Victoriano Cuervo, DG de Palm Camayenne : « nous attendons à ce que le CNRD trouve des solutions à nos problèmes »

23 septembre 2021 à 7 07 37 09379
Victoriano Cuervo, Directeur général Palm Camayenne

Comme annoncé précédemment, les tenanciers des bars, hôtels, motels, bars et restaurants ont été reçus au palais du peuple hier, mercredi 22 septembre 2021, par le CNRD (la junte militaire au pouvoir actuellement en Guinée). Ces acteurs ont sollicité la levée du couvre-feu et la réouverture des lieux de loisirs. Mais, Victoriano Cuervo, Directeur général Palm Camayenne, les problèmes majeurs de l’Hôtellerie et de la restauration n’ont pas été évoqués dans la salle.

« Il y a eu beaucoup d’intervenants et c’est vrai que nous avons tous la même problématique. Donc, on a pu exprimer nos problèmes majeurs aujourd’hui dans le secteur de l’hôtellerie ; et, il est évident que nous attendons une réaction de leur part (les autorités). Nous savons que ce sont des problèmes majeurs qui sont là depuis longtemps; mais, avec le changement du gouvernement et l’arrivée du CNRD au pouvoir, nous nous attendons à ce qu’ils (le CNRD) trouvent des solutions à nos problèmes. Et, je tiens surtout à attirer l’attention sur le bon état d’esprit lors de la concertation. Pour nous, c’est déjà une chose d’être là et partager nos problèmes au quotidien. Nous sommes très satisfaits de ce qui s’est passé et nous attendons une suite favorable à nos demandes. 

Il y en a eu pas mal de demandes ; mais, il y a un problème majeur, c’est le couvre-feu qui affecte partout le secteur de l’hôtellerie et la restauration. Nous sommes conscients de la problématique, parce qu’il y a une crise sanitaire, mais il faut bien l’aborder. Donc, nous ne demandons pas une levée du couvre-feu, c’est impossible parce que c’est pour des raisons sécuritaires et sanitaires, mais un allègement qui sera fait de façon progressive. Ce sont des problèmes majeurs que nous avons évoqués aujourd’hui. Après,  nous aurons l’opportunité de faire un mémorandum pour bien détailler nos problèmes. Je crois que monsieur le président de la République a bien compris ces problèmes majeurs et nous attendons une réaction de sa part. Nous l’encourageons à prendre des mesures dans les prochains jours ou semaines, parce que c’est un moment important pour nous pour pouvoir se relancer, pour pouvoir décoller un peu l’activité. Parce que c’est l’un des secteurs les plus touchés par rapport à la crise sanitaire, mais aussi par rapport à la crise sociopolitique que ce pays a vécu depuis des longues années », a indiqué Victoriano Cuervo.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Médias de service public : vivement le retour des compétents à la place des militants

20 septembre 2021 à 8 08 45 09459

Quand Alpha Condé accède au pouvoir, il annonce très tôt les couleurs en déclarant qu’aux Etats-Unis on parle d’administration Obama ou en France d’administration Sarkozy. C’était pour préparer les Guinéens à l’administration Condé. Aussitôt installé au palais, son parti fait le tri. L’administration guinéenne devait devenir RPG. A la chute du fondateur de ce parti, la réalité crevait les yeux. Ceux qui ont mis fin à son règne ont déploré à juste titre de politisation à outrance de l’administration guinéenne.

Le ministère de l’information et de la communication n’a pas échappé à la règle. J’allais dire à la purge organisée après 2010. Tous les médias de service public ont fait les frais de l’avènement au pouvoir de celui qui les accusait de soutenir son éternel adversaire. Particulièrement la radio et la télévision nationale. Des journalistes de talent, qui ont fait la fierté de ce pays et ont influencé beaucoup de jeunes dans leur choix de ce métier, ont été écartés au profit de militants.

C’est toute une génération qui a été marginalisée. Le seul tort de ces journalistes fut d’avoir servi le pays pendant le règne du président Lansana Conté. Et seul Dieu sait que si certains s’étaient illustrés dans leur soutien du régime, majoritairement ces journalistes ne faisaient que leur travail : celui d’informer. A sa prise du pouvoir, rien n’empêchait Alpha Condé de s’offrir le service de ces talents. Lesquels auront connu une véritable traversée du désert durant tout son règne.

Visiblement, les nouvelles autorités voudraient changer la donne. Pour rendre à César ce qui appartient à César. C’est ainsi que les téléspectateurs ont redécouvert ces jours-ci une voix à laquelle les auditeurs de la radio nationale étaient familiers : celle d’Ibrahima Kalil Diakité. Cette voix, comme beaucoup d’autres, a manqué aux auditeurs ces dernières années.

Après la disparition de la révolution, les partenaires de la Guinée s’étaient fortement impliqués dans la formation de journalistes de ce pays. Des talents ont été identifiés et formés. Parmi eux, on peut citer Yamoussa Sidibé, Alpha Kabiné Doumbouya, Ibrahima Kalil Diakité, Amadou Diallo, Ibrahima Ahmed Barry, Ben Daouda Sylla, Aboubacar Cissé… La liste n’est pas exhaustive. Les deux derniers ne sont malheureusement plus de ce monde.

Tous ces talents ont été marginalisés ces dix dernières années. Dans le meilleur des cas certains ont été affectés à des postes peu enviables. D’autres carrément oubliés. Le changement qui a changé l’autre changement le 5 septembre dernier doit tenir compte de cette réalité. Il doit réhabiliter ces patriotes qui ont servi non pas un homme, comme on voulait nous le faire croire, mais leur pays. Au lieu d’écarter ces techniciens au profit de ses militants, l’ancien parti au pouvoir devait plutôt mettre ces compétences à son service.

Le fameux renouvèlement générationnel auquel certains appellent de tous leurs vœux depuis quelques jours, ne se fera pas en marginalisant les anciens. Bien au contraire. Dans le domaine de l’information et de la communication la Guinée a encore besoin de ces valeureux journalistes qui ont toute leur place dans l’espace médiatique guinéen.  

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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3ème mandat d’Alpha Condé : voici la vidéo qui renvoie Abdoulaye Bah en prison

9 août 2021 à 12 12 34 08348
Abdoulaye Bah, responsable national chargé de marketing politique et de l’animation de l’UFDG

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, le responsable national chargé de marketing politique et de l’animation de l’UFDG a été renvoyé en prison dans la matinée de ce lundi, 09 août 2021. Abdoulaye Bah, qui avait bénéficié d’une liberté conditionnelle (au même tire que Cellou Baldé, Ousmane Gaoual Diallo et Elhadj Ibrahima Chérif Bah) le 16 juillet dernier retrouve aujourd’hui ses anciens codétenus, notamment les 86 prisonniers politiques.

Dans la vidéo, publiée par un militant de son parti, Abdoulaye Bah a dit que c’est le président de l’UFDG qui avait remporté la dernière élection présidentielle. « Il faut rappeler tous les jours que c’est Elhadj Mamadou Cellou Dalein qui a été élu le 18 octobre démocratiquement président de la République de Guinée ! », a notamment dit l’opposant Abdoulaye Bah face à la caméra d’un jeune qui se filmait en selfie avec lui.

Et, l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia d’encourager les partisans de l’opposition de rester constant de leur lutte politique : « Vous devez le rappeler chaque matin sur vos plateformes… Alpha Condé est un ancien président ! Il peut, s’il le souhaite, envoyer tous les Guinéens à la maison centrale, à Coronthie. Mais, c’est ça la vérité… », a lancé Abdoulaye Bah, responsable national chargé de marketing politique et de l’animation de l’UFDG.

Ci-dessous, la vidéo en langue nationale poular :

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Abdoulaye Bah de l’UFDG renvoyé en prison : voici l’acte de l’Administration pénitentiaire

9 août 2021 à 11 11 29 08298
Abdoulaye Bah, responsable national chargé de marketing politique et de l’animation de l’UFDG

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, l’opposant Abdoulaye Bah, responsable national chargé du marketing politique et de l’animation de l’UFDG, a été renvoyé en prison ce lundi, 09 août 2021, un peu plus de 3 semaines après sa libération conditionnelle avec 3 autres responsables de son parti : Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé et Elhadj Ibrahima Chérif Bah. 

Le régime Alpha Condé accuse l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia d’avoir violé « les termes et conditions » de sa liberté conditionnelle pour des raisons de santé. 

À en croire certaines sources, le pouvoir aurait intercepté une vidéo du responsable de l’UFDG que des jeunes de son parti auraient publiée. Dans cette vidéo, Abdoulaye Bah aurait rappelé que Cellou Dalein Diallo a bel et bien été élu par les électeurs à la magistrature suprême de la Guinée et que ce dernier ne peut pas reconnaître Alpha Condé comme chef de l’État…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la décision de l’administration pénitentiaire : 

DECISION CONTRE ABDOULAYE BAH

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Guinée : l’opposant Abdoulaye Bah (UFDG-Kindia) renvoyé en prison

9 août 2021 à 10 10 37 08378
Abdoulaye Bah, responsable national chargé de marketing politique et de l’animation de l’UFDG

C’est une mauvaise nouvelle pour Abdoulaye Bah, responsable national chargé du marketing politique et de l’animation de l’UFDG. Un peu plus de trois semaines après sa libération conditionnelle, l’opposant retourne en prison. Il a été reconduit à la Maison centrale de Conakry ce lundi, 9 août 2021, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon nos informations, l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia a été appelé ce matin par le ministère de la justice. Et lorsqu’il est allé répondre à cet appel, Abdoulaye Bah a été arrêté et reconduit en prison. Pour l’heure, les autorités n’ont pas communiqué sur les raisons qui ont motivé cette décision.

Mais, nos informateurs indiquent que c’est une vidéo de l’opposant que certains ont publié sur les réseaux sociaux, qui aurait été l’argument du pouvoir pour annuler la décision prise le 16 juillet dernier, lui accordant une liberté conditionnelle avec ses collègues Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Mamadou Cellou Baldé (tous des responsables de l’UFDG). Dans cette vidéo, l’ancien maire de Kindia continuait à revendiquer la victoire du président de l’UFD, Cellou Dalein Diallo, à l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

Nous y reviendrons !

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Cellou Dalein aux Guinéens : « Alpha Condé est un facteur de division ! Vous devez le combattre… »

14 juillet 2021 à 15 03 15 07157

« Lorsque vous vous battez pour la promotion de l’unité nationale, de la bonne gouvernance, pour l’utilisation efficace des biens du pays, vous devez combattre Alpha Condé parce que c’est un facteur de division. Vous vous battez pour la bonne gouvernance, pour l’utilisation judicieuse et équitable des richesses de ce pays, vous devez être opposant à Alpha Condé parce que sa politique, c’est une politique de corruption, de vol et de détournement des deniers publics… », a notamment indiqué Cellou Dalein Diallo ce mercredi. 

Comme annoncé dans une de nos précédentes dépêches, les leaders de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD) ont signé leur nouvelle charte. Présidée par Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, le président de l’UFDG et de l’ANAD, la cérémonie de signature a été organisée  ce mercredi, 14 juillet 2021, au siège de de l’ANAD, à Cobayah, dans la commune de Ratoma, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Selon les responsables de l’ANAD, cette nouvelle charte est née de la volonté des partis et mouvements politiques membres de transformer leur alliance électorale en une alliance politique pérenne ayant pour vocation la réconciliation nationale, l’instauration de la démocratie, le développement économique et l’Etat de droit en République de Guinée.

Dans sa communication de circonstances, le président de l’Alliance a rappelé et magnifié les efforts consentis par l’ANAD, avant de revenir sur les difficiles moments de la « confiscation de sa victoire » par le régime Alpha Condé.

« Avec cette confiance manifestée, ce soutien exprimé, nous avons réussi l’exploit de gagner cette élection dès le premier tour avec 53,84%. Au delà de cet exploit dont on continue de se réjouir, il y a la résistance que nous avons organisée ensemble contre les exactions, les violences, les tueries, les arrestations, les séquestrations déclenchées par Alpha Condé contre notre alliance. Nous avons perdu 51 personnes dont quatre en prison. Non seulement ces crimes sont niés par Alpha Condé et son clan mais il n’y a aucune disposition qui a été prise pour trouver les auteurs de ces crimes. Il n’y a eu aucune compassion par ceux qui se disent autorités de ce pays. Il y a eu plus de quatre cent personnes qui ont été arrêtées et sont encore séquestrées à la maison centrale de Conakry. Malgré tout, nous avons fait preuve de courage. Nous avons continué à tenir debout, à dénoncer la mascarade électorale, à exiger la vérité des urnes… personne n’a été effrayé par les intimidations. 

L’alliance électorale a permis de bâtir une confiance entre les leaders de l’ANAD ; et, maintenant, nous avons décidé de transformer cette alliance en une alliance politique pérenne pour faire face et contribuer à la réconciliation et à la consolidation de l’unité nationale parce que c’est comme si Alpha Condé est venu pour diviser la Guinée. Nous avons décidé de mettre ensemble nos efforts pour construire un État fort, neutre et impartial en faisant la promotion de la fraternité entre les fils de ce pays ». 

Par ailleurs, Cellou Dalein a appelé tous Guinéens qui veulent l’unité nationale à s’opposer et à combattre Alpha Condé qui, pour lui, est un facteur de division. 

« Lorsque vous dites que vous vous battez pour la promotion de l’unité nationale, de la bonne gouvernance, pour l’utilisation efficace des biens du pays, vous devez combattre Alpha Condé parce que c’est un facteur de division. Vous vous battez pour la bonne gouvernance, pour l’utilisation judicieuse et équitable des richesses de ce pays, vous devez être opposant à Alpha Condé parce que sa politique, c’est une politique de corruption, de vol et de détournement des deniers publics. Vous voulez que notre pays soit régi par des règles et des principes de l’État de droit, vous devez alors être opposés à Alpha Condé ». 

Plus que déterminer à mener la lutte pour la reconnaissance de sa victoire aux urnes, le patron de l’UFDG rassure les membres de l’ANAD que leur alliance finira par vaincre…

« La lutte va être gagnée. Notre combat pour le respect de la vérité des urnes, pour le respect des droits humains, le combat pour le développement socio-économique et social de ce pays, nous allons le gagner parce que nous défendons le respect des droits humains et la justice pour tous », a insisté Elhadj Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et de l’ANAD.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tél. : 622919225 / 666919225

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Ismaël Condé après sa condamnation : « je me repens et présente mes excuses au président de la République »

8 juillet 2021 à 12 12 16 07167
Ismaël Condé, premier vice maire de Matam et membre du bureau exécutif de l’UFDG

Comme annoncé précédemment, Ismaël Condé, premier vice maire de Matam et membre du bureau exécutif de l’UFDG, a été situé sur son sort. Le tribunal de première instance de Mafanco (Conakry) a rendu ce jeudi, 8 juillet 2021, sa décision dans le double procès de l’opposant. La juridiction l’a renvoyé des fins de poursuite dans le premier dossier, mais l’a condamné dans le second à 3 ans 4 mois d’emprisonnement ferme et à 30 millions de francs d’amende.

Cette décision suscite un sentiment « très mitigé » chez Ismaël Condé, qui a réagi juste après devant les micros des journalistes présents au tribunal. « Aujourd’hui, je suis animé d’un sentiment très mitigé. D’un côté, je suis extrêmement fier d’être blanchi pour des accusations d’escroquerie, de complicité et d’entrave. Ce sont des accusations très graves. Car dans ce procès, c’est mon honneur et ma réputation qui étaient en jeu. Je suis très content du fait que le droit a été dit dans ce procès.

De l’autre côté, je suis très peiné d’être condamné pour des accusations d’injures, d’offense sur la personne du chef de l’Etat. Je ne suis pas un homme qui utilise les injures et les offenses pour faire passer ses idées. Surtout que mon opposition avec le président de la République ne se situe pas au niveau de sa personne physique. Ce qui m’oppose aujourd’hui à lui, ce sont des principes et des valeurs démocratiques auxquels nous avons tous souscrit dans un passé récent », a déclaré l’opposant.

Ce dissident du parti au pouvoir qui a rejoint le principal parti d’opposition du pays a mis l’occasion pour adresser un message au président Alpha Condé. « Excellence monsieur le président de la République, si par mes publications sur les réseaux sociaux il est arrivé que je vous offense et vous injurie, sachez que ce n’était nullement pas l’expression d’une volonté manifestée. De ce fait, mettez ça dans le cadre d’une faute de jeunesse. Je me repens en vous présentant mes sincères excuses pour ces injures et offenses », a dit Ismaël Condé.

Ces dernières semaines, plusieurs opposants qui étaient détenus à la Maison centrale de Conakry ont été graciés, après avoir présenté des excuses et demandé pardon au président de la République. Reste maintenant à savoir si le premier vice maire de Matam connaîtra le même sort.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Bah Oury sur la fronde à l’Assemblée nationale : « les calculs politiciens pour la succession ont commencé »

1 juillet 2021 à 13 01 25 07257

Depuis plusieurs jours, le torchon brûle entre certains députés de la mouvance présidentielle et le président de l’Assemblée nationale. Les frondeurs accusent Amadou Damaro Camara de gestion opaque et de népotisme dans l’attribution des marchés. Une situation qui ne laisse pas indifférent le président de l’Union Démocratique pour le Renouveau de la Guinée (UDRG).

Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce jeudi, 1er juillet 2021, Bah Oury a analysé ce problème sous deux angles. Le premier, dit-il, c’est le fait que le népotisme soit érigé en système de gouvernance depuis plusieurs années en Guinée.

Bah Oury, président du parti UDRG (Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée)

« Cette situation à l’hémicycle ne me paraît pas singulière, parce que partout dans les administrations de ce pays et au niveau du sommet de l’Etat, la pratique est la même. Des personnes arrivent au pouvoir non pas pour servir mais pour se servir. Et, ils le font de manière tellement ostentatoire, comme s’ils ont un mépris des autres membres de la société guinéenne. C’est pour autant que la Guinée est considérée parmi les 15 pays les plus pauvres au monde et avec un niveau de corruption extrêmement élevé. C’est la mentalité prédatrice qui prédomine un peu partout.

Il n’y a jamais eu sérieusement de sanctions pour corriger la gouvernance. Cela constitue le véritable problème de la Guinée : les administrateurs, les dirigeants, ont une mentalité fortement teintée de certaines formes de prédation qui font que la Guinée a du mal à se relever. C’est le système qui est malade. Le système a atteint un tel niveau de pourrissement que ce qui se faisait dans le secret auparavant, se fait maintenant à ciel ouvert. Et puis, c’est fait avec tellement de prétention que d’autres refusent de se sacrifier pour faire plaisir aux uns et aux autres », a déclaré l’opposant.

Par ailleurs, le président de l’UDRG estime que cette fronde contre le président de l’Assemblée nationale peut être due à une guerre de positionnement pour la succession du président Alpha Condé. « Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’on est dans une période politique très tumultueuse et très trouble. Les calculs politiciens pour la succession, pour le positionnement pour le futur, ont commencé à se faire entendre et à se faire savoir. Les choses bougent, les règlements de comptes sont par-ci et par-là. En fait, c’est comme un  jeu de dames où on vise autre chose et on commence par les premiers pions en première ligne avant d’atteindre le résultat escompté », a dit Bah Oury.  

Depuis le début de cette crise qui secoue la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, aucun des acteurs concernés n’accepte de s’exprimer publiquement sur le sujet. Selon les indiscrétions, le problème est arrivé sur la table du président de la République, qui aurait décidé de s’impliquer dans la recherche d’une solution durable.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41  

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Aly Kaba salue la grâce accordée à 2 détenus politiques et rappelle… « Cellou Dalein ne réclame plus sa prétendue victoire… »

19 juin 2021 à 10 10 25 06256
Honorable Aly Kaba, président Groupe parlementaire RPG Arc-En-Ciel

À l’occasion d’un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com, le patron du groupe parlementaire RPG Arc-En-Ciel au pouvoir, a abordé plusieurs sujets d’actualité, notamment la grâce présidentielle accordée à deux membres de l’opposition, le dialogue politique, le refus des principaux opposants de participer aux concertations, le retour d’exil de Souleymane Thian’guel Bah, l’inauguration des chemins de fer Boké-Boffa et la découverte de mines d’or à Gaoual.

Actualité oblige, Mamady Condé, alias Modic 100 Frontière et Boubacar Diallo, alias Grenade, ont été graciés par le président de la République dans la soirée d’hier, vendredi 18 juin 2021. Ce geste vivement salué par l’opinion ne laisse pas indifférent le parti au pouvoir, le RPG Arc-En-Ciel. A travers l’Honorable Aly Kaba, membre du Bureau politique, cette formation politique salue cette grandeur d’esprit du Pr. Alpha Condé.

« Je salue cette grandeur d’esprit et la magnanimité de son Excellence Monsieur le Président de la République qui vient encore d’utiliser l’une de ses prérogatives consacrées par l’article 38 de la Constitution pour remettre en liberté des citoyens en conflit avec la loi. Cela démontre le caractère humaniste de l’homme d’État, qui souhaite voir tous les citoyens de son pays vivre dans la liberté et la paix dans un pays également paisible et harmonieux ».

Parlant de l’ouverture du dialogue, sous l’égide du Secrétaire permanent, Elhadj Fodé Bangoura, Président du PUP, Honorable Aly Kaba apprécie tout l’intérêt porté par les acteurs du transport au cadre de concertation mis en place.

« Le dialogue politique est bien parti. Et, c’est l’occasion de se réjouir de l’ouverture du cadre de Dialogue. J’apprécie à sa juste valeur l’intérêt que les acteurs du transport (premier secteur sollicité) ont accordé à cette concertation. Les préoccupations soulevées trouveront graduellement des solutions pour le bien des usagers.  Chaque acteur va jouer sa partition pour relever les nombreux défis énumérés ».   

S’agissant du refus des principaux leaders d’opposition de prendre part à ces discussions et notamment Elhadj Cellou Dalein Diallo, Président de l’UFDG qui a dévoilé une liste de préalables pour sa participation au dialogue, l’Honorable Aly Kaba, ne fait pas de cadeau aux adversaires du parti au pouvoir.

« Bien que je n’approuve pas cette stratégie qui consiste à s’abriter derrière des préalables pour tenter d’effacer les crimes et régler tous les problèmes d’un camp avant d’être autour de la table, je constate que M. Cellou Dalein et son parti ont certainement fini le deuil des échecs électoraux ; car, la revendication de la prétendue victoire au scrutin du 18 Octobre 2020, a disparu de la liste des préalables ». 

Saluant comme de nombreux Guinéens le retour au bercail de l’ancien Coordinateur de la cellule de Communication de l’UFDG, ce responsable du Bureau politique national du RPG-Arc-En-Ciel, indique que le retour d’un guinéen dans son pays est un phénomène ordinaire. Il rappelle de passage que « conformément à notre constitution, nul ne doit être contraint à l’exile ». 

L’autre élément de l’actualité qui a retenu l’attention du Président du groupe parlementaire de la majorité est bien l’inauguration, le jeudi dernier, des chemins de fer Boké-Boffa, longs de 125 km. Pour le parlementaire, ce chef-d’œuvre « est une illustration s’il en était besoin, des nombreuses et gigantesques réalisations du gouvernement Guinéen sous le leadership du Pr Alpha CONDÉ, Président. C’est une véritable avancée à saluer », a-t-il fait remarquer.

Comme de nombreux observateurs, la découverte de mines d’or à Gaoual, ne laisse pas indifférent Aly Kaba, lui-même issu d’une région où l’abondance du métal jaune fait l’unanimité.

« Après la mesure de fermeture de ces mines, prise par les autorités, une concertation doit être ouverte entre tous les acteurs concernés par  ce secteur, en vue d’élaborer une meilleure stratégie qui pourrait permettre de tirer le maximum de profit, tout en réduisant les risques potentiels liés à la  forme anarchique d’exploitation qui avait commencé », a-t-il conseillé.

Actuellement, des exploitants clandestins font le cache-cache avec les forces de sécurité déployées sur le terrain dans un énorme risque sécuritaire et environnemental.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Dialogue politique et social : les consultations débutent ce mercredi 16 juin

16 juin 2021 à 7 07 28 06286
Elhadj Fodé Bangoura, secrétaire permanent du cadre de dialogue politique et social

Annoncés depuis plusieurs mois, les travaux du cadre de dialogue politique et social vont enfin débuter ce mercredi, 16 juin 2021, à Conakry.

L’annonce a été faite par Fodé Bangoura, le secrétaire permanent de ce cadre de concertation à travers un communiqué publié mardi soir à la télévision nationale, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes. Il précise que ces consultations se feront à l’hôtel Kaloum et qu’elles commenceront par le secteur des transports.

Il faut dire que ce dialogue politique a très peu de chance de produire des résultats positifs. Car la plupart des grands partis d’opposition, notamment l’UFDG et ses alliés de l’ANAD, l’UFR et le PEDN, ont déjà annoncé qu’ils participeront aux travaux, tels que voulus par le pouvoir.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Libération de Toumba Diakité ? La Cour suprême rejette la demande de ses avocats

15 juin 2021 à 15 03 40 06406

C’est une nouvelle déception pour le commandant Aboubacar Sidiki Diakité, alias Toumba, en détention depuis quelques années à la Maison centrale de Conakry. La Cour suprême a rejeté ce mardi, 15 juin 2021, le pourvoi en cassation introduit par les avocats de l’ancien aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara (le chef de la junte qui a pris le pouvoir à la mort du président Lansana Conté), qui se battent depuis plusieurs mois pour tenter d’obtenir une liberté provisoire pour leur client.

La plus haute institution judiciaire du pays a jugé le pourvoi recevable en la forme, mais l’a rejeté au fond. Ce qui veut dire que Toumba Diakité, seul détenu parmi les personnes inculpées dans le cadre du massacre du 28 septembre 2009, (plus de 150 morts, de nombreux blessés et des femmes violées, selon des ONG de défense des droits de l’homme), va devoir rester encore en prison.

Ses avocats promettent de se tourner vers les juridictions supranationales pour réclamer la libération de leur client, malade en prison.

A suivre !

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Cellou Dalein : « Alpha Condé est semblable à un animal blessé… Son chantage ne passera pas »

12 juin 2021 à 18 06 11 06116

Malgré la détention de plusieurs de ses responsables et militants, la fermeture de ses locaux et l’interdiction de voyager imposée à son président et à ses proches, l’UFDG n’est pas prête à abdiquer. C’est son premier responsable, Cellou Dalein Diallo, qui l’a annoncé ce samedi, 12 juin 2021, à l’occasion de l’assemblée générale virtuelle du principal parti d’opposition du pays.

Un message adressé au pouvoir, mais aussi aux militants de la formation politique, qui commençaient à s’inquiéter face aux positions divergentes exprimées ces dernières semaines par certains responsables de l’UFDG. Cellou Dalein Diallo rassure que son parti reste uni et déterminé à défendre ses valeurs, malgré tous les coups que les autorités guinéennes sont en train de lui faire subir.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité du discours du président de l’UFDG :

Cellou Dalein – « Alpha Condé est semblable à un animal blessé, mais son chantage ne passera pas »

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Guinée : de nouveaux héros de la République

12 juin 2021 à 9 09 13 06136
Elhadj Abdoulaye Baldé, imam dans 3 mosquées de Conakry (à Wanindra, Dabondy et Madina). Il a été arrêté à son domicile à Wanindra le 28 octobre 2020 à 02 heures du matin à cause de ses opinions. Il est parmi les prisonniers qui sont toujours en détention à la Maison centrale de Conakry, sans jugement

Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, Oumar Sylla dit Foniké Mangué est le grand gagnant du procès au terme duquel il a été condamné par la justice guinéenne. Et pour cause, s’il ne subit pas le sort de Roger Bamba, mort en prison, c’est un héros qui sortira de sa détention au terme de sa peine. Ce chantre de la résistance contre le troisième mandat aura été incontestablement un symbole dans la lutte contre le pouvoir  à voie. Il le paye aujourd’hui le prix.

Comme Oumar Sylla, d’autres activistes de la société civile se sont distingués dans ce combat. Ce sont entre autres Ismaël Condé et Souleymane Condé. Le premier a abandonné les avantages et privilèges du pouvoir pour les valeurs qui sont les siennes. Le second, en quittant les Etats-Unis pour venir participer directement à la lutte politique, s’est jeté dans la gueule du loup. Il l’a fait en connaissance de cause.

Ces jeunes constituent l’exception qui confirme la règle dans une société confrontée à une perte de repères et de valeurs. En effet, dans ce pays, les arrivistes et autres parvenus sont célébrés voire adorés. La vertu est considérée comme une malédiction et même un crime. Les gens pensent qu’il faut se remplir les poches par tous les moyens. Quitte à fouler les pieds la morale. D’ailleurs nombre d’opportunistes estiment que la politique n’est pas la religion. Et par conséquent on peut changer d’opinion au gré de ses intérêts pécuniaires.

Jusqu’ici la vieille génération était accusée d’être celle qui est corrompue. Celle qui met le pays en arrière. Les pourfendeurs de cette génération appelant à balayer les vieux dans la gestion de la chose publique. Ces partisans d’un nettoyage générationnel ont eu pour leurs comptes ces derniers temps. Leur point de vue a été battu en brèche par les agissements de la nouvelle génération, nettement moins vertueuse que la vieille.

Durant cette période charnière de la lutte pour l’instauration de la démocratie et de l’Etat de droit, les jeunes se sont avérés être les pires des pires dans la démagogie et la lutte pour l’intérêt personnel et égoïste. Leurs agissements ont été plus nuisibles et plus préjudiciables que la répression contre les manifestants. Un agent à la gâchette facile blesse ou tue un manifestant. Mais un opportuniste induit en erreur toute une génération.

C’est en cela que ces jeunes martyrs Oumar Sylla, alias Foniké Mangué, Ismaël Condé, Souleymane Condé, feu Roger Bamba, Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo et tous les autres sont des héros. Parce qu’ils ont fait don de soi pour que la Guinée ressemble aux autres pays civilisés. Puisque tous ces jeunes ne subiront heureusement pas le sort de Roger Bamba, ils seront les gardiens de la démocratie qui s’annonce à l’horizon.

A ceux qui clouent au pilori la vieille génération, il y a un autre symbole qui balaie d’un revers de la main leurs assertions. C’est l’engagement sans faille d’Elhadj Sékouna Soumah contre le pouvoir à vie. Il n’est point besoin d’être dans le secret des palais pour savoir que ce vieux a décliné toutes les offres financières et matérielles au profit de la Guinée.

Pour revenir aux jeunes combattants de la liberté, privés de liberté, le symbole leur résistance est à la dimension de l’immoralité qui règne dans la société guinéenne. Faire preuve de dignité dans une société où l’indignité a été érigée en règle, est un immense mérite. C’est pourquoi tous les patriotes doivent, chacun à sa manière, soutenir Oumar Sylla, Ismaël Condé, Souleymane Condé, Madic100 frontière, l’imam Elhadj Abdoulaye Baldé et bien évidemment leurs compagnons d’infortune, responsables de l’UFDG.

Habib Yembering Diallo pour guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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La prison, la chambre des dissidents ! Par Thierno Y. Diallo

12 juin 2021 à 8 08 51 06516

Libre Opinion : Le monde est en train de suivre et silencieusement voire avec complicité la marche dangereuse de la dictature en République de Guinée. Après les manifestations du FNDC contre le troisième mandat de Alpha Condé, la mort d’un nombre de Guinéen, le forcing de Alpha Condé, tout cela sous le silence complice de la communauté internationale, nous assistons aujourd’hui à l’emprisonnement de frères et de jeunes leaders d’opinion dont le crime est d’apporter de la contradiction dans la marche du pays. Aujourd’hui Oumar Sylla (Foniké Mangué) est condamné injustement à 3 ans de prison, certains sont en exil et tout cela sans que personne ne pipe mot. Et le pire, au même moment Alpha appelle au dialogue, nous aimerions bien savoir de quel genre de dialogue il veut initier et avec qui il va le faire si sont exercice favoris est l’emprisonnement de ses compatriotes guinéens. 

Dans notre République, la justice s’est affaissée devant la volonté d’un homme, qui n’hésite pas à sabrer toute personne qui n’est pas de la même obédience que lui. Avec Alpha la Guinée s’est déchirée, elle s’est blessée, son sang coule sous bas le fond d’un régime sanguinaire. 

Si aujourd’hui la Cedeao, par son président, est en visite dans notre pays, elle doit savoir que son silence est complice, qu’elle participe à l’hémorragie du peuple Guinéen par son silence inquiétant.

Thierno Yaya Diallo, président de Guinée Moderne 

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Cellou Dalein aux diplomates étrangers : Alpha condé doit…

12 juin 2021 à 8 08 25 06256

Comment sortir la Guinée de la crise sociopolitique née de la décision du président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir au-delà de ses deux mandats légaux ? La question était au centre d’une rencontre d’échanges qui s’est tenue dans l’après-midi d’hier, vendredi 11 juin 2021, à Conakry, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Rencontre qui a réuni Cellou Dalein Diallo, le principal opposant du président Condé (qui revendique toujours la victoire à la présidentielle du 18 octobre 2020), et plusieurs diplomates étrangers. Il s’agit des Ambassadeurs des Etats-Unis, de l’Union européenne, du coordinateur du système des Nations Unies et du représentant de la CEDEAO en Guinée.

« Nous avons échangé sur la crise socio-politique qui prévaut actuellement dans notre pays et sur les voies et moyens susceptibles de conduire à l’apaisement et au retour de la confiance entre les acteurs politiques », a annoncé Cellou Dalein Diallo. « Pour l’UFDG, le retour de la paix et de la confiance passent nécessairement par la justice et le respect de la Constitution et des lois de la République », ajoute le principal opposant guinéen.

En termes clairs, la position du patron de l’UFDG n’a pas bougé. Le principal challenger d’Alpha Condé tient toujours au respect de la Constitution de 2010 qui empêche à un chef d’Etat guinéen de faire plus de deux mandats. Cellou Dalein tient à ce que la justice soit neutre, qu’aucun opposant ou acteur de la société civile ne soit détenu pour ses opinions, etc.

A la veille de cette rencontre, Cellou Dalein Diallo s’est entretenu avec le Cardinal Robert Sarah (qui avait rencontré le président Alpha Condé quelques jours plus tôt) autour de la situation sociopolitique en Guinée. Ces rencontres interviennent à un moment où le pouvoir annonce la tenue prochaine d’un dialogue politique pour discuter des grandes préoccupations nationales.

L’UFDG, qui avait dit ne pas être intéressée par ce cadre de dialogue semble avoir reconsidéré sa position. Dans une déclaration publiée il y a quelques jours, le principal parti d’opposition du pays a posé des préalables pour parler de cette question. Il s’agit de la libération de ses cadres incarcérés depuis 8 mois, la réouverture de son siège et de ses bureaux et la levée de l’interdiction de voyager imposée à son président, Cellou Dalein Diallo, et ses proches.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Dialogue politique : Biro Soumah exige la présence de l’ONU pour diriger les discussions

8 juin 2021 à 19 07 52 06526
Aboubacar Biro Soumah, président du Parti pour le Progrès et le Changement

Le président du PPC (Parti pour le Progrès et le Changement) est prêt à participer à un dialogue politique avec le pouvoir guinéen, à une seule condition. Il faut que les discussions soient présidées par les Nations Unies, qui veilleront aussi à l’application des conclusions qui en sortiront. L’opposant l’a fait savoir dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mardi 8 juin 2021.

A l’image de ses collègues de l’ANAD (Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie), Aboubacar Biro Soumah n’est pas enthousiasmé par le cadre de dialogue politique permanent, mis en place récemment par le président Alpha Condé. Le président du PPC (Parti pour le Progrès et le Changement) trouve que l’histoire récente de la Guinée ne plaide pas en faveur d’un nouveau dialogue politique inter-guinéen, tel que voulu par le pouvoir. Il se demande d’ailleurs si certains Guinéens sont amnésiques pour inciter l’opposition à participer à ce dialogue.

« Nous avons à faire à un régime qui a un système communiste, où la communication communiste prend le dessus. On nous parle de ce fameux cadre de dialogue politique permanent, comme si on avait oublié notre passé récent. Nous savons qu’Alpha Condé a fait 10 ans au pouvoir, mais la Guinée n’a jamais eu un cadre de dialogue sincère et réaliste. Malgré tout, on fait aujourd’hui encore un débat dans la cité autour de ce fameux dialogue. Je me demande qu’est-ce qui ne va pas avec la mémoire de certains Guinéens. Sinon, si quelqu’un gère un pays pendant 10 ans sans respecter même sa propre signature, pourquoi inciter les gens à aller au dialogue avec lui ? » S’interroge l’opposant.

Pour expliquer son étonnement, cet allier de Cellou Dalein Diallo rappelle que depuis l’arrivée du président Alpha Condé au pouvoir, « nous avons fait 5 dialogues, dont les conclusions n’ont jamais été appliquées.  On a même vu des cadres du RPG Arc-en-ciel (le parti au pouvoir) et des membres du gouvernement nier avoir apposé leurs signatures sur un accord conclu au siège de l’UFDG. Or, Amadou Damaro Camara et Bouréma Condé avaient signé cet accord. Cela s’est passé devant moi. Mais après, ils ont nié carrément avoir apposé leurs signatures sur cet accord. Comment un pays peut aller de l’avant si ses dirigeants se comportent de la sorte ? ».

Le président du PPC précise que son camp n’est pas opposé à l’idée de dialoguer avec le pouvoir. Cependant, il n’est pas prêt à participer à un nouveau dialogue sans avoir la garantie que cette fois, l’accord qui sera obtenu sera appliqué. Et pour cela, l’opposant indique qu’il faut faire appel aux Nations Unies pour diriger les discussions et veiller à la mise en œuvre des conclusions qui en sortiront.

« Personne ne refuse le dialogue. Même au sein d’une famille, entre la femme et son mari, il y a le dialogue. Mais il faut que le dialogue soit sincère et que ce qui est conclu soit mis en application, au bénéfice de tout le monde. Mais si tel n’est pas le cas, je pense bien que le dialogue n’a pas sa place. Aujourd’hui, tout le monde a besoin de dialogue. Mais il faut que ce soit un dialogue sincère et honnête, qui sera piloté cette fois-ci par la communauté internationale, en l’occurrence les Nations Unies. On ne peut pas trouver un Guinéen qui pourra diriger ce cadre de dialogue et faire appliquer ses conclusions, car toutes les institutions sont inféodées au pouvoir exécutif », estime Aboubacar Biro Soumah.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Dialogue politique en Guinée ? La CARP exige la libération des détenus politiques

7 juin 2021 à 19 07 03 06036
Dr Ibrahima Sory Diallo, président du parti ADC-BOC et membre de la CARP

La convergence des acteurs pour la relève politique (CARP) est favorable au dialogue politique en perspective. Cette coalition de partis politiques estime qu’il est impératif de mettre le pouvoir et l’opposition autour d’une même table en vue d’aplanir leurs divergences et décrisper la situation sociopolitique du pays. Mais pour cela, elle pose quelques conditions préalables, notamment la libération des détenus politiques, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Depuis quelques semaines, le débat fait rage au sein de la classe politique guinéenne autour de la nécessité d’aller au dialogue annoncé par le pouvoir. La convergence des acteurs pour la relève politique (CARP) a donné sa position sur cette question au cours d’une conférence de presse, tenue ce lundi 7 juin 2021, à Conakry. La coalition, composée de plusieurs petits partis d’opposition, trouve qu’il est indispensable de mettre en place un cadre de discussions qui permettra de résoudre les problèmes que connaît le pays.

Dr Ibrahima Sory Diallo, président du parti ADC-BOC et membre de la CARP

« Il y a des problèmes aujourd’hui, parce que des responsables du principal parti d’opposition sont en prison. Il y a des problèmes parce que l’UFDG n’est pas à l’Assemblée nationale. Il y a des problèmes parce que le siège de l’UFDG est fermé depuis plusieurs mois. Le principal parti d’opposition ne reconnaît pas le président de la République. Est-ce qu’on peut dire qu’il n’y a pas de problèmes ? Ceux qui disent qu’il n’y a pas de problèmes, ce sont des démagogues », estime Dr Ibrahima Sory Diallo, président du parti ADC-BOC et membre de la CARP.

Mais, avant d’aller à ce dialogue, la convergence des acteurs pour la relève politique indique qu’il faut d’abord réunir un certain nombre de conditions préalables. Il s’agit notamment de la libération des nombreux opposants arrêtés lors de la crise post-électorale d’octobre-novembre 2020, qui sont toujours détenus à la Maison centrale de Conakry. « Nous saluons la nomination de Fodé Bangoura (comme secrétaire permanent du cadre de dialogue politique et social, ndlr). La première des choses que M. Bangoura doit faire, c’est d’aller vers les partis concernés.

C’est dans ce cadre que nous, nous avons été consultés, et les conseils qu’on lui a donnés, c’est d’aller aussi vers les autres. Nous invitons le premier ministre et M. Fodé Bangoura de faire en sorte que le dialogue soit inclusif. C’est ce qui nous a poussés à demander une libération sous conditions des détenus politiques parce que c’est une condition pour aller au dialogue. Vous ne pouvez pas aller au dialogue pendant que votre siège est fermé, vous ne pouvez pas aller au dialogue pendant que vos cadres sont en prison (…). La justice doit faire son travail, on ne s’oppose pas à ça. Mais si le travail de la justice va enfreindre la mise en place du cadre de dialogue, nous lui demandons de trouver des mesures pour permettre la tenue de ce dialogue », a lancé Dr Ibrahima Sory Diallo. 

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel. 621686148

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Mali : Choguel Maïga nommé Premier ministre !

7 juin 2021 à 16 04 29 06296
Choguel Maïga

Quelques heures après l’investiture du colonel Assimi Goïta comme président pour la période de transition censée ramener les civils au pouvoir au Mali, ce dernier a nommé officiellement Choguel Kokalla Maïga, un vétéran de la politique nationale, Premier ministre.

Son nom circulait depuis plusieurs jours. Le colonel Assimi Goïta, tout juste investi président pour la période de transition censée ramener les civils au pouvoir au Mali, a officiellement nommé, lundi 7 juin, Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, un vétéran de la politique nationale, selon un décret lu à la télévision publique.

En la personne de Choguel Koballa Maïga, ministre à plusieurs reprises et trois fois candidat à la présidentielle (2002, 2013 et 2018), le colonel Goïta a choisi l’un des chefs de file du collectif qui a mené en 2020 la contestation contre le président Ibrahim Boubacar Keïta. Le colonel Goïta satisfait ainsi à une exigence des partenaires du Mali qui réclamaient que le poste soit confié à un civil.

Un vétéran de la politique nationale

Maïga, dont le parcours a épousé les soubresauts de la politique nationale depuis plus de 30 ans, devra former une équipe qui gouvernera pendant la période de transition ouverte après le coup d’État d’août 2020 et jusqu’à des élections présidentielle et législatives prévues le 27 février 2022.

Il succède à Moctar Ouane, premier chef de gouvernement de transition après le putsch de 2020, que le colonel Goïta a fait arrêter le 24 mai en même temps que le président de transition, Bah Ndaw, au cours d’un deuxième coup de force en neuf mois.  

Avec AFP

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Justice : voici ce qui est interdit à Ousmane Gneloye après sa condamnation

4 juin 2021 à 13 01 21 06216
Ousmane Gneloye Diallo

Comme annoncé précédemment, le Tribunal de Première Instance de Dixinn a condamné hier, jeudi 3 juin 2021, Ousmane Gneloye Diallo. Ce célèbre militant du RPG Arc-en-ciel, connu pour ses sorties fracassantes sur les réseaux sociaux, a été reconnu coupable de mort et injures publiques. Des faits pour lesquels il était poursuivi par Kadiatou Biro Diallo, fille de l’ancien président de l’Assemblée nationale guinéenne, Elhadj Boubacar Biro Diallo. 

Il a écopé d’une peine de 5 ans d’emprisonnement, plus le paiement d’une amende de 2 millions francs et le paiement d’un montant symbolique de 5000 francs à titre de réparation civile. Le tribunal a pris également plusieurs autres mesures restrictives à l’encontre de celui qui se fait appeler « ministre de la défense du président Alpha Condé sur Facebook. Guineematin.com vous livre ci-dessous ces mesures prononcées par le juge Alphonse Charles Wright. 

« Interdiction d’être nommé à un emploi administratif ; interdiction du port d’armes ou de la détention d’armes ; interdiction de faire déposition en justice comme témoin, sauf réquisition du ministère public ; interdiction d’être désigné comme membre d’une délégation représentant la Guinée à l’étranger ; interdiction de séjour dans les lieux abritant la partie civile pendant 5 ans, après exécution de sa peine ; interdiction d’accéder et d’héberger sur les réseaux sociaux, notamment Facebook ou toute autre voie de communication en République de Guinée, sous la surveillance de l’autorité de régulation des postes et télécommunications et l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) ». 

Par ailleurs, le tribunal a ordonné le maintien du mandat d’arrêt en cours d’exécution décerné contre Ousmane Gneloye Diallo. Ce qui veut dire que les services de sécurité doivent le rechercher et conduire en prison.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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3ème mandat d’Alpha Condé en Guinée : quand certains médias présentent la victime comme le bourreau

4 juin 2021 à 10 10 13 06136
Alpha Condé chez Cellou Dalein Diallo, en septembre 2016

Le régime guinéen est-il en passe de réussir un pari ? Visiblement oui. En arrêtant les principaux lieutenants de son principal challenger depuis 2010, Alpha Condé voulait certainement s’en servir comme monnaie d’échange pour la reconnaissance de sa victoire à la présidentielle de 2020 par celui qui s’était autoproclamé président élu et qui persiste toujours dans cette logique.

Les principaux meneurs du combat politique contre le troisième mandat ont été mis aux arrêts. Histoire de museler voire de décapiter le parti. L’UFDG sans Cherif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Cellou Baldé est un parti affaibli voire anéanti. Le pouvoir tient coûte que coûte à obtenir la reconnaissance de sa victoire en échange de la libération de ces personnes.

Malheureusement pour l’opposition, l’autre pari que le pouvoir a réussi est de présenter toute personne qui fait entendre un autre son de cloche que celui émis par Sékoutouréya comme un opposant. De fil à aiguille, il est parvenu à faire taire les critiques. Particulièrement chez les journalistes et les activistes de la société civile. Au mieux, les gens se taisent. Et au pire, ils s’en prennent à l’opposition. Les plus téméraires font ce qu’ils pensent être un équilibre entre le pouvoir et l’opposition. Renvoyant dos à dos les uns et les autres.

Les journalistes et autres activistes qui ont peur d’être taxés de rouler pour l’opposition n’émettent pas une seule critique. Ou quand ils le font à l’encontre du pouvoir, ils le font également à l’encontre de l’opposition. Des journalistes qui ont défendu Alpha Condé durant sa traversée de désert deviennent la bête noire du régime. Parce qu’ils ont continué à défendre une opposition toujours malmenée. Or, pour le RPG, ce qui était rose hier est tout noir aujourd’hui.

Pour revenir aux « équilibristes » et sachant que le pouvoir dirige et l’opposition s’oppose, c’est une aberration de rendre tous les deux camps responsables de la situation de la Guinée. Mais, c’est cela aussi qui constitue l’exception guinéenne. Plus grave encore, c’est seul dans ce pays que la victime est blâmée à la place de son bourreau. Il n’est pas rare d’entendre dire ici que l’opposition envoie ses militants à l’abattoir. Comme s’il est permis de liquider un manifestant comme un gibier.

L’autre exploit réussi par l’actuel régime, c’est d’étiqueter les victimes. Un soldat lynché par la foule est un martyr. Tandis qu’un manifestant, désarmé, abattu de sang-froid par des agents de sécurité est un badaud. Les combattants de la liberté d’hier sont les loubards d’aujourd’hui.

Désormais, la stratégie du pouvoir consiste à présenter le leader de l’UFDG comme celui qui maintient ses responsables en prison. Parce qu’il refuse de « coopérer ». Entendez, renoncer à sa revendication. Or, s’il est vrai que la réalité sur le terrain c’est qu’Alpha Condé reste et demeure le seul président de la République, il est tout aussi vrai que le seul moyen de pression qui reste à Cellou Dalein Diallo et à son parti, c’est de continuer à contester la victoire de l’adversaire.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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