Musique : l’album « Wonah Samakala » de Dardja Barki dédicacé à Conakry

30 novembre 2019 à 7 07 22 112211

« Wonah Samakala », le premier album de l’artiste Abdourahmane Bah, plus connu sous le nom de Dardja Barki, est désormais dans les bacs. Le concert-dédicace de cette œuvre musicale a eu lieu le vendredi, 29 novembre 2019, à Conakry. Il a connu la présence de quelques personnalités, d’artistes invités et de plusieurs fans, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Composé de 8 titres, cet album a été produit par Hadja Halimatou Dalein Diallo, épouse du président de l’UFDG. Dans ce projet, l’artiste aborde plusieurs sujets, dont la politique, l’amour, la richesse, le pouvoir… Il a invité plusieurs autres musiciens au concert-dédicace, parrainé par Chérif Bah, vice-président de l’UFDG. Bafodé bouger-bouger, Amadou Baro Sow, Bah Oury, Oury Diallo, Pathé Moloko, le groupe « Les intelligents » dirigés par Amadou Kanté entre autres, se sont succédé sur la scène avant la sortie de la vedette du jour.

Vêtue d’une veste de couleur blanche, Dardja Barki, d’une voix suave, a émerveillé le public. Il a chanté les éloges de Cellou Dalein Diallo, son épouse Halimatou Dalein, et madame Doukouré Asmaou Bah, ancienne directrice du GHI Novotel et marraine de cet événement. Dans un de ses sons dédié à Cellou Dalein, l’artiste a laissé entendre que l’actuel chef de file de l’opposition remportera haut les mains la présidentielle de 2020. Le concert s’est déroulé dans une ambiance de grande joie et très festive.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : STOP À CE DISCOURS

26 novembre 2019 à 9 09 23 112311

Par Algassimou DIALLO : Organiser des élections présidentielles libres et transparentes & rendre le pouvoir à la fin de son second et dernier mandat n’est pas une CHARITÉ que Alpha Condé offre à la Guinée, ce n’est pas non plus un gage d’apaisement et de patriotisme. C’est une OBLIGATION constitutionnelle à laquelle aucun Président de la République ne doit/peut se dérober.

Ceux qui estiment qu’il faut le dorloter, le rassurer et l’encourager afin qu’il favorise l’alternance ont d’autres références que celles des lois de la République. Et, en le faisant, ils encouragent ceux et celles qui nous dirigent à violer nos principes démocratiques et à insulter le PEUPLE.

Dites à Alpha Condé et à tous ceux et celles qui l’aident actuellement dans le pillage systématique des ressources publiques que les crimes économiques et les crimes de sang ne sont pas susceptibles de bénéficier de grâce. La loi s’appliquera dans toute sa rigueur. Ils seront jugés et condamnés tôt ou tard. Le pouvoir sur lequel ils s’adossent injustement depuis 9 ans pour tuer et violenter des Guinéens innocents, pour attribuer frauduleusement des marchés publics, pour enrôler illégalement leurs proches dans la fonction publique, pour s’octroyer des actions dans les entreprises publiques et parapubliques, pour remplacer le trésor public par leurs comptes privés, pour priver certaines parties du pays des services publics… sera celui-là même qui les punira le moment venu.

La situation chaotique actuelle de notre pays s’explique entre autres par le fait qu’aucun dignitaire des régimes précédents, de l’indépendance à nos jours n’a été interpellé, jugé et condamné pour ses pratiques publiques non conformes aux lois de la République. L’impunité est un gage d’incitation de la violation des lois. Il faut absolument qu’on y mette fin. Le népotisme, le clientélisme et la corruption au sommet de l’appareil étatique constituent la menace la plus grave à la stabilité politique, à la cohésion sociale et surtout au développement économique et social d’un pays.

La fin du règne de Alpha Condé devrait servir d’opportunité pour enfin ériger la Guinée en une République normale et démocratique conformément à la volonté exprimée (théoriquement) dans notre CONSTITUTION.

Soyons objectifs !
Soyons exigeants !
Soyons démocrates !
Soyons légalistes !

La République ou Rien.
La Justice avant tout.

Algassimou DIALLO

Membre du FNDC

Observateur outré par la situation chaotique de son pays

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Changement de constitution ? Alpha Condé fera « ce que le peuple veut » (discours de N’zérékoré)

16 novembre 2019 à 13 01 48 114811

Une vingtaine de personnes ont déjà été tuées, de nombreux leaders et militants du FNDC arrêtés, jugés et condamnés pour avoir appelé à manifester contre la volonté du président à changer la constitution. Ce qui lui permettrait de continuer à diriger la Guinée. Au cours d’un meeting qu’il a animé ce samedi, 16 novembre 2019, le président Alpha Condé a réitéré : « je ferai ce que le peuple veut », rapporte un reporter de Guineematin.com qui a assisté à ce meeting.

La Guinée avance peu à peu dans une crise politique. Le président de la République tient à changer la constitution, ce qui lui permettrait de faire un troisième mandat à la tête de la Guinée. Lui et son entourage battent campagne dans ce sens avec les moyens de l’Etat. Et, ceux qui sont opposés à ce projet sont empêchés de s’exprimés. Les leaders du Front national pour la défense de la constitution ont été arrêtés, jugés et condamnés. La répression des manifestations a entraîné la mort d’une vingtaine de personnes, plusieurs blessés et de nombreux dégâts matériels. Pourtant, le président Alpha Condé n’a toujours pas dit avec certitude ce qu’il compte réellement faire.

En attendant de revenir en détail sur ce meeting, Guineematin.com vous propose un extrait du discours du président Alpha Condé :

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3 morts aux funérailles : le FNDC appelle à « une manifestation sans précédent le jeudi »

5 novembre 2019 à 10 10 52 115211

Communiqué : Le FNDC a appelé ce lundi 4 Novembre 2019 à une marche funèbre afin d’accompagner les victimes de la répression sanglante des manifestations des 14, 15 et 16 octobre à leur dernière demeure et de leur offrir des obsèques dignes de leur rang de martyrs de la Nation.

Contre toute attente, ces moments de recueillement et de prières se sont très rapidement mués en véritable tragédie dépassant l’entendement humain. Les forces de l’ordre et de sécurité ont ouvert le feu sur le cortège funèbre entrainant la mort de trois personnes et plusieurs blessés par balles.

Ce sont de nouveau trois jeunes victimes qui ne rentreront pas chez elles ce soir, trois jeunes victimes, arrachées à l’affection de leurs familles sans qu’elles n’aient eu le temps de se dire au revoir. Mais jusqu’où ira le régime d’Alpha Condé dans la répression de citoyens guinéens et le mépris ouvertement affiché de la vie humaine ? Jusqu’à quand continuera-t-il à endeuiller des familles guinéennes dans l’impunité la plus totale ?

La cruauté du régime a atteint son paroxysme, repoussant jour après jour les limites du supportable.

Sinon, comment expliquer qu’après avoir assassiné sauvagement 11 personnes, les forces de défense et de sécurité puissent, sans aucune justification, ouvrir le feu sur un cortège funèbre, ajoutant encore d’autres victimes aux précédentes, perturber la prière funéraire et les enterrements en pulvérisant de gaz lacrymogène la mosquée et ses occupants ? Tout ceci sans épargner la dernière demeure des disparus : le cimetière.

Le FNDC présente ses condoléances les plus émues aux familles des victimes et se tient résolument à leurs côtés en ces circonstances particulièrement douloureuses.

Le FNDC condamne vigoureusement ces actes ignobles et prend à témoin la communauté nationale et internationale de ce véritable permis de tuer que se voient octroyer les forces de l’ordre et de sécurité et de l’absence d’enquêtes qui les encourage constamment à la récidive.

Les auteurs et commanditaires de ces assassinats et de ces exactions doivent être identifiés et déférés devant les tribunaux afin de répondre de leurs agissements. De tels actes ne sauraient rester impunis.

Le FNDC exige la libération immédiate et sans conditions de ses collaborateurs injustement condamnés et de toutes les personnes arrêtées et détenues sur la base de leur seule opposition au projet de changement de Constitution et de troisième mandat.

Conscient d’incarner l’espoir ultime du peuple de Guinée, le FNDC, plus que jamais déterminé à poursuivre sa lutte contre le troisième mandat et en faveur d’une Guinée régie par l’État de droit, la démocratie et le respect des droits et libertés fondamentaux.

Le FNDC en appelle donc à une manifestation sans précédent le jeudi 7 novembre 2019.

PEUPLE DE GUINÉE, LÈVE TOI POUR FAIRE DE CETTE DATE UN MOMENT DÉCISIF POUR LA SUITE DE NOTRE COMBAT.

Ensemble unis et solidaires, Nous vaincrons.

Conakry, le 05 novembre 2019

La coordination nationale du FNDC

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Alpha Condé répond aux promoteurs du 3ème mandat : « Je vous ai entendu »

1 novembre 2019 à 19 07 51 115111

Comme on le sait, les membres du gouvernement, les hauts cadres de l’Administration, les fonctionnaires, élèves et les militants de la mouvance présidentielle ont été mobilisés hier, jeudi 31 octobre 2019, pour soutenir le président Alpha Condé dans sa volonté de changer la Constitution pour continuer à diriger la Guinée après son deuxième et dernier mandat.

Mais, ni à l’aéroport (point de départ de la manifestation de soutien), ni au palais du peuple (lieu du meeting), encore moins à la présidence de la République n’a accepté de s’adresser à ses partisans. C’est seulement dans la soirée de ce vendredi, 1er novembre 2019, que la présidence de la République a diffusé un communiqué intitulé « Mobilisation du 31 octobre : Les remerciements du Président Alpha Condé ».

Ce texte attribue un seul message au chef de l’Etat à l’endroit de ses partisans : « Je vous ai entendu ». Mais, aucun mot sur la marche projetée par le FNDC le lundi prochain sur l’autoroute Fidel Castro, ni sur les morts dont les corps sont gardés par le pouvoir, malgré la demande pressante des parents et des défenseurs de la Constitution…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce communiqué de la présidence guinéenne :

Mobilisation du 31 octobre

Les remerciements du Président Alpha Condé

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, félicite et remercie l’ensemble des militantes, militants, sympathisantes et sympathisants, pour l’impressionnant accueil qui lui a été réservé lors de son retour de Russie, Turquie et France, le 31 octobre 2019.

Le Président Alpha Condé tient à magnifier l’esprit de paix et de discipline qui a prévalu lors de cette mobilisation et est également reconnaissant à l’endroit de la CODENOC et du Gouvernement ainsi qu’à tous ceux qui se sont déplacés pour participer à cet accueil.

Le Professeur Alpha Condé félicite l’ensemble des Forces de défense et de sécurité pour l’encadrement de cet événement.

Le Chef de l’Etat tient surtout à remercier les femmes et les jeunes qui ont tenu, de 8h00 du matin à 19h00, dans la discipline, la joie et la fraternité, à lui adresser différents messages par rapport à leurs attentes du moment.

A l’ensemble de ces masses populaires de tout âge, tout sexe et toutes ethnies confondues qui se sont exprimées ce 31 octobre par leur mobilisation ou par leurs messages, le Président de la République tient à dire ceci : « Je vous ai entendu ».

Le Bureau de Presse de la Présidence

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Guinée : contribution financière pour le FNDC

28 octobre 2019 à 14 02 05 100510

“En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non”. Article 27.

https://www.gofundme.com/f/guinee-contribution-financiere-contre-un-3eme-man

L’alternance démocratique consacrée par la constitution de 2010 est fortement menacée. Le Président Alpha Condé, âgé de 81 ans, démocratiquement élu en 2010, puis en 2015, veut changer la constitution pour se maintenir au pouvoir au delà de la fin de son second et dernier mandat en décembre 2020.

En réponse à cette grave situation qui hypothèque la paix, la cohésion sociale et la stabilité des institutions, le FNDC s’est constitué pour s’opposer à toute forme de tripatouillage de la constitution guinéenne en vue d’offrir à Monsieur Alpha Condé, une présidence à vie.

Qu’est-ce que le FNDC ?

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) est un mouvement citoyen de masse dont l’objectif est la défense de l’intangibilité constitutionnelle de l’article 27 qui dispose que: “Le président de la République est élu au suffrage universel direct. La durée de son mandat est de cinq ans, renouvelable une fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non”.

Le FNDC a été lancé le 03 avril 2019 et regroupe: la société civile, des syndicats, des partis politiques, des avocats, des associations de femmes et de jeunes, des organisations socio-professionnelles, des universitaires, des artistes, des citoyens engagés et autres…

Pourquoi cette campagne de collecte ?

En dépit de l’adhésion massive au FNDC et de la mobilisation résolue des populations dans toutes les régions du pays, le combat est loin d’être gagné. Car, pour des intérêts égoïstes, les ennemis de la démocratie sont déterminés à opérer un coup d’Etat constitutionnel. Ils détournent des ressources publiques et utilisent illégalement d’importants moyens de l’Etat pour corrompre, faire la propagande et réprimer toute forme de contestation.

Au regard du développement de la situation qui prévaut, le combat du FNDC doit impérativement passer à un stade supérieur et crucial. Cela exige la mobilisation de ressources adéquates sous la forme d’une contribution volontaire. Cette campagne de levée de fonds dénommée Contribution Financière Citoyenne (CFC) s’adresse à tous nos compatriotes où qu’ils soient, à tous les défenseurs de la cause guinéenne ainsi qu’à tous les amis de la démocratie à travers le monde.

A quoi serviront les fonds collectés ?

Les fonds collectés serviront à financer les activités et actions de mobilisations citoyennes qui vont s’intensifier dans les jours et semaines à venir. Il s’agit de l’organisation des manifestations, de la logistique, des divers frais de coordinations, de l’assistance judiciaire et médicale, de la communication, de transport etc…

Quelqu’en soit le montant de votre contribution, il sera vivement apprécié. Car ce sera un don qui servira à défendre la démocratique, la stabilité de la Guinée mais aussi à aider des personnes victimes ou menacées de répression.

Pour plus de détails, cliquez sur la vidéo pour écouter le message du Coordinateur National du FNDC.

Exprimez votre engagement et solidarité en scandant: Amoulanfé! (ça ne marchera pas) !

https://www.gofundme.com/f/guinee-contribution-financiere-contre-un-3eme-man

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !

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Manifs anti-3ème mandat : 5 jeunes condamnés à Conakry

26 octobre 2019 à 10 10 21 102110

Les procès des personnes arrêtées à l’occasion des récentes manifestations appelées par le FNDC contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé et interdites par les autorités se poursuivent à Conakry. Huit jeunes interpellés entre le 15 et le 18 octobre 2019 dans plusieurs quartiers de la capitale ont été jugés hier, vendredi 25 octobre, par le tribunal de première instance de Mafanco. Cinq d’entre eux ont été condamnés et les trois autres ont été relaxés, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Alhassane Diallo, Thierno Madiou Bah, Thierno Ousmane
Diallo, Mohamed Sampil Camara, Mamadou Moussa Diallo, Amara Sylla,
Ibrahima Diallo et Amadou Bangoura, étaient poursuivis pour participation délictueuse à un attroupement et destruction de biens, notamment les Points d’Appui (P.A) de Kakimbo et Koloma dans la commune de Ratoma. A la barre, les prévenus composés notamment d’apprentis chauffeurs, chauffeurs, vulcanisateur, ferrailleur et maçon, ont rejeté en bloc les accusations portées contre eux.

Devant la présidente du tribunal, madame Djénabou Doghol Diallo, ils ont expliqué qu’ils n’ont pas pris part aux manifestations appelées par le FNDC et qu’ils ont été arrêtés individuellement dans leurs domiciles ou dans leurs lieux de travail. Après leurs explications, Mohamed Cissé, substitut du procureur de la République près le TPI de Mafanco, a demandé au tribunal de condamner les prévenus « Ibrahima Diallo à 6 mois d’emprisonnement ferme et Mohamed Sampil Camara à un an d’emprisonnement, et de relaxer les 6 autres pour délit non constitué à leur égard ». De son côté, le collège d’avocats constitué pour défendre les prévenus a sollicité la relaxe pure et simple de l’ensemble de ses clients pour délit non constitué.

Dans sa décision, le tribunal a relaxé Alhassane Diallo, Thierno Madiou Bah et Thierno Ousmane Diallo. Par contre, la juridiction a condamné « Mohamed Sampil Camara à 6 mois d’emprisonnement ; Ibrahima Diallo à 4 mois d’emprisonnement dont 2 assortis de sursis ; Amara Sylla et Amadou Bangoura à 6 mois d’emprisonnement assortis de sursis ; et Moussa Diallo à 3 mois d’emprisonnement assortis de sursis ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 516 922

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Changement de Constitution : « on ira au référendum », tranche Alpha Condé

25 octobre 2019 à 12 12 45 104510

Malgré la forte protestation en cours à travers le pays contre le changement de l’actuelle Constitution ambitionné par le pouvoir, le président Alpha Condé se montre bien décidé à aller au bout de son projet qui lui permettrait de briguer un troisième mandat. Il l’a réitéré au cours d’une interview publiée sur le site lemonde.fr hier, jeudi 24 octobre 2019.

Le chef de l’Etat guinéen dit attendre le rapport des consultations menées récemment par le Premier Ibrahima Kassory avant de décider. Mais d’ores et déjà, il annonce que s’il y a un camp qui est pour un changement de Constitution et un autre qui est contre, comme c’est le cas aujourd’hui, le référendum aura bien lieu.

« Le premier ministre vient de me remettre son rapport. Je déciderai. Si la grande majorité de la population veut une nouvelle Constitution, je ne vois pas pourquoi on ne le ferait pas. Nous sommes très portés sur notre indépendance et notre souveraineté depuis 1958. La démocratie, c’est la voix du peuple. Si une partie veut et une autre ne veut pas, on ira au référendum… Je n’ai pas de conviction, je ferai ce que le peuple guinéen veut », a déclaré Alpha Condé.

Le président de la République s’interroge même sur bruit suscité par son projet de changement constitutionnel à l’international. « N’y a-t-il pas d’autres pays où il y a de nouvelles Constitutions ? Où les présidents peuvent faire un troisième mandat ? Pourquoi ne dit-on rien aux autres ? Est-ce que la Guinée est le seul où un président en exercice fait une nouvelle Constitution qui peut lui permettre de se représenter ? Pourquoi en fait-on un scandale pour la Guinée ? On ne peut pas faire deux poids, deux mesures. Les Guinéens n’accepteront jamais cela.

Nous ne sommes pas sur la planète Mars mais sur la terre africaine. Je me suis d’abord consacré à sortir la Guinée du trou. Mais s’il y a un grand courant qui demande une nouvelle Constitution… Dans les autres pays où il y a de nouvelles Constitutions, il y a eu beaucoup de manifestations, il y a eu des morts, mais ils l’ont fait… Il peut se passer des choses beaucoup plus graves dans le monde et on ne dit rien. Mais dès que c’est ici on dit : Ah ! Ça, c’est la Guinée », soutient-il.

Abordant la question des tueries enregistrées à l’occasion des manifestations de rue, Alpha Condé dédouane les forces de l’ordre et accuse les opposants. « Le ministère de la santé a décidé que dès qu’il y a un mort, il faut qu’il y ait une autopsie pour savoir qui a tiré. On fait des enquêtes. On sait que ce sont eux-mêmes [les organisateurs des manifestations] qui tirent sur les gens. Quand il y a des morts, ça impressionne la communauté internationale. Là, ce sont des tentatives de déstabilisation d’un pouvoir démocratiquement élu. L’opposition a toujours été putschiste et elle se dit que s’il y a des morts, on met ça sur le dos du gouvernement », a laissé entendre le chef de l’Etat guinéen.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Guinée : Appel à la paix de la Première Dame, Djènè CONDÉ

24 octobre 2019 à 22 10 58 105810
Hadja Djéné Kaba Condé, Première Dame de la République

La Guinée d’abord !

Depuis plus d’une semaine, la situation socio-politique reste crispée dans le pays suite aux différentes manifestations. Une situation inquiétante pour tous y compris la Première Dame de la République, Djènè CONDÉ.

C’est pourquoi, madame la Première Dame, dans son rôle de mère de la nation, soucieuse d’une paix durable, de la cohésion sociale, de l’entente entre les guinéens où qu’ils se trouvent et de quelques bords qu’ils soient, lance un appel solennel aux filles et fils de Guinée à cultiver la paix et à ne pas oublier nos valeurs séculaires à caractère naturel.

Pour la Première Dame, comme l’indique son crédo, la paix est une valeur inestimable pour le bonheur d’une nation. C’est pourquoi, elle ne cesse de se battre en initiant des activités allant dans le sens de la préservation de la paix et de la quiétude sociale.

« Je prends souvent les devants lorsqu’il s’agit de la préservation de la paix, à travers des activités que j’organise à l’intention des femmes, entre autres :

  • « Femme et Paix »
  • « Femme de Guinée, la Paix est entre nos mains »
    Et récemment, les cérémonies de prière de toutes confessions religieuses comprises en faveurs de la paix.
    Pour ne citer que celles-ci …

Pour terminer, je demande humblement aux femmes de Guinée de bien vouloir se joindre à moi afin de relayer ces messages de paix et de quiétude pour que notre pays maintienne sa position d’havre de paix dans la sous-région »

Vive les femmes de Guinée,
Vive la Jeunesse
Vive la Paix
La Guinée d’abord !

Transmis par le service de relations extérieures et de communication de la Fondation PROSMI

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Marche contre un 3ème mandat d’Alpha Condé en Guinée : une marée humaine à Conakry (vidéo en direct)

24 octobre 2019 à 16 04 00 100010

C’est une marrée humaine qui a afflué ce jeudi, 24 octobre 2019, à l’Esplanade du stade du 28 septembre, en provenance de la Tannerie (Matoto), l’aéroport, Gbéssia, Hamdallaye, Belle Vue et Dixinn. Unanimement, les manifestants crient : « non à un troisième mandat ! Libérez nos camarades ! Non à la dictature d’Alpha Condé… », excusez du peu…

Main dans la main, les responsables du Front national pour la défense de la Constitution et les principaux leaders des partis d’opposition ont convergé avec l’immense foule de manifestants au lieu du meeting.

En attendant de revenir très largement sur cette marche qui marquera à jamais l’histoire politique guinéenne, Guineematin.com vous propose de suivre, en live, les discours des opposants à un troisième mandat du président Alpha Condé, grâce à nos reporters qui sont sur place.

Ibrahima Sory Diallo, Salimatou Diallo, Mamadou Baïlo Kéita et Mouctar Baldé sont actuellement à Dixinn pour mieux vous informer

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Télimélé : le conseil du FNDC à Alpha Condé…

24 octobre 2019 à 15 03 30 103010

Les citoyens de la commune urbaine de Télimélé ont répondu à l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ce jeudi, 24 octobre 2019. C’est une marche qui a été organisée à travers la ville pour exiger du président Alpha Condé le respect de la constitution en vigueur. De nombreux slogans hostiles au 3ème mandat et au projet de nouvelle constitution ont été scandés par les marcheurs, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les activités ont tourné au ralenti ce jeudi à Télimélé. Boutiques et magasins sont restés fermés, les écoles aussi n’ont pas été épargnées, excepté le collège de Dâra et le lycée Ley-Wendou où les cours ont effectivement lieu.

Même si l’engouement et la mobilisation n’ont pas été semblables à ce qu’on a connu le 14 octobre dernier, les manifestants scandaient des slogans hostiles au pouvoir en place : « On en a marre ! Pas de nouvelle constitution ! Pas de troisième mandat ! Libérez les leaders du FNDC ! »

Boubacar Bah, coordinateur préfectoral de l’antenne locale du FNDC

Les manifestants sont partis de la maison des jeunes pour arriver au carrefour de la station, en passant par le carrefour Nonkohi. C’est d’abord le coordinateur préfectoral de l’antenne locale du FNDC, Boubacar Bah, qui a pris la parole pour expliquer qu’ils iront jusqu’au bout dans ce combat. « Nous demandons au président de la République de renoncer à son projet de nouvelle constitution, nous exigeons la libération des leaders du FNDC condamnés à tort et nous réclamons justice pour toutes les personnes fauchées par les balles des services de sécurité. Nous ne reculerons jamais tant que nous n’obtenons pas gain de cause, car la liberté n’a pas de prix », a martelé monsieur Bah.

Djibril Baldé, chargé de la communication du FNDC à Télimélé

Pour sa part, le chargé de la communication du FNDC n’a pas été tendre avec le système qui gère la Guinée en ce moment. Djibril Baldé a mis l’occasion à profit pour inviter le chef de l’État à prendre courageusement ses responsabilités. « Le combat que nous menons n’est pas seulement l’affaire d’un parti politique, encore moins celle des religieux. C’est le combat de tout citoyen épris de paix et de justice. Nous ne sommes pas contre le pouvoir mais, nous sommes contre son système et sa façon d’agir. Vous avez été un opposant historique, Monsieur le président, rendez le tablier pour que vous soyez un président historique », a laissé entendre Djibril Baldé.

Madame Aissatou Bah, présidente des femmes de l’UFDG

Quant à Madame Aissatou Bah, présidente des femmes de l’UFDG, elle dit que c’est inconcevable que les services de sécurité tirent à bout portant sur des paisibles citoyens sans être inquiété. Elle a aussi demandé au président de la République de céder le fauteuil pour éviter à notre pays une nouvelle effusion de sang. « Imaginez les difficultés qu’une femme éprouve pour donner naissance ! Imaginez les nombreuses difficultés liées au soutien et à l’entretien d’un enfant ! Malgré tout, un beau matin, on abat cet enfant comme un enfant sauvage. Qu’est-ce qui nous reste encore avec ce pouvoir ? », interroge-t-elle.

A noter que la manifestation de ce jeudi s’est terminée dans la sérénité, sans aucun incident.

Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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Tueries de manifestants en Guinée : « c’est inadmissible », dit le ministre Taran Diallo

24 octobre 2019 à 11 11 32 103210
Mamadou Taran Diallo, ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté

En marge de la présentation du rapport élaboré par le gouvernement guinéen dans le cadre de l’Examen Périodique de la Guinée (EPU) par le conseil des droits de l’Homme des Nations Unies, le ministre de l’unité nationale et de la citoyenneté s’est exprimé sur les manifestations enregistrées la semaine dernière dans notre pays.

Mamadou Taran Diallo a déploré et condamné les violences qui ont caractérisé ces mouvements de protestation ayant fait 10 morts et de nombreux blessés. Il a rappelé que le droit de manifester est consacré par la Constitution et qu’il est inadmissible qu’un guinéen soit tué ou blessé pour avoir exprimé ses opinions.

« Je veux relever que la présentation du rapport EPU coïncide avec des manifestations politiques ayant encore enregistré, fort malheureusement, des blessés et des morts. C’est le lieu et le moment de condamner fermement tous ces comportements et actes de violences, présenter les condoléances les plus attristées aux familles des victimes décédées et souhaiter prompt rétablissement aux blessés. Les manifestations, j’ai dit que c’est un droit constitutionnel reconnu par la Constitution et les lois de la République. Il faut prendre toutes les dispositions les meilleures pour sa mise en œuvre afin qu’aucun guinéen ne soit blessé ou tué dans le cadre de ces manifestations.

Il faut que la classe politique guinéenne s’entende, qu’on fasse de la prévention au lieu de venir faire des comptabilités des décédés et des blessés. Ils (les politiciens) n’ont qu’à nous aider à ce qu’on fasse que tout se règle par la consultation, la concertation et le dialogue. Et si éventuellement, en dernier ressort, il doit y avoir des manifestations, qu’il y ait des manifestations pacifiques. Mais il est inadmissible qu’un guinéen soit blessé ou tué à cause de ses opinions », a dit le ministre Mamadou Taran Diallo.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Manifs anti- 3ème mandat à Conakry : « nous attendons au minimum 2 millions de personnes dans la rue »

23 octobre 2019 à 21 09 08 100810

Comme annoncé précédemment, le Front National pour la Défense de la Constitution appelle à de nouvelles manifestations de rue demain, jeudi, 24 octobre 2019 dans tout le pays. Cela, pour protester une nouvelle fois contre le projet de changement de l’actuelle Constitution guinéenne qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

A la veille de ces mouvements de protestation, la rédaction de Guineematin.com a reçu Abdourahmane Bella Bah, le président de la plateforme « Esprit Citoyen » et membre du FNDC. Avec lui, nous avons parlé de la marche prévue à Conakry et qui est autorisée par les autorités de la capitale.

Décryptage !

Guineematin.com : le FNDC compte organiser de nouvelles manifestations demain, jeudi 24 octobre, sur l’ensemble du territoire national pour protester encore une fois contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. A Conakry, c’est une marche pacifique qui est prévue. Et contrairement aux manifestations de la semaine dernière, celle-ci est autorisée par les autorités, et elle sera encadrée par les forces de l’ordre. Qu’est-ce qui est mis en place de votre côté pour la réussite de cette marche ?

Abdourahmane Bella Bah, président de la plateforme « Esprit Citoyen » et membre du FNDC

Bah Abdourahmane Bella : nous avons fait parvenir aux autorités une lettre d’information sur l’itinéraire. Il y a eu des discussions entre le gouvernorat de Conakry et nous, et les autorités ont donné leur aval pour la tenue de la manifestation qui partira du rond-point de la Tannerie au stade du 28 septembre, en passant Gbessia, Concasseur, Hamdallaye… Donc demain, nous attendons au minimum 2 millions de personnes dans la rue pour prouver à l’opinion nationale et internationale encore que cette idée de nouvelle Constitution, les Guinéens n’en veulent pas, ils ne veulent pas du tout d’une présidence à vie du président Alpha Condé. Ce qu’ils souhaitent, c’est son engagement à renoncer à cette idée de nouvelle Constitution et à libérer les leaders du FNDC.

Guineematin.com : il était prévu dans un premier temps que cette marche se déroule uniquement sur l’autoroute Fidel Castro, pourquoi vous avez décidé de modifier l’itinéraire en remontant au niveau de Gbessia vers Concasseur pour finalement aller à Dixinn ?

Bah Abdourahmane Bella : il y a eu des raisons qui ont été avancées par le gouverneur de Conakry soi-disant que l’autoroute, c’est l’axe qui est emprunté par les personnalités qui ont besoin de se mouvoir. Donc, c’est l’argument phare qui a été posé par les autorités et qui a conduit à la modification de l’itinéraire. Nous nous savons très bien que ce gouvernement, depuis 2010, toutes leurs stratégies c’est d’ethniciser les problèmes sociaux. Donc c’est pour cela que nous avons catégoriquement refusé que la manifestation ne soit que sur l’axe le Prince.

Mais, nous avons accepté quand même de quitter la Tannerie pour aller jusqu’à Gbessia et ensuite remonter vers la route le Prince. Donc c’est extrêmement important pour nous parce que le message que nous voulons faire passer, c’est que cette lutte elle n’est pas communautaire, elle n’est pas non plus au niveau d’une commune. C’est une lutte globale, c’est une lutte citoyenne, c’est une lutte des Guinéens, c’est une lutte pour permettre à ce que la Guinée puisse être un Etat de droit.

Guineematin.com : on sait que les manifestations de rue sont souvent émaillées de violence en Guinée. Quelles garanties pouvez-vous donner que la marche de demain sera vraiment pacifique ?

Bah Abdourahmane Bella : la responsabilité revient à l’Etat d’assurer la sécurité des citoyens. C’est une fonction régalienne de l’Etat. Et cette fois-ci, le gouvernorat de Conakry s’est engagé à encadrer la marche. Et il faut le préciser, les citoyens guinéens n’ont jamais été violents. Celui qui a été violent en Guinée, c’est l’Etat qui ne prend jamais ses responsabilités et qui ordonne de réprimer des pauvres citoyens tout simplement parce qu’ils demandent de manifester. Donc, demain les citoyens guinéens vont sortir dans la paix, dans la quiétude, pour exprimer clairement qu’ils ne sont pas pour l’idée d’une nouvelle constitution. Il y aura la police et la gendarmerie pour encadrer la manifestation et tout se passera très bien.

Guineematin.com : cette marche intervient deux jours après la condamnation de plusieurs leaders du FNDC dont le coordinateur national de la structure. Comment avez-vous accueilli ces décisions prononcées par les tribunaux de Dixinn et de Mafanco ?

Abdourahmane Bella Bah, président de la plateforme « Esprit Citoyen » et membre du FNDC

Bah Abdourahmane Bella : il faut dire que c’est une déclaration de guerre que l’Etat a encore fait au FNDC en essayant injustement de condamner des pauvres citoyens. Il n’y a ni la forme, ni le fond dans cette affaire. Parce que ce que la loi dit, quand un citoyen est en porte-à-faux avec la loi, c’est de le convoquer. Les leaders du FNDC n’ont jamais été convoqués. Il y a eu un kidnapping et par la suite, il y a eu des procureurs zélés, à la solde d’un pouvoir, qui ont décidé de les poursuivre. Et, les juges aussi sont rentrés en condamnation sans preuves. Donc aujourd’hui, les cartes sont remises sur table parce que nous ne parlerons absolument de rien tant que les leaders du FNDC ne sont pas libres.

Ces condamnations sont injustes, elles sont irresponsables, elles prouvent à quel point la justice guinéenne est à la solde du pouvoir d’Alpha Condé. Parce que tout bon citoyen, tout juriste, tout observateur sait qu’il n’y a absolument rien pour condamner ces leaders du FNDC. On ne peut pas condamner des citoyens pour simplement avoir lu une déclaration. Sinon on allait partir arrêter les leaders politiques comme Sidya Touré, Cellou Dalein ainsi de suite. Mais, aucun de ces leaders n’a été arrêté. On a juste cru que pour décapiter ce mouvement, il fallait arrêter des citoyens responsables.

Donc, aujourd’hui, ce que nous exigeons d’abord, c’est la libération des leaders du FNDC. Tant qu’on ne va pas libérer ces leaders, le FNDC va continuer à manifester. Il manifestera demain, il continuera encore la semaine prochaine jusqu’à ce qu’on libère les leaders de FNDC et jusqu’à ce que le président Alpha Condé, à travers une communication solennelle, renonce définitivement à cette idée de nouvelle Constitution.

Guineematin.com : votre mot de la fin ?

Bah Abdourahmane Bella : j’interpelle le président Alpha Condé pour lui dire qu’il est encore temps pour lui de sortir par la grande porte. On a toujours fait croire aux président Africains qu’ils sont indéboulonnables, qu’ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent. Alors que l’histoire nous rappelle que des présidents comme Blaise Compaoré, nous avons vu leur suite. Aujourd’hui la jeunesse guinéenne, les citoyens guinéens ne souhaiteraient pas ce scénario dans notre pays. Donc ce que nous voulons, c’est la paix, la quiétude, mais surtout l’Etat de droit dans notre pays.

Donc, qu’il prenne ses responsabilités et qu’il libère les leaders du FNDC, qu’il fasse une communication responsable pour rassurer les citoyens guinéens qu’il ne soumettra jamais l’idée d’une nouvelle Constitution. Ainsi, le FNDC va carrément décliner toute manifestation, et la Guinée va continuer à fonctionner de façon normale. C’est ce que nous souhaitons.

Propos recueillis par Salimatou Diallo et transcrits par Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Procès du 3ème mandat en Guinée : « j’aurais aimé être Nigérien », dit Abdoulaye Oumou Sow

19 octobre 2019 à 12 12 48 104810
Abdoulaye Oumou Sow, journaliste et blogueur guinéen, arrêté et emprisonné pour ses opinions contre un 3ème mandat du président Alpha Condé

Une semaine après leur arrestation, suivie des sévices corporels indescriptibles dans les lieux de détention, Abdourahmane Sanoh, Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo, Abdoulaye Oumou Sow, Baïlo Barry, Bill de Sam et Mamadou Bobo Bah ont été reconduits à la Maison centrale de Coronthie où ils doivent attendre jusqu’au mardi, jour du verdict.

Hier, vendredi 18 octobre 2019, après les plaidoiries des avocats, le tribunal leur a donné la parole pour leur ultime défense. Très engagé pour la liberté d’expression et les droits humains, le journaliste est auteur de plusieurs éditoriaux publiés sur Guineematin.com où il n’a jamais fait mystère de son opposition contre la violation de la constitution et des lois dans son pays.

Comme on le sait, dans l’exercice de son métier de journaliste, il a souvent été menacé et même agressé sans renoncer pour autant à ce passionnant métier. Avec le soutien de Guineematin.com, il avait même poursuivi un gendarme qui l’avait agressé, alors qu’il couvrait une manifestation de la société civile en 2016. Même s’il paraissait un peu plus éloigné du terrain ces derniers temps, c’est parce qu’il donnait beaucoup plus de son temps à la défense de ses opinions sur son blog et sur les réseaux sociaux.

D’ailleurs, il a été l’un des premiers à annoncer la présence des agents de la sécurité qui rôdaient autour du domicile du coordinateur national du FNDC, Abdourahmane Sanoh, la veille de leur arrestation, la nuit du vendredi. C’était donc logiquement que le journaliste s’est rendu le lendemain au petit matin au domicile de monsieur Sanoh pour vérifier ce qui lui a été décrit au téléphone quelques heures plutôt. Surtout que les leaders du FNDC devaient animer une conférence de presse sur la première journée de manifestation le lundi, 14 octobre.

Malheureusement, le journaliste-blogueur sera arrêté, embarqué, torturé et détenu comme tous les autres. Et, ce qui est plus surprenant est son jugement comme si le fait de relayer ses opinions dans les médias ou aller au domicile d’une personnalité publique était devenu un crime en République de Guinée !

Pour son dernier mot à la barre, le journaliste et blogueur a dit son regret de n’être pas un Nigérien puisque Mahamadou Issoufou, le chef de l’Etat nigérien, a fait arrêter les promoteurs du troisième mandat, alors que chez nous, en Guinée, on arrête les défenseurs de la Constitution et on favorise les campagnes de promotion du 3ème mandat, menées sur le terrain par des ministres, directeurs et chefs des régies financières.

Abdoulaye Oumou Sow, journaliste et blogueur guinéen, arrêté et emprisonné pour ses opinions contre un 3ème mandat du président Alpha Condé

« J’aurais aimé être un Nigérien. Pourquoi un Nigérien ? C’est parce que dans ce pays, le président a ordonné l’arrestation des personnes qui avaient déclaré être pour qu’il brigue un 3ème mandat en violation de la Constitution. Mais, hélas, je suis guinéen, le pays de monsieur Alpha Condé. Monsieur le président, rendez-nous justice en rendant justice au peuple de Guinée », a dit le journaliste et blogueur, Abdoulaye Oumou Sow.

Propos recueillis par Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Baïlo Barry au tribunal : « le peuple de Guinée doit prendre son destin en main pour que vive la démocratie »

19 octobre 2019 à 11 11 45 104510
Baïlo Barry (Destin En Main), arrêté et emprisonné depuis une semaine et jugé pour avoir appelé les Guinéens à manifester contre un 3ème mandat du président Alpha Condé

Les leaders du front national pour la défense de la démocratie ont aujourd’hui fait une semaine en prison. Ils ont été arrêtés et détenus pour avoir demandé aux populations guinéennes de sortir manifester dans la rue pour exiger au président Alpha Condé de respecter la constitution et de quitter le pouvoir à la fin de son deuxième et dernier mandat en 2020.

Parmi les leaders du Front national pour la défense de la démocratie qui ont été jugés hier, il y a Baïlo Barry de l’ONG « Destin En Main ». Invité à prononcer son dernier mot à la barre, après la réquisition du procureur et les plaidoiries des avocats, cet acteur de la société civile estime que c’est à leurs femmes qu’ils doivent demander pardon. Il a aussi utilisé cette ultime occasion qui lui a été offerte pour sa défense pour lancer un appel pressant au peuple de Guinée à se mobiliser pour empêcher le coup d’Etat constitution. Pour Baïlo Barry, il revient au peuple de prendre son destin en main pour que vive la démocratie.

« Monsieur le président, je commence par demander pardon à nos pauvres femmes à qui nous avons été arrachés. Monsieur le président, libérez nous. Laissez nous rejoindre nos familles. Et je demande au peuple de Guinée de prendre son destin en main pour que vive la démocratie en Guinée », a lancé Baïlo Barry.

Abdourahame Sanoh, Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo, Abdoulaye Oumou Sow, Baïlo Barry, Bill de Sam et Mamadou Bobo Bah attendent le verdict du tribunal de première instance de Dixinn le mardi prochain, 22 octobre 2019.

A suivre !

Propos recueillis par Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Manifestations contre un 3ème mandat en Guinée : 3 ans de prison requis contre Elie Kamano

18 octobre 2019 à 19 07 29 102910

Comme annoncé précédemment, le procès du célèbre artiste et homme politique guinéen Elie Kamano s’est ouvert dans l’après-midi de ce vendredi, 18 octobre 2019, au tribunal de première instance de Mafanco. Le procureur a réclamé 3 ans d’emprisonnement contre le reggae man opposé à un troisième mandat en Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Arrêté le lundi, 14 octobre 2019, en marge des manifestations appelées par le Front National pour la Défense de la Constitution contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé, Elie Kamano a comparu relaxe et serein devant le tribunal correctionnel de Mafanco. Même s’il ne nie pas être sorti ce jour-là dans la rue, l’artiste et homme politique a assuré n’avoir commis aucune infraction.

Le procureur de son côté a estimé qu’Elie Kamano et un autre prévenu avec lequel il a comparu sont effectivement coupables de participation délictueuse à une manifestation non autorisée. C’est pourquoi, il a demandé au tribunal de les retenir dans les liens de la culpabilité en les condamnant à 3 ans d’emprisonnement et au payement d’une amende d’un million de francs chacun.

« Ce jour, Elie Kamano, en tant qu’artiste et homme politique, était au-devant de la scène. Cela n’est pas un bon comportement d’un bon citoyen. Ce jour, il y avait des leaders qui peuvent mobiliser plus que lui, mais ils ne sont pas sortis. Et lui, en tant que meneur, il est sorti. C’est pourquoi il a été interpelle. Ses agissements tombent sous le coup des articles 627, 630 et 31 du code pénal guinéen. C’est pourquoi, je vous demande de retenir Elie Kamano et Ibrahima Keita dans les liens de la culpabilité en les condamnant a 3 ans d’emprisonnement ferme et un million d’amende », a requis le procureur.

Au moment cet article en ligne, les avocats de la défense sont en train de faire leurs plaidoiries.

Saïdou Hady Diallo est au tribunal de Mafanco pour Guineematin.com

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Violation de l’accord de paix à N’Zérékoré : le FNDC en concertation pour réagir

18 octobre 2019 à 19 07 08 100810

Comme annoncé précédemment, les autorités de N’Zérékoré ont violé le protocole d’accord signé récemment avec l’antenne du FNDC et qui interdit toute manifestation politique dans la préfecture. Le gouverneur de N’Zérékoré, le préfet ainsi que le maire ont participé à une conférence débat sur la nécessité de changer l’actuelle Constitution organisée le mercredi, 16 octobre 2019 dans la ville.

Suite à cette rencontre qui avait été perturbée par des opposants au projet de nouvelle Constitution, l’antenne régionale du FNDC a entamé des concertations pour réagir à l’attitude des autorités locales.

L’annonce a été faite par Job Lucas Kpoghomou, le coordinateur de cette antenne, interrogé par le correspondant de Guineematin.com sur place. Il se dit déçu des autorités de N’Zérékoré particulièrement le maire de la commune urbaine et dit avoir engagé des discussions avec toutes les antennes autour de cette situation. « Comme les autorités ont été les premières à violer l’accord, c’est pourquoi moi aussi, je prends mon bâton de pèlerin. Je suis en train de m’entretenir avec mes antennes préfectorales, sous-préfectorales et les 22 quartiers de la commune urbaine afin d’arrêter quelque chose.

Et dans les jours à venir, je vais faire une déclaration par rapport à leur acte et par rapport à notre position de manifester ou pas. Tous ceux qui ont signé l’accord sont étonnés. Parce que depuis lundi jusqu’aujourd’hui, nous sommes dans la paix, dans la quiétude et ces gens-là veulent créer des troubles dans notre cité. Donc, on verra ce qu’il y a lieu de faire », a laissé entendre le coordinateur régional du FNDC.

En attendant, Job Lucas Kpoghomou appelle à la sérénité. « Je dis à tout un chacun de rester serein. La paix n’est pas un vain mot mais c’est un comportement. Il ne s’agit pas de dire la paix, la paix, mais il faut qu’on voie en toi que vraiment tu aimes ta région, tu aimes ta préfecture. Donc je prie tout un chacun de rester calme et de rester derrière cet accord qui nous a permis d’avoir la paix », a-t-il lancé.

De son côté, le cadre de concertation intercommunautaire de N’Zérékoré s’est réunie jeudi dans les locaux de la radio rurale locale pour se pencher sur les tensions palpables dans la ville depuis la tenue de cette rencontre de promotion d’un changement de Constitution.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Urgent : Cellou Dalein empêché de sortir « par des militaires et d’agents armés »

18 octobre 2019 à 14 02 06 100610

Alors que la journée paraissait calme et que tous les regards étaient braqués sur les tribunaux où les leaders du FNDC et des présumés manifestants contre un troisième mandat du président Alpha Condé sont jugés, on apprend que les accès au domicile du leader de l’opposition guinéenne sont fermés : il n’y a ni entrée, ni sortie…

C’est à 13 heures 39 minutes que Guineematin.com a appris ce nouveau confinement du président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne. « Le président est séquestré à son domicile, à Dixinn ! Des véhicules militaires et des dizaines d’agents en armes bloquent tous les accès : personne ne peut entrer, ni sortir de sa maison », a précisé un proche du principal opposant au régime Alpha Condé.

Depuis le lundi dernier, le FNDC (une coalition de la société civile et des partis politiques de l’opposition) a lancé une série de manifestations à Conakry et à l’intérieur du pays pour contraindre le président Alpha Condé à renoncer à son projet de nouvelle constitution qui est synonyme d’un troisième mandat. Ces manifestations ont déjà fait au moins dix morts (dont deux à Mamou), plusieurs blessés et de nombreuses arrestations dont les principaux leaders du front national pour la défense de la Constitution.

Malgré tout, le président Alpha Condé continue d’entretenir le doute sur ses intentions et déploie ses efforts à créer la confusion entre ces manifestations citoyennes pour la défense de la loi fondamentale du pays et les manifestations politiques qui ont jonché sa gouvernance. Les confinements des opposants (Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré), ainsi que des campagnes distillées dans les médias d’Etat et certains privés sont utilisés à cet effet.

A suivre !

Un reporter de Guineematin.com est en route pour mieux vous informer

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Torture des manifestants contre un 3ème mandat en Guinée : « ils ont branché du courant électrique sur moi »

18 octobre 2019 à 12 12 59 105910
Alpha Ibrahima Kéïra, ministre de la Sécurité et de la protection civile

Arrestations arbitraires, tortures, injures… Les agents des forces de l’ordre qui ont été déployés par le régime Alpha Condé pour réprimer les Guinéens qui ne veulent pas d’une nouvelle constitution, synonyme d’un troisième mandat dans leur pays, sont accusés aujourd’hui devant les tribunaux, rapportent les journalistes de Guineematin.com qui sont sur le terrain.

Après les leaders du FNDC (front national pour la défense de la constitution) qui ont dénoncé le mercredi passé des sévices corporels subis dans les différents commissariats de police et les CMIS (Compagnies mobiles d’intervention et de sécurité), ce sont les citoyens qui ont été arrêtés dans la commune de Matam qui dénoncent actuellement au tribunal de Mafanco les tortures subies lors de leurs interpellations.

« On m’a arrêtée à 6 heures du matin à Matam. Je lavais mes habits seule avec mon enfant à la maison lorsqu’ils sont venus m’arrêter. Ils m’ont conduite à Bonfi. Ils ont branché du courant électrique sur moi pour que je monte dans le véhicule », a notamment expliqué madame Saran Kamissoko.

Et, la déclaration qui a suscité plus d’émois dans la salle d’audience, c’est lorsque la dame a révélé la présence de son bourreau dans le même tribunal ! « Le policier qui a branché le courant sur moi, je l’ai vu tout de suite dehors. Ce policier est au tribunal ici… », a précisé madame Saran Kamissoko.

Après cette déclaration, les avocats de la défense ont fait aussitôt remarquer à madame Djenabou Doghol Diallo, la présidente du tribunal, que leur cliente a été victime de tortures. « Ce qui est inacceptable dans un Etat de droit », ont-ils fait savoir.

Il n’en fallait pas plus pour faire bondir le procureur de la République de son piédestal ! Monsieur Sory Doumbouya a dénoncé une volonté des avocats de la défense de détourner le débat ailleurs : « le tribunal n’est pas saisi des faits de tortures, mais pour participation délictueuse à un attroupement », a lancé le procureur, Sory Doumbouya.

A suivre !

Saidou Hady Diallo et Laafa Sow sont au TPI de Mafanco pour Guineematin.com

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Tueries de manifestants en Guinée : le GOHA dénonce les agents de sécurité qui se comportent comme des loubards

17 octobre 2019 à 13 01 30 103010
Chérif Mohamed Abdallah, président du GOHA

« Le GOHA invite tous les opérateurs économiques à rester vigilants, car ceux qui sont sensés assurer la sécurité de leurs personnes et leurs biens se sont comportés en loubards qu’ils ont charges de traquer en défonçant les commerces et en les vidant de leur contenu. Cela au vu et au su de la hiérarchie », dénonce le Groupe organisé des Hommes d’Affaires (GOHA), dans une déclaration publiée dans la journée de ce jeudi, 17 octobre 2019.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité de cette déclaration :

Déclaration du GOHA

A l’instar de la communauté nationale et internationale, le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) a vécu avec indignation et tristesse les actes de pillage, de répression disproportionnée, voire d’assassinat des paisibles citoyens, pour certains dans leurs domiciles.
Le GOHA s’incline devant les dépouilles des valeurs citoyens tombés pour que les idéaux démocratiques pour lesquels certains avaient déjà payé le même prix ne soient pas remis en cause par un groupe d’hommes.
Par la même occasion, le GOHA présente ses condoléances au peuple Guinéen en général, et aux familles éplorées en particulier. Que la terre de Guinée qu’ils ont défendu jusqu’à donner de leur vie leur soit légère.
Le GOHA invite le peuple Guinéen à ne pas céder au démon de la division sociale. En réponse à la tragédie que la nation traverse, nous devons rester un et indivisible. Nous devons garder à l’esprit que cette situation n’a rien d’ethnique. Elle est plutôt le faite par des individus hostiles à l’unité nationale.
Le GOHA invite tous les opérateurs économiques à rester vigilants, car ceux qui sont sensés assurer la sécurité de leurs personnes et leurs biens se sont comportés en loubards qu’ils ont charges de traquer en défonçant les commerces et en les vidant de leur contenu. Cela au vu et au su de la hiérarchie.
Le GOHA condamne les arrestations des citoyens qui n’ont eu pour tort que de solliciter le maintien d’un Etat de droit dans notre pays. C’est pourquoi, le GOHA réaffirme son adhésion totale à la lutte du FNDC et invite tous ses membres à apporter tout le soutien nécessaire afin que triomphe le pouvoir du peuple.
Ensemble, nous vaincrons ; divisés, ils vaincront.
Que Dieu apporte son assistance bienveillante au peuple Guinéen qui en a plus que besoin face à ceux qui prêchent la division.
Conakry le 17 octobre 2019
Le président
Chérif Mohamed Abdallah

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