Suspendu du parti, l’ancien maire de Mamou très déçu : « je n’ai aucune intention de retourner à l’UFDG »

17 mai 2019 à 12 12 02 05025
Elhadj Oumar Diallo, ancien président de la délégation spéciale de Mamou

Trois ans après son départ de la délégation spéciale de Mamou dont il était le président, l’ancien secrétaire fédéral de l’UFDG à Mamou, s’est exprimé sur cette affaire. Au cours d’un entretien avec un correspondant de Guineematin.com à Labé, Elhadj Oumar Diallo est revenu particulièrement sur ses relations avec l’UFDG, parti dont il se dit profondément déçu et au sein duquel il ne compte pas retourner.

Tout allait bien entre l’UFDG et son secrétaire fédéral à Mamou d’alors jusqu’en avril 2016. A cette période, une affaire de détournement de 259 millions de francs éclate à la délégation spéciale de Mamou, dirigée par le responsable du principal parti d’opposition du pays. Accusé d’avoir détourné ce montant, Elhadj Oumar Diallo est arrêté et conduit en prison où il passe plusieurs mois.

Elhadj Oumar Diallo

Dans la foulée, l’UFDG se désolidarise de son responsable et le suspend de ses fonctions au sein du parti. A l’issue de son procès en février 2017, l’ancien président de la délégation spéciale de Mamou est condamné à 18 mois de prison assortis de sursis.

Aujourd’hui, l’ex opposant a fini de purger sa peine ; mais, il ne compte plus refaire la politique. Cela, en raison de l’attitude de son ancienne formation politique à son égard. Elhadj Oumar Diallo s’est, en effet, senti abandonné par l’UFDG. « A Mamou, nous sommes presqu’une même famille. Du côté social, je collabore avec tout le monde, même certains responsables de l’UFDG. Mais, sur le plan politique, ils me considèrent comme une coquille vide.

C’est pourquoi, j’ai décidé de quitter complètement le parti et de m’occuper de mes affaires personnelles. Quand ils ont décidé de m’écarter de la délégation spéciale et du bureau fédéral, chacun d’entre eux voulait à tout prix récupérer ces postes que j’occupais. Ça m’a beaucoup marqué. Je m’attendais au moins à ce qu’un seul membre du parti reconnaisse ce que j’ai fait pour le parti ; mais, je n’ai pas constaté cela.

Je ne me rappelle d’une quelconque aide dont j’ai bénéficiée de la part de l’UFDG. Quand j’étais en prison, des personnes de bonne volonté m’ont assisté : certains m’envoyaient 100 mille, d’autres 200 mille, j’ai reçu également un don de sacs de riz. Mais, l’aide dont je voulais bénéficier, je ne l’ai pas eue. Car, même le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, ne m’a fait aucune aide et ne m’a pas soutenu dans toutes les difficultés que j’ai traversées.

Ce problème que j’ai eu, si la population de Mamou avait fait comme l’UFDG, je ne serais pas là aujourd’hui, car j’aurais quitté Mamou. C’est pourquoi, je n’ai aucune intention de retourner à l’UFDG parce que je suis déçu de ce parti », a dit l’ancien président de la délégation spéciale de Mamou.

Entretien réalisé à Labé par Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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Ousmane Gaoual prévient : « en 2020, s’il n’y pas élection, Cellou Dalein sera installé… »

4 mai 2019 à 18 06 00 05005

La lancinante question du 3ème mandat ou de modification de la Constitution en faveur du président Alpha Condé continue d’alimenter la chronique. A l’occasion de son assemblée générale de ce samedi 4 mai 2019, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a mis en garde les promoteurs de cette thèse. Pour Ousmane Gaoual Diallo, qui ne mâche pas ses mots, tout sera mis en œuvre pour empêcher Alpha Condé de gérer notre au-delà de 2020, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Connu pour son franc-parler, l’élu uninominal de Gaoual a clamé haut et fort que le projet de 3ème mandat n’aboutira pas. « Le peuple de Guinée est dos au mur et sait qu’il est le dernier rempart de la démocratie. Les guinéens sont déterminés à payer le prix fort pour faire en sorte, qu’il y ait élection ou pas, qu’au terme du mandat d’Alpha Condé, que soit, il est remplacé à la suite d’une élection régulière par celui qui aura acquis les suffrages des guinéens, soit la Guinée rentre dans une transition… Si cela va passer par l’affrontement auquel il a appelé les guinéens, ça sera un affrontement entre eux, Alpha Condé et son clan… »

En outre, Ousmane Gaoual Diallo s’est adressé aux forces de l’ordre en les mettant face à leur conscience. « Tous ces militaires, gendarmes et policiers qui agissent dans la brutalité, qui croient que ce pouvoir est sans fin, ils se trompent. Personne ne dira demain, je ne savais pas ou bien on m’a donné un ordre. Tous ceux qui vont soutenir cette idée seront traités comme des criminels et subiront ainsi la colère du peuple de Guinée. Mais, il n’y aura pas de recul », avertit ce proche de Cellou Dalein.

Très confiant, Ousmane Gaoual Diallo soutient mordicus qu’en 2020, le président de l’UFDG va occuper le fauteuil présidentiel. « Nous souhaitons que cela se passe dans des élections régulières. Mais, s’il n’y avait pas d’élection, il sera quand même installé par un coup de force, quelque soit le prix à payer », insiste-t-il.

En outre, Ousmane Gaoual a tiré à boulets rouges sur les promoteurs du changement de la Constitution. « S’ils sont légitimes pour vanter le coup d’Etat, alors nous sommes légitimes pour appeler les patriotes à opérer un autre coup d’Etat, pour installer les démocrates à la tête de la Guinée. On ne peut pas laisser des gens sortis de nulle part, les arrivistes, les pilleurs des deniers publics, les corrompus, les criminels avoir la liberté de promouvoir un changement illégal de Constitution et ne pas emprunter le même chemin à l’envers pour promouvoir la démocratie ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Fodé Oussou sur le tournoi dédié à Alpha Condé à Pita : « il y avait tout là-bas sauf Pita »

22 avril 2019 à 0 12 03 04034

Le débat se poursuit autour du tournoi de « reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé », organisé récemment à Pita. Au lendemain de la finale, les acteurs politiques s’opposent sur le bilan de cette activité. Si le parti NFD dont le président (Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes) se félicite d’une mobilisation record et qui témoigne de l’adhésion des populations de Pita aux idéaux du président de la République, l’UFDG a une toute autre vision de la chose.

Le principal parti d’opposition du pays indique que les gens qui étaient au stade ne sont pas des habitants de Pita mais plutôt des gens transportés sur les lieux pour tromper le chef de l’Etat. C’est Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président du parti, qui l’a confié à Guineematin.com, dans la soirée de ce dimanche, 21 avril 2019.

« Le vrai bilan de ce tournoi va être fait. Et, le bilan là, c’est Alpha qui va tirer les conséquences de ce qui s’est passé à Pita. Parce que les gens qui étaient là-bas sont venus d’ailleurs. Il y a eu des élèves, des enseignants et d’autres citoyens qui ont été transportés là-bas par des camions. Il y avait tout là-bas sauf Pita. Ça veut dire qu’une partie de Conakry était là-bas. Ils ont ramassé les gens, ils les ont emmenés pour impressionner.

Je puis garantir qu’aucun maire n’a participé à la finale parce qu’on a donné des instructions fermes aux maires de ne pas s’associer à cette activité. Mais, comme il fallait justifier l’argent sorti, ils ont transporté des gens. Avec l’appui du ministre de l’Education Nationale, Mory Sangaré, les écoles ont été fermées, les élèves et les enseignants ont été transportés au stade. C’est triste ! »

Pour clore ce débat, l’opposant appelle à l’organisation des élections législatives pour savoir si Pita qui est un fief traditionnel de l’UFDG, votera pour un autre parti. « Ceux qui disent que Pita est avec eux, je leur dis que très bientôt, c’est ce que nous souhaitons en tout cas, il y aura les élections législatives. A l’issue de ce scrutin, on aura la réponse des citoyens de Pita. A ce moment, on saura si les gens qui étaient au stade sont des gens de Pita ou si c’est des gens qui sont transportés.

Si monsieur Alpha Condé pense que Mouctar Diallo peut l’aider à avoir un seul électeur à Pita, il se trompe. C’est pourquoi, je souhaite qu’on organise les élections législatives. Monsieur Alpha Condé lui-même va voir le nombre d’électeurs qu’il a à Pita », a dit le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale.

Par ailleurs, Dr Fodé Oussou Fofana déplore des choses graves dans l’organisation de cet événement. Il s’insurge notamment contre la dénomination donné à l’événement par ses organisateurs. « Si Mouctar Diallo avait juste organisé un tournoi de football à Pita, j’aurais compris. Mais, un tournoi de football en signe de reconnaissance du Fouta au président de la République, reconnaissance par rapport à quoi ?

Est-ce que c’est reconnaissance par rapport aux gens qui sont tués ou bien c’est reconnaissance par rapport aux maisons qui sont cassées ? C’est vraiment pathétique ! Et, ça veut dire que la morale a quitté ce pays, la dignité a quitté ce pays », estime-t-il.

Le vice-président de l’UFDG regrette aussi le comportement du ministre Mouctar Diallo qui est président d’un parti politique et qui s’est habillé aux couleurs du RPG Arc-en-ciel le jour de la finale de ce tournoi de football. Il demande d’ailleurs au ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes de dissoudre son parti pour être conséquent avec lui-même. « Quand tu vois un leader d’un parti politique porter les T-Shirts d’un autre parti politique, je me dis que c’est insensé.

Si le président des NFD porte les T-Shirts du RPG Arc-en-ciel, la seule chose qui lui reste à faire, c’est de dissoudre purement et simplement les NFD dans le RPG Arc-en-ciel. Parce qu’il faut être logique, il faut être conséquent. Aujourd’hui, le parti NFD n’existe que de nom parce que les vices présidents des NFD sont au ministère, le président des NFD est devenu le premier militant du RPG Arc-en-ciel. Donc, il n’a qu’à dissoudre son parti », a demandé Fodé Oussou Fofana.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Meeting de l’UFDG à Pita : la colère de Dr Fodé Oussou contre le ministre Mouctar Diallo

18 avril 2019 à 8 08 07 04074

« Je vous parle de 103 jeunes enterrés au cimetière de Bambéto, tués par la gouvernance de monsieur Alpha Condé et pour lesquels il n’y a pas eu de justice, il n’y a pas eu de compassion. Sur les 103 jeunes, 82 sont ressortissants de Pita. Parmi les 82, vous avez 23 qui sont de Gongoré, 18 de Maci, 27 de Bantiguel, 8 de Bourouwal Tappé, 2 de Timbi-Madina, 2 de Timbi-Tounni, 1 de Ninguélandé et 1 de Sangaréah. Et vous avez quelqu’un qui est considéré comme ressortissant de Pita, de Maci qui vient à Pita, organiser un tournoi de remerciement de monsieur Alpha Condé parce qu’il a tué 82 jeunes de Pita, parce que les maisons des gens de Pita sont cassées à Bambéto. Pita est où ? Pita a perdu sa valeur ! Où est le Pita qu’on a connu ? »…

Prenant la parole au cours de leur meeting de son parti hier, mercredi 17 avril 2019, à Pita, le vice-président de l’UFDG, Honorable Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéraux-Démocrates, a exprimé toute sa colère contre le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune, Mouctar Diallo qui a eu l’initiative d’organiser un tournoi de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, au lendemain de la destruction des maisons d’habitation des citoyens ressortissants de sa préfecture natale, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le président du groupe parlementaire des Libéraux-Démocrates, honorable Dr Fodé Oussou Fofana a commencé son intervention au siège de la fédération UFDG de Pita par demander aux responsables et militants du parti massivement mobilisés en provenance de toutes les communes rurales de la préfecture d’observer une minute de silence à la mémoire des militants de l’opposition morts et enterrés au cimetière de Bambéto, dans la commune de Ratoma à Conakry.

« Je vous parle de 103 jeunes enterrés au cimetière de Bambéto, tués par la gouvernance de monsieur Alpha Condé et pour lesquels il n’y a pas eu de justice, il n’y a pas eu de compassion. Sur les 103 jeunes, 82 sont ressortissants de Pita. Parmi les 82, vous avez 23 qui sont de Gongoré, 18 de Maci, 27 de Bantiguel, 8 de Bourouwal Tappé, 2 de Timbi-Madina, 2 de Timbi-Tounni, 1 de Ninguélandé et 1 de Sangaréah. Et vous avez quelqu’un qui est considéré comme ressortissant de Pita, de Maci qui vient à Pita, organiser un tournoi de remerciement de monsieur Alpha Condé parce qu’il a tué 82 jeunes de Pita, parce que les maisons des gens de Pita sont cassées à Bambéto. Pita est où ? Pita a perdu sa valeur ! Où est le Pita qu’on a connu ? » a-t-il interrogé.

Après cette série d’interrogations, le vice-président de l’UFDG a demandé pourquoi les populations locales ont-elles accepté une telle initiative.

« Comment vous pouvez accepter qu’on casse les maisons des gens de Bambéto, qu’un enfant de Pita vienne à Pita faire ce qu’il veut en amenant des gens de Conakry. Il veut justifier les 3 milliards que monsieur Alpha Condé lui a donnés. Il veut aller démontrer à monsieur Alpha Condé que Pita est reconnaissant de monsieur Alpha Condé. Comme pour dire que tu as bien fait de tuer parce que les gens que tu as tués ne méritent pas de vivre. On peut tuer les gens de Pita, venir organiser un match de football et être accompagné par les citoyens de la préfecture. Où est Pita ? Il n’y a eu personne pour lui dire qu’il ne peut pas organiser un match de football en reconnaissance à monsieur Alpha Condé qui a tué les enfants de Pita et qui a cassé les maisons des gens de Bambéto-cosa », s’est étonné l’opposant.

Pour Dr Fodé Oussou Fofana, ce que le ministre Mouctar Diallo a fait à Pita, personne ne peut le faire dans les autres régions et préfectures de la Guinée.

« Ce que Mouctar a fait à Pita, on ne peut pas le faire ni à Mamou, ni à Labé, ni à Siguiri et ni à Tougué. C’est de l’humiliation pour Pita. C’est de la provocation. S’il a besoin des 3 milliards, qu’il prenne 3 milliards de monsieur Alpha Condé, parce qu’il peut manger. On n’a pas besoin de démontrer que quand une élection est organisée ici c’est l’UFDG qui gagne. Monsieur Alpha Condé n’a jamais gagné ici. C’est de la provocation » a-t-il inisisté.

De Pita, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Pita: un carnaval de l’UFDG non autorisé par les autorités locales

17 avril 2019 à 17 05 48 04484

Les autorités préfectorales de Pita n’ont pas permis à la fédération de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) d’organiser un carnaval dans le cadre d’une manifestation de l’opposition prévue ce mercredi, 17 avril 2019, contre un troisième mandat pour Alpha Condé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le préfet de Pita, Khalidou Keïta confirme avoir reçu, sous le couvert du maire de la commune urbaine, Mamadou Oury DIALLO, une lettre d’information des responsables de l’UFDG qui voulaient organiser cette manifestation politique ce mercredi. La préfecture a été saisie de ce programme de l’UFDG avant hier lundi, 15 avril 2019.

Mais, les autorités préfectorales ont finalement expliqué au maire de la commune urbaine de Pita, Mamadou Oury Diallo en présence du député uninominal, Honorable Mamadou Diouldé Sow que la date choisie par l’UFDG coïncide avec la demi-finale du tournoi de football organisé dans le cadre du mois de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé. Le parti de Cellou Dalein DIALLO a alors accepté de sursoir au carnaval pour éviter tout risque de débordement ou de clash avec le public mobilisé pour le tournoi.

En lieu et place du carnaval, l’UFDG organise actuellement un meeting d’information et de sensibilisation contre le troisième mandat pour Alpha Condé. C’est le siège du parti qui sert de cadre à cette rencontre qui mobilise beaucoup de responsables, militants et sympathisants de l’UFDG de la région.

De Pita, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Paul Moussa condamné : la réaction d’un député de l’UFDG

16 avril 2019 à 18 06 25 04254
Paul Moussa Diawara, condamné pour le détournement d’environ 40 milliards à l’OGP

Les acteurs politiques guinéens continuent de réagir suite à la condamnation de Paul Moussa Diawara, ancien Directeur Général de l’OGP (Office Guinéen de Publicité). Reconnu coupable de détournement d’un montant d’environ 40 milliards de francs guinéens, le leader politique qui était un allié de la mouvance présidentielle, a été condamné avec son comptable, à 5 ans de prison ferme.

Interrogé par Guineematin.com sur la question, le député Cellou Baldé de l’UFDG salue cette condamnation et espère que celle-ci ne soit pas un simple règlement de comptes entre des camps rivaux de la mouvance présidentielle. Il annonce dans le même temps que l’opposition va suivre de près ce dossier pour savoir si cette décision judiciaire sera bien respectée.

Décryptage !

« Je pense que d’une manière ou d’une autre, ça fait partie de la lutte contre la corruption, même si cette lutte n’est pas systématique et globale dans notre pays. Paul Moussa Diawara, tout le monde l’a vu utiliser le denier public pour faire de la propagande politique. Il a pensé qu’il allait échapper à la justice parce que c’est au nom du RPG Arc-en-ciel qu’il le faisait. Nous l’avons même vu, après qu’il soit devant les tribunaux, nous l’avons vu venir participer à une propagande politique au palais du peuple au nom d’un 3ème mandat.

Donc, je crois que c’est juste que Paul Moussa Diawara soit condamné par rapport à ce détournement de fonds. Mais, cela doit continuer. Ça ne doit pas être une initiative juste pour régler des comptes entre des partisans d’une même mouvance qui ne s’entendent pas.

Aujourd’hui dans notre pays, quand vous prenez même si c’est 1 milliard, ce montant peut servir à créer des initiatives en faveur des jeunes pour que ceux-ci se prennent en charge et qu’ils ne traversent pas la méditerranée où qu’ils ne meurent pas dans la méditerranée. A plus forte raison quand vous parlez de 40 milliards. Ce montant peut mettre des centaines des milliers de jeunes à l’abri du chômage et de la précarité dans notre pays.

Sa condamnation va maintenant être suivie et évaluée. Aujourd’hui, nous avons les partis politiques de l’opposition, nous avons les plateformes de la société civile qui sont là et qui vont regarder comment ça va se passer. Aujourd’hui, tout le monde a les yeux rivés vers la maison centrale de Coronthie pour voir est-ce que Paul Moussa est là parce qu’une bonne partie de l’opinion nationale estime que bientôt, il va se retrouver dans les rues et surtout dans les mouvements de soutien pour un éventuel 3ème mandat à Alpha Condé. Mais, le peuple est vigilant et restera vigilant.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Chute d’El Béchir et de Bouteflika : « c’est un signal fort pour Alpha Condé »

11 avril 2019 à 18 06 06 04064

Le président Soudanais, Omar El Béchir, contesté depuis quatre mois, a été destitué ce jeudi 11 avril 2019, par l’armée de son pays. Au pouvoir depuis trente ans, le général El Béchir paye les frais de la colère de son peuple. C’est au même scénario qu’on a assisté en Algérie avec Abdel Aziz Bouteflika, également renversé par la rue, avec la bénédiction des fores armées.

Cette actualité inspire les acteurs politiques guinéens, dont certains estiment que cela doit servir de leçons à ceux qui ambitionnent de s’accrocher au pouvoir vaille que vaille. C’est le cas du député de Labé, Cellou Baldé, joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com ce jeudi, 11 avril 2019.

Hon. Cellou Baldé

« Les enseignants qu’on peut tirer, c’est que les peuples du monde, et particulièrement de l’Afrique, expriment de plus en plus leur besoin de démocratie, de respect de l’Etat de droit, leur besoin que les Présidents respectent les constitutions sur lesquelles ils ont juré pour exercer leur pouvoir.

Aujourd’hui, l’exemple de l’Algérie et du Soudan sont suffisamment éloquents pour ceux qui encore continuent à rêver de briguer des mandats non prévus dans la Constitution. Je crois que ce sont des exemples clairs, des signaux forts qui sont envoyés vers les dictateurs des autres pays, notamment chez nous en Guinée.

C’est vrai, à chaque révolution, il y a que les gens payent un sacrifice. Ça dépend si vous voulez de l’aspect républicain des forces de défense et de sécurité d’un pays à l’autre. Je crois que la Guinée ne fera pas exception. C’est vrai qu’ici, l’armée et le débat sont ethniques. Mais, c’est comme dans beaucoup d’autres que nous avons connu.

En Guinée, comme je le dis souvent, force restera au peuple. Le peuple de Guinée est en train de s’organiser autour du Front National pour la Défense de la Constitution ; mais également, autour d’autres plateformes revendicatives qui sont contre le tripatouillage constitutionnel, contre la présidence à vie.

Je crois qu’au moment venu, l’armée et les forces de défense et de sécurité se rangeront derrière le peuple, car la souveraineté appartient au peuple. C’est aussi un signal fort et clair lancé au Pr Alpha Condé, non seulement par le Président Issoufou du Niger, Abdel Aziz Bouteflika de l’Algérie, et maintenant par Omar El-Béchir du Soudan. Les peuples de ces pays ont pris les choses en main et ont mis fin à ces régimes de dictature dont certains ont fait 20 ans, d’autres 30 ans, avec leur cortège d’assassinat politique durant tout leur règne.

C’est un signal fort pour le Président Alpha Condé et pour tous les ennemis de la République qui gravitent autour de lui et qui sont en train de l’inciter à violer délibérément la Constitution pour briguer un mandat de plus ».

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Abidjan : Cellou Dalein rencontre d’éminentes personnalités

9 avril 2019 à 20 08 48 04484
Cellou Dalein Diallo et Mo Ibrahim

Comme annoncé précédemment, le chef de file de l’opposition guinéenne et vice-président de l’Internationale Libérale, Cellou Dalein Diallo, était parmi les invités au forum de la fondation Mo Ibrahim sur la bonne gouvernance qui s’est tenu du 4 au 7 avril 2019 à Abidjan. En plus d’avoir participé aux débats qui ont réuni d’éminentes personnalités, le président de l’UFDG a eu une série de rencontres avec certains participants à cette rencontre, dont le président ivoirien, Alassane Ouattara, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Cette année, la fondation du milliardaire soudanais « Mo Ibrahim » a décidé de traiter du préoccupant sujet de la migration et des perspectives pour les jeunes du continent. Alors que la Guinée est un pays que les jeunes fuient en masse (classée 2ème pourvoyeur de demandeurs d’asile en France après l’Afghanistan, selon le journal Le Monde), la présence du président de l’UFDG était un signal fort, illustrant son engagement sans faille pour le développement de son pays et l’amélioration des conditions de vie de ses concitoyens.

Au cours des travaux, le leader de l’opposition guinéenne a prôné la bonne gouvernance en Afrique et véhiculé un message de paix, d’unité, de tolérance et de respect de la démocratie sur le contient. Le président de l’UFDG en a profité pour rencontrer et échanger en privé avec plusieurs personnalités présentes à la rencontre. « Les rencontres se sont multipliées pour le Président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, qui s’est entretenu avec chefs d’Etats, dirigeants d’institutions, figures africaines et internationales emblématiques des secteurs publics et privés. Il a pu sensibiliser sur la situation grave de la Guinée, les risques qui pèsent sur la démocratie et partagé ses convictions sur la nécessité de bâtir un pays uni et respectueux des libertés individuelles et démocratiques », explique une source proche de l’opposant guinéen.

Au cours de son tête-à-tête avec Alassane Ouattara, Cellou Dalein Diallo a félicité le président ivoirien pour son leadership et son action à la tête de la société ivoirienne. « Ensemble, ils ont réaffirmé leurs valeurs démocratiques communes et un souhait partagé de contribuer à l’émergence économique de la sous-région et du continent », précise notre source.

Le président de l’UFDG a échangé également avec Aliko Dangote, l’homme le plus riche du continent africain, qui a exprimé son souhait de voir la Guinée se développer dans la paix et qui a partagé ses amitiés avec Cellou Dalein Diallo.

Avec Pascal Lamy, ancien Directeur général de l’OMC et directeur de l’Institut Jacques Delors pour l’Europe, les échanges ont porté sur la conjoncture économique et sociale compliquée de la Guinée dont la jeunesse désœuvrée forme le premier contingent de migrants vers l’Europe.

En outre, l’opposant guinéen s’est entretenu avec Robert Malley, le directeur de l’International Crisis Group, qui dit suivre de près la situation politique en Guinée. Une situation dit-il, marquée par les arrestations d’opposants et la « volonté » du Président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

De son côté, le président de la fondation Mo Ibrahim, a affiché devant Cellou Dalein Diallo, sa préoccupation face aux « dérives anti-démocratiques en cours en Guinée. Ce dernier lui a assuré du soutien de sa fondation dans la défense de la démocratie et des libertés individuelles », précise notre interlocuteur.

Enfin, l’opposant guinéen a eu des entretiens avec journalistes internationaux, notamment de Fraternité Matin, du Figaro et du Financial Times.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Déguerpissement à Kaporo rails et Kipé 2 : l’UFDG remet un chèque de 400 millions de francs aux victimes

4 avril 2019 à 17 05 44 04444

L’opération de déguerpissement à Kaporo Rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma, a révolté les consciences et suscité une chaîne de solidarité. L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), principal parti de l’opposition, avait entamé une campagne de collecte de fonds pour secourir les victimes de cette tragédie. Dans la journée de ce jeudi, 4 avril 2019, le parti a fait l’état des lieux de cette collecte et remis un chèque de 400 millions de francs guinées aux victimes, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La cérémonie de remise du chèque s’est tenue au quartier général de l’UFDG. Selon les informations recueillies sur place, la collecte de fonds initiée par la formation politique, a permis de lever un montant de cinq cent soixante huit millions (568.000.000 GNF) de francs guinéens en faveur des personnes déguerpies à Kaporo Rails, Kipé 2 et une partie de Koloma 1.

Dans ce montant, 165 millions ont été dépensés pour la prise en charge de la jeune Aïssatou Bela Diallo, âgée de 14 ans, défigurée par une grenade lacrymogène et évacuée par l’UFDG à Tunis pour des soins. Et, 3 millions ont été déboursés pour assister deux jeunes blessés, dont un par balle et l’autre par bastonnade.

Les 400 millions restants ont été mis à la disposition des victimes. Selon Cellou Dalein Diallo, le président de l’UFDG, ces fonds sont issus de la contribution des structures du parti. Il précise d’ailleurs que la mobilisation se poursuit et que le montant pourrait aller bien au-delà de celui qui a été remis aux bénéficiaires ce jeudi.

Le chef de file de l’opposition guinéenne en a profité pour revenir et dénoncer une fois de plus le déguerpissement mené dans ces zones de la commune de Ratoma. « Si la cause d’utilité publique est avérée, personne ne s’y opposerait. Mais, personne aussi n’aurait cautionné l’utilisation de la force brutale, sans aucune mesure d’accompagnement, sans aucune négociation, sans aucune sensibilisation pour mettre plus de 15 mille familles sans abris. C’est inacceptable dans un Etat où la solidarité est inscrite dans l’emblème du pays», estime-t-il.

Pour montrer le caractère brutal et « cynique » de cette opération, l’opposant exhibe les images de Aïssatou Bela Diallo, défigurée par une bombe lacrymogène, lancée par un policier. « Regardez ces images de cette fille. Le policier la regarde et lui jette cette bombe lacrymogène. Elle va porter les séquelles toute sa vie. Et l’Etat ne réagit pas, ni pour l’assister, ni pour compatir avec la famille. C’est de justesse qu’on a pu sauver sa vie. Elle a subi 3 opérations. Mais, jusqu’à présent, elle ne respire pas par le nez », a expliqué le leader de l’UFDG.

Du côté des victimes de ce déguerpissement, on se dit soulagé par cette action de l’UFDG. En recevant le chèque des 400 millions GNF des mains de Cellou Dalein Diallo, Elhadj Alpha Oumar Diallo, le président de la coordination des victimes, a vivement remercié la formation politique. Il a saisi l’occasion pour annoncer qu’un recensement provisoire montre qu’il y a eu 1182 concessions détruites avec 14.988 personnes déplacées.

« Parmi ces personnes, il y a encore 193 sans abris, 100 personnes ayant besoin de nourriture, 3.641 élèves impactés, dont 88 candidats au bac, 92 au BEPC et 86 à l’entrée en 7ème année. 13 écoles qui n’ont plus d’élèves, 12 mosquées n’ayant plus de fidèles et 2 églises, dont l’une a été détruite, 1700 bâtiments détruits, 70 personnes ayant des problèmes de santé, dont deux blessés par balles, plusieurs arrestations de jeunes et d’enfants qui sont soumis à des versements d’un montant d’un million de francs guinéens pour être libérés », a-t-il énuméré.

A noter qu’en plus de la levée des fonds, l’UFDG a mené d’autres actions humanitaires en faveur des déguerpis de Kaporo Rails et Kipé 2. C’est notamment la mise à disposition de logements à certains et la prise en charge à titre gracieux des frais de scolarité de plusieurs élèves.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Parlement : les députés de l’UFDG décident de siéger !

4 avril 2019 à 12 12 54 04544

On vous annonçait précédemment qu’une réunion des hauts responsables de l’UFDG était en cours ce matin au quartier général du parti, à Hamdallaye CBG, autour de la question de siéger ou pas au Parlement. A l’issue de cette rencontre, les responsables du principal parti d’opposition du pays ont annoncé que leurs députés vont siéger, malgré l’expiration de leur mandat, a constaté un reporter de Guineemati.com qui était sur place.

Plus aucun doute désormais. Tous les députés de cette législature, à l’exception de Dr Ousmane Kaba, le président du PADES, vont continuer l’aventure à l’Assemblée nationale. Après le RPG Arc-en-ciel et l’UFR qui ont tous des groupes parlementaires, l’UFDG aussi décide d’accepter la prorogation du mandat des députés. Un mandat qui est arrivé à expiration le 14 février 2019 et qui a été prorogé par un décret du président Alpha Condé.

Le principal parti d’opposition du pays a annoncé sa décision dans une déclaration lue devant les médias, au sortir de sa réunion qui intervient à la veille de la rentrée parlementaire, prévue demain, vendredi 05 avril 2019. Le parti de Cellou Dalein invoque plusieurs raisons pour justifier cette décision.

Nous vous livrerons dans quelques instants, l’intégralité de la déclaration du parti, dirigé par Cellou Dalein Diallo.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Les députés de l’UFDG vont-ils siéger au Parlement ? Réponse ce jeudi

4 avril 2019 à 12 12 27 04274

Après trois mois de vacances parlementaires, les députés sont invités à reprendre le chemin de l’hémicycle demain, vendredi 05 avril 2019. Un communiqué signé du Président de l’Assemblée nationale, informe les acteurs concernés et l’opinion nationale de l’ouverture de la 1ère session ordinaire de l’année, dite session des Lois.

Seulement, on ne sait pas encore si tous les députés de cette législature dont le mandat a expiré le 14 février 2019, puis prorogé par un décret du président de la République, prendront part à cette session. L’UFDG n’a toujours pas donné sa position sur la question mais cela ne devrait plus tarder, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Si au niveau du groupe de la majorité parlementaire, les assurances sont fermes sur le retour de ses membres, tout comme au niveau du groupe parlementaire alliance républicaine, dominé par les députés de l’UFR, à l’UFDG, les débats perdurent et le suspense continue.

Mais, le principal parti d’opposition du pays devrait clarifier sa position sur la question dans les heures qui suivent. Selon nos informations, un conseil politique du parti se tient en ce moment même sous la présidence du leader de l’UFDG, l’Honorable Elhadj Cellou Dalein Diallo. Au terme de la rencontre, une déclaration prévue cet après-midi, va sanctionner les débats sur la question du retour ou non à l’Assemblée nationale des députés du groupe libéral-démocrate.

Mais déjà, de sources concordantes et proches de la direction du premier parti d’opposition en Guinée, indiquent que ces élus seront bel et bien au parlement pour continuer à défendre leurs charges.

Côté Parlement, plusieurs textes de projets et de propositions de loi sont annoncés. Même si pour l’heure, il n’y a que le Code civil révisé ramené pour une deuxième lecture, les amendements sur le statut du chef de file de l’opposition ou encore le texte sur le financement des partis politiques qui sont publiquement annoncés.

Pour la cérémonie d’ouverture, prévue le vendredi 5 avril à 10 heures au Palais du peuple, siège de l’Assemblée nationale, présidents des institutions, membres du gouvernement et du cabinet présidentiel, représentants du corps diplomatique et consulaire, responsables des forces de défense et de sécurité, le gouverneur et les maires de la capitale tout comme les Chefs religieux et des représentants de la société civile sont attendus à l’hémicycle.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Macka Baldé des NFD : « nous sommes menacés de mort, nous pointons un doigt accusateur sur les extrémistes de l’UFDG »

29 mars 2019 à 19 07 35 03353

Macka Baldé, le directeur général adjoint de l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse et vice-président du parti NFD, annonce qu’il est menacé de mort en même temps que le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, Mouctar Diallo, et le communicant du RPG Arc-en-ciel, Korbonya Baldé. Il l’a dit au cours d’un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com, ce vendredi 29 mars 2019. Le numéro 2 de l’ANVJ accuse des « extrémistes de l’UFDG », le principal parti d’opposition du pays, d’être les auteurs de ces menaces.

Décryptage !

Guineematin.com : vous dites que vous êtes victimes de menaces de mort. Expliquez-nous de genre de menaces s’agit-il ?

Macka Baldé : nous recevons actuellement des menaces de mort à travers les réseaux sociaux, des SMS et des appels téléphoniques. Les gens qui nous menacent nous accusent de faire la promotion d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Ces menaces font suite à une visite que nous venons d’effectuer au Fouta. Nous sommes partis assister à la Zihara de Labé, puis nous sommes allés à Pita et à Mamou où nous avons accueillis par les populations.

Partout, nous avons expliqué aux citoyens ce que le président de la République a fait et ce qu’il compte faire pour la Guinée en général et le Fouta en particulier. Donc, cela dérange certaines personnes. Pourtant, le Fouta est dans la République de Guinée, les populations du Fouta sont des guinéens et le président de la République est le président du Fouta, de la Basse Côte, de la Forêt, de la Haute Guinée et de tous les Guinéens. Je ne comprends pas pourquoi si on vient au Fouta pour accompagner les actions du président, on nous prend comme fou, on nous menace de mort.

Guineematin.com : avez-vous une idée sur l’identité des gens qui vous menacent ?

Macka Baldé : nous pointons un doigt accusateur sur les extrémistes de l’UFDG. Ce sont eux qui publient nos images sur les réseaux sociaux, qui nous attribuent des fausses déclarations et qui disent qu’on doit être châtiés. Je prends à témoin l’opinion nationale et internationale pour dire que dire que tout ce qui arrivera à Macka Baldé, directeur général adjoint de l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse et vice-président des NFD, à Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes et président des NFD et au jeune communicant du RPG Arc-en-ciel, Korbonya Baldé, ce sont les extrémistes de l’UFDG qui publient nos images sur les réseaux sociaux qui en seront responsables.

Guineematin.com : c’est comme si vous craignez pour votre vie.

Macka Baldé : c’est vrai que nous sommes menacés mais nous n’allons pas reculer. Nous soutenons les actions du président Alpha Condé et nous ferons en sorte qu’il obtienne les résultats. C’est-à-dire que partout où nous irons, nous allons expliquer aux populations ce que le président a fait, ce qu’il est en train de faire et ce qu’il compte faire pour notre pays. Et, on a le droit, en tant que citoyens, d’aller au Fouta, d’aller en Haute Guinée, d’aller en Forêt, d’aller en Basse Guinée pour parler du président Alpha Condé, parler de ses actions.

Donc, même si aujourd’hui il y a des individus malintentionnés qui nous menacent, cela ne va nullement nous démotiver, ne va nullement nous décourager. Nous soutenons toutes les actions du président Alpha Condé et nous allons continuer dans ce sens.

Guineematin.com : quand vous dites que vous soutenez toutes les actions du président Alpha Condé, c’est y compris un éventuel projet de 3ème mandat ?

Macka Baldé : en fait, nous disons clairement que nous soutenons les actions du président de la République, Professeur Alpha Condé. A ce que je sache, il n’a jamais parlé de troisième mandat. Est-ce que vous l’avez entendu parler d’un troisième mandat ? Donc on soutient ses actions, on ne parle pas de troisième mandat. Cette question n’est pas encore posée. Mais ce qui reste clair, c’est que nous soutenons ses actions.

Entretien réalisé par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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UFDG : le député Ibrahima Sory TOURE nommé conseiller de Cellou Dalein

29 mars 2019 à 15 03 21 03213

Dans le cadre du bon fonctionnement de son parti, le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, vient de nommer un conseiller chargé de mission. Il s’agit de l’honorable Ibrahima Sory TOURE, membre du Conseil Politique de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée et député à l’Assemblée nationale.

Ci-dessous la décision du président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo.

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Démolition de Kaporo-rails : « c’est parce que la majorité des gens du quartier sont de l’UFDG »

29 mars 2019 à 8 08 23 03233

L’opération de déguerpissement qui a ciblé les quartiers de Kaporo rails, Kipé 2 et Koloma 1, dans la commune de Ratoma, a fait sombrer plusieurs familles dans le chagrin et le désespoir. Les victimes n’ont bénéficié d’aucun accompagnement de l’Etat et plusieurs personnes passent la nuit actuellement à la belle étoile.

Moussa Lamah fait partie des victimes de cette innommable tragédie de Kaporo rails. Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com, ce jeudi 28 mars 2019, monsieur Lamah est revenu sur le calvaire qu’il vit en ce moment.

Guineematin.com : votre quartier, Kaporo-rails, a été démoli par le gouvernement. Comment réagissez-vous ?

Moussa Lamah : cette opération est anormale. Nous sommes tous des guinéens et tous les déguerpis de Kaporo-rails sont des guinéens. Si le gouvernement a besoin d’un terrain pour des intérêts publics, c’est normal. Mais, il faut aviser les personnes à l’avance et penser à un plan de relocalisation. C’est ce qui n’a pas été fait.

Les gens sont restés là, tout d’un coup, on voit les machines et avec des autorités qui ne veulent rien comprendre. Ils n’agissent que sous l’ordre de je ne sais qui, ils n’ont même pas pensé aux enfants qui vont à l’école. C’est inadmissible, on ne peut voir ça dans aucun pays au monde, si ce n’est en Guinée. Les gens dorment à la belle étoile et le gouvernement est insensible à toute cette situation.

Guineematin.com : selon vous, qu’est-ce qui aurait dû être fait ?

Moussa Lamah : il y a eu d’abord un premier déguerpissement. Nous qui habitions ici avant, les gens pensaient que le gouvernement allait occuper le terrain. Mais, c’est resté comme ça. Alors que nos grands-parents étaient là depuis très longtemps. Je suis né ici, j’ai grandi ici et j’ai vu mon papa ici.

Donc, si ça a été déguerpi et que rien n’a été fait pour nous, notre domaine a été pris par le gouvernement et par la force. On est revenu construire et on habitait là depuis des années. Si le terrain doit être encore occupé par le gouvernement, je pense que nous sommes aussi des guinéens et nous devons être relocalisés.

Guineematin.com : pour le moment, le gouvernement n’a rien fait pour les victimes. Que comptez-vous faire ?

Moussa Lamah : je pense qu’on va poursuivre cette histoire jusqu’à ce qu’on soit dédommagé. On va faire des sit-in, des meetings, des réunions et continuer avec la justice. Si la justice est juste, je pense que les gens doivent être dédommagés. A moins qu’il y ait une mainmise sur la justice, parce qu’on ne peut pas déguerpir les gens sans les relocaliser et sans les dédommager.

Guineematin.com : quelles sont vos conditions de vie aujourd’hui ?

Moussa Lamah : on vit un calvaire, vous pouvez voir aujourd’hui les victimes dans tous les coins de Conakry. Les victimes de Kaporo-rails sont dans une situation déplorable et compliquée. Tu vois des enfants qui étaient à l’école, qui n’ont plus rien, tu vois des familles qui n’ont plus rien à manger, tu vois des pères de familles qui ne peuvent pas joindre les deux bouts. Vous connaissez Conakry, quand tu cherches à loger dans un bâtiment, on te demande deux ans d’avance.

Avec ces pauvres victimes, où voulez-vous qu’ils prennent un an ou deux ans d’avance ? Le gouvernement devait, même si c’est un centre, loger les gens en attendant de trouver une solution. Les victimes de Kaporo-rail sont dans une situation déplorable. C’est comme si c’est des étrangers qui sont venus en Guinée, alors que nous sommes tous des guinéens.

Guineematin.com : certains disent que ce déguerpissement est politique, êtes-vous de cet avis ?

Moussa Lamah : évidemment. A ma connaissance, on a 25 zones réservées. Pourquoi le déguerpissement est focalisé sur Kaporo-rails ? Parce que la majorité des habitants de ce quartier sont de l’UFDG. C’est tout.

Guineematin.com : mais, le gouvernement invoque des raisons d’utilité publique pour justifier cette opération.

Moussa Lamah : en 1998, on avait déguerpi jusqu’à Bambéto où il y a la mosquée Turque. On avait dit que c’était un centre où on devait construire les ministères. Mais aujourd’hui, aucun ministère n’a vu le jour. Ici, c’est la même chose que les gens nous disent. Mais, c’est du tape-à-l’œil. Je pense que tout ça, c’est simplement politique.

Guineematin.com : votre dernier mot ?

Moussa Lamah : je m’adresse aux dirigeants de ce pays. Si on veut une réconciliation, si on veut une cohésion dans ce pays, il faut que les gens soient traités sur le même pied d’égalité. Parce que, déguerpir les vieilles, les enfants, ce n’est vraiment pas bien pour un Etat. Nous sommes au 21ème siècle, nous devons avancer et non régresser.

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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L’UFDG répond à Alpha Condé : « il ne mérite pas d’être un chef d’État »

25 mars 2019 à 15 03 57 03573

La vague de réactions se poursuit suite au discours musclé tenu par le président Alpha Condé hier, dimanche 24 mars 2019, au siège du RPG Arc-en-ciel. Discours dans lequel le chef de l’Etat guinéen a invité les jeunes de son camp à se tenir prêts pour « l’affrontement ». L’UFDG a convoqué une réunion ce lundi pour se pencher sur cette situation.

Le principal parti d’opposition du pays dénonce des propos très graves et estime que le Professeur Alpha Condé ne mérite d’être président de la Guinée, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’Union des Forces Démocratiques de Guinée semble prendre très au sérieux les propos tenus par le président de la République, qui s’exprimait devant des militants réunis au siège du RPG Arc-en-ciel. Le parti dirigé par Cellou Dalein Diallo a convoqué une réunion extraordinaire pour parler de cette sortie d’Alpha Condé. « Vous avez suivi hier, les propos de monsieur Alpha Condé au siège de son parti. L’UFDG, en tant que parti d’opposition, nous avons considéré que ces propos sont tellement graves que ce matin nous avons convoqué une réunion extraordinaire.

Nous avons repassé le discours de monsieur Alpha Condé, nous avons regardé ce qu’il a dit dans ce discours. Nous considérons qu’à partir de cet instant, monsieur Alpha Condé ne mérite plus d’être un président de la République. Quand un président de la République parle d’affrontement, encourage l’affrontement entre ses militants et les autres, nous disons que c’est très grave », a déclaré Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, au sortir de la rencontre.

L’UFDG soutient donc la position des Forces Sociales de Guinée, qui ont appelé à la publication du bulletin médical du président de la République, pour que la population sache s’il jouit encore de toutes ses facultés mentales. « Est-ce que le président Alpha Condé est dans un état normal ? Nous pensons absolument qu’il faut que le bulletin de santé de monsieur Alpha Condé soit publié pour qu’on se rende compte si on est gouverné par quelqu’un qui est normal. Parce qu’on ne peut pas être président de la République et se comporter comme ça », indique Fodé Oussou Fofana.

L’opposant rappelle d’ailleurs que le président de la République n’a pas le droit de se rendre au siège d’un parti politique, à plus forte raison tenir de tels propos. C’est pourquoi, l’UFDG estime que « le procureur de la République devait, dès aujourd’hui, se saisir de cette situation. Ça interpelle tout le monde, ce n’est même pas politique. Nous sommes tous concernés parce que monsieur Alpha Condé, personne ne sait ce qu’il veut.

Mais, un chef d’État ne peut pas tenir des propos comme ça. Ça nous a choqués, ça nous a complètement déçus et je pense que la Guinée ne mérite pas ça. Alpha Condé a prouvé au monde entier qu’il ne mérite pas d’être un chef d’État. Je pense qu’il est arrivé au pouvoir par hasard, c’est dommage et c’est triste pour le peuple de Guinée ».

A noter que l’opposition républicaine dont fait partie l’UFDG organise une retraite demain mardi à Kindia. Elle va profiter de cette occasion pour publier une déclaration commune sur cette sortie du président Alpha Condé.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Condamnation de Grenade : l’UFDG dénonce l’acharnement du régime Condé sur un citoyen

22 mars 2019 à 17 05 05 03053

Après son arrestation et sa détention arbitraires, Monsieur Boubacar DIALLO vient d’être injustement condamné à dix (10) ans de détention criminelle avec une période de sûreté de cinq (5) ans. La Direction nationale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) exprime toute sa solidarité à son vaillant et loyal militant et, en même temps, dénonce et condamne solennellement l’acharnement injustifié sur ce jeune homme innocent et sur les autres militants de l’opposition par une Justice aux ordres.

Cette condamnation intervient en dépit des efforts déployés par les Avocats qui n’ont pas manqué de démontrer pendant tout le procès, l’absence de preuves sur la culpabilité de Boubacar DIALLO et la violation systématique du formalisme procédural, protecteur des libertés individuelles.

Depuis le début de l’affaire, on assiste à un enchaînement de manipulations conduisant à ce qu’il faut bien appeler une dénaturation de la justice tant la procédure suivie est en contrariété avec ce qu’on est en droit d’attendre d’une justice indépendante et impartiale. En effet, les conditions d’arrestation et de détention de Boubacar DIALLO, le refus de prendre en compte l’annulation de la procédure engagée contre lui par la Chambre d’Instruction de la Cour d’appel de Conakry, l’expiration du mandat de dépot, la primauté de la loi sur toute autre considération, sont autant d’éléments constitutifs de la violation des droits de la défense et du droit à un procès juste et équitable.

La parodie de justice à laquelle nous avons assisté le 19 mars 2019 déshonore la Guinée. Dans un État de droit, la justice est le dernier rempart contre l’arbitraire. Malheureusement, cette justice chargée de veiller au respect des droits et de garantir l’exercice des libertés individuelles et collectives s’est muée en une justice à deux vitesses qui garantit l’impunité totale pour les affidés du pouvoir, et organise des procès biaisés et expéditifs contre les partisans de l’Opposition.

En tout état de cause, l’histoire retiendra qu’ayant échoué à mettre en cause les responsables de l’UFDG par des accusations grossières et absurdes, le Régime de Alpha CONDE, par cette condamnation injuste, s’est acharné sur le citoyen Boubacar DIALLO pour son militantisme.

En tout état de cause, l’histoire retiendra qu’ayant échoué à mettre en cause les responsables de l’UFDG par des accusations grossières et absurdes, le Régime de Alpha CONDE, par cette condamnation injuste, s’est acharné sur le citoyen Boubacar DIALLO pour son militantisme.

Fait à Conakry, le 21 mars 2019

La Direction nationale de l’UFDG

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Humanitaire : l’UFDG évacue Aïssatou Bella pour des soins en Tunisie

22 mars 2019 à 8 08 43 03433

Comme l’a promis Cellou Dalein Diallo il y a environ une semaine, l’UFDG a évacué Aïssatou Bella Diallo, jeune fille défigurée par une grenade lacrymogène des forces de l’ordre qui réprimaient une manifestation d’habitants de Kipé 2, protestant contre la démolition de leurs maisons la semaine dernière. Le principal parti d’opposition de Guinée a décidé d’envoyer la jeune fille en Tunisie pour des soins plus appropriés, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Aïssatou Bella Diallo a quitté Conakry dans la nuit du jeudi à ce vendredi, 22 mars 2019, pour Tunis. En plus de sa famille, la patiente a été accompagnée à l’aéroport international de Conakry-Gbessia par une délégation de l’UFDG, dont Maladho Diallo et Elhadj Saïdou Baldé, respectivement trésorier national et chargé des affaires sociales du parti du principal parti d’opposition du pays.

Selon Maladho Diallo, ce geste de l’UFDG et son leader Cellou Dalein Diallo est purement humanitaire. « Vous savez que Aïssatou Bella a été défigurée suite à une bombe lacrymogène. Elle avait été admise à l’hôpital Donka. Malheureusement, au niveau de Donka, il n’y a pas de services adéquats pour le traitement. Le président Cellou Dalein a pris des renseignements au Sénégal, au Maroc et en Tunisie. Et en fin de compte, nous avons compris que la Tunisie répondait mieux par rapport au traitement qu’elle devait suivre.

C’est ainsi que nous avons mobilisé les moyens qu’il faut. Nous avons acheté les billets d’avion non seulement du papa et de la fille, mais aussi du médecin qui doit accompagner la petite. Après les billets d’avion, il y a la prise en charge à la clinique là-bas. Donc là aussi, nous avons mobilisé l’argent qu’il faut par rapport aux premiers soins. Cela dit, nous allons les accompagner la fille jusqu’au bout.

Parce qu’après le traitement de la plaie, il faut que la petite subisse la chirurgie esthétique pour retrouver son nez. Déjà nous sommes aux alentours de 100 millions de francs guinéens en termes de montant engagé pour le traitement de Aïssatou Bella », a indiqué le trésorier national de l’UFDG.

Dans la famille de la jeune fille, c’est naturellement la joie et la satisfaction. Son père, Alpha Oumar Diallo, a vivement remercié l’UFDG et son président Cellou Dalein Diallo pour ce geste humanitaire. « Nous sommes très heureux de cette action du président de l’UFDG. Nous prions Dieu que nous arrivions dans les meilleures conditions et que ma fille puisse recouvrer sa santé.

Nous prions Dieu que l’UFDG, que le président Cellou Dalein Diallo atteigne ses objectifs. A Donka, les médecins ne s’occupaient que très peu de ma fille. Nous y avons passé près d’une semaine, mais le traitement de ma fille laisse à désirer. Donc, j’espère qu’en Tunisie, ça sera tout le contraire », a dit le papa de la victime.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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10 ans de prison pour « Grenade » : « cette décision est nulle et de nul effet», dit un de ses avocats

18 mars 2019 à 17 05 04 03043

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, Boubacar Diallo, alias Grenade, a été condamnée à 10 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 5 ans, ce lundi 18 mars 2019, par le tribunal de Dixinn. Le militant de l’UFDG était poursuivi pour tentative de meurtre et détention illégale d’armes de guerre. Ses avocats annoncent qu’ils vont interjeter appel, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Détenu depuis le 22 juin 2018, Boubacar Diallo alias Grenade, ce jeune militant de l’UFDG a clamé son innocence tout au long du procès. Pourtant, il a été présenté par le procureur, Sidy Souleymane, comme un homme dangereux qui a tiré sur les forces de l’ordre.

Désormais, Boubacar Diallo est situé sur son sort. Le tribunal, par la voix du juge Ibrahima Kalil Diakité, a reconnu l’accusé coupable des faits de tentative de meurtre et détention illégale d’armes de guerre. Il a été condamné à 10 ans de prison avec une période de sûreté de 5 ans.

A l’énoncé du verdict, Boubacar Diallo s’est effondré, s’agrippant la barre : « tuez-moi, terminez-moi ici pour une bonne fois pour toute. Je ne vais pas quitter ici ». Il a fallu plusieurs minutes pour dissuader Boubacar Diallo de sortir de la salle, remplie de militants de l’UFDG.

Au dehors, la tension était vive. Des pleurs et des injures se sont fait entendre. La marâtre de Boubacar Diallo criait au complot contre son fils. Il a fallu l’intervention de l’avocat, maitre Salifou Béavogui, pour que les agents puissent embarquer le condamné pour la maison centrale.

Les avocats de la défense ont exprimé leur déception face à la décision rendue dans cette affaire.

Selon Me Alsény Aissata Diallo, un des avocats de la défense, notre justice est loin d’être impartiale et ce verdict le prouve à suffisance. « Cette décision nous a prouvés davantage que notre justice est caporalisée, notre justice est loin d’être indépendante. Au cours des différents débats, nous avons réussi à démontrer l’innocence de notre client et que le procureur par contre, n’a pu administrer aucune preuve, si petite qu’elle soit, imputable à M. Boubacar Diallo. Malgré tout, le tribunal a décidé d’entrer en condamnation contre un innocent », a regretté l’avocat.

Boubacar Diallo « Grenade » et son avocat Me Salifou Béavogui

Pour sa part, maître Salifou Béavogui a expliqué que son client est victime d’un montage. « On voulait, à travers lui, attraper d’autres personnes dans sa formation politique. Malheureusement, à travers notre professionnalisme et la maîtrise du dossier, finalement cela a échoué. Donc, on s’est agrippé à ce jeune innocent qui n’a jamais possédé une arme, qui n’a jamais tiré, qui n’a jamais été mêlé dans une quelconque agression physique par voie d’arme ou de fusil, se retrouve malheureusement dans cette situation et vient d’être arbitrairement condamné.

Boubacar Diallo vient d’être arbitrairement condamné à 10 ans de réclusion criminelle. Mais, nous avons immédiatement relevé appel. Cet appel remet en cause les faits et le droit, ce qui signifie que cette décision est nulle et de nul effet et il reviendra à la chambre criminelle de la Cour d’Appel de réexaminer la cause. Nous avons relevé appel, nous ne sommes pas d’accord, nous flétrissons », a déclaré l’avocat.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél:224623532504

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Frahira Condé de la section RPG-AEC du Sénégal : « le président Alpha Condé va se limiter à ses deux mandats »

23 février 2019 à 13 01 18 02182
Frahira Condé, secrétaire politique de la section RPG-AEC du Sénégal, de Gambie, du Cap-Vert et de la Mauritanie

Frahira Condé, secrétaire politique de la section RPG Arc-en-ciel du Sénégal (une section qui couvre aussi la Gambie, la Mauritanie et le Cap Vert) a accordé une interview à deux journalistes de Guineematin.com, partis couvrir l’élection présidentielle du 24 février 2019 au Sénégal.

Ce guinéen qui est né et qui vit au pays de la Téranga, s’est exprimé notamment sur le déroulement de la campagne électorale et sur l’actualité sociopolitique guinéenne qu’il observe à distance. Il a déploré l’attaque contre le cortège de Cellou Dalein Diallo il y a une semaine à Conakry et s’est dit certain que le président Alpha Condé ne va pas briguer un troisième mandat.

Décryptage !

Guineematin.com : les sénégalais sont appelés aux urnes dimanche pour élire leur nouveau président de la République. La campagne électorale s’achève ce vendredi, 22 février 2019 à minuit. Vous qui êtes à la fois guinéen et sénégalais et qui êtes un des responsables du RPG Arc-en-ciel au Sénégal. Comment appréciez-vous le déroulement de cette campagne ?

Frahira Condé : la campagne s’est déroulée très bien. Les cinq (5) candidats ont déroulé leurs plans d’actions, ils ont expliqué à la population leurs programmes. Moi, je n’appartiens à aucun parti politique ici au Sénégal. Mais, à mon avis, et d’après ce que j’ai vu, le président Macky Sall va les battre dès le premier tour.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

Frahira Condé : son bilan. Je ne parle pas de ce que les gens disent : il a dit qu’il va faire cinq (5) ans, il a fait sept (7) ans. D’accord, tout ça c’est beau. Mais, ça n’empêche pas de dire que ce qu’il a fait ici, connaissant très bien le Sénégal pour avoir parcouru tout le territoire sénégalais, lui permet d’être réélu dès le premier tour. Je suis allé partout et j’ai vu que le président Macky Sall a fait vraiment du bon travail. Donc, si les Sénégalais sont conscients, ils vont lui donner un second mandat.

Guineematin.com : parlant du déroulement de la campagne électorale ici au Sénégal, quand on fait la comparaison avec ce qui se passe habituellement en Guinée, y a-t-il une différence ?

Frahira Condé : je peux dire qu’il n’y a pas photo entre les deux pays. La façon dont la campagne se passe ici au Sénégal et en Guinée, il y a une différence. Mais, la manière dont le président sénégalais en train de faire sa campagne, c’est pareil avec celle du président Alpha Condé en Guinée : la manière avec laquelle Alpha Condé draine les foules derrière lui, c’est de cette même manière que Macky Sall est en train de faire au Sénégal. Donc, à ce niveau, il y a une ressemblance entre les deux.

Guineematin.com : la différence c’est à quel niveau alors ? Au niveau du discours peut-être ?

Frahira Condé

Frahira Condé : la différence c’est au niveau du discours. Quand je suis la télévision guinéenne, je vois souvent des anciens militants qui se glorifient en disant : moi je suis là depuis le commencement, moi ça, je ne le dis pas. Je connais très bien le président Alpha Condé, mieux qu’eux-mêmes qui sont là-bas, à côté de lui. Le président Alpha Condé aussi me connait très bien, si tu le réveilles en plein sommeil, tu lui demandes s’il connait Frahira, il dira oui. En le connaissant donc très bien, je dirais qu’il y a une différence entre lui et Macky.

Le président Condé lui, il dit ce qu’il a à dire, c’est-à-dire qu’il ne cache pas la vérité, il dit ce qu’il a à dire sans gêne. Ce qu’il ressent, il le dit même à ses militants, ses compagnons et la population aussi. Lui, il crache la vérité. Ce n’est pas le cas chez Macky Sall. Lui, il ne peut pas dire ces vérités-là. Les vérités que le président Alpha Condé est en train de dire à la population, le président Macky ne peut pas les dire. S’il les dit, il va tomber, ça ne l’arrangera pas.

Guineematin.com : vous avez salué le déroulement de cette campagne électorale, mais selon certains médias sénégalais, cette campagne a fait 22 morts par accidents de la circulation. Il y a eu également des accrochages entre militants de camps opposés qui ont fait des blessés. C’est quand même pas reluisant ça.

Frahira Condé : oui, ça arrive. L’accident, on ne peut pas l’éviter, ça arrive. Là où les gendarmes sont morts par exemple, on a dit que le chauffeur dormait. Le chauffeur était très fatigué, vous savez, la campagne c’est très fatiguant. Moi qui ai conduit un véhicule entre la Guinée et le Sénégal, j’en sais quelque chose. Les autres morts, vous savez, il y a des militants qui se sont mêlés avec des gens qui ne veulent que détruire. Parce qu’il y a certains militants qui sont là, ils ne peuvent pas se retenir. Il suffit que tu touches à une effigie de leur candidat, de leur président, ils se fâchent vite et la bagarre commence.

Guineematin.com : c’est ce qui explique les affrontements à Tamba-Kounda ?

Frahira Condé : oui, c’est à cause ça. Parce qu’il parait qu’il y a l’effigie du président Issa Sall qui a été sabotée, ou bien l’effigie du président Macky Sall qui a été sabotée, et les jeunes n’étaient pas d’accord entre eux, il y a eu bagarre. Le professeur Issa Sall était avec ses militants, ses accompagnants, avec ses gardes du corps, mais ils étaient trop petits par rapport à la foule qui était là-bas. Il parait qu’un des leurs chauffeurs a essayé de s’enfuir, on l’a tiré sur place. Il y a un autre aussi qu’on a poignardé avec un couteau. Vraiment, on déplore cela. Dans une campagne politique, ça ne demande pas de sortir une arme blanche. Mieux vaut dérouler son programme de société que de sortir une arme blanche. Quand-même, je pense que la justice fera son travail.

Guineematin.com : dans une déclaration rendue publique le jeudi, 21 février 2019, les quatre (4) opposants qui font face à Macky Sall ont dénoncé des manipulations douteuses. Ils parlent notamment d’un tripatouillage du fichier électoral pour permettre au président sortant d’être réélu. Croyez-vous en cela ou bien vous pensez que c’est juste de bonne guerre ?

Frahira Condé : moi, je ne suis pas un informaticien pour pouvoir dire qu’ils veulent tripatouiller le fichier électoral. Mais, il faut savoir que c’est quelque chose qui a été toujours déploré ici au Sénégal. Les opposants ont toujours crié ici haut et fort que vraiment, ils ne font pas confiance au fichier électoral. Mais, je vais vous dire que ce que j’ai vu ici au Sénégal, ça n’existe quasiment dans aucun autre pays en Afrique. Si on ferme les bureaux de vote à 9 heures, à 10 heures, les résultats commencent à tomber. J’ai assisté à plusieurs élections ici, mais je puis dire que personne ne peut voler les élections ici.

Guineematin.com : c’est transparent ?

Frahira Condé : c’est transparent. Il suffit que le bureau de vote numéro 1 ferme ses portes, les représentants de tous les partis sont là, ils font le décompte. Et, dès qu’ils finissent le décompte, ils ouvrent les portes et les journalistes entrent, on leur donne les résultats. Eux aussi, commencent immédiatement à relayer les résultats. Les résultats, ça part comme ça. On les centralise et il y a les médias qui donnent les résultats au fur et à mesure. Ça ne peut pas durer. Avant minuit, on peut connaître la tendance, savoir qui est devant, s’il y aura un deuxième tour ou pas.

Guineematin.com : on sait qu’il y a une forte communauté guinéenne ici au Sénégal, notamment à Dakar. Beaucoup d’entre eux ont la nationalité sénégalaise et vont donc voter. Est-ce que les partis politiques guinéens ont une certaine implication dans ce processus ?

Frahira Condé

Frahira Condé : non. Sauf peut-être ceux qui veulent se faire montrer. Il y en a d’autres qui ont acquis la nationalité sénégalaise, ce n’est pas comme nous qui sommes nés ici et qui avons grandi ici. Nos papas ont quitté la Guinée après la guerre mondiale, ils sont venus ici, ils étaient des anciens combattants. Ils ont acquis la nationalité sénégalaise et se sont installés ici. Nous, nous sommes nés ici et avons grandi ici.

Mais, il y en a d’autres qui sont venus ici il y a 5 ans, 10 ans, ils ont acquis la nationalité sénégalaise, tous ceux-là votent. Mais moi, j’attire l’attention de toute la communauté guinéenne pour leur dire de ne pas se dévoiler, de rester calme, aller voter et rentrer. Parce qu’il fût un temps, il y a eu des rumeurs qui disaient qu’il y a la communauté guinéenne qui est impliquée dans les élections au Sénégal. Il y a des opposants qui en ont parlé.

Guineematin.com : effectivement, certains ont dit ici qu’il y a des guinéens qui n’ont pas la nationalité sénégalaise que le pouvoir utilise pour voter les élections. C’est-à-dire qu’ils traversent la frontière pour venir prendre des cartes d’électeurs sénégalais, voter et rentrer en Guinée. Avez-vous vu des cas pareils ?

Frahira Condé : j’en ai entendu parler mais je ne crois pas à cela. Je sais que les Guinéens sont très nombreux au Sénégal et que beaucoup d’entre eux ont acquis la nationalité sénégalaise. Mais, ce que vous dites là, je n’en ai pas la certitude.

Guineematin.com : parlez-nous maintenant des rapports entre vous les représentants des partis politiques guinéens ici au Sénégal. Comment ça se passe entre vous ?

Frahira Condé : nous avons de très bons rapports. Ce n’est pas pareil avec ce qui se passe en Guinée. Ici, nous sommes en famille. Je peux même vous montrer des photos où je suis avec le secrétaire fédéral de l’UFDG. Quand Cellou a organisé son meeting au stade Ibamar Diop de Dakar, j’étais là-bas. Nous ici, on est une famille.

Guineematin.com : pour nous qui sommes en Guinée, c’est quand-même étonnant de voir un responsable du RPG Arc-en-ciel participer à un meeting de Cellou Dalein Diallo.

Frahira Condé : oui, on m’a invité, j’étais obligé de partir. Ce qui compte le premier, nous sommes des guinéens. Nous sommes des guinéens, c’est ça qui compte. Ici, si le malheur tombe sur quelqu’un qui est guinéen, on ne cherche pas à savoir si tu es de ce parti politique là ou si tu es de tel autre parti politique, nous on est une famille ici au Sénégal. On ne se bagarre pas. Même en période électorale, on ne se bagarre pas. On reste calme, on attend les résultats.

Guineematin.com : en Guinée, on s’achemine vers la fin du second mandat du président Alpha Condé. Quel bilan faites-vous de la gestion de votre champion ?

Frahira Condé : depuis qu’il est venu, quand-même il est en train de travailler. Vous savez, la Guinée à un grand retard par rapport à certains pays de la sous-région. Donc, il ne peut pas tout faire en deux mandats. Pour sortir la Guinée de la pauvreté, il faut beaucoup de temps. La Guinée, on ne peut pas la développer en 15 ans ou en 20 ans, ça reste encore beaucoup à faire. Sur le domaine des infrastructures, ça commence à aller parce que j’étais là-bas au mois de mai 2018, j’ai vu qu’il y a quand même des infrastructures qui sont en train de sortir de terre, j’apprécie cela. Le président Alpha Condé a beaucoup fait, il est en train de se battre pour faire son mieux. Mais, il ne sera pas le seul à bâtir toute la Guinée, il faut que tous les Guinéens y apportent leur grain de sel.

Guineematin.com : vous dites qu’il ne peut pas tout faire en deux mandats. C’est justement l’un des arguments des promoteurs du troisième mandat. Ils disent que le président doit avoir un troisième mandat pour parachever ses chantiers. C’est aussi votre avis ou bien vous, vous pensez qu’il faut respecter la constitution actuelle qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels ?

Frahira Condé : ça c’est une autre affaire. Mais moi, ce que je peux répondre, c’est que comme le président ne s’est pas prononcé jusqu’à présent sur ce sujet, moi je crois que le président de la République va se limiter à ses deux mandats-là.

Guineematin.com : c’est votre souhait ça ou bien c’est l’impression que vous avez ?

Frahira Condé : ce sont mes pensées parce que, connaissant le président Alpha Condé, je sais que s’il veut quelque chose, il le dit. C’est en 2020 qu’il va finir son deuxième mandat, s’il devait se prononcer sur ça, il allait le faire depuis longtemps, les gens vont essayer de travailler sur ça. Mais, il ne l’a pas fait jusqu’à présent. Donc d’après mes calculs, je dis que le président de la République, il va les laisser parler et à la fin de son mandat, il va aller se reposer.

Guineematin.com : vous pensez qu’il veut surprendre les gens, c’est pourquoi il ne s’est pas prononcé encore là-dessus ?

Frahira Condé : je dis qu’il ne s’est pas prononcé jusqu’à présent. Il y a les opposants qui crient de gauche à droite, chacun parle de 3ème mandat, les militants du RPG Arc-en-ciel aussi en parlent, mais ils ne connaissent absolument rien sur les intentions du président.

Guineematin.com : personnellement, que conseillez-vous au président : proposer une nouvelle constitution ou partir à la fin de son second mandat ?

Frahira Condé : moi, je ne peux pas conseiller le président de la République. C’est vrai, il me respecte beaucoup et je le respecte beaucoup, mais c’est quelqu’un qui est très mature, c’est quelqu’un qui est très respecté. Donc, je ne suis pas bien placé pour lui donner des conseils.

Guineematin.com : l’actualité guinéenne a été marquée aussi ces derniers jours par l’attaque du cortège de Cellou Dalein Diallo qui rentrait d’un séjour à l’étranger. Les forces de l’ordre ont violemment dispersé son cortège qui se rendait au siège de l’UFDG et ont sérieusement endommagé son véhicule. Votre réaction là-dessus ?

Frahira Condé : je déplore tout ce qui peut entraîner mort d’homme. Je déplore aussi les callasses des véhicules. Parce que nous, la façon dont on nous a éduqués ici au Sénégal, en faisant la politique, ce n’est pas pareil avec ce que j’ai vu là-bas. Je le déplore. L’UFDG est quand même la deuxième force politique du pays, on devait donc donner le minimum de respect à son leader. Moi, j’aurais aimé que s’il veut marcher qu’on l’encadre, il fait sa marche sans qu’on le disperse. Parce que je vois l’exemple ici au Sénégal, il y a des opposants qui font des marches, ils sont bien encadrés par la police. Ils vont faire leur marche, après ils se dispersent.

Guineematon.com : nous arrivons au terme de cette interview, quel est votre mot de la fin ?

Frahira Condé : je prie le bon Dieu que l’élection de 24 février 2019 se déroule dans les meilleures conditions, que les sénégalais restent calmes, qu’ils aillent voter et rentrer chez eux dans le calme. Et surtout mes parents guinéens, je leur demande de ne pas se manifester, de ne pas se dévoiler, ils n’ont qu’à aller voter. Il ne faut pas qu’ils se dévoilent. Ce sont des sénégalais, ils ont leurs cartes d’identité CEDEAO numérisées, ils n’ont qu’à aller voter et rentrer.

Interview réalisée à Dakar par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Coordination des fédérations UFDG de l’intérieur : Cellou Baldé fixe ses priorités

21 février 2019 à 12 12 24 02242

Le président de l’UFDG a procédé hier, mercredi 20 février 2019, à quelques réaménagements au sein de sa formation politique. Cellou Dalein Diallo a nommé quatre cadres du parti à de nouveaux postes. Il s’agit de l’honorable Aliou Condé, secrétaire général de l’UFDG, qui est nommé au poste de vice-président chargé des affaires politiques en remplacement de Bano Sow, parti à la CENI ; l’honorable Cellou Baldé, vice-président de la commission électorale du parti devient coordinateur des fédérations UFDG de l’intérieur du pays ; Elhadj Mamadou Diouma Bah, membre du bureau exécutif et fondateur de l’université IUHEG va occuper le poste de coordinateur des fédérations UFDG de l’extérieur et mademoiselle Nadia Nahman est nommée cheffe de cabinet par intérim du président de l’UFDG.

Au lendemain de ses nominations, l’honorable Cellou Baldé s’est confié à Guineematin.com ce jeudi, 21 février 2019. Le député de Labé s’est dit satisfait de la confiance placée en lui. « Nous avons accueilli cette nomination avec satisfaction et nous exprimons toute notre gratitude au président Cellou Dalein Diallo parce que c’est à son pouvoir discrétionnaire par le simple fait que nous ne sommes pas au congrès.

Le poste de vice-président est un poste électif et c’est au congrès de le meubler ; mais, quand il est vacant entre deux congrès, c’est au président de procéder à une nomination. Il a bien voulu assister le vice-président chargé des affaires politiques de deux coordinateurs pour les fédérations de l’intérieur et de l’extérieur », a-t-il expliqué.

Ainsi donc, honorable Cellou Baldé se fixe déjà plusieurs objectifs, notamment ceux de mieux encadrer les fédérations de l’intérieur du pays auprès du vice-président en charge des affaires politiques et la réorganisation des structures à la base : les comités de base, les sections et les fédérations. « Puisque nous venons de sortir d’un scrutin pour lequel il y a eu beaucoup d’élus, il faut réorganiser les structures du parti.

Nous avons eu beaucoup de maires et de vices maires. Nous comptons aujourd’hui 416 membres des différents exécutifs du pays, 120 maires et environ 121 vices maires également. Nous avons eu plus de 2000 conseillers. Cela va sûrement plus ou moins affecter l’organisation des structures à la base. Donc aujourd’hui, il est question de relancer la redynamisation de ces structures ; mais également, assurer l’encadrement de nos militants et responsables à la base », a souligné le député.

L’élu de Labé pense que la mission ne s’arrête pas là et qu’il faut également étendre l’étendard du parti à travers son implantation dans des zones où il n’y avait pas assez de structures. « Il y a peut-être des zones où il n’y a pas de structures de base, donc il faut étendre l’emprise du parti dans tous les villages, les districts et sous-préfectures du pays. Et, avec un travail collégial, nous ferons en sorte que les résultats attendus soient produits et que l’UFDG soit au sommet en 2020 et que Cellou Dalein Diallo soit élu Président de la République pour que l’alternance soit assurée », a-t-il promis au bout du fil.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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