Fodé Oussou sur la visite d’Alpha Condé aux USA : « nous avons été humiliés, parce que… »

14 septembre 2019 à 18 06 59 09599

La visite du président Alpha Condé aux USA continue d’alimenter la chronique en Guinée et même au-delà de nos frontières. L’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG de ce samedi, 14 septembre 2019 a en partie porté sur cette actualité. Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président du parti, a dénoncé le fait que le numéro un guinéen ait forcé son rendez-vous aux USA. Selon lui, ce rendez-vous s’est soldé par un désaveu par rapport au rêve du président Condé de s’éterniser au pouvoir, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Devant les militants de l’UFDG, fortement mobilisés, Fodé Oussou soutient que le président Alpha Condé n’a aucune possibilité, juridiquement parlant, de s’offrir un troisième mandat. Il a indiqué que l’actuel président guinéen est devenu orphelin dans sa quête d’alliés pour changer la Constitution. « Aux Etats-Unis, nous avons été humilié, parce que ceux qui sont nés en 1960 doivent se rappeler que feu Ahmed Sékou Touré a été reçu aux USA en 1962, par le président John Kennedy. La Guinée a été honorée. En 2019 Alpha Condé, président de la Guinée, ancien président de l’Union Africaine, 40 ans de combat et professeur, a été reçu par le ministre des Affaires Etrangères de la Guinée qu’on appelle Mamady Touré sur le sol américain. Vous savez que les Etats-Unis c’est des gens qui respectent la démocratie. Il a forcé, il a eu un rendez-vous. Le rendez-vous qu’il a eu, il l’a eu avec un des hauts responsables qui lui a dit dans un langage simple « pour nous les Etats-Unis, nous nous bâtons pour les transitions apaisées, pour que dans tous les pays africains, qu’il y ait la démocratie. Nous ne pouvons pas accompagner les chefs d’Etat qui veulent instaurer la dictature ». Sur le plan international Mr Alpha Condé n’a pas eu de répondant », soutient le vice-président de l’UFDG.

Par ailleurs, Dr Fodé Oussou apporte un démenti aux propos du chef l’État qui avait affirmé que la Constitution Américaine a été changé plusieurs fois. « Mr Alpha Condé a dit que la constitution des Etats-Unis a été changé 27 fois. Je tiens à rappeler que la constitution des Etats-Unis date à peu près de 3 siècles. Leur constitution a été amendée certainement 27 fois. Cela veut dire que les gens se retrouvent et se donnent la possibilité de voter. La constitution que nous avons dans ce pays peut aussi être amendée, on peut modifier les articles, le président a le droit de demander à ce qu’on regarde les articles. Mais, puisque dans cette constitution, il y a l’article 154 qui ne donne pas la possibilité d’avoir un 3ème mandat, parce que tout son combat, c’est pour avoir un 3ème mandat. Donc, il se lève, il dit que moi je ne veux pas de cette constitution, il faut qu’on ait une autre constitution ».

S’agissant des consultations engagées par le Premier ministre sur instruction du chef de l’Etat, Fodé Oussou a réitéré la non-participation de sa formation politique tout en en donnant les raisons. « Depuis 9 ans, nous nous retrouvons dans les cadres de dialogue, de comité de suivi, de ceci et de cela. A chaque fois qu’on a signé un accord, ils ne l’ont pas respecté. L’accord politique signé devant la communauté internationale, ça n’a pas été respecté. Mr Alpha Condé, tout le monde l’a vu ici, il était fier de dire qu’il ne dialoguera jamais avec Lansana Conté. C’est celui qui a dit ça qui va nous dire d’aller à des consultations ? Nous n’irons pas », a-t-il martelé.

En outre, Fodé Oussou s’en est pris à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), qui sera incapable d’organiser les législatives en décembre 2019. « Vous avez vu ce qui se passe à la CENI ? On est à 3 mois de la fin de l’année. En 2018, on était obligé de prolonger le mandat des députés parce qu’il n y avait pas d’argent, et en 2019, il n y a même pas de vision de la CENI. Ce n’est pas une CENI qui est là mais une équipe constituée par Alpha Condé. Comment pouvez-vous imaginer qu’on puisse organiser des élections à moins de 3 mois alors que le fichier électoral n’est pas assaini, les cartes ne sont pas distribuées ? Même s’il y avait tout ça aujourd’hui, il n y a aucun moyen d’organiser les élections au mois de décembre, parce que Mr Alpha Condé a compris qu’avec la constitution, ça ne passe pas ainsi qu’avec le référendum. Il veut forcer la situation, organiser les élections législatives, devenir majoritaire au parlement pour lui trouver un 3ème mandat. Là aussi, il nous trouvera sur le chemin », a-t-il lancé.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 00224623532504

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Consultations nationales : les révélations des députés de l’opposition

12 septembre 2019 à 19 07 23 09239

Les députés issus de l’opposition guinéenne ont animé un point de presse juste après le passage de la délégation du Premier ministre à l’Assemblée nationale ce jeudi, 12 septembre 2019. Ibrahima Kassory Fofana est allé rencontrer le bureau du parlement dans le cadre des consultations que le président de la République lui a demandé de mener sur le projet de changement de l’actuelle constitution. Les députés membres du groupe parlementaire Libéral Démocrate (UFDG) et ceux du groupe parlementaire Alliance républicaine (UFR) ont expliqué les raisons pour lesquelles ils ont boudé la rencontre, faisant quelques révélations, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate

C’est l’honorable Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate qui a ouvert le bal. Selon lui, la réunion de ce jeudi était déjà biaisée sur la forme. « Chacun de nous a été appelé par le protocole de l’Assemblée national au téléphone. Je voudrais préciser qu’aucun groupe parlementaire n’a reçu un courrier du président de l’Assemblée nationale nous invitant à une rencontre avec le Premier ministre, chef du gouvernement. C’est le protocole qui a appelé individuellement tous les membres du bureau de l’Assemblée nationale.

Evidemment, cette forme est un mépris que le président lui-même a pour ses propres collaborateurs. Dans un parlement qui fonctionne normalement, le minimum c’était de nous adresser un courrier en tant que groupe parlementaire pour nous informer officiellement qu’il y a une rencontre qui est prévue. Ça n’a pas été fait », a-t-il déploré.

Parlant du fond de la discussion, c’est-à-dire la raison principale de la réunion, le vice-président de l’UFDG a indiqué que son camp ne pouvait pas participer à une telle rencontre qui, selon, n’en vaut pas la peine. « Sur la question de la constitution, l’avis des uns et des autres est connu. Nous nous sommes suffisamment exprimés, on a même crée le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Le Premier ministre aussi, au nom de son gouvernement, s’est exprimé, il a dit qu’il est doublement d’accord : il est d’accord en tant que Premier ministre, mais il est aussi d’accord en tant que citoyen, et il a parlé au nom de son gouvernement.

Il faut aussi se poser la question dans le fond : est-ce que nous sommes dans une République ou bien nous sommes dans la jungle ? Parce qu’on n’est quand même gouverné par la loi fondamentale. Est-ce que c’est parce qu’on est président de la République qu’on peut se lever un beau matin pour dire : moi, je ne veux pas de cette constitution, il faut la changer parce que cette constitution-là n’a pas été adoptée par le peuple ? Une constitution sur laquelle le président a juré en 2010, il a encore juré en 2015. Quand il dit que cette constitution n’est pas légitime, c’est comme depuis en 2010 on n’a eu un président illégitime », a- laissé entendre Fodé Oussou Fofana.

Bakary Goyo Zoumanigui, vice-président de l’Union des Forces Républicaine

Abondant dans le même sens, l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui, vice-président de l’Union des Forces Républicaine (UFR) et membre du groupe parlementaire Alliance républicaine, a déploré le fait que le président Alpha Condé ne se soit pas encore prononcé sur le projet de nouvelle constitution, au centre de tout ce débat. « Le président de la République lui-même, depuis 2010, n’a pas dit publiquement je souhaite une nouvelle constitution, ou je souhaite un 3ème mandat. On a dressé des personnes tierces pour dire que voilà, nous voulons d’un 3ème mandat. Mais, comme l’a dit Dr Fodé Oussou Fofana, ça ne marchera pas. Parce qu’autant en 1958 on a dit non à la France, autant en 2019 nous disons non à la constitution que le pouvoir veut changer ; non à la nouvelle constitution que le pouvoir veut imposer ; non à un 3ème mandat ».

Ce responsable du parti dirigé par Sidya Touré en a profité pour dénoncer des recensements clandestins en cours actuellement à l’intérieur du pays. Nous savons qu’actuellement, le gouvernement a des structures qui soutiennent cette affaire de 3ème mandat. Ils sont en train de faire des recensements clandestins. Il y a deux jours, les travailleurs de la santé à Kouankan ont reçu un monsieur avec une fiche, qui dit : tu t’appelles Goyo Zoumanigui, tu es pour ou tu es contre ? Tout le monde sait comment les fonctionnaires guinéens travaillent. C’est certainement les résultats de ces recensement qu’on viendra présenter à Kassory pour dire oui les gens sont pour la constitution », a-t-il révélé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Consultations nationales : Cellou Dalein ne répondra pas à l’invitation de Kassory

12 septembre 2019 à 13 01 04 09049

Selon le programme des consultations entamées par le Premier ministre guinéen autour du projet de changement de l’actuelle constitution, le chef de l’opposition sera reçu le lundi, 16 septembre 2019, au Palais de la Colombe. Le planning publié par la Primature indique la rencontre entre Cellou Dalein Diallo et Kassory Fofana va durer une heure (12h30-13h30). Mais, on apprend que l’opposant ne répondra pas à cette invitation. C’est Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG et proche de Cellou Dalein Diallo qui a confié l’information à Guineematin.com ce jeudi, 12 septembre 2019.

« Les gens veulent juste amuser la galerie, mais il ne sert à rien de continuer à faire perdre du temps aux gens. Je pense que l’objectif principal que ces gens ont, c’est de semer la zizanie au sein de l’opposition. Ils pensent qu’ils peuvent semer la zizanie, mais ils se trompent. Nous avons déjà dit que cette consultation, dans le fond et dans la forme, n’a pas de sens.

Dans le fond, personne ne peut vouloir demander à un peuple de laisser ce que la constitution dit pour faire autre chose. C’est comme si on vient demander aux gens, est-ce que voulez, malgré le fait que la constitution ne le permet pas, donner un troisième mandat au président Alpha Condé.

Sur la forme, celui qui est en train de faire la consultation, sa position est connue, il a dit qu’il est d’accord. Nous aussi, notre position est connue, nous l’avons dit et répété que nous ne sommes pas d’accord avec cette affaire de nouvelle constitution et que nous ne participerons pas à un référendum sur cette question. Donc pour nous, il n’y a plus de consultation, il n’y a plus de débat à faire sur cette question.

Donc, le président Cellou Dalein ne répondra pas non seulement en tant que chef de file de l’opposition, il ne répondra pas à cette convocation en tant que président de l’UFDG, et aucun responsable de l’opposition ne répondra à ça », a assuré Dr Fodé Oussou Fofana.

Pour le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale, le pouvoir organise ces consultations pour tout simplement chercher à légitimer son projet de nouvelle constitution afin d’octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. Et pour cela, il pense que les autorités devront trouver une autre alternative, parce que l’opposition ne leur prêtera pas le flanc.

« Ils n’ont qu’à demander au ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Bouréma Condé, de créer un parti politique pour chaque militant du RPG Arc-en-ciel et ils vont faire les consultations entre eux là-bas. Mais nous, on n’est pas concernés par ce débat. C’est pourquoi, on n’a pas participé aussi au débat qui en cours en ce moment à l’Assemblée nationale », a dit l’opposant.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Cellou Dalein se réveille : « Peuple de Guinée, levons-nous !»

11 septembre 2019 à 20 08 20 09209

Dans une courte vidéo publiée ce mercredi, 11 septembre 2019, sur les réseaux sociaux, Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, a invité les Guinéens à se lever pour « empêcher l’assassinat programmé » de la démocratie guinéenne. L’opposant fait référence au projet de changement de l’actuelle constitution voulu le pouvoir de Conakry.

Pour le président de l’UFDG, les consultations annoncées par le chef de l’Etat guinéen ne sont rien qu’un moyen de légitimer son projet de nouvelle constitution afin de s’octroyer un troisième mandat.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la vidéo :

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Fodé Oussou : « le ministre des Mines est allé à Siguiri au moment où les femmes enceintes, les enfants… »

9 septembre 2019 à 10 10 37 09379
Dr. Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

La passe d’armes se poursuit entre le député, Dr Fodé Oussou Fofana, et le ministère des Mines. Tout est parti d’une déclaration du premier qui accuse le ministre Abdoulaye Magassouba d’avoir pris un vol pour effectuer le trajet Conakry-Bamako-Siguiri, en vue d’éviter les mauvaises routes de notre pays.

Après le démenti de la cellule de communication du département des mines, Dr Fodé Oussou revient à la charge. Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com dans la journée d’hier dimanche, 08 septembre 2019, le chef du groupe parlementaire Libéral Démocrate déplore que monsieur Magassouba ait pris une contournante pour se rendre à Siguiri.

Les attaques et contre-attaques se poursuivent entre Dr Fodé Oussou et le ministère des Mines. Le chargé de communication du département a démenti le député, expliquant qu’Abdoulaye Magassouba a évité le tronçon Coyah-Kouria en prenant Dubréka, Bondabon jusqu’à Kouria.

Une attitude dénoncée par le vice-président de l’UFDG. Selon lui, Abdoulaye Magassouba n’aurait pas dû emprunter une route non conventionnelle pour se rendre à Siguiri. « Si le ministre des Mines s’est faufilé, a pris des routes non conventionnelles, aller se retrouver à Dubréka ; de Dubréka, aller à Kindia ; de Kindia, aller à Siguiri, c’est là où je trouve qu’il n’y a pas de morale. Si moi je suis membre d’un gouvernement depuis 9 ans, je suis incapable de régler le problème des infrastructures… Parce que le gouvernement, ce n’est pas seulement le ministre des Travaux Publics, ce n’est pas lui seul qui est responsable. Le gouvernement, c’est l’ensemble des membres du gouvernement. Aller se retrouver à Siguiri, et il sait comment il est arrivé à Siguiri. Il n’a même pas eu un seul mot pour les citoyens qui étaient bloqués à KK. Il est allé parler d’un 3ème mandat à Siguiri, c’est là où il y a la contradiction. Pendant 9 ans, vous êtes incapables de régler les problèmes des infrastructures, pendant 9 ans en tant que ministre, vous êtes obligés de vous faufiler, d’emprunter des routes non conventionnelles, pour aller à Siguiri. Et cette route-là, seulement leurs 4×4 peuvent passer là-bas. Des gens qui ont des petits véhicules ne peuvent pas aller là. Moi à sa place, je serais retourné. Lui, il a un véhicule 4×4, il a les moyens, il a les militaires, il a tout. Qu’est-ce que le petit citoyen qui a une petite voiture va faire ? De toute évidence, c’est clair que le ministre n’est pas passé par KK. Moi, j’ai la réponse à ma question», a-t-il dit.

En outre, Dr Fodé Oussou Fofana déplore que le ministre des Mines ait emprunté une contournante alors que certains de ses compatriotes souffraient dans l’enfer de Coyah-Kouria. « Le ministre des Mines est passé par une route, il est allé à Siguiri au moment où les femmes enceintes, les enfants, les citoyens de Conakry pour lesquels ils doivent se battre pour avoir des infrastructures, étaient en train de souffrir à KK (…) ».

Sur un autre plan, notre interlocuteur dénonce ce qu’il appelle la mauvaise gestion qui caractérise le régime auquel appartient le ministre des mines. « Ce gouvernement, au mois de juin de cette année, utilise 99% du budget de fonctionnement. Ce qu’ils doivent utiliser en une année, ils l’ont utilisé en 6 mois. Vous savez combien ils ont utilisé comme budget d’investissement ? C’est 11, 19%. Ils n’ont pas fait d’universités, ils n’ont pas fait d’écoles, ils n’ont pas fait de routes, ils n’ont pas fait de centres de santé, ils n’ont absolument rien fait parce que ça ne les intéresse pas. Ce qui les intéresse, c’est le budget de fonctionnement. C’est-à-dire ce qui leur permet d’acheter les 4×4, ce qui leur permet d’acheter les billets d’avion, ce qui leur permet de voyager, d’aller dans les hôtels, de bouffer l’argent du contribuable guinéen. C’est là où il n’y a pas de morale. Quand Taliby (ministre de l’énergie) voulait aller à Kindia, il est aussi passé par Forécariah, Forécariah-Sikhourou, Sikhourou-Ségueya. De Ségueya, il est rentré à Kindia, un ministre de la République. Cela, après 10 ans de gouvernance. C’est ça la morale ? »

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Le ministère des mines dément Fodé Oussou : « c’est déshonorant ce qu’il a fait »

8 septembre 2019 à 10 10 19 09199
Honorable Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral démocrate

Le ministère des Mines et de la Géologie a réagi à la récente sortie de l’honorable Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate à l’Assemblée nationale. L’opposant a accusé le chef du département, Abdoulaye Magassouba, de s’être rendu à Siguiri via Bamako afin d’éviter les mauvaises routes du pays. « Le ministre des mines a pris l’avion de Conakry pour aller à Bamako, et de Bamako il a pris le véhicule pour aller à Siguiri, il s’est mis à danser devant les gens de Siguiri pour parler d’un 3ème mandat », a dit le député de l’UFDG.

Laye Mamady Condé, le chef du service communication du département des Mines

Au cours d’un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com, Laye Mamady Condé, le chef du service communication du département des Mines et de la Géologie, a démenti catégoriquement cette information. « L’honorable Fodé Oussou ne s’est pas renseigné. J’apporte un démenti catégorique. J’ai été vraiment sidéré de lire ces propos de l’honorable Fodé Oussou Fofana sur le site Guineematin. Nous, nous avons quitté Conakry précisément le 22 août. Et, cette date a coïncidé aux coulées de boue de la montagne au niveau du pont KK et nous étions arrivés à Coyah à 06 heures du matin.

Donc, on était obligés de rebrousser chemin pour passer par Dubreka, Bondabon jusqu’à Kouria. Et, nous sommes arrivés à Siguiri le 23 août, donc le lendemain. Et, tout le trajet qu’on a eu à parcourir, le ministre n’a pas pris un vol, il l’a fait en voiture. On a fait Siguiri-N’zérékoré ; N’zérékoré-Conakry. On a maintes fois fait Conakry-Siguiri. Et, parfois on passe la nuit à Mamou ou à Dabola. Ce qu’il faut d’ailleurs dire, prendre un vol, ce n’est pas un crime. Parce qu’il y a des missionnaires en allant à Siguiri ou à Kankan, il leur faut prendre un vol pour atterrir à Bamako et ensuite ils prennent leurs véhicules, soit pour venir à Siguiri ou à Kankan. Ça, ce n’est pas un problème.

Moi, je pense qu’on peut faire la politique autrement. Il ne s’agit pas de dire ce qui n’est pas vrai, surtout quand on est un député. Donc ça, ça ne nous honore pas, nous les citoyens qui avons voté pour eux. Quand on dit honorable, il faut respecter ce titre. S’il voulait vérifier, il pouvait aller à l’aéroport de Bamako pour vérifier si le ministre a atterri là-bas. Cette façon de faire la politique n’est pas bonne. Parce qu’on pense qu’il faut être populiste, il faut bâtir sa campagne sur la diffamation, sur les contre-vérités ; ce qui n’est pas du tout bon. Par exemple, quand il dit que le ministre s’est mis à danser pour dire 3ème mandat. On est parti, il y a eu effectivement cette organisation au cours de laquelle il y a eu une forte mobilisation à Siguiri. Et, cette organisation, ce sont les citoyens de Siguiri qui ont formulé cette demande, je pense que c’est leur droit de parler d’une nouvelle constitution.

Ils ont transmis un message au ministre des Mines qui doit effectivement transmettre le message au président de la République. Il n’y a pas de crime à cela, ce sont des citoyens comme les autres citoyens des autres préfectures. Donc, moi je pense qu’aujourd’hui, on doit sortir de cela. C’est comme s’il (Fodé Oussou) dit il y a une gabegie financière, il y a ceci, il y a cela. Ce n’est pas vrai. On n’a jamais pris un vol entre Conakry et Siguiri, on est allé par la route. Et, au retour encore, on est venu jusqu’à environ 15 kilomètres de Kindia, on a emprunté une piste rurale qui nous a conduits jusqu’à Dubreka. De là-bas, nous sommes arrivés à Conakry à 1 heure du matin. Donc, moi je pense qu’on doit faire la politique avec une dose de sincérité. C’est extrêmement important, surtout quand on est député », a-t-il dit.

Dr Fodé Oussou Fofana a aussi dénoncé l’indifférence du gouvernement, notamment le ministre des Mines et de la Géologie face au récent blocage de la route au niveau du pont KK. Pour lui, Abdoulaye Magassouba ne devait pas laisser cette situation pour aller battre campagne en faveur d’un troisième mandat à Siguiri. « Ça c’est une mauvaise foi de sa part. Il y a le ministre des Travaux Publics qui était tous les jours sur le site de KK. On le voyait tous les jours dans les médias en compagnie des chinois en train de dégager la boue. Pourquoi le ministre des mines ne doit pas se déplacer ? Vous voyez, dans ce pays, comment on crée des dictateurs, on crée la pensée unique.

Chaque ministre a un rôle à jouer, il a ses prérogatives. Il y a le ministre des Travaux Publics, et ce ministre a mouillé le maillot pendant cette période et il est en train de le faire. Maintenant eux qui sont députés, qu’est-ce qu’ils ont proposé ou fait pour le pays ? Je ne veux pas rentrer dans certains détails, mais il faut qu’à un certain niveau on fasse en sorte que le politique ne nous amène pas à dire des contre-vérités. Ce n’est pas normal. Ça nous décrédibilise. Les paroles d’un député doivent l’honorer, mais c’est déshonorant ce qu’il a fait », a réagi le responsable de la communication du ministère des Mines et de la Géologie.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Des femmes de la Forêt à l’UFDG : « d’autres guinéens sont capables de réussir là où Alpha Condé… »

7 septembre 2019 à 19 07 12 09129

Des femmes, membres du mouvement Union des Femmes de la Guinée Forestière, ont adhéré à l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) ce samedi, 07 septembre 2019. Elles ont clamé haut et fort qu’il est temps de confier la gestion de la Guinée à d’autres compatriotes plus aptes à développer le pays.

L’annonce en a été faite ce samedi à l’occasion de l’assemblée générale du principal parti de l’opposition. Une rencontre présidée par Dr Fodé Oussou Fofana en présence de plusieurs militants, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Sous la tutelle de madame Émilie Koïvogui, (ex femme de Makanéra Kaké), les adhérentes à l’UFDG ont d’abord présenté leur lettre de démission du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir.

Dans un discours très applaudi devant une foule en extase, elles ont expliqué les raisons de leur adhésion à UFDG avant d’appeler à l’union de tous pour l’émergence et le rayonnement de la démocratie dans notre pays.

Selon madame Fanta Cissé, porte-parole du mouvement, « vous avez fait montre de courage et détermination dans la lutte démocratique de notre pays. Après toutes concertations avec nos structures à la base, le bureau national de l’Union des Femmes de la Guinée Forestière décide d’adhérer officiellement à l’UFDG à travers son riche programme de société et pour la noble valeur qu’elle défend. Notre pays vient de loin, car beaucoup de sacrifices ont été consentis, le sang de nos enfants a été versé sans que justice ne soit rendu, le chemin à parcourir est encore long et il est parsemé d’obstacles, entre-autres: les arrestations arbitraires, la répression violente des manifestations, les intimidations, les assassinats, les achats de conscience par l’argent volé dans les caisses de l’Etat, la manipulation des élections ».

Devant ce tableau sombre, la porte-parole a laissé entendre qu’en s’unissant comme un seul homme, « à l’exemple du 28 septembre 1958, nous résisterons et la Guinée sortira victorieuse, la démocratie connaîtra un souffle nouveau et elle pourra poursuivre son bout de chemin par le respect des lois qui régissent notre cher pays. Mais divisés, nous allons perdre notre noble combat », avertit-elle.

En outre, l’Union des Femmes de la Guinée Forestière a fustigé le régime d’Alpha Condé qui, selon elle, a divisé les guinéens. « L’une des puissantes stratégies qu’utilise le régime d’Alpha Condé, c’est de diviser pour régner. Ils ont réussi à semer l’ethno-phobie dans notre société, comme l’atteste la série d’affrontements ethniques que le pays a connus. Depuis leur avènement, ils ont fait prospérer le régionalisme comme l’atteste le visage actuel de notre administration où une communauté a quasiment confisqué tous les postes stratégiques du pays. C’est pourquoi nous devons dire non à la division. L’Union des Femmes de la Guinée Forestière dit non à la division et partage le même idéal avec l’UFDG, un parti qui a su réunir tous les fils du pays. Le moment est enfin venu de dire à Alpha Condé que le pouvoir appartient au peuple, de lui dire que d’autres guinéens sont capables de réussir là où il a échoué, de lui dire que nous n’accepterons le parjure, quelque soit le prix à payer », a-t-elle martelé.

Au nom du président du parti, Elhadj Cellou Dalein Diallo, c’est sa femme, Hadja Halimatou Dalein Diallo, qui a souhaité la bienvenue aux nouvelles adhérentes et les a rassuré d’avoir fait le bon choix et d’être venu au bon endroit. « Pas une semaine ne passe sans que des guinéennes et des guinéens, déçus, frustrés et préoccupés pour l’avenir du pays, viennent grossir les rangs de l’UFDG, parce qu’ayant compris que cette formation politique constitue la seule alternative crédible. C’est dans cette dynamique que nous enregistrons une énième fois des adhésions. Je tiens à vous souhaiter la bienvenue et vous adressez mes vifs et sincères remerciements pour l’intérêt et la confiance portée à l’UFDG. Votre contribution au rayonnement du parti ne fera pas de doute. Si vous recherchez un parti soucieux du bien-être de tous les guinéens, dont le but est d’assurer l’unité et la cohésion des fils et filles du pays et de lutter contre le chômage des jeunes et de prendre la détresse des femmes à bras le corps, un parti qui assure la promotion du mérite, des compétences et de l’égalité, vous êtes au bon endroit. Mes chères sœurs, au nom du président Elhadj Cellou Dalein Diallo je peux vous dire que vous avez frappé à la bonne porte ».

Le vice-président du parti, Dr Fodé Oussou Fofana a également remercié et félicité la présidente du mouvement, Mme Makanéra Émilie Koïvogui. Il a également promis que quand l’UFDG sera au pouvoir en 2020, elle occupera une place importante à leurs côtés.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tel: 224 623 53 25 04

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Fodé Oussou à Alpha Condé : « on ne discutera JAMAIS de la Constitution avec Kassory »

5 septembre 2019 à 10 10 45 09459

L’adresse à la nation du président Alpha Condé suscite des réactions au sein de la classe politique guinéenne. Interrogé par Guineematin.com sur la question, Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, a dénoncé un discours vide qui n’apporte rien de nouveau.

« Pour nous, ce discours est une déception totale. Tout ça pour ça ? Ce n’est pas un discours comme ça qu’on attendait du chef de l’Etat. On attendait un discours qui allait dans le sens de prouver au monde entier qu’il a compris le message qui lui a été envoyé et que c’est un homme d’honneur qui est prêt à respecter son serment et qui n’est pas prêt à faire du parjure. On n’est pas là pour écouter l’histoire du président, ce qu’il a été, ce qu’il a fait, on n’a pas besoin de ça.

Il aurait fait un discours pour dire qu’il allait organiser des élections législatives crédibles, qu’il allait organiser l’élection présidentielle et qu’il est prêt à être considéré comme étant un président démocratiquement élu qui va passer le témoin comme d’autres chefs d’Etats l’ont fait en Mauritanie, au Niger, … Donc c’est un discours vide qui n’apporte rien de nouveau », a réagi le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale.

En ce qui concerne la décision du président de la République d’instruire son Premier ministre d’engager des consultations avec l’ensemble des acteurs concernés autour du débat sur un changement de constitution, l’opposant indique que ce dialogue n’a pas lieu d’être. « Il n’y a pas de dialogue sur un débat qui est déjà réglé. Il n’y a pas de dialogue sur un faux problème qu’il veut soulever. Parce que cette question de troisième mandat, c’est non seulement un faux débat, c’est un débat illégitime, c’est un débat illégal sur lequel on ne peut pas dialoguer. Parce que le dialogue dont il parle c’est dire si oui ou non il doit faire une nouvelle constitution. Ça c’est déjà très clair, c’est non.

Tout le monde sait que le Premier ministre est le patron du dialogue social, donc nous discuterons avec lui de toutes les questions concernant la vie de la nation, sauf de la constitution. La position du Premier ministre est déjà connue. Il a dit qu’il est doublement d’accord avec le changement de l’actuelle constitution : il est d’accord en tant que Premier ministre et il est d’accord en tant que citoyen. Comment voulez-vous discuter avec quelqu’un qui a une position claire, tranchée sur un sujet ? Donc, on ne discutera jamais, jamais, jamais de la constitution avec Kassory », tranche Fodé Oussou Fofana.

Propos recueillis par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Plainte de Thiâ’nguel à la justice de la CEDEAO : voici la réponse du régime d’Alpha Condé

1 septembre 2019 à 15 03 36 09369
Souleymane Thiâ’nguel Bah

La justice guinéenne n’a pas condamné Souleymane Bah, dit Thiâ’nguel, responsable de la Communication de l’UFDG. Ni au niveau de l’instruction, ni pendant le jugement, il n’a été établi que le nommé Thianguel (qui avait été poursuivi et condamné) est le même que Souleymane Bah, dit Thiâ’nguel. D’ailleurs, les deux (Thiâ’nguel et Thianguel) n’ont pas la même orthographe. Donc, la justice guinéenne a condamné Thianguel (qu’elle n’a pas pu identifier) et non Souleymane Bah dit Thiâ’nguel…

C’est à peu près l’idée de la réponse de l’agent judiciaire de l’Etat guinéen, à la plainte déposée à la justice de la CEDEAO par Souleymane Thiâ’nguel Bah, ancien Directeur de la Cellule de Communication de l’UFDG pour réclamer justice suite à sa surprenante condamnation par le TPI de Dixinn, le mardi 09 janvier 2018.

Rappel des faits

Après sa grâce présidentielle et dénoncé (avec Tibou Kamara et Diallo Sadakadji sur RFI) avant de le faire poursuivre et condamner suite à la tentative avortée d’un coup d’Etat présumé, le 19 juillet 2011- le vice-président de l’UFDG a été accusé de vouloir déstabiliser le parti et y a été alors exclu, le jeudi 04 février 2019. Furieux et convaincu de pouvoir transformer la sympathie de certains de ses compatriotes en soutien politique, Bah Oury (qui est un des fondateurs de l’UFDG) a refusé la décision du parti et décidé de se rendre à la réunion hebdomadaire du bureau exécutif national qui devait se tenir au lendemain de son exclusion.

Ainsi, dans l’après-midi de ce vendredi 05 février 2016, le vice-président exclu est arrivé au siège de l’UFDG avec quelques proches et un journaliste de Guineematin.com qui avait passé la journée à ses côtés. Et, comme on pouvait s’y attendre, le portail du parti lui a été fermé. Mais, il a voulu forcer l’entrée. Ce qui a entraîné un affrontement entre ses partisans et les agents chargés d’assurer la sécurité du siège. Dans cet imbroglio, une balle a été tirée d’on ne sait où et a atteint Elhadj Mohamed Koula Diallo, un des journalistes qui étaient venus couvrir cet attendu bras de fer. Le journaliste rendra l’âme peu après. Et, le monde sera surpris de découvrir son corps à la morgue de l’hôpital national Donka, à cause d’un simple malentendu entre dirigeants d’un parti politique.

Qui a tué Mohamed Koula Diallo ?

Peu après cet incident, l’UFDG a sorti un communiqué pour accuser Bah Oury d’agression et d’être l’auteur du tir qui a tué le journaliste. Le vice-président exclu réagira avec plus de virulence en retournant cette accusation de meurtre du journaliste à l’UFDG. Bah Oury ajoutera d’ailleurs que c’est lui qui était visé par la balle et portera plainte pour tentative d’assassinat. Une vingtaine d’agents de la sécurité du parti seront emprisonnés et un d’entre eux (Mamadou Saïdou Bah) y perdra la vie. Mais, rien n’a été retenu contre aucun d’entre eux. Même Amadou Sow et Alghassimou Keita (les deux agents de la sécurité de l’UFDG qui étaient encore en détention) ont été acquittés puisque RIEN n’a été retenu contre eux par le tribunal.

D’ailleurs, au cours des différentes audiences, le débat n’a jamais porté sur le meurtre de ce journaliste ; mais, sur la tentative d’assassinat de Bah Oury. Autrement écrit, le meurtre de notre confrère était devenu secondaire, mis entre parenthèses. Et, le problème qui a focalisé tous les débats était la tentative présumée de tuer l’ancien vice-président de l’UFDG.

Finalement, le tribunal de première instance de Dixinn ne condamnera aucun coupable du meurtre du journaliste, Elhadj Mohamed Koula Diallo. Par contre, il a estimé que Thianguel était le complice de ce meurtrier. Il a alors été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et un mandat d’arrêt a été décerné contre lui…

Qui est ce mystérieux Thianguel ?

Dans sa défense face à la plainte de Souleymane Thiâ’nguel Bah à la justice de la CEDEAO, l’avocat qui représente l’agent judiciaire de l’Etat a expliqué que le tribunal criminel de Dixinn avait bien mis devant le nom du condamné Thianguel la mention SAR, qui signifie « Sans Autres Renseignements ». Cela signifie concrètement qu’on n’a JAMAIS su qui était ce Thianguel !

Il importe de rappeler que c’est Bah Oury qui a été le tout premier à révéler l’inculpation de Souleymane Thiâ’nguel Bah, qui est un expert et consultant en communication et qui était au moment des faits Directeur de la Cellule de Communication de l’UFDG. Invité d’une émission de la radio privée « Horizon Fm », l’ancien vice-président de l’UFDG avait alors surpris l’auditoire en annonçant que « même Souleymane Bah, dit Thianguel est inculpé… ». Le journaliste demandera alors s’il s’agissait bien du « tout puissant chargé de communication de l’UFDG », Bah Oury répondra par l’affirmative. Mais, après tout, l’avocat de l’agent judiciaire de l’Etat écrit à la justice de la CEDEAO que Soueleymane Bah n’est pas ce Thianguel que la justice guinéenne a poursuivi et condamné…

Des avocats qui humilient la Guinée à l’étranger

A lire les arguments de Me Joachim Gbilimou, dans sa défense, au nom et pour le compte de l’Agent judiciaire de l’Etat, on a l’impression qu’il a été pris de court et a peut-être dicté quelques phrases à sa secrétaire pour répondre immédiatement à un courrier. Mais, on se rend compte qu’après le délai légal d’un mois pour sa défense, il avait demandé et obtenu un mois supplémentaire pour produire sa défense. Alors, on se demande bien comment est-ce que des préposés d’un Etat peuvent agir, au nom de tout un pays avec une légèreté aussi déconcertante !

Même le nom de Souleymane Bah est quelques fois altéré ! Et, l’étranger qui reçoit ce document (destiné à la justice de la CEDEAO) se demandera si Souleymane est Bah ou bien Diallo. Et puis, comment peut-on bâtir son argument sur la non identification d’un accusé, alors que le plaignant a bien expliqué à l’opinion qui était cette personne.

Pourtant, on apprend que même dans le dossier d’accusation, il était bien mentionné « Thianguel, se disant chargé de communication de l’UFDG ». Sans compter que dans sa lettre du 3 août 2016, adressé au ministre de la justice, Bah Oury avait encore clairement parlé de « Souleymane Bah dit Thianguel, responsable de la communication de Cellou Dalein » qui aurait pris la fuite…

Enfin, invité de l’émission Les Grandes Gueules de la radio Espace Fm, le ministre Cheick Sako, alors en charge de la justice, avait confirmé que ce Thianguel était bien le responsable de la communication de l’UFDG, suite à une question de précision, posée par un des animateurs. D’ailleurs, y a-t-il une foule de personnes qui se font appeler Thianguel dans l’entourage de Cellou Dalein Diallo pour dire qu’on ne parvient pas à identifier cette personne ?

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

Ci-dessous, vous pouvez télécharger et lire la défense de l’Agent judiciaire de l’Etat contre Souleymane Thiâ’nguel Bah :

Mémoire en défense de l’Etat guinéen contre Thiâ’nguel

Souleymane Thiâ’nguel Bah
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Labé : l’UFD de Baadikko systématiquement écartée des démembrements de la CENI

31 août 2019 à 13 01 33 08338
Mamadou Saïdou Diallo, coordinateur régional de l’UFD à Labé

L’Union des Forces Démocratiques (UFD) de Mamadou Bah Baadikko a des difficultés à se faire reconnaitre comme parti politique de l’opposition dans la Région Administrative (RA) de Labé où ses représentants ont été renvoyés de tous les démembrements de la commission électorale nationale indépendante (CENI), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Ne reconnaissant pas l’UFD comme étant un parti politique de l’opposition, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) n’a associé les représentants du parti Baadikko à aucune étape du processus de désignation des délégués de son bloc au sein des démembrements de la CENI.

« Ils disent que l’UFD est de la mouvance présidentielle, parce que nous avons accompagné le candidat du RPG Arc-en-ciel à l’élection présidentielle de 2015. Les missionnaires de la CENI déployés dans la région n’ont pas voulu prendre nos ordres de mission, prétextant que c’est une affaire qui se règle entre partis politiques de l’opposition » a expliqué le coordinateur régional de l’UFD à Labé, Mamadou Saïdou Diallo.

Cette difficulté est liée au fait que dans la conscience collective il n’y a que deux blocs possibles dans l’arène politique guinéenne : la mouvance présidentielle et l’opposition républicaine. Et que pour être opposant reconnu, il faut être recensé par l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) de l’ancien premier ministre, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne.

« Il n’y a aucun parti politique en République de Guinée qui critique le régime du président Alpha Condé plus que l’Union des Forces Démocratiques (UFD) de Mamadou Bah Baadikko. Ceux qui disent aujourd’hui que nous sommes de la mouvance présidentielle savent consciemment que nous avons dénoncé notre alliance avec le RPG Arc-en-ciel depuis belle lurette. Nos différentes déclarations et sorties médiatiques de notre président en font foi », a-t-il ajouté avant de préciser que l’UFD est en concertation avec d’autres partis politiques évoluant à Labé pour des actions collectives à entreprendre en vue de se faire rétablir dans leurs droits au sein des démembrements de la CENI, dans la région.

A ce sujet, il semble que le président de l’UFD, Mamadou Bah Baadikko prépare une plainte contre la CENI autour de cet incident lié à la clef de répartition des représentants des partis politiques au sein des démembrements de la CENI.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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CEPI de Labé : l’UFR dénonce la liste de l’UFDG

31 août 2019 à 11 11 31 08318

Dans une correspondance adressée à la commission préfectorale de réception des listes des membres des démembrements de la commission électorale nationale indépendante (CENI) à Labé, l’Union des Forces Républicaines (UFR) de monsieur Sidya Touré dénonce le manque de consensus autour de la liste de l’opposition déposée par l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette réclamation de l’Union des Forces Républicaines (UFR) est portée par son coordinateur préfectoral de Labé, Mamadou Dian Mairie Diallo.

«En référence à la loi amendée L 2012/016/CNT relative à la désignation des membres des partis politiques dans les démembrements de la CENI (CEPI, CECI, CESPI), particulièrement en son article 23, nous avons le regret de vous adresser les protestations de l’UFR. En effet, l’article 23 stipule dans son alinéa 2 que : « les représentants des partis politiques sont désignés sur la base des résultats obtenus par les partis dans la localité concernée, lors des dernières élections nationales et locales précédant la mise en place de la CENI » peut-on lire dans le courrier de l’UFR.

Plus loin, on retrouve : « l’UFR constate, malheureusement l’absence de consensus dans la répartition des démembrements. Notre parti se trouve lésé dans les listes relatives à la répartition de quotas alloués aux partis d’opposition à Labé. Ci-joint la copie de la distribution des quotas de répartition des démembrements de la CENI au compte de l’opposition à Labé. C’est pourquoi nous contestons toute liste qui ne résulte pas d’un consensus et qui tient compte de nos préoccupations » a-t-il conclu.

Des copies de cette correspondance ont été déposées respectivement au gouvernorat de Labé, à la préfecture, à la justice et au commissaire de la CENI. Elle montre que dans la préfecture de Labé, l’UFDG a pris 30 places contre 10 pour l’UFR, 4 pour le PADES, 7 pour le PEDN et 2 pour l’UPG. Il reste entendu que PEG, BL, l’UGDD, le PGRP, l’ADC BOC et le PPD, tous reconnus membres de l’opposition non rien eu dans cette répartition pour la circonscription électorale de Labé.

Il semble que le PADES a, lui aussi, déposé une lettre de protestation à la commission préfectorale de réception des listes et aux dernières nouvelles une rencontre de concertation est projetée le dimanche entre les partis politiques se disant lésés dans cette affaire. Au nombre des partis attendus à la rencontre, on cite l’UFR de Sidya Touré, le PADES de Dr Ousmane Kaba, le BL de Dr Faya Millimono, l’UFD de Mamadou Bah Baadicko et le PPD de Boubacar Diallo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Démembrements de la CENI à N’Zérékoré : l’opposition trouve enfin un terrain d’entente

31 août 2019 à 7 07 01 08018

Le problème lié au partage des postes à pourvoir dans les démembrements de la CENI a connu son épilogue dans la préfecture de N’Zérékoré. L’opposition s’est enfin accordée sur une liste consensuelle. C’est désormais 129 commissaires issus des parties prenantes au processus électoral qui ont prêté serment hier, vendredi 30 août 2019, au tribunal de première instance de N’Zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Bangaly Djénaba Kourouma, responsable local du parti RRD

Selon Bangaly Djénaba Kourouma, responsable local du parti Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD), « aujourd’hui, il y a eu compréhension entre les membres de l’opposition. Maintenant, chacun est sur la liste, et c’est une liste consensuelle qu’on a déposée. Ce que nous avons demandé a été accepté par nos amis. C’est pourquoi nous sommes parvenus à déposer la liste consensuelle et elle a été validée par les commissaires de la CENI. Et maintenant, nos représentants vont prêter serment au niveau de la justice ».

En ce qui concerne les places obtenues par chaque parti politique après le consensus, Bangaly Djénaba Kourouma précise : « au niveau de la CEPI (Commission Electorale Préfectorale Indépendante) sur les quatre postes à accorder à l’opposition, l’UFDG a eu 2 représentants, l’UFR 1 et le BL 1. Au niveau de la CECI (Commission Electorale Communale Indépendante), sur les 10 postes, l’UFDG a eu 3 places, suivie de l’UFR avec 2 places, le PEDN en a eu 2, l’UGDD a eu 1, le BL a eu 1 et RRD aussi 1. Mais, il faut noter que l’UFDG et l’UFR ont cédé chacun une place pour permettre aux autres partis de l’opposition d’avoir une représentativité au sein de l’organe chargé des élections en Guinée ».

Il faut noter que dans la préfecture de N’Zérékoré, ils sont au total 129 commissaires : 21 pour la société civile, 12 pour l’administration du territoire, 48 pour l’opposition et 48 pour la mouvance présidentielle.

Ces commissaires doivent prêter serment ce vendredi, 30 août 2019, au tribunal de première instance de N’Zérékoré avant l’élection des membres du bureau.

De N’Zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Yomou : tenue de l’atelier préparatoire pur la mise en place des démembrements de la CENI

28 août 2019 à 19 07 14 08148

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) poursuit ses actions sur le terrain dans le cadre de la perspective de l’organisation des élections législatives. L’heure est en ce moment à la mise en place des démembrements de la CENI dans les communes de Conakry et de l’intérieur du pays. C’est dans cette dynamique que s’est tenue dans la préfecture de Yomou une réunion préparatoire hier mardi, 27 août 2019, des parties prenantes au processus électoral, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La réunion de cet atelier préparatoire s’est tenue dans la salle de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) en présence de nombreux acteurs, dont George Mamy, chef de mission de la CEPI, accompagné de Mohamed Bangoura, représentant du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

George Mamy, chef de mission de la CEPI

George Mamy, chef de mission de la CEPI, a expliqué ce qui s’est passé. « Je remercie vraiment Dieu, nous sommes rentrés dans des conditions difficiles suite à la traversée Péla- Yomou. Mais, nous avons été bien accueillis par la présidente et le chef d’antenne. Cette réunion préparatoire s’est bien passée. Nous avons donné les instructions aux partis de l’opposition pour nous fournir une liste consensuelle et je pense que ces partis vont nous fournir une liste consensuelle », a-t-il laissé entendre.

Comme dans de nombreuses localités, les partis de l’opposition ne se sont pas entendus sur les places qui leurs sont réservées. Selon nos informations, l’UFDG, l’UFR et l’UPG auraient voulu tout monopoliser au détriment d’autres partis comme le PEDN, l’UGDD et l’UDRP. Mais, après un débat houleux de plus de deux heures, les partis ont fini par s’entendre, aplanissant ainsi leurs divergences.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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N’zérékoré : la CEPI en conclave avec les parties prenantes au processus électoral

27 août 2019 à 18 06 17 08178

La Commission Electorale Préfectorale et Indépendante (CEPI) de N’zérékoré a conféré avec l’ensemble des parties prenantes au processus électoral en Guinée. C’est la salle de réunion de la mairie qui a servi de cadre à la rencontre présidée par le directeur de cabinet du président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). La rencontre vise à outiller les participants sur le processus d’installation des membres des démembrements de la CENI, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ils sont au nombre de 45 participants, venus des partis politique de l’opposition, de la mouvance présidentielle, de l’administration du territoire et de la société civile à prendre pas cette rencontre.

François Makilé Kéléba, Directeur de cabinet du président de la CENI, chargé de la mission d’installation des membres des démembrements de la CENI

Selon François Makilé Kéléba, directeur de cabinet du président de la CENI et chargé de la mission d’installation des membres des démembrements de la CENI, « la rencontre qui vient de clôturer, c’est ce qu’on appelle le CIP (Comité Interpartis). C’est un cadre de concertation, de dialogue, de discussion et d’échanges que la CENI a créé pour pouvoir permettre d’échanger avec les partis politiques et l’ensemble des parties prenantes au processus électoral pour s’accorder sur certaines activités, sur certaines démarches que la CENI est en train d’entreprendre. Cette fois ci, il était question de discuter des détails liés aux calculs des effectifs des démembrements, aussi de donner des détails sur les différentes étapes de la mise en place des démembrements, et également du mode de calcul des membres des démembrements »

En ce qui concerne le problème qui divise l’opposition dans le partage des places, le directeur du cabinet du président de la CENI a apporté des précisions : « chez nous au niveau de la CENI, c’est nous qui parlons de consensus. Mais, la loi est claire. Au niveau de l’article 23, la loi est claire. On dit que les partis politiques doivent designer en fonction des résultats obtenus dans les localités où ils doivent signer les membres des démembrements. Au niveau de l’opposition, ça pose effectivement problèmes, parce qu’il y a beaucoup de partis politique au sein de l’opposition. Donc, il s’agit de se référer aux deux élections nationales (législative de 2013 et la présidentielle de 2015), et aussi aux élections locales 2018. Donc, en fonction des résultats de chaque parti, ils vont avoir à désigner un ou des représentants au niveau des démembrements. Et c’est ce choix qui est compliqué au niveau de l’opposition parce que chacun à son mode de calcul, mais le mode de calcul est défini par la loi »

En outre, François Makilé Kéléba ajoute que « si nous prenons exemple sur la CEPI de Nzérékoré, vous avez 22 quartiers plus un, c’est 23 à designer. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, ils n’ont pas trouvé une liste consensuelle. L’opposition doit déposer une seule liste au lieu que les partis d’opposition déposent des listes. Donc, c’est en cela que nous sommes en train d’inviter les partis de l’opposition à se retrouver aujourd’hui pour qu’ils puissent nous déposer une liste consensuelle et la même chose au niveau de la société civile ».

Au sortir de la rencontre, certains acteurs se sont dits satisfaits du résultat des discussions. C’est le cas de Mamadou Maladho Diaouné, point focal de l’opposition de Nzérékoré, issu des rangs de l’UFDG.

Mamadou Maladho Diaouné, point focal de l’opposition de Nzérékoré,
Mamadou Maladho Diaouné, point focal de l’opposition de Nzérékoré

« J’avoue qu’on sort convaincu parce qu’à l’intérieur chacun a compris que l’UFDG avait suffisamment fait de concessions. On a donné assez pour que d’autres partis puissent avoir de représentants au niveau des démembrements. Et c’est ce qui avait été fait et que d’autres partis qui avaient refusé et aujourd’hui ils ont compris que l’UFDG en a fait des efforts, et c’est une fierté pour nous. Je pense que l’opposition va œuvrer pour que les gens soient soudés. Et nous allons nous retrouver pour finaliser la liste des membres des démembrements ».

Pour sa part, Mathieu Manamou, président du Conseil Préfectoral des Organisations de la Société Civile de Nzérékoré, a dit que les choses se sont bien passées même si la société civile n’est pas épargnée.

Mathieu Manamou, président du Conseil Préfectoral des Organisations de la Société Civile de Nzérékoré

« Nous avons reçu depuis ce matin une mission de la CENI, qui a une casquette d’activités à mener. Pour le moment ils ont commencé par le maillon, c’est à dire le Comité Inter partis. J’avoue que ça s’est bien passé, parce que le missionnaire a expliqué de fond en comble les objectifs de sa mission. Mais le problème, ce n’est pas seulement l’opposition. On a les mêmes problèmes, au moins niveau de l’opposition, il y a une base de calcul, c’est à dire la loi. Mais chez nous, on n’a pas ça. En plus, on nous parle de représentativité sur le terrain. A N’zérékoré, on sait qui est société civile, qui ne l’est pas. Mais, on va se retrouver pour discuter et trouver une liste consensuelle avec les membres du CNOSC que je représente ici à N’zérékoré et la CONASOC ».

Il faut noter que dans la circonscription de N’zérékoré, 23 postes sont à pourvoir : 2 pour la société civile, un pour l’administration du territoire, 10 pour l’opposition et les 10 autres pour la mouvance présidentielle.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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CEPI de N’zérékoré : des partis d’opposition exigent la parité avec l’UFDG et l’UFR

26 août 2019 à 18 06 48 08488

Tout comme à Conakry, les partis politiques se disputent actuellement les places dans les démembrements de la CENI à l’intérieur du pays, précisément au niveau des CEPI et CESPI. A N’zérékoré par exemple, sur les 12 partis d’opposition évoluant sur le terrain, 10 ont formé un bloc pour s’opposer à l’UFDG et l’UFR. Les deux grandes formations politiques sont accusées de vouloir s’accaparer de tous les postes attribués à l’opposition dans les démembrements de la CENI, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

A l’occasion de l’assemblée générale de son parti du samedi, 24 août dernier, Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, s’est montré plutôt rassurant quant à la crise qui mine l’opposition autour du partage des places attribués aux opposants dans les démembrements de la CENI. Le président de l’UFDG a promis qu’une solution consensuelle sera trouvée à ce problème. Mais pour l’heure en tout cas, la situation sur le terrain est loin d’être rassurante pour l’opposition.

A N’zérékoré par exemple, sur les 12 partis d’opposition qui exercent sur le terrain, 10 ont formé un bloc contre l’UFDG et l’UFDG, les deux plus grandes formations politiques de l’opposition, accusées de vouloir se partager tout au détriment des autres. C’est Bangaly Djénéba Kourouma, 5ème vice maire de N’zérékoré et responsable local du parti RRD qui l’a confié au micro de Guineematin.

Bangaly Djeneba Kourouma

« Le nombre de postes à pourvoir c’est 10, mais l’UFR et l’UFDG pensent toujours que nous sommes inféodés à eux. La fois dernière, on s’est retrouvés mais on ne s’est pas compris. C’est pourquoi, nous avons formé notre bloc pour contrecarrer l’UFR et l’UFDG. Parce que nous avons compris que les deux partis veulent prendre une bonne partie des 10 postes à pourvoir et marginaliser les autres. Sur 10 postes à pourvoir, ils veulent prendre 8 et nous donner deux. C’est pourquoi nous ne sommes pas partants et nous ne sommes pas prêts à évoluer selon leur idéologie. Nous sommes tous égaux. Si au moins chacun prenait une place, je crois que tout le monde serait satisfait. Mais ils ne veulent pas de ça et nous aussi on n’est pas prêts à céder », a-t-il annoncé.

Le Bloc Libéral de Faya Millimono, le PEDN de Lansana Kouyaté et le RRD d’Abdoulaye Kourouma sont entre autres les partis membres de ce bloc opposé à l’UFDG et l’UFR. Une autre situation délicate à gérer pour ces deux formations politiques, en ordre de bataille pour barrer la route au projet de nouvelle constitution voulue par le pouvoir, et qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

A rappeler que c’est la loi qui attribue les quotas à chacun des partis politiques de l’opposition en fonction de leurs résultats lors des dernières élections nationales (présidentielles, législatives et communales). Mais, n’ayant pas suffisamment d’électeurs à la base, les petits partis essaient du mieux qu’ils peuvent à gagner plus de places dans les démembrements au détriment des grands partis, plus soucieux de l’unité de l’opposition puisque plus proches de gagner la présidence de la République si l’opposition s’unissait à la prochaine élection…

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Volet recettes de la LFR 2019 : pourquoi les députés de l’UFDG ont voté contre le texte ?

26 août 2019 à 10 10 34 08348
Honorable Jamesdine Baldé, élu de la liste nationale de l'UFDG
Honorable Jamesdine Baldé, élu de la liste nationale de l’UFDG

Comme annoncé précédemment, l’Assemblée nationale guinéenne a adopté le samedi, 24 août dernier, le volet recettes du projet de loi de finances rectificatives 2019. Mais, seuls les députés des groupes parlementaires du RPG Arc-en-ciel et de l’UFR (Alliance républicaine) ont approuvé le texte. Le groupe parlementaire de l’UFDG (Libéral Démocrate) a voté contre ce volet recettes, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était à l’hémicycle. Et, l’honorable Jamesdine Baldé, vice-président de ce groupe parlementaire, a expliqué les raisons de ce vote négatif.

Décryptage !

La session extraordinaire convoquée par le président de la République pour examen par les députés, du projet de loi de finances rectificative 2019, le projet de loi portant statut général des militaires, a examiné dans un premier temps le volet recettes du budget révisé qui se chiffre à un montant total de 19 816,672 milliards de francs guinéens. Les députés du groupe parlementaire libéral démocrate ont participé activement aux travaux en commissions, inter commissions et en plénière, à l’examen du projet de la LFR.

Les commentaires et observations de notre groupe parlementaire de résument comme suit :

A priori, il faut noter une augmentation des recettes à hauteur de 484,596 milliards de francs guinéens imputable dans une large mesure à l’encaissement d’une recette accidentelle, c’est-à-dire non prévue dans les prévisions initiales du budget 2019, au titre de la vente de la licence d’exploitation 4G à la société de téléphonie mobile Orange Guinée. Nous reviendrons dans notre intervention sur cette recette exceptionnelle.

L’exécution du budget dans son volet recettes ; entendez les recettes administratives.

A ce titre, les redevances de téléphonie GSM ont été mobilisées à hauteur de 32 milliards, sur une supervision initiale de 182 milliards de francs guinéens. De même, les recettes consulaires ne sont presque pas mobilisées ou alors mobilisées non versées au trésor. En outre, il n’y a aucune précision au titre des frais de visas d’entrée en Guinée dans la LFI et dans la LFR 2019.

Est-ce que c’est un abandon délibéré de ces ressources par le budget ? Il revient au gouvernement de donner la réponse à cette question. Une autre déperdition se situe au niveau des recettes du patrimoine bâti public. Le cas le plus illustratif porte sur la gestion des recettes locatives de la cité des nations, dont l’utilisation reste très opaque.

Cette rétention de ces recettes budgétaires au niveau des ministères et services publics générateurs de recettes trouverait certainement son explication par les difficultés que ceux-ci ont dans l’exécution de leur budget de fonctionnement. Également, la non application des dispositions de la loi sur la gouvernance financière des sociétés et établissements publics permet aujourd’hui à certaines structures de l’État, comme c’est le cas de l’ARPT de disposer de ressources publiques importantes dont la gestion mérite d’être auditée.

Est-il besoin de rappeler les multiples recommandations faites au gouvernement à l’occasion de l’examen des précédentes lois de finances pour endiguer les déperditions de ces ressources publiques ?

Tout cela traduit clairement le manque de volonté politique et la mal gouvernance économique dont souffre notre pays. Cela est dû au non-respect par le gouvernement des lois de la République, notamment les dispositions de l’article 71 de la loi organique relative aux lois de finances.

Citation : « Les ressources publiques sont toutes, quelle qu’en soit la nature et l’attributaire, encaissées et gérées par des comptables publics nommés par le ministre chargé des finances et placés sous son autorité. Elles sont versées et conservées dans le compte unique du Trésor ouvert au nom de l’Etat à la Banque centrale de la République de Guinée. Aucun compte ne peut être ouvert ni par l’Etat, ni par un autre organisme public dans une Banque commerciale, sauf dans les cas et les conditions déterminées en loi de finances », fin de citation.

L’autre préoccupation réside sur la faible mobilisation des recettes, au titre de l’impôt sur les sociétés minières, la TVA, la constitution foncière unique (CFU), la TUV sur la téléphonie mobile (TARTEL et TCT).

En ce qui concerne les recettes minières, les moins-values s’expliqueraient par la baisse de bauxite, notamment au niveau de la SMB qui, malgré tout, a des a des stocks importants à son quai. A cela s’ajoute le démarrage tardif de certaines sociétés minières. Il va s’en dire que l’Etat doit améliorer ses prévisions économiques, à travers des outils modernes et un suivi et un contrôle rapprochés des sociétés minières.

S’agissant des recettes de la téléphonie mobile au titre de la fiscalité intérieure, il faut dire que celles-ci restent très faibles par rapport au potentiel et comparativement aux autres pays de la sous-région. Le contrôle des déclarations des sociétés de téléphonie devait être confié à une structure indépendante recrutée à cet effet et sous la coupe de la DNI. L’ARPT, comme son nom l’indique, devrait se limiter aux aspects techniques et à la régularisation. A notre avis, il est illusoire de faire contrôler un contribuable par un autre.

Parlant de la TUV, malgré toutes les explications et commentaires des autorités, la mise à disposition de la part des collectivités reste floue dans la mesure où certaines communes affirment n’avoir pas encore reçu leur quote-part. Il y a lieu alors d’évaluer l’impact du nouveau mécanisme vanté à tambour par le gouvernement.

Monsieur le président, il est important de faire remarquer une faible volonté politique d’augmenter les recettes du secteur minier, notamment au niveau des autres recettes fiscales, dont l’augmentation reste marginale en ne prenant pas en compte la recette accidentelle relative au produit de la licence 4G Orange Guinée dont le circuit d’encaissement au trésor public fait couler beaucoup d’encre et de salive.

Ainsi, nous restons convaincus qu’il y a des recettes publiques non mobilisées et qu’il y en a d’autres qui sont versées aux mauvais guichets.

Quant aux dons et emprunts, nous constatons avec regret la baisse des prévisions au titre des dons projetés à hauteur de 21 milliards de francs guinéens. Ce qui indique la faible capacité d’absorption de ressources extérieures.

Cette faible capacité d’absorption est imputable en grande partie au problème de renforcement des capacités des cadres et à la mal gouvernance économique qui gangrènent notre appareil administratif, que nous avons du reste toujours dénoncés.

A notre avis, le gouvernement doit s’intéresser à l’utilisation de ses ressources. Il s’agit donc de veiller non seulement à la qualité de la dépense, mais aussi à la traçabilité de celle-ci.

Au regard de tout ce qui précède, je demande à l’ensemble des députés et particulièrement à ceux du groupe parlementaire Libéral Démocrate de réserver un vote négatif au volet recettes du projet de Loi de Finances Rectificative 2019.

Propos recueillis et décryptés par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: (00224) 622919225 / 666919225

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Sortie de Bantama contre Cellou Dalein et Hadja Halimatou : Amadou Diouldé recadre le ministre

24 août 2019 à 21 09 39 08398
Doyen Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti au pouvoir, le ministre des Sports et responsable du RPG arc-en-ciel s’est attaqué au chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadj Cellou Dalein Diallo et à sa femme Hadja Halimatou Dalein Diallo. Cette sortie (que vous pouvez lire ici) a mis mal à l’aise le doyen Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien, qui n’a pas tardé à nous faire parvenir sa réaction.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose cette réaction :

Bantama Sow veut faire de Cellou Dalein son fonds de commerce pour exister. C’est un complexe qu’il vit. Car, au Fouta, chacun de nous connaît sa place. Bantama Sow, ce taximan de Brooklyn, sorti des entrailles de la lisière du Fouta vers la savane, n’a pas de leçons à donner à quelqu’un ici en Guinée.

Il ferait mieux d’attendre les conclusions du rapport d’audit de la CAN 2019, exigé par le Premier ministre pour délier sa langue à la tribune du RPG-AEC. Car, il ne serait pas blanc comme neige, ainsi que son épouse, dans la sulfureuse affaire surtout de la rubrique transports. De ma mémoire de journaliste sportif, c’est la première fois que je vois un ministre des sports voyager avec femme et bagages pendant une CAN.

Bantama Sow est le plus médiocre des ministres des Sports, de la culture et du patrimoine historique de la Guinée indépendante. Il faut un président comme Alpha Condé qui privilégie l’activisme politique au mérite pour nommer ce nain intellectuel dans un gouvernement.

Bantama Sow, tu es peul comme Cellou Dalein Diallo et son épouse Halimatou Diallo, voici le Fouta Djallon vas-y et délivre tes messages mais en prenant soin de bien connaître l’histoire de la région et ta propre histoire pour dire à tous, de Konkobala Kêbaly à Diaguissa, Bouliwel, Tountouroun, Timbi-Madina de quel versant descends-tu de cette prestigieuse descendance de Thierno Moussa Sow, l’un des 9 marabouts fondateurs de la confédération théocratique du Fouta Djallon. Après quoi, la parole sera donnée à Cellou Dalein et à Halimatou, sa femme.

Le farba sera là pour la modération et la présidence du jury pour rappeler à vous trois et à l’assistance sa place dans la verticalité et l’horizontalité sociologique et historique de notre Fouta Djallon.

Bantama Sow, encore une fois, la tribune du RPG est trop exiguë pour parler de Cellou Dalein Diallo et de Halimatou Diallo. Avant la politique politicienne dont tu te fais l’étendard, il y a la géographie, la première composante de l’histoire, la sociologie et la culture. Malheureusement, tu es un analphabète aveuglé par la position et les privilèges d’une gouvernance aux abois.

Pour faire utile, saches que Cellou Dalein Diallo et Halimatou Diallo, son épouse, se grattent au sang dont le limon de Karamoko Alpha Mo Labé, Thierno Samba Bhouria, Alpha Amadou Kolladhé, Thierno Sadio Fougoumba entrent dans la composition de leur chair ; soit 4 des 9 marabouts fondateurs de la confédération théocratique du Fouta Djallon au début du 17e siècle.

Bantama Sow, si d’aventure tu as de la peine à réciter ta propre histoire au cœur de notre majestueux Fouta Djallon, fais-moi signe, je suis un professeur spécialiste de la région, prêts à prendre la craie. Si d’ici là la haine et la jalousie envers Cellou Dalein Diallo n’auront pas eus raison de ton impatience à servir de fouet à d’autres pour massacrer le Seleyanké issu de la plus grande famille maraboutique du Fouta Djallon, le président de l’UFDG.

Par le doyen Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

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Démembrements de la CENI : l’UFDG veut éviter une fissure au sein de l’opposition

24 août 2019 à 19 07 36 08368

Alors que la mise en place des démembrements de la CENI en prélude aux prochaines législatives provoque des frustrations au sein de l’opposition, l’UFDG veut jouer les sapeurs-pompiers. Le principal parti d’opposition du pays se dit disposé à réduire son quota pour contenter les partis qui se disent lésés dans le partage des places. Cela, afin d’éviter une division qui pourrait être préjudiciable aux adversaires du pouvoir. C’est Cellou Dalein Diallo qui l’a annoncé à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, ce samedi 24 août 2019, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée a commencé par souligner que le partage des places fait par l’opposition a respecté entièrement la loi en la matière. « La loi a été claire, la loi a indiqué que chaque parti aura un nombre de représentants proportionnel aux suffrages obtenus dans les différentes localités à l’occasion des dernières élections nationales : présidentielle, législatives et les locales. L’opposition s’est retrouvée, a trouvé un consensus pour adopter une méthodologie de travail. Une commission de 19 personnes a travaillé de la manière la plus rigoureuse, ce qui a donné les résultats dont certains ne sont pas contents », a-t-il rappelé.

Face donc au mécontentement de certains opposants qui dénoncent « un partage inéquitable », le chef de file de l’opposition guinéenne annonce que des concertations sont en cours pour aplanir les divergences. Et selon lui, son parti fera le nécessaire pour éviter une implosion de l’opposition. « L’UFDG se dit disposée à revoir sur ses quotas pour rétrocéder, si nécessaire, à certains en fonction de leurs besoins et des possibilités que nous avons. Je tiens à vous rassurer que ça va bien se passer et la grande majorité de l’opposition est d’accord avec la méthodologie et des résultats obtenu », a dit Cellou Dalein Diallo.

L’opposant en a profité pour évoquer encore une fois le projet de nouvelle constitution que le pouvoir veut soumettre à un référendum et dont l’opposition est catégoriquement opposée. Il s’insurge une campagne de répression et d’intimidation du pouvoir visant tous ceux qui osent dénoncer ce projet dont l’unique objectif, selon lui, est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. « Faya Milimono a été interpellé, emprisonné, alors qu’il avait reconnu qu’il a fait une erreur et présenté ses excuses. Ils ont dit non, il fallait le condamner. L’autre fois, c’était Sékou Koundouno et Foniké Mengué (deux activistes de la société civile membres du FNDC), maintenant c’est la presse.

Les responsables du groupe Lynx-Lance, M. Souleymane Diallo et Abou Bakr, ont été convoqués, mis en examen pour avoir fait passer quelqu’un qui est contre le 3ème mandat. Le musèlement de la presse indépendante fait partie des stratégies de Alpha Condé pour faire passer la nouvelle constitution ; la répression de ceux qui manifestent contre le 3ème mandat fait partie de la tradition de Alpha Condé. Il a inculqué la haine, il se prépare à faire le forcing. Mais la seule force qui vaille, c’est la force du peuple. Personne ne veut être complice de cet assassinat programmé de notre démocratie », soutient-il.

Pour Cellou Dalein Diallo, l’unique moyen d’empêcher le pouvoir de faire passer ce projet de nouvelle constitution, ce sont les manifestations de rue. C’est pourquoi, il invite ses partisans à se préparer à descendre dans la rue. « Vous savez, le seul recours valable et efficace que nous avons, c’est la mobilisation, c’est la rue, il ne faut pas avoir honte de le dire parce que la rue est autorisée par notre constitution. Lorsque nous ne sommes pas satisfaits, nous avons le droit de nous mobiliser et de prendre la rue, il n’y a pas de gêne, c’est un droit absolu prévu par la constitution.

Donc soyons mobilisés au sein du FNDC pour répondre à tout mot d’ordre lancé par le FNDC, soyez prêts. Je vous invite encore une fois à rester mobilisés et déterminés avec l’esprit de patriotisme parce qu’il s’agit de lutter contre l’assassinat de notre jeune démocratie. Et, l’UFDG à cet égard doit être devant et déterminée », a dit le chef de file de l’opposition guinéenne.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
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Bantama Sow flingue : « l’UFDG n’est pas un parti politique, Cellou ne verra jamais Sékhoutouréyah »

24 août 2019 à 15 03 39 08398

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 14 août 2019, Sanoussy Bantama Sow a parlé de Cellou Dalein Diallo et l’UFDG. Et comme d’habitude, le ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique a tiré à boulets rouges sur le principal opposant au régime Alpha Condé et sa formation politique, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Cellou est venu en politique par accident. Il était du PUP, il fait partie de ceux qui ont fait la promotion de la modification de la constitution en 2001. Il vise aujourd’hui autre chose parce qu’il a la maladie, il ne voit que Sékhoutouréyah, mais il ne verra jamais Sékhoutouréyah. Je parle de ça en réponse, parce que certains qui sont venus en politique par accident veulent écraser les combattants de la démocratie, les combattants de la liberté », a déclaré ce responsable du parti au pouvoir.

Le ministre ajoute que « l’UFDG n’est pas un parti politique, c’est une société de famille. C’est l’UFDG de Cellou et de Halimatou (épouse de Cellou Dalein, ndlr) seulement. Pour eux, ils peuvent faire croire aux gens que le RPG est un parti malinké ; pour eux, n’importe quel peul qui milite dans un parti au Fouta est un traitre… Depuis l’avènement de la société de Cellou en politique en Guinée, on fait la politique autrement. C’est des injures sur les réseaux sociaux, c’est des menaces de mort, c’est des violences. Mais, Cellou et sa société doivent savoir que la récréation est terminée ».

Sanoussy Bantama Sow enfonce le clou en accusant Cellou Dalein et l’UFDG d’avoir orchestré la dernière grève des enseignants guinéens. « Les gens ont pensé qu’en poussant les Soumah SLECG d’appeler les enseignants à la grève, c’était de mettre à genoux le régime Alpha. Et en ce moment, on avait dit aux gens partout au Fouta : ne mélangez pas la politique et la formation de vos enfants. L’éducation de nos enfants n’est pas politique parce que demain en Guinée, ça sera l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

Mais, Cellou et sa société ont pensé qu’en finançant les enseignants, en les poussant à aller en grève, c’était de mettre le régime au mur. Aujourd’hui voilà, après les examens, ce sont les méritants qui sont passés. Au même moment, où se trouvent la famille de Cellou et sa société ? Donc les gens doivent voir, ne pas mélanger ce qui n’est pas à mélanger. Heureusement, le peuple est en train de comprendre. Au fur et à mesure que nous sommes en train d’avancer, Cellou et sa société sont en train de prendre la direction de la poubelle, la poubelle de l’histoire », a laissé entendre le ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Promotion du genre, égalité des sexes… Les femmes parlementaires font le point de leurs actions

24 août 2019 à 10 10 20 08208
Dr Zalikatou Diallo, députée (RPG-AEC) et Secrétaire générale du FOFPAG

La retraite annuelle du Forum des Femmes Parlementaires de Guinée (FOFPAG) a pris fin hier, vendredi 23 août 2019, à Coyah. Organisé par le FOFPAG en partenariat avec le PNUD et l’ONU-Femmes, sur financement du gouvernement du Canada, cet atelier de deux jours (23 et 24 août) avait pour objectif de faire le bilan annuel des actions réalisées par l’organisation et de parler des perspectives, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Hon. Hadja Fatoumata Binta Diallo, députée (UFDG) et présidente du FOFPAG

Parlant du bilan, l’honorable Hadja Fatoumata Binta Koundara Diallo, présidente du Forum des Femmes Parlementaires de Guinée, a indiqué qu’il est hautement positif. « Vous savez, le FOFPAG a été créé le 10 mai 2016. La présidence est tournante entre les deux mouvances : la mouvance RPG et l’Opposition. C’est l’UFDG qui a pris pendant deux ans et quelques mois. Ce que je peux dire sur ça, c’est que le bilan a été très positif. Pourquoi ? Premièrement, nous avons réussi à fédérer les femmes.

C’est-à-dire les femmes des partis politiques, les ONG et le Forum des Femmes Parlementaires. C’est ce qui nous a permis à faire voter la loi, le code civil qui était dans les tiroirs depuis 27 ans. Et, nous avons réussi aussi à faire voter la loi sur la parité. Mais, tout cela a été rendu possible grâce aux ONG féminines. Nous avons travaillé avec les femmes des partis politiques, nous avons fait des tournées à l’intérieur du pays : nous avons fait deux fois les 33 préfectures, nous avons fait les 5 communes de Conakry pour la sensibilisation. Dire aux femmes que nous représentons 52% de la population, donc nous devons nous prendre en charge », a-t-elle expliqué.

De son coté, Dr Zalikatou Diallo, secrétaire générale du Forum des Femmes Parlementaires de Guinée et députée au Parlement panafricain s’est réjouie du travail qui a été fait durant ces 5 années. Selon elle, l’heure est à la pérennisation de ces acquis. « Avec tous les 5 années passées comme secrétaire générale du FOFPAG et toutes ces 26 femmes qui ont milité au sein de ce forum, nous avons acquis beaucoup d’expériences. Parce que nous avons été formés en leadership, genre et équité, la technique de communication de masse.

Nous avons acquis beaucoup d’expériences en termes de plaidoyer et de lobbying à travers tout le pays et au niveau de tous les acteurs concernés par l’accroissement de la représentativité des femmes au niveau des instances de prise de décision et des instances politiques. C’est pourquoi nous avons tout fait pour avoir cette loi sur la parité qui a été adoptée à l’Assemblée nationale. Nous avons beaucoup d’objectifs pour pérenniser les actions du forum, cela même au-delà de cette législature pour pouvoir toujours continuer à mettre notre savoir-faire à la disposition de la gent féminine guinéenne, afin que la dimension genre soit prise en compte dans toute la République », a-t-elle indiqué.

Boubacar Bah, expert du PNUD

Boubacar Bah, expert du PNUD, quant à lui, a indiqué que son institution, dans le cadre de l’appui à l’Assemblée nationale, soutient depuis 5 ans les actions du Forum des Femmes Parlementaires de Guinée. Selon lui, la démarche vise « à permettre la prise en compte des questions du genre et l’égalité des sexes. C’est pourquoi les femmes députées à l’Assemblée nationale ont été pour un premier temps formées sur la question. Et, elles ont décidé de mettre en place cette structure qu’elles ont appelé Forum des Femmes Parlementaires, dont la vocation n’est autre que favoriser la prise en compte du genre dans le travail parlementaire.

Faire en sorte qu’au niveau de leurs formations politiques, qu’elles puissent soutenir la prise en compte des questions du genre et de l’égalité notamment l’accès des jeunes et des femmes dans les instances de prise de décision. Mais aussi, œuvrer dans le cadre national à ce que des ONG et autres structures traitant les mêmes questions qu’elles, puissent se coordonner, avoir des synergies et complémentarités de manière à ce que l’agenda du genre soit poussé dans le pays », a dit monsieur Bah.

De retour de Coyah, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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