FNDC-Boké : « nous manifesterons, même si les forces de l’ordre vont nous marcher dessus »

10 octobre 2019 à 11 11 09 100910
Lamarana Bah, coordinateur régional du FNDC à Boké

« Les jeunes de Boké sont des chômeurs, on n’a pas le courant et nos infrastructures sociales sont mal entretenues. Il y a 14 sociétés minières implantées ici, mais les fils de Boké ne profitent de rien. Il faut que Alpha Condé quitte le pouvoir en 2020 et c’est non négociable ». Tels sont les propos de Lamarana Bah, le coordinateur régional du FNDC à Boké. Il l’a dit ce mercredi 09 octobre 2019, à l’occasion d’un entretien avec un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cet opposant à un troisième mandat pour le président Alpha Condé promet que Boké va répondre effectivement lundi prochain à l’appel à manifester lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution. « Nos militants sont prêts. Nous on n’a pas besoin d’aller chercher quelqu’un, la grande majorité des guinéens sont contre le changement de la constitution, car cela va donner forcément un troisième mandat à monsieur Alpha Condé. Et nous voulons la démocratie et l’alternance, pas la dictature ni la monarchie », soutient-il.

Le gouvernement a déjà annoncé que les manifestations appelées par le FNDC ne seront pas autorisées. Ce qui laisse présager d’éventuelles violences. Mais, cela ne décourage pas Lamarana Bah et son groupe. « On n’a pas peur des forces de l’ordre. Car ce sont nos frères. Ils ont leurs frères et leurs fils parmi nous. Alors, s’ils sont prêts à assassiner leurs parents, ils n’ont qu’à le faire. Mais, sachez que si ça arrive, c’est Alpha Condé qui sera le responsable. En tout cas, nous manifesterons le lundi, même si les forces de l’ordre vont nous marcher dessus », a dit le coordinateur du FNDC à Boké.

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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Consultations nationales : voici le rapport que le PM a adressé au chef de l’Etat

10 octobre 2019 à 10 10 43 104310

Ce rapport synthèse fait suite à l’Adresse à la Nation de Son Excellence Pr. Alpha Condé, président de la République, chef de l’Etat, le 04 septembre 2019, dans laquelle il a donné le mandat au Premier ministre, chef du Gouvernement, de mener des consultations sur les sujets de préoccupations nationales.

Suite à sa déclaration, consécutive à l’Adresse du Chef de l’Etat, le 09 septembre 2019, ces consultations se sont déroulées du 10 au 30 septembre 2019.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose la synthèse des consultations et la compilation des supports écrits :

Synthèse des Consultations

Consultations- Compilation des supports écrits

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Démocratie en péril en Guinée : le FNDC fait la manche

8 octobre 2019 à 16 04 32 103210

Après avoir annoncé le début des manifestations contre un troisième mandat pour Alpha Condé ou le premier d’une nouvelle République, le FNDC tend la main ! Composé de partis politiques et d’organisations de la société civile, le Front national pour la défense de la démocratie compte sur la générosité des Guinéens et des démocrates du monde pour garnir ses caisses.

Guineematin.com vous propose ci-dessous et « gratuitement » le communiqué du FNDC

Guinée : contribution financière pour le FNDC

“En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non”. Article 27.

L’alternance démocratique consacrée par la constitution de 2010 est fortement menacée. Le Président Alpha Condé, âgé de 81 ans, démocratiquement élu en 2010, puis en 2015, veut changer la constitution pour se maintenir au pouvoir au-delà de la fin de son second et dernier mandat en décembre 2020.

En réponse à cette grave situation qui hypothèque la paix, la cohésion sociale et la stabilité des institutions, le FNDC s’est constitué pour s’opposer à toute forme de tripatouillage de la constitution guinéenne en vue d’offrir à Monsieur Alpha Condé, une présidence à vie.

Qu’est-ce que le FNDC ?

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) est un mouvement citoyen de masse dont l’objectif est la défense de l’intangibilité constitutionnelle de l’article 27 qui dispose que : “Le président de la République est élu au suffrage universel direct. La durée de son mandat est de cinq ans, renouvelable une fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non”.

Le FNDC a été lancé le 03 avril 2019 et regroupe : la société civile, des syndicats, des partis politiques, des avocats, des associations de femmes et de jeunes, des organisations socio-professionnelles, des universitaires, des artistes, des citoyens engagés et autres…

Pourquoi cette campagne de collecte ?

En dépit de l’adhésion massive au FNDC et de la mobilisation résolue des populations dans toutes les régions du pays, le combat est loin d’être gagné. Car, pour des intérêts égoïstes, les ennemis de la démocratie sont déterminés à opérer un coup d’Etat constitutionnel. Ils détournent des ressources publiques et utilisent illégalement d’importants moyens de l’Etat pour corrompre, faire la propagande et réprimer toute forme de contestation.

Au regard du développement de la situation qui prévaut, le combat du FNDC doit impérativement passer à un stade supérieur et crucial. Cela exige la mobilisation de ressources adéquates sous la forme d’une contribution volontaire. Cette campagne de levée de fonds dénommée Contribution Financière Citoyenne (CFC) s’adresse à tous nos compatriotes où qu’ils soient, à tous les défenseurs de la cause guinéenne ainsi qu’à tous les amis de la démocratie à travers le monde.

A quoi serviront les fonds collectés ?

Les fonds collectés serviront à financer les activités et actions de mobilisations citoyennes qui vont s’intensifier dans les jours et semaines à venir. Il s’agit de l’organisation des manifestations, de la logistique, des divers frais de coordinations, de l’assistance judiciaire et médicale, de la communication, de transport, etc…

Quel que soit le montant de votre contribution, il sera vivement apprécié. Car ce sera un don qui servira à défendre la démocratique, la stabilité de la Guinée mais aussi à aider des personnes victimes ou menacées de répression.

Pour plus de détails, cliquez sur la vidéo Les raisons de la collecte des fonds du #FNDC pour écouter le message du Coordinateur National du FNDC. Et cliquez sur ce lien pour faire votre contribution citoyenne

https://www.gofundme.com/f/guinee-contribution-financiere-contre-un-3eme-man?teamInvite=0gKOWUdGrTief5V75NUUQyBmrgBjrEWsBGT1nG6Q8n3I4GWjNX4li26zfj2B6YsA

Exprimez votre engagement et solidarité en scandant : Amoulanfé ! (ça ne marchera pas) !

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !

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Non à un 3ème mandat : les Guinéens dans la rue à partir du 14 octobre

7 octobre 2019 à 12 12 57 105710

Le front national pour la défense de la Constitution met sa menace à exécution. Des manifestations vont commencer le 14 octobre 2019 pour contraindre le président Alpha Condé à respecter la Constitution guinéenne en quittant le pouvoir à la fin de son deuxième et dernier mandat, en 2020, a appris Guineematin.

L’annonce a été faite dans la matinée de ce lundi, 07 octobre 2019, au siège de la PECUD, à Kipé, dans la commune de Ratoma en présence des principaux leaders de l’opposition guinéenne dont Cellou Dalein Diallo de l’UFDG et Sidya Touré de l’UFR.

A préciser que ces manifestations devraient être organisées par le FNDC sur toute l’étendue du territoire guinéen et dans les ambassade de la Guinée à l’étranger.

Arrivé au pouvoir en décembre 2010, le président Alpha Condé veut changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Mais, dans leur écrasante majorité, les Guinéens s’opposent à cette velléité et exigent le respect de la Constitution.

A suivre !

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Dr Faza Diallo tacle Pouvoir et Opposition : « ils sont en train de tirer le pays vers le bas »

15 septembre 2019 à 13 01 46 09469

Le 1er vice-président du Conseil Préfectoral de Développement (CPD) de Boké, Dr Mohamed Faza Diallo, se dit très déçu des acteurs politiques guinéens. Selon lui, au lieu de parler du développement de notre pays, leurs débats sont orientés ailleurs, notamment sur le contesté projet de nouvelle Constitution.

Dans un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com, Dr Diallo a dénoncé l’attitude des acteurs politiques, qui ont tous versé dans l’ethno-stratégie. Il a été également question dans cet entretien du parcours politique de Dr Diallo et de ce qu’il ambitionne pour la Guinée.

Guineematin.com : vous êtes un ancien membre du comité directeur du Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP), un parti politique dirigé à l’époque par feu Aboubacar Somparé, ancien président de l’Assemblée nationale sous le régime de Lansana Conté. Que pouvez-vous nous dire de votre parcours politique ?

Dr Mohamed Faza Diallo : merci de me donner la parole. Par rapport à ça, dès l’annonce de la création des partis politiques, j’ai été approché par mon grand frère et ami, Aboubacar Somparé, avec certains cadres, pour créer le parti politique qu’on a fini par appeler le Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès. Maintenant, nous avons passé un an au sein de ce parti à réfléchir à comment arriver à l’unité nationale, à la cohésion sociale. C’était notre préoccupation. C’est pour cela que nous l’avons appelé Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès. Et après, ce parti a été phagocyté par le Parti de l’Unité et du Progrès(PUP). Maintenant moi, je suis parti. On a créé, ensemble avec Aboubacar Sylla, actuel porte-parole du gouvernement, qui était à l’époque secrétaire général au ministère de l’information, une ONG que nous avons appelée APD (Association Paix et Développement). De mon souvenir, c’est l’une des premières structures en termes de société civile, qui devait intervenir entre le pouvoir et l’opposition en tant qu’élément de la société civile. Après ça, il y a eu dislocation. J’ai intégré l’UNR (Union pour la Nouvelle République) de feu Bah Mamadou avec lequel on a évolué pendant longtemps. Et pendant mon séjour à Boké, j’étais là-bas, on a évolué. Il y avait le Front de Lutte et de Gouvernement (FLUG) qui était constitué de l’UNR, du RPG et du PGP d’Abdoulaye Portos Diallo. C’est à l’époque, en 1992, qu’il y a eu la visite des différents leaders : Bah Mamadou, le professeur Alpha Condé, Siradiou Diallo. Et cette année-là, j’ai eu le courage de faire l’interprète entre le professeur Alpha Condé et la population.

Guineematin.com : on voit d’ailleurs une photo de vous avec l’actuel Chef de l’Etat. Aujourd’hui, quel regard avez-vous de la situation sociopolitique de la Guinée ?

Dr Mohamed Faza Diallo : oui effectivement, j’étais très collé à la dénomination des partis politiques. Si je prends le RPG, c’était extrêmement intéressant du point de vue contenu, on voyait la physionomie des partis politiques, Bâ Mamadou avec l’UNR, là aussi on était très collé au sigle. On voyait la mise en œuvre par rapport à ça. Avec Aboubacar Sylla aussi, on a fait beaucoup de choses pour renforcer l’unité nationale dans le pays. Mais à l’état actuel, je suis très déçu de la situation politique dans son ensemble, tant du côté du pouvoir que du côté de l’opposition. Parce que tout le monde est en train de tirer le pays vers le bas, dans des positions d’ethno-stratégie ; ce qui ne devrait pas être le cas. Il n’y a pas de réflexion en termes d’unité nationale, il n’y a pas de réflexion en termes de cohésion sociale, il n’y a pas de schéma en termes de développement cohérent. Et ça, ça me fait mal. Parce que si vous voyez comment nos parents ont fonctionné, ça ne posait pas de problème d’alternance. Nous, on est là aujourd’hui, on est bloqué par rapport à ça. Ça nous pose problème.

Guineematin.com : aujourd’hui, le président Alpha Condé est à son second et dernier mandat. Quel regard avez-vous de la gouvernance du Chef de l’Etat ?

Dr Mohamed Faza Diallo : par rapport à la gouvernance du professeur Alpha Condé depuis son accession au pouvoir, je m’attendais d’abord à une structuration cohérente du gouvernement avec les engagements de développement à l’état actuel. Je prends un exemple concret avec le ministère de la Santé qui a des objectifs à atteindre, comme la couverture sanitaire universelle. On ne peut pas aller à la couverture sanitaire universelle lorsqu’on fait une dissociation du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Parce que qui dit couverture sanitaire universelle, dit des approches qui permettent à chaque citoyen d’avoir accès à un système de santé : la prise en charge des indigents, la prise en charge des handicapés, par rapport à un système de santé, doit être rapproché. De l’autre côté, le ministère de la Culture devait être le levier du développement du pays. Associés aujourd’hui culture et rapport, moi je pense que ça ne se doit pas. Parce qu’on se focalise beaucoup plus sur le sport. Si on se focalisait beaucoup plus sur la culture, ça aurait été le levier du développement. Moi je retiens toujours ce qu’Amical Cabral disait lorsqu’on lui a demandé pourquoi il a engagé la lutte de libération nationale. Il dit que « la lutte de libération nationale est un acte de culture ». Donc, c’est au-delà de toute cette photocopie, les festivals. La culture devait être le fondement de notre développement. Regardez le petit jeu qu’on a commencé aujourd’hui, par la réhabilitation du tissu traditionnel, ce que ça fait. Et aujourd’hui, le Burkina est allé plus loin : il y a un décret qui a interdit de porter toute autre tenue en dehors du tissu traditionnel en conseil des ministres, à l’Assemblée nationale. Ce pays-là, c’est des valeurs… Ils consomment tout le coton qu’ils produisent. Et ça réhabilite, c’est comme une activité génératrice de revenu. Ils se donnent une place à l’internationale. Voici les schémas pour lesquels nous aussi on aurait pu faire à travers un ministère de la Culture fort, mais qui ne soit pas là à réhabiliter des histoires de festivals nationaux. Je m’attendais aussi à un système éducatif qui soit révisé. Parce qu’aujourd’hui, le niveau de formation qu’on a est très bas. C’est seulement le ministère de l’Enseignement Supérieur qui est en train de faire des réformes courageuses que j’apprécie. Le ministère de l’Enseignement Technique devait faire la même chose, le ministère de l’Enseignement pré-universitaire la même chose. Parce que j’ai suivi des situations de diagnostic au niveau de l’Enseignement pré-universitaire, il y a des enseignants qui ne devraient pas être en situation de classe parce qu’ils ne peuvent pas enseigner correctement. Aujourd’hui, avec cette gouvernance, nous rentrons dans la diversion. On est focalisé sur un problème de constitution, de 3ème mandat et on veut occulter ce qu’on est appelé à faire d’ici 2020. Moi je pense qu’il ne faudrait pas que ça soit mis de côté. Il faut qu’on parle des objectifs de développement. Quitte en 2020 qu’il parte ou qu’il reste.

Guineematin.com : concrètement, qu’est-ce que vous souhaitez pour la Guinée ?

Dr Mohamed Faza Diallo : ce que je souhaite pour la Guinée, c’est que les guinéens doivent se souvenir qu’il y a des attentes, que ces problèmes de considérations ethniques, c’est du très bas niveau. Je vais vous dire une chose, les sociologues disent que l’ethnie est culturelle. Je vous le confirme. Je prends l’exemple de Cellou Dalein aujourd’hui : vous savez que c’est par un phénomène matriarcal que Cellou est Diallo. Sinon, dans les conditions normales, il doit porter le nom Souaré. Moi, je ne vois pas de raisons pour lesquelles les ethnies s’opposent les unes contre les autres. Encore plus, est-ce que vous savez le pacte qui lie la famille de Sidya Touré à la famille Diakhaby de Labé et la famille de Karamoko Alpha Mo Labé ? Il est interdit, en tant que pacte, qu’on verse une seule goûte du sang de la famille Diakhaby dans le territoire de Labé. Karamoko Alpha Mo Labé a maudit tout cela. Ce sont des pactes actés et qui font la cohésion sociale. Pourquoi nous, on ne peut pas s’inspirer de ces modèles pour vivre ensemble, d’une manière cohérente ?

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Lutte anti 3ème mandat : les leaders du FNDC devant la presse demain, jeudi

4 septembre 2019 à 17 05 16 09169

Les leaders du Front National pour la Défense de la Constitution vont animer une nouvelle conférence de presse demain, jeudi 05 septembre 2019, à Conakry. Les opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé pourrait mettre l’occasion à profit pour annoncer des actions d’envergure en vue de barrer la route au référendum constitutionnel prévu par le pouvoir, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

La mobilisation se poursuit aussi bien chez les promoteurs que chez les opposants au projet de nouvelle constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Après leur conférence organisée la semaine dernière et qui avait connu la présence de nombreux citoyens, les leaders du FNDC se retrouvent demain encore au même endroit. C’est-à-dire dans l’amphithéâtre Malick Condé de l’Université Kofi Annan de Guinée, à 12 heures.

Cette fois, leurs militants ne sont pas conviés à la rencontre. Les leaders politiques, de la société civile, des syndicats… membres du Front National pour la Défense de la Constitution seront uniquement devant les médias. Ils vont certainement annoncer à cette occasion, des actions d’envergure à mener sur le terrain pour barrer la route au changement de constitution voulu par Alpha Condé et son régime.

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte marqué par des informations, annonçant que le chef de l’Etat guinéen va, enfin, briser le silence sur le sujet qui polémique depuis de longs mois dans le pays. Alpha Condé devrait prendre la parole demain pour annoncer clairement son intention de soumettre une constitution au peuple de Guinée. Si tout cela s’avère, la Guinée pourrait retomber dans un nouveau cycle de violences à l’issue incertaine.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Synergie pour la liberté de la presse en Guinée : communiqué de Guineematin.com

29 août 2019 à 10 10 21 08218
Nouhou Baldé, Fondateur et Administrateur Général de Guineematin.com

Dans le cadre de la lutte pour la défense de la liberté de la presse en République de Guinée, les radios privées et sites d’informations du pays organisent une synergie ce jeudi 29 août 2019. Ce, conformément au communiqué conjoint du 22 août 2019 des Organisations professionnelles de Médias en Guinée.

Ainsi, les publications sur notre site d’informations générales www.guineematin.com et nos réseaux sociaux, notamment la page Facebook officielle seront suspendues pendant deux heures (de 11 heures à 13 heures) pour mettre en live la synergie des radios et sites qui émettront à partir du studio Maséco Condé de Sabari Fm.

Il est demandé à tous les reporters et correspondants de Guineematin.com (qui ont l’habitude de faire des lives) de se conformer à l’esprit et à la lettre du présent communiqué.

Conakry, le 29 août 2019

Nouhou Baldé

Fondateur et Administrateur Général de Guineematin.com

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Une femme pour remplacer Alpha Condé en 2020 ? Marthe Dèdè Bokony Koïvogui, candidate !

3 août 2019 à 13 01 29 08298

C’est en 2020 que prendra fin le pouvoir d’Alpha Condé, qui a prêté serment à la tête de la République de Guinée le 21 décembre 2010 pour son premier mandat. Le champion du RPG arc-en-ciel renouvellera son bail à la présidence guinéenne en 2015, avec un coup KO. Il ne lui reste donc qu’un an et quelques mois pour passer la main à un (e) autre fils (fille) du pays.

Evidemment, ces derniers temps, plusieurs caciques du régime actuel crient à Conakry et à l’intérieur du pays que le Professeur Alpha Condé devrait continue à diriger la Guinée au-delà de ces deux mandats ; mais, la Constitution de la République de Guinée l’en interdit et le peuple ne le laissera sans doute pas remettre en cause la paix et la stabilité du pays pour seulement permettre à un clan de s’enrichir sur le dos des pauvres populations. Même si, en attendant la fin de son mandat, beaucoup de Guinéens cherchent à profiter du financement de la campagne de « sensibilisation pour une nouvelle constitution », en faisant croire qu’ils soutiennent sérieusement cette volonté du chef de l’Etat de mourir au pouvoir à l’image de ses prédécesseurs : Sékou Touré et Lansana Conté.

Convaincue que ce projet est mort-né, madame Marthe Dèdè Bokony Koïvogui, qui vit actuellement en France, a annoncé ce samedi, 3 août 2019, son intention de briguer la magistrature suprême de notre pays en 2020.

Très connue, avant même sa récente candidature aux élections locales pour la commune de Macenta, cette fille de diplomates, née au Caire (Egypte)- aujourd’hui mère de famille (avec 6 enfants) et même grand-mère- veut partager sa riche carrière européenne avec ses frères et sœurs de la Guinée.

A suivre !

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DIRE LA VÉRITÉ SUR LA REFORME CONSTITUTIONNELLE ENVISAGÉE : c’est dénoncer la fraude à la Constitution

1 juillet 2019 à 15 03 37 07377
Maître Amadou DIALLO et Nadia NAHMAN
Maître Amadou DIALLO et Nadia NAHMAN

Libre Opinion : Dans une lettre adressée à l’intégralité des membres du corps diplomatique guinéens, le Ministre des Affaires étrangères a donné l’instruction de faire un plaidoyer auprès des autorités et institutions auxquelles ils sont accrédités sur l’opportunité et la nécessité d’adopter une nouvelle Constitution en République de Guinée. A cet effet, il leur a transmis une note sur la nouvelle Constitution qui expose les principaux motifs, la procédure à envisager et les innovations à proposer.

Face à cette volonté désormais officielle de tripatouillage de la Constitution en vigueur pour permettre au Président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir au-delà de son second et dernier mandat, les citoyens guinéens et les observateurs étrangers avertis sur le sujet ont le devoir de dire la vérité et de dénoncer la fraude à la Constitution.

La visée légitimatrice d’une telle démarche est au cœur de l’instrumentalisation par l’Exécutif de la Constitution aux fins de la monopolisation pure et simple du pouvoir et de la sanctuarisation présidentielle.

Sans reprendre les solides arguments mobilisés par Maître Traoré auxquels les auteurs de cet article souscrivent pleinement, la présente contribution s’attache à mettre en évidence le caractère délibérément fallacieux des développements portant sur les innovations que contiendront la nouvelle Constitution sous prétexte de l’élargissement du champ d’application des lois et des libertés fondamentales (I), la corrélation établie entre les accords politiques et la dénaturation de la Constitution (II) et enfin la définition du contenu du mandat octroyé au Conseil National de Transition (CNT) (III).

I – Les innovations à apporter par la nouvelle Constitution

L’objectif ici est de démontrer que l’essentiel des prétendues innovations que viendrait à introduire la nouvelle Constitution existe déjà dans l’actuelle et dans les engagements communautaires, régionaux et internationaux souscrits par la République de Guinée, les rendant ainsi superfétatoires. Il convient simplement d’appliquer le cadre constitutionnel, régional et international existant et de rendre ses dispositions effectives.

La note dont il est question fait état de l’intégration de la question environnementale et de la biodiversité dans le bloc de constitutionnalité qu’elle présente comme une innovation. Or, l’article 16 de la Constitution actuelle stipule que « toute personne a droit à un environnement sain et durable et a le devoir de le défendre ». L’État veille à la protection de l’environnement. » Le bloc de constitutionnalité renvoyant au fait que la Constitution ne se limite pas aux articles numérotés qui la composent dans ses différents titres mais intègre les textes auxquels fait référence son préambule, un tel argument est par conséquent inopérant. Ce qui est présenté comme innovation est déjà consacré par le texte de la Constitution et son contenu peut être appliqué par voie prétorienne au moyen d’une interprétation extensive du juge.

En outre, l’argument faisant état de l’absence de réaffirmation de la vocation panafricaniste de l’actuelle Constitution contrairement aux précédentes et du principe de laïcité, relève d’une malhonnêteté intellectuelle saisissante alors même que le panafricanisme est prévu au Préambule de la Constitution en vigueur, lequel fait partie du bloc de constitutionnalité. Il y est affirmé que le peuple de Guinée « proclame son attachement à la cause de l’unité africaine, de l’intégration sous régionale et régionale du continent ». En ce qui concerne la laïcité, l’article premier indique que « la Guinée est une République unitaire, indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

Relativement à la nécessité d’intégrer des dispositions relatives à l’interdiction du travail des enfants et aux droits des enfants de manière générale, il sied de rappeler que la Guinée a ratifié la Convention sur le droit des enfants le 13 juillet 1990 et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant le 27 mai 1999 dont les dispositions s’imposent à elle.

Il en est de même pour la consécration constitutionnelle du dialogue dans le milieu du travail qui est déjà garanti par la Loi fondamentale en vigueur en son article 58 alinéa 3, lequel dispose : « Le premier ministre est responsable de la promotion du dialogue social et veille à l’application des accords avec les partenaires sociaux et les partis politiques ». Quant au renforcement de l’égalité des droits entre l’homme et la femme, l’article 8 de la Constitution indique : « Tous les êtres humains sont égaux devant la loi. Les hommes et les femmes ont les mêmes droits ». Il convient de préciser que la parité homme femme qui vient d’être instituée par une loi votée récemment par l’Assemblée Nationale n’a pas besoin d’être consacrée par une nouvelle Constitution étant entendu qu’elle constitue une déclinaison de l’article 8.

Il en est de même des autres prétendues innovations évoquées dans la note qui peuvent, si elles sont jugées pertinentes, recevoir une consécration constitutionnelle dans le cadre d’une révision de la Constitution en vigueur. Les promoteurs de la nouvelle Constitution savent cela mais leur objectif c’est de contourner par ce biais les dispositions intangibles de la Constitution en vigueur qui garantissent notamment le principe de l’alternance démocratique ; d’où la fraude à la Constitution.

II – La corrélation établie entre les accords politiques et la dénaturation de la Constitution

Depuis l’entrée en fonction, le 21 décembre 2010, du Président de la République, Monsieur Alpha CONDE, la violation caractérisée et récurrente des droits de l’homme, des principes démocratiques et de l’État de droit est érigée en règle de gouvernance. C’est le défaut d’application systématique des dispositions constitutionnelles qui garantissent les droits fondamentaux des citoyens et du calendrier électoral qui conduit à la conclusion d’accords politiques de sortie de crise avec pour conséquences la fragilisation et la défiance de nos institutions. En effet, ces accords politiques sont l’émanation de la violation systématique des droits constitutionnels des citoyens : le droit à l’exercice des libertés publiques (notamment la liberté de réunion, d’association et le droit de manifestation), le droit de participer à des élections libres, inclusives, régulières et transparentes, la protection et la garantie du droit de propriété etc. Le seul mal dont souffre la Constitution actuelle et l’urgence du moment à laquelle il convient de pallier sont bien le déficit d’effectivité dans l’application de ses dispositions.

III – La définition du contenu du mandat octroyé au Conseil National de Transition (CNT)

Pour contrecarrer l’argumentation fondée sur le fait que la Constitution de 2010 n’aurait pas eu l’approbation du peuple souverain, nous reproduisons ici l’article 1er de l’Ordonnance no 006 du 7 mars 2010 portant attributions et composition du Conseil National de la Transition (CNT) qui dispose : « Le Conseil National de la Transition (CNT) créée par l’Ordonnance no 001 du 9 février 2010 est un organe politique délibérant qui assume les fonctions et missions ci-après :

1 – Procéder à la relecture et à l’adoption des dispositions constitutionnelles, des lois organiques et des textes électoraux relatifs au bon déroulement du processus électoral ;

2 – Jouer tout rôle législatif en rapport avec le processus de la transition ;

3 – Assurer le suivi et l’évaluation de l’action gouvernementale ;

4 – Suivre l’évolution du processus électoral en particulier les activités de la CENI ;

5 – Contribuer à la réconciliation nationale ».

Relativement au mandat du CNT, il convient ainsi de mentionner qu’il était question d’une relecture de la Loi Fondamentale de 1990 ou d’un toilettage. C’est par commodité de langage que le recours à la mention de nouvelle Constitution s’est imposé sans toutefois correspondre à la réalité juridique. En effet, sous l’angle strictement juridique, toilettage et relecture ne peuvent équivaloir à une nouvelle Constitution. De tels éléments de clarification sont d’autant plus importants à apporter qu’ils remettent en question le cœur même de l’argumentaire des tenants d’une nouvelle Constitution.

Aussi, sied-il de rappeler que le consensus national qui a prévalu au moment de l’adoption de la Constitution du 7 mai 2010 était tel qu’aucun des acteurs politiques, ni des forces vives de la nation n’a appelé ouvertement à voter contre.

En définitive, il a été indiqué moult fois que les insuffisances et les lacunes de la Constitution peuvent être corrigées par voie de révision et qu’aucune circonstance de fait et/ou de droit ne permet de fonder légalement l’élaboration d’une nouvelle Constitution.

Si la protection de la Constitution et l’effectivité de l’application de ses dispositions dépendent en réalité de son appropriation par les organes politiques et juridictionnels, elles sont tout aussi tributaires de l’importance que tous les citoyens, sans distinction, lui accordent. Une démocratie ne peut vivre sans qu’il y ait de la part et à l’intérieur de chaque citoyen une vigilance perpétuelle par rapport au pouvoir. C’est à ce cet appel à la vigilance que les citoyens Nadia Nahman et Maître Amadou Diallo ont tenté de répondre au travers de cette contribution conjointe.

Article co-rédigé par Nadia NAHMAN et Maître Amadou DIALLO

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Enjeux et défis démocratiques en Guinée : ce que la BAC veut pour la Guinée

1 juillet 2019 à 9 09 32 07327

La dynamique Barrière pour une Alternance Citoyenne (BAC) a été lancée hier, dimanche 30 juin 2019, à Conakry. Cette plateforme a été mise en place par plusieurs et organisations et mouvements citoyens, avec comme objectif de travailler pour une alternative crédible en Guinée. A l’occasion de son lancement officiel, la structure a organisé justement une conférence-débat sur le thème : « Enjeux et défis démocratiques en Guinée : alternance ou alternative ? », a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pierre Goa Zoumanigui, coordinateur national du mouvement Rouge Jeune Vert et un des membres fondateurs de la BAC
Pierre Goa Zoumanigui, coordinateur national du mouvement Rouge Jeune Vert et un des membres fondateurs de la BAC

Dans son intervention, Pierre Goa Zoumanigui, coordinateur national du mouvement Rouge Jeune Vert et un des membres fondateurs de la BAC, a dit que cette dynamique a été créée par les jeunes, en vue d’apporter leur contribution au développement socio-économique du pays. « La mission principale, c’est de faire de sorte qu’en Guinée, il n’y ait pas seulement que la focalisation que sur l’alternance, parce que l’alternance pour nous, c’est des éléments d’une même série. C’est-à-dire remplacer par exemple la mouvance par l’opposition. Pour nous, il faudrait un projet alternatif, il faut une alternative au système politique en Guinée pour que le développement en Guinée soit possible.

En 2009, tout le combat que nous avons tous fait en Guinée : journalistes, société civile, partis politiques, était que l’opposition puisse arriver au pouvoir. Et, l’opposant historique est arrivé au pouvoir. Donc, pourquoi voudrions-nous encore qu’une autre opposition arrive au pouvoir, pourquoi ne pas parler de l’alternative ? Donc, c’est pourquoi nous sommes entièrement investis dans l’alternative puisque si on s’entend, c’est de dire encore que l’opposition arrive au pouvoir et l’opposition est déjà arrivée au pouvoir. Donc, puisque 2020 ouvre encore une nouvelle voie pour un changement dans notre pays, essayons pour que ce changement soit une alternative », a-t-il dit.

En ce qui concerne le débat en cours autour du projet de changement de la constitution actuelle disent être membres ou alliés d’aucun mouvement crées pour barrer la route à ce projet. Mais, ils soulignent qu’ils sont déterminés à défendre les acquis de l’actuelle constitution. « Nous sommes dans le camp de l’alternative pure et simple. Nous ne sommes pas alliés, nous n’allons pas nous allier, mais en réalité ce qui reste clair nous sommes légalistes. Nous sommes sûrs que notre constitution a des acquis, et lorsque quelqu’un aura besoin de nous dans le cadre des acquis de la défense de la constitution, nous répondrons. Mais le débat, nous ne sommes pas dedans, l’alignement, nous ne sommes pas dedans.

Nous nous battons pour présenter une alternative et je vous assure, avec cette barrière, en 2020 il y aura une alternative. Notre stratégie est simple : il faudra informer, former et sensibiliser pour qu’il y ait une masse capable de connaitre le choix. Parce que si vous n’avez pas de possibilité de choix, en réalité ça veut dire que ça ne marche pas. Donc, former, informer, sensibiliser pour créer une masse critique capable de faire le choix, capable de connaître celui qui a un projet, capable de renoncer à l’homme providentiel au profit du projet », a indiqué Pierre Goa Zoumanigui.

Oumar Camara, maire de la commune urbaine de Faranah,
Oumar Camara, maire de la commune urbaine de Faranah

Présent en tant qu’un des panelistes, Oumar Camara, maire de la commune urbaine de Faranah, a partagé avec les participants l’expérience de sa localité. Il a invité les jeunes à prendre leur destin en main afin d’être les acteurs de leur propre destin. « Il est important maintenant que la jeunesse commence à se repositionner parce que l’avenir de ce pays nous appartient. Il faut que la jeunesse ait confiance en elle-même. Il faut que la jeunesse reconsidère sa position pour ne pas se laisser manipuler par les politiciens. Et, tout ce que nous devons faire, c’est de placer la Guinée devant. En faisant cela, nous allons réussir notre pari », a-t-il conseillé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Alpha Condé veut changer la constitution : la réaction de Fodé Oussou

28 juin 2019 à 11 11 25 06256

Jusque-là muet sur la question, le président Alpha Condé a déclaré clairement qu’il va changer l’actuelle constitution, dont le seul but est de s’octroyer un troisième mandat. Même si les intentions du chef de l’Etat guinéen étaient connues à travers ses différentes prises de positions, c’est la première fois qu’il annonce clairement sa volonté de le faire. C’était lors du conseil des ministres d’hier, jeudi 27 juin 2019.

Au lendemain de cette sortie, des réactions se font entendre à Conakry. Interrogé sur le sujet par Guineematin.com, l’honorable Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, considère cette déclaration du président de la République comme un non-événement. Pour l’opposant, Alpha Condé n’a rien dit et rien fait de nouveau et qu’il faut attendre qu’il engage la procédure pour réagir.

Décryptage !

Guineematin.com : le président Alpha Condé a dit clairement hier, en conseil des ministres, qu’il va changer la constitution. Vous êtes de l’opposition et vous êtes catégoriquement opposés à ce projet, que représente cette annonce pour vous ?

Dr Fodé Oussou Fofana : je précise d’abord que ce n’est pas hier que monsieur Alpha Condé a prouvé au peuple de Guinée qu’il a l’intention de changer la constitution. Depuis qu’il a eu son second mandat, il a commencé à réfléchir sur comment s’éterniser au pouvoir. Tous les discours qu’il a tenus quand il était président de l’Union Africaine en disant que les gens ne doivent pas se mêler dans les affaires intérieures d’un pays, allaient dans ce sens.

Maintenant, moi je souhaite que tous les membres du gouvernement qui ne sont encore ni à gauche ni à droite se prononcent pour donner leur position. Il y a beaucoup de membres du gouvernement qu’on n’a pas encore entendus, ils doivent s’exprimer pour dire s’ils sont pour ou s’ils sont contre ce projet de changement de constitution.

Guineematin.com : mais le Premier a dit, lors de sa dernière conférence de presse, que l’ensemble des membres du gouvernement sont d’accord ; le compte-rendu du conseil des ministres d’hier l’a réitéré, et on a entendu aucun ministre dire non moi je ne suis pas d’accord. Et, comme le dit le dicton, qui ne dit rien consent.

Dr Fodé Oussou Fofana : vous savez, nous connaissons notre pays, il ne faut que demain, lorsque la situation va changer, que ces gens-là viennent dire est-ce que vous m’avez entendu dire que je suis d’accord, moi j’étais contre. Donc, que les gens assument leur position. Il y a déjà beaucoup qui assument, mais il y en a d’autres qui n’ont jamais rien dit là-dessus.

Guineematin.com : pour vous, c’est la position de ces membres du gouvernement qui est importante ou celle du président Alpha Condé ? Le président dit qu’il veut changer la constitution. N’est-ce pas suffisant pour vous ?

Dr Fodé Oussou Fofana : écoutez ! Le fait dire j’ai pris acte, pour moi, ne veut rien dire. Mais, ce qu’il faut dire, c’est que monsieur Alpha Condé n’a jamais été aussi isolé comme il l’est aujourd’hui avec cette affaire de troisième mandat. Il est complètement isolé par ses amis, par la communauté internationale, par le monde entier. Personne n’est pour ce troisième mandat. Ceux qui sont pour le troisième mandat, ce sont les pyromanes qui sont à côté de lui. Tout simplement parce que si monsieur Alpha Condé n’est pas président de la Guinée en 2020, ils n’auront plus l’occasion de voler ce qu’ils sont en train de voler aujourd’hui. Donc pour nous, le fait de dire qu’il prend acte, ça ne veut rien dire.

Guineematin.com : si cela n’est pas suffisant pour vous, qu’attendez-vous alors ?

Dr Fodé Oussou Fofana : nous attendons sa déclaration officielle, nous attendons que monsieur Alpha Condé engage la procédure pour un référendum. Je n’ai aucun doute que monsieur Alpha Condé veut la constitution pour s’éterniser au pouvoir, mais quand un problème est posé, il y a un fond et une forme. Dans le fond, tout le monde sait que monsieur Alpha Condé veut changer la constitution, il s’est battu pendant 5 ans pour ça. Quand il disait qu’il faut laisser l’Afrique prendre son destin en main, il ne parlait pas de l’Afrique, il parlait de lui-même ; quand il disait qu’on ne doit pas se mêler des problèmes internes des pays, il ne parlait pas de l’Afrique, il parlait de la Guinée. Donc, dans le fond les intentions sont bien connues.

Mais, il y a une forme, et c’est ce que nous attendons. La forme, c’est le fait qu’il se déclare lui-même et qu’il prenne des dispositions pour aller vers l’organisation du référendum constitutionnel. Pour moi, jusqu’à présent, monsieur Alpha Condé n’a pas franchi le Rubicon, il n’a pas franchi la ligne rouge. Pour moi, le Rubicon, c’est quand monsieur Alpha Condé va sortir officiellement pour dire voilà la date à laquelle je vais organiser le référendum. C’est lui sait comment il va installer les chefs de quartiers avant, c’est lui qui sait comment il va organiser les élections législatives avant, c’est lui qui sait s’il va aller à un référendum sans que tous ces éléments-là soient réglés, c’est lui qui sait de quel droit il va se prévaloir pour changer la constitution.

Et, le jour où il va franchir ce Rubicon, il ne verra pas un parti politique devant lui, il verra devant lui le peuple de Guinée. Il verra que la Guinée ne dépend pas du conseil des ministres, ce ne sont pas les ministres qui vont se retrouver pour décider du sort de la Guinée, c’est le peuple qui décidera. Et, ce peuple-là va lui répondre lorsqu’il va engager le processus d’organisation d’un référendum pour changer la constitution.

Interview réalisée par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Funérailles du maire de Ratoma : Alpha Condé snobe Cellou Dalein

28 juin 2019 à 11 11 15 06156

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, les funérailles de monsieur Souleymane Taran Diallo, le défunt maire de Ratoma (décédé le lundi dernier, 24 juin 2019), sont organisées ce vendredi. Après la levée du corps à la morgue de l’hôpital national Ignace Deen, nous assistons actuellement au symposium organisé à la mémoire de l’ancien élu de l’UFDG, le principal parti de l’opposition guinéenne.

Au-delà des familles politique et biologique du défunt, au moins deux représentants du Gouvernement et d’autres responsables politiques participent à ces funérailles.

Pour sa part, le président de la République y a fait un bref passage. Mais, le professeur Alpha Condé a préféré snober le chef de file de l’opposition guinéenne en allant directement s’asseoir à la place qui lui avait été préalablement réservée ! Même la famille biologique du défunt n’a eu droit aux salutations (et condoléances) du chef de l’Etat qu’après une « intervention » des ministres Boureima Condé (de l’Administration du territoire et de la Décentralisation) et Mamadou Taran Diallo (de l’Unité nationale et de la Citoyenneté). Quelques minutes après son arrivée, le président Alpha Condé a fait annoncer un rendez-vous qu’il aurait à l’aéroport de Conakry avant de quitter le symposium qui se poursuit en ce moment (11 heures) au Palais de Sport du stade du 28 septembre.

A suivre avec Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Levée du corps du maire de Ratoma : Makanera, Boureima Condé, Cellou Dalein… à la morgue

28 juin 2019 à 9 09 47 06476

Décédé tôt dans la matinée du lundi dernier, 24 juin 2019, Souleymane Taran Diallo, le défunt maire de la commune de Ratoma regagnera sa dernière demeure dans l’après-midi de ce vendredi, 28 juin, au cimetière de Hamdallaye.

Mais, avant son inhumation, prévue à 15 heures 30, l’ancien maire de Ratoma bénéficiera d’un symposium au Palais de Sport du stade du 28 septembre et d’un cortège funèbre qui partira du stade du 28 septembre pour la Mosquée Turque de Koloma où la prière funèbre se fera après celle du vendredi.

À la morgue de l’hôpital national Ignace Deen, plusieurs personnalités politiques, membres de la famille politique du défunt sont présents : le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, son épouse, Hadja Halimatou Dalein Diallo, ses collaborateurs Aliou Condé, Elhadj Djouma Bah et aussi les membres de la famille biologique du défunt.

On a également noté la présence d’autres acteurs politiques comme Alhousseny Makanera Kaké, président du FND, Thermo Mamadou Bah, président de la NGC, Dr. Ahmed Tidjane Souaré, ancien Premier ministre.

Du côté du gouvernement, il y a les ministres de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, le Général Boureima Condé et Mamadou Taran Diallo de l’Unité nationale et de la Citoyenneté.

A suivre !

De Kaloum, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Fin de la démocratie en Guinée ? Début de la traque des opposants au 3ème mandat à N’zérékoré

15 juin 2019 à 17 05 19 06196

C’est une nouvelle qui préoccupe tous ceux qui prônent la gouvernance des Etats par des règles démocratiques. Une réunion de haut niveau qui s’est déroulée ce samedi, 15 juin 2019, entre 11 heures et 13 heures, dans la capitale de la Guinée forestière, a décidé d’enclencher la traque de tous les adversaires d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

A en croire un témoin qui s’est confié à un reporter de Guineematin.com, au-delà des autorités locales (Gouverneur, préfet et maire de N’zérékoré), il y avait à cette rencontre plusieurs membres du Gouvernement et des caciques du parti au pouvoir, le RPG arc-en-ciel. C’est le cas des ministres Ibrahima Kourouma, Edouard Niankoye Lamah, Rémy Lamah et Frédéric Loua.

L’objectif de cette rencontre était de faire l’évaluation des dégâts enregistrés à l’occasion de la marche empêchée des opposants au troisième mandat pour Alpha Condé le jeudi dernier et de situer les responsabilités. Comme on le sait, le bras de fer entre les agents des forces de l’ordre et les citoyens qui tenaient à manifester leur opposition à un changement de la constitution guinéenne a entraîné plusieurs dégâts humains (un mort et plusieurs blessés) et matériels (avec le pillage de nombreuses boutiques supposées appartenir à des adversaires du pouvoir).

A l’issue de la réunion de ce samedi, il a été demandé aux chefs des quartiers et des secteurs de s’impliquer pour la traque des membres du Front national pour la défense de la Constitution comme pour arrêter toute contestation d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Pourtant, au cours de leurs démarches légales, les membres de l’antenne locale du FNDC avaient respecter toutes les procédures pour manifester dans la ville comme ceux qui soutiennent un changement de la Constitution. Ils avaient même déposé une plainte contre le Gouverneur, le préfet et le maire de N’zérékoré au niveau de la justice. Mais, aucune suite n’a été donnée à leur démarche judiciaire.

Enfin, beaucoup de citoyens se posent aujourd’hui assez de questions sur l’avenir de la République de Guinée avec cette radicalisation du régime contre tous ceux qui prônent le respect de la Constitution et la liberté de tout citoyen à exprimer son opinion sur la conduite du pays. Surtout depuis la démission du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Cheick Sako…

A suivre !

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Sidya Touré à ses militants : « si le pouvoir vous donne de l’argent, bouffez-le… »

15 juin 2019 à 14 02 23 06236

A l’occasion de l’Assemblée générale de l’UFR de ce samedi, 15 juin, Sidya Touré a dénoncé les achats de conscience, organisés par le pouvoir en place dans le cadre de la promotion d’une nouvelle Constitution. S’adressant à ses militants, massivement mobilisés, Sidya Touré a demandé de prendre cet argent, de l’utiliser, tout en restant constant dans leurs positions derrière l’UFR.

« Le pouvoir est en train de sortir des milliards pour acheter les consciences. Ils accentuent la paupérisation des citoyens ; après, ils viennent vous proposer cinq millions, un million ou deux cent mille francs guinéens », a déploré l’ancien Haut Représentant du président Alpha Condé.

Selon le patron de l’UFR, tout montant proposé aux militants doit être perçu et dépensé, sans arrière-pensée. « Utilisez cet argent ; mais, restez vous-mêmes ».

Plus loin, Sidya Touré a félicité ses militants qui ont fait preuve d’engagement depuis trois mois contre une nouvelle Constitution. Ce leader très déterminé à combattre une présidence à vie pour le chef de l’Etat actuel a demandé à ses partisans de continuer le combat contre le 3ème mandat.

Alpha Mamadou Diallo et Saidou Hady pour Guineematin.com

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Manifestation contre un 3ème mandat pour Alpha Condé : le bilan (avec la vidéo du maire de N’zérékoré)

14 juin 2019 à 11 11 47 06476

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, un jeune guinéen, Mouctar Condé, a succombé à ses blessures dans la matinée de ce vendredi à l’hôpital régional de N’zérékoré. Comme 34 autres blessés, Mouctar Condé a été victime du bras de fer entre les autorités locales de N’zérékoré et les citoyens qui tenaient à manifester hier, jeudi 13 juin 2019, dans cette ville contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Au-delà du bilan humain, ce bras de fer engagé entre ceux qui ne veulent pas que le président actuel de la Guinée s’accroche au pouvoir après son deuxième et dernier mandat, en 2020, et les dirigeants a entraîné plusieurs dégâts matériels dont des boutiques pillées.

Dans la matinée de ce vendredi, 14 juin 2019, monsieur Moriba Albert Delamou, le maire de la commune urbaine de N’zérékoré, a accepté de nous livrer le bilan qu’il a dressé sur la manifestation d’hier.

Ci-dessous et en vidéo, Guineematin.com vous propose de suivre le premier responsable de la ville de N’zérékoré :

Interview réalisée par Foromo Gbouo Lamah, correspondant Guineematin.com à N’zérékoré

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Politique : le parti de Mouctar Diallo dit oui à une nouvelle constitution

9 juin 2019 à 18 06 50 06506

Le parti Nouvelles Forces Démocratique (NFD), dirigé par l’actuel ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Mouctar Diallo, se déclare officiellement favorable à une nouvelle constitution. La formation politique l’a fait savoir à travers une déclaration publiée ce dimanche, 09 juin 2019 à Conakry. La formation politique justifie son adhésion au projet de nouvelle constitution notamment par le non-respect de la procédure d’adoption de la loi fondamentale en vigueur depuis 2010 dans notre pays et des lacunes constatées dans le texte.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la déclaration lue devant la presse par le président du parti NFD et ministre de la jeunesse, Mouctar Diallo.

Guinéennes et Guinéens :

Considérant que le mode d’adoption d’une Loi fondamentale d’un Etat est aussi important que son contenu ;

Prenant en compte les nombreuses contestations sur la légitimité de la Constitution du 7 Mai 2010 en raison notamment de l’absence totale du peuple et de ses représentants dans son élaboration et son adoption ;

Considérant que le Conseil National de la Transition (CNT) et le Président de la Transition par intérim n’avaient aucun mandat et ne bénéficiaient d’aucune légitimité pour promulguer une Constitution au nom du peuple ;

Constatant que le passage « Libre de déterminer ses Institutions, le Peuple de Guinée adopte la présente Constitution » contenu dans le préambule de la constitution du 7 Mai 2010 n’est que pure imposture car le peuple n’a jamais adopté ladite Constitution ;

Considérant d’autres lacunes de l’actuelle Constitution notamment dans l’organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics et la nécessité d’améliorer substantiellement son contenu ;

Considérant que l’article 2 al.1er, de Constitution reconnaît la souveraineté nationale au peuple qui a le pouvoir non seulement de réviser la Constitution, mais surtout de la faire et de la défaire ; et qu’il a un « droit imprescriptible de changer sa constitution » ;

Considérant que la démocratie est « le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple » ;

Considérant l’inexistence de texte interdisant le recours au référendum pour l’adoption d’une nouvelle Constitution et le principe général de droit selon lequel « tout ce qui n’est pas interdit est permis » ; Tenant compte du silence de la Constitution de 2010 sur sa procédure d’abrogation, et partant du principe général de droit qu’« il ne faut pas distinguer là où la loi ne distingue pas », nous soutenons qu’il n’existe aucun obstacle juridique

qui empêche au Président de la République d’utiliser son pouvoir d’initiative en matière de révision constitutionnelle (article 152 de la Constitution) pour proposer au peuple une révision (modification) totale de la Constitution, un changement de constitution ;

Considérant que conformément à l’article 152 de la Constitution, la consultation du peuple à la suite d’un référendum initié par le Président de la République qui bénéficie d’une légitimité incontestable et incomparable reste la voie la plus démocratique pour procéder à un changement de Constitution ou pour trancher sur une contradiction majeure entre deux positions divergentes sur une question aussi importante qu’est la Constitution ;

Considérant l’article 28 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 : ‘’un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures’’ ;

Adhérant aux propos de Jean Jacques Rousseau qui déclarait que : ‘’Un peuple est toujours maître de changer ses lois, mêmes les meilleures’’ ;

Considérant qu’en tant que gardien de la Constitution et garant du fonctionnement régulier des institutions (Article 45 de la Constitution), le Président de la République est l’autorité la mieux placée, la plus légitime pour initier et proposer à la Nation un projet de nouvelle Constitution ;

Respectant la position de ceux qui sont opposés à l’idée d’une nouvelle Constitution ce qui dénote de la vigueur démocratique de notre pays ;

Regrettant que le débat actuel sur une nouvelle Constitution soit biaisé par certains acteurs politiques et leurs acolytes alors qu’il a, en réalité, un enjeu plus politique que juridique ; Considérant que l’opportunité politique du référendum relève du pouvoir discrétionnaire du Président de la République ;

Nous affirmons que l’occasion est donc opportune de restaurer le Peuple dans ses prérogatives de détenteur du pouvoir constituant originaire et de donner toute la légitimité requise à la Loi suprême de notre pays.

Le Parti Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), membre de la mouvance présidentielle, après un débat interne ouvert, inclusif et démocratique impliquant toutes ses structures basées à Conakry, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, décide de soutenir vigoureusement l’idée d’une nouvelle Constitution exprimée par le parti au pouvoir, le RPG Arc en ciel, en vue de favoriser un meilleur fonctionnement de l’Etat pour le bonheur du peuple de Guinée.

Le Bureau Politique National de NFD demande ardemment à nos militants, sympathisants et au brave peuple de Guinée de soutenir sans réserve l’adoption d’une nouvelle Constitution conformément aux lois de la République.

NFD dit oui à une nouvelle et meilleure Constitution qui favorisera l’émergence d’une Guinée unie, paisible, démocratique et prospère.

Vive la République !

Conakry, le 8 Juin 2019.

Le Bureau Politique National de NFD

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Affaire 3ème mandat : voici la position du Pr Togba ZOGBELEMOU

27 mai 2019 à 8 08 04 05045

A la suite des demandes répétées de plusieurs concitoyens, j’ai décidé de me prononcer sur une actualité juridique brûlante du pays.

J’ai entrepris de rédiger cette contribution après avoir lu et analysé près d’une cinquantaine d’articles, interviews et commentaires publiés par les sites internet guinéens.

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Libération des 7 anti 3ème mandat : les réactions de Me Béa, Koundouno et de Foniké Mengué

14 mai 2019 à 17 05 50 05505

Comme annoncé précédemment, le procès en appel des sept membres du front national pour la défense de la constitution (arrêtés, jugés et condamnés la semaine dernière à Kindia) s’est tenu hier, lundi 13 Mai 2019, à la cour d’appel de Conakry. Dans sa décision, la cour a déclaré les prévenus non coupables des faits qui leur sont reprochés. Et, par conséquent, elle les a renvoyés des fins de la poursuite « pour délit non constitué », tout en ordonnant que leur t-shirts ‘’anti 3ème mandat’’ leur soient restitués.

Me Mohamed Traoré

Une décision fortement saluée par le collectif des avocats de la défense (conduit par Me Mohamed Traoré, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée) et les membres du FNDC qui étaient présents dans la salle d’audience, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi ce procès.

Au sortir de cette audience qui avait tout l’air d’une simulation de procès, Me Salifou Béavogui a une fois de plus dénoncé la décision rendue dans cette affaire en première instance à Kindia, avant de savourer une victoire en appel où il estime que le droit a été dit.

Me Salifou Béavogui

« J’ai dit que dans cette affaire il n’y a pas d’infraction. Il n’y avait pas de tentative, il n’y avait pas de délit. Et, la cour vient de suivre le collectif des avocats de la défense. En application des dispositions de l’article 544 du code de procédure pénale (…), la décision de première instance vient d’être infirmée en toutes ses dispositions et nos clients sont renvoyés des fins de la poursuite… C’est le droit qui a triomphé. C’est la liberté, la démocratie et les libertés individuelles et collectives qui ont triomphé. Et, je suis très content parce que le droit a été dit. Nos clients vont recouvrer leur liberté à l’instant T », s’est réjoui Me Béavogui.

Foniké Mangué

Du côté du front national pour la défense de la constitution, on salue une « victoire pour le peuple de Guinée ». Et, annonce Foniké Mangué, membre dudit front, « le combat continue très foncièrement et très stratégiquement. Nous irons jusqu’au bout. Ce ne sont pas les menaces ou les intimidations qui nous feront reculer ».

Pour sa part, Sékou Koundouno estime que cette décision de la cour est un appel très fort à l’endroit « des gangsters, des pyromanes, des imposteurs en col blanc qui ont pris cette République (la Guinée) en otage dans le seul objectif de transformer cette République en monarchie. Nous ne sommes ni au précambrien, ni au quaternaire où on peut se laisser sous la domination du prince. Nous sommes dans une République ! Et, il faut que chaque citoyen prenne ses responsabilités et que la justice puisse dire le droit. C’est un jour historique, la justice est en train de tracer une très bonne voie pour rassurer les justiciables que nous sommes. Le combat va continuer afin que ce groupe de gangsters (promoteurs du 3ème mandat ou d’une nouvelle constitution) qui veulent instaurer la monarchie soient déboutés et qu’on puisse instaurer cet Etat de droit qu’on a toujours cherché », a dit Sékou Koundouno, administrateur général de la cellule ballai citoyen de Guinée.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Kankan : les 58 maires de la région demandent une nouvelle constitution

11 mai 2019 à 19 07 52 05525

Les maires de la région administrative de Kankan, au nombre de 58, étaient réunis ce samedi, 11 mai 2019, dans les locaux du gouvernorat pour s’approprier du contenu de l’ANAFIC. A l’issue des travaux, les élus locaux ont publié une déclaration dans laquelle ils demandent au président de la République de proposer une nouvelle constitution à la Guinée. Ce qui permettrait au chef d’Etat guinéen de briguer un troisième mandat. C’est le maire de la commune urbaine de Kankan, Mory Kolofon Diakité, qui a lu cette déclaration devant les médias dont Guineematin.com, à travers son correspondant local.

Mory Kolofon Diakité

« Nous, les 58 maires de la région administrative de Kankan, réunis ce jour 11 mai 2019 dans la salle de conférence du gouvernorat pour analyser la situation socio-politique et économique de la région, profitons de cette occasion pour remercier le gouvernement pour les efforts déployés dans le processus du développement local et de la décentralisation ; exprimons notre profonde gratitude et sincère remerciement à son excellence monsieur le président de la République pour voir mis à notre disposition, un outil innovent du financement local, premier du genre en Afrique qui est l’ANAFIC.

Nous maires, marquons notre reconnaissance à l’endroit de son excellence monsieur le président de la République pour le progrès acquis dans le changement en moins de 10 ans. En dépit de tous ces acquis, et compte tenu des inadéquations dans l’actuelle constitution, il est important pour nous maires de vous demander d’offrir une opportunité à la future génération à travers un cadre constitutionnel pouvant garantir la stabilité politique, sociale et la paix dans notre pays.

Pour ce faire, nous maires de la région administrative de Kankan, vous demandons solennellement, au nom de nos populations, de procéder légalement à la révision constitutionnelle d’ici décembre 2019 par un référendum ».

Le gouverneur de la région de Kankan, le général Mohamed Gharé, qui a présidé la rencontre, a dit prendre acte de la déclaration et annoncé que celle-ci parviendra à qui de droit.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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