Nouveau gouvernement : voici la première réaction du ministre du Travail et des Lois sociales

21 juin 2020 à 10 10 57 06576

Comme annoncé précédemment, Elhadj Cheick Oumar Diallo est le nouveau ministre guinéen du travail et des lois sociales. Il a été nommé à la tête de ce département par le décret du19 juin 2020, réaménageant le gouvernement dirigé par Ibrahima Kassory Fofana. Au lendemain de sa nomination, ce cadre de l’UPR a accordé un entretien à Guineematin.com dans la journée d’hier, samedi 20 juin 2020. Il a exprimé sa joie mais aussi sa gratitude à l’endroit du président de la République et son Premier ministre.

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Les mots et les maux du ministre

21 juin 2020 à 9 09 35 06356

Habib Yembering Diallo

Cher ami,

Tu as sans doute suivi ce qui s’est passé le vendredi soir. Comme dit le vieil adage, le papier que nous craignions de mouiller s’est finalement noyé. Je suis devenu un ancien ministre. Comme tout le monde, c’est à travers les médias que j’ai réalisé quel était mon sort. Les minutes qui ont précédé le nom de mon successeur furent palpitantes. Et, ce qui devait arriver arriva. Comme lors de la proclamation des résultats des examens scolaires, quand le dernier nom a été prononcé je me suis effondré.

Après le décret, j’ai pu mesurer la duplicité de notre société. J’ai comparé le nombre d’appels que j’avais reçus à ma nomination et celui après mon limogeage. Figure-toi, aucune comparaison n’est possible. Alors qu’après ma nomination mes téléphones avaient crépité toute la nuit, cette fois, j’ai compté moins de dix appels. Des gens qui m’ont consolé. Il est vrai qu’il est plus facile d’appeler quelqu’un pour lui dire félicitations que de l’appeler pour dire courage.

Dans tous les cas, j’ai compris qu’entre un entrant et un sortant il y a un fossé. Après ma nomination, il avait juste fallu 30 minutes pour que ma maison soit envahie par une foule innombrable. Parents, amis, connaissances, profiteurs, marabouts et que sais-je encore, avaient littéralement rallié mon domicile. Cette fois, personne n’est venu. Même les plus proches. Ce qui m’a fait penser que c’est le début de l’inévitable solitude inhérente à une situation comme la mienne : celle d’un ancien ministre.

Après ce premier constat, je reviens dans le vif du sujet. En réalité, depuis ma nomination, je n’ai jamais filé le même coton avec notre chef. Récemment, il a confié à quelqu’un que je faisais partie des membres du gouvernement auxquels il se méfiait. Cela m’avait réconforté dans mon combat pour son remplacement. Tu as dû apprendre qu’il était ces derniers temps quelque peu en disgrâce avec son chef à lui.

Je ne sais par quel miracle cet opportuniste hors pair a pu renverser la situation en sa faveur. Il a pu convaincre son patron d’écarter quelques-uns dont moi. Malgré tout, il n’a rien pu contre celle qui l’avait ouvertement défié dans cette histoire de riposte dont tu avais entendu parler. Or, ce n’est un secret pour personne que s’il pouvait sacrifier toute l’équipe avec celle-là, il l’aurait fait sans état d’âme. Malheureusement pour lui, cette dame est à son patron ce qu’une vieille, racontée par une légende, fut pour Alpha Yaya. Revenu d’une grande expédition, le résistant paradait dans sa ville. Le bruit fit sortir une ville. Mais, quand elle s’est rendue compte que c’était Alpha Yaya, elle est aussitôt entrée dans sa case en disant qu’elle croyait que c’était un grand événement, mais c’est Yaya qui faisait du bruit. Bref, notre Alpha est à sa ministre ce que l’autre Alpha était pour la vieille de la légende. L’objectif de cette lettre n’étant pas de te faire un cours d’histoire, je reviens à mon sujet.

Le monsieur n’ayant donc rien pu contre la femme qui est plus forte que lui, s’est rabattu sur nous autres. Ne dit-on pas que l’on laboure la terre du côté où elle est moins caillouteuse ? Mais, ce qui m’a fait mal, c’est quand on limoge quelqu’un qui a consacré toute sa carrière pour ne pas dire toute sa vie au parti pour nommer un autre qui, dans le meilleur des cas, n’a jamais milité dans ce pari et au pire l’a même combattu. C’est cala la leçon de la vie.
L’autre chose qui me fait terriblement souffrir, c’est de savoir que mes ennemis jubilent. Seul Dieu sait que j’en ai. Et, à cause du parti, encore une fois. Partout où j’ai travaillé depuis la consécration de notre leader, j’ai fait subir aux opposants ce que moi-même j’avais subi autrefois. Quand j’étais en province, mon cheval de bataille était la mutation-sanction. Les opposants, qui évoluaient dans mon domaine, furent mutés si loin que certains avaient préféré quitter l’administration publique. Il y a parmi eux un qui est devenu le maire de l’une des plus grandes communes de notre pays.

Aujourd’hui, j’ai le sentiment de culpabilité. Parce que, parfois, je me suis servi du parti pour régler des comptes. Voilà que ce parti me récompense par un limogeage et surtout mon remplacement par quelqu’un qui n‘a jamais mouillé le maillot. C’est véritablement une insulte aux militants et aux martyrs. Aujourd’hui, la satisfaction de ceux qui ont souffert à cause de moi est à la dimension de ma déception. D’ailleurs, une de mes victimes fait partie de ceux qui m’ont appelé pour me demander de prendre courage. Je sais qu’il voulait juste savoir si ma voix indiquerait que j’ai pleuré. Mais, connaissant son numéro, j’ai pris mon courage à deux mains pour faire semblant que j’avais un moral d’acier. Même si ma voix a dû me tromper.

L’autre chose que je voulais aborder avec toi, c’est de dire au karamoko, ou plutôt au charlatan, qu’il a été tout sauf efficace. Je le prie donc de bien vouloir me rendre l’avance que je lui avais faite en attendant ma confirmation pour payer le reste. Je m’en doutais d’ailleurs depuis que j’ai appris qu’il travaillait à la fois pour celui qui occupe le poste et le prétendant à sa succession.

Ton charlatan ressemble à cet autre charlatan qu’une légende raconte : « un singe vint chez un charlatan et lui demanda de travailler pour lui pour que jamais de sa vie il ne croise un chien. Le charlatan lui demanda de se cacher sous un panier qu’il lui indiqua en attenant qu’il fasse son travail. Sur le champ, un chien arriva et demanda au même charlatan de l’aider afin qu’il croise chaque jour un singe. Et, le charlatan lui demanda d’aller soulever le panier. Dès qu’il le souleva le singe grimpa sur l’arbre et s’exclama ‘’le charlatan est le pire des démons’’ ». Voilà comment est ton charlatan.

Tu diras que mes propos sont ceux d’un homme en colère. Mais, sache que ce qui vient de se passer me donne deux leçons : la première, c’est qu’il ne faut jamais compter sur quelqu’un. Qu’il soit chef, riche ou savant. Il faut compter sur le Créateur. Deuxièmement, ce n’est jamais par nos efforts que nous devenons ce que nous sommes. C’est par la volonté de Dieu. Même si tu vas dire qu’aussitôt limogé je me réfugie derrière la religion. En effet, je crois que pour le reste de ma vie, tout ce qui n’est pas conciliable et compatible avec la religion ne m’intéresse pas. Surtout la politique dont la fin est toujours pénible et douloureuse.

Ton ami, le désormais ancien ministre.

Habib Yembering Diallo

Tél : 664 27 27 47

Toute ressemblance entre cette histoire et une autre n’est que coïncidence.

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Les mots et les maux du ministre

7 juin 2020 à 10 10 27 06276

Habib Yembering Diallo

Cher ami,

Une fois n’est pas coutume, je t’adresse ces quelque lignes pour te raconter l’épreuve peu enviable que je traverse et bien évidemment solliciter ta précieuse aide pour me sortir de cette situation. Ainsi, et comme tu as dû suivre l’actualité dans notre pays, j’avais prévu tout sauf ce qui est en train de m’arriver.

En l’espace de quelques mois, je suis passé du statut d’un homme puissant à celui d’une marionnette. Comme le grand frère ainé auquel le père a donné tous les pouvoirs sur ses frères et sœurs cadets et qui, subitement est chicoté proprement par le même père et devant toute la famille, j’ai été profondément humilié par celui qui m’avait pourtant rassuré que j’avais les pleins pouvoirs.

Mais, il n’y a pas que ce désaveu qui m’a fait souffrir. Il y a eu d’autres choses dont cette fameuse modification de la nouvelle loi suprême de notre pays. La loi à laquelle j’ai consacré toute mon énergie et toutes mes forces a été modifiée sans mon avis. Encore moins mon aval. Par qui, je ne saurai le dire. Toujours est-il que la modification en question va à l’encontre d’une convention non écrite entre mon patron et moi.

Ce changement qui dépouille désormais l’équipe que je suis censé diriger de toute crédibilité, m’a profondément bouleversé. L’enchaînement de tous ces coups m’a rendu malade. Mais, comme tu me connais, je ne me laisse pas abattre par le premier coup. C’est pourquoi, je suis en train de reculer pour mieux sauter.

Au passage, j’ai lu non sans ironie l’article d’un journaliste amateur selon lequel je suis confiné chez moi. Je qualifie cet homme d’amateur parce qu’il ne met pas le mot juste à sa place. Même si le confinement a le vent en poupe dans le monde, mon cas n’est pas un confinement. Dans mon cas c’est le mot RETRANCHEMENT qui sied. Un confiné subit. Un retranché fait subir. Le premier est passif. Tandis que le second est actif.

Je suis donc tel un soldat mutin retranché quelque part et prêt non pas à subir un assaut mais à en donner. C’est vrai que j’ai donné comme prétexte le fameux confinement pour justifier mon absence sur la scène publique. Mais si les autres ignorent la réalité, mon principal protagoniste, lui, en homme averti, sait pertinemment ce qui se passe. Il sait que je suis en colère. Et, il sait pourquoi.

Pour le moment, il pense m’avoir roulé dans la farine. Mais, il ne sait pas que je pourrais le rouler dans le ciment. C’est vrai que jusqu’ici il a plutôt remporté la partie contre moi. En effet, à partir du moment où j’ai fait fondre mon parti dans le sien, j’ai commis une erreur fatale. Mais, les épreuves sont faites pour être surmontées. Je te promets que je vais surmonter celle à laquelle je suis confronté.

Cette erreur est celle d’accepter une soi-disant fusion qui n’en était pas une. Je ne t’apprends rien en te disant que dans une fusion chaque partie perd une partie de ses pouvoirs et prérogatives. Exemple, devant l’hégémonie chinoise ou indienne, deux entreprises européennes décident de fusionner. Les pertes et les profits sont partagés.

Dans notre fusion, nous, c’est l’un qui avale l’autre. Cela a été la plus grave erreur que j’ai commise dans ma vie. Car je me retrouve comme un soldat dépouillé de son arme. J’ai sacrifié mon parti. Même si je veux je ne peux pas créer un autre dans la mesure où c’est le même qui a avalé mon parti qui devra autoriser la création d’un autre. Ce qu’il ne fera jamais. Or les récents déboires d’un autre qui avait quitté son parti pour adhérer à un autre sont suffisamment dissuasifs pour tenter de récupérer un de ces nombreux partis sans militants, sans moyens, ni siège.

Il y a des cadres qui seraient prêts à me céder la présidence de leur parti ; mais, je crains que la suite ne soit à l’image d’un homme qui récupère une femme abandonnée à laquelle il apporte tous les soins du monde et qui, devenue propre et belle, abandonne le pauvre homme. Le récent cas dont je parlais plus haut est un cas d’école.

Bref, mes problèmes sont nombreux et semblent être insurmontables. Mais, c’est sans me connaître. Dans ma stratégie de riposte, comme le mot est en vogue, je souhaite obtenir ton concours. Je veux que tu ailles voir notre vieil ami, le Karamoko pour lui dire que j’ai besoin de lui. Plus que par le passé. Je souhaite qu’il m’aide à neutraliser mes ennemis. Et, surtout, à reconquérir le cœur de mon patron pour que je sois son dauphin préféré.

Je ne me fais guère d’illusion. Je sais que beaucoup d’autres travaillent pour le même objectif. Mais, comme disent nos cousins de l’autre coté, c’est parmi les balles qui ratent leur cible qu’il y a celles qui vont l’atteindre. Pour le prix de la kola, tu peux le rassurer. A condition toutefois que la situation actuelle change, que je sois à nouveau dans le cœur de mon patron qui m’a tourné le dos ces derniers temps. Et, ça, c’est notre faute nous trois : toi, mon Karamoko et moi-même. Nous avons tous dormi sur nos lauriers. Laissant le terrain favorable à l’adversaire ou plutôt aux adversaires. Car, ils sont nombreux, nuisibles et redoutables.

Pour terminer, je n’attends pas une réponse écrite de ta part. J’attends plutôt les retombées du travail du vieux. C’est-à-dire le retour à de meilleurs sentiments entre mon patron et moi.

Ton ami, le ministre confiné pour les uns et retranché pour lui-même.

Toute ressemblance entre cette histoire et une autre n’est que pure coïncidence

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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Les mots et les maux du ministre

24 mai 2020 à 11 11 30 05305

Habib Yembering Diallo

Cher cousin,

Comme tu l’as appris, ton cousin est redevenu un simple citoyen. Certains pensent  que c’est la déchéance. Alors que c’est la délivrance. Ces derniers temps, la situation était devenue insupportable pour moi. Je suis donc paradoxalement heureux de ce limogeage. Même si les miens ne partagent pas mon sentiment et mon enthousiasme.

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Les mots et les maux du ministre

18 mai 2020 à 7 07 09 05095

Habib Yembering Diallo

Cher ami,

Une fois n’est pas coutume, je t’écris pour te donner mes nouvelles. Si je me livre à cet exercice plutôt inhabituel c’est que, comme tu peux l’imaginer, la situation est grave. Et ce contrairement à l’apparence. Comme tu le sais, un de mes collègues, membre du gouvernement, a été limogé cette semaine. Par contre, ce que tu ne sais certainement pas ce que j’envie ce collègue pour sa délivrance.

En effet, cher ami, il n’existe pas pire situation que d’être ministre chez nous. Un ministre est un véritable otage dans notre pays. Tout d’abord, otage de celui qui l’a nommé. Otage du clan de ce dernier. Et enfin, otage des parents, amis, connaissances, marabouts, charlatans et escrocs de tout acabit.

Pour illustrer mes propos, lors de mes rares tête-à-tête avec le président, celui-ci m’a posé deux questions qui m’ont indigné et même déstabilisé. La première, il m’a demandé si mon chantier situé au bord de la mer a avancé. La deuxième question concernait mon enfant. Alors que je ne savais même qu’il est au courant de son existence, il m’a demandé s’il va bien loin du pays. Par ces deux questions, j’ai compris que le président connait mes secrets les plus intimes.

Inutile de te dire que le fait de savoir que le premier responsable du pays s’intéresse au petit détail de ma vie a semé le doute et le soupçon entre mes proches et moi. Et, à commencer par mon chauffeur et mon planton. Je pense que le premier joue le rôle de l’espion auprès de moi. Et, le second est mon ravisseur. Moi, son otage. Depuis ma sortie de la présidence, mes rapports avec ces deux personnes ne sont plus les mêmes qu’ils étaient. Et, ils ne seront jamais comme avant.

Mais, peut-être que j’ai tort. Peut-être que le président a ses sources d’information ailleurs. Dans tous les cas, son attitude est digne de celle de dictateurs. S’ils veulent t’intimider, ils te font appel uniquement pour te montrer qu’ils ont « ta situation en main ». Après cet entretien, je me suis demandé pourquoi le président s’intéresse à moi jusqu’au dernier détail. Alors, je me suis rappelé de la mise en garde d’un ami : mes ennemis avaient soufflé au président que j’étais proche d’un opposant. Je crois que par cet entretien, il voulait me dire ceci : « si tu ne cesses pas, je peux non seulement t’exproprier ton chantier mais faire rapatrier ton gosse ». Et son message a été bien reçu.

Mais, il n’y a pas que le président qui me donne des ennuis. Il y a aussi son clan qui pense que je lui dois reconnaissance et par ricochet récompense. Par exemple, la dernière fois, celui qui a été à la base de ma nomination m’a dit qu’un simple préfet, de retour d’un voyage privé à l’étranger, a offert une voiture toute neuve à l’épouse de son patron. Sans doute pour me dire de faire autant. D’autant plus que je revenais de l’étranger. Du coup, lors de ma toute dernière mission à Paris, je suis allé personnellement chez Yves Saint Laurent pour lui acheter un ensemble qui m’a coûté toutes mes petites économies. Malgré tout, quand je lui ai remis ce cadeau, j’ai compris qu’il le sous-estimait largement par rapport à la fameuse voiture offerte par le préfet.

Mais, il n’y a pas que le président et les siens qui me causent de soucis. Il y a aussi les parents, amis et connaissances qui me polluent la vie. Je n’ai plus de vie de famille. Mon bureau est pris d’assaut. Je n’ai même plus le temps de travailler. Quand bien même j’ai mis en place un planning de visite, il y a toujours de visiteurs qui ne veulent rien entendre. La dernière fois, c’est le beau-père de mon beau-père qui s’est fait annoncer. J’ai dérogé à la règle pour le recevoir. Parce que le vieux avait commencé à raconter toute mon histoire devant un auditoire moins intéressé par ma vie que par ma poche.

A la maison, la situation est encore pire. J’ai aménagé une tente devant mon domicile où les gens, venus pour une raison ou pour une autre, attendent à tour de rôle d’être reçus. Je n’ai ni weekend ni jour férié. Tous les jours, du matin au soir, il y a des visiteurs. Chacun avec ses problèmes. Les uns sollicitent une assistance financière. Les autres un emploi pour eux ou pour les leurs.

Dans la foulée, un vieux, venu me demander de l’aider pour prendre son garçon comme gardien à la maison ou planton au bureau, m’a dit qu’il va m’aider pour être maintenu à mon poste. J’ai voulu lui rétorquer que s’il peut aider quelqu’un qu’il commence par son propre fils. D’autres m’ont proposé de faire un sacrifice avec lecture du Coran comme ils l’avaient fait après ma nomination. Mais, ce qu’ils ne savant pas, ce que j’ai été plus que déçu par leur comportement à l’occasion de cette lecture. Lire le livre saint qui a été révélé pendant 23 ans 33 fois en une heure, ce fut ma plus grande déception de ces soi-disant religieux.

Bref, pour te dire la vérité, mon salaire mensuel ne me fait même plus un jour de dépense. Ce qui m’oblige à faire ce que je ne voulais pas. Tu peux imaginer le reste. En réalité, c’est toute la société qui oblige les gens honnêtes à devenir corrompus voire voleurs dans ce pays. C’est pourquoi, j’ai failli dire à celui qui m’a proposé de faire un sacrifice pour rester à mon poste que je fais un sacrifice pour être libéré de ce poste.

Je voudrais donc, en conclusion, te demander conseils et assistance. Faut-il, à ton avis, démissionner ou attendre le prochain remaniement dans l’espoir que la délivrance viendra ? Car, démissionner pose un autre problème. Le chef et les siens considèrent une démission comme une défiance. Si on démission, on ouvre deux fronts : celui du président et de son clan qui vous mettent les bâtons dans les roues. Y compris la confiscation éventuelle du passeport. Et celui de tous ceux qui étaient jaloux et qui me se marrent du démissionnaire. Il est donc préférable d’être limogé pour faire face au second groupe seulement.

Dans l’un ou l’autre cas, je souhaite que tu me reçoives chez toi après mon départ du gouvernement. Si tu es d’accord, je vais œuvrer afin que ce départ soit le plus rapide possible. En attendant, ni ma femme, ni mon premier garçon ne veulent entendre parler de mon départ du gouvernement. Et, c’est justement l’autre aide que je souhaite te demander. Je voudrais que tu interviennes auprès de ma femme pour la persuader d’accepter de tourner la page de Madame l’épouse de Monsieur le ministre.

Attendant ta réponse avec impatience, je te prier de transmettre mes salutations à ton épouse et à tes enfants. Ton ami le futur ancien ministre.

Habib Yembering Diallo

Toute ressemblance avec une réalité n’est que pure coïncidence.

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Les mots et les maux du ministre

10 mai 2020 à 16 04 12 05125

Par Habib Yimbéring Diallo

Cher ami,

Après avoir longuement réfléchi, j’ai décidé de briser le silence pour me confier à quelqu’un. En l’occurrence toi qui fus, es et seras toujours mon meilleur ami. On ne peut pas raconter ses problèmes à tout le monde ; mais, on ne peut pas non plus ne pas les raconter à personne. C’est pourquoi, j’ai décidé de t’ouvrir mon cœur qui saigne de rage et de colère pour te dire tout le mal que j’ai bien malgré l’apparence trompeuse.

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Les mots et les maux d’un ministre qui s’adresse à son ami

3 mai 2020 à 22 10 46 05465

Habib Yembering Diallo

Cher ami,

Je suis extrêmement gêné de n’avoir jamais fait suite à la lettre de félicitations que tu m’as adressée après ma nomination au poste de ministre. En réalité, je ne pouvais pas répondre à tous ceux qui m’ont écrit. Même si le nombre de courriers que j’ai reçus ne peut en aucun cas être une excuse. J’espère que tu ne me tiendras pas rigueur, d’autant plus que j’ai encore une fois besoin de ton aide.

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Covid-19 : Mouctar Diallo, ministre de la jeunesse testé positif

22 avril 2020 à 20 08 24 04244

Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes

C’est dans la soirée de ce mercredi, 22 avril 2020, lendemain de la cérémonie inaugurale de la nouvelle Assemblée nationale, à laquelle il a assisté en tant que député, que la mauvaise nouvelle a été donnée par son parti, « Les Nouvelles Forces Démocratiques », NFD, sur sa page Facebook. Le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo, a été testé positif au Covid-19, annonce-t-on.

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COVID-19 : le ministre Damantang Camara testé positif

6 avril 2020 à 18 06 33 04334

Damantang Albert Camara, ministre de la Sécurité

Le ministre guinéen de la sécurité et de la protection civile, Damantang Albert Camara, est atteint du coronavirus. C’est lui-même qui a annoncé la nouvelle ce lundi, 06 avril 2020, sur sa page Facebook. « Testé positif au COVID 19. Sous traitement à présent. Pas de psychose. Le cabinet du MSPC est mobilisé pour assurer l’intérim. Respectons les mesures barrières », a écrit le ministre.

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Décret : Alpha Condé meuble le cabinet du ministère de l’Hydraulique

10 mars 2020 à 22 10 04 03043

Dans un décret rendu public ce mardi soir, 10 mars 2020, le président Alpha Condé a nommé deux hauts cadres au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Mariam Sanoh Camara, juriste publiciste, devient chef de cabinet et Dr Seydou Dioubaté, jusque-là conseiller chargé de la communication au ministère de l’Energie, est nommé conseiller principal du ministre Papa Koly Kourouma.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : Mouctar Diallo en visite de courtoisie à la Coordination Haali Pular et des Fulbés

20 janvier 2020 à 10 10 43 01431

Le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes, Mouctar Diallo, a rendu une visite de courtoisie à la Coordination Nationale Haali Pular et des Fulbés de Guinée à son siège dans la journée d’hier dimanche, 19 janvier 2020. Accompagné d’une délégation des fils du Fouta, le ministre a été reçu par le président de la Coordination, Elhadj Ousmane Baldé, en présence de plusieurs autres sages de ladite coordination, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters présent à la rencontre.

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Coupe abusive du bois : « le patrimoine forestier de la Guinée régresse chaque année approximativement de 35 000 ha » (ministre)

17 janvier 2020 à 23 11 23 01231

Diakaria Koulibaly, ministre des Hydrocarbures

Comme annoncé précédemment, le ministre guinéen des hydrocarbures a animé une conférence de presse ce vendredi, 17 janvier 2020, à Conakry. A cette occasion, Diakaria Koulibaly s’est exprimé sur la « coupe abusives du bois » en Guinée, pour les besoins énergétiques des populations. Une pratique « néfaste » (qui menace le patrimoine forestier du pays) que le chef du département des hydrocarbures compte freiner en faisant la consommation du gaz butane, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre avec les professionnels de média.

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N’Zérékoré : le ministre Frédéric Loua ovationné par la foule

16 novembre 2019 à 18 06 28 112811

Le ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie maritime, a eu droit à un bain de foule ce samedi, 16 novembre 2019, à N’Zérékoré. A son arrivée à la place des martyrs de la ville où le Président Alpha Condé était attendu pour un meeting, Frédéric Loua a été ovationné par une foule en liesse, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cris de joie, applaudissements, chants et danses, c’est ce qui a rythmé l’entrée du ministre à la place des martyrs de N’Zérékoré. Habillé en tenue traditionnelle, Frédéric Loua a été fortement applaudi avant de rejoindre la loge officielle. Ce qui a attiré l’attention de toute l’assistance. A travers cet accueil chaleureux, les habitants de N’Zérékoré expriment leur reconnaissance à l’endroit de Frédéric Loua, natif de la ville, pour ses efforts en faveur du développement de la région.

Artisan majeur de cette mobilisation pour accueillir le Président de la République, le ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie maritime a salué « la forte adhésion » des citoyens de N’Zérékoré à la politique de développement du chef de l’Etat et à son projet de changement de l’actuelle constitution. Il a remercié les uns et les autres pour leur reconnaissance à son égard mais aussi à l’endroit du Président de la République.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Guinée : Mouctar Diallo salue « la volonté de prendre en compte les préoccupations des jeunes »

13 novembre 2019 à 17 05 15 111511

Le continent Noir va célébrer la treizième (13ème) Journée Africaine de la Jeunesse le 16 novembre prochain. En prélude à cette célébration au cours de ce mois de novembre, consacré mois de la jeunesse africaine, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes a fait une déclaration ce mercredi, 13 novembre 2019, au siège du département.

Dans son intervention, Mouctar Diallo a rappelé « qu’aucune renaissance de l’Afrique ne peut se concrétiser sans un investissement adéquat consenti dans la jeunesse ». D’où la nécessité de mobiliser toutes les énergies dans le cadre de la prise en charge de la jeunesse, la force vive pour le développement du continent. Le ministre en a profité pour louer les efforts consentis dans notre pays en faveur de la couche juvénile.

Déclaration :

DÉCLARATION DU MINISTRE DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI DES JEUNES A L’OCCASION DE LA JOURNÉE AFRICAINE DE LA JEUNESSE ET DE LA JOURNÉE DE LA CHARTE AFRICAINE DE LA JEUNESSE
Mouctar Diallo, ministre de la jeunesse

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs ;

Chers jeunes compatriotes ;

C’est avec un agréable plaisir doublé d’un grand honneur que je m’adresse à vous à cette occasion solennelle du mois de la jeunesse africaine célébré le 1er novembre de chaque année et le 16 novembre journée de la charte africaine de la jeunesse.
La célébration de la Journée Africaine de la Jeunesse s’inscrit dans le cadre de l’adoption de la Charte Africaine par la décision du Conseil Exécutif du sommet de Banjul le 1er Novembre à l’occasion de laquelle la journée a été proclamée et instituée comme journée de la jeunesse africaine.

En juillet 2006, à Banjul les chefs d’Etats et de Gouvernement de l’UA ont approuvé la Charte Africaine de la Jeunesse, qui est un document politique et juridique qui établit la norme minimale de subsistance pour les jeunes sur le continent.

En 2009, les années 2009-2018 ont été déclarées décennie de la jeunesse avec un plan d’action. Ce plan d’action qui a été endossé par les chefs d’Etat de l’Union Africaine lors du sommet de l’UA à Malabo sur la jeunesse, est une feuille de route pour la mise en œuvre accélérée de la Charte Africaine de la Jeunesse et un mécanisme de référence et d’équité en faveur des jeunes à l’échelle continentale en 2018.

Chers Jeunes Citoyens ;

Le 13ème anniversaire de la Journée Africaine de la Jeunesse 2019 a pour thème «Compter moi dans un million ». L’initiative « 1 million d’ici 2021 » est un projet du Président de la Commission de l’UA son Excellence Moussa Faki MAHAMAT. Elle vise à atteindre des millions de jeunes africains avec des opportunités et des interventions dans les domaines clés de l’Emploi, de l’Entrepreneuriat, de l’Education et de l’Engagement (4E), dans le but d’accélérer la croissance de l’Afrique. Cette thématique s’inscrit également dans la vision du Président de la République le Professeur Alpha CONDE et démontre à suffisance le travail qu’il nous reste à faire pour l’épanouissement de cette jeunesse, qui faut-il le rappeler, est le moteur de la transformation et de développement de notre pays.

A cet instant solennel, je voudrais remercier et exprimer la profonde gratitude de la jeunesse guinéenne au Président Alpha CONDE pour les nombreux efforts louables que lui et son gouvernement déploient en faveur des populations et plus particulièrement pour les jeunes à travers toutes les ‘’ initiatives Présidentielles’’.

Mesdames et Messieurs ;
Chers Jeunes
La Charte Africaine de la Jeunesse depuis son lancement à Banjul (Gambie) le 16 novembre 2006 traduit à la fois une conviction et un engagement.
• Une conviction qui résulte du fait qu’aucune renaissance de l’Afrique ne peut se concrétiser sans un investissement adéquat consenti dans la jeunesse qui constitue la force vive pour son développement.
• Un engagement qui met en évidence sa volonté de contribuer au développement et à l’automatisation de la jeunesse africaine.

Cette Charte offre aux gouvernements, à la jeunesse, à la société civile et aux partenaires techniques et financiers un cadre continental qui précise les droits, les devoirs et les libertés de la jeunesse, mais facilite également l’élaboration des programmes et plans stratégiques nationaux pour l’autonomisation des jeunes. Elle favorise la mobilisation des partenaires et des ressources en faveur du secteur jeunesse.

Le Président de la République le Professeur Alpha CONDE dont le mandat est dédié aux femmes et aux jeunes a signé depuis le 17 juin 2011 les instruments de ratification de la charte Africaine de la Jeunesse, cela traduit sans nul doute la volonté du Gouvernement à prendre en compte les préoccupations des jeunes, conscient de leur rôle et de leur place dans le développement de la nation.

Dans le cadre de la commémoration de ces journées de la jeunesse africaine, le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes mettra en œuvre le programme suivant :

  1. Un Boot camp axé sur l’entrepreneuriat (champ d’échanges d’expériences et activités de formation sur la base entrepreneuriale) à Mamou à partir de ce 13 Novembre 2019;
  2. Le lancement du programme « les Nouvelles Routes de l’Emploi en Guinée» le Vendredi 15 Novembre 2019 à la Blue zone de Kaloum à 9h dans la salle de canal Olympia.

Vive la jeunesse guinéenne

Vive la jeunesse africaine

Vive l’union africaine

Vive la coopération internationale

Bonne fête à tous.

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Tueries de manifestants : une plainte contre Mouctar Diallo pour « non dénonciation d’un crime » (avocat)

12 novembre 2019 à 17 05 40 114011

Des familles de victimes de répression lors des manifestations politiques de l’opposition en Guinée ont porté plainte contre Mouctar Diallo, président du parti Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) et ministre de la Jeunesse. Des déclarations faites récemment par le ministre, qui dit connaitre des jeunes détenteurs d’armes lors des manifestations, sont à la base du début de cette procédure. L’annonce en a été faite ce mardi, 12 novembre 2019, à l’occasion d’une conférence de presse animée par maitre Thierno Souleymane Baldé, avocat des familles, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Lors d’une sortie médiatique dans l’émission les Grandes Gueules de la radio Espace FM, Mouctar Diallo, président des NFD et ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, a laissé entendre qu’il connait des manifestants armés. Devant cette déclaration, certaines familles de victimes ont exprimé leur souhait de voir Mouctar Diallo s’expliquer pour lever un coin de voile sur les décès de près de 120 manifestants depuis 2011 en Guinée. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la plainte formulée contre Mouctar Diallo, qui a tout le temps réclamé l’appartenance de Djakariaou Diallo à son parti, la 1ère victime tuée par balle sous le régime Alpha Condé.

Maitre Thierno Souleymane Baldé, en tant qu’avocat de la famille de feu Ismaël Diallo, l’une des victimes des violentes manifestations au quartier Hamdallaye-Kabalaya, dans la commune de Ratoma, poursuit Mouctar Diallo pour non dénonciation de crime auprès du procureur de la République.

Maitre Thierno Souleymane Baldé, avocat de la famille de feu Ismaël Diallo

« J’ai déposé la plainte au nom des familles des victimes. Lorsque Monsieur Mamadou Mouctar Diallo a fait sa déclaration au niveau des médias, il y a eu un certain nombre de familles qui sont venues me voir, puisqu’on est toujours en contact. Ils me disent, maitre Baldé on a déposé des plaintes, jusqu’à maintenant nous n’avons aucune suite. Et il y a Mamadou Mouctar Diallo qui affirme connaitre des jeunes qui détiennent les armes. Donc, pourquoi il ne nous dit pas quels sont ces jeunes-là pour qu’en fin notre plainte soit instruite. Je me pose aussi la question, puisque je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il puisse savoir le nom des jeunes qui détiennent les armes sans pour autant les dénoncer. Et comme la loi nous permet, j’ai déposé une plainte conformément à l’article 705 du code pénal pour non dénonciation d’un crime. Donc, non seulement nous demandons à ce que notre plainte soit instruite et qu’ils nous disent exactement quels sont ces jeunes-là qui détiennent les armes afin d’éviter éventuellement qu’il y ait d’autres assassinats. Nous ne connaissons pas la suite, mais nous voulons vraiment arrêter ces massacres », a-t-il laissé entendre.

Madame Safiatou Diallo, mère de Boubacar Bah

Du côté des victimes, Madame Safiatou Diallo, mère de Boubacar Bah, tué en 2015, et d’Ismaël Bah, tué en 2017 lors des manifestations politiques, a dit sa soif de vérité et de justice. « Je ne sais pas qu’est-ce qu’Ismaël Bah pouvait faire pour moi, ainsi que Boubacar Bah. Et quelqu’un d’autre vient les tuer injustement. Je suis venu pour savoir exactement quelles sont les causes de ces assassinats et retrouver les coupables ».

Diallo Mamadou Ciré, coordinateur du mouvement AKHADAN des jeunes leaders de l’Axe Hamdallaye-Kagbélen

Pour sa part, Diallo Mamadou Ciré, coordinateur du mouvement AKHADAN des jeunes leaders de l’Axe Hamdallaye-Kagbélen, n’a pas été tendre avec le ministre Mouctar. « Je ne fais que m’indigner par rapport à sa sortie. Je ne réponds qu’à ce que lui il a dit. Imaginez-vous que nous étions avec quelqu’un, avec lequel nous étions très proches. Ensemble, nous avons planifié l’organisation de plusieurs manifestations. Nous, nous ne sommes pas seulement arrêtés à la planification des manifestations mais, ensemble avec Mouctar, nous avons participé aux manifestations pour l’avènement d’une république démocratique… Il a vendu sa conviction. Parce que, quitter les manifestations tant disque les valeurs pour lesquelles nous étions en train de nous battre ne sont pas acquises, c’est de la trahison. Mais, s’il a utilisé certains jeunes à un moment donné, il a échelonné parce qu’il les a utilisés et qu’aujourd’hui, il va dans l’autre camp, il pouvait au moins les laisser tranquilles. Mais si c’est lui qui essaye encore de charger les jeunes, c’est ignoble », a-t-il déploré.

Maitre Thierno Souleymane Baldé a fait savoir qu’il compte transmettre la copie de la plainte aux institutions qui s’occupent des questions de droits de l’homme et au niveau du corps diplomatique.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Assemblée nationale : présentation de la convention d’exploitation des gisements de fer du Mont Nimba

5 novembre 2019 à 14 02 31 113111

Le ministre des mines et de la géologie, a été reçu à l’assemblée nationale, ce lundi, 04 novembre par l’inter-commission. Il s’agissait pour le ministre Abdoulaye Magassouba, de présenter aux députés la convention d’exploitation des gisements de fer du Mont Nimba.

Une convention signée entre l’Etat Guinéen et la société High Power Exploration (HPX), en septembre 2019 pour un montant total d’investissement, estimé à plus d’un milliard de dollars américains.

De la genèse du projet, à la référence aux anciennes études sur le Mont Nimba, en passant par la signature de la convention amendée et consolidée, ainsi que la question d’évacuation, rien a été omis par le ministre des mines. L’aspect environnemental et la supposée vente du nimba, ont été également abordés par le ministre.

Ceci, pour la transparence dans le secteur minier de la Guinée.

Au sortir de cet échange à baton rompu, le ministre Abdoulaye Magassouba, a indiqué que la base de développement de ce projet, c’est le développement du Trans-Guinéen.

Ce qui lui a d’ailleurs amené à souligner que c’est donc une priorité de l’Etat Guinéen. «… Si le projet n’est pas profitable sur le Trans-Guinéen, si c’est la seule option qui existe, le projet ne se réalisera jamais. Donc, la première chose, nous avons rendu plus rigoureux le mécanisme dans lequel l’évaluation de la viabilité par le Trans-Guinéen doit se faire. La deuxième chose, si après l’évaluation de cette viabilité, il se trouve que le projet n’est pas viable par le Trans-Guinéen, en plus du projet intérimaire de petite quantité qui doit passer par le Libéria, le grand projet peut passer par le Libéria sous deux conditions supplémentaires. La première, c’est qu’il y ait une redevance additionnelle qui sera payé à l’Etat Guinéen pour partager en quelque sorte les économies réalisées par les investisseurs à cause du passage par le Libéria. La deuxième condition, c’est que le jour où le Trans-Guinéen est disponible, que le retour de l’évacuation par le Trans-Guinéen soit rendu possible. Donc, le Trans-Guinéen est une priorité pour l’Etat Guinéen, une priorité pour le gouvernement Guinéen et c’est une priorité du président de la République », a-t-il indiqué.

Et d’insister, le ministre des mines et de la géologie, a fait savoir que les quatre blocs du Simandou constitueront la base de développement du Trans-Guinéen, tout en disant que la qualité de l’investisseur, ainsi que l’accord négocié seront des atouts majeurs pour le développement de ce projet.

Par le service de communication du ministère des Mines

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Guinée : un étudiant conçoit une application qui facilite l’apprentissage du français

29 octobre 2019 à 17 05 50 105010

Mamadou Oury Bah, étudiant en 3ème année à l’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké, a réussi une prouesse en mettant en place une application mobile permettant de faciliter l’apprentissage de la langue française, notamment la maîtrise de l’orthographe. Il a lancé cette application à l’occasion d’une cérémonie organisée à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia et qui a connu la présence de nombreux étudiants, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Mamadou Oury Bah, étudiant à l’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké

Sur l’idée de créer une telle application, Mamadou Oury Bah explique que tout est parti d’un cours de leadership et de développement personnel qu’il a suivi à l’Institut. « Ce jour, j’ai demandé à mon professeur comment créer une entreprise, et tout le monde s’est mis à rire. Puisque le cours d’ailleurs reposait sur l’entreprenariat. Il me dit que l’idée de créer toute entreprise vient toujours d’un constat autour de soi et dans son entourage. Après le constat, vient l’envie d’apporter une solution au problème. La volonté de résoudre un problème aboutit à la création d’entreprise, a dit le professeur. Donc, un jour, je suis allé accompagner un de mes professeurs de français dans sa classe de terminale qui faisait une évaluation.

Il me présenta un élève qu’il qualifie comme étant le plus brillant de la classe. Mais, à mon fort étonnement, celui-ci faisait trop de fautes. Son cahier était truffé de fautes. Je lui ai demandé comment se fait-il que tu sois le plus brillant et que tu fasses autant de fautes. Il me dit : c’est ma préoccupation mon ami. Donc, je me suis dit tiens, l’idée est là. Les élèves et étudiants guinéens ont presque le même le problème en français, celui de maîtriser l’orthographe. J’ai décidé donc de mettre en place une application mobile qui va faciliter l’apprentissage du français par la maîtrise de l’orthographe », a-t-il expliqué.

Le jeune homme définit son application comme un outil éducatif et non un jeu. « Mon application s’appelle EPELE WORD. Elle permet à l’utilisateur de trouver le mot désiré en son et en orthographe. Mais également sa définition et son analyse grammaticale. Je ne le considère pas comme un jeu. Je pense que l’application qui a plus de 1500 mots les plus usuels, permettra aux apprenants francophones de mieux apprendre et maîtriser le français », a dit Mamadou Oury Bah, précisant que la différence entre cette application et le dictionnaire français numérique réside dans la spécification de l’application qui offre plusieurs options à l’utilisateur.

Mamadou Saliou Diallo, développeur fullstack

Pour matérialiser son idée, le jeune étudiant a bénéficié du soutien de Mamadou Saliou Diallo, le directeur général du groupe Satina technologies, développeur fullstack. C’est lui qui a conçu l’application. « L’idée est venue de lui. Et nous, nous l’avons matérialisée. Faire la conception et passer à la digitalisation, c’est ce qu’on a fait. Notre mission ici, c’est de transformer une petite idée en une grande idée. Mamadou Oury est venu avec son produit et des papiers chiffonnés.

Il m’a posé la question si je peux créer l’application. J’ai dit oui. Nous lui avons demandé s’il a les moyens, il dit non. Mais comme c’est un jeune, ici la vocation, c’est d’accompagner au maximum ces derniers à sortir de la dépendance, à disposer de leurs entreprises et à créer la richesse dans ce pays. Donc, nous avons mis en place le système qui certes, n’était pas facile, puisqu’il faut faire parler la machine, il faut éviter la répétition et noter en même temps l’usager. Et ça a marché », a-t-il expliqué.

Après le lancement, les yeux sont tournés vers l’APIP pour breveter l’invention. En attendant, les utilisateurs peuvent télécharger ce nouvel outil d’apprentissage de la langue française dans leurs Smartphones.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Fria : le ministre Mouctar Diallo lance le 19ème anniversaire de la journée internationale de la jeunesse

27 août 2019 à 7 07 15 08158

Le Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes a lancé le samedi dernier, 24 août 2019, les festivités commémoratives du 19ème anniversaire de la journée internationale de la jeunesse à Fria sous le thème : « Transformer l’éducation ». C’est d’abord par un grand carnaval à travers la cité de l’alumine que la cérémonie a débuté tôt dans la matinée.

Des centaines de personnes ont rallié la maison des jeunes qui a abrité les festivités. Le système des Nations Unies était fortement représenté par l’UNFPA, l’UNESCO l’ONUSIDA et le programme de volontariat des Nations Unies. Les autorités locales étaient aussi présentes à cette cérémonie de lancement de la journée internationale de la jeunesse.

En prenant la parole à cette occasion, Madame Barbara SOW, représente de l’UNFPA, partenaire technique et financier du Ministère de la jeunesse, a déclaré que « la journée internationale de la jeunesse a été instituée par l’assemblée générale des Nations Unies dans l’année 2000 et elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 54-120 conformément aux conclusions de la conférence des ministres en charge de la jeunesse tenue du 08 au 12 août 1998 à Lisbonne au Portugal. De nos jours le monde considère de plus en plus que les jeunes sont des leaders capables de mener des actions du climat, de la consolidation de la paix en passant bien sûre par l’éducation. Il est très important de célébrer vos réalisations, votre engagement en investissant davantage dans une éducation qui répond à vos besoins et aux exigences du monde actuel. C’est pourquoi le secrétaire général des Nations Unies Antonio Gutterres, a regretté dans un message que trop souvent l’école ne dote pas les jeunes des compétences dont ils ont besoins pour faire face à la révolution technologique. Les élèves ne doivent pas seulement apprendre, ils doivent aussi apprendre à se former pendant toute la vie ».

Dans son discours d’ouverture, le ministre de la Jeunesse, Mouctar Diallo, a déclaré que « l’objectif de la journée internationale de la jeunesse est de promouvoir, tout particulièrement auprès des jeunes, le Programme d’action mondial pour la jeunesse. Ce programme encourage l’action en faveur des jeunes dans 15 domaines d’activités prioritaires : Education, Emploi, Faim, Pauvreté, Santé, Environnement, Abus de drogue, Délinquance juvénile, Activités de loisirs, Filles et jeunes femmes, Participation, Mondialisation, Technologie de l’information et de la communication, VIH/Sida, Jeunesse et Conflits, Rapport entre Générations ».
Le ministre de la jeunesse a rappelé que la célébration de la journée internationale de la jeunesse cette année s’inscrit dans le cadre de la vision du Professeur Alpha Condé Président de la République dont le mandat est dédié aux jeunes et aux femmes.

Après un don de sang organisé dans l’enceinte de la maison des jeunes par le centre national de transfusion sanguine CNTS, auquel le ministre a pris part en personne en donnant son sang, les différentes délégations se sont rendues au centre NAFA et au centre d’autonomisation et de promotion des femmes (CAPF), pour procéder à la remise de matériels de travail notamment des machines à coudre.

Les festivités de ce samedi ont été clôturées par un match de gala organisé au stade Konko Sylla de Fria entre des jeunes filles suivi d’une soirée artistique et culturelle à la maison des jeunes. D’autres activités sont prévues le dimanche, 25 août à Fria et la semaine prochaine à Conakry.

Par le service de communication du ministère de la Jeunesse

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