Mali : la CEDEAO annonce de lourdes sanctions contre la junte militaire

À l’issue d’une réunion tenue ce dimanche, 09 décembre 2022, à Accra (Ghana), les chefs d’Etat de la communauté économique d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé de très lourdes sanctions contre les putschistes maliens qui tiennent à prolonger la transition. Comme on le sait, les militaires qui ont renversé le président Ibrahim Boubacar Kéita veulent rester cinq ans au pouvoir avant d’organiser l’élection présidentielle. Ce que refusent les dirigeants de la sous-région.

Cet après-midi, la CEDEAO le gèle des avoirs maliens à la BCEAO, la fermeture des frontières entre le Mali et les autres pays de la sous-région, le retrait des ambassadeurs, la suspension des transactions commerciales (à l’exception des produits médicaux et de première nécessité). 

Autre pression non moins considérable, les forces de la CEDEAO ont été mises en alerte, même si aucune précision n’a été donnée sur une éventuelle nécessité d’intervenir pour déloger les putschistes de Bamako…

En somme, des mesures qui pourraient également faire réfléchir les autres putschistes africains sur la détermination des autres chefs d’État de ne pas laisser des militaires s’emparer des palais présidentiels pour s’éterniser aux affaires.

À rappeler qu’en Guinée par exemple, la junte militaire qui dirige le pays depuis plus de quatre mois n’a encore rien dit sur sa durée au pouvoir ; et, les dirigeants du CNRD décident seuls pour le moment des orientations et du contenu de la Transition. Même quand le Premier ministre est allé promettre au sommet de la CEDEAO la mise place du CNT avant la fin de l’année, les putschistes avaient réagi dans un communiqué pour dire que le CNRD était l’unique décideur…

À leur tour, que pourraient risquer les militaires guinéens ? Wait and see !

Guineematin.com suit pour vous !

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