Tabaski à Dalaba : 3 jours de concertation et de sensibilisation pour l’unité et le développement de Mafara

Organisées par les ressortissants de la préfecture de Dalaba, réunis au sein de l’AJDED (association des jeunes pour le développement de Dalaba), en collaboration avec la coalition des associations des jeunes et amis de Mafara pour le développement, ces journées de concertation et de sensibilisation se sont tenues les 11, 12 et 13 juillet 2022, à Mafara (une localité située à 58 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Dalaba). Ces journées de concertation et de sensibilisation ont été présidées par Elhadj Nabika Diallo, président des sages de Mafara ; et, elles visent l’unité et le développement de Mafara, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la région de Mamou.

Pour Abdourahame Diallo, maire de la commune rurale de Mafara, cette rencontre de trois jours est une initiative salutaire pour sa localité. Après avoir parlé des difficultés auxquelles Mafara est actuellement confrontée, le maire a exhorté tout le monde à l’unité.

Abdourahame Diallo, maire de la commune rurale de Mafara

« Mafara a été érigée en sous préfecture en 1976, couvrant une superficie de 180 kilomètres carrés avec une population de 14 800 habitants dont 8375 femmes, répartis dans 6 Districts. Poular et Maninka sont les langues dominantes de la localité. C’est une sous préfecture à vocation agro-pastorale. Mafara compte 17 écoles dont trois non fonctionnelles. Ces écoles sont seulement encadrées par 14 enseignants titulaires et 21 enseignants contractuels qui sont sur le dos des populations de Mafara. Nous sommes très heureux de vous compter parmi nous. Aujourd’hui est un jour historique pour Mafara et ses habitants. Nous remercions l’AJDED pour le développement de notre cité. Unissons-nous pour le bonheur de notre préfecture. Sans l’union, il n’y a pas de développement, il n’y a pas d’entente », a dit Abdourahame Diallo.

De son côté, Moustapha 44 Fofana, président de la Coalition des Associations des Jeunes et Amis pour le Développement de Mafara (CAJAMAD), s’est engagé a changé la physionomie de Mafara qui est l’une des sous-préfectures les plus pauvres de la préfecture de Dalaba.

Moustapha 44 Fofana, président de la coalition des Associations des Jeunes et Amis de MAFARA pour le développement (CAJAMAD)

« Notre souci majeur est le développement de notre sous-préfecture. Pour cela, nous nous  sommes engagés depuis 2014 autour de la CAJAMAD pour intervenir dans plusieurs domaines. Nous sommes engagés dans la dynamique de sensibilisation pour faire venir tous les jeunes de Mafara à une idée commune. Nous avons eu tort d’attendre l’État. L’État ne vient toujours pas ou vient rarement à Mafara. A l’occasion de cet événement majeur, nous avons profité pour réaliser quelques œuvres dans l’intérêt de nos citoyens. En guise d’exemple : la rénovation du centre de santé de la commune rurale de Mafara, du Bloc administratif, le centre d’accueil et les logements sociaux. Le reboisement de 12 000 plans en raison de 2000 par district. Nous avons un besoin énorme d’enseignants dans le secteur éducatif. Pour l’heure, Mafara possède 17 écoles dont un collège encadrées par la plupart par des enseignants contractuels communautaires. Nous invitons l’État, les personnes de bonne volonté, à nous venir en aide. Mafara est aujourd’hui une poche de la pauvreté. La quasi-totalité de nos travailleurs à l’éducation, à la santé sont des contractuels communautaires. Nous n’avons pas de pistes rurales. Mais, avec l’union et les efforts conjugués, nous trouverons des solutions. Comme disait l’autre : « il n’y a pas un mauvais temps, mais plutôt un mauvais équipement ».

L’association des jeunes pour le développement de Dalaba est une belle référence pour nous. L’année prochaine, nous allons faire des activités tournantes dans les différents Districts. Nous demandons aux sages de nous accompagner. Dans dix ans, notre localité changera de physionomie. Nous invitons tout le monde à nous accompagner », a indiqué Moustapha 44 Fofana.

Pour sa part, Thierno Ismail Doukouré, président de l’association des jeunes pour le développement de Dalaba, est revenu sur l’historique de l’association, avant d’inviter les populations de Dalaba à l’idéal commun.

Dr Tierno Ismail Doukouré, président de l’association des jeunes pour le développement de Dalaba

« Nous sommes à la  7ème édition des festivités tournantes dans les différentes sous-préfectures de Dalaba depuis sa création en 2014. C’est une association apolitique, à but non lucratif, dans laquelle toutes les localités de Dalaba sont représentées. Elle a pour objectif de rassembler les frères et sœurs de Dalaba autour de l’idéal commun et celui du développement. Depuis la première édition à Dalaba-centre, nous œuvrons dans les secteurs ci-après : l’environnement à travers le reboisement, le secteur de la santé, de l’éducation, des sacrifices pour le rayonnement de Dalaba. Soyons unis derrière nos responsables pour le bien-être de nos localités. N’acceptons pas d’être divisés. Nous avons parmi nous de Sidibé, de Fofana, de Doukouré, de Bah, de Camara, de Diallo, de Barry, de Sow… Refusons l’ethnocentrisme, nous sommes un et indivisible. C’est Dieu qui nous a semés dans cette préfecture. Unité dans la diversité, la diversité dans l’unité, c’est un atout pour le progrès. Unissons nos forces pour soigner les maux qui gangrènent nos différentes sous-préfectures qui sont en manque de toutes les infrastructures de base », a dit Thierno Ismail Doukouré.

Quant à Elhadj Nabika Diallo, président des sages de Mafara, il a invité les jeunes au sérieux avant de fustiger l’état de sa sous-préfecture.

Elhadj Nabika Diallo, président des sages de Mafara

« Je suis très heureux de prendre part au lancement des activités tournantes dans la préfecture de Dalaba. Je tiens à féliciter et à remercier vivement les deux associations. Nous sommes dans la Transition de refondation de l’État. Nous aussi nous allons faire la même chose à Mafara. Premièrement, renforcer les liens d’amitié entre les populations de Mafara ; deuxièmement, refuser la division entre nous. Mafara est une des sous-préfectures les plus oubliées en Guinée. Aux jeunes, chercher la connaissance et l’expertise. Ne désespérez jamais, transformez vos difficultés en des opportunités. Aux jeunes d’éviter la drogue, travaillez pour réussir. Je remercie vivement les ressortissants de Mafara et Dalaba. Nous manquons d’enseignants, nous manquons des agents de Santé et de sécurité. Donc, c’est à nous de lutter contre vent et marée pour changer la donne ici, à Mafara. Chacun peut un peu. Commençons à rehausser le niveau de nos enfants dans les écoles », a dit Elhadj Nabika Diallo.

Exif_JPEG_420

A noter que ces 72 heures de concertation et de sensibilisation ont été clôturées par des activités, comme la visite de courtoisie dans les différents districts, don de manuels scolaires, des cahiers de consultation des personnes malades de tension et de diabète et un match de gala entre Kankalabé et  Mafara. Rendez-vous a été pris pour la 8ème édition prévenue à Ditinn (une des sous-préfectures de Dalaba).

De Mafara, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél : 625688919/657343939

-Publicité-spot_img
-Publicité-spot_img

AVIS & COMMUNIQUÉS

PUBLIREPORTAGE

OFFRE D'EMPLOIS