Un an déjà ! Qui a tué le journaliste Abdoulaye Bah ?

17 juin 2019 à 16 04 42 06426

Il y a un an, jour pour jour, que notre confrère et ami a été tué dans un accident de la circulation à Matoto, dans la capitale guinéenne. Abdoulaye Bah était en reportage sur le curage des caniveaux par le ministère des Travaux publics au compte du site Guineenews. Mais, jusque-là, aucune clarification sur les circonstances de sa mort et aucune information fiable sur le ou les auteurs de cet accident mortel…

C’est aux alentours de 02 heures du matin que notre regretté ami a quitté sa maison pour aller faire un reportage sur le pont de Linsan (entre Kindia et Mamou) que le Département des TP s’apprêtait à rénover. Mais, avant, il a été décidé de passer voir les travaux nocturnes qui s’effectuaient à Madina et à Matoto. A la fin du reportage et au moment d’embarquer pour Kindia, Abdoulaye Bah prenait les dernières images de sa vie lorsqu’il a été fauché par un conducteur…

Dans la soirée, les images de ce véhicule diffusées par la télévision d’Etat (la RTG)- montrant une bouteille de bière et des verres avec un commentaire qui laisse entendre que cet accident a été provoqué par des noctambules qui avaient trop bu- ont semé un doute et laissé même penser que l’Etat chercherait à cacher quelque chose…

Très touché dans cet accident, le journaliste avait été conduit aux urgences, puis à la réanimation de l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne de Kipé où il a rendu son dernier souffle dans la nuit du même dimanche, 17 juin 2018. Lui qui aimait des petites blagues avec tout le monde- y compris les morts avec ses articles faits d’entretiens imaginaires- a quitté ce bas monde au lendemain de la fête du Ramadan, sans aucune description prémonitoire ! Au contraire, Abdoulaye Bah est parti au moment où il rêvait justement de vivre avec sa tendre épouse, Marie Louise Bah.

Malheureusement, un an après cet accident qui a emporté notre ami, RIEN n’est encore fait pour éclairer l’opinion sur les circonstances, ni même sur les auteurs, alors qu’une enquête avait été annoncée pour situer les responsabilités…

A suivre !

Nouhou Baldé

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Dessins : l’ambassadeur d’Allemagne offre des livres à l’association Bulle d’encre de Guinée

16 juin 2019 à 10 10 37 06376

L’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne en Guinée vient d’offrir des livres de bandes dessinées d’auteurs allemands à l’association Bulle d’encre de Guinée (association des dessinateurs de Guinée). La remise officielle de ce don a eu lieu le jeudi dernier, 13 mai 2019, au siège de ladite association à Kaloum, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est à l’occasion d’une visite des locaux de l’association que Son Excellence Mathias Veltin a procédé à la remise de ce don. Un don qui fait suite à une assistance financière et technique que le diplomate allemand, connu pour son amour et son attachement aux bandes dessinées, a apporté au festival Bulle d’encre de Guinée (festival de caricature et de bandes dessinées). Selon lui, cette visite des locaux de l’association Bulle d’encre de Guinée vise en tout premier lieu à toucher du doigt les réalités, les conditions dans les lesquelles ces passionnés de l’art et de la culture travaillent.

Son Excellence Matthias Veltin, ambassadeur d'Allemagne en Guinée
Son Excellence Matthias Veltin, ambassadeur d’Allemagne en Guinée

« Je suis venu vous rendre visite, mais aussi pour continuer une sorte de coopération. Monsieur Oscar (président de l’association) et les autres membres de l’association savent très bien que je suis moi-même un ami des BD (Bandes Dessinées). Je sais que vous travaillez dans des conditions très dures, mais je vous encourage à développer un secteur des BD qui est reconnu dans la région ici et en Allemagne. On a eu l’occasion de faire venir des collègues de l’Allemagne il y a une année et j’espère qu’on pourra continuer cette collaboration pendant le prochain festival des BD prévu en décembre 2019. Et, j’ai reçu une confirmation de notre institut pour apporter un soutien à ce festival à travers la présence des allemands. Le constat des allemands est qu’il y a quelque chose à découvrir ici. Vous les avez invité pour qu’ils vous apprennent mais en vérité, eux ils ont aussi appris auprès de vous, c’est encourageant. C’est un secteur qui joue un rôle économique important en Allemagne », a dit le l’ambassadeur allemand.

En outre, Mathias Veltin a exprimé son souhait d’échanger régulièrement avec les membres de Bulle d’encre de Guinée. Selon lui, cette association, dont les membres sont pour la plupart des jeunes, pourra si elle est accompagnée, valablement propulser les bandes dessinées en Guinée et au-delà de nos frontières. « Je suis rassuré aussi que la future génération est là pour continuer. Parce que c’est rassurant de savoir que l’initiative ne vient pas que d’une seule personne même si elle est la plus connue. Mais, il y a beaucoup ici qui sont là pour porter haut les BD. Je suis confiant qu’on puisse continuer les échanges entre l’Allemagne et la Guinée en ce qui concerne les BD ».

Oscar Ben Barry, journaliste, directeur de publication du satirique Bingo et président de l’association Bulle d’encre de Guinée
Oscar Ben Barry, journaliste, directeur de publication du satirique Bingo et président de l’association Bulle d’encre de Guinée

De son côté, Oscar Ben Barry, journaliste, directeur de publication du satirique Bingo et président de l’association Bulle d’encre de Guinée, au nom de ses collègues membre de l’association, a remercié le généreux donateur. Il promet une utilisation correcte de ces livres de bandes dessinées. « Merci beaucoup excellence, merci pour ce geste. D’ailleurs, votre visite nous honore. Le fait de quitter l’ambassade et venir chez-nous, dans notre réduit et dans ces conditions, prouve suffisamment que vous êtes une grande personne. Vous avez un grand cœur et ça prouve aussi l’amour que vous avez pour la bande dessinée et les dessinateurs. Ce cadeau que vous nous offrez, sera utilisé à bon escient. Je vous rassure que ces bandes dessinées seront utilisées et seront exposées aussi à la 6ème édition du festival Bulle d’encre qui aura lieu en décembre prochain au centre culturel franco-guinéen », s’est-il engagé.

A noter que les membres de l’association Bulle d’encre de Guinée ont eux aussi offert des cadeaux à Son Excellence Mathias Veltin. Il s’agit de quelques photos caricaturales du diplomate allemand. Des cadeaux qu’il a pris avec une grande joie, teintée d’émotion.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Liberté de la presse : un journaliste menacé par le gouverneur de Labé

15 juin 2019 à 20 08 16 06166
Idrissa Sampiring Diallo, membre du bureau exécutif, chargé de la coordination en Moyenne Guinée des activités de l'OGDH
Le journaliste Idrissa Sampiring Diallo se sent menacé par le Gouverneur de Labé

Le journaliste Idrissa Sampiring Diallo se sent menacé par la plus haute autorité de sa région natale et de service. Elhadj Madifing Diané, ancien ministre de la sécurité et actuellement gouverneur de la région administrative de Labé, a menacé de faire arrêter et emprisonner le correspondant de Guineematin.com et de l’Agence guinéenne de presse (AGP) à Labé.

Les menaces du Gouverneur Diané auraient commencé suite au meurtre de l’étudiant Amadou Boukariou Baldé, bastonné à mort par des agents de la sécurité qui avaient été déployés à l’université de Labé, le 31 mai dernier sur ordre du tout puissant Gouverneur. Le l’étudiant aurait rendu l’âme à l’hôpital régional de Labé ; mais, les autorités locales auraient voulu faire croire que le jeune Amadou Boukariou Baldé a cessé de respirer au cours de son évacuation sur Conakry pour éviter des manifestations de ses camarades qui auraient pu perturber la ville de Labé. Le fait de rendre publique que cet étudiant a expiré son dernier souffle à l’hôpital régional de Labé trouble le sommeil du gouverneur qui ne pardonne pas cette révélation au journaliste…

Ce samedi, 15 juin 2019, Idrissa Sampiring Diallo devait se rendre dans la préfecture de Mali pour assurer la couverture médiatique d’une série d’activités du ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes dans cette préfecture, relevant de la région administrative de Labé. Mais, le correspondant de Guineematin.com à Labé a dû annuler son déplacement à la dernière minute, en raison de menaces du gouverneur de Labé, Madifing Diané, proférées contre lui. « Hier, vers 22 heures, j’ai reçu un appel du ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Mouctar Diallo, pour que je l’accompagne aujourd’hui à Mali où il doit mener des activités. Donc, on s’est donné rendez-vous au gouvernorat. C’est ainsi que ce matin, je me suis rendu au gouvernorat. Mais, dès que le gouverneur m’a vu, il a appelé tous ceux qui étaient présents au rez-de-chaussée, même ceux qui ne travaillent pas au gouvernorat. Il a appelé notamment le responsable de l’ANAFIC pour lui dire qu’il le prend à témoin que s’il me voit à Mali, il va me faire arrêter et me déférer à Conakry. Il dit que c’est lui qui représente le chef de l’Etat à Labé », a-t-il expliqué.

Face à cette menace du gouverneur, notre confrère a annulé son voyage à Mali. Il a fait le point de la situation au ministre Mouctar Diallo qui l’avait invité, avant de rentrer chez lui. Mais, d’où est parti ce problème entre Idrissa Sampiring et Madifing Diané ? « Ce problème est partie du fait que j’ai relayé la version non officielle de ceux qui disent que le jeune Boukariou (l’étudiant qui est décédé récemment à la suite de violences exercées sur lui par des agents des forces de l’ordre à l’université de Labé, ndrl) est mort à l’hôpital de Labé. Le gouverneur voulait que je m’en tienne à sa version. Mais, j’ai relayé ce que lui-même a dit en tant que gouverneur de Labé et j’ai même diffusé la vidéo où il dit que le petit est mort sur la route de Conakry ; mais, j’ai également relayé la version de ceux qui ont dit qu’il est mort à l’hôpital de Labé. Depuis, il m’en veut à mort à cause de cette question du lieu de la mort de Boukariou », confie le journaliste.

Selon ce correspondant de Guineematin.com, le fait qu’il soit également correspondant de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP) dans la région est sans doute l’une des causes de la mésentente entre lui et le gouverneur. « Les administrateurs territoriaux (préfets et gouverneurs) pensent que le correspondant de l’AGP a la même mission que le correspondant de la voie de la révolution (devenue aujourd’hui la RTG). Malheureusement pour nous correspondants de presse, l’information ne circule pas entre le département de la communication et celui de l’administration du territoire. Les administrateurs territoriaux pensent que le correspondant de l’AGP est placé sous leur tutelle, ils ne savent pas que c’est une profession libérale, ils pensent que le correspondant de l’AGP est un porte-bouilloire qui est obligé de répéter tout ce qu’il entend de la version officielle ou bien qui est obligé de prendre position en faveur de la version officielle. Or, le journaliste reste journaliste ! Ce n’est pas à toi de dire tel à raison, tel n’a pas raison. Ce n’est pas parce que l’autorité se sent embêtée qu’elle va vouloir dire que le correspondant de l’AGP n’a pas le droit de donner la parole à celui qui ne pense pas comme elle. C’est tout le problème qui nous oppose. Apparemment, pour lui, parce que je me suis donné la liberté de tendre mon micro à quelqu’un qui n’est pas comme lui et qui a une version contraire à la sienne, il considère que je mérite d’être réprimé. Avant ça, il m’avait déjà menacé, tout simplement pour avoir dit qu’il y a eu une intervention musclée des services de sécurité à l’université, il a dit que si je blague avec lui, il va m’écraser. Aujourd’hui, il me dit que s’il me voit à Mali il va m’arrêter et briser ma carrière. Donc, je sens que j’ai à faire à un nostalgique d’un passé récent ou de la voie de la révolution. Il pense que le correspondant de presse doit aller au bureau du gouverneur ou du préfet pour rédiger sa dépêche, c’est tout le problème », a-t-il laissé entendre.

Idrissa Sampiring Diallo annonce toutefois qu’il ne se laissera pas se faire museler par les menaces du gouverneur ou de qui que ce soit. Notre confrère promet de conserver sa liberté d’esprit qui lui est reconnue et de continuer à travailler en toute indépendance et de façon totalement professionnelle. Ce qui fait encore craindre pour sa sécurité dans cette région… « A compter de ce samedi jusqu’à la fin de la vie du Gouverneur Madifing Diané, si je disparais ou quoi que ce soit m’arrive, il doit être le premier suspect pour ma famille et mes amis », a prévenu le journaliste.

Propos décryptés par Amadou Oury Touré pour Guineematin.com

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DÉFENSEURS DE LA DÉMOCRATIE DE 52 PAYS AFRICAINS ÉCRIVENT UNE LETTRE AU CHEF DE L’ÉTAT ÉRYTHRÉEN

13 juin 2019 à 12 12 29 06296

Plus de 100 défenseurs de la démocratie de 52 pays africains, dont le lauréat du prix Nobel Wole Soyinka, écrivent une lettre au chef de l’État érythréen.

Luanda le 10 Juin 2019—-DES ÉCRIVAINS, DES JOURNALISTES, DES ACADÉMICIENS, DES MILITANTS DES DROITS HUMAINS ET DES FIGURES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DE 52 PAYS AFRICAINS DEMANDENT À RENDRE VISITE À LEURS COLLÈGUES INCARCÉRÉS EN ÉRYTHRÉE.

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Respect de la loi, protection des journalistes : ce que Asmaou Barry de l’APAC-Guinée demande au gouvernement

3 mai 2019 à 11 11 00 05005
Asmaou Barry, journaliste et présidente de l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC-Guinée)

La Guinée, à l’instar des autres pays du monde, célèbre ce vendredi, 03 mai 2019, la journée internationale de la liberté de presse. Asmaou Barry, journaliste et présidente de l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC-Guinée) a accordé un entretien à Guineematin.com, à cette occasion. Elle est revenue sur la situation de la liberté de la presse en Guinée, avant de demander aux pouvoirs publics de s’investir davantage dans ce domaine.

Décryptage !

Guineematin.com : l’humanité célèbre aujourd’hui la journée internationale de la liberté de la presse. Pour vous, est-ce que la liberté de la presse est effective de nos jours en Guinée ?

Asmaou Barry : tout d’abord, je suis désolée que la situation n’ait pas changé positivement depuis l’année dernière, sinon ces dernières années. Pour ce qui est de la situation de la presse, on va de mal en pis, et je pense que cela est déplorable. S’il y a une journée consacrée à un secteur, je pense qu’il s’agit de se retrouver, de réfléchir ensemble sur les problèmes qui assaillent le secteur, essayer de trouver des solutions et surtout les appliquer. Il se trouve que chez nous en Guinée, en tout cas pour ce qui concerne la liberté de la presse, on a comme l’impression que l’année précédente est toujours mieux que l’année en cours. Et, je pense que cela devrait interpeller le secteur des médias, mais aussi les décideurs pour pouvoir faire quelque chose de positif à l’occasion de cette journée internationale de la liberté de la presse.

Donc, on va revenir sur les mêmes constatations que l’année dernière, c’est-à-dire que la situation des médias en Guinée, il y a toujours ces deux défis, ces deux enjeux de la liberté de la presse. Il s’agit tout d’abord du fonctionnement des médias en termes d’économie, donc toujours le modèle économique des médias pose problème ; mais aussi, en termes de protection de la liberté d’expression, de la liberté de la presse en Guinée. C’est toujours les mêmes problèmes qui se posent. Le premier, si l’on prend la situation financière des médias, de plus en plus les organes de presse ont des difficultés financières, il faut se le dire. On n’arrive toujours pas à promouvoir le secteur médiatique en Guinée, créer des conditions d’exercice du métier de journaliste où les gens pourraient investir dans le secteur et gagner quelque chose pour que cela puisse générer des emplois.

C’est vrai, le secteur des médias emploie beaucoup de jeunes. Mais, quelle est la situation de ces jeunes ? Quelles sont les conditions de vie et de travail de ces journalistes ? Qu’on ne se voile pas la face, il y a toujours cette précarité dans les médias. Et, cela mérite d’être examiné, cela mérite d’être résolu pour espérer que les journalistes puissent exercer dans de meilleures conditions et donc, que l’on arrête un peu ces accusations selon lesquelles les journalistes guinéens sont alimentaires, les journalistes guinéens sont corrompus etc.

Guineematin.com : Dans le récent classement de Reporters Sans Frontières (RSF) sur la liberté de la presse, la Guinée occupe la 107ème place sur 180 pays concernés. Selon vous, qu’est-ce que les décideurs guinéens doivent faire pour améliorer la situation de la liberté de la presse dans notre pays ?

Asmaou Barry : déjà, il faut signaler que la Guinée a perdu trois (3) places dans ce classement par rapport à l’année dernière. Si l’an passé on était à la queue, cette fois-ci on s’est beaucoup plus rapproché de la porte de sortie. Peut-être que l’année prochaine on va se retrouver comme dernier pays en matière de respect de la liberté de la presse. Aux décideurs, ça revient à ce que je disais au départ, c’est de créer toutes les conditions nécessaires pour l’exercice de ce métier de journalisme. Et cela, c’est en deux (2) points : d’abord sur les conditions financières pour les médias, mais aussi de l’autre côté, assurer la protection des journalistes.

On ne peut pas espérer une meilleure place sur le classement de Reporters Sans Frontières en continuant à bastonner les journalistes, à les emprisonner, à les envoyer tout le temps au tribunal et à dénigrer la loi sur la liberté de la presse, en continuant à garder la loi sur l’accès à l’information dans les tiroirs. Bref, il n’y a pas cette protection qui est assurée pour les journalistes et on exerce le métier avec la peur au ventre parce qu’on sait qu’on peut se retrouver à tout moment nez-à-nez avec un décideur. Vous voyez combien de fois cela est déplorable que ça soit les membres du gouvernement quand-même qui emprisonnent les journalistes.

On peut comprendre qu’une tierce personne puisse se plaindre, mais que le gouvernement qui est quand-même le garant des libertés et des textes de loi de la République y compris la loi sur la liberté de la presse soit le premier à porter plainte contre les journalistes et de surcroit à les emprisonner, c’est paradoxal. On ne dit pas qu’ils ne peuvent pas porter plainte puisque parfois il peut y avoir des clashs, mais il faut suivre la procédure. Il y a ce qu’on appelle droit de réponse qui existe, il y a la plainte au niveau de la Haute Autorité de la Communication (HAC) qui existe, la HAC peut examiner la plainte et prendre des sanctions disciplinaires, et au dernier ressort porter plainte en justice.

Mais, ne jamais donner des instructions pour que des journalistes partent en prison ou bien se mettre à menacer des journalistes. Donc aujourd’hui en Guinée, le pouvoir public, s’il doit, s’il veut, promouvoir la liberté de la presse, c’est commencer par respecter et faire respecter la loi sur la liberté de la presse, penser à vulgariser cette loi auprès des autres institutions et des autres acteurs mais aussi protéger les journalistes. Sinon, on va se retrouver je pense d’intimidation en intimidation, on finira par se retrouver sur la ligne rouge des institutions internationales. Et nous, on le sait, parce qu’on le vit. Donc, que ces institutions notamment RSF le disent ou pas, nous journalistes guinéens, nous savons ce que nous vivons.

Guineematin.com : quel est votre regard maintenant sur la façon de travailler des journalistes guinéens ? Avez-vous des reproches à ce niveau ?

Asmaou Barry : je pense que ça dépend de quel côté du miroir on se met pour faire des reproches aux médias. Moi, ce que je sais aujourd’hui, est que je tire le chapeau à ces journalistes guinéens qui, malgré les conditions un peu difficiles, arrivent quand-même à exercer pour que les médias puissent se maintenir. Je pense que cela mérite d’être salué et félicité. S’il y a un défi pour les hommes de médias, c’est peut-être la question de responsabilité sociale où il faut quand-même faire attention sur un certain nombre de sujets pour ne pas exacerber des sujets aussi sensibles. Sinon moi, je ne trouve pas de reproches particuliers à faire aux journalistes. Je salue plutôt le travail que ces hommes de médias effectuent dans les conditions que nous connaissons.

Guineematin.com : quel est votre mot de la fin ?

Asmaou Barry : ce que je voudrais dire, c’est qu’il y a une initiative du gouvernement qui, pour une première fois je pense, veut célébrer la journée internationale de la presse autrement. Alors, moi je lance un appel aux organisateurs de cette journée, c’est bien en soi l’initiative, mais il ne faudrait pas que ça soit des activités de tape à l’œil. Qu’on n’organise pas tout une journée pour la presse alors qu’en même temps on a du mal à trouver une maison de la presse digne de nom pour les journalistes ; qu’on n’organise pas des activités dans des endroits aussi huppés quand la subvention arrive avec plusieurs mois de retard ou lorsque des journalistes sont en prison.

Je pense qu’il y a une autre façon de célébrer la presse guinéenne, c’est travailler pour que la presse soit libre et protéger tous les jours de l’année et non pas se retrouver chaque 3 mai pour faire des discours, chanter et danser la presse guinéenne. Il y a bien d’autres choses à faire. Et, la question de la maison de la presse est primordiale. Vous voyez bien qu’à partir de ce vendredi, la maison de la presse a déménagé pour revenir à Kipé, pourquoi ? Parce qu’il y a des problèmes financiers qui se posent.

Les associations de presse auxquelles appartient la maison de la presse ne parviennent plus à supporter les frais de location et les frais de fonctionnement de la maison de la presse. Je pense que les pouvoirs publics, les décideurs, devraient prendre cette question comme un enjeu, comme un défi. Qu’on n’apprenne pas que la maison de la presse de la Guinée a disparu sous le régime d’un tel. Je pense qu’il faut œuvrer à ce que les journalistes aient une maison de la presse digne de nom à l’égard des autres pays de la sous-région.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : 50 journalistes outillés sur les délits de presse

2 mai 2019 à 7 07 25 05255

En prélude à la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse, le vendredi 03 mai 2019, la structure Wassolon Agency Communication organise une session de renforcement des capacités des journalistes sur l’écriture journalistique et les délits de presse. Cette formation qui va durer deux jours, a démarré hier, mercredi 1er mai à Conakry. Elle regroupe 50 professionnels de médias du pays, rapporte un journaliste de Guineematin.com sur place.

Présidée par le ministre de l’information et de la communication, Amara Somparé, la cérémonie de lancement officiel des travaux a connu la présence de représentants des associations de presse et du secrétaire général du syndicat de la presse privée de Guinée.

Lamine Mougnouma Cissé

A cette occasion, Lamine Mognouma Cissé, le Directeur général adjoint de la structure Wassololon Agency Communication, est revenu sur l’importance des thèmes choisis, à savoir : Ecriture journalistique et Délit de presse en Guinée. « Sans la connaissance et la maîtrise de ces thèmes, les hommes et femmes des médias risquent d’être confrontés à bien d’aspérités et d’écueils dans l’exercice de ce noble et exigeant métier qu’ils ont choisi d’exercer », a dit le DGA de Wassolon Angency Communication.

Cheick N’Doye Sadibou

Au nom des associations de presse, Cheick N’Doye Sadibou, chargé de communication de l’URTELGUI, a remercié la structure organisatrice de la formation. Il a rappelé aux participants l’importance de continuer à se former. Pour lui, la maîtrise du premier thème : « Ecrire journalistique » peut faire éviter aux journalistes de tomber dans le second thème : « Délit de presse », d’où leur complémentarité. « Le choix de ces thèmes n’est pas fortuit. Nous journalistes, avons besoin de la formation parce qu’une formation n’est jamais de trop », a-t-il insisté tout en invitant les participants à en tirer le maximum de profit.

Sidy Diallo

Sidy Diallo, secrétaire général du syndicat des professionnels de la presse privée de Guinée (SPPG), a également salué cette initiative de Wassolon Agency Communication qui consiste à renforcer les capacités des journalistes. Mais à côté de la formation, le syndicaliste souhaite aussi que les hommes de médias puissent avoir des conditions de vie et de travail nécessaires pour le bon exercice de leur métier. « On peut être bien formé, mais on le sait bien qu’un sac vide ne peut pas se tenir débout. C’est l’occasion pour moi d’interpeller les responsables des médias, l’Etat et les partenaires sur les conditions de travail des journalistes. On a tellement demandé dans ce pays au moins qu’il y ait un simple contrat de travail dans les rédactions. Malheureusement, jusqu’à présent, ce n’est pas une réalité. C’est pourquoi, 80% des journalistes aujourd’hui ne disposent pas d’une carte professionnelle délivrée par la Haute Autorité de Communication », regrette Sidy Diallo.

L’autre aspect qui préoccupe le syndicaliste, concerne la sécurité des journalistes qui sont souvent attaqués et violentés lors des manifestations de rue. Il a rappelé et condamné les derniers cas en date survenus le mardi dernier à Kankan, où Malick Diakité et Alhassane Diallo ont été victimes de violences physiques alors qu’ils couvraient une manifestation.

Amara Somparé

Président la cérémonie, le ministre de l’Information et de la Communication, Amara Somparé, s’est dit « doublement satisfait » de se retrouver sur le lieu surtout dans le cadre d’une formation de journalistes. « La formation des journalistes est une chose capitale dans notre pays. On apprend tout au long de la vie et le renforcement des capacités pour les journalistes est indispensable. Vous avez beaucoup de choses à apprendre mais malheureusement, certains parmi vous ont tendance à avoir l’impression qu’ils sont déjà arrivés au sommet de la pyramide journalistique et ils pensent détenir la vérité ultime dans l’exercice de leur profession. Aujourd’hui, ça commence à créer des petits problèmes parce que ceux qui étaient silencieux, qui acceptaient la calomnie et certaines histoires qui n’étaient pas vrai sur leur compte ont décidé de réagir », a dit le ministre.

A noter que pour la journée d’hier, c’est le thème : « Ecriture journalistique » qui a été développé par Thierno Souleymane Bah, consultant en communication et ancien journaliste à la RTG. Le second thème sera facilité ce jeudi par le journaliste et écrivain, Boubacar Yacine Diallo, ancien ministre et ancien président du Conseil national de la communication (CNC).

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Ministère des AE : le juriste Mohamed Camara nommé chef de cabinet (Décret)

10 avril 2019 à 21 09 55 04554
Mohamed Camara, nouveau Chef de cabinet du ministère des Affaires Etrangères

Dans un décret rendu public dans la soirée de ce mercredi, 10 avril 2019, le Chef de l’Etat, le président Alpha Condé a nommé plusieurs hauts cadres au ministère des Affaires étrangères et des Guinéens de l’Etranger. Parmi eux, le juriste et consultant Mohamed Camara et le journaliste-présentateur à la télévision d’Etat (RTG), Mohamed Lamine Solano.

Un reporter de Guineematin.com a décrypté pour vous la liste complète des nouveaux promus :
1- Secrétaire générale, Madame Fanta Cissé, précédemment secrétaire générale au ministère du Commerce.
2- Chef de cabinet, monsieur Mohamed Camara, précédemment directeur adjoint des Affaires juridique et consulaire.
3- Conseil principal, monsieur Boubacar Diallo, en service au ministère des Affaires étrangères et des guinéens de l’étranger.
4- Conseiller chargé des questions politiques, monsieur Kélétigui Fama Touré, précédemment directeur adjoint à la direction Europe, Amérique Océanie.
5- Conseiller chargé des questions de la Diaspora et des carrières internationales, monsieur Mohamed Dabo, précédemment premier secrétaire à la mission permanente de Guinée auprès des Nations Unies.
6- Conseiller chargé des questions économiques, monsieur Jean Pierre Diawara, précédemment inspecteur général au ministère des affaires étrangères et des guinéens de l’étranger.
7- Conseiller chargé des questions de communication, monsieur Mohamed Lamine Solano, journaliste.
8- Conseiller chargé de mission, madame Aminata Camara, précédemment directrice à la direction des guinéens de l’étranger.
9- Attachée de cabinet, madame N’agbè Condé en service à la direction des organisations internationales.
10- Directeur général des organisations internationales, monsieur Cheick Ahmed Tidiane Camara, précédemment directeur à la direction Afrique, Asie, Moyen Orient.
11- Directeur général adjoint des organisations internationales, monsieur Mohamad Oury Bah, précédemment sous directeur ONU à la direction des organisations internationales.
12- Directeur général Afrique, Asie, Moyen Orient, monsieur Bouna Fangamou, précédemment directeur adjoint Afrique, Asie, Moyen Orient.
13- Directrice générale adjointe Afrique, Asie, Moyen Orient, madame Mamakalas Traoré en service au ministère des Affaires étrangères et des guinéens de l’étranger.
14- Directrice générale Europe, Amérique, Océanie, madame Aminta Keïta, confirmé.
15- Directeur général adjoint Europe, Amérique, Océanie, monsieur Alpha Diallo, précédemment chef de section à la direction des Affaires juridiques et consulaires.
16- Directrice générale des Affaires juridiques et consulaires madame Mama Aïssata Bangoura, confirmé.
17- Directeur général adjoint des Affaires juridiques et consulaires, monsieur Elhadj Ibrahima Diallo, précédemment chef de la section accords, conventions et traités.
18- Directrice générale des guinéens de l’étranger, madame Fatoumata Sacko en service au ministère des Affaires étrangères et des guinéens de l’étranger.
19- Directeur général adjoint des guinéens de l’étranger, monsieur Mamadou Satiou Barry, confirmé.
20- Directeur général du protocole, monsieur Famory Camara, administrateur en service au protocole d’Etat.
21- Directeur général adjoint du protocole, monsieur Mohamed Dramé confirmé.
22- Directeur du centre de formation et du perfectionnement diplomatique, monsieur Laye Nancy Doré.
23- Directeur adjoint du centre de formation et du perfectionnement diplomatique, monsieur Mohamed Lamine Traoré, précédemment sous-directeur chargé de la formation au CEFOPED.
24- Directeur du bureau d’étude et de stratégie, monsieur Abdoulaye Baldé confirmé.
25- Directeur adjoint du bureau d’étude et de stratégie, monsieur Dondon Sylla confirmé.
26- Inspecteur général, monsieur Sékou Conté en service à l’inspection générale au ministère des Affaires étrangères et des guinéens de l’étranger.
27- Inspecteur général adjoint monsieur Alpha Bah, en service au cabinet au ministère des Affaires étrangères et de guinéens de l’étranger.

Décrypté par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Siguiri : un journaliste et candidat au recrutement dans l’armée meurt après la première course

9 avril 2019 à 15 03 48 04484

Un candidat au recrutement dans les rangs de l’armée guinéenne a trouvé la mort ce mardi, 9 avril 2019 à Siguiri. Le candidat, répondant au nom de Sâa François Ifono, journaliste-technicien à la radio Djoliba FM, a fait un malaise après avoir parcouru une distance de 8 km, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La liste des jeunes gens qui meurent à l’occasion des premières épreuves pour le recrutement dans l’armée s’allonge. Après Kankan, Mandiana, Lola et N’zérékoré, c’est la préfecture de Siguiri qui a enregistré un premier cas de décès ce mardi. Il s’agit de Sâa François Ifono, âgé de 23 ans marié à une femme et père de trois enfants.

Selon Sékou Tinguiano, le grand frère de la victime, le jeune homme eu un malaise à la rentrée du camp. « Il était parti pour le concours de recrutement. Il a parcouru les 8 kilomètres. C’est à la rentrée du camp qu’il est tombé. On l’a pris pour l’amener à l’hôpital. C’est en cours de route qu’il a rendu l’âme ».

On en est déjà à huit (8) morts au compte de ce recrutement dans l’armée : Kankan (3 morts), N’zérékoré (2 morts), Mandiana (1 mort), Lola (1 mort) et Siguiri (1 mort).

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Carnet rose : le journaliste Facely Konaté se marie le 14 avril à N’zérékoré

7 avril 2019 à 10 10 36 04364

Le journaliste et Directeur régional de radio Espace Forêt, Facely Konaté est heureux de vous convier à son mariage prévu le dimanche 14 avril 2019 à N’zérékoré. Notre confrère a choisi mademoiselle Maladho Diallo, étudiante à l’école de santé Elen Jonshon Sirleaf de N’zérékoré comme épouse. Le programme se déroulera comme suit :

Vendredi 12 Avril 2019 : Dembadon à partir de 15 heures chez la mariée ; Dimanche 14 Avril 2019 : cérémonie religieuse à 9h00 à la mosquée de Koléyéba à côté de « case idéale », Mariage civil à 15h00 à la mairie de N’zérékoré, puis une réception à l’hôtel le Prince. À l’issue de la cérémonie civile, les familles auront le plaisir de vous accueillir à 21 heures, pour le vin d’honneur qui sera servi dans la salle des banquets de l’hôtel le Prince.

Parrain : M. Lamine Guirassy, PDG de Hadafo Médias

Marraine : Mme Keïta Domani Doré, ancienne ministre des sports.

Avec vous, cette journée sera encore plus exceptionnelle.

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Urgent : le journaliste Lansana Camara libéré !

2 avril 2019 à 15 03 21 04214

La bonne nouvelle est tombée cet après-midi. Lansana Camara, détenu illégalement depuis une semaine à la maison centrale de Conakry, a été libéré ce mardi, 02 avril 2019. L’administrateur général du site Conakrylive.info et correspondant de l’agence Chine Nouvelles en Guinée est sorti de la prison, souriant, en compagnie de quelques amis et confrères, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Sa libération intervient après une semaine de combat mené par les associations professionnelles des médias du pays et seulement quelques heures après une marche organisée par le Syndicat des Professionnels de la Presse Privée de Guinée, ce mardi. Cette manifestation a mobilisé de nombreux journalistes qui ont marché du rond-point du port de Conakry au ministère de la justice, pour exiger la libération immédiate de leur confrère.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Détention de Lansana Camara : Amara Somparé parle d’un « incident extrêmement regrettable »

2 avril 2019 à 9 09 11 04114

Jusque-là silencieux sur le sujet, le ministre de l’information et de la communication est sorti de son mutisme pour s’exprimer enfin sur l’incarcération illégale du journaliste Lansana Camara. Amara Somparé regrette cette situation et annonce des dispositions en cours visant à faire libérer notre confrère. Il l’a dit dans la soirée d’hier, lundi 1er avril 2019, à la télévision nationale, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A réaction du gouvernement tardait, mais elle est enfin intervenue. Environ une semaine après l’arrestation de Lansana Camara, administrateur général du site Conakrylive.info et correspondant de l’agence de presse Chine Nouvelles en Guinée, le ministre de l’information et de la communication est passé dans le 20h30 de la RTG pour s’exprimer sur la question. Et, Amara Somparé n’est pas allé du dos de la cuillère pour dénoncer cette situation.

« Je voudrais rappeler mon attachement à la liberté de la presse et surtout au principe de dépénalisation des délits de presse qui, pour ma part, ne doit pas être remis en cause. Il est extrêmement regrettable de constater qu’un journaliste ait pu être incarcéré pour des propos qu’il aurait tenus ou qu’il aurait relayés », a dit le ministre.

Amara Somparé annonce dans le même temps des dispositions en cours pour faire libérer le journaliste. « La présidente de la Haute Autorité de la Communication, le département de la Communication sont en train de déployer tous les efforts possibles pour essayer de trouver une issue heureuse et favorable à ce malheureux incident.

Parce que ce sont des choses qu’on ne devrait pas constater dans notre pays à ce jour. Mais, nous y travaillons activement. J’ai reçu aujourd’hui même le secrétaire général de la presse privée avec lequel j’ai longuement échangé sur le sujet », a-t-il annoncé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Détention de Lansana Camara : la justice rejette la demande de mise en liberté du journaliste

1 avril 2019 à 14 02 35 04354

Alors que beaucoup s’attendaient à la remise en liberté de Lansana Camara ce lundi, 1er avril 2019, tout porte à croire que le journaliste va continuer à séjourner en prison. En effet, la justice a rejeté la demande de mise en liberté introduite en fin de semaine dernière par son avocat, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Jusqu’à quand Lansana Camara restera-t-il en prison ? Nul ne saurait répondre, pour l’heure, à cette question. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que les autorités judiciaires semblent bien décidées à garder le journaliste en prison. Malgré l’illégalité de son incarcération (les délits de presse ayant été dépénalisés en Guinée), le juge d’instruction du Tribunal de Première Instance de Kaloum a rejeté la demande de mise en liberté introduite par son avocat.

La décision est tombée ce lundi, à la grande surprise de l’avocat de Lansana Camara et des responsables des associations professionnelles de médias, qui s’activent depuis plusieurs jours pour tenter d’obtenir la libération de notre confrère.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Amadou Tham Camara, le président de l’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (AGUIPEL), a regretté cette décision et annoncé qu’ils feront appel ce lundi même.

RSF « exige sa libération »

Pendant ce temps, l’indignation est grande en Guinée. Journalistes, activistes de la société civile et opposants au pouvoir en place continuent de dénoncer une violation flagrante de la loi et une atteinte grave à la liberté de la presse.

De son côté, Reporters Sans Frontières a estimé, dans un communiqué, que « cette arrestation constitue une entrave à la liberté d’information et une manière d’empêcher le journalisme d’investigation ».

L’organisation de défense des droits des journalistes « exige sa libération immédiate conformément à la loi sur la presse qui exclut les peines d’emprisonnement pour sanctionner les délits de presse en Guinée ».

A rappeler que Lansana Camara a été arrêté le 26 mars 2019 suite à une plainte du ministre des Affaires Etrangères, qui l’accuse de diffamation. Cela, en raison d’un article de presse qu’il a écrit et qui révèle une tentative de détournement de fonds au ministère des Affaires Etrangères. Il croupit depuis, à la maison centrale de Conakry.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Incarcération du journaliste Lansana Camara : l’ABLOGUI exige sa « libération immédiate et sans condition »

29 mars 2019 à 19 07 50 03503

Communiqué relatif à l’arrestation du journaliste Lansana Camara

ABLOGUI condamne l’emprisonnement du Journaliste Lansana Camara

L’Association des Blogueurs de Guinée a appris avec regret l’arrestation du journaliste Lansana Camara du site d’informations ConakryLive.Info et correspondant de Chine nouvelles en Guinée.

Cette arrestation, suivie de son incarcération à la maison centrale de Conakry, est une violation grave de la Loi organique L002 du 22 juin 2010 sur la liberté de presse en Guinée.

Nous rappelons que cette énième arrestation de journalistes dans l’exercice de leur profession est de trop dans un Etat qui se veut démocratique.

L’ABLOGUI condamne toutes les formes d’intimidation à l’égard des professionnels des médias en Guinée. Nous dénonçons vigoureusement l’indifférence de la Haut Autorité de la Communication (HAC) qui est l’organe régulateur des médias dans notre pays. 

Par Conséquent, nous exigeons la libération immédiate et sans condition du journaliste Lansana Camara, afin qu’il puisse continuer son travail d’enquête qu’il avait entamé.  Nous considérons que plusieurs voies  de recours existent pour les mis en cause dans l’article qu’ils peuvent emprunter pour leur défense, au lieu de jeter en prison l’auteur de l’enquête.                                            

                                                                                          Conakry, le 27 mars 2019   

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Incarcération du journaliste Lansana Camara : l’IRDED dénonce tentative de musellement des médias

29 mars 2019 à 13 01 20 03203

DECLARATION ALERTE : MENACE CONTRE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION EN GUINÉE

L’Institut de Recherche sur la Démocratie et l’Etat de Droit (IRDED) constate avec regret l’arrestation et la détention en toute illégalité du journaliste, Lansana CAMARA, du site Conakrylive.info, dans une affaire qualifiée de diffamation.

L’IRDED rappelle que cette incarcération viole la loi sur la liberté de la presse qui a dépénalisé tous les délits commis par voie de presse en Guinée depuis 2010. C’est pourquoi, nous interpellons la Haute Autorité de la Communication (HAC) et les autorités impliquées dans cette affaire sur la violation flagrante des droits de M. CAMARA. Nous exigeons sa libération immédiate et sans condition.

L’IRDED attire l’attention des autorités sur les menaces, les harcèlements et les intimidations dont les journalistes sont victimes quotidiennement dans l’exercice de leur fonction. Pour preuve, au moins trois journalistes ont été condamnés ces derniers mois par la justice. Il s’agit d’Almany Kala CONTE du site guineelive.com, Aboubacar DIALLO du site mosaiqueguinee.com et Mamadou Saliou DIALLO de l’organe nouvelledeguinee.com. Ils ont été condamnés suite à des plaintes engagées par des membres du gouvernement.

Aujourd’hui est un jour triste pour tous les défenseurs des droits de l’Homme, plus particulièrement la Liberté d’Expression dans notre pays. Nous pensions que les pratiques qui consistent à harceler, intimider et violer les droits élémentaires des journalistes étaient révolues en Guinée mais hélas, cela n’est pas le cas.

Toutes les personnes de bonne volonté, éprises de paix et justice doivent dénoncer ces actes, car ils constituent une violation flagrante des dispositions de la loi organique 002 sur la Liberté de la Presse. De surcroit, comme l’a réitéré à plusieurs reprises les plus hautes juridictions des nations civilisées, notamment la Cour Européenne des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales dans l’arrêt Handyside du 7 décembre 1976 : « la liberté d’expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent. Ainsi, le veulent le pluralisme, la tolérance et l’esprit d’ouverture sans lesquels il n’est pas de « société démocratique ».

L’IRDED interpelle les autorités publiques, les partis politiques, l’opinion nationale et internationale, les institutions et organisations nationales et internationales, les organisations de défense des Droits Humains, les associations de presse… sur cette tentative de musellement des medias et exige des actions concrètes et immédiates pour sauver la liberté d’expression acquise en République de Guinée au prix d’énormes sacrifices.

L’IRDED qui a pour objectif la promotion de la démocratie et de l’Etat de droit dont la liberté d’expression constitue une condition essentielle, ne reculera pas dans son noble combat pour une Guinée juste, démocratique, unie et prospère.

Conakry, le 29 mars 2019

Le Bureau Exécutif

M. Ibrahima BAH

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Incarcération du journaliste Lansana Camara : les associations de presse exigent sa libération immédiate

27 mars 2019 à 18 06 00 03003

DECLARATION CONJOINTE DES ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES DES MEDIAS

« Les organisations professionnelles de médias en Guinée exigent la libération immédiate et sans condition du journaliste Lansana CAMARA »

Les organisations professionnelles de médias en Guinée AGUIPEL, URTELGUI, REMIGUI, AGEPI, UPLG, APAC, UFSIG et SPPG ont appris avec indignation l’arrestation mardi 26 mars 2019 du journaliste Lansana CAMARA, directeur de publication du site www.conakrylive.info et correspondant de l’agence de presse Chine Nouvelle.

Lansana Camara après plusieurs jours d’audition à la DPJ a été placé sous mandat de dépôt à la Maison centrale de Conakry pour « Diffamation par voie de presse » suite à une plainte du ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger.

Les organisations professionnelles de médias en Guinée déplorent cette arrestation arbitraire qui allonge la liste des cas de violation de la liberté de la presse alors que la dépénalisation des délits de presse est consacrée en République de Guinée (Loi Organique L002 du 22 Juin 2010). 

Les organisations professionnelles de médias en Guinée prennent à témoin l’opinion nationale et internationale sur cette autre atteinte grave à la liberté de la presse.

Les organisations professionnelles de médias en Guinée exigent la libération immédiate et sans condition du journaliste Lansana CAMARA.

Faute de quoi, les organisations professionnelles de médias en Guinée AGUIPEL, URTELGUI, AGEPI,  REMIGUI, APAC, UPLG, UFSIG et SPPG se réservent le droit d’entreprendre, dans les heures qui suivent,  des actions vigoureuses  en vue d’obtenir la libération du journaliste Lansana Camara.

Par conséquent, elles demandent à la presse nationale de rester mobilisée pour contrer ce qui apparait comme une réelle menace à l’exercice du métier de journaliste en Guinée.

Conakry le 27 Mars 2019

Ont signé

AGUIPEL, URTELGUI, AGEPI, REMIGUI,  APAC, UPLG,  UFSIG, SPPG

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Arrestation du journaliste Lansana Camara : « nous ne nous laisserons pas faire », prévient Tham Camara

27 mars 2019 à 9 09 45 03453
Le journaliste Lansana Camara

Comme annoncé précédemment, Lansana Camara, administrateur général du site Conakrylive.com, a été mis aux arrêts dans la soirée d’hier, mardi 26 mars 2019, suite à une plainte du ministre des Affaires Etrangères. Une situation qui provoque une levée de boucliers dans la corporation. Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com, Amadou Tham Camara, président de l’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (AGUIPEL) a fermement condamné cette arrestation.

Amadou Tham Camara craint aujourd’hui pour l’avenir des médias en Guinée. Pour ce cas précis, rappelle le président de l’AGUIPEL, « il s’agit d’un délit de presse. Et, on le sait tous que le délit de presse est dépénalisé. La sanction, ce n’est pas une privation de la liberté, c’est une sanction financière. En aucun cas, un journaliste ne doit aller en prison pour ce genre de délits-là. C’est une violation grave sur la liberté de la presse et même de la Constitution guinéenne.

Et, ceci est d’autant plus inquiétant maintenant que chaque fois que c’est un ministre qui est mis en cause, le journaliste va systématiquement en prison, ça n’arrive pas avec les autres citoyens. Le délit de presse, chaque fois que c’est un ministre de la République, il y a du zèle, il y a privation de liberté pour le journaliste. Nous condamnons avec la plus grande fermeté et nous ne nous laisserons pas faire », prévient le président de l’AGUIPEL.

Pour Amadou Tham Camara, « la liberté de la presse est un long combat, qui a abouti à une loi sur la liberté de la presse. Donc, nous n’allons pas accepter qu’on bafoue simplement et facilement cette loi-là. Nous n’avons appris cette nouvelle que tard cette nuit. Donc, demain matin (ce mercredi), nous allons nous mettre en rapport avec son avocat, mais également nous allons rentrer en contact avec Reporters Sans Frontières et toutes les ONG de défense des droits de l’homme pour que les gens se réveillent par rapport à ce qui se passe.

Parce qu’il s’agit là d’une véritable épée de Damoclès qui plane sur la tête de la presse guinéenne. Et, nous allons vers une période de tumulte et cela nous préoccupe à plus d’un titre. Parce que, nous partons vers des périodes électorales importantes. Et, vouloir chaque fois qu’un ministre est mis en cause, mettre le journaliste qui a écrit cet article en prison aussi facilement, c’est tout simplement un grand recul de la démocratie. Et, cela est tout simplement inacceptable », a-t-il martelé.

Pour finir, Amadou Tham Camara demande la solidarité de tous les journalistes pour la libération de Lansana Camara. « Je pense que c’est des périodes comme ça que la presse s’est montré assez solidaire. Surtout qu’il s’agit manifestement d’un délit de presse. Donc, il n’y a pas de crime, il n’y a pas d’infraction grave, il n’y a pas eu mort d’hommes, il n’y a pas d’homicide, il n’y a absolument rien. Je pense qu’on est entre personnes civilisées. Donc, on ne devait pas aller à cet affrontement-là », a-t-il fait observer.

Lansana Camara est visée par une plainte du ministre des affaires étrangères suite à un article faisant état d’un présumé détournement de deux milliards de FG dans la gestion du carburant affecté au département.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Avis de remerciement

14 mars 2019 à 7 07 56 03563
Feu Elhadj Alpha Oumar Bah

Mouctar Bah, journaliste, correspondant de Radio France Internationale (RFI) et de l’Agence France Presse (AFP) en Guinée et les familles de Issayah, Fitaba, Kansodji, remercient tous ceux qui, de près ou de loin, ont compati à leur douleur lors du rappel à Dieu de leur frère, époux, fils, père et oncle, El-hadj Alpha Oumar Bah, premier Imam de la Mosquée de Nongo (secteur Contéya), et de leur fils, frère et cousin Mamadou Macka Bah, fonctionnaire au ministère des Affaires sociales, décès survenus respectivement les 7 et 10 mars 2019, des suites de maladie.

Pour mémoire, El-hadj Alpha Oumar Bah (72 ans) était souffrant depuis quelques mois, Macka Bah (42 ans) a, quant à lui, piqué un AVC lorsqu’il a vu le corps de son oncle et tuteur avec lequel il a grandi depuis sa tendre enfance. Il est décédé à l’hôpital sino-guinéen le 10 mars 2019.

Nous remercions particulièrement Messieurs Cellou Dalein Diallo (Président de l’UFDG), Mohamed Diaré (Président de la Cour des Comptes), Naby Youssouf Kiridi Bangoura (Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République), Mamadou Mouctar Diallo (Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes), Lamine Baldé (opérateur économique), Ibrahima Boiro (ancien ministre de l’Environnement), le colonel de Douane Mikaïlou Souaré.

La famille

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Kiridi Bangoura a-t-il détourné 11 milliards ? Le journaliste Kalla Conté s’explique devant le TPI de Mafanco

11 mars 2019 à 20 08 33 03333

Le journaliste Almamy Kalla Conté a comparu ce lundi, 11 mars 2019, devant le Tribunal correctionnel de Mafanco. Il est poursuivi par Naby Youssouf Kiridi Bangoura pour un article de presse dans lequel il aurait accusé le ministre secrétaire général à la présidence de la République d’avoir détourné un montant de 11 milliards de francs guinéens. Le prévenu a plaidé non coupable, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

L’article en question a pour titre: « Quand un détournement de 11 milliards colle à la peau de Kiridi Bangoura ». Il traite d’une affaire de détournement d’un montant de 11 milliards de francs dont a été accusé le ministre d’Etat, ministre secrétaire général à la présidence, Naby Youssouf Kiridi Bangoura, lors de son passage au ministère de l’Agriculture en tant que ministre par intérim.

Almamy Kalla Conté, administrateur du site d’informations Guineelive.com et auteur de l’article, a comparu devant la juge, Djénabou Donghol Diallo, pour répondre des accusations de diffamation par voie de presse qui pèsent à son encontre.

A la barre, le prévenu a reconnu être l’auteur du titre de l’article. Mais, il dit avoir fait simplement un compte-rendu dans les règles de l’art. « J’ai fait le compte rendu de la conférence de presse. J’ai rapporté ce qui a été dit au cours de cette conférence. Ce n’est pas le résultat d’une enquête que j’ai faite. Donc, nulle part, je n’ai fait mention que Kiridi a détourné ce montant. Je n’ai fait que rapporter les propos des journalistes qui ont posé des questions au cours de cette conférence », a expliqué notre confrère.

Par ailleurs, Kalla Conté soutient n’avoir jamais été poursuivi pour diffamation alors qu’il exerce le métier de journaliste depuis 2003. « Je n’ai jamais diffamé quelqu’un. Ce jour, je n’ai même pas posé de questions. Je n’ai pas fait des enquêtes ou des investigations autour de ce montant. C’est pourquoi, je n’ai fais que relater les faits de cette conférence », a-t-il ajouté.

En outre, le prévenu a laissé entendre que lorsqu’il a publié l’article, le conseiller en communication du ministre, en l’occurrence Cheik Tidiane Diallo, l’a appelé pour lui dire que ce marché de 11 milliards de francs guinéens a été audité et que le ministre Kiridi a été blanchi. « Je lui ai demandé d’envoyer le rapport pour faire un droit de réponse. Il l’ a envoyé et je l’ai publié sur le site. Mais, entretemps, il y a eu assez de conversations entre nous et finalement, il a porté plainte ».

Les avocats de la défense ont dénoncé un procès d’intention à la sortie de l’audience. Selon maitre Salifou Béavogui, « c’est un dossier d’intention, monté de toutes pièces. Il n’est pas l’auteur de l’information portant sur les 11 milliards. C’est un procès d’intention, un procès déguisé. En réalité, son principal adversaire dans cette affaire, c’est Cheik Tidiane Diallo.

Donc, nous veillerons sur ses droits jusqu’à la fin du procès. Aujourd’hui, je suis amertumé, j’ai le cœur très serré qu’il se retrouve à la barre pour des faits dont-il ne s’est pas rendu coupable… Un procès contre un journaliste, c’est vraiment une atteinte à la démocratie ».

De l’autre côté, les avocats de la partie civile, par la voix de maitre Ousmane Simakan, ont laissé entendre que le journaliste a bien parlé de détournement à l’encontre de Kiridi Bangoura. « Le titre même est révélateur. Le journaliste utilise la figure de style pour dire que non, il n’a pas dit que le ministre a détourné. Pourtant, lorsqu’il dit qu’une affaire de 11 milliards colle à la peau du ministre Kiridi, cela veut dire quoi ? Donc, ce genre de comportement doit prendre fin », a martelé l’avocat.

L’affaire a été renvoyée au 18 mars 2019 pour la suite des débats.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Immigration clandestine : Alpha Kaba raconte sa vie d’esclave en Libye (interview)

28 février 2019 à 18 06 37 02372
Alpha Kaba, journaliste de profession, réfugié politique en France, victime d’esclavage et de la vente des noirs en Libye

Un jeune guinéen, du nom d’Alpha Kaba, journaliste de profession, réfugié politique en France, victime d’esclavage et de la vente des noirs en Libye, a écrit un livre pour raconter son calvaire. Dans cette œuvre, intitulée « L’esclavage des milices, voyage au bout de l’enfer », Alpha Kaba rend hommage aux victimes de l’esclavage et interpelle l’opinion à s’impliquer pour freiner l’hémorragie de l’immigration clandestine.

Dans un entretien téléphonique accordé à un reporter de Guineematin.com, Alpha Kaba est revenu sur sa traversée du désert, de la Libye et de la Méditerranée et les conditions de vie des migrants sans papier en Europe.

Guineematin.com : Alpha Kaba, nous avons appris par voie de presse, que vous avez été victime d’esclavage en Libye, parlez-nous de vous?

Alpha Kaba : je suis Alpha Kaba, journaliste sportif et journaliste animateur culturel à Kankan, aujourd’hui diplômé de l’Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine, en DUJ, journaliste-reporter d’images. Je vis à Bordeaux, en France, depuis un peu plus de deux ans.

Guineematin.com : pourquoi avez-vous choisi l’immigration clandestine pour aller en Europe ?

Alpha Kaba : je n’ai pas choisi l’immigration clandestine pour l’Europe, c’est vue les nécessités, vue les conditions. Vous savez aussi bien que moi, exercer le métier de journalisme en Guinée, c’est de courir tous les risques sur le terrain. Vous vous rappelez sans doute des évènements de Kankan en 2013 où la radio Bâté FM où je travaillais a été pillée. Voici la raison qui m’a poussée à quitter la Guinée que j’ai tant aimée et que j’aime toujours.

Guineematin.com: vous avez été victimes d’esclavage en Libye. Comment ça s’est passé ?

Alpha Kaba : je vais commencer par vous expliquer comment ça se passe, le marché enchères en Libye où l’être humain, le noir est considéré comme un diamant rare ou une denrée rare d’ailleurs, où le racisme est saisissant. Comme vous l’avez constaté, nous avons été victimes de traite d’esclaves, on nous revendait dans les petits marchés pour partir travailler dans les champs de plantation, dans les champs de dattes, dans les chantiers, ou pour creuser des fosses, des puits, pour nettoyer les toilettes. On était à la merci de toutes sortes de travail et on était surveillé 24 heures sur 24 avec des armes, où les arabes tirent sur des noirs comme des bêtes sauvages, où comme si tu tuais un oiseau. Et beaucoup de migrants noirs, venus de la Guinée, du Mali, de l’Afrique au Sud du Sahara, ont été victime de ça, d’autres sont décédés sur le désert en traversant le désert du Niger, pour rallier la Libye ou d’autres sont décédés en mer Méditerranée.

Guineematin.com : que dire de votre cas, spécifiquement ?

Alpha Kaba : j’ai été victime de toutes sortes de maltraitance, c’est à dire on a été réduit au plus petit degré, à l’image de tous les autres amis qui sont passés par là Libye. J’ai été revendu de Ghadamès à Zabrata. Je suis passé par les mains de 4 maîtres où le quatrième m’avait promis si je travaille bien qu’il allait me libérer. C’est ainsi le quatrième maître, j’ai travaillé avec lui pendant 9 mois, ensuite il a ténu sa promesse. Il nous a envoyés en bordure de mer où on a trouvé d’autres migrants au nombre de 150 personnes. Là, ils nous ont mis dans un zodiac, il faisait nuit, ils nous ont montré l’étoile la plus brillante, ils nous ont dit « haya », ça c’est l’Italie. N’ayant pas le choix, c’était la seule option de nous sauver, soit par la mort ou de trouver l’Italie. On nous a planqués dans ces zodiacs comme si on plaçait des habits dans l’armoire et très serrés. Ils ont allumé le moteur, ils nous ont laissé sur la mer. Notre zodiac s’est percé, il y a eu des morts, notamment une femme enceinte, une autre femme et 4 jeunes. On a été secouru. Arrivé en Italie, ils m’ont envoyé au port de Messina où ils ont relevés les empreintes digitales, ils nous ont habillés, ils nous ont nourri. Puis, ils nous ont envoyés dans un hôtel à Peritha, c’est une ville du centre de l’Italie où je suis resté pendant quelques temps. J’ai vu que je ne pouvais pas rester parce qu’on nous imposait d’étudier la langue Italienne, moi je n’en voulais pas. C’est c’est ce qui m’a poussé d’ailleurs d’aller vers la France où je pourrais mieux communiquer et échanger avec les gens. Au jour aujourd’hui, je suis reconnu comme réfugié politique sous la protection de l’OFPRA pendant 10 ans… En Libye, j’ai été vendu à 350 Dinars, c’est ce qui fait environ 250 Euros, d’après les calculs…

Guineematin.com : quelles sont les raisons qui vous ont poussé à écrire ce livre ?

Alpha Kaba : c’est mon métier de journaliste qui m’a poussé à écrire ce livre. Je me suis dit qu’il ne faut pas me taire, je me suis dit qu’il faut dire et évoquer le cas, pour que l’opinion nationale et internationale soit au courant. L’une des raisons aussi qui m’a poussé à écrire ce livre, c’est de parler au nom de toutes ces personnes qui sont décédées en Libye, sur le désert, ces personnes qu’on a assassinées. Je me suis dit que ces personnes ne doivent être mortes en vain. Il faut qu’il y ait quelqu’un pour parler au nom de ces personnes. Donc, je me suis engagé pour parler au nom de toutes ces personnes et au nom de ces migrants qui son en Europe ici et qui n’ont pas eu la chance que moi j’ai eu. Donc, je me suis dit qu’il est normal que je parle d’eux aussi. Parce que, la situation en Libye au jour aujourd’hui, il y a encore des noirs qui sont là-bas, qui sont victimes d’esclavage. Il faut donc évoquer le cas, pour que l’opinion et les autorités se bougent pour sauver la vie de ces jeunes africains qui sont en Libye. Mon livre Esclave des milices, voyage au bout de l’enfer, je l’ai écrit pour parler de la vie d’un Alpha en Guinée, j’ai parlé de mon enfance, de la vie de mes parents quand j’étais à l’école primaire, j’ai parlé du saccage de la radio Bâté FM… et j’ai parlé en fin de cette grande traversée et de l’esclavage en Libye….

Guineematin.com: faites-nous un aperçu sur la vie des migrants en Europe

Alpha Kaba : la vie des migrants en Europe, c’est une vie que je ne souhaite pas vivre, un vie que je ne souhaite que mon ennemi vive, c’est une vie d’une autre planète, parce que si tu n’as pas de papiers, tu n’as pas droit au travail, tu n’as pas droit même à un bon logement. Tu erres dans les rues comme un fou, imaginez ce qui suit après. Tu continues à quémander dans les restaurants. C’est un peu compliqué la vie d’un migrant en Europe. Sans papier, c’est vraiment difficile, surtout en hiver. Ici aussi, il y a le racisme qui existe, même s’il y a des personnes de bonne volonté qui aident les gens.

Guineematin.com : quel est l’appel avez-vous à lancer à l’endroit des jeunes qui continuent de risquer leurs vies pour l’Europe ?

Alpha Kaba : l’appel que j’ai à lancer à ces jeunes qui continuent encore à risquer leurs vies pour rejoindre l’Europe, surtout pour passer par la Libye par la mer Méditerranée, je leur demande humblement de s’abstenir pour trouver une solution. Je crois qu’on doit utiliser d’autres moyens pour avoir une meilleure vie. Une meilleure vie ne se gagne pas facilement en Europe. L’Europe n’est pas comme avant, où on nous parlait de l’Europe ancienne. L’Europe aujourd’hui, c’est une Europe qui est vraiment compliquée où il y a des extrémistes de côté, où il y a des groupes sociaux, c’est-à-dire ils ont tous les moyens pour barrer la personne qui est migrante. Je les conseille d’utiliser d’autres moyens. Il y a la coopération, il y a Campus France.

Interview réalisée par Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Vers la libération de Bakayoko ? Le Procureur requiert son acquittement

22 février 2019 à 21 09 27 02272
Abdourahmane Bakayoko, ancien journaliste et homme politique

L’ancien journaliste et homme politique, Abdourahmane Bakayoko, condamné en première instance pour viol sur une étudiante, a comparu à la Cour d’Appel de Conakry, où le dossier est entrain d’être examiné. Le Procureur général, Baila Diallo, a requis l’acquittement du controversé Bakayoko «pour infraction non établie », a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Abdourahmane Bakayoko, ancien journaliste et président du parti Les Démocrates Guinéens a été poursuivi pour viol sur une étudiante, du nom de Diallo Aissatou. Cet acte aurait eu lieu à son domicile, au quartier Ratoma-Bonfi, le 13 avril 2014. Au tribunal de Dixinn, l’accusé a été reconnu coupable et condamné, le 19 juin 2017, à 5 ans de réclusion criminelle et un mandat de dépôt décerné contre lui à l’audience. Depuis cette date, il est en détention à la maison centrale de Conakry.

Après avoir interjeté appel, Abdourahmane Bakayoko a comparu ce vendredi 22 février 2019. Une audience essentiellement consacrée aux réquisitions du procureur général et aux plaidoiries des avocats de la défense.

Après avoir longuement relaté les faits, le procureur a demandé à la Cour d’acquitter Abdourahmane Bakayoko pour infraction non établie. « Bakayoko est humilié, détruit dans cette affaire. Cette femme l’a traîné. Depuis le cabinet d’instruction, mademoiselle Aissatou Diallo ne s’est pas présentée. La fille a porté plainte tout simplement parce qu’elle a sollicité certains services qui n’ont pas été honorés par Bakayoko. Elle a demandé à Bakayoko de payer les frais de sa scolarité, de lui payer un téléphone et Bakayoko n’a pas honoré ces engagements. C’est ainsi qu’elle a porté plainte et cela, deux jours après l’acte de viol, selon elle. Donc, on vous demande de l’acquitter pour infraction non établie », a requis le procureur général, Baila Diallo.

S’engouffrant dans cette brèche, la défense, par la voix de maître Mohamed Abou Camara, dit qu’il n’y a aucun élément qui prouve qu’il y a eu viol. « Les faits de viol ne sont pas établis. Bakayoko a été victime de ses positions politiques. C’est pourquoi, on vous demande de l’acquitter par manque d’élément de preuves », a-t-il plaidé.

L’’affaire a été mise en délibéré pour décision être rendue les prochains jours.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 664 413 227/620 589 527

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