatou Souaré Hann, directrice exécutive de WAfrica Guinée, cette table ronde vise à « parler des violences basées sur le genre et des violences faites aux femmes, parce que c’est la campagne mondiale des 16 jours d’activisme. Mais aussi on a essayé de faire l’état des lieux du mouvement féminin en Guinée. En fait, le thème de cette année est Ecoutez-moi et l’un des objectifs est de faire porter le travail des femmes un peu partout dans le monde et de les faire entendre ».

Malgré les multiples sensibilisations faites et les efforts fournis par les défenseurs des droits humains, les violences faites aux femmes persistent toujours. Selon Fatou Souaré Hann. « La seule et la dernière enquête des violences basées sur le genre en Guinée avait établi quand même que 90% des femmes de 15- 45 ans ont été d’un moment à un autre de leur vie victimes de violences basées sur le genre. La Guinée est quand même le deuxième pays du monde en matière de mutilation génitale féminine, avec un taux aussi qui avoisine les 97 % ou au moins qui est dessus de 90%….La Guinée a aussi un taux de violences domestiques qui est à 63% et donc l’un des plus élevés dans la sous-région. Toutes ces statistiques nous disent que le problème des violences faites aux femmes est assez endémique », regrette Fatou Souaré Hann.

Prenant part à cette table ronde, Ciré Sow affirme avoir appris beaucoup de choses. Selon cette participante, « je commence par remercier les initiatrices et les initiateurs de cette table ronde. Ça a été une bonne chose de partager certaines expériences, parce que nous avons écouté des témoignages des femmes qui ont été victimes de violences. Ce que je tire comme bénéfice à la sortie de cette table ronde, c’est qu’ensemble Etat, hommes, femmes et les institutions puissent nous aider à mettre fin aux violences faites aux femmes ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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