Médias : sur le droit fil du parcours du journaliste Ismaël Camara…

17 août 2019 à 12 12 37 08378
Ismaël Camara

Mai 2002-juillet 2019. Une carrière de journaliste, celle d’Ismaël Camara, se rappelle savoureusement à nous. Parti prêter ses services en qualité de Responsable de communication en Guinée du Projet appelé ‘’SANITA Villes durables’’ d’ONU-HABITAT sur financement de l’Union européenne, le désormais ex-Directeur de la Rédaction du Groupe Emergence, entre autres, en a écrit des pages en 17 ans de pratique du métier le plus noble.

Arrêt sur images ! Il vient de ranger sa plume, sinon de la suspendre des activités de nos rédactions. Son talent l’y a conduit voire condamné. C’est désormais un programme onusien qui en tirera profit. Oui, Ismaël Kabiné Camara, jusque-là journaliste passionné de son métier comme rarement, nous coupe l’herbe sous les pieds, puisqu’il vient de débarquer avec plume et bagages à « SANITA Villes Durables », un projet de l’ONU-HABITAT dont il est désormais le chargé de communication en Guinée. « SANITA Villes Durables » dont l’objectif est d’améliorer l’environnement sanitaire et la qualité de vie des populations urbaines notamment de Conakry et environs.

Déjà, beau brin de journaliste à la Fac… C’est un homme de média au parcours grisant qui change ainsi de braquet. Que je découvre au hasard de la vie universitaire, un certain mois de février 1998. Parmi les nouveaux étudiants en 1ère année de la Fac des lettres, je fais la connaissance d’un garçon dont la grande silhouette me tape dans l’œil. C’est Ismaël Kabiné Camara. Pour ne plus le quitter, tout comme je ne lâcherai plus les basquets à des garçons passés grands journalistes de ce pays : Aboubacar Diallo (Espace), Mamadou Sam (RTG), Aboubacar Camara (RTG), Bachir Sylla (La République). J’en passe et des meilleurs. Une bande de garçons joyeux et doués, qui avaient eu la parfaite idée de s’incuber à la pratique du journalisme, à travers un journal mural, remplacé peu de temps après par le célèbre tabloïd La Voix de l’étudiant. Ismaël Kabiné Camara en est déjà l’une des grosses plumes. Les sept glorieuses…au Diplomate. C’est donc un produit fini, à la plume décomplexée qui sort de la filière Journalisme de Gamal. Et qui se retrouve dans l’équipe de départ du nouvel hebdomadaire guinéen Le Diplomate, lancé en mai 2002. Quand je l’y ai rejoint en septembre de la même année, quelle fut ma surprise de découvrir un collaborateur émulatif aux heures de travail, mais persifleur à souhait en pause. Une amitié sur fond de complicité qui a été entretenue à coups de grandes enquêtes en duo, pendant sept ans de dur labeur dédié à un journal qui en a connu de grands noms : Abdoulaye Sankara, Ibrahima Sory Traoré, feu Maséco Condé, Amadou Makissa Diallo. Belle équipe étoffée d’autres belles signatures, sous la direction de Sanou Kerfala Cissé, actuel président de l’URTELGUI.

Ismaël Camara et Talibé Barry

Presse en ligne et radio… à la perfection Ismaël Camara, cette plume comme trempée dans l’or de Bourré de son Siguiri natal, passera ensuite par d’autres entreprises de presse. Dont celle audacieuse de création, en 2012, du site d’information guineetime.com. L’aventure est menée de pair avec un autre jeune journaliste au parcours respectable : Amadou Touré. Alors que tant de messes de requiem ont été dites pour tant de sites d’informations happés par les vagues destructrices du temps, guineetime.com, respire encore de pleins poumons. Quand on sait que le travail de la presse en ligne est loin d’être une partie de plaisir, comment ne pas se demander d’où Ismaël Camara tirait-il tant d’énergie à pouvoir ajuster plusieurs cordes à son arc journalistique. D’autant qu’il aura allié la tenue de ce site à l’animation d’émissions de débat radiophonique de grande audience. Hélas! Les auditeurs de l’émission ‘’Terrain Politique ‘’ sur Sabari FM, qu’il a animée avec aisance, devront se faire le deuil de sa voix au timbre prégnant.

Court et intense épisode ‘’Emergence’’. Mais, le nouveau chargé de communication du programme “SANITA Villes durables” en Guinée, ne manquera pas qu’aux auditeurs. Il en est ainsi des lecteurs du groupe Emergence, un magazine et un site internet, tout entier dédié aux questions économiques. Celui qui en était depuis février 2019, l’expérimenté Directeur de la Rédaction, sèvrera, là-aussi, ses nombreux lecteurs. Quid de ses collaborateurs d’Emergence, qui profitaient déjà pleinement de l’indéniable professionnalisme d’Ismaël Camara.

L’homme de plume, attachant, agréable et affable, porte désormais à cœur, le défi de la réussite d’un programme (SANITA Villes Durables) aux déclinaisons plus que d’actualité dans nos villes. Bon vent à toi !

Talibé Barry, Directeur Général du Groupe de presse La République-City FM

Lire

AGEPI : Gaston Morel se défend à la barre ! « Sur la tombe de ma mère… »

24 juillet 2019 à 20 08 37 07377
Morel André Gaston, directeur de publication du journal Le Patriarche
Morel André Gaston, directeur de publication du journal Le Patriarche

Comme annoncé précédemment, le procès de plusieurs journalistes membres de l’AGEPI (Association guinéenne des éditeurs de la presse indépendante), s’est ouvert ce mercredi, 24 juillet 2019, devant le tribunal de première instance de Kaloum. Alpha Abdoulaye Diallo, qui se réclame comme étant le nouveau président de cette association de presse, et trois autres membres de son camp, sont poursuivis par Moussa Iboun Conté, se réclamant aussi comme étant le président légal de l’AGEPI. Ce dernier accuse ses confrères de coups et blessures volontaires et vol de sa voiture. Morel André Gaston, le premier à comparaître dans cette affaire, a plaidé non coupable, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au tribunal.

A l’ouverture de ce procès, deux des quatre prévenus étaient présents dans la salle d’audience. Il s’agit de Morel André Gaston, directeur de publication du journal Le Patriarche et N’Famory Keïta. Le procureur a aussitôt demandé au tribunal de décerner un mandat d’amener contre Alpha Abdoulaye Diallo et Hamed Cissé, les deux autres prévenus absents. Mais, le juge a décidé d’ouvrir les débats, appelant Morel André Gaston à la barre. Le journaliste est revenu sur la genèse de cette affaire.

« Monsieur Iboun Conté représentait cette association depuis le 17 septembre 2015. Et, après la fin de son mandat, le 20 mars 2019, les membres de la structure se sont réunis au musée national pour organiser un congrès. Au terme de ce congrès, monsieur Abdoulaye Diallo a été élu président de l’AGEPI. On a réclamé les clefs du siège à Iboun Conté. Mais monsieur Iboun Conté a dit non, que son mandat n’est pas fini parce que c’est désormais 5 ans. Ainsi, il a porté plainte au niveau du tribunal de Mafanco. A Mafanco, le tribunal a rendu une décision en sa faveur.

Ensuite, nous sommes venus au tribunal de Kaloum ici. Et ce tribunal s’est déclaré incompétent. C’est ainsi qu’on a décidé d’aller ouvrir les locaux. C’est lui-même Iboun Conté qui est venu ouvrir le siège. Les membres sont rentrés et il a voulu fermer les membres à l’intérieur du siège. C’est ainsi que nous nous sommes opposés. Nous nous sommes levés pour lui dire qu’il ne peut pas nous enfermer dedans. C’est ainsi qu’on a pris les clefs du siège de l’association », a-t-il expliqué.

Poursuivant, le directeur de publication du journal Le Patriarche a rejeté toutes les accusations formulées par Moussa Iboun Conté. « Moi, je n’ai même pas vu la clef de sa voiture. C’est lui-même qui a laissé sa voiture derrière le siège de l’AGEPI. Personne n’a touché sa voiture. Nous, nous sommes des journalistes, on ne vole pas. Quant aux coups et blessures, je jure sur la tête de mes enfants, je ne l’ai pas touché. Et s’il avait reçu des coups, il allait être hospitalisé. Quand le syndicaliste Aboubacar Soumah a reçu des coups au Palais du peuple, il a été hospitalisé. Donc sur la tombe de ma mère et sur la tête de mes enfants je ne l’ai pas touché », a dit Morel André Gaston.

Après avoir écouté ce premier prévenu, le tribunal a renvoyé l’affaire au 18 septembre 2019 pour la suite des débats.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

Lire

Accès à l’information publique, délit de presse, cybercriminalité… ce qu’en dit Iboun Conté

21 juillet 2019 à 13 01 50 07507

La non-promulgation de la Loi d’Accès à l’Information Publique préoccupe le monde des médias dans un contexte où tout est verrouillé en Guinée. Cette loi, engagée depuis 2010 au temps du Conseil National de la Transition (CNT), n’avait pas fait l’objet d’une attention soutenue et l’on se demande pour quelles raisons. « Elle a été tout simplement abandonnée et puis égarée entre l’Assemblée Nationale et le Secrétariat Général du Gouvernement », soutient le journaliste Moussa Iboun Conté.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com, Iboun Conté est revenu sur les travaux effectués par le comité de suivi de la Loi d’Accès à l’Information Publique dont il assure la présidence, ainsi que sur les menaces qui pèsent sur les journalistes en ce moment.

Guineematin.com : la Loi d’Accès à l’Information Publique n’est jusque-là pas promulguée. Vous êtes le président du comité de suivi de ladite loi, comment en est-on arrivé là ?

Moussa Iboun Conté : la Guinée s’est engagée depuis 2010 à mettre en œuvre la Loi d’Accès à l’Information Publique et de faire partie des 145 pays au monde qui mettent en œuvre cette loi d’accès à l’information publique. Il faut reconnaitre que la Guinée, après le Maroc, est le deuxième pays en Afrique et premier en Afrique de l’Ouest. Et, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest, s’inspirent du modèle guinéen pour que ces pays-là puissent se doter de la loi d’accès à l’information publique. Donc, le processus a commencé en 2010. Mais, il faut reconnaitre que le projet d’accès à l’information publique fait partie de ce lot de lois que le Conseil National de Transition (CNT), qui faisait office de parlement sous le régime militaire, qui a conçu 71 articles, dont la loi d’accès à l’information publique. Mais seulement, c’est la loi d’accès à l’information publique qui n’a pas fait l’objet d’attention de la part des membres du CNT, soit au nombre de 154 membres. Donc, les 70 autres ont fait l’objet de suivi jusqu’à leur publication officielle. Mais, la loi d’accès à l’information publique n’a pas bénéficié du même traitement de la part des membres du CNT. Donc, cette loi a été abandonnée et puis elle a été égarée entre l’Assemblée Nationale et le Secrétariat Général du Gouvernement. Et, il a fallu reprendre le processus à zéro et puis aller fouiller dans les archives du CNT. Et, en fouillant dans les archives du CNT, on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas la moindre trace d’aucune des 71 lois que le CNT a conçues et adoptées. Donc, il fallait partir au secrétariat général du gouvernement et là aussi, il n’y avait pas de trace de cette loi.

Guineematin.com : au regard de ce constat, qu’est-ce qui a été fait ?

Moussa Iboun Conté : c’est ce qui nous a amenés finalement, avec l’appui de nos partenaires au développement, notamment la fondation OSIWA et d’autres, de réunir tous les acteurs de la société civile et les professionnels de l’information de notre pays et les juristes aussi pour mettre en place un comité de suivi de la loi sur l’accès à l’information publique. Cela, pour qu’on puisse déboucher sur une version définitive, parce qu’il y avait beaucoup de versions sur la loi d’accès à l’information publique qui étaient en circulation. Donc, ce comité a pris attache avec les pouvoirs publics : le directeur de cabinet à la présidence de la République, Dr Ibrahima Kalil Kaba, un comité de travail a été mis en place et c’est cette commission qui était présidée par l’actuel ministre d’Etat à la justice par intérim, conseiller du président de la République, Elhadj Mohamed Lamine Fofana, dont les travaux ont débouché sur une version définitive qui est actuellement portée par le ministère de la Fonction publique… Et, selon les informations dont nous disposons, c’est que la loi-là devait passer en conseil des ministres dès le 19 juillet. C’est après cela que ce projet de loi d’accès à l’information publique va passer à l’Assemblée nationale sous forme de projet de loi.

Guineematin.com : quel changement cette loi va apporter concrètement, notamment dans l’accès à l’information publique aussi bien pour les journalistes que pour le citoyen Lambda ?

Moussa Iboun Conté : ça va déboucher sur des innovations en matière d’accès aux documents administratifs et aux données personnelles. Vous savez, il y a un certain nombre de données qui sont répertoriées dans la loi d’accès à l’information publique : vous avez toutes les organisations constitutionnelles, vous avez aussi tous les départements ministériels, vous avez aussi les sociétés où l’Etat guinéen est actionnaire qui font partie des champs d’action de la loi d’accès à l’information publique. Il suffit seulement que le citoyen manifeste le désir d’avoir accès à un document administratif, que ça soit le rapport, que ça soit le bilan, que ça soit le rapport de mission, quel que soit la nature de l’information, il suffit seulement que le citoyen fasse seulement une demande à travers un courrier écrit, adressé à l’entité, pour que le journaliste puisse avoir accès à l’information. Il est même prévu dans le processus d’élaboration de la loi d’accès à l’information publique, qu’il va y avoir même une source de création de l’emploi, que chaque organisation, que chaque département ministériel, que chaque société où l’Etat est actionnaire puisse se doter d’un conseiller chargé de l’information. C’est quelqu’un qui sera-là, qui est rémunéré et qui a un bureau bien aménagé, chez qui le citoyen va se présenter, chez qui le journaliste va se présenter et demander des informations. Il est même prévu dans la loi d’accès à l’information publique qu’en cas de refus de donner l’information demandée par le citoyen et/ou le journaliste, que le citoyen ou le journaliste pourrait porter plainte contre le chargé de communication ou-bien le premier responsable de l’entité. Mais, c’est après avoir fait des recours qu’on appelle recours hiérarchiques. Si l’employé refuse de vous donner l’information, vous allez passer par le directeur national, vous pouvez passer par le président de l’institution, vous pouvez passer par le ministre ou auprès du directeur général de la société. Si ça ne marche pas là-bas, vous allez faire un recours gracieux auprès du médiateur de la République. Si ça ne marche pas, vous avez la latitude de porter plainte chez le juge de référé, parce qu’il s’agit de documents importants. Parce que, comme vous le savez, l’information est une denrée périssable. Donc, c’est pourquoi on a préféré opté pour la procédure du référé pour que la citation soit accélérée et que le citoyen puisse avoir accès à l’information. Vous avez aussi certains documents d’informations qui sont liés à la vie des personnes, c’est pourquoi on a préféré conseiller la procédure des référés. Donc, c’est une loi qui est extrêmement importante et ça fait partie des instruments aujourd’hui qui donnent une autre image à notre pays. Je rappelle que le président de la République, le professeur Alpha Condé, a une fois fait une communication là-dessus, en disant que la loi d’accès à l’information publique fait partie de l’arsenal juridique institutionnel que notre pays a mis en place pour lutter contre les détournements et la corruption. Donc, ça fait partie des outils pour la promotion de la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des affaires publiques…

Guineematin.com : au cas où un responsable d’une entité refuserait de donner l’information recherchée par un journaliste ou par un citoyen, est-ce qu’il y a des sanctions qui sont prévues par cette loi ?

Moussa Iboun Conté : oui, il y a eu un débat, c’était le point sur lequel nous avons beaucoup retardé avec les acteurs de la société civile, notamment la section guinéenne d’Amnesty et l’Association des Blogueurs de Guinée. On a aussi discuté avec les représentants des pouvoirs publics dans la commission, c’était vraiment des points d’achoppement. Mais finalement, ils ont pris la loi sur la liberté de la presse. Ils ont dit que cette loi ne prévoit pas des peines d’emprisonnement, pourquoi vous voulez qu’il y ait des peines d’emprisonnement pour un fonctionnaire qui refuserait de donner des informations ? On a dit ce n’est pas la même chose parce que la loi d’accès à l’information publique a fait des renvois dans le code pénal et des peines privatives de liberté jusqu’à cinq (5) ans de prison ferme au cas où il refuserait de donner des informations. Finalement, on est arrivé à un consensus que de retenir la peine d’amende parce qu’il faut tenir compte du contexte guinéen. Donc, tout fonctionnaire qui refuserait de donner de l’information à temps, et après tous les recours hiérarchiques et gracieux, s’il y a toujours le refus, on va aller chez le juge du référé et là, la décision qui sied, c’est une peine d’amende. Et, il a été décidé que la peine d’amende soit axée sur la moitié du salaire du fonctionnaire qui refuserait de donner l’information.

Guineematin.com : l’autre préoccupation des hommes de médias, c’est que les magistrats guinéens se passent de la loi L002 sur la liberté de la presse et se basent sur la loi relative à la cybercriminalité pour poursuivre les journalistes. Cette loi, contrairement à la loi L002, prévoit une peine privative de liberté. Comment réagissez-vous ?

Moussa Iboun Conté : bon, il faut reconnaitre qu’au-delà de ce statut que vous évoquez, nous sommes tous préoccupés par la situation qui prévaut aujourd’hui dans la pratique du métier dans notre pays. C’est pourquoi, nous à l’époque, quand la loi sur la cybercriminalité a vu le jour, nous avons fait une réflexion qu’on avait envoyée au niveau de la Haute Autorité de la Communication (HAC), pour leur dire que le conseil de sécurité informatique venait grappiller sur les domaines de compétence de la Haute Autorité de la Communication. Parce que, vous avez toute une section qui est consacrée à la régulation de la presse en ligne, qui est dans la loi sur la liberté de la presse. Une réflexion a été faite dans ce sens, des propositions concrètes ont été faites à la Haute Autorité de la Communication, mais qui a manqué de suivi et d’audace de la part de la HAC. C’est pourquoi aujourd’hui, et le journaliste qui utilise sa page Facebook comme moyen de communication, et l’autre qu’on appelle journaliste citoyen, tous sont exposés aujourd’hui à cette loi sur la cybercriminalité. Parce qu’il faut rappeler, c’est une loi extrêmement liberticide, c’est une loi qui est même attentatoire à la liberté d’expression dans notre pays, parce que la peine minimale au niveau de la loi sur la cybercriminalité, c’est un an de prison ferme, et l’amende minimale, c’est 100 millions de francs guinéens. Et vous savez qu’aujourd’hui, toutes les entreprises de presse dans notre pays tournent à perte et aujourd’hui les citoyens tirent le diable par sa grosse queue. Donc, quand on vise cette loi, ça veut dire que la prison est ouverte pour les journalistes. Chaque journaliste qui utilise sa page Facebook comme moyen de communication ou chaque citoyen qui utilise sa page Facebook comme moyen de communication est aujourd’hui inquiété.

Guineematin.com : que doit-on faire alors pour éviter le pire ?

Moussa Iboun Conté : il faudrait franchement qu’il y ait une synergie d’actions, comme les avocats sont en train de se battre, il faudrait que les associations, puisque entre la loi spéciale et la loi organique, c’est la loi organique qui prime. Et la loi sur la liberté de la presse est une loi organique, donc le journaliste de la presse en ligne, s’il y a un délit commis au niveau de la presse en ligne, c’est la loi sur la liberté de la presse, la loi L002 du 22 juin 2010 qui sied. Et quand c’est la page Facebook du journaliste qu’il a utilisé, je crois qu’il faut sensibiliser le juge. Parce que le plus souvent, quand c’est comme ça, le juge a le choix sur deux lois. En tout cas nous, on a lutté contre la loi sur la cybercriminalité, on n’a pas voulu que cette loi voit le jour. Parce que quand c’est le cyber espace, quand c’est la page Facebook que le journaliste utilise qui est épinglée par le délit et ça c’est extrêmement difficile. Donc, il faudrait jouir des astuces, il faut avoir aussi des avocats bien avertis et puis aguerris en la matière pour amener le juge… parce que le juge a le choix sur la loi spécifique et la loi organique. Et là-dessus, j’avoue que quand c’est la page Facebook, il faut reconnaitre que c’est la loi sur la cybercriminalité qui sied. C’est pourquoi, il faudrait lutter contre l’émergence de cette loi. Mais, il faut reconnaitre qu’il a manqué de vigilance et d’audace de la part de la Haute Autorité de la Communication.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Kanso pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Makhissa contre Marouane au tribunal : les avocats du journaliste inquiets pour leur sécurité

17 juillet 2019 à 17 05 07 07077

« Nous avons été menacés dans la salle par des partisans de l’autre bord. Mais, nous avons pris de la hauteur ; sinon, ça aurait dû créer un autre incident. Leur attitude est contre-productive, ça ne sert pas celui qu’ils ont accompagné… », a notamment déploré maître Salifou Béavogui. « Ce n’est pas facile de prendre le dossier d’un journaliste qui n’a que sa plume et son intelligence contre un Directeur National des impôts. C’est même suicidaire… ».

Comme annoncé précédemment, le tribunal correctionnel de Kaloum a renvoyé à huitaine le dossier opposant le Directeur National des Impôts, Aboubacar Makhissa Camara au journaliste Habib Marouane Camara. Et au sortir du tribunal, les avocats du journaliste ont dénoncé des menaces de la part des loubards à la solde du patron des impôts.

Me Lamine Sidimé, ancien Premier ministre et ancien président de la Cour suprême, aujourd’hui avocat du Directeur national des impôts
Me Lamine Sidimé, ancien Premier ministre et ancien président de la Cour suprême, aujourd’hui avocat du Directeur national des impôts

Tout d’abord, c’est l’ancien Premier ministre, ancien président de la Cour suprême, le doyen Lamine Sidimé qui a parlé aux journalistes pour charger leur confrère, Habib Marouane. « Facebook n’est pas une presse ! Facebook, d’après Wikipédia, est une plateforme d’échange qui reçoit différents contenus : vidéos, photos, messages et discussions. La presse, c’est autre chose. La loi organique L002 de 2010 dans notre pays a réglementé la liberté de la presse. Elle est sacrée ; encore qu’avant de parler de liberté, il faut parler du droit à la vie. Donc, dans cette affaire, ce n’est pas la presse qui est en question, la loi de la presse n’est pas la loi du journaliste. Peut-être que Marouane est un journaliste ; mais, les publications qu’il a faites sur le réseau social, ce sont des publications à titre privé. Et, il a mis en cause l’honneur, la dignité, la considération d’un homme qui se bat pour la Guinée, qui est un homme qui a une famille et qui a un honneur », a notamment indiqué l’ancien Premier ministre du Général Lansana Conté, dans son rôle d’avocat du Directeur national des impôts.
Interrogé sur les prétentions et le but visé par cette plainte du puissant Aboubacar Makissa Camara contre le pauvre journaliste Habib Marouane Camara, l’ancien président de la Cour Suprême a indiqué : « Nous demandons une seule chose : laver l’honneur de cet homme qui dirige les impôts ».

Me Salifou Béavogui, avocat du pauvre journaliste Habib Marouane Camara
Me Salifou Béavogui, avocat du pauvre journaliste Habib Marouane Camara

Pour sa part, Me Salifou Béavogui, un des avocats du jeune journaliste a commencé par rappeler que cette procédure qui a conduit son client devant le tribunal de Kaloum a été conduite en violation manifeste des règles de procédures. « En pénal, la forme commande le fond. Nous sommes en matière de citation directe qui suppose que la partie civile a pris soin d’avoir l’identité complète de la personne mise en cause, du prévenu. Et, conséquemment, la personne étant identifiée, donc on n’a pas besoin de passer par la police ou par la gendarmerie pour venir devant le tribunal et faire un jugement dès lors qu’on sait que le jugement doit indiquer l’identité complète d’une personne. Mais, dans la citation qui a saisi le tribunal, il est dit que monsieur Marouane ici présent demeure ou est domicilié à la radio Nostalgie ! Pourtant, ce n’est pas son domicile. Donc, une fois que cette domiciliation est inexacte, le tribunal devrait avoir le courage d’annuler la procédure. Parce que dans cette affaire, il ne faut pas voir le poids des parties ; mais, il faut voir le poids de la loi. N’oubliez pas qu’il est en prises avec le directeur national des impôts. Ce n’est pas pour rien. Deuxièmement, nous avons soulevés l’incompétence territoriale du tribunal parce que le domicile entraîne la compétence du tribunal, le lieu d’arrestation entraîne la compétence du tribunal, le lieu de la commission de l’infraction entraine la compétence du tribunal. Donc, il est dit que monsieur Marouane demeure à la radio Nostalgie. La radio nostalgie n’est pas son domicile, il réside à Lambanyi. Donc, c’est le tribunal de première instance de Conakry 2 qui est compétant pour connaitre de cette affaire », a-t-il relevé.

Parlant de la suite de ce procès et en dépit du poids du plaignant, Me Salifou Béavogui promet de défendre son client contre vents et marrées. « Vous savez, ce n’est pas facile. Même si quelqu’un a bu du sang humain, l’avocat doit le défendre dans les limites de la loi. Ce n’est pas facile de prendre le dossier d’un journaliste qui n’a que sa plume et son intelligence contre un Directeur National des impôts. Ce n’est pas facile, c’est courageux, c’est même suicidaire. Mais, nous nous irons dans l’honneur et dans la dignité partout où besoin sera. Vous qui êtes présents, vous ne pouvez pas affirmer que monsieur Marouane ici présent n’est pas journaliste. Ce n’est pas possible ! Il est journaliste. Dans cette affaire, il n’est pas complice, il n’a pas d’auteur principal, il est seul poursuivi ».

Mais, ce qui a encore révolté l’avocat, ce sont des menaces proférées à son encontre par certains proches du plaignant. Maître Salifou Béavogui promet tout de même de se battre jusqu’au bout pour défendre le journaliste. « Nous avons été pris à partie dans la salle. Moi, personnellement qui vous parle, j’ai été menacé ; mais, cela me laisse de marbre. Nous avons défendu ici des gens qui ont fait pire que ça. Chaque métier à ses risques. Aujourd’hui, il y a plusieurs personnes qui vivent grâce à lui ; mais, qu’ils continuent leurs popotes. Moi, je suis avocat, je reste avocat, on n’a pas de conseils à me donner dans le choix de mes clients. Personne ne peut me donner ses conseils. Je prends un dossier quand je sais que ma déontologie me permet de le prendre, je n’ai pas de recule à cela ; et, je défendrai le dernier guinéen en conflit avec la loi lorsque j’estime qu’il faille le défendre. Nous avons été menacés dans la salle par des partisans de l’autre bord ; mais, nous avons pris de la hauteur sinon ça aurait dû créer un autre incident. Leur attitude est contre-productive, ça ne sert pas celui qu’ils ont accompagné. Et, nous souhaitons que notre sécurité soit assurée à l’audience prochaine. Parce que quand nous sommes dans l’enceinte du tribunal, notre sécurité doit être assurée par le tribunal. En dehors d’ici, Dieu, sauve moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge », a-t-il souligné.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Procès contre un journaliste : un ancien président de la Cour Suprême pour défendre le DG des Impôts

10 juillet 2019 à 11 11 29 07297
Me Lamine Sidimé

Dans la matinée de ce mercredi, 10 juillet 2019, le procès du journaliste Habib Marouane Camara a été ouvert au tribunal de première instance de Kaloum. Et, c’est un ancien Premier ministre qui est engagé par le Directeur national des Impôts pour cuisiner le journaliste, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place.

Amadou Makissa Camara

Accusé de malversations financières et de mauvaise gestion d’une régie financière de l’Etat par le journaliste, Amadou Makissa Camara ne semble pas lésiner sur les moyens pour se défendre contre ce qu’il juge être diffamatoire. Le Directeur national des impôts qui a décidé de porter plainte a alors engagé le doyen maître Lamine Sidimé, ancien président de la Cour Suprême et ancien Premier ministre du Général Lansana Conté contre le jeune journaliste.

Après l’ouverture du procès, le tribunal de première instance de Kaloum a fixé la consignation à sept millions de francs guinéens que le plaignant devrait payer.

Habib Marouane Camara

Pour cette première audience, Marouane Camara était accompagné de sa femme, de ses collègues journalistes de la radio Nostalgie (notamment Thierno Maadiou Bah et Sidi Diallo) et de plusieurs autres médias privés dont un représentant de Guineematin.

A rappeler que jusqu’à présent, ce journaliste dont la radio est membre de l’URTELGUI (Union des radios et télévisions privées de Guinée) n’a encore pas bénéficié du soutien de son association.

A suivre !

Du TPI de Kaloum, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Lire

Convocation de Mohamed Bangoura : le communiqué du RMIGUI

2 juillet 2019 à 17 05 41 07417

Le Réseau des Médias sur Internet en Guinée (REMIGUI) exprime son inquiétude suite à la convocation ce lundi 1er juillet 2019 du journaliste Mohamed Bangoura à la Direction Centrale de la Police Judiciaire.

Le Directeur de Publication du site « mosaiqueguinee.com » a été auditionné de 11h à 17h30 suite à la publication d’une tribune d’un membre du parti « Union des Forces Républicaines ».

Mohamed Bangoura est accusé de complicité de diffamation à l’encontre du chef de l’Etat. L’interrogatoire s’est poursuivi ce mardi 02 juillet 2019.

Le REMIGUI rappelle, qu’aux termes de l’article 1er de la Loi Organique L/2010/02/CNT du 22 juin 2010 : « tout citoyen guinéen a le droit de créer, de posséder, d’exploiter une entreprise de presse, d’édition et de librairies, un organe de diffusion, d’informations, d’idées et d’opinions sous réserve du respect de l’éthique et de la déontologie, de la dignité humaine et des droits de la personne, du caractère pluraliste de l’expression des courants de pensées et d’opinion. L’exercice de cette liberté ne peut être limité que par la Loi pour la sauvegarde de l’ordre public et des exigences de l’unité nationale. »

Le REMIGUI estime que le recours à la diffamation et l’offense à l’autorité publique ne doivent pas constituer des armes pour museler les journalistes et entraver le libre exercice de la profession.

Le REMIGUI sollicite le soutien de la Haute Autorité de la Communication (HAC) pour mettre fin à ces tentatives de bâillonnement de la presse nationale.

Le REMIGUI demande à ce que cessent les intimidations et menaces à l’encontre des journalistes guinéens.

Enfin, le REMIGUI qui a déjà engagé des concertations avec les autres organisations professionnelles des Médias, n’exclue pas d’organiser une marche de protestation contre ces abus d’autorité.

Conakry, le 02 juillet 2019

Le Président du REMIGUI

Boubacar Bah « AZOCA »

Lire

Un an déjà ! Qui a tué le journaliste Abdoulaye Bah ?

17 juin 2019 à 16 04 42 06426

Il y a un an, jour pour jour, que notre confrère et ami a été tué dans un accident de la circulation à Matoto, dans la capitale guinéenne. Abdoulaye Bah était en reportage sur le curage des caniveaux par le ministère des Travaux publics au compte du site Guineenews. Mais, jusque-là, aucune clarification sur les circonstances de sa mort et aucune information fiable sur le ou les auteurs de cet accident mortel…

C’est aux alentours de 02 heures du matin que notre regretté ami a quitté sa maison pour aller faire un reportage sur le pont de Linsan (entre Kindia et Mamou) que le Département des TP s’apprêtait à rénover. Mais, avant, il a été décidé de passer voir les travaux nocturnes qui s’effectuaient à Madina et à Matoto. A la fin du reportage et au moment d’embarquer pour Kindia, Abdoulaye Bah prenait les dernières images de sa vie lorsqu’il a été fauché par un conducteur…

Dans la soirée, les images de ce véhicule diffusées par la télévision d’Etat (la RTG)- montrant une bouteille de bière et des verres avec un commentaire qui laisse entendre que cet accident a été provoqué par des noctambules qui avaient trop bu- ont semé un doute et laissé même penser que l’Etat chercherait à cacher quelque chose…

Très touché dans cet accident, le journaliste avait été conduit aux urgences, puis à la réanimation de l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne de Kipé où il a rendu son dernier souffle dans la nuit du même dimanche, 17 juin 2018. Lui qui aimait des petites blagues avec tout le monde- y compris les morts avec ses articles faits d’entretiens imaginaires- a quitté ce bas monde au lendemain de la fête du Ramadan, sans aucune description prémonitoire ! Au contraire, Abdoulaye Bah est parti au moment où il rêvait justement de vivre avec sa tendre épouse, Marie Louise Bah.

Malheureusement, un an après cet accident qui a emporté notre ami, RIEN n’est encore fait pour éclairer l’opinion sur les circonstances, ni même sur les auteurs, alors qu’une enquête avait été annoncée pour situer les responsabilités…

A suivre !

Nouhou Baldé

Lire

Dessins : l’ambassadeur d’Allemagne offre des livres à l’association Bulle d’encre de Guinée

16 juin 2019 à 10 10 37 06376

L’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne en Guinée vient d’offrir des livres de bandes dessinées d’auteurs allemands à l’association Bulle d’encre de Guinée (association des dessinateurs de Guinée). La remise officielle de ce don a eu lieu le jeudi dernier, 13 mai 2019, au siège de ladite association à Kaloum, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est à l’occasion d’une visite des locaux de l’association que Son Excellence Mathias Veltin a procédé à la remise de ce don. Un don qui fait suite à une assistance financière et technique que le diplomate allemand, connu pour son amour et son attachement aux bandes dessinées, a apporté au festival Bulle d’encre de Guinée (festival de caricature et de bandes dessinées). Selon lui, cette visite des locaux de l’association Bulle d’encre de Guinée vise en tout premier lieu à toucher du doigt les réalités, les conditions dans les lesquelles ces passionnés de l’art et de la culture travaillent.

Son Excellence Matthias Veltin, ambassadeur d'Allemagne en Guinée
Son Excellence Matthias Veltin, ambassadeur d’Allemagne en Guinée

« Je suis venu vous rendre visite, mais aussi pour continuer une sorte de coopération. Monsieur Oscar (président de l’association) et les autres membres de l’association savent très bien que je suis moi-même un ami des BD (Bandes Dessinées). Je sais que vous travaillez dans des conditions très dures, mais je vous encourage à développer un secteur des BD qui est reconnu dans la région ici et en Allemagne. On a eu l’occasion de faire venir des collègues de l’Allemagne il y a une année et j’espère qu’on pourra continuer cette collaboration pendant le prochain festival des BD prévu en décembre 2019. Et, j’ai reçu une confirmation de notre institut pour apporter un soutien à ce festival à travers la présence des allemands. Le constat des allemands est qu’il y a quelque chose à découvrir ici. Vous les avez invité pour qu’ils vous apprennent mais en vérité, eux ils ont aussi appris auprès de vous, c’est encourageant. C’est un secteur qui joue un rôle économique important en Allemagne », a dit le l’ambassadeur allemand.

En outre, Mathias Veltin a exprimé son souhait d’échanger régulièrement avec les membres de Bulle d’encre de Guinée. Selon lui, cette association, dont les membres sont pour la plupart des jeunes, pourra si elle est accompagnée, valablement propulser les bandes dessinées en Guinée et au-delà de nos frontières. « Je suis rassuré aussi que la future génération est là pour continuer. Parce que c’est rassurant de savoir que l’initiative ne vient pas que d’une seule personne même si elle est la plus connue. Mais, il y a beaucoup ici qui sont là pour porter haut les BD. Je suis confiant qu’on puisse continuer les échanges entre l’Allemagne et la Guinée en ce qui concerne les BD ».

Oscar Ben Barry, journaliste, directeur de publication du satirique Bingo et président de l’association Bulle d’encre de Guinée
Oscar Ben Barry, journaliste, directeur de publication du satirique Bingo et président de l’association Bulle d’encre de Guinée

De son côté, Oscar Ben Barry, journaliste, directeur de publication du satirique Bingo et président de l’association Bulle d’encre de Guinée, au nom de ses collègues membre de l’association, a remercié le généreux donateur. Il promet une utilisation correcte de ces livres de bandes dessinées. « Merci beaucoup excellence, merci pour ce geste. D’ailleurs, votre visite nous honore. Le fait de quitter l’ambassade et venir chez-nous, dans notre réduit et dans ces conditions, prouve suffisamment que vous êtes une grande personne. Vous avez un grand cœur et ça prouve aussi l’amour que vous avez pour la bande dessinée et les dessinateurs. Ce cadeau que vous nous offrez, sera utilisé à bon escient. Je vous rassure que ces bandes dessinées seront utilisées et seront exposées aussi à la 6ème édition du festival Bulle d’encre qui aura lieu en décembre prochain au centre culturel franco-guinéen », s’est-il engagé.

A noter que les membres de l’association Bulle d’encre de Guinée ont eux aussi offert des cadeaux à Son Excellence Mathias Veltin. Il s’agit de quelques photos caricaturales du diplomate allemand. Des cadeaux qu’il a pris avec une grande joie, teintée d’émotion.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Liberté de la presse : un journaliste menacé par le gouverneur de Labé

15 juin 2019 à 20 08 16 06166
Idrissa Sampiring Diallo, membre du bureau exécutif, chargé de la coordination en Moyenne Guinée des activités de l'OGDH
Le journaliste Idrissa Sampiring Diallo se sent menacé par le Gouverneur de Labé

Le journaliste Idrissa Sampiring Diallo se sent menacé par la plus haute autorité de sa région natale et de service. Elhadj Madifing Diané, ancien ministre de la sécurité et actuellement gouverneur de la région administrative de Labé, a menacé de faire arrêter et emprisonner le correspondant de Guineematin.com et de l’Agence guinéenne de presse (AGP) à Labé.

Les menaces du Gouverneur Diané auraient commencé suite au meurtre de l’étudiant Amadou Boukariou Baldé, bastonné à mort par des agents de la sécurité qui avaient été déployés à l’université de Labé, le 31 mai dernier sur ordre du tout puissant Gouverneur. Le l’étudiant aurait rendu l’âme à l’hôpital régional de Labé ; mais, les autorités locales auraient voulu faire croire que le jeune Amadou Boukariou Baldé a cessé de respirer au cours de son évacuation sur Conakry pour éviter des manifestations de ses camarades qui auraient pu perturber la ville de Labé. Le fait de rendre publique que cet étudiant a expiré son dernier souffle à l’hôpital régional de Labé trouble le sommeil du gouverneur qui ne pardonne pas cette révélation au journaliste…

Ce samedi, 15 juin 2019, Idrissa Sampiring Diallo devait se rendre dans la préfecture de Mali pour assurer la couverture médiatique d’une série d’activités du ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes dans cette préfecture, relevant de la région administrative de Labé. Mais, le correspondant de Guineematin.com à Labé a dû annuler son déplacement à la dernière minute, en raison de menaces du gouverneur de Labé, Madifing Diané, proférées contre lui. « Hier, vers 22 heures, j’ai reçu un appel du ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Mouctar Diallo, pour que je l’accompagne aujourd’hui à Mali où il doit mener des activités. Donc, on s’est donné rendez-vous au gouvernorat. C’est ainsi que ce matin, je me suis rendu au gouvernorat. Mais, dès que le gouverneur m’a vu, il a appelé tous ceux qui étaient présents au rez-de-chaussée, même ceux qui ne travaillent pas au gouvernorat. Il a appelé notamment le responsable de l’ANAFIC pour lui dire qu’il le prend à témoin que s’il me voit à Mali, il va me faire arrêter et me déférer à Conakry. Il dit que c’est lui qui représente le chef de l’Etat à Labé », a-t-il expliqué.

Face à cette menace du gouverneur, notre confrère a annulé son voyage à Mali. Il a fait le point de la situation au ministre Mouctar Diallo qui l’avait invité, avant de rentrer chez lui. Mais, d’où est parti ce problème entre Idrissa Sampiring et Madifing Diané ? « Ce problème est partie du fait que j’ai relayé la version non officielle de ceux qui disent que le jeune Boukariou (l’étudiant qui est décédé récemment à la suite de violences exercées sur lui par des agents des forces de l’ordre à l’université de Labé, ndrl) est mort à l’hôpital de Labé. Le gouverneur voulait que je m’en tienne à sa version. Mais, j’ai relayé ce que lui-même a dit en tant que gouverneur de Labé et j’ai même diffusé la vidéo où il dit que le petit est mort sur la route de Conakry ; mais, j’ai également relayé la version de ceux qui ont dit qu’il est mort à l’hôpital de Labé. Depuis, il m’en veut à mort à cause de cette question du lieu de la mort de Boukariou », confie le journaliste.

Selon ce correspondant de Guineematin.com, le fait qu’il soit également correspondant de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP) dans la région est sans doute l’une des causes de la mésentente entre lui et le gouverneur. « Les administrateurs territoriaux (préfets et gouverneurs) pensent que le correspondant de l’AGP a la même mission que le correspondant de la voie de la révolution (devenue aujourd’hui la RTG). Malheureusement pour nous correspondants de presse, l’information ne circule pas entre le département de la communication et celui de l’administration du territoire. Les administrateurs territoriaux pensent que le correspondant de l’AGP est placé sous leur tutelle, ils ne savent pas que c’est une profession libérale, ils pensent que le correspondant de l’AGP est un porte-bouilloire qui est obligé de répéter tout ce qu’il entend de la version officielle ou bien qui est obligé de prendre position en faveur de la version officielle. Or, le journaliste reste journaliste ! Ce n’est pas à toi de dire tel à raison, tel n’a pas raison. Ce n’est pas parce que l’autorité se sent embêtée qu’elle va vouloir dire que le correspondant de l’AGP n’a pas le droit de donner la parole à celui qui ne pense pas comme elle. C’est tout le problème qui nous oppose. Apparemment, pour lui, parce que je me suis donné la liberté de tendre mon micro à quelqu’un qui n’est pas comme lui et qui a une version contraire à la sienne, il considère que je mérite d’être réprimé. Avant ça, il m’avait déjà menacé, tout simplement pour avoir dit qu’il y a eu une intervention musclée des services de sécurité à l’université, il a dit que si je blague avec lui, il va m’écraser. Aujourd’hui, il me dit que s’il me voit à Mali il va m’arrêter et briser ma carrière. Donc, je sens que j’ai à faire à un nostalgique d’un passé récent ou de la voie de la révolution. Il pense que le correspondant de presse doit aller au bureau du gouverneur ou du préfet pour rédiger sa dépêche, c’est tout le problème », a-t-il laissé entendre.

Idrissa Sampiring Diallo annonce toutefois qu’il ne se laissera pas se faire museler par les menaces du gouverneur ou de qui que ce soit. Notre confrère promet de conserver sa liberté d’esprit qui lui est reconnue et de continuer à travailler en toute indépendance et de façon totalement professionnelle. Ce qui fait encore craindre pour sa sécurité dans cette région… « A compter de ce samedi jusqu’à la fin de la vie du Gouverneur Madifing Diané, si je disparais ou quoi que ce soit m’arrive, il doit être le premier suspect pour ma famille et mes amis », a prévenu le journaliste.

Propos décryptés par Amadou Oury Touré pour Guineematin.com

Lire

DÉFENSEURS DE LA DÉMOCRATIE DE 52 PAYS AFRICAINS ÉCRIVENT UNE LETTRE AU CHEF DE L’ÉTAT ÉRYTHRÉEN

13 juin 2019 à 12 12 29 06296

Plus de 100 défenseurs de la démocratie de 52 pays africains, dont le lauréat du prix Nobel Wole Soyinka, écrivent une lettre au chef de l’État érythréen.

Luanda le 10 Juin 2019—-DES ÉCRIVAINS, DES JOURNALISTES, DES ACADÉMICIENS, DES MILITANTS DES DROITS HUMAINS ET DES FIGURES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DE 52 PAYS AFRICAINS DEMANDENT À RENDRE VISITE À LEURS COLLÈGUES INCARCÉRÉS EN ÉRYTHRÉE.

Lire

Respect de la loi, protection des journalistes : ce que Asmaou Barry de l’APAC-Guinée demande au gouvernement

3 mai 2019 à 11 11 00 05005
Asmaou Barry, journaliste et présidente de l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC-Guinée)

La Guinée, à l’instar des autres pays du monde, célèbre ce vendredi, 03 mai 2019, la journée internationale de la liberté de presse. Asmaou Barry, journaliste et présidente de l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC-Guinée) a accordé un entretien à Guineematin.com, à cette occasion. Elle est revenue sur la situation de la liberté de la presse en Guinée, avant de demander aux pouvoirs publics de s’investir davantage dans ce domaine.

Décryptage !

Guineematin.com : l’humanité célèbre aujourd’hui la journée internationale de la liberté de la presse. Pour vous, est-ce que la liberté de la presse est effective de nos jours en Guinée ?

Asmaou Barry : tout d’abord, je suis désolée que la situation n’ait pas changé positivement depuis l’année dernière, sinon ces dernières années. Pour ce qui est de la situation de la presse, on va de mal en pis, et je pense que cela est déplorable. S’il y a une journée consacrée à un secteur, je pense qu’il s’agit de se retrouver, de réfléchir ensemble sur les problèmes qui assaillent le secteur, essayer de trouver des solutions et surtout les appliquer. Il se trouve que chez nous en Guinée, en tout cas pour ce qui concerne la liberté de la presse, on a comme l’impression que l’année précédente est toujours mieux que l’année en cours. Et, je pense que cela devrait interpeller le secteur des médias, mais aussi les décideurs pour pouvoir faire quelque chose de positif à l’occasion de cette journée internationale de la liberté de la presse.

Donc, on va revenir sur les mêmes constatations que l’année dernière, c’est-à-dire que la situation des médias en Guinée, il y a toujours ces deux défis, ces deux enjeux de la liberté de la presse. Il s’agit tout d’abord du fonctionnement des médias en termes d’économie, donc toujours le modèle économique des médias pose problème ; mais aussi, en termes de protection de la liberté d’expression, de la liberté de la presse en Guinée. C’est toujours les mêmes problèmes qui se posent. Le premier, si l’on prend la situation financière des médias, de plus en plus les organes de presse ont des difficultés financières, il faut se le dire. On n’arrive toujours pas à promouvoir le secteur médiatique en Guinée, créer des conditions d’exercice du métier de journaliste où les gens pourraient investir dans le secteur et gagner quelque chose pour que cela puisse générer des emplois.

C’est vrai, le secteur des médias emploie beaucoup de jeunes. Mais, quelle est la situation de ces jeunes ? Quelles sont les conditions de vie et de travail de ces journalistes ? Qu’on ne se voile pas la face, il y a toujours cette précarité dans les médias. Et, cela mérite d’être examiné, cela mérite d’être résolu pour espérer que les journalistes puissent exercer dans de meilleures conditions et donc, que l’on arrête un peu ces accusations selon lesquelles les journalistes guinéens sont alimentaires, les journalistes guinéens sont corrompus etc.

Guineematin.com : Dans le récent classement de Reporters Sans Frontières (RSF) sur la liberté de la presse, la Guinée occupe la 107ème place sur 180 pays concernés. Selon vous, qu’est-ce que les décideurs guinéens doivent faire pour améliorer la situation de la liberté de la presse dans notre pays ?

Asmaou Barry : déjà, il faut signaler que la Guinée a perdu trois (3) places dans ce classement par rapport à l’année dernière. Si l’an passé on était à la queue, cette fois-ci on s’est beaucoup plus rapproché de la porte de sortie. Peut-être que l’année prochaine on va se retrouver comme dernier pays en matière de respect de la liberté de la presse. Aux décideurs, ça revient à ce que je disais au départ, c’est de créer toutes les conditions nécessaires pour l’exercice de ce métier de journalisme. Et cela, c’est en deux (2) points : d’abord sur les conditions financières pour les médias, mais aussi de l’autre côté, assurer la protection des journalistes.

On ne peut pas espérer une meilleure place sur le classement de Reporters Sans Frontières en continuant à bastonner les journalistes, à les emprisonner, à les envoyer tout le temps au tribunal et à dénigrer la loi sur la liberté de la presse, en continuant à garder la loi sur l’accès à l’information dans les tiroirs. Bref, il n’y a pas cette protection qui est assurée pour les journalistes et on exerce le métier avec la peur au ventre parce qu’on sait qu’on peut se retrouver à tout moment nez-à-nez avec un décideur. Vous voyez combien de fois cela est déplorable que ça soit les membres du gouvernement quand-même qui emprisonnent les journalistes.

On peut comprendre qu’une tierce personne puisse se plaindre, mais que le gouvernement qui est quand-même le garant des libertés et des textes de loi de la République y compris la loi sur la liberté de la presse soit le premier à porter plainte contre les journalistes et de surcroit à les emprisonner, c’est paradoxal. On ne dit pas qu’ils ne peuvent pas porter plainte puisque parfois il peut y avoir des clashs, mais il faut suivre la procédure. Il y a ce qu’on appelle droit de réponse qui existe, il y a la plainte au niveau de la Haute Autorité de la Communication (HAC) qui existe, la HAC peut examiner la plainte et prendre des sanctions disciplinaires, et au dernier ressort porter plainte en justice.

Mais, ne jamais donner des instructions pour que des journalistes partent en prison ou bien se mettre à menacer des journalistes. Donc aujourd’hui en Guinée, le pouvoir public, s’il doit, s’il veut, promouvoir la liberté de la presse, c’est commencer par respecter et faire respecter la loi sur la liberté de la presse, penser à vulgariser cette loi auprès des autres institutions et des autres acteurs mais aussi protéger les journalistes. Sinon, on va se retrouver je pense d’intimidation en intimidation, on finira par se retrouver sur la ligne rouge des institutions internationales. Et nous, on le sait, parce qu’on le vit. Donc, que ces institutions notamment RSF le disent ou pas, nous journalistes guinéens, nous savons ce que nous vivons.

Guineematin.com : quel est votre regard maintenant sur la façon de travailler des journalistes guinéens ? Avez-vous des reproches à ce niveau ?

Asmaou Barry : je pense que ça dépend de quel côté du miroir on se met pour faire des reproches aux médias. Moi, ce que je sais aujourd’hui, est que je tire le chapeau à ces journalistes guinéens qui, malgré les conditions un peu difficiles, arrivent quand-même à exercer pour que les médias puissent se maintenir. Je pense que cela mérite d’être salué et félicité. S’il y a un défi pour les hommes de médias, c’est peut-être la question de responsabilité sociale où il faut quand-même faire attention sur un certain nombre de sujets pour ne pas exacerber des sujets aussi sensibles. Sinon moi, je ne trouve pas de reproches particuliers à faire aux journalistes. Je salue plutôt le travail que ces hommes de médias effectuent dans les conditions que nous connaissons.

Guineematin.com : quel est votre mot de la fin ?

Asmaou Barry : ce que je voudrais dire, c’est qu’il y a une initiative du gouvernement qui, pour une première fois je pense, veut célébrer la journée internationale de la presse autrement. Alors, moi je lance un appel aux organisateurs de cette journée, c’est bien en soi l’initiative, mais il ne faudrait pas que ça soit des activités de tape à l’œil. Qu’on n’organise pas tout une journée pour la presse alors qu’en même temps on a du mal à trouver une maison de la presse digne de nom pour les journalistes ; qu’on n’organise pas des activités dans des endroits aussi huppés quand la subvention arrive avec plusieurs mois de retard ou lorsque des journalistes sont en prison.

Je pense qu’il y a une autre façon de célébrer la presse guinéenne, c’est travailler pour que la presse soit libre et protéger tous les jours de l’année et non pas se retrouver chaque 3 mai pour faire des discours, chanter et danser la presse guinéenne. Il y a bien d’autres choses à faire. Et, la question de la maison de la presse est primordiale. Vous voyez bien qu’à partir de ce vendredi, la maison de la presse a déménagé pour revenir à Kipé, pourquoi ? Parce qu’il y a des problèmes financiers qui se posent.

Les associations de presse auxquelles appartient la maison de la presse ne parviennent plus à supporter les frais de location et les frais de fonctionnement de la maison de la presse. Je pense que les pouvoirs publics, les décideurs, devraient prendre cette question comme un enjeu, comme un défi. Qu’on n’apprenne pas que la maison de la presse de la Guinée a disparu sous le régime d’un tel. Je pense qu’il faut œuvrer à ce que les journalistes aient une maison de la presse digne de nom à l’égard des autres pays de la sous-région.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Conakry : 50 journalistes outillés sur les délits de presse

2 mai 2019 à 7 07 25 05255

En prélude à la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse, le vendredi 03 mai 2019, la structure Wassolon Agency Communication organise une session de renforcement des capacités des journalistes sur l’écriture journalistique et les délits de presse. Cette formation qui va durer deux jours, a démarré hier, mercredi 1er mai à Conakry. Elle regroupe 50 professionnels de médias du pays, rapporte un journaliste de Guineematin.com sur place.

Présidée par le ministre de l’information et de la communication, Amara Somparé, la cérémonie de lancement officiel des travaux a connu la présence de représentants des associations de presse et du secrétaire général du syndicat de la presse privée de Guinée.

Lamine Mougnouma Cissé

A cette occasion, Lamine Mognouma Cissé, le Directeur général adjoint de la structure Wassololon Agency Communication, est revenu sur l’importance des thèmes choisis, à savoir : Ecriture journalistique et Délit de presse en Guinée. « Sans la connaissance et la maîtrise de ces thèmes, les hommes et femmes des médias risquent d’être confrontés à bien d’aspérités et d’écueils dans l’exercice de ce noble et exigeant métier qu’ils ont choisi d’exercer », a dit le DGA de Wassolon Angency Communication.

Cheick N’Doye Sadibou

Au nom des associations de presse, Cheick N’Doye Sadibou, chargé de communication de l’URTELGUI, a remercié la structure organisatrice de la formation. Il a rappelé aux participants l’importance de continuer à se former. Pour lui, la maîtrise du premier thème : « Ecrire journalistique » peut faire éviter aux journalistes de tomber dans le second thème : « Délit de presse », d’où leur complémentarité. « Le choix de ces thèmes n’est pas fortuit. Nous journalistes, avons besoin de la formation parce qu’une formation n’est jamais de trop », a-t-il insisté tout en invitant les participants à en tirer le maximum de profit.

Sidy Diallo

Sidy Diallo, secrétaire général du syndicat des professionnels de la presse privée de Guinée (SPPG), a également salué cette initiative de Wassolon Agency Communication qui consiste à renforcer les capacités des journalistes. Mais à côté de la formation, le syndicaliste souhaite aussi que les hommes de médias puissent avoir des conditions de vie et de travail nécessaires pour le bon exercice de leur métier. « On peut être bien formé, mais on le sait bien qu’un sac vide ne peut pas se tenir débout. C’est l’occasion pour moi d’interpeller les responsables des médias, l’Etat et les partenaires sur les conditions de travail des journalistes. On a tellement demandé dans ce pays au moins qu’il y ait un simple contrat de travail dans les rédactions. Malheureusement, jusqu’à présent, ce n’est pas une réalité. C’est pourquoi, 80% des journalistes aujourd’hui ne disposent pas d’une carte professionnelle délivrée par la Haute Autorité de Communication », regrette Sidy Diallo.

L’autre aspect qui préoccupe le syndicaliste, concerne la sécurité des journalistes qui sont souvent attaqués et violentés lors des manifestations de rue. Il a rappelé et condamné les derniers cas en date survenus le mardi dernier à Kankan, où Malick Diakité et Alhassane Diallo ont été victimes de violences physiques alors qu’ils couvraient une manifestation.

Amara Somparé

Président la cérémonie, le ministre de l’Information et de la Communication, Amara Somparé, s’est dit « doublement satisfait » de se retrouver sur le lieu surtout dans le cadre d’une formation de journalistes. « La formation des journalistes est une chose capitale dans notre pays. On apprend tout au long de la vie et le renforcement des capacités pour les journalistes est indispensable. Vous avez beaucoup de choses à apprendre mais malheureusement, certains parmi vous ont tendance à avoir l’impression qu’ils sont déjà arrivés au sommet de la pyramide journalistique et ils pensent détenir la vérité ultime dans l’exercice de leur profession. Aujourd’hui, ça commence à créer des petits problèmes parce que ceux qui étaient silencieux, qui acceptaient la calomnie et certaines histoires qui n’étaient pas vrai sur leur compte ont décidé de réagir », a dit le ministre.

A noter que pour la journée d’hier, c’est le thème : « Ecriture journalistique » qui a été développé par Thierno Souleymane Bah, consultant en communication et ancien journaliste à la RTG. Le second thème sera facilité ce jeudi par le journaliste et écrivain, Boubacar Yacine Diallo, ancien ministre et ancien président du Conseil national de la communication (CNC).

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Ministère des AE : le juriste Mohamed Camara nommé chef de cabinet (Décret)

10 avril 2019 à 21 09 55 04554
Mohamed Camara, nouveau Chef de cabinet du ministère des Affaires Etrangères

Dans un décret rendu public dans la soirée de ce mercredi, 10 avril 2019, le Chef de l’Etat, le président Alpha Condé a nommé plusieurs hauts cadres au ministère des Affaires étrangères et des Guinéens de l’Etranger. Parmi eux, le juriste et consultant Mohamed Camara et le journaliste-présentateur à la télévision d’Etat (RTG), Mohamed Lamine Solano.

Un reporter de Guineematin.com a décrypté pour vous la liste complète des nouveaux promus :
1- Secrétaire générale, Madame Fanta Cissé, précédemment secrétaire générale au ministère du Commerce.
2- Chef de cabinet, monsieur Mohamed Camara, précédemment directeur adjoint des Affaires juridique et consulaire.
3- Conseil principal, monsieur Boubacar Diallo, en service au ministère des Affaires étrangères et des guinéens de l’étranger.
4- Conseiller chargé des questions politiques, monsieur Kélétigui Fama Touré, précédemment directeur adjoint à la direction Europe, Amérique Océanie.
5- Conseiller chargé des questions de la Diaspora et des carrières internationales, monsieur Mohamed Dabo, précédemment premier secrétaire à la mission permanente de Guinée auprès des Nations Unies.
6- Conseiller chargé des questions économiques, monsieur Jean Pierre Diawara, précédemment inspecteur général au ministère des affaires étrangères et des guinéens de l’étranger.
7- Conseiller chargé des questions de communication, monsieur Mohamed Lamine Solano, journaliste.
8- Conseiller chargé de mission, madame Aminata Camara, précédemment directrice à la direction des guinéens de l’étranger.
9- Attachée de cabinet, madame N’agbè Condé en service à la direction des organisations internationales.
10- Directeur général des organisations internationales, monsieur Cheick Ahmed Tidiane Camara, précédemment directeur à la direction Afrique, Asie, Moyen Orient.
11- Directeur général adjoint des organisations internationales, monsieur Mohamad Oury Bah, précédemment sous directeur ONU à la direction des organisations internationales.
12- Directeur général Afrique, Asie, Moyen Orient, monsieur Bouna Fangamou, précédemment directeur adjoint Afrique, Asie, Moyen Orient.
13- Directrice générale adjointe Afrique, Asie, Moyen Orient, madame Mamakalas Traoré en service au ministère des Affaires étrangères et des guinéens de l’étranger.
14- Directrice générale Europe, Amérique, Océanie, madame Aminta Keïta, confirmé.
15- Directeur général adjoint Europe, Amérique, Océanie, monsieur Alpha Diallo, précédemment chef de section à la direction des Affaires juridiques et consulaires.
16- Directrice générale des Affaires juridiques et consulaires madame Mama Aïssata Bangoura, confirmé.
17- Directeur général adjoint des Affaires juridiques et consulaires, monsieur Elhadj Ibrahima Diallo, précédemment chef de la section accords, conventions et traités.
18- Directrice générale des guinéens de l’étranger, madame Fatoumata Sacko en service au ministère des Affaires étrangères et des guinéens de l’étranger.
19- Directeur général adjoint des guinéens de l’étranger, monsieur Mamadou Satiou Barry, confirmé.
20- Directeur général du protocole, monsieur Famory Camara, administrateur en service au protocole d’Etat.
21- Directeur général adjoint du protocole, monsieur Mohamed Dramé confirmé.
22- Directeur du centre de formation et du perfectionnement diplomatique, monsieur Laye Nancy Doré.
23- Directeur adjoint du centre de formation et du perfectionnement diplomatique, monsieur Mohamed Lamine Traoré, précédemment sous-directeur chargé de la formation au CEFOPED.
24- Directeur du bureau d’étude et de stratégie, monsieur Abdoulaye Baldé confirmé.
25- Directeur adjoint du bureau d’étude et de stratégie, monsieur Dondon Sylla confirmé.
26- Inspecteur général, monsieur Sékou Conté en service à l’inspection générale au ministère des Affaires étrangères et des guinéens de l’étranger.
27- Inspecteur général adjoint monsieur Alpha Bah, en service au cabinet au ministère des Affaires étrangères et de guinéens de l’étranger.

Décrypté par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Siguiri : un journaliste et candidat au recrutement dans l’armée meurt après la première course

9 avril 2019 à 15 03 48 04484

Un candidat au recrutement dans les rangs de l’armée guinéenne a trouvé la mort ce mardi, 9 avril 2019 à Siguiri. Le candidat, répondant au nom de Sâa François Ifono, journaliste-technicien à la radio Djoliba FM, a fait un malaise après avoir parcouru une distance de 8 km, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La liste des jeunes gens qui meurent à l’occasion des premières épreuves pour le recrutement dans l’armée s’allonge. Après Kankan, Mandiana, Lola et N’zérékoré, c’est la préfecture de Siguiri qui a enregistré un premier cas de décès ce mardi. Il s’agit de Sâa François Ifono, âgé de 23 ans marié à une femme et père de trois enfants.

Selon Sékou Tinguiano, le grand frère de la victime, le jeune homme eu un malaise à la rentrée du camp. « Il était parti pour le concours de recrutement. Il a parcouru les 8 kilomètres. C’est à la rentrée du camp qu’il est tombé. On l’a pris pour l’amener à l’hôpital. C’est en cours de route qu’il a rendu l’âme ».

On en est déjà à huit (8) morts au compte de ce recrutement dans l’armée : Kankan (3 morts), N’zérékoré (2 morts), Mandiana (1 mort), Lola (1 mort) et Siguiri (1 mort).

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

Lire

Carnet rose : le journaliste Facely Konaté se marie le 14 avril à N’zérékoré

7 avril 2019 à 10 10 36 04364

Le journaliste et Directeur régional de radio Espace Forêt, Facely Konaté est heureux de vous convier à son mariage prévu le dimanche 14 avril 2019 à N’zérékoré. Notre confrère a choisi mademoiselle Maladho Diallo, étudiante à l’école de santé Elen Jonshon Sirleaf de N’zérékoré comme épouse. Le programme se déroulera comme suit :

Vendredi 12 Avril 2019 : Dembadon à partir de 15 heures chez la mariée ; Dimanche 14 Avril 2019 : cérémonie religieuse à 9h00 à la mosquée de Koléyéba à côté de « case idéale », Mariage civil à 15h00 à la mairie de N’zérékoré, puis une réception à l’hôtel le Prince. À l’issue de la cérémonie civile, les familles auront le plaisir de vous accueillir à 21 heures, pour le vin d’honneur qui sera servi dans la salle des banquets de l’hôtel le Prince.

Parrain : M. Lamine Guirassy, PDG de Hadafo Médias

Marraine : Mme Keïta Domani Doré, ancienne ministre des sports.

Avec vous, cette journée sera encore plus exceptionnelle.

Lire

Urgent : le journaliste Lansana Camara libéré !

2 avril 2019 à 15 03 21 04214

La bonne nouvelle est tombée cet après-midi. Lansana Camara, détenu illégalement depuis une semaine à la maison centrale de Conakry, a été libéré ce mardi, 02 avril 2019. L’administrateur général du site Conakrylive.info et correspondant de l’agence Chine Nouvelles en Guinée est sorti de la prison, souriant, en compagnie de quelques amis et confrères, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Sa libération intervient après une semaine de combat mené par les associations professionnelles des médias du pays et seulement quelques heures après une marche organisée par le Syndicat des Professionnels de la Presse Privée de Guinée, ce mardi. Cette manifestation a mobilisé de nombreux journalistes qui ont marché du rond-point du port de Conakry au ministère de la justice, pour exiger la libération immédiate de leur confrère.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

Lire

Détention de Lansana Camara : Amara Somparé parle d’un « incident extrêmement regrettable »

2 avril 2019 à 9 09 11 04114

Jusque-là silencieux sur le sujet, le ministre de l’information et de la communication est sorti de son mutisme pour s’exprimer enfin sur l’incarcération illégale du journaliste Lansana Camara. Amara Somparé regrette cette situation et annonce des dispositions en cours visant à faire libérer notre confrère. Il l’a dit dans la soirée d’hier, lundi 1er avril 2019, à la télévision nationale, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A réaction du gouvernement tardait, mais elle est enfin intervenue. Environ une semaine après l’arrestation de Lansana Camara, administrateur général du site Conakrylive.info et correspondant de l’agence de presse Chine Nouvelles en Guinée, le ministre de l’information et de la communication est passé dans le 20h30 de la RTG pour s’exprimer sur la question. Et, Amara Somparé n’est pas allé du dos de la cuillère pour dénoncer cette situation.

« Je voudrais rappeler mon attachement à la liberté de la presse et surtout au principe de dépénalisation des délits de presse qui, pour ma part, ne doit pas être remis en cause. Il est extrêmement regrettable de constater qu’un journaliste ait pu être incarcéré pour des propos qu’il aurait tenus ou qu’il aurait relayés », a dit le ministre.

Amara Somparé annonce dans le même temps des dispositions en cours pour faire libérer le journaliste. « La présidente de la Haute Autorité de la Communication, le département de la Communication sont en train de déployer tous les efforts possibles pour essayer de trouver une issue heureuse et favorable à ce malheureux incident.

Parce que ce sont des choses qu’on ne devrait pas constater dans notre pays à ce jour. Mais, nous y travaillons activement. J’ai reçu aujourd’hui même le secrétaire général de la presse privée avec lequel j’ai longuement échangé sur le sujet », a-t-il annoncé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Détention de Lansana Camara : la justice rejette la demande de mise en liberté du journaliste

1 avril 2019 à 14 02 35 04354

Alors que beaucoup s’attendaient à la remise en liberté de Lansana Camara ce lundi, 1er avril 2019, tout porte à croire que le journaliste va continuer à séjourner en prison. En effet, la justice a rejeté la demande de mise en liberté introduite en fin de semaine dernière par son avocat, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Jusqu’à quand Lansana Camara restera-t-il en prison ? Nul ne saurait répondre, pour l’heure, à cette question. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que les autorités judiciaires semblent bien décidées à garder le journaliste en prison. Malgré l’illégalité de son incarcération (les délits de presse ayant été dépénalisés en Guinée), le juge d’instruction du Tribunal de Première Instance de Kaloum a rejeté la demande de mise en liberté introduite par son avocat.

La décision est tombée ce lundi, à la grande surprise de l’avocat de Lansana Camara et des responsables des associations professionnelles de médias, qui s’activent depuis plusieurs jours pour tenter d’obtenir la libération de notre confrère.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Amadou Tham Camara, le président de l’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (AGUIPEL), a regretté cette décision et annoncé qu’ils feront appel ce lundi même.

RSF « exige sa libération »

Pendant ce temps, l’indignation est grande en Guinée. Journalistes, activistes de la société civile et opposants au pouvoir en place continuent de dénoncer une violation flagrante de la loi et une atteinte grave à la liberté de la presse.

De son côté, Reporters Sans Frontières a estimé, dans un communiqué, que « cette arrestation constitue une entrave à la liberté d’information et une manière d’empêcher le journalisme d’investigation ».

L’organisation de défense des droits des journalistes « exige sa libération immédiate conformément à la loi sur la presse qui exclut les peines d’emprisonnement pour sanctionner les délits de presse en Guinée ».

A rappeler que Lansana Camara a été arrêté le 26 mars 2019 suite à une plainte du ministre des Affaires Etrangères, qui l’accuse de diffamation. Cela, en raison d’un article de presse qu’il a écrit et qui révèle une tentative de détournement de fonds au ministère des Affaires Etrangères. Il croupit depuis, à la maison centrale de Conakry.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

Lire

Incarcération du journaliste Lansana Camara : l’ABLOGUI exige sa « libération immédiate et sans condition »

29 mars 2019 à 19 07 50 03503

Communiqué relatif à l’arrestation du journaliste Lansana Camara

ABLOGUI condamne l’emprisonnement du Journaliste Lansana Camara

L’Association des Blogueurs de Guinée a appris avec regret l’arrestation du journaliste Lansana Camara du site d’informations ConakryLive.Info et correspondant de Chine nouvelles en Guinée.

Cette arrestation, suivie de son incarcération à la maison centrale de Conakry, est une violation grave de la Loi organique L002 du 22 juin 2010 sur la liberté de presse en Guinée.

Nous rappelons que cette énième arrestation de journalistes dans l’exercice de leur profession est de trop dans un Etat qui se veut démocratique.

L’ABLOGUI condamne toutes les formes d’intimidation à l’égard des professionnels des médias en Guinée. Nous dénonçons vigoureusement l’indifférence de la Haut Autorité de la Communication (HAC) qui est l’organe régulateur des médias dans notre pays. 

Par Conséquent, nous exigeons la libération immédiate et sans condition du journaliste Lansana Camara, afin qu’il puisse continuer son travail d’enquête qu’il avait entamé.  Nous considérons que plusieurs voies  de recours existent pour les mis en cause dans l’article qu’ils peuvent emprunter pour leur défense, au lieu de jeter en prison l’auteur de l’enquête.                                            

                                                                                          Conakry, le 27 mars 2019   

Lire

Incarcération du journaliste Lansana Camara : l’IRDED dénonce tentative de musellement des médias

29 mars 2019 à 13 01 20 03203

DECLARATION ALERTE : MENACE CONTRE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION EN GUINÉE

L’Institut de Recherche sur la Démocratie et l’Etat de Droit (IRDED) constate avec regret l’arrestation et la détention en toute illégalité du journaliste, Lansana CAMARA, du site Conakrylive.info, dans une affaire qualifiée de diffamation.

L’IRDED rappelle que cette incarcération viole la loi sur la liberté de la presse qui a dépénalisé tous les délits commis par voie de presse en Guinée depuis 2010. C’est pourquoi, nous interpellons la Haute Autorité de la Communication (HAC) et les autorités impliquées dans cette affaire sur la violation flagrante des droits de M. CAMARA. Nous exigeons sa libération immédiate et sans condition.

L’IRDED attire l’attention des autorités sur les menaces, les harcèlements et les intimidations dont les journalistes sont victimes quotidiennement dans l’exercice de leur fonction. Pour preuve, au moins trois journalistes ont été condamnés ces derniers mois par la justice. Il s’agit d’Almany Kala CONTE du site guineelive.com, Aboubacar DIALLO du site mosaiqueguinee.com et Mamadou Saliou DIALLO de l’organe nouvelledeguinee.com. Ils ont été condamnés suite à des plaintes engagées par des membres du gouvernement.

Aujourd’hui est un jour triste pour tous les défenseurs des droits de l’Homme, plus particulièrement la Liberté d’Expression dans notre pays. Nous pensions que les pratiques qui consistent à harceler, intimider et violer les droits élémentaires des journalistes étaient révolues en Guinée mais hélas, cela n’est pas le cas.

Toutes les personnes de bonne volonté, éprises de paix et justice doivent dénoncer ces actes, car ils constituent une violation flagrante des dispositions de la loi organique 002 sur la Liberté de la Presse. De surcroit, comme l’a réitéré à plusieurs reprises les plus hautes juridictions des nations civilisées, notamment la Cour Européenne des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales dans l’arrêt Handyside du 7 décembre 1976 : « la liberté d’expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent. Ainsi, le veulent le pluralisme, la tolérance et l’esprit d’ouverture sans lesquels il n’est pas de « société démocratique ».

L’IRDED interpelle les autorités publiques, les partis politiques, l’opinion nationale et internationale, les institutions et organisations nationales et internationales, les organisations de défense des Droits Humains, les associations de presse… sur cette tentative de musellement des medias et exige des actions concrètes et immédiates pour sauver la liberté d’expression acquise en République de Guinée au prix d’énormes sacrifices.

L’IRDED qui a pour objectif la promotion de la démocratie et de l’Etat de droit dont la liberté d’expression constitue une condition essentielle, ne reculera pas dans son noble combat pour une Guinée juste, démocratique, unie et prospère.

Conakry, le 29 mars 2019

Le Bureau Exécutif

M. Ibrahima BAH

Lire