Détournement de fonds à Mali : un mandat d’amener contre le préfet, Manson Sangalan Camara

Le préfet de Mali, le Lieutenant-colonel Manson Sangalan Camara, est en brouille avec la justice. Après l’expiration d’un mandat de comparution à lui adressé dans une affaire de détournement de deniers publics présumé, un mandat d’amener a été décerné contre le préfet hier, jeudi 08 juin 2023. Désormais, les officiers de police judiciaire doivent chercher à l’amener devant le juge d’instruction de Mali pour qu’il s’explique, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Labé.

Le juge de paix de Mali, Sékou Sangaré, interrogé sur le sujet, est revenu sur les accusations portées contre le préfet. « Devant notre juridiction, il est visé par plusieurs faits. Le premier, c’est dans une affaire de détournement de deniers publics visant deux inculpés qui sont entre les mains de la justice. Le préfet a été cité comme complice ou coauteure ».

Poursuivant, le magistrat a expliqué les raisons de l’émission de ce mandat d’amener contre le puissant Lieutenant-Colonel Manson Sangalan Camara. « La première convocation, c’était de lui dire de venir, pour qu’il puisse discuter contradictoirement du bien-fondé ou non de ce qui a été avancé contre lui. La deuxième affaire est au tour de la mine d’or de Niafou et de Diaaka. Les personnes interpellées ont fait des déclarations allant dans le sens de son inculpation. On ne sait pas si c’est vrai ou si c’est faux. Il s’agissait pour lui de venir, pour présenter ses arguments à décharge. Ce qu’il n’a pas fait. Toujours dans ce même dossier, la deuxième procédure émane d’une plainte par l’association nationale des maires de Guinée au compte de quelques communes de Mali, portant sur une affaire de détournement de deniers publics. Au fait, ces communes s’attendaient à des redevances par rapport à l’installation des pylônes de chez eux. Selon ces collectivités, pour l’année 2022, elles n’ont reçu aucune redevance portant sur ces pylônes », a expliqué le juge de paix de Mali, Sékou Sangaré.

En outre, le juge de paix est revenu sur le sens de ce mandat d’amener. « Dans ces affaires concernant le préfet de Mali, nous sommes au niveau du mandat d’amener. Il y a déjà eu un mandat de comparution auquel il n’a pas répondu. C’est ainsi qu’on a décerné un mandat d’amener contre lui, qui commande aux officiers de police judiciaire (OPJ) de le conduire par devant le juge d’instruction. Comme il n’est pas venu de lui-même, le mandat d’amener a pour objectif de le contraindre de comparaître par devant le juge d’instruction. Et ce mandat a été remis hier (jeudi) aux OPJ pour son exécution. S’il refuse, c’est le moyen le plus contraignant qu’on va utiliser qui est le mandat d’arrêt. En ce moment, c’est de le rechercher, l’interpeller, l’arrêter, le conduire d’abord à la maison d’arrêt, même s’il doit être extrait après au magistrat qui a décerné le mandat d’arrêt. C’est le dernier recours », rappelle le juge de paix de Mali.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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