Dialogue politique en Guinée ? La CARP exige la libération des détenus politiques

7 juin 2021 à 19 07 03 06036
Dr Ibrahima Sory Diallo, président du parti ADC-BOC et membre de la CARP

La convergence des acteurs pour la relève politique (CARP) est favorable au dialogue politique en perspective. Cette coalition de partis politiques estime qu’il est impératif de mettre le pouvoir et l’opposition autour d’une même table en vue d’aplanir leurs divergences et décrisper la situation sociopolitique du pays. Mais pour cela, elle pose quelques conditions préalables, notamment la libération des détenus politiques, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Depuis quelques semaines, le débat fait rage au sein de la classe politique guinéenne autour de la nécessité d’aller au dialogue annoncé par le pouvoir. La convergence des acteurs pour la relève politique (CARP) a donné sa position sur cette question au cours d’une conférence de presse, tenue ce lundi 7 juin 2021, à Conakry. La coalition, composée de plusieurs petits partis d’opposition, trouve qu’il est indispensable de mettre en place un cadre de discussions qui permettra de résoudre les problèmes que connaît le pays.

Dr Ibrahima Sory Diallo, président du parti ADC-BOC et membre de la CARP

« Il y a des problèmes aujourd’hui, parce que des responsables du principal parti d’opposition sont en prison. Il y a des problèmes parce que l’UFDG n’est pas à l’Assemblée nationale. Il y a des problèmes parce que le siège de l’UFDG est fermé depuis plusieurs mois. Le principal parti d’opposition ne reconnaît pas le président de la République. Est-ce qu’on peut dire qu’il n’y a pas de problèmes ? Ceux qui disent qu’il n’y a pas de problèmes, ce sont des démagogues », estime Dr Ibrahima Sory Diallo, président du parti ADC-BOC et membre de la CARP.

Mais, avant d’aller à ce dialogue, la convergence des acteurs pour la relève politique indique qu’il faut d’abord réunir un certain nombre de conditions préalables. Il s’agit notamment de la libération des nombreux opposants arrêtés lors de la crise post-électorale d’octobre-novembre 2020, qui sont toujours détenus à la Maison centrale de Conakry. « Nous saluons la nomination de Fodé Bangoura (comme secrétaire permanent du cadre de dialogue politique et social, ndlr). La première des choses que M. Bangoura doit faire, c’est d’aller vers les partis concernés.

C’est dans ce cadre que nous, nous avons été consultés, et les conseils qu’on lui a donnés, c’est d’aller aussi vers les autres. Nous invitons le premier ministre et M. Fodé Bangoura de faire en sorte que le dialogue soit inclusif. C’est ce qui nous a poussés à demander une libération sous conditions des détenus politiques parce que c’est une condition pour aller au dialogue. Vous ne pouvez pas aller au dialogue pendant que votre siège est fermé, vous ne pouvez pas aller au dialogue pendant que vos cadres sont en prison (…). La justice doit faire son travail, on ne s’oppose pas à ça. Mais si le travail de la justice va enfreindre la mise en place du cadre de dialogue, nous lui demandons de trouver des mesures pour permettre la tenue de ce dialogue », a lancé Dr Ibrahima Sory Diallo. 

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel. 621686148

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Mali : Choguel Maïga nommé Premier ministre !

7 juin 2021 à 16 04 29 06296
Choguel Maïga

Quelques heures après l’investiture du colonel Assimi Goïta comme président pour la période de transition censée ramener les civils au pouvoir au Mali, ce dernier a nommé officiellement Choguel Kokalla Maïga, un vétéran de la politique nationale, Premier ministre.

Son nom circulait depuis plusieurs jours. Le colonel Assimi Goïta, tout juste investi président pour la période de transition censée ramener les civils au pouvoir au Mali, a officiellement nommé, lundi 7 juin, Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, un vétéran de la politique nationale, selon un décret lu à la télévision publique.

En la personne de Choguel Koballa Maïga, ministre à plusieurs reprises et trois fois candidat à la présidentielle (2002, 2013 et 2018), le colonel Goïta a choisi l’un des chefs de file du collectif qui a mené en 2020 la contestation contre le président Ibrahim Boubacar Keïta. Le colonel Goïta satisfait ainsi à une exigence des partenaires du Mali qui réclamaient que le poste soit confié à un civil.

Un vétéran de la politique nationale

Maïga, dont le parcours a épousé les soubresauts de la politique nationale depuis plus de 30 ans, devra former une équipe qui gouvernera pendant la période de transition ouverte après le coup d’État d’août 2020 et jusqu’à des élections présidentielle et législatives prévues le 27 février 2022.

Il succède à Moctar Ouane, premier chef de gouvernement de transition après le putsch de 2020, que le colonel Goïta a fait arrêter le 24 mai en même temps que le président de transition, Bah Ndaw, au cours d’un deuxième coup de force en neuf mois.  

Avec AFP

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Justice : voici ce qui est interdit à Ousmane Gneloye après sa condamnation

4 juin 2021 à 13 01 21 06216
Ousmane Gneloye Diallo

Comme annoncé précédemment, le Tribunal de Première Instance de Dixinn a condamné hier, jeudi 3 juin 2021, Ousmane Gneloye Diallo. Ce célèbre militant du RPG Arc-en-ciel, connu pour ses sorties fracassantes sur les réseaux sociaux, a été reconnu coupable de mort et injures publiques. Des faits pour lesquels il était poursuivi par Kadiatou Biro Diallo, fille de l’ancien président de l’Assemblée nationale guinéenne, Elhadj Boubacar Biro Diallo. 

Il a écopé d’une peine de 5 ans d’emprisonnement, plus le paiement d’une amende de 2 millions francs et le paiement d’un montant symbolique de 5000 francs à titre de réparation civile. Le tribunal a pris également plusieurs autres mesures restrictives à l’encontre de celui qui se fait appeler « ministre de la défense du président Alpha Condé sur Facebook. Guineematin.com vous livre ci-dessous ces mesures prononcées par le juge Alphonse Charles Wright. 

« Interdiction d’être nommé à un emploi administratif ; interdiction du port d’armes ou de la détention d’armes ; interdiction de faire déposition en justice comme témoin, sauf réquisition du ministère public ; interdiction d’être désigné comme membre d’une délégation représentant la Guinée à l’étranger ; interdiction de séjour dans les lieux abritant la partie civile pendant 5 ans, après exécution de sa peine ; interdiction d’accéder et d’héberger sur les réseaux sociaux, notamment Facebook ou toute autre voie de communication en République de Guinée, sous la surveillance de l’autorité de régulation des postes et télécommunications et l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) ». 

Par ailleurs, le tribunal a ordonné le maintien du mandat d’arrêt en cours d’exécution décerné contre Ousmane Gneloye Diallo. Ce qui veut dire que les services de sécurité doivent le rechercher et conduire en prison.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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3ème mandat d’Alpha Condé en Guinée : quand certains médias présentent la victime comme le bourreau

4 juin 2021 à 10 10 13 06136
Alpha Condé chez Cellou Dalein Diallo, en septembre 2016

Le régime guinéen est-il en passe de réussir un pari ? Visiblement oui. En arrêtant les principaux lieutenants de son principal challenger depuis 2010, Alpha Condé voulait certainement s’en servir comme monnaie d’échange pour la reconnaissance de sa victoire à la présidentielle de 2020 par celui qui s’était autoproclamé président élu et qui persiste toujours dans cette logique.

Les principaux meneurs du combat politique contre le troisième mandat ont été mis aux arrêts. Histoire de museler voire de décapiter le parti. L’UFDG sans Cherif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Cellou Baldé est un parti affaibli voire anéanti. Le pouvoir tient coûte que coûte à obtenir la reconnaissance de sa victoire en échange de la libération de ces personnes.

Malheureusement pour l’opposition, l’autre pari que le pouvoir a réussi est de présenter toute personne qui fait entendre un autre son de cloche que celui émis par Sékoutouréya comme un opposant. De fil à aiguille, il est parvenu à faire taire les critiques. Particulièrement chez les journalistes et les activistes de la société civile. Au mieux, les gens se taisent. Et au pire, ils s’en prennent à l’opposition. Les plus téméraires font ce qu’ils pensent être un équilibre entre le pouvoir et l’opposition. Renvoyant dos à dos les uns et les autres.

Les journalistes et autres activistes qui ont peur d’être taxés de rouler pour l’opposition n’émettent pas une seule critique. Ou quand ils le font à l’encontre du pouvoir, ils le font également à l’encontre de l’opposition. Des journalistes qui ont défendu Alpha Condé durant sa traversée de désert deviennent la bête noire du régime. Parce qu’ils ont continué à défendre une opposition toujours malmenée. Or, pour le RPG, ce qui était rose hier est tout noir aujourd’hui.

Pour revenir aux « équilibristes » et sachant que le pouvoir dirige et l’opposition s’oppose, c’est une aberration de rendre tous les deux camps responsables de la situation de la Guinée. Mais, c’est cela aussi qui constitue l’exception guinéenne. Plus grave encore, c’est seul dans ce pays que la victime est blâmée à la place de son bourreau. Il n’est pas rare d’entendre dire ici que l’opposition envoie ses militants à l’abattoir. Comme s’il est permis de liquider un manifestant comme un gibier.

L’autre exploit réussi par l’actuel régime, c’est d’étiqueter les victimes. Un soldat lynché par la foule est un martyr. Tandis qu’un manifestant, désarmé, abattu de sang-froid par des agents de sécurité est un badaud. Les combattants de la liberté d’hier sont les loubards d’aujourd’hui.

Désormais, la stratégie du pouvoir consiste à présenter le leader de l’UFDG comme celui qui maintient ses responsables en prison. Parce qu’il refuse de « coopérer ». Entendez, renoncer à sa revendication. Or, s’il est vrai que la réalité sur le terrain c’est qu’Alpha Condé reste et demeure le seul président de la République, il est tout aussi vrai que le seul moyen de pression qui reste à Cellou Dalein Diallo et à son parti, c’est de continuer à contester la victoire de l’adversaire.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Les directions des impôts et du budget seront érigés en Direction Générales : voici le compte rendu du conseil des ministres

3 juin 2021 à 18 06 31 06316
Tibou Kamara, porte parole du gouvernement

COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI 3 JUIN 2021

Conakry, le 3 juin 2021 – La session ordinaire du conseil des ministres, s’est tenue, par vidéoconférence, ce jeudi 03 juin 2021, de 12h30 à 13h30, sous la Présidence de Monsieur le Président de la République, Son Excellence Professeur Alpha Condé. Les points inscrits à l’ordre du jour étaient les suivants :

                I.                    Messages de son Excellence, Monsieur le Président de la République

              II.                    Compte rendu de la session du conseil interministériel du Mardi 1er juin 2021

           III.                    Examen de texte

          IV.                    Communications

            V.                    Divers

Au titre du premier point de l’ordre du jour, Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé a informé le conseil de la visite d’amitié et de travail de son homologue gambien, son Excellence, Adama Barrow, en Guinée. Elle se déroulera du jeudi 03 juin, au samedi 05 juin 2021. L’occasion pour les deux Chefs d’Etat d’évoquer des questions bilatérales, d’intégration, de sécurité et de paix, de coopération sous-régionale et régionale, de conclure aussi des accords de coopération. Le conseil s’est réjoui de cette visite d’Etat du numéro 1 Gambien et a félicité Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé pour sa politique d’ouverture et d’intégration dont la Guinée tire d’énormes bénéfices pour sa diplomatie, son développement économique et social.

Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé a décidé, dans la nouvelle nomenclature administrative d’ériger la direction nationale des impôts et celle du budget, en directions générales.

Le Chef de l’Etat, a souligné toute l’importance que revêt pour la Guinée le forum économique dénommé Dubaï-Expo 2020. Il a relevé qu’il s’agit d’une formidable opportunité de présenter la meilleure image de la Guinée et surtout de rétablir la vérité à propos des progrès accomplis sur tous les plans. Il a invité les organisateurs à présenter la qualité et la diversité des produits guinéens, en mettant un accent particulier sur l’agro-business, qui est en pleine expansion en Guinée, dont le pays a aussi le potentiel.

Monsieur le Président de la République, a recommandé fortement que Dubaï – Expo 2020, soit un espace de promotion et de valorisation de l’Art et de la culture, made in Guinée, de réputation internationale.

Cependant, Monsieur le Président de la République, a partagé avec le conseil sa préoccupation sans cesse réitérée que les événements et les activités programmés tiennent compte des restrictions et contingences de la crise sanitaire mondiale de la covid-19 qui doit modifier toutes les habitudes et le comportement de chacun et de tous.

Le Chef de l’Etat, a informé le conseil que le cadre permanent de dialogue est à pied d’œuvre pour répondre à toutes les attentes liées à son mandat et ses missions. Il se penchera sur toutes les questions d’intérêt national, notamment la problématique des transports, les problèmes de société, d’unité nationale, de consolidation de la paix sociale, de l’Etat de Droit, de la Démocratie.

Monsieur le Président de la République, a annoncé au conseil, qu’à la suite de la formation du Gouvernement, il sera procédé aussi à la nomination des cadres aux différents postes de directions, dans les cabinets ministériels, la haute administration publique. Il a indiqué que pour toutes ces nominations, à venir, il sera tenu compte de critères précis, équitables et transparents comme l’ancienneté au poste, la sédentarisation, le bilan de compétences, expérimenté par le Ministère du Budget à travers sa direction des impôts et qui pourrait être étendu à d’autres services de l’Etat et de l’administration publique.

En outre, il a rappelé qu’il y a des postes vacants à combler, des fonctionnaires admis à faire valoir leurs droits à la retraite à remplacer, des personnes décédées ou ayant abandonné leurs postes de travail qui sont encore prises en charge, à rayer du fichier, bref il a fermé instruit que toutes les scories et distorsions de l’administration soient identifiées et immédiatement corrigées.

Monsieur le Président de la République, a félicité, le ministre d’Etat, porte-parole du Gouvernement, pour le travail déjà accompli, et tous les efforts pour relayer la parole de l’équipe gouvernementale et défendre ses positions, surtout pour une meilleure circulation et diffusion de l’information, à même d’éclairer et mieux édifier l’opinion publique nationale et internationale. Il l’a encouragé à persévérer dans cet effort avec engagement, courage et détermination.

Après les directives et orientations données par Monsieur le Président de la République, il est revenu au Premier Ministre de faire le compte rendu de la dernière session du conseil interministériel, après avoir évoqué divers sujets.

Monsieur le Premier Ministre, chef du Gouvernement a informé le conseil que sous la coordination du Ministre d’État, Secrétaire Général de la Présidence, les arbitrages relatifs aux attributions dévolues aux différents ministères afin de clarifier les rôles et les missions des chacun se poursuivent, à la satisfaction de tous, et seront terminés la semaine prochaine.

Dr Ibrahima Kassory Fofana a ensuite réitéré au Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, l’instruction, dans la foulée, de préparer et organiser le séminaire gouvernemental, en parfaite intelligence avec le Ministre de la Fonction Publique et du Travail, le Ministre D’Etat, Secrétaire Général de la Présidence et le cabinet de la Primature. A cette occasion, les principes de base du fonctionnement du Gouvernement seront revus et partagés pour un meilleur travail en équipe, et surtout chacun des ministres sera invité à présenter son plan d’action détaillé, en précisant le calendrier établi, les objectifs ambitionnés et les moyens réunis ou à mobiliser pour y arriver.

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a engagé les Ministres en charge du Budget et des Finances, à exposer sur les conditions d’exécution des budgets sectoriels contenus dans la Loi des Finances, à la faveur du prochain séminaire gouvernemental, pour garantir l’exécution effective des plans d’actions sectoriels et chemin faisant, réaliser les objectifs de développement assignés au Gouvernement, par Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé.

Dr Ibrahima Kassory Fofana a félicité Madame la Ministre des Travaux Publics pour avoir fait preuve de célérité, en répondant aux sollicitations des populations de Télémélé. Celles-ci ont informé le gouvernement du risque potentiel d’isolement de la préfecture, en raison de difficultés à venir sur la route, les desservant.  Grâce aux dispositions urgentes prises par la Ministre, la solution au problème a été trouvée.

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a invité les ministres, chaque fois qu’ils sont saisis par les populations pour de brûlantes préoccupations, de mettre un point d’honneur à les satisfaire dans la rapidité et l’efficacité afin de renforcer la confiance entre Gouvernants et Gouvernés. Dr Ibrahima Kassory Fofana, suivant les directives et orientations du Chef de l’Etat, a exigé des ministres du pragmatisme et de l’efficacité dans les missions et tâches qui leurs sont confiées.

I.                AU TITRE DES EXAMENS DE TEXTES

Le Ministre Délégué chargé de l’Agriculture et de l’Elevage a soumis pour examen deux (2) projets de Décrets ainsi que leurs projets d’Arrêtés d’application.

Le Ministre a précisé que ces projets de Décrets s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre effective du Code de l’Elevage, adopté comme Loi L/2018/026/AN du 03 Juillet 2018 par l’Assemblée Nationale et Promulgué par le Président de la République.

Ø S’agissant du projet de Décret portant règlementation de l’introduction et de la gestion de gênes d’animaux domestiques de races étrangères, le Ministre a soutenu qu’en application des articles 17, 18, 46, 47 et 48 du Code de l’Elevage, ce projet de Décret réglemente la construction et la mise en exploitation des établissements qui doivent désormais obéir à certaines exigences techniques, hygiéniques et sanitaires favorisant la production, la reproduction ou la commercialisation en toute sécurité sanitaire. 

Ø En ce qui concerne le Projet de Décret portant Conditions de détention et d’adoption des animaux de compagniele Ministre a rappelé qu’en application des articles 137, 138, 142, 145, 149 et 154 du Code de l’Elevage, ce projet de Décret traite de la responsabilité civile du propriétaire pour les préjudices causés par son animal et également de la délivrance du permis de détention des chiens de première et deuxième catégorie, ainsi que des mesures d’identification, de vaccination antirabique et d’évaluation comportementale par un vétérinaire agréé.

 Au cours des débats, les observations ont essentiellement porté sur la nécessité de    définir les termes « Chiens de 1ère catégorie et 2èmecatégorie », avant d’indiquer les obligations et les interdictions liées à la détention de chaque catégorie.

Au terme des débats, le conseil a sous réserve de la prise en compte des observations formulées, adopté les deux projets de décrets, et leurs arrêtés d’applications.

III. AU TITRE DES COMMUNICATIONS

 3.1. Le Ministre en charge des Investissements et des Partenariats Public-Privé a fait unecommunication relative à la participation de la Guinée à l’exposition universelle 2020 de Dubaï, qui aura finalement lieu du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022.

Inscrite dans le district Durabilité de l’Expo, la République de Guinée a choisi comme thème : « Développement Durable et Renouvellement Urbain Axé sur l’Eau », et intitulé son pavillon « Puisez à la Source de l’Afrique de l’Ouest ».

Sur un espace d’exposition de 200 m², la délégation présentera les nombreuses potentialités de la Guinée qui reflètent son caractère pionnier et innovateur dans la culture, les arts, l’histoire. Elle mettra également en avant la position géostratégique du pays dans la désserte en eau de la sous-région ouest-africaine et les nombreuses opportunités d’investissement qui en découlent notamment l’hydroélectricité, le tourisme, l’agriculture etc.

Le Ministre a fait le point de l’avancement des préparatifs de la participation de la Guinée à l’Exposition universelle et rendu compte de sa participation à la réunion des participants internationaux à l’Expo 2020 à Dubaï qui a eu lieu du 4 au 6 Mai dernier.

Le Ministre a informé que Son Altesse Cheikh Mohammed Bin Rashid Al Maktoum, Vice-Président, Président du Conseil des Ministres des Emirats Arabes Unis, Souverain de Dubaï a adressé une invitation à Son Excellence Monsieur le Président de la République de Guinée, à prendre part à la Cérémonie d’ouverture de l’Expo Dubaï 2020.

Au terme de l’exposé, les observations ont porté sur la nécessité d’impliquer l’ensemble des départements ministériels dans l’organisation de cet important évènement afind’exposer les multiples avantages comparatifs de la Guinée aux potentiels investisseurs, y compris le secteur de l’agro-business, des Arts et de la culture.

Au terme des débats, le conseil, a félicité le Ministre pour les activités réalisées.

Le Conseil a invité la Ministre de la Culture, à renforcer la concertation avec son Collègue des Investissements et des Partenariats Publics et Privés afin de s’assurer de la prise en compte des aspects culturels qui constituent un des atouts majeurs de notre pays.

IV.           AU TITRE DES COMPTE- RENDUS

4.1. Le Ministre de la Santé a fait le compte rendu relatif à l’évolution de la riposte à la pandémie de la Covid-19 et de l’épidémie d’Ebola en République de Guinée qui fait ressortir les progrès enregistrés dans la riposte.

4.2. La Ministre de l’Enseignement Technique de la Formation Professionnelle et de l’Emploi a fait le compte rendu de sa mission de terrain à Coyah et Mamou, du 26 au 27 Mai 2021 dans le cadre du contrôle des travaux de construction de l’ERAM de Coyah et de l’inauguration de l’ENI de Mamou ainsi que de la visite de l’ENAE de Tolo.

La Ministre a rassuré que les deux ERAM de Coyah et de Dabola, pourront être ouvertes à la rentrée prochaine des classes, prévue pour le 02 Octobre 2021, comme assigné dans sa lettre de mission.

La Ministre a mentionné que la mission a procédé à l’inauguration et à la remise officielle de la nouvelle École Normale d’Instituteurs (ENI) de Mamou, en compagnie de Monsieur le Ministre de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine et de Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur du Japon en Guinée.

Ainsi, l’ENI de Mamou complète la liste des ENI à dix (10), depuis l’avènement à la magistrature suprême du Président Alpha CONDE.

Le Conseil, a adressé les vives félicitations à Madame la Ministre pour tous les résultats obtenus, en si peu de temps, en particulier, ses efforts qui ont permis de rendre opérationnelle en 2 ans, les quatre (4) ERAM.

V. AU TITRE DES DIVERS.

La Ministre des Travaux Publics a informé le conseil de l’organisation d’un atelier par son ministère sur la réforme de l’AGEROUTE et du Fonds d’entretien routier, le 2 juin dernier.

Le Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger a informé le Conseil de la visite d’amitié et de travail du Président de la République sœur de Gambie, en sa qualité de président en exercice de l’OMVG, du 3 au 5 juin 2021, à Conakry

La Ministre à la Présidence, chargée des questions de passation des marchés a informé le conseil que sur instruction du Président de la République, elle entreprendra une mission de vérification des dossiers des paiements de la dette intérieure.

A ce sujet, le Conseil a recommandé que sa mission porte principalement sur les arriérés postérieurs à 2018, c’est à dire ceux qui ne figurent pas sur le listing des dettes auditées. À cet effet, le conseil a instruit le Ministre de l’Économie et des Finances de mettre à la disposition de la Ministre, tous les dossiers concernés.

Par ailleurs, la Ministre a sollicité et obtenu du conseil de faire une présentation sur la passation des marchés publics, lors du séminaire gouvernemental.

Tibou Kamara

Ministre d’Etat, conseiller personnel du Chef de l’Etat, Ministre de l’industrie et des PME, porte-parole du Gouvernement

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Appel au dialogue de Chérif Bah, Ousmane Gaoual et Cellou Baldé : voici la réaction du gouvernement

3 juin 2021 à 17 05 31 06316

Le gouvernement guinéen accueille favorablement la tribune des opposants Chérif Bah, Ousmane Gaoual et Cellou Baldé, publiée hier, mercredi 2 juin 2021. Dans cette note, les trois responsables de l’UFDG, détenus depuis 7 mois à la Maison centrale de Conakry, ont appelé au dialogue entre le pouvoir et l’opposition pour décrisper la situation sociopolitique du pays. Une position contraire à celle exprimée jusque-là par leur formation politique, et qui est bien appréciée par les autorités guinéennes.

Interrogé sur le sujet lors de la présentation du compte-rendu du Conseil des ministres de ce jeudi 3 juin, le porte-parole du gouvernement a salué une « pensée politique positive et d’une démarche républicaine » de la part des trois opposants. Tibou Kamara a émis le souhait de voir d’autres guinéens s’inscrire dans cette logique, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Tibou Kamara, porte parole du gouvernement

« Je pense qu’il s’agit d’une pensée politique positive et d’une démarche républicaine salutaire parce que nous sommes amenés, en tant que Guinéens, à défendre indépendamment de nos convictions politiques et de nos opinions personnelles, un certain nombre de valeurs et de principes que nous avons en partage. J’ai retenu de cette tribune un sens civique et très élevé de responsabilité, à savoir qu’en démocratie et dans un Etat de droit, le recours à la force n’est pas l’alternative ou une option et la violence n’est pas une solution.

Ils ont réaffirmé leur engagement démocratique qui est de se battre par les voies régulières et légales pour faire aboutir leur combat et assouvir même leur ambition d’accéder au pouvoir. Je retiens également qu’ils privilégient le dialogue et la concertation pour le règlement de tous les différends et de tous les problèmes qui pourraient se poser à notre société.

C’est une évolution qui est salutaire et nous souhaitons et espérons que cela puisse avoir un effet de contagion pour beaucoup de compatriotes de manière à ne pas confondre le combat politique avec parfois des comportements qui constituent des actes de défiance aussi bien à l’encontre des institutions régulières établies et même du bon fonctionnement du processus démocratique pour lequel on dit se battre », a dit le ministre Tibou Kamara.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél: 622 68 00 41

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Mamadou Barry de l’UFDG plaide : « nous ne devons pas oublier les détenus politiques »

23 mai 2021 à 9 09 02 05025
Mamadou Barry, secrétaire général adjoint de l’UFDG

Comme on le sait, au lendemain de la très contestée élection présidentielle du 18 octobre dernier, plusieurs citoyens et responsables politiques guinéens (en majorité de l’UFDG) ont été arrêtés et détenus à la maison centrale de Conakry. Ces détenus politiques croupissent encore en prison, sans aucun jugement encore moins une condamnation, pour leur opposition au troisième mandat d’Alpha Condé.

Aujourd’hui, plusieurs d’entre eux sont malades, certains ont même été atteints de COVID-19 entre les murs crasseux de la maison centrale surpeuplée de Conakry. Malgré l’illégalité de leur détention, toutes les tentatives d’obtention de leur libération, ne serait-ce que provisoire, sont pour le moment restées vaines. Leur situation inquiète les organisations de défense des droits humains ; mais aussi et en premier lieu, l’union des forces démocratiques de Guinée (la principale formation politique d’opposition au régime Alpha Condé).

Au cours d’un récent entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, Mamadou Barry, le secrétaire général adjoint de l’UFDG, a plaidé pour une large et réelle implication de la société civile, des religieux et des élus locaux pour mettre fin à cette détention injustifiée de grandes figures de l’opposition et de la société civile. Ce cadre du parti de Cellou Dalein Diallo appelle à une « décrispation » de la situation en Guinée pour permettre à tout le monde d’avancer dans le bon sens.  

Décryptage !

Guineematin.com : vous avez rendu visite aux détenus politiques incarcérés à la maison centrale de Conakry. Quel a été votre constat ?

Mamadou Barry : le constat, avant d’y aller déjà, était de se rendre compte que des cadres du parti (UFDG) sont arrêtés, des anonymes aussi sont arrêtés sans jugement. Le souhait était de voir dans quelle condition ils sont et moralement comment ils se portent ; et, de voir éventuellement quelles possibilités de plaidoirie on peut obtenir pour permettre leur élargissement. Mais, voir aussi dans quelles conditions les choses vont avancer dans le bon sens pour tout le monde.

Guineematin.com : comment se portent ces détenus en prison ?

Mamadou Barry : ils se portent assez bien, quoi qu’on ne puisse pas se porter bien en prison. Après ces six mois de détention sans jugement, il est difficile de dire que quelqu’un se porte bien en prison. Mais, toujours est-il que le moral est là et il est question que le monde sache qu’ils sont là, qu’on pense à eux et qu’on voit dans quelles mesures les choses peuvent avancer dans le bon sens.

Guineematin.com : au sein de l’UFDG, comment vous vivez l’absence de ces cadres et responsables de votre formation politique ?

Mamadou Barry : c’est difficile. Quand on a des personnes, des cadres du parti et des amis ou des collègues qui sont détenus depuis si longtemps, il est toujours très difficile d’avoir un travail serein qui puisse se faire au sein du parti dans la quiétude, dans la construction des valeurs et dans la consolidation des idéaux du parti.

Guineematin.com : vous avez parlé de plaidoirie ; mais, quel genre de plaidoirie faut-il faire pour obtenir leur libération ?

Amadou Barry : la plaidoirie va au-delà de demander pardon. La plaidoirie, c’est une question de dire simplement que ceux qui sont en prison, leur place n’est pas en prison. Des cadres qui peuvent être utiles au pays, des cadres qui peuvent être utiles dans leur parti et dans leurs familles sont là (en prison). Et, c’est normal qu’on pense à ce qu’il y ait un élargissement. Ce qui me fait un peu mal, c’est qu’à une époque, en 2010, en 2013, en 2015, en 2018, on voyait des personnalités, des groupes de personnes venir plaider auprès de Cellou Dalein Diallo pour qu’il y ait la paix, la quiétude et pour qu’il y ait une harmonie au sein du pays. Aujourd’hui, on ne les voit plus et je trouve cela très dommage qu’on ne parle pas de ces détenus suffisamment. La plaidoirie n’est pas de demander pardon à qui que ce soit, c’est juste dire que leur place n’est pas en prison. Leur place est dans la société, auprès de leur famille. Il faut que les coordinations se lèvent, puisque ce sont des enfants du pays. On ne voit pas les associations des femmes. Je me souviens encore de Dr Makalé Traoré qui faisait beaucoup de mouvements, beaucoup de démarches pour qu’il y ait la paix, la quiétude sociale. En plus, il y a les élus locaux qui peuvent bien essayer, au sein de leur commune, de montrer qu’il y a un besoin de tranquillité, un besoin de solidarité envers ces détenus  pour que, au moins, en attendant le jugement, que ces personnes puissent retrouver leurs familles, que ces personnes puissent retrouver leurs familles et échanger avec elles pour voir dans quelle mesure il peut y avoir une décrispation. La question n’est pas de dire que plaider c’est demander pardon. La question est de faire en sorte qu’on voit dans quelle mesure on peut décrisper la situation et toutes les personnes de bonne volonté, les personnes qui peuvent s’impliquer pour que ces personnes (les détenus politiques) recouvrent leur liberté pour le bien de tout le monde.

Guineematin.com : vous déplorez le fait que ces organisations féminines, ces élus locaux et les religieux ne s’impliquent pas beaucoup pour obtenir la libération de ces détenus ; mais, est-ce que vous ne pensez pas que l’UFDG elle-même n’agit pas sur le terrain ? Parce que si ces personnes allaient pour demander à Cellou Dalein Diallo la paix, c’est parce qu’il y avait les manifestations. Or, aujourd’hui, sur le terrain, il n’y a aucune action. Est-ce que vous ne pensez pas que les gens se disent que puisqu’il y a la paix actuellement, il ne sert à rien d’engager des actions ?

Mamadou Barry : cette situation dépasse le statut de l’UFDG. En fait, là, on est en train de parler de la citoyenneté. Et n’oublions pas qu’il y a des cadres qui sont en prison et qui ne sont pas de l’UFDG. Il y a des cadres du FNDC qui sont en prison…

Guineematin.com : mais, ce sont ceux de l’UFDG qui sont en grand nombre.

Mamadou Barry : on est parfaitement d’accord ; mais, d’abord et avant tout, c’est des citoyens guinéens qui sont en prison. Alors, au de-là de l’UFDG, il y a des citoyens qui sont là ; et, ces organisations parlent de citoyenneté, de droit de l’homme. Donc, l’idée est de faire qu’on sorte de ce clanisme pour dire qu’on va mettre l’UFDG d’un côté et le peuple de Guinée de l’autre. On a vu comment ça fonctionne depuis longtemps. L’idée, c’est de faire en sorte qu’il y ait une mobilisation de tout un chacun là où il est. Le médiateur de la République est là. Il y avait des mobilisations avant même qu’il y ait des discussions ou bien des échanges sur les manifestations, il y avait des anticipations de ces autorités auprès de la direction de l’UFDG pour dire : non, faites attention pour la paix. Mais, aujourd’hui, il y a des gens qui sont détenus et le médiateur de la République, on ne l’entend pas. Les religieux et les organisations de la société civile, on ne les entend pas. Les élus locaux, que ça soit de l’UFDG ou bien des autres partis politiques, qui sont des citoyens à la base, sont en mesure de dire que nous sommes dans une situation où il faut quand même qu’on progresse et voir dans quelle mesure on peut alléger cette crispation. Parce qu’on ne peut pas continuer à être crispé comme ça.

Guineematin.com : mais, est-ce que l’UFDG est allée vers ces structures pour demander leur implication ?

Mamadou Barry : on est allé vers eux et on va continuer à aller pour faire en sorte que des dispositions soient prises. Mais, il y a un handicap de taille qui fait en sorte que jusqu’à présent on n’arrive pas à résoudre ce problème de fermeture des bureaux de l’UFDG. On est dans cette situation où il n’y a aucune notification, aucune justification, aucune règle de droit qui amène cette fermeture des bureaux de l’UFDG. Donc, c’est ce qui fait que même les retrouvailles et les rendez-vous sont difficiles. Quand on ferme ton bureau, il est difficile d’initier ou d’organiser quoi que ce soit ou bien de faire des rencontres avec ces élus pour voir ce qu’il y a lieu de faire. Encore une fois, il est bon qu’on ait la possibilité de se retrouver, d’échanger et de voir dans quelle mesure quelque chose peut se faire. Mais, il y a des pré-requis qui font en sorte que la décrispation puisse être valable des deux côtés.  Mais, puisqu’il y a des gens qui sont en prison et qui sont privés de liberté, il faut commencer par ça et voir comment décrisper la situation.

Guineematin.com : aujourd’hui, votre souhait, c’est l’organisation rapide d’un procès de ces détenus ou bien c’est d’obtenir leur libération pure et simple ?

Mamadou Barry : l’idée est, dans un premier temps, qu’à partir du moment où le procès est retardé, il est souhaité que ces personnes recouvrent leur liberté pour retrouver leur famille en attendant. Il faut rappeler que ces cadres dont on parle aujourd’hui se sont livrés. On n’est pas allé les chercher. A partir du moment où ils se sont livrés, ça veut dire que le procès peut avoir lieu. Mais, en attendant ce procès, qu’on les élargisse pour qu’ils puissent être aux côtés de leurs familles, pour voir comment on peut commencer à décrisper ; et, ensuite on parlera du siège de l’UFDG pour voir comment des rencontres peuvent avoir lieu afin d’améliorer les choses.

Guineeamtin.com : votre message de la fin ?

Mamadou Barry : mon message, c’est de lancer un appel à toutes les personnalités, particulièrement aux élus de l’UFDG, que ça soit à Conakry ou bien les fédérations de l’intérieur et de l’extérieur, de voir dans quelle mesure il peut y avoir une mobilisation pour essayer de sensibiliser les uns et les autres. Parce que chacun peut quelque chose quelque part parce que nous ne devons pas oublier ces détenus politiques.

Guineematin.com : merci à vous.

Mamadou Barry : c’est moi qui vous remercie.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé et Alpha Fafaya Diallo

Tél : 622 68 00 41

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« Biens mal acquis » Bongo : BNP Paribas mise en examen pour « blanchiment »

21 mai 2021 à 9 09 06 05065

AFP- Paris : La longue enquête sur le luxueux patrimoine immobilier acquis en France par la famille du défunt président Omar Bongo a passé un cap décisif avec la mise en examen de la BNP Paribas, soupçonnée d’avoir blanchi des dizaines de millions d’euros d’argent public gabonais.

La BNP Paribas, première banque française et européenne, a été mise en examen le 11 mai pour « blanchiment de corruption et de détournement de fonds publics » dans l’affaire dite des « biens mal acquis », a appris jeudi l’AFP de sources proche du dossier et judiciaire.

Aucun membre de la famille Bongo n’est mis examen à ce jour dans cette information judiciaire, ouverte en 2010 et qui porte également sur la famille de Denis Sassou Nguesso, président du Congo-Brazzaville.

« C’est une première historique dans ce dossier », s’est félicité Me William Bourdon, l’avocat de l’association anticorruption Transparency International, partie civile, saluant une décision « extrêmement solide, à la hauteur des investigations du juge » Dominique Blanc et qui ouvre le « grand versant français du dossier ».

« Il n’y a pas de grande opération de blanchiment de détournements d’argent public sans de grands ingénieurs du chiffre et du droit », deux notaires et un avocat étant également poursuivis, a-t-il ajouté.

« Nous ne commentons jamais une procédure judiciaire en cours », a réagi BNP Paribas auprès de l’AFP. Dans l’entourage de la banque, on affirme toutefois « contester toute responsabilité pénale pour ces faits antérieurs à 2009 ».

Selon les investigations, « la banque a manqué à ses obligations de vigilance en n’effectuant pas de déclaration de soupçon » entre 2002 et 2009 sur le « fonctionnement atypique du compte (de la société) Atelier 74 ». 

Cette entreprise française de décoration intérieure, chargée de dénicher les biens immobiliers pour la famille du président gabonais et de les rénover pour plusieurs millions d’euros, entretenait une « relation quasi exclusive » avec Omar Bongo, conclut une note de septembre 2020 de l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF).

Omar Bongo, président de 1967 à sa mort en 2009 et auquel a succédé son fils Ali, était pourtant considéré comme une « personne politiquement exposée » (PPE) au risque de blanchiment d’argent.

– Rôle « prépondérant » –

Le clan Bongo a acquis douze biens immobiliers à Paris et à Nice « pour un montant de près de 32 millions d’euros » à partir des années 1990, recensent les enquêteurs.

Parmi ce patrimoine : deux hôtels particuliers rue Dosnes et rue de la Baume dans les huppés VIIIe et XVIe arrondissements de Paris (acquis l’équivalent de 3,5 millions d’euros en 1997 et 18 millions d’euros en 2007), ainsi que la villa Saint-Ange à Nice (1,75 million d’euros en 1999). 

Pour réaliser ces acquisitions via des sociétés civiles immobilières (SCI) – dont les SCI Emeraude et SCI de la Baume -, des espèces étaient versées à Libreville par des hommes de confiance du chef d’Etat sur le compte de la filiale gabonaise d’Atelier 74.

Les sommes étaient ensuite transférées en France sur le compte d’Atelier 74 à la BNP. Au total, 52 millions ont circulé entre 1997 et 2009, selon un rapport d’enquête de 2017.

« L’utilisation systématique de chèque de banque » pour acheter ces biens « aurait dû alerter la banque », qui a joué un rôle « prépondérant » dans le système de blanchiment, soulignent les enquêteurs.

« Il est difficile de croire que la banque à cette période n’a pas demandé des justificatifs de virement: origine des fonds, l’existence de contrat ou de convention passés entre ces deux entités », ajoute l’OCRGDF.

Aucun signalement à l’organisme de contrôle interne ou aux autorités n’a été réalisé. Même après l’émission d’un chèque de 19,35 millions d’euros, notent les policiers anticorruption.

« Aujourd’hui, un montant de ce niveau-là (…) justifierait des questions au client et, en cas de non réponse, possiblement une déclaration de soupçon. Je ne sais pas pourquoi cela n’a pas été fait », a reconnu devant la police une responsable de la sécurité financière du groupe, arrivée en poste après les faits. 

« Les défaillances dans la surveillance (…) sont réelles », a-t-elle reconnu. 

Ces manquements ont finalement été pointés par l’Inspection générale de la BNP en 2017, six ans après les premières réquisitions judiciaires, s’étonne toutefois l’OCRGDF. 

A l’époque, le premier volet du dossier, disjoint, venait de déboucher sur une première condamnation du riche fils du président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang.

Dès mars 2009, des responsables de la banque avaient estimé « souhaitable » une « rupture de relation avec M. Bongo » mais l’avait « différée » en raison des craintes de répercussions sur ses collaborateurs au Gabon.

Dans cette enquête, relancée en 2010 après une plainte de Transparency international, au moins treize personnes sont mises en examen, dont cinq membres de la famille Nguesso, l’ancien avocat d’Omar Bongo, et des professionnels français. Des membres de la famille Bongo ont été auditionnés, mais aucun n’est poursuivi à ce jour.

AFP

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L’érudit de Kindia à Alpha Condé : « je le prie de libérer les détenus politiques »

15 mai 2021 à 7 07 06 05065
Abdoul Wakil Keïta, érudit de Kindia

En marge de la célébration de l’Aïd El Fitr, la fête marquant la fin du ramadan, avant-hier, jeudi 13 mai 2021, l’érudit de Kindia a adressé un message au président Alpha Condé. Elhadj Abdoul Wakil Keïta a demandé au chef de l’Etat guinéen de libérer les prisonniers politiques au nom de la paix et de la quiétude sociale en Guinée.

« Si le miséricordieux te fait du bien, à ton tour fais du bien aux démunis. S’il te donne de la puissance, du pouvoir, il faut le remercier, car il ne n’accorde pas cette faveur à tout le monde. Et quand il te confie une portion du pouvoir, il t’observe, car il sait que tu retourneras vers lui. Donc, à cette occasion, je dirai ceci à notre président Alpha Condé : je sais qu’il peut mettre en prison qui il veut et quand il veut.

Mais s’il pardonne, c’est ce qui est bon pour le pays, c’est ce qui renforce la cohésion nationale, le tissu social. Alors, pour la paix et la quiétude en Guinée, je le prie de libérer les détenus politiques.  C’est la Guinée qu’il doit regarder pour libérer ces détenus afin qu’il est la paix dans notre pays. On doit s’aimer et se pardonner pour que la Guinée bouge », a plaidé l’érudit Elhadj Abdoul Wakil Keïta.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

 Tel: 628518888

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Libération de certains détenus politiques : Bah Oury s’en réjouit et demande l’accélération du processus

8 mai 2021 à 15 03 57 05575

Bah Oury, président du parti UDRG (Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée)

C’est avec joie et espoir que Bah Oury accueille la libération de 40 personnes parmi les nombreux prisonniers politiques en Guinée. Après avoir bénéficié d’un non-lieu, 9 détenus ont été libérés la semaine dernière et 31 autres sont sortis de prison hier, vendredi 7 mai 2021. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, le président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG) a salué une bonne nouvelle, tout en appelant à l’accélération du dossier pour permettre aux détenus de recouvrer leur liberté.

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Libération de certains opposants au 3ème mandat d’Alpha Condé : la réaction du FNDC

8 mai 2021 à 10 10 32 05325

image d’archive

Communiqué de la Coordination nationale du FDNC : Dans un communiqué rendu public ce vendredi 7 mai 2021, le dictateur Alpha Condé, par l’intermédiaire de son porte-parole du moment, a fait état de la libération d’une quarantaine de détenus et du renvoi en jugement d’une cinquantaine d’autres dans l’affaire des violences liées à la mascarade électorale ayant accompagné le coup d’État constitutionnel du 18 octobre 2020.

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Polémique entre les partis de Cellou Dalein et d’Alpha Condé : l’UFDG répond au RPG-AEC

19 avril 2021 à 12 12 06 04064

Dans une déclaration publiée sur différentes plateformes, la direction du RPG-ARC-EN-CIEL soutient que : “Le président de l’UFDG, El-Hadj Cellou Dalein Diallo, depuis sa dernière retentissante débâcle électorale a déserté littéralement le terrain politique pour s’investir dans les médias sans retenue, ni pudeur. Il n’arrive pas encore à faire le deuil des cuisantes défaites humiliantes qu’il a subies coup sur coup à l’élection présidentielle à laquelle il a prit part avec l’idée funeste de “moi ou le chaos”, au référendum qu’il a essayé d’empêcher par un recours à la violence et des actes terroristes, aux législatives qu’il a boycottées au grand dam de son parti, aujourd’hui, absent de l’Assemblée nationale à cause de sa niaiserie électorale et de ses louvoiements politiques endémiques”.

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« Le régime Condé veut effacer notre mémoire collective », dénoncent les victimes de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse 2019

19 avril 2021 à 8 08 38 04384

Comme annoncé dans une de nos précédentes dépêches, après avoir rasé les habitations des milliers de nos compatriotes, le régime Alpha Condé se retourne sur les ruines de Kaporo-Rails où il annonce une effroyable décision : la fermeture des cimetières ! Aujourd’hui, ne pouvant absolument rien face aux bulldozers de la puissance publique qui ont déjà rasé leurs domiciles, les victimes pleurent et dénoncent un acharnement du pouvoir contre les défunts. Les dirigeants d’aujourd’hui leur refusent un repos paisible ; alors que plusieurs d’entre eux ont quitté ce bas-monde suite à des morts très violentes et jusque-là non élucidées…

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Chérif Mohamed Abdallah Haïdara se fait une nouvelle mission : « Réconcilier les guinéens »

17 avril 2021 à 9 09 19 04194

Chérif Mohamed Abdallah, président du GOHA

J’ai décidé d’envoyer ce message au peuple de Guinée pour l’unité et la réconciliation des Guinéens. Et, je souhaite être entendu et bien entendu.

Je me suis fait une mission qui est celle de réconcilier les populations guinéennes. J’invite toutes les filles et fils de la République de Guinée où qu’ils se trouvent à me soutenir dans ce sens.

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Passage de Kassory devant le Parlement : voici ce qui fait trembler le gouvernement

6 avril 2021 à 14 02 18 04184

Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre guinéen

Sauf changement de calendrier, le Premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, passera devant l’Assemblée nationale demain, mercredi 7 avril 2021, pour présenter la politique générale de son gouvernement. Et à quelques heures de ce passage très attendu, le sujet focalise beaucoup d’attentions et suscite un grand débat à Conakry.

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Guinée : les journalistes solidaires avec Amadou Diouldé Diallo

31 mars 2021 à 16 04 31 03313

Elhadj Amadou Diouldé Diallo, journaliste-historien

En interdisant la marche prévue par les journalistes, les autorités guinéennes envoient un message très fort à tous ceux qui font entendre un autre son de cloche que celui qui est émis par les partisans de la pensée unique. De par leur nombre, leur discipline et maturité les journalistes ne troublent jamais l’ordre public. L’interdiction de leur manifestation constitue donc un signal fort de la dérive dictatoriale qui fait son retour à peu à peu dans notre pays.

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Aly Kaba répond à Cellou Dalein : « l’armée guinéenne ne saurait être à l’écoute d’un imposteur »

31 mars 2021 à 13 01 24 03243

Honorable Aly Kaba, président du groupe de la majorité parlementaire

Lors de l’assemblée générale virtuelle de l’UFDG du samedi dernier, 27 mars 2021, Cellou Dalein Diallo a adressé un message à l’armée guinéenne, lui demandant d’écouter le peuple et d’entendre ses souffrances. Cette sortie médiatique suscite des réactions dans les rangs du pouvoir, où les propos du principal opposant du président Alpha Condé sont perçus comme un cri désespéré d’un homme en perte de vitesse.

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Une militante du RPG interpelle Alpha Condé : « il faut penser à nous qui sommes du RPC, nous souffrons »

23 mars 2021 à 20 08 49 03493

L’avènement du président Alpha Condé au pouvoir, en 2010, a suscité un grand espoir chez Mariame Sylla, qui se présente comme une militante des premières heures du parti au pouvoir. Dix ans plus tard, cette dame vit toujours dans la misère, partagée entre désillusion et consternation. Elle ne comprend pas pourquoi sa famille n’a pas encore bénéficié des avantages de l’accession du leader du RPG au pouvoir, alors qu’elle et sa mère ont tout donné pour l’atteinte de cet objectif. Rencontrée par un reporter de Guineematin.com ce mardi, 23 mars 2021, Mariame Sylla a lancé un appel pressant au président Alpha Condé, à qui elle demande de penser enfin à sa famille.

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Tibou Kamara, plus que le roseau de la fable

3 mars 2021 à 8 08 34 03343

Tibou Kamara, ministre de l’Industrie et des PME

Par Top Sylla : « Gouverner autrement », le slogan qu’Alpha Condé vient de recycler est sur toutes les lèvres, et fait l’objet de maintes interprétations. Il y a ceux qui n’y voient qu’une entourloupe de plus, il y a ceux qui estiment qu’il faut attendre de voir, et des compatriotes qui croient dur comme fer que c’est une nouvelle ère d’espérance qui s’ouvre pour le pays.

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