Labé : le parti de Baadicko en ordre de bataille contre le 3ème mandat pour Alpha Condé

17 avril 2019 à 13 01 45 04454
Mamadou Saïdou Baldé, coordinateur régional de l’UFD à Labé

La coordination régionale de l’Union des Forces Démocratiques (UFD) de Mamadou Bah Baadicko à Labé est farouchement opposée à toute idée de maintien du président Alpha Condé au pouvoir au-delà de 2020, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le coordinateur régional de l’UFD à Labé, Mamadou Saïdou Baldé, a fait connaitre cette position de son parti à l’occasion d’un entretien exclusif qu’il a accordé à Guineematin.com ce mercredi, 17 avril 2019.

« Depuis la création de notre parti, en 1992, nous défendons les valeurs démocratiques et les principes universels des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Nous avons toujours prôné l’alternance démocratique. Nous ne pouvons donc jamais être associés à toute forme de confiscation ou de tentative de confiscation du pouvoir par qui que ce soit. Nous comptons donc nous investir pour empêcher le président Alpha Condé de s’éterniser au pouvoir » a expliqué le militant de l’UFD de Mamadou Bah Baadicko.

Abordant la question de l’appartenance de son parti à la mouvance présidentielle, le coordinateur régional de l’UFD à Labé, Mamadou Saïdou Baldé précise que « tout observateur doté de bon sens est conscient que ce partenariat entre notre formation politique et le RPG Arc-en-ciel n’est pas solide.»

« Nous ne nous retrouvons pas dans plusieurs orientations de la gouvernance actuelle qui est en train de dévier les objectifs de consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit en République de Guinée » a-t-il poursuivi.

Notre interlocuteur rassure que son organisme est en harmonie avec la direction nationale du parti sur cette question de 3ème mandat ou de maintien du président Alpha Condé au pouvoir au-delà de 2020.

Parlant de l’absence de l’UFD au Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), Mamadou Saïdou Baldé parle de divergence d’approches entre son parti et les autres acteurs concernés par ce débat au sein de l’opposition républicaine et des organisations de la société civile.

« Nous avons notre propre stratégie à ce sujet. Le président du parti et les membres du bureau exécutif national vont dérouler notre agenda dans les prochains jours pour que l’opinion soit située sur la démarche appropriée que nous proposons aux défenseurs éclairés de la constitution guinéenne » a-t-il conclu.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Guinée : les magistrats veulent poursuivre le député Damaro Camara

12 avril 2019 à 11 11 55 04554

Une semaine après avoir été traités de «petits roitelets qui rackettent le peuple », par le député Amadou Damaro Camara, les magistrats de Guinée ne décolèrent pas. Les hommes en robe jugent « diffamatoires, injurieux et outrageant » les propos du chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale. Et, ils menacent d’engager des poursuites judiciaires contre ce parlementaire, a appris un reporter de Guineematin.com ce vendredi.

En assemblée générale dans la matinée de ce vendredi, 12 avril 2019, à la cour d’appel de Conakry, l’association des magistrats a annoncé clairement son intention de trimballer l’honorable Amadou Damaro Camara devant les juridictions. Et, pour y arriver, les magistrats comptent sur la levée de l’immunité parlementaire du président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale.

Amadou Damaro Camara

« Amadou Damaro Camara a tenu des propos qui mettent en danger la vie des magistrats qui étaient déjà exposés à tous les dangers », expliquent les principaux concernés, précisant que le député a tenu ces propos hors session parlementaire…

Nous y reviendrons !

De la Cour d’Appel de Conakry, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Front commun contre un 3ème mandat : top départ des protestations contre Alpha Condé…

2 avril 2019 à 22 10 06 04064

Les forces sociales et politiques de la République de Guinée tiennent au strict respect de la Constitution et s’opposeront ainsi aux velléités du président actuel de se maintenir à vie à la tête du pays. Après certains de ses proches qui ont ouvertement demandé qu’il change la constitution pour se faire réélire à vie à la tête du pays, le président Alpha Condé a lui-même annoncé récemment sa détermination d’aller vers « ce que le peuple veut », tout en poussant ses partisans à affronter ses adversaires…

Top départ du front commun contre un 3ème mandat

Engagées à faire respecter la Constitution guinéenne qui limite à deux le maximum de mandat qu’un guinéen peut avoir à la tête du pays, les forces sociales et politiques lanceront ce mercredi, 03 avril 2019, « un vaste mouvement sociopolitique contre le troisième mandat ». L’arrestation arbitraire le weekend dernier et le jugement expéditif de trois jeunes qui manifestaient contre le troisième mandat à Coyah (alors que les promoteurs sont plutôt encouragés) semble avoir accéléré les choses. Mais, les forces sociales- qui regroupent des membres de la société, des acteurs politiques et simples citoyens- assurent avoir terminé une large concertation pour mener à bien ce noble combat pour la préservation des acquis démocratiques en République de Guinée. On apprend que l’essentiel des partis politiques et les organisations de la société civile sont déjà engagés à fond dans ce mouvement…

« Premier président démocratiquement élu en République de Guinée, le professeur Alpha Condé risque malheureusement d’être également le tout premier chef d’Etat guinéen à être balayé par la rue, s’il se hasarde à violer la Constitution en cherchant à se maintenir au-delà de son mandat légal », a fait remarquer à Guineematin.com un observateur de la scène politique guinéenne.

Selon ses partisans et « les chercheurs de dépense », leur champion ne quittera pas Sékhoutouréya en 2020 ! Comme Sékou Touré (premier président de la Guinée indépendante, à la tête du pays entre le 02 octobre 1958 et le 26 mars 1984) et Lansana Conté (deuxième président de la entre le 03 avril 1984 et le 22 décembre 2008), Alpha Condé mérite lui aussi de continuer à diriger la Guinée jusqu’à la fin de ses jours.

Seulement, tirant les leçons de ce qui s’est passé notamment sous les deux premières dictatures à la tête du pays, les législateurs ont verrouillé l’article portant sur la durée et le nombre de mandat, hissé au sommet de la pyramide et considéré désormais comme non modifiable ! C’est dire que le lancement de ce mouvement contre un troisième mandat ce mercredi sonne en réalité le top départ des contestations politiques contre Alpha Condé en République de Guinée. Jusqu’à quand ?

Wait and see !

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Coyah : pour avoir dit non à un 3ème mandat pour Alpha Condé, 3 jeunes risquent 6 mois de prison avec sursis

2 avril 2019 à 20 08 13 04134

Trois jeunes interpelés lors d’un meeting de partisans du pouvoir à Coyah ont comparu ce mardi, 02 avril 2019 devant le tribunal correctionnel de la préfecture. Ils ont été jugés pour « entrave à la liberté de manifester ». Le procureur a requis 6 mois de prison assortie de sursis contre les prévenus, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Le dimanche, 31 mars dernier, plusieurs cadres du pays ont pris part à un meeting organisé à Coyah et qui visait, vraisemblablement, à faire la promotion d’une révision constitutionnelle pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Opposé à un tel projet, un groupe de jeunes est apparu sur les lieux avec des banderoles disant « Non à un troisième mandat ». Immédiatement, certains militants du pouvoir se sont attaqués à eux en les tabassant sévèrement.

C’est ainsi que certains d’entre eux ont été arrêtés par les forces de l’ordre qui étaient sur les lieux. Ils ont été inculpés pour « entrave à la liberté de manifester » et placés sous mandat de dépôt hier, lundi, 1er avril 2019. Trois d’entre eux ont comparu ce mardi devant le tribunal de première instance de Coyah pour répondre des faits qui leur sont reprochés.

Au terme des débats, le procureur a estimé que les trois jeunes sont effectivement coupables des charges qui pèsent contre eux et a demandé leur condamnation à 6 mois de prison assortie de sursis. Reste à savoir si cette demande sera entendue par le tribunal.

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Me Baldé réclame la libération de Grenade : « il n’y a ni preuves, ni partie civile »

12 février 2019 à 14 02 56 02562
Me Thierno Souleymane Baldé

Après les réquisitions du parquet de Dixinn, qui a requis 20 ans de détention criminelle contre Boubacar Diallo, dit Grenade, ses avocats sont en train de chercher à le sortir de ce mauvais pas. Selon maître Thierno Souleymane Baldé, aucune preuve n’a été apportée par le parquet, rapportent les journalistes de Guineematin.com qui sont sur place.

C’est maître Thierno Souleymane Baldé qui a été le premier avocat du collectif de la défense à prendre la parole pour sa plaidoirie. « Mon client a été arrêté sur une simple dénonciation. Pire, ses avocats, parents et amis n’ont pas pu avoir accès à lui. Il a été maintenu en isolement et détenu pendant plus d’une année. Par ailleurs, aucun de ses accusateurs n’est venu s’expliquer ni devant le juge d’instruction, ni ici devant cet auguste tribunal », a-t-il fait observer, avant d’indiquer qu’on « ne peut condamner Boubacar Diallo sur de simples suppositions ».

Plus loin, l’avocat fera remarquer que les droits de son client ont été violés du début à la fin, une manière de contredire les propos avancés par le procureur, Sidy Souleymane N’diaye. « Notre client a été qualifié de criminel avant même que son procès ne s’ouvre, à travers les médias et tout au long des débats. Il n’a pas bénéficié de la présomption d’innocence », a dénoncé maître Thierno Souleymane Baldé.

Démontant les arguments du procureur, l’avocat a rappelé que Boubacar Diallo ne pouvait pas avoir une kalachnikov, tirer 19 balles, sans blesser quelqu’un. « Il n’y a pas de blessés, ni de partie civile dans ce dossier. Logiquement, le gaz lacrymogène ne pouvait empêcher à Grenade de blesser quelqu’un. C’est impossible ! Il n’y a aucune preuve. On ne peut pas condamner Boubacar Diallo sur de simples suppositions », dit-il.

Parlant de l’accusation de « détention d’armes de guerre », maître Baldé a rappelé au tribunal que les images de son client avec une kalachnikov ont été prises dans une brigade de gendarmerie dont le logo y est d’ailleurs visible.

C’est pourquoi, l’avocat a demandé au tribunal de faire application de l’article 544 du Code Pénal qui consiste à acquitter l’accusé faute de preuves.

Alpha Mamadou Diallo et Salimatou Diallo depuis le TPI de Dixinn pour Guineematin.com

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Presse écrite à l’ère du numérique ! Diallo Souleymane du Lynx à Guineematin

19 septembre 2018 à 21 09 48 09489

« Le régime Alpha Condé a essayé de restreindre les libertés, dont la liberté de la presse. On ne nous enferme pas, parce que nous avons profité de la transition pour décriminaliser les délits de presse. Il est difficile d’enfermer un journaliste ; mais, ça s’arrête là. On ne nous facilite pas la tâche du tout. Et, sous Alpha Condé la presse est banalisée, elle est critiquée par le pouvoir. Donc, quand le président de la République critique les médias devant les hommes d’affaires, c’est la mort des médias, la mort programmée des médias… », a notamment fait remarquer Elhadj Diallo Souleymane, un des pionniers de la presse indépendante guinéenne et ancien membre du CNT (organe législatif de la Transition, en 2010). 

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Ousmane Kaba s’attaque à Alpha Condé : « quand on triche dans les élections, on déstabilise le pays…»

30 juin 2018 à 18 06 29 06296

Les responsables du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) ont passé du savon aux corrompus et à leurs acolytes ce samedi, 30 juin 2018. C’était à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti, tenue à son siège à Nongo sous la présidence de son leader, Dr Ousmane Kaba, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Procès contre Resco Camara et Nouhou Thiam : le tribunal ordonne leur « comparution forcée »

25 juin 2018 à 19 07 05 06056

Nouhou Thiam

Le Général Nouhou Thiam et le commandant Sékou Resco Camara, anciens membres de la junte militaire qui a pris le pouvoir à la mort du président Conté en 2008, devraient comparaître ce lundi 25 juin 2018 devant le tribunal criminel de Dixinn. Mais, les deux accusés et leurs avocats ont tous brillé par leur absence, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

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Makanera sur la déclaration des biens des ministres : « ça n’a aucune importance »

29 mai 2018 à 14 02 38 05385

Alhousseny Makanera Kaké

Comme annoncé dans nos précédentes publications, le nouveau Premier ministre et son équipe gouvernementale ont entamé ce mardi 29 mai 2018, la déclaration de leurs biens avant de commencer leur service. Une pratique saluée par la société civile qui s’est battue pour le respect de cette disposition constitutionnelle.

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Veille de la nomination du Gouvernement : forte mobilisation des ministres au RPG-AEC

19 mai 2018 à 12 12 15 05155

Tour tour ! Aujourd’hui, c’est le tour du RPG arc-en-ciel ! Le RPG Arc-en-ciel tient ce samedi 19 mai 2018, sa première assemblée générale hebdomadaire après la démission du gouvernement Youla et au moment où un nouveau gouvernement est attendu. Et cette rencontre, promet une mobilisation inhabituelle, notamment des ministres démissionnaires. Plusieurs d’entre eux sont arrivés au siège du parti au pouvoir, rapporte l’équipe de reportage de Guineematin.com présente sur place.

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Bamako : Cellou Dalein à l’investiture de Soumaïla Cissé

18 mai 2018 à 15 03 10 05105

Par Akoumba Diallo : Au Mali, l’élection présidentielle est prévue le 29 juillet 2018. L’Union pour la République et la Démocratie (URD), aidée de la Plateforme dénommée « ensemble restaurons l’espoir » a investi le député  Soumaïla Cissé candidat à cette élection. C’est ainsi que Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), chef file de l’opposition politique guinéenne et vice-président exécutif de l’Internationale Libérale a été invité à prendre part à cette cérémonie nationale d’investiture, le 12 mai, au stade du 26 mars de Bamako.

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4ème journée de grève : les classes ne reçoivent ni élèves ni enseignants

15 février 2018 à 10 10 20 02202

Comme nous pouvons le constater depuis le début de la grève des enseignants, le lundi dernier, 12 février 2018, le lycée-collège 1er mars de Matam n’a enregistré aucun cours. Les enseignants de cette école ont tous respecté ce mot d’ordre. Ce qui a entraîné une paralysie totale des cours, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place.

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Alpha Condé à Kankan aux anciens dirigeants : « où est Air Guinée ? Où est le train Conakry-Kankan ? »

13 janvier 2018 à 18 06 31 01311

Le 59ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée a été célébré en différé ce samedi 13 janvier 2018 ans la ville de Kankan. Outre le président de la République, le professeur Alpha Condé, plusieurs personnalités ont pris part à cette cérémonie. Il s’agit notamment des membres du gouvernement, des diplomates accrédités en Guinée, des leaders religieux et des acteurs de la société civile, a constaté sur place Guineematin.com, à travers son envoyé spécial.

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