Condamnation de Grenade : l’UFDG dénonce l’acharnement du régime Condé sur un citoyen

22 mars 2019 à 17 05 05 03053

Après son arrestation et sa détention arbitraires, Monsieur Boubacar DIALLO vient d’être injustement condamné à dix (10) ans de détention criminelle avec une période de sûreté de cinq (5) ans. La Direction nationale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) exprime toute sa solidarité à son vaillant et loyal militant et, en même temps, dénonce et condamne solennellement l’acharnement injustifié sur ce jeune homme innocent et sur les autres militants de l’opposition par une Justice aux ordres.

Cette condamnation intervient en dépit des efforts déployés par les Avocats qui n’ont pas manqué de démontrer pendant tout le procès, l’absence de preuves sur la culpabilité de Boubacar DIALLO et la violation systématique du formalisme procédural, protecteur des libertés individuelles.

Depuis le début de l’affaire, on assiste à un enchaînement de manipulations conduisant à ce qu’il faut bien appeler une dénaturation de la justice tant la procédure suivie est en contrariété avec ce qu’on est en droit d’attendre d’une justice indépendante et impartiale. En effet, les conditions d’arrestation et de détention de Boubacar DIALLO, le refus de prendre en compte l’annulation de la procédure engagée contre lui par la Chambre d’Instruction de la Cour d’appel de Conakry, l’expiration du mandat de dépot, la primauté de la loi sur toute autre considération, sont autant d’éléments constitutifs de la violation des droits de la défense et du droit à un procès juste et équitable.

La parodie de justice à laquelle nous avons assisté le 19 mars 2019 déshonore la Guinée. Dans un État de droit, la justice est le dernier rempart contre l’arbitraire. Malheureusement, cette justice chargée de veiller au respect des droits et de garantir l’exercice des libertés individuelles et collectives s’est muée en une justice à deux vitesses qui garantit l’impunité totale pour les affidés du pouvoir, et organise des procès biaisés et expéditifs contre les partisans de l’Opposition.

En tout état de cause, l’histoire retiendra qu’ayant échoué à mettre en cause les responsables de l’UFDG par des accusations grossières et absurdes, le Régime de Alpha CONDE, par cette condamnation injuste, s’est acharné sur le citoyen Boubacar DIALLO pour son militantisme.

En tout état de cause, l’histoire retiendra qu’ayant échoué à mettre en cause les responsables de l’UFDG par des accusations grossières et absurdes, le Régime de Alpha CONDE, par cette condamnation injuste, s’est acharné sur le citoyen Boubacar DIALLO pour son militantisme.

Fait à Conakry, le 21 mars 2019

La Direction nationale de l’UFDG

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Humanitaire : l’UFDG évacue Aïssatou Bella pour des soins en Tunisie

22 mars 2019 à 8 08 43 03433

Comme l’a promis Cellou Dalein Diallo il y a environ une semaine, l’UFDG a évacué Aïssatou Bella Diallo, jeune fille défigurée par une grenade lacrymogène des forces de l’ordre qui réprimaient une manifestation d’habitants de Kipé 2, protestant contre la démolition de leurs maisons la semaine dernière. Le principal parti d’opposition de Guinée a décidé d’envoyer la jeune fille en Tunisie pour des soins plus appropriés, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Aïssatou Bella Diallo a quitté Conakry dans la nuit du jeudi à ce vendredi, 22 mars 2019, pour Tunis. En plus de sa famille, la patiente a été accompagnée à l’aéroport international de Conakry-Gbessia par une délégation de l’UFDG, dont Maladho Diallo et Elhadj Saïdou Baldé, respectivement trésorier national et chargé des affaires sociales du parti du principal parti d’opposition du pays.

Selon Maladho Diallo, ce geste de l’UFDG et son leader Cellou Dalein Diallo est purement humanitaire. « Vous savez que Aïssatou Bella a été défigurée suite à une bombe lacrymogène. Elle avait été admise à l’hôpital Donka. Malheureusement, au niveau de Donka, il n’y a pas de services adéquats pour le traitement. Le président Cellou Dalein a pris des renseignements au Sénégal, au Maroc et en Tunisie. Et en fin de compte, nous avons compris que la Tunisie répondait mieux par rapport au traitement qu’elle devait suivre.

C’est ainsi que nous avons mobilisé les moyens qu’il faut. Nous avons acheté les billets d’avion non seulement du papa et de la fille, mais aussi du médecin qui doit accompagner la petite. Après les billets d’avion, il y a la prise en charge à la clinique là-bas. Donc là aussi, nous avons mobilisé l’argent qu’il faut par rapport aux premiers soins. Cela dit, nous allons les accompagner la fille jusqu’au bout.

Parce qu’après le traitement de la plaie, il faut que la petite subisse la chirurgie esthétique pour retrouver son nez. Déjà nous sommes aux alentours de 100 millions de francs guinéens en termes de montant engagé pour le traitement de Aïssatou Bella », a indiqué le trésorier national de l’UFDG.

Dans la famille de la jeune fille, c’est naturellement la joie et la satisfaction. Son père, Alpha Oumar Diallo, a vivement remercié l’UFDG et son président Cellou Dalein Diallo pour ce geste humanitaire. « Nous sommes très heureux de cette action du président de l’UFDG. Nous prions Dieu que nous arrivions dans les meilleures conditions et que ma fille puisse recouvrer sa santé.

Nous prions Dieu que l’UFDG, que le président Cellou Dalein Diallo atteigne ses objectifs. A Donka, les médecins ne s’occupaient que très peu de ma fille. Nous y avons passé près d’une semaine, mais le traitement de ma fille laisse à désirer. Donc, j’espère qu’en Tunisie, ça sera tout le contraire », a dit le papa de la victime.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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10 ans de prison pour « Grenade » : « cette décision est nulle et de nul effet», dit un de ses avocats

18 mars 2019 à 17 05 04 03043

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, Boubacar Diallo, alias Grenade, a été condamnée à 10 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 5 ans, ce lundi 18 mars 2019, par le tribunal de Dixinn. Le militant de l’UFDG était poursuivi pour tentative de meurtre et détention illégale d’armes de guerre. Ses avocats annoncent qu’ils vont interjeter appel, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Détenu depuis le 22 juin 2018, Boubacar Diallo alias Grenade, ce jeune militant de l’UFDG a clamé son innocence tout au long du procès. Pourtant, il a été présenté par le procureur, Sidy Souleymane, comme un homme dangereux qui a tiré sur les forces de l’ordre.

Désormais, Boubacar Diallo est situé sur son sort. Le tribunal, par la voix du juge Ibrahima Kalil Diakité, a reconnu l’accusé coupable des faits de tentative de meurtre et détention illégale d’armes de guerre. Il a été condamné à 10 ans de prison avec une période de sûreté de 5 ans.

A l’énoncé du verdict, Boubacar Diallo s’est effondré, s’agrippant la barre : « tuez-moi, terminez-moi ici pour une bonne fois pour toute. Je ne vais pas quitter ici ». Il a fallu plusieurs minutes pour dissuader Boubacar Diallo de sortir de la salle, remplie de militants de l’UFDG.

Au dehors, la tension était vive. Des pleurs et des injures se sont fait entendre. La marâtre de Boubacar Diallo criait au complot contre son fils. Il a fallu l’intervention de l’avocat, maitre Salifou Béavogui, pour que les agents puissent embarquer le condamné pour la maison centrale.

Les avocats de la défense ont exprimé leur déception face à la décision rendue dans cette affaire.

Selon Me Alsény Aissata Diallo, un des avocats de la défense, notre justice est loin d’être impartiale et ce verdict le prouve à suffisance. « Cette décision nous a prouvés davantage que notre justice est caporalisée, notre justice est loin d’être indépendante. Au cours des différents débats, nous avons réussi à démontrer l’innocence de notre client et que le procureur par contre, n’a pu administrer aucune preuve, si petite qu’elle soit, imputable à M. Boubacar Diallo. Malgré tout, le tribunal a décidé d’entrer en condamnation contre un innocent », a regretté l’avocat.

Boubacar Diallo « Grenade » et son avocat Me Salifou Béavogui

Pour sa part, maître Salifou Béavogui a expliqué que son client est victime d’un montage. « On voulait, à travers lui, attraper d’autres personnes dans sa formation politique. Malheureusement, à travers notre professionnalisme et la maîtrise du dossier, finalement cela a échoué. Donc, on s’est agrippé à ce jeune innocent qui n’a jamais possédé une arme, qui n’a jamais tiré, qui n’a jamais été mêlé dans une quelconque agression physique par voie d’arme ou de fusil, se retrouve malheureusement dans cette situation et vient d’être arbitrairement condamné.

Boubacar Diallo vient d’être arbitrairement condamné à 10 ans de réclusion criminelle. Mais, nous avons immédiatement relevé appel. Cet appel remet en cause les faits et le droit, ce qui signifie que cette décision est nulle et de nul effet et il reviendra à la chambre criminelle de la Cour d’Appel de réexaminer la cause. Nous avons relevé appel, nous ne sommes pas d’accord, nous flétrissons », a déclaré l’avocat.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél:224623532504

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Frahira Condé de la section RPG-AEC du Sénégal : « le président Alpha Condé va se limiter à ses deux mandats »

23 février 2019 à 13 01 18 02182
Frahira Condé, secrétaire politique de la section RPG-AEC du Sénégal, de Gambie, du Cap-Vert et de la Mauritanie

Frahira Condé, secrétaire politique de la section RPG Arc-en-ciel du Sénégal (une section qui couvre aussi la Gambie, la Mauritanie et le Cap Vert) a accordé une interview à deux journalistes de Guineematin.com, partis couvrir l’élection présidentielle du 24 février 2019 au Sénégal.

Ce guinéen qui est né et qui vit au pays de la Téranga, s’est exprimé notamment sur le déroulement de la campagne électorale et sur l’actualité sociopolitique guinéenne qu’il observe à distance. Il a déploré l’attaque contre le cortège de Cellou Dalein Diallo il y a une semaine à Conakry et s’est dit certain que le président Alpha Condé ne va pas briguer un troisième mandat.

Décryptage !

Guineematin.com : les sénégalais sont appelés aux urnes dimanche pour élire leur nouveau président de la République. La campagne électorale s’achève ce vendredi, 22 février 2019 à minuit. Vous qui êtes à la fois guinéen et sénégalais et qui êtes un des responsables du RPG Arc-en-ciel au Sénégal. Comment appréciez-vous le déroulement de cette campagne ?

Frahira Condé : la campagne s’est déroulée très bien. Les cinq (5) candidats ont déroulé leurs plans d’actions, ils ont expliqué à la population leurs programmes. Moi, je n’appartiens à aucun parti politique ici au Sénégal. Mais, à mon avis, et d’après ce que j’ai vu, le président Macky Sall va les battre dès le premier tour.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

Frahira Condé : son bilan. Je ne parle pas de ce que les gens disent : il a dit qu’il va faire cinq (5) ans, il a fait sept (7) ans. D’accord, tout ça c’est beau. Mais, ça n’empêche pas de dire que ce qu’il a fait ici, connaissant très bien le Sénégal pour avoir parcouru tout le territoire sénégalais, lui permet d’être réélu dès le premier tour. Je suis allé partout et j’ai vu que le président Macky Sall a fait vraiment du bon travail. Donc, si les Sénégalais sont conscients, ils vont lui donner un second mandat.

Guineematin.com : parlant du déroulement de la campagne électorale ici au Sénégal, quand on fait la comparaison avec ce qui se passe habituellement en Guinée, y a-t-il une différence ?

Frahira Condé : je peux dire qu’il n’y a pas photo entre les deux pays. La façon dont la campagne se passe ici au Sénégal et en Guinée, il y a une différence. Mais, la manière dont le président sénégalais en train de faire sa campagne, c’est pareil avec celle du président Alpha Condé en Guinée : la manière avec laquelle Alpha Condé draine les foules derrière lui, c’est de cette même manière que Macky Sall est en train de faire au Sénégal. Donc, à ce niveau, il y a une ressemblance entre les deux.

Guineematin.com : la différence c’est à quel niveau alors ? Au niveau du discours peut-être ?

Frahira Condé

Frahira Condé : la différence c’est au niveau du discours. Quand je suis la télévision guinéenne, je vois souvent des anciens militants qui se glorifient en disant : moi je suis là depuis le commencement, moi ça, je ne le dis pas. Je connais très bien le président Alpha Condé, mieux qu’eux-mêmes qui sont là-bas, à côté de lui. Le président Alpha Condé aussi me connait très bien, si tu le réveilles en plein sommeil, tu lui demandes s’il connait Frahira, il dira oui. En le connaissant donc très bien, je dirais qu’il y a une différence entre lui et Macky.

Le président Condé lui, il dit ce qu’il a à dire, c’est-à-dire qu’il ne cache pas la vérité, il dit ce qu’il a à dire sans gêne. Ce qu’il ressent, il le dit même à ses militants, ses compagnons et la population aussi. Lui, il crache la vérité. Ce n’est pas le cas chez Macky Sall. Lui, il ne peut pas dire ces vérités-là. Les vérités que le président Alpha Condé est en train de dire à la population, le président Macky ne peut pas les dire. S’il les dit, il va tomber, ça ne l’arrangera pas.

Guineematin.com : vous avez salué le déroulement de cette campagne électorale, mais selon certains médias sénégalais, cette campagne a fait 22 morts par accidents de la circulation. Il y a eu également des accrochages entre militants de camps opposés qui ont fait des blessés. C’est quand même pas reluisant ça.

Frahira Condé : oui, ça arrive. L’accident, on ne peut pas l’éviter, ça arrive. Là où les gendarmes sont morts par exemple, on a dit que le chauffeur dormait. Le chauffeur était très fatigué, vous savez, la campagne c’est très fatiguant. Moi qui ai conduit un véhicule entre la Guinée et le Sénégal, j’en sais quelque chose. Les autres morts, vous savez, il y a des militants qui se sont mêlés avec des gens qui ne veulent que détruire. Parce qu’il y a certains militants qui sont là, ils ne peuvent pas se retenir. Il suffit que tu touches à une effigie de leur candidat, de leur président, ils se fâchent vite et la bagarre commence.

Guineematin.com : c’est ce qui explique les affrontements à Tamba-Kounda ?

Frahira Condé : oui, c’est à cause ça. Parce qu’il parait qu’il y a l’effigie du président Issa Sall qui a été sabotée, ou bien l’effigie du président Macky Sall qui a été sabotée, et les jeunes n’étaient pas d’accord entre eux, il y a eu bagarre. Le professeur Issa Sall était avec ses militants, ses accompagnants, avec ses gardes du corps, mais ils étaient trop petits par rapport à la foule qui était là-bas. Il parait qu’un des leurs chauffeurs a essayé de s’enfuir, on l’a tiré sur place. Il y a un autre aussi qu’on a poignardé avec un couteau. Vraiment, on déplore cela. Dans une campagne politique, ça ne demande pas de sortir une arme blanche. Mieux vaut dérouler son programme de société que de sortir une arme blanche. Quand-même, je pense que la justice fera son travail.

Guineematin.com : dans une déclaration rendue publique le jeudi, 21 février 2019, les quatre (4) opposants qui font face à Macky Sall ont dénoncé des manipulations douteuses. Ils parlent notamment d’un tripatouillage du fichier électoral pour permettre au président sortant d’être réélu. Croyez-vous en cela ou bien vous pensez que c’est juste de bonne guerre ?

Frahira Condé : moi, je ne suis pas un informaticien pour pouvoir dire qu’ils veulent tripatouiller le fichier électoral. Mais, il faut savoir que c’est quelque chose qui a été toujours déploré ici au Sénégal. Les opposants ont toujours crié ici haut et fort que vraiment, ils ne font pas confiance au fichier électoral. Mais, je vais vous dire que ce que j’ai vu ici au Sénégal, ça n’existe quasiment dans aucun autre pays en Afrique. Si on ferme les bureaux de vote à 9 heures, à 10 heures, les résultats commencent à tomber. J’ai assisté à plusieurs élections ici, mais je puis dire que personne ne peut voler les élections ici.

Guineematin.com : c’est transparent ?

Frahira Condé : c’est transparent. Il suffit que le bureau de vote numéro 1 ferme ses portes, les représentants de tous les partis sont là, ils font le décompte. Et, dès qu’ils finissent le décompte, ils ouvrent les portes et les journalistes entrent, on leur donne les résultats. Eux aussi, commencent immédiatement à relayer les résultats. Les résultats, ça part comme ça. On les centralise et il y a les médias qui donnent les résultats au fur et à mesure. Ça ne peut pas durer. Avant minuit, on peut connaître la tendance, savoir qui est devant, s’il y aura un deuxième tour ou pas.

Guineematin.com : on sait qu’il y a une forte communauté guinéenne ici au Sénégal, notamment à Dakar. Beaucoup d’entre eux ont la nationalité sénégalaise et vont donc voter. Est-ce que les partis politiques guinéens ont une certaine implication dans ce processus ?

Frahira Condé

Frahira Condé : non. Sauf peut-être ceux qui veulent se faire montrer. Il y en a d’autres qui ont acquis la nationalité sénégalaise, ce n’est pas comme nous qui sommes nés ici et qui avons grandi ici. Nos papas ont quitté la Guinée après la guerre mondiale, ils sont venus ici, ils étaient des anciens combattants. Ils ont acquis la nationalité sénégalaise et se sont installés ici. Nous, nous sommes nés ici et avons grandi ici.

Mais, il y en a d’autres qui sont venus ici il y a 5 ans, 10 ans, ils ont acquis la nationalité sénégalaise, tous ceux-là votent. Mais moi, j’attire l’attention de toute la communauté guinéenne pour leur dire de ne pas se dévoiler, de rester calme, aller voter et rentrer. Parce qu’il fût un temps, il y a eu des rumeurs qui disaient qu’il y a la communauté guinéenne qui est impliquée dans les élections au Sénégal. Il y a des opposants qui en ont parlé.

Guineematin.com : effectivement, certains ont dit ici qu’il y a des guinéens qui n’ont pas la nationalité sénégalaise que le pouvoir utilise pour voter les élections. C’est-à-dire qu’ils traversent la frontière pour venir prendre des cartes d’électeurs sénégalais, voter et rentrer en Guinée. Avez-vous vu des cas pareils ?

Frahira Condé : j’en ai entendu parler mais je ne crois pas à cela. Je sais que les Guinéens sont très nombreux au Sénégal et que beaucoup d’entre eux ont acquis la nationalité sénégalaise. Mais, ce que vous dites là, je n’en ai pas la certitude.

Guineematin.com : parlez-nous maintenant des rapports entre vous les représentants des partis politiques guinéens ici au Sénégal. Comment ça se passe entre vous ?

Frahira Condé : nous avons de très bons rapports. Ce n’est pas pareil avec ce qui se passe en Guinée. Ici, nous sommes en famille. Je peux même vous montrer des photos où je suis avec le secrétaire fédéral de l’UFDG. Quand Cellou a organisé son meeting au stade Ibamar Diop de Dakar, j’étais là-bas. Nous ici, on est une famille.

Guineematin.com : pour nous qui sommes en Guinée, c’est quand-même étonnant de voir un responsable du RPG Arc-en-ciel participer à un meeting de Cellou Dalein Diallo.

Frahira Condé : oui, on m’a invité, j’étais obligé de partir. Ce qui compte le premier, nous sommes des guinéens. Nous sommes des guinéens, c’est ça qui compte. Ici, si le malheur tombe sur quelqu’un qui est guinéen, on ne cherche pas à savoir si tu es de ce parti politique là ou si tu es de tel autre parti politique, nous on est une famille ici au Sénégal. On ne se bagarre pas. Même en période électorale, on ne se bagarre pas. On reste calme, on attend les résultats.

Guineematin.com : en Guinée, on s’achemine vers la fin du second mandat du président Alpha Condé. Quel bilan faites-vous de la gestion de votre champion ?

Frahira Condé : depuis qu’il est venu, quand-même il est en train de travailler. Vous savez, la Guinée à un grand retard par rapport à certains pays de la sous-région. Donc, il ne peut pas tout faire en deux mandats. Pour sortir la Guinée de la pauvreté, il faut beaucoup de temps. La Guinée, on ne peut pas la développer en 15 ans ou en 20 ans, ça reste encore beaucoup à faire. Sur le domaine des infrastructures, ça commence à aller parce que j’étais là-bas au mois de mai 2018, j’ai vu qu’il y a quand même des infrastructures qui sont en train de sortir de terre, j’apprécie cela. Le président Alpha Condé a beaucoup fait, il est en train de se battre pour faire son mieux. Mais, il ne sera pas le seul à bâtir toute la Guinée, il faut que tous les Guinéens y apportent leur grain de sel.

Guineematin.com : vous dites qu’il ne peut pas tout faire en deux mandats. C’est justement l’un des arguments des promoteurs du troisième mandat. Ils disent que le président doit avoir un troisième mandat pour parachever ses chantiers. C’est aussi votre avis ou bien vous, vous pensez qu’il faut respecter la constitution actuelle qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels ?

Frahira Condé : ça c’est une autre affaire. Mais moi, ce que je peux répondre, c’est que comme le président ne s’est pas prononcé jusqu’à présent sur ce sujet, moi je crois que le président de la République va se limiter à ses deux mandats-là.

Guineematin.com : c’est votre souhait ça ou bien c’est l’impression que vous avez ?

Frahira Condé : ce sont mes pensées parce que, connaissant le président Alpha Condé, je sais que s’il veut quelque chose, il le dit. C’est en 2020 qu’il va finir son deuxième mandat, s’il devait se prononcer sur ça, il allait le faire depuis longtemps, les gens vont essayer de travailler sur ça. Mais, il ne l’a pas fait jusqu’à présent. Donc d’après mes calculs, je dis que le président de la République, il va les laisser parler et à la fin de son mandat, il va aller se reposer.

Guineematin.com : vous pensez qu’il veut surprendre les gens, c’est pourquoi il ne s’est pas prononcé encore là-dessus ?

Frahira Condé : je dis qu’il ne s’est pas prononcé jusqu’à présent. Il y a les opposants qui crient de gauche à droite, chacun parle de 3ème mandat, les militants du RPG Arc-en-ciel aussi en parlent, mais ils ne connaissent absolument rien sur les intentions du président.

Guineematin.com : personnellement, que conseillez-vous au président : proposer une nouvelle constitution ou partir à la fin de son second mandat ?

Frahira Condé : moi, je ne peux pas conseiller le président de la République. C’est vrai, il me respecte beaucoup et je le respecte beaucoup, mais c’est quelqu’un qui est très mature, c’est quelqu’un qui est très respecté. Donc, je ne suis pas bien placé pour lui donner des conseils.

Guineematin.com : l’actualité guinéenne a été marquée aussi ces derniers jours par l’attaque du cortège de Cellou Dalein Diallo qui rentrait d’un séjour à l’étranger. Les forces de l’ordre ont violemment dispersé son cortège qui se rendait au siège de l’UFDG et ont sérieusement endommagé son véhicule. Votre réaction là-dessus ?

Frahira Condé : je déplore tout ce qui peut entraîner mort d’homme. Je déplore aussi les callasses des véhicules. Parce que nous, la façon dont on nous a éduqués ici au Sénégal, en faisant la politique, ce n’est pas pareil avec ce que j’ai vu là-bas. Je le déplore. L’UFDG est quand même la deuxième force politique du pays, on devait donc donner le minimum de respect à son leader. Moi, j’aurais aimé que s’il veut marcher qu’on l’encadre, il fait sa marche sans qu’on le disperse. Parce que je vois l’exemple ici au Sénégal, il y a des opposants qui font des marches, ils sont bien encadrés par la police. Ils vont faire leur marche, après ils se dispersent.

Guineematon.com : nous arrivons au terme de cette interview, quel est votre mot de la fin ?

Frahira Condé : je prie le bon Dieu que l’élection de 24 février 2019 se déroule dans les meilleures conditions, que les sénégalais restent calmes, qu’ils aillent voter et rentrer chez eux dans le calme. Et surtout mes parents guinéens, je leur demande de ne pas se manifester, de ne pas se dévoiler, ils n’ont qu’à aller voter. Il ne faut pas qu’ils se dévoilent. Ce sont des sénégalais, ils ont leurs cartes d’identité CEDEAO numérisées, ils n’ont qu’à aller voter et rentrer.

Interview réalisée à Dakar par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Coordination des fédérations UFDG de l’intérieur : Cellou Baldé fixe ses priorités

21 février 2019 à 12 12 24 02242

Le président de l’UFDG a procédé hier, mercredi 20 février 2019, à quelques réaménagements au sein de sa formation politique. Cellou Dalein Diallo a nommé quatre cadres du parti à de nouveaux postes. Il s’agit de l’honorable Aliou Condé, secrétaire général de l’UFDG, qui est nommé au poste de vice-président chargé des affaires politiques en remplacement de Bano Sow, parti à la CENI ; l’honorable Cellou Baldé, vice-président de la commission électorale du parti devient coordinateur des fédérations UFDG de l’intérieur du pays ; Elhadj Mamadou Diouma Bah, membre du bureau exécutif et fondateur de l’université IUHEG va occuper le poste de coordinateur des fédérations UFDG de l’extérieur et mademoiselle Nadia Nahman est nommée cheffe de cabinet par intérim du président de l’UFDG.

Au lendemain de ses nominations, l’honorable Cellou Baldé s’est confié à Guineematin.com ce jeudi, 21 février 2019. Le député de Labé s’est dit satisfait de la confiance placée en lui. « Nous avons accueilli cette nomination avec satisfaction et nous exprimons toute notre gratitude au président Cellou Dalein Diallo parce que c’est à son pouvoir discrétionnaire par le simple fait que nous ne sommes pas au congrès.

Le poste de vice-président est un poste électif et c’est au congrès de le meubler ; mais, quand il est vacant entre deux congrès, c’est au président de procéder à une nomination. Il a bien voulu assister le vice-président chargé des affaires politiques de deux coordinateurs pour les fédérations de l’intérieur et de l’extérieur », a-t-il expliqué.

Ainsi donc, honorable Cellou Baldé se fixe déjà plusieurs objectifs, notamment ceux de mieux encadrer les fédérations de l’intérieur du pays auprès du vice-président en charge des affaires politiques et la réorganisation des structures à la base : les comités de base, les sections et les fédérations. « Puisque nous venons de sortir d’un scrutin pour lequel il y a eu beaucoup d’élus, il faut réorganiser les structures du parti.

Nous avons eu beaucoup de maires et de vices maires. Nous comptons aujourd’hui 416 membres des différents exécutifs du pays, 120 maires et environ 121 vices maires également. Nous avons eu plus de 2000 conseillers. Cela va sûrement plus ou moins affecter l’organisation des structures à la base. Donc aujourd’hui, il est question de relancer la redynamisation de ces structures ; mais également, assurer l’encadrement de nos militants et responsables à la base », a souligné le député.

L’élu de Labé pense que la mission ne s’arrête pas là et qu’il faut également étendre l’étendard du parti à travers son implantation dans des zones où il n’y avait pas assez de structures. « Il y a peut-être des zones où il n’y a pas de structures de base, donc il faut étendre l’emprise du parti dans tous les villages, les districts et sous-préfectures du pays. Et, avec un travail collégial, nous ferons en sorte que les résultats attendus soient produits et que l’UFDG soit au sommet en 2020 et que Cellou Dalein Diallo soit élu Président de la République pour que l’alternance soit assurée », a-t-il promis au bout du fil.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Me Baldé réclame la libération de Grenade : « il n’y a ni preuves, ni partie civile »

12 février 2019 à 14 02 56 02562
Me Thierno Souleymane Baldé

Après les réquisitions du parquet de Dixinn, qui a requis 20 ans de détention criminelle contre Boubacar Diallo, dit Grenade, ses avocats sont en train de chercher à le sortir de ce mauvais pas. Selon maître Thierno Souleymane Baldé, aucune preuve n’a été apportée par le parquet, rapportent les journalistes de Guineematin.com qui sont sur place.

C’est maître Thierno Souleymane Baldé qui a été le premier avocat du collectif de la défense à prendre la parole pour sa plaidoirie. « Mon client a été arrêté sur une simple dénonciation. Pire, ses avocats, parents et amis n’ont pas pu avoir accès à lui. Il a été maintenu en isolement et détenu pendant plus d’une année. Par ailleurs, aucun de ses accusateurs n’est venu s’expliquer ni devant le juge d’instruction, ni ici devant cet auguste tribunal », a-t-il fait observer, avant d’indiquer qu’on « ne peut condamner Boubacar Diallo sur de simples suppositions ».

Plus loin, l’avocat fera remarquer que les droits de son client ont été violés du début à la fin, une manière de contredire les propos avancés par le procureur, Sidy Souleymane N’diaye. « Notre client a été qualifié de criminel avant même que son procès ne s’ouvre, à travers les médias et tout au long des débats. Il n’a pas bénéficié de la présomption d’innocence », a dénoncé maître Thierno Souleymane Baldé.

Démontant les arguments du procureur, l’avocat a rappelé que Boubacar Diallo ne pouvait pas avoir une kalachnikov, tirer 19 balles, sans blesser quelqu’un. « Il n’y a pas de blessés, ni de partie civile dans ce dossier. Logiquement, le gaz lacrymogène ne pouvait empêcher à Grenade de blesser quelqu’un. C’est impossible ! Il n’y a aucune preuve. On ne peut pas condamner Boubacar Diallo sur de simples suppositions », dit-il.

Parlant de l’accusation de « détention d’armes de guerre », maître Baldé a rappelé au tribunal que les images de son client avec une kalachnikov ont été prises dans une brigade de gendarmerie dont le logo y est d’ailleurs visible.

C’est pourquoi, l’avocat a demandé au tribunal de faire application de l’article 544 du Code Pénal qui consiste à acquitter l’accusé faute de preuves.

Alpha Mamadou Diallo et Salimatou Diallo depuis le TPI de Dixinn pour Guineematin.com

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Le budget du chef de file de l’opposition bloqué : « on est dans la jungle… »

12 février 2019 à 8 08 32 02322

Depuis plus d’une année maintenant, le chef de file de l’opposition guinéenne ne reçoit pas son budget. Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, ne digère cet état de fait. L’opposant qui a contacté Guineematin.com par téléphone, s’en prend au Président Alpha Condé qu’il accuse de transformer la Guinée en jungle.

C’est en 2017 que Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, a commencé à recevoir son budget de chef de file de l’opposition, en raison de 500 millions de francs guinéens par trimestre. Mais, au bout de quelques mois, le déblocage de l’argent a été arrêté. Depuis, le président de l’UFDG n’a plus rien perçu de ce budget et il n’a non plus reçu les deux véhicules prévus par la loi portant sur le chef de file de l’opposition.

Plus d’une année après, le vice-président de l’UFDG s’insurge contre cette situation. Dr Fodé Oussou Fofana rappelle d’abord que ce budget n’est pas une subvention qui est donnée à l’UFDG, encore moins une aumône. « Cette affaire de chef de file de l’opposition et le budget qui est lié est du domaine de la loi. Ce n’est pas la volonté de monsieur Alpha Condé, ce n’est pas son argent, ce n’est pas lui qui paye, c’est du domaine de la loi. C’est la loi qui dit que le chef de file de l’opposition, c’est le leader du parti de l’opposition qui a le plus grand nombre de députés à l’Assemblée nationale.

Et c’est la même qui dit que le chef de file de l’opposition a droit à un budget qui a été voté. Ce n’est pas honteux donc de prendre l’argent du budget du chef de file de l’opposition. C’est comme le Président de l’Assemblée nationale qui a un budget de souveraineté, c’est comme le Président de la République qui a un budget de souveraineté, c’est comme le Président de la Cour suprême, c’est comme les présidents de toutes les institutions qui ont un budget », a déclaré le président du groupe parlementaire Libéral-Démocrate à l’Assemblée nationale.

Parlant du blocage de ce budget et de tous les avantages consacrés au chef de file de l’opposition, Fodé Oussou Fofana estime que c’est « parce qu’on est dans la jungle, on est dans la merde. Alpha Condé fait ce qu’il veut, il traite les Guinéens comme il veut, il n’y a personne qui peut ouvrir les yeux pour dire que ce n’est pas normal ce qu’il fait. Sinon, un Président de la République n’a aucune autorité de bloquer un budget d’une institution qui est consacrée par la loi. Parce que ce n’est pas de l’aumône qu’il donne, c’est du domaine de la loi. On n’a pas besoin de s’entendre avec le chef de file de l’opposition pour lui donner son donner son budget. Si la loi dit de lui donner un budget, il doit le recevoir ».

L’opposant précise toutefois, que sa sortie ne vise pas à réclamer le budget du chef de file de l’opposition mais elle vise plutôt à dénoncer cette autre violation manifeste de la loi par le Président Alpha Condé. « De toutes les façons, on ne se bat pas pour un budget de chef de file de l’opposition. Notre objectif, c’est d’amener Cellou à Sékhoutouréya. Mais ce qui est énervant, c’est le fait que monsieur Alpha Condé instaure la dictature et fait ce qu’il veut. C’est comme si l’argent de la Guinée est devenu son argent, il le donne à qui il veut », a-t-il expliqué.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Risque d’affrontement à Matoto : « tout est possible demain… », dit Abdoulaye Bah

5 février 2019 à 19 07 58 02582
Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia

« Pour nous, à l’UFDG, Honorable Kalémodou Yansané est élu maire conformément au scrutin interne proportionnel. Il a eu 23 conseillers qui ont voté pour lui et qui ont même signé dans le registre après avoir voté. Le décompte a eu lieu deux fois, les médias présents ont témoigné avec les images et photos. Il n’est pas question pour nous, à l’UFDG, d’une reprise du poste de maire. Kalémodou Yansané est le maire et reste le maire. Si maintenant par malheur, ils tentent de faire le forcing, je pense que la violence appelle à la violence… », a confié Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia, qui a reçu un reporter de Guineematin.com dans l’après-midi de ce mardi, 05 février 2019.

Comme annoncé dans l’une de nos précédentes publications, c’est demain mercredi, 06 février 2019, que le pouvoir a décidé de faire reprendre l’élection du bureau exécutif de la maire de Matoto. Depuis l’annonce de cette nouvelle, et au vu de la tension qui entoure cette élection, plusieurs citoyens redoutent des affrontements entre les partisans du RPG Arc-en-ciel et de l’UFDG ou entre les militants et les forces de l’ordre. Et, selon Abdoulaye Bah, l’ex-président de la délégation spéciale de Kindia, cette hypothèse n’est pas à écarter au cas où la victoire de Kalémodou Yansané ne serait pas confirmée. Il l’a dit au cours d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, ce mardi 05 février 2019.

Décryptage !

« L’UFDG, dans sa volonté de marcher de manière normale et sérieuse, fait toujours appel à la justice guinéenne. Le RPG n’a aucun égard vis-à-vis des lois de la Guinée, encore moins de la justice. Même les magistrats ont peur ; mais, je rends ici hommage mérité à la Cour suprême qui a eu le courage de dire le droit dans un temps record. La requête a été déposée le 21 janvier, la Cour a entendu les parties, en l’occurrence l’UFDG le 28 et elle a décidé le 31 janvier. Ça, c’est à saluer. L’arrêt est très clair. La demande est recevable en droit et que les lois de la Guinée doivent être respectées par tous les Guinéens, y compris un ministre. Ensuite, le ministre, en matière d’élection politique en Guinée, n’est pas habilité à menacer, encore moins prendre un acte pour annuler une élection. Cette affaire relève du contentieux électoral prévu à l’article 114 du Code des collectivités guinéennes.

Donc, c’est le tribunal de première instance de la circonscription qui est habilitée à juger les affaires électorales comme on a fait à Kindia. A Kindia, on a déposé la plainte au niveau du tribunal. Ici aussi, si le RPG n’est pas d’accord avec l’élection incontestable, légale, sérieuse avec des témoins que sont les médias, il pouvait aller à Mafanco pour contester. Donc, notre parti est allé devant la Cour suprême pour dire que le ministre n’est pas habilité par la loi à annuler une élection. Ça, la Cour l’a dit expressément qu’il n’est pas compétent pour annuler une élection politique, c’est la justice de Guinée qui est compétente. On aurait aimé qu’il respecte les lois de son pays ; mais aussi et surtout, d’une décision de justice qui ne peut pas ne pas être claire. Enfin, la Cour estime qu’elle n’est pas compétente en matière électorale, elle a raison. Il est très bien dit à l’article 114 que ce sont les tribunaux de première instance.

A quoi s’attendre demain à Matoto ?

Donc, si le RPG ou le ministre était contre l’arrêt de la Cour suprême, il ne pouvait aller que devant le tribunal de première instance de Mafanco pour introduire une requête contre l’élection de Kalémodou Yansané. Mais là encore, il y a un délai à respecter. C’est pour dire que le droit n’est pas compliqué. C’est une question de règles et de principes, parce que la loi prévoit qu’il fallait 48 heures pour introduire une requête et le juge a trois jours pour trancher. Donc, on est largement hors délai. Si maintenant le ministre décide, en violation de l’article 114, également en niant une décision de la justice suprême de la Guinée, en ce moment, la Guinée devient dangereuse. Et, l’injustice appelle à la violence. Il faut que le ministre se ressaisisse, s’il aime la Guinée, si réellement il est dignitaire d’un régime comme celui de la Guinée, il doit être un bon exemple. Il doit se plier à la décision de la Cour suprême qui demande de quitter la circulation judiciaire, de quitter la circulation politique. Ce n’est pas son travail et il n’est pas habilité, il n’est pas compétent. Quand c’est trop, on risque de passer par d’autres moyens.

« Le scénario est que l’UFDG viendra avec la ferme volonté de faire élire les 5 ou 6 vices-maires qui restent. Pour nous à l’UFDG, honorable Kalémodou Yansané est élu maire conformément au scrutin interne proportionnel. Il a eu 23 conseillers qui ont voté pour lui et qui ont même signé dans le registre après avoir voté. Le décompte a eu lieu deux fois, les médias présents ont témoigné avec les images et photos. Il n’est pas question pour nous, à l’UFDG, d’une reprise du poste de maire. Kalémodou Yansané est le maire et reste le maire. Si maintenant par malheur, ils tentent de faire le forcing, je pense que la violence appelle à la violence. Nous sommes en droit de riposter, de résister face à des guinéens qui se considèrent super guinéens et prennent les autres guinéens comme des guinéens inférieurs. Je pense que demain c’est la violence si la loi est violée. Si l’arrêt de la Cour suprême n’est pas respecté, l’UFDG et les guinéens épris de justice et de démocratie ont droit de résister face à un gouvernement qui viole les lois et qui refuse de se plier à une décision de justice. Donc, demain tout est possible à Conakry et à Matoto. Ce n’est pas souhaitable ; mais, quand on vous pousse jusqu’au mur, vous n’avez qu’un choix, celui de rebondir sur celui qui vous pousse ».

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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