Construction d’un parc éolien à N’Zérékoré : le rapport d’études d’impact environnement et social validé

En route vers la construction d’un parc éolien à Gbana, un village relevant de la sous-préfecture de Koropara, dans la préfecture de N’Zérékoré. Le comité technique d’analyse environnementale (CTAE) du ministère de l’Environnement et du développement durable a validé ce mercredi, 13 avril 2022, le rapport d’études d’impact environnemental et social du projet. Ce projet prévoit la construction de 50 poteaux éoliens qui serviront à produire 200 Mégawatt d’énergie pour électrifier plusieurs localités, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est après plusieurs critiques et suggestions que les membres du comité technique d’analyse environnementale (CTAE) ont validé le rapport d’études d’impact environnemental et social du projet de construction d’un parc éolien à Gbana. Un pas de plus vers la réalisation de ce projet énergétique, porté par Aimé Marcel Dramou.

Aimé Marcel Dramou, promoteur du projet de construction du parc éolien de Gbana

« Ce projet est un méga projet. Lors de la consultation publique, j’ai eu à dire à Koropara devant les communautés que c’est un grand projet. Au départ, on avait envie d’installer un barrage hydroélectrique le long du mont Diani. Mais après les études préliminaires, on s’est rendu compte qu’il fallait déplacer quatre gros villages.

Et entre les villages, il y a de grandes plantations dont il fallait payer vraiment l’indemnité aux producteurs. On était confrontés à plusieurs problèmes et du coup, on a dit aux experts de voir est-ce qu’il pouvait y avoir plusieurs alternatives nous permettant de desservir la région (…). Les experts ont suggéré à ce qu’on trouve des sites où ils peuvent trouver du vent. Ils se sont rendu compte qu’il y avait deux zones potentiellement riches en vent : la zone de Sinkô et celle de Gbana qui est l’objet aujourd’hui de cette étude. On a signé les premiers accords avec le gouvernement.

Le gouvernement guinéen nous a mandatés de chercher des entreprises aguerries en la matière pour qu’elles puissent nous accompagner dans les études pointues s’il y a du vent qui peut desservir la région. La seconde étape était vraiment de chercher des financiers crédibles, mais il fallait parfaire les études de faisabilité et celles environnementales. Ce qui nous réunit aujourd’hui ici dans cette salle, c’est pour les études d’impacts environnementaux et sociaux. Le résultat étant concluant, je pense que nous allons passer à l’étape suivante », a indiqué le porteur du projet.

Présidant cette rencontre, Seydou Barry Sidibé, Conseiller principal de la ministre de l’Environnement et du développement durable, a prodigué des conseils aux promoteurs de ce projet, avant de les rassurer du soutien du gouvernement.

« Au vu de la présentation du rapport et des observations faites par les membres du comité technique d’analyse environnementale, il est évident que le rapport contient des imperfections, des imprécisions et il contient également assez de lacunes sur lesquelles justement, le cabinet est appelé à apporter des améliorations. Et ce qui est important, le comité d’analyse ne se contente pas seulement de critiquer le rapport.

Mais également, chaque membre qui intervient, donne les solutions et les réponses adéquates qu’il faudrait que le cabinet prenne en compte pour améliorer le contenu du rapport d’études d’impact environnemental et social. Tout cela rentre dans le cadre de la satisfaction des besoins des populations guinéennes. Parce qu’il s’agit d’un projet de construction d’un parc éolien. Il se situe dans le cadre de l’énergie renouvelable. Ces énergies renouvelables viennent améliorer les conditions de vie des populations des différentes localités qui sont concernées par le projet. La destination finale, c’est la satisfaction des besoins d’intérêt général.

Seydou Barry Sidibé, Conseiller principal du ministère de l’environnement et du développement durable

Donc, si le projet est validé, il sera soutenu et accompagné et pendant la phase de la construction et pendant la phase d’exploitation par le ministère de l’Environnement et du développement durable. Au vu des observations qui ont été faites ici au cours de cette session par les membres du comité technique d’analyse environnementale, le rapport sera certainement déclaré accepté, mais sous réserve de la prise en compte de toutes les observations qui ont été faites par les différents membres du comité technique d’analyse environnementale », a fait savoir ce responsable du ministère de l’Environnement et du développement durable.

Les promoteurs du projet et le cabinet recruté pour faire les travaux ont promis de tenir compte des nombreuses critiques et suggestions faites par les membres du comité technique d’analyse environnementale. A noter que ce projet, dont la réalisation s’étendra sur 24 mois, permettra d’électrifier 13 villages de N’Zérékoré.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

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