Fraude au Bac : 34 téléphones saisis et 32 candidats éliminés à Siguiri

Comme annoncé précédemment, de nombreux cas de tentative de fraude ont été enregistrés hier, vendredi 17 juin, lors de la première journée du baccalauréat session 2022 à Siguiri. Au total, 34 téléphones portables, qui devaient servir à frauder, ont été saisis dans plusieurs centres d’examen de la préfecture.

32 candidats ont été éliminés et 4 surveillants ont été renvoyés, a appris Guineematin.com, à travers son correspondant dans la préfecture. C’est le bilan de la journée fourni par Aboubacar Mandela Camara, conseiller chargé des questions de législation scolaire au ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation (MEPU-A), et superviseur du baccalauréat dans la région de la Haute Guinée.

« Ce que nous avons vu à Siguiri, jusque-là, on n’avait pas encore vu pareil. Ils ont emballé les téléphones dans du papier aluminium et les ont insérés dans les chaussures. Donc, ils peuvent marcher sans endommager le téléphone. Mais tout ça a été démantelé grâce aux jeunes que le ministre a dépêchés avec nous. Au centre Sékou Tamine Barry, 17 téléphones ont été saisis, 13 candidats éliminés et 4 surveillants renvoyés.

Au centre Abbas Magassouba, 9 téléphones ont été saisis et 11 élèves éliminés. Au centre Nelson Mandela, 5 téléphones ont été saisis, un a été éliminé et 4 autres ont pris la fuite. Au centre Sidiki Guissé, 2 téléphones ont été saisis et 2 candidats éliminés. Et au centre Kankou Moussa, où nous sommes arrivés à la fin de la journée, un téléphone a été saisi et un candidat éliminé », a indiqué Aboubacar Mandela Camara.

Selon ce cadre du ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, la conclusion que l’on peut tirer de cette situation, est qu’il y a eu un usage massif de téléphones lors de l’examen du baccalauréat à Siguiri, avec une nouvelle forme de fraude. « Les élèves éliminés sont détenus soit à la police ou à la gendarmerie. Et les téléphones seront déposés au tribunal compétent pour des fins d’enquête », a souligné M. Camara.

A noter les quatre candidats qui avaient pris la fuite, ont été rattrapés et interpellés. Selon nos informations, les chaussures qui ont servi à dissimuler les téléphones afin de les introduire dans les centres d’examen, ont été confectionnées sur commande par des cordonniers locaux. Et une paire coûterait 200 000 francs guinéens.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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