Cellou Dalein multiplie les rencontres à l’international

22 novembre 2019 à 12 12 51 115111

Le programme à l’international du Président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, est décidément très chargé. Après avoir participé au Forum Ambition Africa à Bercy les 30 et 31 octobre dernier pour partager son expertise en matière de financement des entreprises, au mini-sommet international sur la paix à Paris du 11 au 13 novembre, et au 6ème forum sur la paix et la sécurité en Afrique des 18 et 19 novembre à Dakar, le chef de file de l’opposition guinéenne est à Fès, au Maroc, pour participer au Comité Exécutif de l’International Libéral dont il est le Vice-président. Le thème retenu cette année est : « Paix et prospérité grâce à des marchés ouverts-Placer le commerce équitable et les investissements stratégiques au cœur d’un avenir durable ».

L’ancien Premier Ministre a saisi l’opportunité qu’offrent ces rencontres de haut niveau pour partager son expérience et sa vision sur les différentes problématiques inscrites à l’ordre du jour. Il a, en plus, donné aux personnalités qu’il a rencontrées en marge de ces forums, de larges informations sur la crise entraînée par la volonté de Monsieur Alpha Condé de changer la Constitution guinéenne à l’effet de s’octroyer un troisième mandat.

A suivre !

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Tueries de manifestants en Guinée : Kalémodou accuse Alpha Condé et le Général Mathurin

16 novembre 2019 à 15 03 48 114811

Les récentes tueries de manifestants, membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), opposés au 3ème mandat pour Alpha Condé en Guinée, ont choqué les consciences. A l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), c’est un sentiment de colère et de révolte qui se dégage. Kalémodou Yansané, un des vice-présidents du principal parti de l’opposition, impute la responsabilité de cette tragédie au président Alpha Condé et aux autorités locales de Conakry. Il l’a annoncé ce samedi 16 novembre 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour Kalémodou Yansané, l’appel lancé par le président Alpha Condé à l’affrontement est la conséquence du drame que traverse notre pays en ce moment, avec une vingtaine de tués par balles dans la lutte contre le 3ème mandat. « Au siège d’un parti politique, au RPG Arc-en-ciel, le président de la République a ôté son manteau pour parler comme un citoyen ordinaire, pour appeler à l’affrontement. L’affrontement a commencé et c’est lui qui en a donné le mot d’ordre, c’est lui qui a donné ordre aux militaires de tirer sur les jeunes, c’est lui qui a donné les instructions de brûler le bus, c’est lui qui a donné les instructions à Boureyma Condé d’interdire les cortèges. Il l’a dit publiquement au siège d’un parti politique, c’est le président Alpha Condé lui-même », accuse monsieur Yansané.

Par ailleurs, le vice-président de l’UFDG dénonce le comportement des commis de l’Etat, préoccupés à garder leurs privilèges, en campagne pour le 3ème mandat. « Aujourd’hui, tout le gouvernement, tous les rejetés du peuple de Guinée sont entrain de mener une campagne contre le peuple de Guinée. A la tête de la campagne, le président de l’Assemblée Nationale qui a eu le courage de dire que la Constitution qui lui a permis d’être président du parlement est une constitution qui est contre le peuple de Guinée. C’est une honte pour le pays », a-t-il lancé.

Pour ce qui est de la manifestation du jeudi 14 novembre 2019, soldée par la mort de 4 jeunes gens, Kalémodou Yansané en impute la responsabilité au gouverneur de Conakry et aux maires des communes. Il dénonce une agression contre le Front National pour la Défens de la Constitution (FNDC). « Vous avez tous constaté ce qui s’est passé le 14 novembre à Condébounyi. C’est une agression contre le FNDC. Une agression perpétrée contre le FNDC par les autorités locales de Conakry en complicité avec monsieur le gouverneur. Lui, qui est un général d’armée, qui connait parfaitement la règle en la matière, qui attend la nuit tardive pour dire vous ne passez par ici, mais par là. La première faute qui a abouti aux accrochages vient de là. Les autorités locales n’ont pas pris leurs responsabilités et ont failli à leur devoir. Il aurait dû appeler 48 heures à l’avance les organisateurs pour parler de l’itinéraire. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? J’impute la 1ère responsabilité des affrontements au gouverneur de Conakry », accuse-t-il.

En outre, le président de la séance dément les autorités sur l’origine de l’incendie d’un bus de transport en commun le 14 novembre dernier à Gbessia. « Aujourd’hui, ils passent dans tous les médias pour dire que les militants sont violents. Ils parlent d’un bidon de 20 litres qui a servi à brûler le bus. Comment quelqu’un peut-il être dans une marche avec un bidon de 20 litres d’essence sans se faire repérer par la sécurité qui est là ? Est-ce que c’est possible ça ? Peut-être qu’ils ont organisé eux-mêmes cette affaire de bus brûlé », a-t-il lancé.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 9 17

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Marche du FNDC : suivez notre live

14 novembre 2019 à 12 12 37 113711

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, les défenseurs de la Constitution guinéenne sont dans la rue ce jeudi, 14 novembre 2019, pour leur quatrième manifestation contre le projet de nouvelle constitution et de 3ème mandat pour le président Alpha Condé.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose de suivre en direct cette marche :

Au cœur de la marche du FNDC, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Comité inter-parties : l’UFDG et l’UFR boudent les travaux

13 novembre 2019 à 12 12 09 110911

En prélude aux élections législatives prévues le 16 février 2020, la CENI a convié les membres du comité inter-parties à une rencontre ce mercredi, 13 février 2019, à Conakry. L’objectif est d’échanger avec les parties prenantes du processus électoral sur les préparatifs de ces élections. Mais, les grands partis politiques d’opposition n’ont pas répondu à l’invitation de la commission électorale, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Dans la salle, on note la présence de représentants de nombreux partis politiques membres du comité inter-parties. Mais aussi des organisations de la société civile : COFFIG, COJELPAID, REFMAP, CENAFOD, CNOSCG. Des institutions internationales comme l’USAID, la CEDAO, le PNUD et OSIWA sont également représentés à la rencontre.

Selon l’ordre du jour communiqué par la CENI, les travaux vont porter essentiellement sur le partage des résultats de mise en place et de formation des membres des commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales (CAERLE) ; échange sur l’état d’avancement des opérations d’identification des électeurs sur le terrain ; échange sur l’état d’avancement des travaux préparatoires des opérations de révision des listes électorales.

Ces travaux se déroulent cependant sans les grands partis politiques d’opposition. Selon le constat de notre reporter, l’UFDG et l’UFR n’ont pas répondu favorablement à l’invitation de la Commission Electorale Nationale Indépendante. Les places qui leur sont réservées restent toujours vides.

L’UFDG a déjà fait savoir son opposition à aller à des élections législatives dans le contexte actuel et promis de rencontrer les autres formations politiques d’opposition du pays pour former un bloc, afin d’exiger la satisfaction de certaines conditions préalables avant d’aller à ces élections.

Ces conditions sont : la libération des leaders du FNDC incarcérés, l’installation des conseils de quartiers et ceux régionaux, et le renoncement au projet de changement de l’actuelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Macenta : les maires des communes rurales disent OUI à la nouvelle constitution

12 novembre 2019 à 17 05 57 115711

Après Kissidougou et Guéckédou, la délégation du pouvoir en tournée dans la région forestière de la Guinée, était à Macenta dans la soirée du dimanche, 10 novembre 2019. Les émissaires du président de la République ont été accueillis par les autorités locales et plusieurs citoyens. L’occasion pour les maires des 14 communes rurales de la préfecture, d’exprimer leur soutien au controversé projet de constitution ambitionné par le régime Alpha Condé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

A l’exception du maire de la commune urbaine de Macenta, issu de l’UFDG, les élus des différentes communes de la préfecture ont fait une déclaration commune qui a été lue par leur porte-parole Morigbè Camara, maire de Sengbèdou. Ils ont d’abord salué les actions de développement engagées dans la préfecture dans le cadre de l’ANAFIC, avant d’exprimer leur soutien au projet de nouvelle constitution. « Les Communes de Macenta, à l’instar des autres communes du pays, ont bénéficié au titre de leurs Programmes Annuels d’Investissement (PAI) 2019, de la part de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC) mise en place sur votre initiative (du président de la République, ndlr), d’une importante somme de 16 milliards 560 millions 349 mille 450 francs guinéens en vue de :

La Réhabilitation de la gare routière de Zimodou pour permettre le désengorgement de l’actuelle gare qui constitue un véritable danger public pour nos populations ; la construction de postes de santé dans les communes rurales et urbaines de Macenta ; la réalisation des dalots ; la construction d’écoles, pour ne citer que celles-là. C’est le lieu pour nous de vous dire monsieur le Président de la République, notre détermination à soutenir inconditionnellement le projet de révision constitutionnelle proposé par le gouvernement guinéen. Macenta dit OUI à la nouvelle constitution », a lancé maire de la commune rurale Sengbèdou, Morigbè Camara.

Morigbè Camara

Ces autorités locales ont mis également cette occasion à profit pour solliciter d’autres actions de développement dans la préfecture. « Nous profitons de cette occasion qui nous est offerte pour vous exprimer notre profonde gratitude quant à la réalisation d’importantes infrastructures socio-économiques dans nos collectivités et vous soumettre certaines urgences qui sont : le bitumage de la voirie urbaine de Macenta ; l’aménagement de la rivière Zazazia dont les crues causent assez de dégâts matériels et de pertes en vies humaines chaque année ; la relance du barrage hydroélectrique sur la Lofa ;

La finalisation du projet de rénovation du stade Ahmed Ben Bella de Macenta pour redynamiser les activités sportives de la jeunesse ; la relance de l’usine de Thé de Macenta ; la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Sérédou ; le reprofilage des pistes rurales de Macenta ; la réhabilitation de la route du café ; la construction du Mausolée de l’illustre N’Zébéla Togba PIVI ; la finalisation du reprofilage de la route Macenta-Kossankoro ; l’adduction d’eau de la ville de Sérédou par gravitation », a énuméré le porte-parole des maires.

Après Macenta, la délégation a mis le cap sur N’Zérékoré, la capitale de la Guinée forestière.

À suivre !

De Macenta, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Attaque du cortège funèbre : Maladho Diallo dément les propos de Baffoé

8 novembre 2019 à 17 05 40 114011
Maladho Diallo, trésorier de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG)

Démenti des allégations du Directeur Général de la Police Nationale Ansoumane Camara, alias « Baffoé »

La sortie médiatique du Général Ansoumane Camara, alias « Baffoé », sur les antennes de la Radiotélévision Guinéenne (RTG), m’accusant du dépôt d’un corps à la morgue d’Ignace Deen parmi les trois victimes de la marche funèbre du 04 Novembre dernier, m’a plongé dans une profonde stupéfaction.

Ces allégations ne sont qu’une machination qui vise à créer l’amalgame pour tenter de disculper les vrais auteurs et commanditaires des violences perpétrées contre le cortège funèbre, la mosquée et le cimetière de Bambéto. Ils ont poussé l’immoralité jusqu’à la saisie et à la confiscation des cercueils vides.

Ces actes cruels et inhumains ne pouvant être assumés par leurs auteurs, les responsables de la Police, lorsqu’ils ne peuvent nier les faits, cherchent par tous les moyens à se dérober et à trouver des boucs-émissaires. Pour ce faire, ils ont élaboré une stratégie honteuse de communication visant à nier la réalité. Comble du ridicule, ils vont jusqu’à attribuer au vent l’arrivée du gaz lacrymogène dans les mosquées et la chute des bombes lacrymogènes à l’intérieur du cimetière.

Ils se sont trompés de cible car je n’ai ni récupéré, ni transporté, ni déposé un blessé ou un mort dans un domicile ou un centre hospitalier.

Compte tenu du caractère grave et absurde de l’accusation dont je suis victime, je me réserve le droit de saisir la justice pour rétablir la vérité.

Maladho Diallo

Trésorier de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG)

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Assassinats de manifestants : « Alpha Condé a perdu le sens de la raison », dit Cellou Dalein

7 novembre 2019 à 19 07 30 113011

Comme annoncé précédemment, plusieurs centaines de milliers de personnes ont répondu à l’appel à marcher du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ce jeudi, 07 novembre 2019. Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), a salué la mobilisation et invité l’ensemble du peuple de Guinée à se mobiliser davantage le jeudi prochain pour continuer à s’opposer au projet de 3ème mandat, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Le président de l’UFDG a commencé par féliciter le peuple de Guinée dans sa majorité pour avoir massivement répondu à l’appel du FNDC. Selon lui, en dépit de la distance et de la température très élevée de Conakry, les gens sont sortis massivement dans la discipline pour dire leur opposition à tout changement de la constitution. « Mes chers frères et sœurs, je commencerai par vous féliciter pour cette grandiose mobilisation qui est un message clair à monsieur Alpha Condé. Vous avez résisté à la chaleur, vous avez résisté à la fatigue, vous avez résisté à la déshydratation pour venir vous exprimer, exprimer vos convictions en tant que Guinéens. Nous devons vous féliciter. Je voudrais féliciter aussi les nombreux citoyens qui sont sortis devant leurs domiciles, devant leurs ateliers, devant leurs magasins, pour applaudir le cortège. Ils étaient autant nombreux que ceux qui étaient en train de marcher. Ce qui démontre, s’il en était besoin, que toute la Guinée dans sa diversité politique, ethnique, socioprofessionnelle est opposée au 3ème mandat ».

Revenant sur les récents cas d’assassinats à Conakry, Cellou Dalein Diallo a rendu un hommage à ceux qui ont été tués lors des obsèques des 11 jeunes qui ont subi le même sort à la mi-octobre. Sans cité son nom, Cellou Dalein Diallo a dit sa déception quant aux propos tenu par un haut cadre de la police nationale à la télévision sur les violences qui ont émaillé la procession funèbres du lundi 04 novembre. « Je ne peux pas terminer mon discours sans vous rendre hommage parce que beaucoup d’entre vous étaient aux funérailles et qui ont perdu la vie par la faute de nos forces de défense et de sécurité. Vous avez suivi le comble du ridicule. J’ai écouté un haut responsable de la police dire que c’est le vent qui orienté les bombes lacrymogènes dans le cimetière et aux alentours de la mosquée. Ceux qui étaient dans le cimetière, ils ont vu une pluie de bombes lacrymogènes tombées dans le cimetière. Ça ne leur a pas suffi, ils sont venus ramasser et confisquer toutes les caisses qui avaient servi à transporter nos camarades. Ces caisses sont actuellement confisquées à la CMIS numéro un de Cameroun, on n’arrive pas à les récupérer. C’est pour dire à quels points nos agents des forces de sécurité sont devenus inhumains. Dans notre civilisation, dans notre culture Guinéenne, la mort réconcilie les gens. Parce que tout le monde vient compatir à la douleur de la famille éplorée. Pour eux, la mort est une source de violence, une source de mort. Alpha Condé a perdu le sens de la raison. Je crois que c’est la sommité. Sinon, comment laissez commettre les actes comme ça, sans que les sanctions ne pleuvent le lendemain s’il était encore soucieux du devenir, de la cohésion de notre société ? ».

Pour finir, le chef de file de l’opposition a invité les Guinéens à se mobiliser davantage lors de la prochaine manifestation afin de montrer à Alpha Condé que son projet de 3ème mandat ne marchera pas. « Soyez mobilisés. J’avais dit ici la dernière fois que la prochaine manifestation permettrait au FNDC de doubler la performance du 24 octobre. La prochaine fois, il faut qu’on fasse plus pour démontrer que la Guinée ne veut pas de 3ème mandat. Je sais que vous êtes fatigués, déshydratés, mais vous avez bravé tout ça. Encore une fois, félicitations ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : le FNDC annonce une nouvelle manifestation à Conakry le jeudi prochain, 14 novembre (Discours)

7 novembre 2019 à 17 05 13 111311

C’est une marée humaine qui a déferlé à l’Esplanade du stade du 28 septembre ce jeudi, 07 novembre 2019, aux environs de 15 heures, entonnant en chœur « Amoulanfé ! Gassata ! Até Ben ! (ça ne marchera pas, en soussou, poular et malinké). Une manière pour les membres du FNDC de dire au régime que le troisième mandat du président Alpha Condé ne passera pas en République de Guinée.

Après l’hymne national, Liberté, c’est le président de l’UFR qui a ouvert le bal des discours. Sidya Touré a invité le président Alpha Condé à tirer les leçons de cette forte mobilisation des Guinéens qui sont prêts à tout, sauf accepter son projet d’un pouvoir à vie. Le leader de l’UFR a rappelé qu’aucune des personnes mobilisées ce jeudi n’a été payée, ni contrainte à marcher cette si longue distance qui sépare la Tannerie (point de départ) à l’Esplanade du stade du 28 septembre (point d’arriver et lieu du meeting).

Pour sa part, le président de l’UFDG a d’abord salué la forte mobilisation des Guinéens à qui il a demandé encore plus de détermination pour les prochaines manifestations qui se poursuivront jusqu’à l’annonce du président Alpha Condé qu’il se pliera aux lois guinéennes et qu’il ne fera pas un troisième mandat. Cellou Dalein Diallo a regretté et dit son étonnement d’entendre un haut responsable de la police nationale affirmer que le gaz lacrymogène lancé dans la mosquée de Bambéto et au cimetière a été entraîné en ces lieux par le vent, alors que tous ceux qui y étaient sont témoins de ce qui s’est passé. Après avoir présenté ses condoléances aux familles éplorées, le chef de file de l’opposition a rappelé qu’il y a déjà 16 personnes qui ont été tuées depuis le 14 octobre à Conakry (14) et à l’intérieur du pays (2 à Mamou), uniquement pour demander au président Alpha Condé de respecter la Constitution guinéenne sur laquelle il a juré deux fois (en 2010 et 2015).

Clôturant les discours, le coordinateur par intérim du FNDC a annoncé une autre grande marche le jeudi prochain, 14 novembre 2019. Rassuré par les mobilisations chaque fois plus importantes que les précédentes, Foniké Mengué a précisé que la prochaine marche partira du rond-point de l’aéroport pour le palais du peuple. « Parce que l’esplanade du stade ne peut plus contenir nos marcheurs », a-t-il ajouté.

A rappeler que les trois intervenants, qui ont parlé au nom des manifestants de ce jeudi, ont demandé la libération immédiate des leaders du FNDC arbitrairement arrêtés et condamnés : Abdourahmane Sanoh, Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo, Badra Koné, Elie Kamano, Bill de Sam, Baïlo Destin en Main…

A suivre !

De l’Esplanade du stade du 28 septembre, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Cellou à la manif du FNDC : « je suis avec des citoyens décidés bec et ongle… »

7 novembre 2019 à 15 03 18 111811

De très nombreux Guinéens, opposés au projet de nouvelle constitution, ont répondu à l’appel à marcher du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de ce jeudi, 07 novembre 2019. Habillé en tenue kaki, t-shirt rouge du FNDC en dessous, et une casquette du FNDC vissé sur Cellou Dalein Diallo depuis le capot de son véhicule a félicité de vive voix les Guinéens présent à cette marche.

Le patron de l’UFDG a dit que les manifestations continueront jusqu’à ce qu’Alpha Condé renonce à son projet de 3ème mandat, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Décryptage !

« Je me réjouis d’abord de constater que les Guinéens ont massivement répondu à l’appel du FNDC, beaucoup plus que le24 octobre dernier, qui n’a rien à avoir avec l’accueil réservé à monsieur Alpha Condé. Mais, c’est un accueil qui avait été organisé, ce sont des fonctionnaires qui avaient été obligés de sortir, les agents des services publics et parapublics, les élèves, tout le monde a été mobilisé sous l’effet de la corruption et de l’intimidation.

Aujourd’hui, je suis avec des citoyens qui ont décidé librement de venir porter leur message à Alpha Condé, lui montrer qu’ils ne sont pas prêts à accepter un 3ème mandat et qu’ils défendent bec et ongle notre constitution. Je suis satisfait. Vraiment, je félicite les Guinéens qui ont répondu massivement à l’appel du FNDC et je constate que le FNDC incarne véritablement la volonté de notre peuple.

Nous allons organiser une manifestation dans les jours qui viennent. On va tirer d’abord les leçons de celle-ci et puis lancer un autre mot d’ordre dans les jours qui viennent pour que le peuple continue d’exprimer son refus catégorique d’aller vers un 3ème mandat.

Ce projet ne passera pas, les Guinéens n’en veulent pas. Comparez seulement cette manifestation à celle qui avait été faite à l’occasion de la réception d’Alpha Condé et qui avait connu la présence des fonctionnaires, des élèves… On a été obligé de fermer les classes, les hôpitaux ont été fermés. Tous les établissements publics se sont vus non seulement d’apporter de l’argent, mais de mobiliser leur personnel… ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Cellou Dalein déçu du régime Alpha Condé : « c’est l’expression accomplie de la dictature »

4 novembre 2019 à 18 06 27 112711

A l’occasion de la levée des onze (11) corps des victimes des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution de ce lundi, 04 novembre, l’émotion était vive à l’hôpital sino-guinéen de Kipé, dans la commune de Ratoma. Acteurs politiques et de la société civile, membres du FNDC, ont dénoncé les nombreux cas d’assassinats jamais élucidés depuis l’accession d’Alpha Condé au pouvoir, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Présent cette cérémonie, le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition, a critiqué la dictature érigée en mode de gouvernance dans notre pays. « Non seulement vous avez onze (11) corps qui sont couchés ici, mais vous avez un qui a été enterré à Maréla, dans Faranah, il y a deux autres qui ont été enterrés à Mamou. Le drame, c’est que depuis 2011, on assiste au même scénario : manifestation de l’opposition, répression dans le sang de ces manifestations. Des dizaines de citoyens ont été abattus à bout portant par ceux qui sont chargés d’assurer la sécurité des citoyens », a lancé Cellou Dalein Diallo.

Pa ailleurs, le président de l’UFDG, parti membre fondateur du FNDC, a rappelé que le régime du président Condé n’a jamais affiché la volonté de retrouver les coupables des dizaines de tueries commises sous son règne. « Le problème c’est que dans ce pays, il y a un président qui prétend être élu démocratiquement et qui est censé être le président de tous les guinéens. Mais ces victimes, qui sont de l’opposition, pour lui, ce n’est pas des citoyens. Ils ne méritent ni la compassion du gouvernement, ni la justice. C’est ça le drame. Nous sommes dans un pays de non-droit. La dictature se définit souvent comme la négation du droit. Le régime guinéen, c’est l’expression accomplie de la dictature. L’impunité encourage la récidive. Depuis 2011, monsieur Alpha Condé refuse systématiquement que les auteurs de ces crimes soient identifiés et déférés devant les tribunaux. Le premier conflit entre lui et maitre Sakho, le ministre de la justice qui a fini par démissionner, c’est qu’à son arrivée, il était résolument engagé à mettre sur pied une commission pour identifier les auteurs des crimes commis lors des manifestations, parce que pour lui, c’est inconcevable dans un pays, présumé régit par les règle de droit, qu’on puisse laisser impuni des crimes de masse de cette ampleur. Aujourd’hui, nous sommes à près de 120 citoyens tués dans les circonstances que vous connaissez, mais jamais que le gouvernement de la République n’a voulu que les auteurs soient identifiés », a dit Cellou Dalein Diallo.

Interrogé sur les affirmations selon lesquelles c’est l’UFDG qui fait le FNDC, le chef de file de l’opposition a balayé tout d’un revers de main. « C’est absolument faux de dire que le FNDC c’est l’UFDG. Est-ce que tous ceux-ci sont de l’UFDG ? Fodé Bangoura, Chérif Abdallah, le PEDN, Sidya Touré, Almamy Kabélé, et tous ceux qui sont de la société civile, PCUD, Balai Citoyen, les syndicalistes, qui agissent, qui contestent, qui dénoncent, ce n’est pas l’UFDG. L’UFDG n’est qu’un membre fondateur du FNDC, tout comme l’UFR, le PEDN, le PUP et le GOHA. Donc, ça c’est une manière de discréditer notre mouvement. Mais, ils perdent leur temps. La Guinée est rassemblée au sein du FNDC, dans toute sa diversité. C’est un pas important vers la réconciliation des guinéens, au-delà de leur sensibilité politique, au delà de leur diversité socioprofessionnelle », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guieematin.com

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Ben Youssouf en colère : « la Guinée est en train de prendre une vitesse dans le précipice »

4 novembre 2019 à 12 12 17 111711

En plus des parents des victimes des manifestations contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé des 14, 15 et 16 octobre dernier, plusieurs membres du FNDC sont présents ce lundi, 04 novembre 2019, à l’hôpital sino-guinéen de Kipé. Ils sont venus récupérer les corps des 11 jeunes tués par balles à l’occasion de ces mouvements de protestation appelés par le Front National pour la Défense de la Constitution. C’est le cas de Dr Ben Youssouf Keïta de l’UFDG. Le député se dit choqué par ce qui se passe aujourd’hui en Guinée et voit notre pays foncer tout droit vers le précipice. Il l’a dit au micro d’un reporter de Guineematin.com présent sur place.

« Je suis choqué. Je suis un homme, c’est pourquoi je ne verse pas de larmes. Sinon c’est ahurissant. De 1958 jusqu’à maintenant, nous n’avons pas connu une telle situation dramatique. Cela me laisse sans un mots et prouve que la Guinée est en train de prendre une vitesse dans le précipice. Je prie Dieu que ça ne s’abatte pas sur les Guinéens, que ça s’abatte sur les dirigeants qui sont responsables de ce qui est en train de se passer maintenant.

L’appel que je lance à l’endroit de monsieur Alpha Condé, c’est qu’il sache qu’il peut tuer tous les Guinéens s’il veut mais qu’il respecte les corps, qu’il respecte les morts, qu’ils soient enterrés dans la plus grande dignité. Que les morts ne soient pas ballottés comme des animaux, comme des brebis galeuses qu’on aurait abattues comme ça par empoisonnement et qu’on aurait jetées en pâture. Ceux qui sont couchés comme ça ne sont plus comme nous, mais un jour nous serons comme eux. Peut-être que demain d’autres tomberont mais le combat continuera jusqu’à l’instauration définitive et totale de la démocratie en Guinée », a-t-il dit.

A noter que parmi les personnalités présentes à l’hôpital sino-guinéen de Kipé, on retrouve Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, en compagnie de son épouse et de plusieurs membres de sa formation politique. Il y a également de nombreux activistes de la société civile et d’autres partisans du FNDC. Ils s’apprêtent à transporter les corps des 11 victimes à la mosquée de Bambéto où les prières rituelles seront faites avant leur inhumation au cimetière de cette localité, à 14 heures.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Agression de journalistes au parti d’Alpha Condé : Fodé Oussou condamne la barbarie du RPG

4 novembre 2019 à 7 07 53 115311
Ibrahima Sory Diallo, journaliste de Guineematin, agressé au siège du RPG (image Guinee360)

L’agression dont des reporters du site Guineematin.com et de la télévision privée Espace TV ont été victimes le samedi dernier, 02 novembre 2019, au siège du RPG Arc-en-ciel ne laisse pas indifférent Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG. L’opposant a dénoncé ce comportement barbare des membres d’un parti désorganisé et a apporté le soutien de son parti aux journalistes.

Décryptage !

Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

« Je condamne avec la dernière énergie ce comportement barbare et insensé dont Ibrahima Sory Diallo de Guineematin.com et les journalistes d’Espace TV ont été victimes de la part des gens du RPG Arc-en-ciel, et j’apporte le soutien total et inconditionnel de l’UFDG à la presse guinéenne. Il faut rappeler à ces gens qu’on n’est pas dans la brousse, qu’on est dans une République. Ça veut dire que les règles doivent être appliquées, on doit laisser les journalistes faire leur travail. On ne doit pas les cataloguer.

Quand Ibrahima Sory écrit que monsieur Alpha Condé n’a pas tenu de discours au palais lors de son accueil, tout le monde a vu qu’il n’a pas tenu de discours. Et s’il n’a pas tenu de discours, certainement le président Alpha Condé n’était pas content de la mobilisation. D’ailleurs, quand on parle de mobilisation, il y a un fond et une forme. Est-ce que ceux qui se sont mobilisés l’ont fait volontairement ? Nous disons non.

Quand vous dépensez des milliards, vous mobilisez des bus et des minibus pour aller prendre des gens dans les quartiers de Conakry et dans certaines villes voisines, si monsieur Alpha Condé se rend compte que cette mobilisation a plutôt permis à des gens de se remplir les poches, il ne peut pas faire de discours. Evidemment s’il était content, il aurait fait un discours. S’il savait que ceux qui étaient là sont des militants, il allait certainement parler. Mais ce ne sont pas des militants, ce sont des clients. On leur a donné des t-shirts et des sommes d’argent pour qu’ils soient là.

Quand la dame de l’hôpital Donka écrit un courrier pour demander aux travailleurs d’aller là-bas, ce n’est pas la faute aux journalistes. Quand les fonctionnaires ont été réquisitionnés, ce n’est pas la faute aux journalistes. Si malgré tout cela il n’y a pas eu une foule compacte entre l’aéroport et le palais du peuple, ce n’est pas la faute aux journalistes. Les journalistes n’ont fait qu’un constat. Et c’est ce constat là que tout le monde connait.

C’est seulement eux qui peuvent être fiers d’une mobilisation comme ça. Parce que quand une mobilisation est faite en donnant de l’argent, ce n’est pas une mobilisation. Quand nous nous mobilisons, on ne donne pas un franc à quelqu’un. Même des élèves en tenue scolaire ont été sortis de l’école pour venir réceptionner le président. Si monsieur Alpha Condé voit ça, il ne peut pas être content. Ces milliards dépensés pouvaient régler les problèmes de routes, pouvaient construire des centres de santé, pouvaient payer la dette intérieure. Il ne faut pas oublier que la dette intérieure de la Guinée est énorme.

Mais ce que nous savons, ce que tout le monde sait, c’est que le RPG Arc-en-ciel est un parti désorganisé, qui n’a pas de structure. Si le parti avait un responsable, lorsqu’une situation comme ça arrive, la personne serait au moins sortie pour aller présenter des excuses à la presse et faire rentrer les journalistes. Mais, il n’y a pas d’excuses parce que personne n’est chef, c’est le désordre total, il n’y a pas eu de congrès depuis 1991 ».

Propos recueillis par Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Affaire 3ème mandat en Guinée : « Alpha Condé est seul contre le monde entier »

26 octobre 2019 à 21 09 32 103210

L’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a tenu ce samedi, 26 octobre 2019, son assemblée générale hebdomadaire à son siège à la minière. Et, à l’absence de son leader en mission à l’extérieur de la Guinée, c’est le vice-président du parti qui a présidé cette rencontre politique. Dr Fodé Oussou Fofana a profité de l’occasion pour évoquer la dernière manifestation du FNDC et les velléités de l’actuel chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, de s’octroyer un troisième mandat à la tête de la Guinée.

Fortement applaudi à son arrivée à l’assemblée de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana, a serré quelques mains avant de prendre place au présidium, aux côté de ses camarades du bureau politique national. Il assiste aux différentes allocutions des communicants du parti, tout en griffonnant quelques mots sur un papier. Une bonne demi-heure après, il prend le micro et s’adresse aux nombreux militants qui y étaient présents. L’orateur principal commence par faire observer une minute de silence à la mémoire de nos « frère assassinés » lors de ces différentes manifestations en Guinée. Puis, d’une voix triste, il déplore les cas de morts enregistrés la semaine dernière, en marge de la manifestation du front national pour la défense de la constitution (FNDC).

« En trois jours, la Guinée a perdu onze personnes. Je pense que pendant longtemps, le monde entier se rappellera qu’au cours d’une manifestation dans notre pays, onze guinéens, à la fleur de l’âge, ont perdu la vie. L’histoire retiendra qu’un citoyen guinéen, malade, qui se trouvait dans les toilettes, quelqu’un l’a regardé et lui a tiré deux balles dans la tête. Cela aussi fait partie du bilan de monsieur Alpha Condé », a dit Dr Fodé Oussou Fofana.

Et, brusquement, avec un air satisfait, le vice-président de la principale formation politique d’opposition en Guinée a félicité les militants de l’UFDG pour la mobilisation dont ils ont fait preuve, cette semaine, lors de la dernière marche pacifique du FNDC à Conakry et à l’intérieur du pays.

« Je voudrais vous féliciter, parce que vous avez prouvé au monde entier que c’est terminé pour le projet de troisième mandat. Ça n’a pas été facile. Parce qu’ils ont calculé, ils se sont dit qu’est-ce qu’il faut faire pour les empêcher d’avoir une forte mobilisation… Parce que si monsieur Alpha Condé voit des milliers de personnes dans la rue, ils auront échoué. Car, ils avaient dit à monsieur Alpha Condé que le FNDC ne représente plus rien… Ils ont imaginé que le FNDC ne pouvait mobiliser que sur l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa… Alors, le résultat est là. De la Tannerie au stade du 28 septembre, en passant par l’aéroport, Dabomdi et Hamdallaye, nous avons parcouru 11 kilomètres. Personne ne peut vous dire avec exactitude combien de guinéens étaient dans la rue. Nous avons entendu le gouvernement dire qu’il y avait 30 mille personnes… Mais, ce que nous savons, c’est que le peuple de Guinée a envoyé un message à monsieur Alpha Condé, pour qu’il comprenne que le peuple ne veut pas de son projet. Ce message est passé ; et, le monde entier l’a vu », a indiqué Dr Fodé Oussou Fofana.

Tout en soulignant le caractère pacifique et citoyen de cette dernière manifestation du FNDC, le vice-président de l’UFDG s’est interrogé sur les auteurs des tueries de guinéens enregistrées ces dernières années dans le pays.

« Nous avons toujours dit que si on nous laisse manifester, nos militants sont disciplinés, ils ne sont pas violents. On est capable de manifester sans violence. Et, nous l’avons fait pour donner une réponse au gouvernement de monsieur Alpha Condé. Ce gouvernement qui a dit qu’il préfère l’ordre à la loi… On tue des citoyens guinéens par balle… Dans un pays normal, on ne peut pas tuer banalement un citoyen. Même quand un citoyen n’a pas raison, même si vous le prenez avec des cailloux, quand on est force de l’ordre, notre rôle est de le maitriser et non de le tuer. Nous ne sommes pas des animaux, nous ne sommes pas dans la jungle. Pourquoi monsieur Alpha Condé tue les citoyens guinéens ? Avec la manifestation pacifique nous venons de faire, qui peut nous donner la preuve que ce ne sont pas les forces de l’ordre qui sont en train de tuer. Pourquoi, cette fois il n’y a pas eu de mort ? C’est parce que les consignes n’ont pas été données. Si ce ne sont pas les forces de l’ordre qui tuent, ils n’ont qu’à nous dire qui a tué les onze victimes de la semaine dernière et les 104 autres qui reposent au cimetière de Bambéto. C’est de la responsabilité du gouvernement. Vous ne pouvez pas dire que ce n’est pas vous, sans nous dire qui a tué », a expliqué Dr Fodé Oussou Fofana en ôtant sa casquette.

Parlant des velléités du président Alpha Condé de s’octroyer un troisième mandat, le vice-président de l’UFDG a laissé entendre que l’actuel chef de l’Etat guinéen est prêt à marcher sur les cadavres de 12 millions de Guinéens pour un mandat de plus.

« Le monde entier a l’œil sur la Guinée. Personne n’est d’accord avec cette affaire de troisième mandat. Vous avez suivi les déclarations de la communauté internationale… Ils ont interpelé le président Alpha Condé en lui disant d’abandonner son projet. Mais, monsieur Alpha Condé a dit que tout ça ce n’est pas mon problème. Parce que dans les autres pays où il y a eu de nouvelles constitutions, il y a eu des morts. Mais, malgré ces morts, il y a eu constitution. Ça veut dire que monsieur Alpha Condé, pour son projet de troisième mandat, pour son référendum, même si je dois marcher sur les cadavres de 12 millions de guinéens, je ne renoncerais pas… Seulement, je voudrais vous rassurer que le combat contre le troisième mandat n’est plus entre Alpha Condé et nous les guinéens. C’est maintenant un combat entre Alpha Condé et l’Afrique, Alpha Condé contre ses amis, Alpha Condé seul contre le monde entier… Nous sommes gouvernés par la loi fondamentale. Et, ce n’est pas parce qu’on est président de la République qu’on doit faire ce qu’on veut. Ce n’est pas parce que monsieur Alpha Condé est le président de la Guinée qu’il peut se lever et dire ‘’moi, je ne veux pas de cette constitution, il faut la changer, je veux d’une nouvelle constitution’’ », a dit Dr Fodé Oussou Fofana.

Mamadou Baïlo Keïta et Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Retour de certains députés de l’UFR au Parlement : « c’est leur affaire », réagit Saïkou Yaya

26 octobre 2019 à 21 09 04 100410

L’honorable Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR et député du parti à l’Assemblée nationale, a réagi à la décision de certains députés de la formation politique de participer aux activités de l’Assemblée nationale contre la volonté de leur camp. Alors que les groupes parlementaires Alliance Républicaine (de l’UFR) et Libéral-Démocrate (de l’UFDG) ont décidé de retirer leurs députés des travaux parlementaires, deux élus de l’Union des Forces Républicaines et certains de ses alliés ont pris part à la plénière du Parlement d’hier, vendredi 25 octobre 2019.

En réponse à cette attitude, Saïkou Yaya Barry estime que ces députés ont trahi le peuple qui les a élus et indiqué que l’histoire les jugera pour cela. Il l’a dit à l’occasion de l’assemblée générale de son parti de ce samedi, 26 octobre 2019, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Nous députés de l’UFR, nous parlons en votre nom (au nom des militants du parti, ndlr). C’est vous qui êtes dans les manifestations avec nous. C’est vous qui demandez de défendre la Constitution. Nous ne pouvons pas nous dérober de la demande faite par vous les citoyens de ce pays. Nous députés, vous nous avez élus, vous nous avez choisis pour vous défendre. On ne peut pas vous laisser manifester sans vous accompagner parce que c’est grâce à vous que nous sommes députés. Si parmi nous, il y a des personnes qui ne respectent pas les mandats donnés par vous, c’est leur affaire, ils tireront toutes les conséquences à l’avenir parce que je pense que l’histoire est là pour tout le monde.

Ça démontrera la position qu’ils occupent dans la vie de notre nation et dans le noble combat que nous menons sur le terrain… Eux, ils ont décidé de ne pas nous accompagner dans le combat que nous menons. Chacun a son droit, mais ça nous permet de tirer les leçons et de savoir comment nous comporter. Mais, je vais vous assurer que les députés de l’UFR qui ont décidé de suspendre leur participation aux travaux de l’Assemblée nationale sont avec vous, se battent avec vous, resteront avec vous durant tout le combat qui sera mené », a promis le secrétaire exécutif de l’UFR.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Manifestation du FNDC à Conakry : le film d’une « marche funèbre » qui enterre le projet du 3ème mandat

25 octobre 2019 à 9 09 44 104410

C’est un pari réussi pour le front national pour la défense de la constitution (FNDC) en Guinée. Au lendemain d’une vague de « décisions synchronisées » qui a condamné plusieurs de ses responsables et militants à la prison ferme, ce mouvement anti-3ème mandat a drainé hier, jeudi 24 octobre 2019, une marée humaine à l’esplanade du stade du 28 septembre. Une foule compacte qui est sortie exprimer de vive voix son opposition à un projet de nouvelle constitution qui pourrait permettre au président Alpha Condé de rester au pouvoir au-delà de 2020, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette file interminable d’hommes et de femmes venus des différents quartiers de Conakry.

Un calme trompeur, une journée de marche pacifique, une marée humaine dans les rues de Conakry. Ce jeudi de manifestation du front national pour la défense de la constitution sera, surement, gravé dans les annales de l’histoire sociopolitique de la Guinée. Malgré les séquestrations, les arrestations, les procès synchronisés et la condamnation de plusieurs de ses membres à Conakry et à l’intérieur du pays, le FNDC a fait une démonstration de force qui a surpassé de loin les attentes. A l’appel de ce mouvement anti-3ème mandat, un déferlement humain d’une rare intensité a été enregistré dans les rues de Conakry. Des marcheurs (plus d’un million, selon le FNDC) venus de différents endroits de la capitale sont sortis exprimer leur opposition à un référendum constitutionnel qui permettrait à l’actuel chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, de briguer un autre mandat à la tête de la Guinée.

Dans la matinée, alors que les militants anti-3ème mandat ralliaient la Tannerie (lieu de départ de la marche) dans la commune de Matoto, un silence trompeur régnait au domicile de Sidya Touré, le président de l’Union des forces républicaines (un parti politique membre du FNDC). A 9 heures, la dizaine de gardiens, de chauffeurs et de jeunes cadres du parti républicain qui se trouvaient dans la cour de l’ancien Haut représentant du chef de l’Etat, dégageaient un leurre. Comme si cette journée était ordinaire, ils écoutaient une émission de radio locale et faisaient des commentaires un peu sévères à l’endroit des animateurs de ladite émission. « Vous n’avez rien compris. Sortez de votre studio pour vivre la réalité du terrain », disaient-ils entre autres pour marquer leur désapprobation face aux commentaires qu’ils entendaient à la radio. Tout paraissait normal en ce jour de grande mobilisation pour une manifestation contre un projet de nouvelle constitution. Tout ce temps, Sidya Touré était à l’intérieur de sa maison. Il a fallu l’arrivée (à 10 heures 28’) du secrétaire général de son parti, Saïkou Yaya Barry, pour qu’il sorte de sa forteresse.

Quelques minutes plus tard, le leader de l’UFR (vêtu d’un costume bleu) et sa suite prirent le chemin de la Tannerie, pour rejoindre les militants et sympathisants du FNDC. Sur la route qui leur a conduit à ce point de ralliement, on pouvait voir quelques citoyens arrêtés sur le trottoir. D’un geste de la main, ils saluaient le cortège de l’UFR avant de lancer en Soussou : « Amoulanfé (ça ne marchera pas) ».

A Gbéssia et Yimbaya, Sidya Touré a été acclamé par des groupes de jeunes dont certains à moto. Par moment, « Dounké-Manguè (le court président) » comme ils l’appelaient affectueusement, ouvrait la portuaire de son véhicule, sortait la tête, arborait un large sourire et saluait ces jeunes qui tenaient à lui serrer la main.

A son arrivée à la Tannerie (aux environs de 11 heures), il n’y avait pas un monde impressionnant sur ce lieu. Des leaders politique comme Faya Milimono du parti BL, Ousmane Kaba du PADES, Me Kabélé Camara du RGD, Siaka Barry de Guinée Debout… avaient déjà été signalés présents sur ce lieu de ralliement. Mais, le temps pour le cortège de Sidya Touré de tourner et changer de direction, une foule immense a déferlé sur la chaussée. La marche pacifique contre le troisième mandat commence sur fond de slogan et les véhicules des leaders de l’UFR et de l’UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée), Cellou Dalein Diallo, se retrouvent côte à côte. Ce dernier avait à ses côtés le coordinateur national du FNDC par intérim, Oumar Sylla (Fonikè-Manguè). « Amoulanfé ! Alpha zéro ! Justice zéro ! A bas le troisième mandat », disaient les marcheurs qui tenaient des pancartes et des prospectus sur lesquels on pouvait lire : « 2020 un autre ! Non au troisième mandat ! Non à la nouvelle constitution ! Amoulanfé » ou encore « Libérez nos camarades ! Libérez nos frères du FNDC ! Démocratie en danger ! Alpha Condé n’est pas le seul guinéen, il doit partir en 2020 ».

Une marée humaine, composée d’hommes et de femmes de tous les âges et sans discrimination, était dans la rue. Certains à pieds, d’autres à motos, ces guinéens ont battu le pavé au rythme de chants et de danses pour dénoncer les velléités du président Alpha Condé de diriger la Guinée après 2020. Pas besoin de se connaître, la cause à défendre (la constitution de Mai 2010) en vaut la peine. Comme une seule famille, on rit, on s’asperge de l’eau, on s’excuse des bousculades, on partage le moindre manger, on s’entre aide pour retenir ceux qui trébuchent sous le poids de la fatigue.

Sous un soleil peu clément, la marche qui s’est déroulée dans trois communes de Conakry (Matoto, Ratoma et Dixinn) a été éprouvante. Mais, la détermination des marcheurs n’a jamais faibli. D’ailleurs, tout au long du trajet qui les a conduits à l’esplanade du stade du 28 septembre, les marcheurs ont été galvanisés par des femmes, des élèves, des ouvriers… qui étaient debout du haut des bâtiments à étage ou arrêtés devant des concessions au bord de la route.

Impressionné par le niveau de la mobilisation, le leader de l’UFR s’est permis de faire une confidence. « Depuis 2001, je n’ai jamais vu une telle mobilisation », a dit Sidya Touré à l’esplanade du stade du 28 septembre où la marche a pris fin par un meeting.

« La marche que nous étions en train d’effectuer, c’est la marche funèbre du troisième mandat », renchérit Cellou Dalein Diallo, le leader de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne.

A noter qu’aucun incident n’a été enregistré entre les marcheurs et les forces de l’ordre qui ont encadré cette marche pacifique et citoyenne. Il faut tout de même regretter un accident entre deux manifestants dans la matinée qui a entraîné la mort d’un motard.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Cellou Dalein au régime Alpha Condé : « si nous voulions d’un coup d’Etat, nous l’aurions fait aujourd’hui »

24 octobre 2019 à 16 04 52 105210

« Si nous voulions faire un coup d’Etat en Guinée, comme aime nous accuser la mouvance présidentielle, nous l’aurions fait aujourd’hui puisque rien ne peut arrêter cette marée humaine », a dit Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est à Dixinn.

Dans sa communication de ce jour, le principal opposant au régime Alpha Condé a notamment expliqué qu’aucune force (gendarmes, policiers ou militaires) ne peut empêcher la foule d’arriver à la présidence de la République pour installer celui qu’elle veut à la tête de l’Etat guinéen, si telle était l’ambition des opposants. Et, Cellou Dalein Diallo d’ajouter que même si on voulait tirer sur la foule pour chercher à l’empêcher d’avancer, les plus cyniques des agents auraient peut-être tué entre dix et cent personnes. Mais, cela n’empêcherait pas la réussite du coup d’Etat puisque le reste de la foule allait continuer, si l’opposition guinéenne voulait prendre la tête du pays par la force.

Après sa démonstration qu’ils ne sont pas animés d’une telle volonté, l’opposant a alors demandé à ses adversaires de la mouvance présidentielle d’arrêter ce genre d’accusations mensongères et inutiles, précisant que les Guinéens ne demandent au régime Alpha Condé que le respect des règles démocratiques sans aucune arrière-pensée anti-démocratique.

Cellou Dalein Diallo a tenu ces propos à l’occasion du meeting géant qui a sanctionné la marche contre un troisième mandat et pour la libération des leaders du FNDC, organisée ce jeudi, 24 octobre 2019, entre la Tannerie et l’Esplanade du stade du 28 septembre.

A rappeler que les responsables du parti présidentiel ont souvent accusé les opposants guinéens de vouloir renverser le régime Alpha Condé par la force. Au-delà même des insinuations, des accusations ont été portées contre des personnalités politiques et sociales chaque fois que le pouvoir a été acculé par des contestations.

A suivre !

De Dixinn, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Vers un report des législatives : « ça ne nous surprend pas », dit Fodé Oussou

21 octobre 2019 à 10 10 34 103410
Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, les élections législatives ne pourront pas se tenir le 28 décembre 2019, date proposée par le président de la CENI. Cette date, on le sait, était contestée par l’opposition et ses représentants au sein de l’institution électorale, qui la jugeaient irréaliste. Les opposants semblent avoir eu raison puisque le président de la République n’a pas convoqué le corps électoral à la date indiquée par la loi (70 jours avant la date du scrutin).

Ce qui laisse présager un report de la date des législatives. Interrogé par un journaliste de Guineematin.com sur cette situation, Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, a dit ne pas être surpris par la non-convocation du corps électoral.

« Le fait que le président de la République n’ait pas convoqué le corps électoral, ça ne nous surprend pas du tout. On savait qu’ils étaient en train d’amuser la galerie. Je pense qu’il fallait être inintelligent pour imaginer qu’on pouvait organiser des élections le 28 décembre 2019. Me Salif Kébé (le président de la CENI, ndlr) a choisi cette date juste pour être dans le délai voulu par le président de la République, qui a dit qu’il veut que les élections soient organisées avant la fin de l’année.

Il l’a fait sans étudier la situation, sans consulter ses collègues, on dirait qu’il n’a jamais organisé une élection. Mais il a juste voulu faire plaisir à Alpha Condé parce qu’il était lui-même convaincu qu’il n’y avait aucun moyen d’organiser ces élections à cette date. Maintenant je pense qu’il va revenir sur terre et se rappeler qu’on n’organise pas des élections comme ça », estime l’opposant.

Pour le vice-président du principal parti d’opposition du pays, « l’intention du pouvoir c’était de bâcler les élections, donner les 2/3 des sièges à l’Assemblée nationale au RPG Arc-en-ciel pour que s’ils ne parviennent pas à organiser le référendum pour changer la Constitution, qu’ils puissent passer par l’Assemblée nationale pour adopter la nouvelle Constitution. Mais, ajoute-t-il, le président de la République et le président de la CENI se sont rendu à l’évidence que la date du 28 décembre n’était pas du tout tenable.

« Vous savez, il y a un minimum aussi pour pouvoir tricher. Ils ont lancé l’opération de révision du fichier électoral, mais l’opération n’a pas eu lieu. A moins que Kébé ait recensé les chèvres, les moutons et les poules, il n’y a pas eu de révision. Maintenant, est-ce qu’on peut organiser des élections avec un tel fichier ? Le fichier électoral c’est la base d’une élection. Et tout le monde sait que le fichier que nous avons actuellement est un fichier complètement corrompu. De toutes les façons, on avait prévenu qu’on n’irait pas à une élection avec ce fichier et qu’il n’y aura pas aussi d’élection sans nous », a dit Dr Fodé Oussou Fofana.

Selon nos informations, les machines qui devaient servir à faire la révision du fichier électoral ne sont pas encore arrivées sur le terrain. Ce qui a empêché le déroulement des travaux. Le président de la CENI anime une conférence de presse ce lundi, 21 octobre 2019, à 11 heures. Il devrait s’expliquer sur cette situation et peut-être annoncer officiellement le report de la date des élections législatives.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Cellou Dalein sur les tueries de manifestants en Guinée : « C’est Alpha Condé le commanditaire »

20 octobre 2019 à 13 01 03 100310

À l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti hier, samedi 19 octobre 2019, le leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) s’est de nouveau exprimé sur les répressions meurtrières dont sont victimes les guinéens qui s’opposent au régime actuel. Tout en dénonçant l’imputé dont jouissent les meurtriers qui ont l’air de se plaire à ôter la vie humaine, Cellou Dalein Diallo a laissé entendre que l’actuel chef de l’Etat guinéen, le Pr Alpha Condé, est le commanditaire de ces tueries, rapporte.

Devant ses militants fortement mobilisés au siège de son parti à la Minière, le leader de l’UFDG a tout d’abord dénoncé une centaine de personnes tuées depuis l’accession du Président Alpha Condé à la magistrature suprême de la Guinée, en 2010.

« Nous sommes à 114 morts, pratiquement dans les mêmes conditions, tués à bout portant sur instruction et avec la complicité d’Alpha Condé qui garantit l’impunité aux tueurs », a confié Cellou Dalein Diallo.

Poursuivant son speech, le chef de file de l’opposition guinéenne s’est interrogé sur les raisons qui font que le président Alpha Condé n’a jamais accepté qu’une commission d’enquêtes soit mise en place pour rechercher les auteurs des crimes jusque-là commis sous sa gouvernance. « C’est parce que c’est lui (Alpha Condé) le commanditaire. Vous ne pouvez pas demander aux gens de tirer ; et, après, les interpeller et les déférer devant les tribunaux. Ils vont vous dénoncer. Donc, cette impunité qui encourage la récidive n’est que le fait de monsieur Alpha Condé », a dit Cellou Dalein Diallo. 

Pour le leader de l’UFDG, « Il y a des ministres et des agents qui exécutent les ordres d’Alpha Condé avec zèle. Et, il y a beaucoup qui ont gagné des galons en faisant du zèle dans l’exécution de ces instructions d’Alpha Condé ». Mais, assure Cellou Dalein Diallo, l’histoire interpellera tous les responsables de ces tueries de pauvres citoyens.

« Vous avez écouté les discours va-t’en guerre de Bouréma Condé (ministre de l’administration du territoire), Alpha Ibrahima Keira (ministre de la sécurité), Amadou Damaro Camara (chef de la majorité présidentielle à l’assemblée nationale). Ce sont eux tous qui sont responsables. Vous avez écouté le Premier ministre, Kassory Fofana, qui a dit qu’il préfère l’ordre à la loi. Et, dans le cadre de l’application de cette consigne, voilà les meurtres qu’on provoque. Ils sont tous responsables, mais l’histoire les interpellera », a conclu Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Guinée : Cellou Dalein annonce une nouvelle manifestation le jeudi sur l’autoroute Fidel Castro de Conakry

19 octobre 2019 à 17 05 55 105510

La trêve actuelle ne devrait durer que quelques jours. Les manifestations entamées lundi dernier à l’appel du FNDC contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé vont reprendre la semaine prochaine. Après la marche des femmes de l’opposition prévue le mercredi, 23 octobre 2019, le Front National pour la Défense de la Constitution compte organiser « une grande manifestation » le lendemain, jeudi sur l’autoroute Fidel Castro (Conakry), a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters. C’est Cellou Dalein Diallo, le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, qui l’a annoncé à l’occasion de l’assemblée générale de son parti ce samedi, 19 octobre 2019.

Tout juste sorti de son confinement à son domicile par les forces de l’ordre, Cellou Dalein Diallo a été accueilli avec une grande joie par ses militants réunis au siège de l’UFDG pour assister à cette assemblée générale hebdomadaire. L’opposant a commencé par saluer ses partisans pour leur « contribution » aux manifestations organisées cette semaine à Conakry et à l’intérieur du pays. « Je voudrais vous remercier pour votre contribution remarqué à ces manifestations appelées par le Front National pour la Défense de la Constitution. Je dis contribution remarquée parce que l’UFDG a largement contribué au succès de ces manifestations. Notre combat c’est pour notre pays.

C’est pour qu’il y ait le changement tant attendu, pour que le citoyen guinéen puisse jouir de sa liberté et exercer pleinement ses droits et devoirs. Nous avons à la tête de l’Etat guinéen, des gens qui ont confisqué le pouvoir politique et les ressources du pays pour s’enrichir et réprimer les citoyens chaque fois que ceux-ci veulent exercer leur droit de manifester. Il faut que ce clan mafieux dégage parce qu’il n’est plus à même de répondre aux attentes de la population et il n’a plus aucune légitimité », a dit l’opposant.

C’est pourquoi, Cellou Dalein Diallo appelle ses militants à se mobiliser massivement pour participer à la manifestation du jeudi prochain. « Je vous demande de rester mobilisés pour continuer à mener le combat qui est le nôtre, qui est celui du peuple de Guinée. Un peuple qui est excédé par ces comportements du gouvernement et des forces de l’ordre. Il ne faut pas relâcher la lutte. C’est vrai que c’est dur, mais on doit continuer le combat. Au niveau du FNDC, on a décidé d’organiser une grandiose manifestation, qui dépassera l’ampleur de celle qu’on a l’habitude de faire, sur l’autoroute le jeudi prochain. Donc, soyez tous mobilisés », a-t-il lancé.

Contrairement aux manifestations de cette semaine, le président de l’UFDG annonce que cette fois, ils vont déposer des lettres d’information dans les mairies concernées. Une décision qui fait suite à la récente sortie du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation qui a nié l’interdiction des manifestations en Guinée. « Monsieur Bouréma Condé a dit que les manifestations ne sont pas interdites. Monsieur Bouréma Condé sait pertinemment qu’il a posé un acte adressé aux préfets, sous-préfets, gouverneurs et maires de Guinée, interdisant toute manifestation sur la voie publique et sur les places publiques jusqu’à nouvel ordre.

Lorsque les maires reçoivent les demandes, ils ne savent pas à quoi se fier souvent. Est-ce que c’est la Constitution qui autorise ? Est-ce que c’est l’interdiction du ministre ? Voilà le problème. Si le ministre veut, il va prendre un acte pour lever cette interdiction qu’il n’assume pas parce qu’il est convaincu que c’est une violation de la Constitution. Comme ils ont dit que les manifestations ne sont pas interdites, le FNDC déposera des déclarations d’information lundi pour la manifestation du jeudi », a dit Cellou Dalein Diallo.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224 623 532 504

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Cellou Dalein en résidence surveillée ? L’opposant dénonce le président Alpha Condé

18 octobre 2019 à 20 08 50 105010

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, tous les accès menant au domicile de Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, sont bloqués par des camions et des pick-up de la police et de la gendarmerie nationale. Le chef de file de l’opposition est séquestré à Dixinn où personne ne sort ni n’entre ce vendredi, 18 octobre 2019. Dans un entretien accordé à un groupe de médias, dont Guineematin.com, Cellou Dalein Diallo a accusé le président Alpha Condé d’en être le principal responsable.

Cellou Dalein Diallo a dit sa frustration par rapport au confinement dont lui et sa famille sont victimes depuis le lundi dernier. Selon lui, l’ordre est venu de la Présidence. « J’étais habitué à cette pratique de nos autorités parce que je sais que pour me séquestrer, l’ordre est venu de très haut. Ce n’est pas n’importe quel policer, n’importe quel commissaire qui peut prendre l’ordre de séquestrer le Chef de file de l’opposition qui, au rang protocolaire, vient avant les ministres dans le pays. Donc, c’est sûr que c’est une décision qui est venu d’Alpha Condé. Pourquoi ? Je ne sais pas. Habituellement, l’hypothèse la plus plausible, c’est que le jour des manifestations, comme si je sors, il y a les gens qui sortent, lorsqu’on me voit, la marée humaine se constitue tout de suite, c’était peut-être pour empêcher ça. Mais aujourd’hui, étant donné qu’il n’y a pas de mot d’ordre de manifestation, madame m’a réveillé, elle dit qu’ils ont déployé les forces tout autour de la maison. Les gens ont essayé de sortir, ils les ont bloqués. C’était le cas de nos amis : Ibrahima Sory Touré Alain, ancien ministre de la Pêche, le vice-président de l’Assemblée nationale. Elhadj Djouma est venu, ils l’ont bloqué. Il a fallu des heures de négociation pour qu’il puisse accéder à mon domicile», a-t-il relaté.

Pour Cellou Dalein Diallo, cette situation à laquelle lui et ses proches sont confrontés depuis lundi ne l’étonne pas. Il précise que les droits humains n’ont jamais été respectés depuis l’arrivée au pouvoir du professeur Alpha Condé. « Ce n’est pas facile d’être séquestré comme ça pendant une semaine. Je trouve que c’est une violation de nos droits. Mais avec ce régime, on s’attend à tout. Nous, on est séquestré ; les autres, on leur a ôté la vie. On a tué 10 personnes à bout portant, dont une personne à Mamou. Le bilan, c’est 9 morts à Conakry, correctement identifiés et transportés dans les morgues (…) Ils trouvent toujours des motifs pour légitimer la séquestration des gens. Abdourahmane Sanoh, qu’est-ce qu’il a fait ? Nous nous sommes tous réunis au sein du FNDC, on a décidé de cette manifestation. Des manifestations sont autorisées par la constitution en son article 10. Comment ils peuvent dire à partir de là que c’est une insurrection ? C’est simplement ils cherchent des arguments pour pouvoir séquestré les gens, les maintenir en prison. J’ai fait venir naturellement mes avocats, ils vont prendre le dossier en main. On a fait venir un huissier pour constater. Et, je suis heureux que la presse elle-même ait vécue parce que vous savez, ce pouvoir, ils sont capables de dire demain qu’ils n’ont pas séquestré. Je pense que l’huissier est venu, il va constater et on va saisir les tribunaux ».

Interrogé sur la date d’une éventuelle manifestation, Cellou Dalein Diallo a indiqué que c’est le FNDC qui va décider. « Les membres du FNDC vont se retrouver et prendre une décision. Mais, je ne vois pas la raison pour laquelle on arrêterait la manifestation à ce niveau. Je pense que les Guinéens sont déterminés, il y a des sacrifices qu’il faut consentir. Lorsqu’on est en face d’un pouvoir sans scrupules qui, depuis 2011, est en train de tuer ses enfants sans jamais accepter qu’une enquête ne soit menée, que les auteurs des crimes ne soient identifiés, ça c’est du Alpha Condé. On est à 114, des fils de ce pays qui ont été tués par balles, sans compter ceux de Zogota. Et d’ailleurs, je parle seulement de ceux de Conakry. 114, on ne peut pas dire que c’est une bavure. Une bavure, c’est une fois. C’est un assassinat programmé des citoyens de l’opposition. Si on avait bien traité le cas de Zakariaou, la première victime de Alpha Condé, on aurait recherché, identifié les auteurs pour les déférer devant la justice, il n’y aurait pas eu tous ces morts ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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