A la veille de la célébration en différé du 59ème anniversaire de l’indépendance nationale, prévue demain, samedi 13 janvier 2018, à Kankan, l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kérouané a été reçu par la première autorité de la préfecture, monsieur Damoun Kanté. Au cours de l’entretien qu’il a accepté de nous accorder hier, jeudi, monsieur le préfet a répondu à nos questions portant sur le niveau d’exécution des chantiers orientés dans sa préfecture, les préparatifs de cette fête nationale et son regard sur la gouvernance du président Alpha Condé, entre autres.

Guineematin.com : Après plusieurs reports, les festivités commémoratives du 59eme anniversaire de l’indépendance nationale se tiendront finalement ce samedi 13 janvier 2018 dans la ville de Kankan. Dites-nous comment vous avez accueilli cette nouvelle, étant donné que votre préfecture relève de la région de Kankan ?

Damoun Kanté : D’abord, je vous remercie de l’opportunité que vous m’offrez, je vous souhaite la bienvenue à Kérouané. Nous avons appris cette nouvelle avec beaucoup d’enthousiasme.

Guineematin.com : Les préfectures de la région de Kankan vont aussi célébrer cette fête en différé. Où en êtes-vous avec les préparatifs, je veux parler de Kérouané ?

Damoun Kanté : Nous la préparons bien. Comme vous le savez, à l’image de la commission nationale, on a fait une commission préfectorale qui est composée de 16 sous-commissions, une coordination préfectorale qui est à pied d’œuvre pour installer toutes les commissions. Chaque commission a son travail. Par exemple, vous voyez la commission assainissement est sur le terrain, elle est en train d’assainir les lieux à inaugurer.

Guineematin.com : Concrètement, à quel niveau se situent aujourd’hui les préparatifs ?

Damoun Kanté : Ça va très bien. Seulement, on a eu quelques petits problèmes parce qu’on a eu de la peine à avoir la clé des infrastructures et on avait peur de ne pas être dans le temps.

Guineematin.com :  Toutes les préfectures de la région ont bénéficié des infrastructures dans le cadre de cette fête. De combien Kérouané a bénéficié et quel est le niveau d’exécution des travaux ?

Damoun Kanté : Nous avons bénéficié de 16 infrastructures. Au jour d’aujourd’hui, Kérouané dépasse toute la région parce que quand j’ai suivi vos interviews à Siguiri, le préfet de Siguiri se plaignait de l’arrêt de certains chantiers. Il y en a qui sont à 20%, il y en a qui sont à 50%. Et, je vous dis à Kérouané, toutes les infrastructures ont été réalisées, exceptée une seule. C’est le Lycée Sékouba Konaté qui est presqu’à 80% d’exécution ; sinon, tout est à 95%.

Guineematin.com : Est-ce qu’on peut connaitre le budget qui a été alloué pour la construction de ces infrastructures à Kérouané ?

Damoun Kanté : ça, je ne connais pas le budget en réalité. Comme ce n’est pas mon domaine, je ne l’ai pas su. Quand même, nous préfets, nous nous sommes plaints la fois dernière parce qu’on n’a pas les documents pour savoir ce qui se passe réellement.

Guineematin.com : Par rapport à ces festivités, quel est le budget que la préfecture de Kérouané a bénéficié ?

Damoun Kanté : On ne nous a pas dit le budget total, moi, je ne peux pas vous le dire. Dans tous les cas, on a beaucoup de supports. Parce que tous ces 16 sous-commissions, c’est aujourd’hui qu’on a fait le dispatching des montants. Les montants continuent à venir, même les enfants ressortissants de Kérouané ont contribué.

Guineematin.com : A ce jour, combien vous avez reçu ?

Damoun Kanté : Là où je suis comme ça, j’ai reçu 250 millions.

Guineematin.com : Vous avez été nommé préfet de Kérouané il y a au moins une année. Est-ce que vous pouvez nous parler des grands projets que vous avez réalisés dans cette préfecture ?

Damoun Kanté : Vous savez que l’administration est une continuité. Quand je suis venu, j’ai trouvé une préfecture avec un préfet qui avait très bien travaillé. J’ai trouvé que ce programme était bon ; donc, j’ai continué ce qu’il avait commencé. Et, Dieu merci, j’ai abouti. C’était d’abord la réconciliation entre les fils de Kérouané. Vous entendez souvent beaucoup de bruits autour de Kérouané, ça ne va pas, ça ne va pas… Donc, il fallait d’abord s’attaquer à ce mal, les unir pour qu’on parte ensemble. Et ça, ça a été entrepris par mon prédécesseur. C’est ce que j’ai poursuivi et j’avoue que ça a réussi parce qu’on verra l’impact pendant cette fête de l’indépendance.

Guineematin.com : Quelles sont les difficultés que vous enregistrez dans l’exercice de votre mission à Kérouané ?

Damoun Kanté : Les problèmes ne finissent pas. L’administration du territoire, c’est le carrefour de tous les problèmes. Mais, quand même, on les surmonte.

Guineematin.com : Kérouané a enregistré récemment des manifestations qui ont paralysé la ville pendant plusieurs jours, comment vous avez géré ces mouvements de colère des jeunes ?

Damoun Kanté : Kérouané a enregistré des manifestions récemment, c’était pour la route. Je dis que Kérouané n’avait pas droit de faire ça parce que Kérouané a bénéficié d’infrastructures plus que toutes les autres préfectures. D’ailleurs, c’est le lieu de remercier les entreprises qui ont travaillé à Kérouané, c’était des entreprises sérieuses. Donc, quand les gens ont manifesté, on parlait de routes, de ponts, etc. mais c’était un manque d’informations. Le président de la République, quand il est venu à Banankoro, il avait déjà développé ça dans son discours. Il a dit que les ponts Kérouané-Banankoro étaient sur de très bonnes voies.

Guineematin.com : Un mot sur la gouvernance du président Alpha Condé ?

Damoun Kanté : La gouvernance du président Alpha Condé est très bonne. Moi, je disais la dernière fois que c’est du jamais vu. Moi, je ne suis pas enfant, j’ai vécu les trois régimes, c’est-à-dire Sékou Touré, Lansana Conté et Alpha Condé. Hier à Kérouané, tu ne pouvais pas voir une belle maison, je dirais la gouvernance du président Alpha Condé est impeccable.

Guineematin.com : un dernier mot ?

Damoun Kanté : Mon dernier mot, c’est de dire à la Guinée de faire face à l’avenir. Nous avons un très bon avenir en Guinée. Si le président là était venu à temps, la Guinée ne serait pas là. Mais, Dieu fait ce qu’il veut. Il faut que les Guinéens s’aiment, il faut que tout le monde sache qu’il est guinéen et pense à faire quelque chose pour son pays. La Guinée ne s’arrête pas souvent aux Gouvernants, chacun peut un peu.

Entretien réalisé à Kérouané par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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