Labé : le FARC et le gouverneur de région dans le collimateur du député Cellou Baldé

7 juillet 2019 à 9 09 53 07537

A l’occasion de l’Assemblée Générale de la Fédération de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) à Labé, le député uninominal, l’honorable Mamadou Cellou Baldé a mis le Front pour l’Adoption par Référendum de la constitution (FARC) en garde contre toute activité de promotion de tripatouillage de la loi fondamentale et dénoncé le comportement « antidémocratique » du gouverneur de région, Elhadj Madifing Diané, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

A Labé, la Fédération de l’Union des Forces Démocratiques (UFDG) a organisée dans l’après-midi du samedi, 06 juillet 2019, au siège du parti, à Kouroula, une assemblée générale (AG) ordinaire. La rencontre a mobilisé plusieurs responsables, militants et sympathisants de l’UFDG venus des différents quartiers de la commune urbaine et de certaines sous-préfectures de Labé.

A cette occasion, plusieurs sujets qui font l’actualité locale et nationale ont été largement abordés par le député uninominal, l’honorable Mamadou Cellou Baldé, membre du bureau exécutif national de l’UFDG.

Au cours de sa communication, ce parrain politique de la Fédération UFDG de Labé a vigoureusement dénoncé et condamné l’allure du gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané qu’il qualifie de dictateur et antidémocratique « venu à Labé pour diviser les filles et les fils du terroir.»

Le parlementaire de l’opposition, Cellou Baldé a particulièrement insisté sur la capacité de résistance des populations locales contre toute tentative de tripatouillage de la constitution en République de Guinée. C’est à ce niveau qu’il a ouvert une grande parenthèse pour mettre le Front pour l’Adoption par Référendum de la nouvelle constitution (FARC) en garde contre toute activité de promotion du changement de la loi fondamentale dans la région.

Abordant la vie interne du parti, le député Cellou Baldé a invité les responsables de la Fédération UFDG de Labé à renforcer la mobilisation des militants et sympathisants en vue non seulement d’organiser la résistance mais aussi pour préparer avec la plus grande efficacité les prochaines échéances électorales, notamment les législatives.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Assemblée nationale : l’UFDG dit avoir empêché le passage de deux mauvaises lois

6 juillet 2019 à 18 06 01 07017

Au lendemain de la clôture de la session des lois de l’Assemblée nationale, l’UFDG a tenu à faire des travaux à ses militants. C’était à l’occasion de son assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, 06 juillet 2019. Dans son compte rendu, Kalémodou Yansané, un des députés du principal parti d’opposition du pays, a annoncé que son camp a empêché le vote de deux lois qui étaient mauvaises pour l’opposition guinéenne, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Devant les militants de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée massivement mobilisés au siège de la formation politique, Kalémodou Yansané a indiqué que durant les trois mois qu’a duré cette session parlementaire, les députés ont examiné une quarantaine de textes relatifs à des des projets et propositions de lois, conventions, accords, dons, prêts (…)

« Les lois les plus importantes que nous venons de voter concernent notamment la parité entre l’homme et la femme. Désormais, si vous prenez un homme, vous devrez prendre à côté une femme. On doit désormais fonctionner en couple et en pair », a annoncé le député de l’UFDG. Il ajoute que son camp s’est opposé cependant à certains textes soumis au Parlement. C’est notamment le projet de loi autorisant les gendarmes à tirer sur toute personne supposée représenter un danger.

Mais, souligne-t-il, malgré l’opposition des élus de l’UFDG, le texte a été adopté à la majorité simple. « Le dossier important qui a été examiné concerne le port d’armes par la gendarmerie nationale. C’est normal, un gendarme doit être armé. On dit gendarme, un homme qui a l’arme. La loi qui a été présentée à l’Assemblée donne le pouvoir, l’autorisation à un gendarme en service de tirer sur quiconque qui se trouverait en fuite ; quiconque qu’il estime être un danger public (…)

Donc cette loi donne le pouvoir aux militaires, aux gendarmes de faire usage de leurs armes à feu. Nous avons dit que nous ne sommes pas contre, mais il faut qu’une autre loi, un article soit pris dans la même loi, précisant que lorsqu’un militaire, un gendarme soulard utilise de façon délibérée une arme contre un citoyen paisible, qui n’est pas agressif, pour lui ôter la vie, que la loi sanctionne ce militaire. Et comme cette disposition n’a pas été prise par la loi, l’opposition a voté contre. Donc nous sommes contre cette loi », a-t-il expliqué aux militants.

Kalémodou Yansané indique que l’opposition a réussi par contre, à empêcher le passage de deux textes qui lui était totalement défavorable. Une raison qui justifie, selon lui, la présence des députés de l’UFDG à l’Assemblée nationale, malgré l’expiration de leur mandat. « Si on n’était pas restés à l’hémicycle, deux lois importantes étaient préparées contre nous. La première, c’était de modifier le code électoral pour que les chefs des quartiers, que les partis doivent désormais désigner, soient nommés purement et simplement par les maires. Nous avons dit non. Cette loi n’est pas passée (…)

La deuxième loi concernait la CENI : ils ont voulu diminuer les démembrements de la CENI à l’intérieur du pays pour que la CENI soit gérée à l’intérieur du pays par les préfets, les sous-préfets, et les fonctionnaires de l’administration. Cette loi aussi n’est pas passée parce que nous étions là. Donc, tant qu’ils sont à l’Assemblée, nous sommes là aussi. Tant qu’ils (les députés de la mouvance) ne quittent pas, nous aussi on ne quitte pas », a-t-il martelé, sous un tonnerre d’applaudissement des militants.

Saidou Hady Diallo et Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

Lire

Nouvelle Constitution : comment Kory Kondiano a évité l’humiliation ?

5 juillet 2019 à 15 03 19 07197

La cérémonie de clôture de la session des lois 2019 de l’Assemblée nationale s’est tenue dans un climat de tension ce vendredi, 06 juillet 2019. Et pour cause, le président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano avait prévu de déclarer de son soutien au projet de nouvelle constitution. Mais, il a fini par se rétracter, évitant ainsi une grosse humiliation qui l’attendait, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à l’hémicycle.

Cette session des lois aurait pu se terminer dans une grosse pagaille, dont l’auteur serait le président de l’Assemblée nationale, en personne. Claude Kory Kondiano avait, dit-on, prévu de profiter de son discours de clôture pour exprimer le soutien de son institution au projet de nouvelle constitution qui fait débat actuellement, et dont l’objectif serait d’octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. Une idée qui aurait pu lui coûter une humiliation devant les nombreux diplomates présents.

Car, les députés, membres des groupes parlementaires : Libéral-Démocrate et Alliance Républicaine, issus respectivement de l’UFDG et de l’UFR, et qui sont foncièrement opposés à l’idée d’un changement de constitution, s’étaient bien préparés à riposter. Les élus de l’opposition avaient prévu de protester bruyamment à cette déclaration et de créer le désordre à l’hémicycle, avec notamment des slogans comme : « Ne touche pas à ma Constitution ».

Cette situation a poussé le chef du Parlement guinéen à retirer ce passage de son discours. Conséquence, son discours écrit n’a pas été distribué aux députés et aux diplomates, comme c’est le cas d’habitude. Selon un député de l’opposition, l’annonce de son soutien à la tenue d’un référendum constitutionnel représentait un gros risque pour le président de l’Assemblée nationale.

Mais, une source proche de Claude Kory Kondiano relativise ce revirement et évoque des mesures de prudence. Pour ce contact de Guineematin.com, il n’était pas bien indiqué de se prononcer sur quelque chose dont on ignore le contenu.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Lire

DIRE LA VÉRITÉ SUR LA REFORME CONSTITUTIONNELLE ENVISAGÉE : c’est dénoncer la fraude à la Constitution

1 juillet 2019 à 15 03 37 07377
Maître Amadou DIALLO et Nadia NAHMAN
Maître Amadou DIALLO et Nadia NAHMAN

Libre Opinion : Dans une lettre adressée à l’intégralité des membres du corps diplomatique guinéens, le Ministre des Affaires étrangères a donné l’instruction de faire un plaidoyer auprès des autorités et institutions auxquelles ils sont accrédités sur l’opportunité et la nécessité d’adopter une nouvelle Constitution en République de Guinée. A cet effet, il leur a transmis une note sur la nouvelle Constitution qui expose les principaux motifs, la procédure à envisager et les innovations à proposer.

Face à cette volonté désormais officielle de tripatouillage de la Constitution en vigueur pour permettre au Président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir au-delà de son second et dernier mandat, les citoyens guinéens et les observateurs étrangers avertis sur le sujet ont le devoir de dire la vérité et de dénoncer la fraude à la Constitution.

La visée légitimatrice d’une telle démarche est au cœur de l’instrumentalisation par l’Exécutif de la Constitution aux fins de la monopolisation pure et simple du pouvoir et de la sanctuarisation présidentielle.

Sans reprendre les solides arguments mobilisés par Maître Traoré auxquels les auteurs de cet article souscrivent pleinement, la présente contribution s’attache à mettre en évidence le caractère délibérément fallacieux des développements portant sur les innovations que contiendront la nouvelle Constitution sous prétexte de l’élargissement du champ d’application des lois et des libertés fondamentales (I), la corrélation établie entre les accords politiques et la dénaturation de la Constitution (II) et enfin la définition du contenu du mandat octroyé au Conseil National de Transition (CNT) (III).

I – Les innovations à apporter par la nouvelle Constitution

L’objectif ici est de démontrer que l’essentiel des prétendues innovations que viendrait à introduire la nouvelle Constitution existe déjà dans l’actuelle et dans les engagements communautaires, régionaux et internationaux souscrits par la République de Guinée, les rendant ainsi superfétatoires. Il convient simplement d’appliquer le cadre constitutionnel, régional et international existant et de rendre ses dispositions effectives.

La note dont il est question fait état de l’intégration de la question environnementale et de la biodiversité dans le bloc de constitutionnalité qu’elle présente comme une innovation. Or, l’article 16 de la Constitution actuelle stipule que « toute personne a droit à un environnement sain et durable et a le devoir de le défendre ». L’État veille à la protection de l’environnement. » Le bloc de constitutionnalité renvoyant au fait que la Constitution ne se limite pas aux articles numérotés qui la composent dans ses différents titres mais intègre les textes auxquels fait référence son préambule, un tel argument est par conséquent inopérant. Ce qui est présenté comme innovation est déjà consacré par le texte de la Constitution et son contenu peut être appliqué par voie prétorienne au moyen d’une interprétation extensive du juge.

En outre, l’argument faisant état de l’absence de réaffirmation de la vocation panafricaniste de l’actuelle Constitution contrairement aux précédentes et du principe de laïcité, relève d’une malhonnêteté intellectuelle saisissante alors même que le panafricanisme est prévu au Préambule de la Constitution en vigueur, lequel fait partie du bloc de constitutionnalité. Il y est affirmé que le peuple de Guinée « proclame son attachement à la cause de l’unité africaine, de l’intégration sous régionale et régionale du continent ». En ce qui concerne la laïcité, l’article premier indique que « la Guinée est une République unitaire, indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

Relativement à la nécessité d’intégrer des dispositions relatives à l’interdiction du travail des enfants et aux droits des enfants de manière générale, il sied de rappeler que la Guinée a ratifié la Convention sur le droit des enfants le 13 juillet 1990 et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant le 27 mai 1999 dont les dispositions s’imposent à elle.

Il en est de même pour la consécration constitutionnelle du dialogue dans le milieu du travail qui est déjà garanti par la Loi fondamentale en vigueur en son article 58 alinéa 3, lequel dispose : « Le premier ministre est responsable de la promotion du dialogue social et veille à l’application des accords avec les partenaires sociaux et les partis politiques ». Quant au renforcement de l’égalité des droits entre l’homme et la femme, l’article 8 de la Constitution indique : « Tous les êtres humains sont égaux devant la loi. Les hommes et les femmes ont les mêmes droits ». Il convient de préciser que la parité homme femme qui vient d’être instituée par une loi votée récemment par l’Assemblée Nationale n’a pas besoin d’être consacrée par une nouvelle Constitution étant entendu qu’elle constitue une déclinaison de l’article 8.

Il en est de même des autres prétendues innovations évoquées dans la note qui peuvent, si elles sont jugées pertinentes, recevoir une consécration constitutionnelle dans le cadre d’une révision de la Constitution en vigueur. Les promoteurs de la nouvelle Constitution savent cela mais leur objectif c’est de contourner par ce biais les dispositions intangibles de la Constitution en vigueur qui garantissent notamment le principe de l’alternance démocratique ; d’où la fraude à la Constitution.

II – La corrélation établie entre les accords politiques et la dénaturation de la Constitution

Depuis l’entrée en fonction, le 21 décembre 2010, du Président de la République, Monsieur Alpha CONDE, la violation caractérisée et récurrente des droits de l’homme, des principes démocratiques et de l’État de droit est érigée en règle de gouvernance. C’est le défaut d’application systématique des dispositions constitutionnelles qui garantissent les droits fondamentaux des citoyens et du calendrier électoral qui conduit à la conclusion d’accords politiques de sortie de crise avec pour conséquences la fragilisation et la défiance de nos institutions. En effet, ces accords politiques sont l’émanation de la violation systématique des droits constitutionnels des citoyens : le droit à l’exercice des libertés publiques (notamment la liberté de réunion, d’association et le droit de manifestation), le droit de participer à des élections libres, inclusives, régulières et transparentes, la protection et la garantie du droit de propriété etc. Le seul mal dont souffre la Constitution actuelle et l’urgence du moment à laquelle il convient de pallier sont bien le déficit d’effectivité dans l’application de ses dispositions.

III – La définition du contenu du mandat octroyé au Conseil National de Transition (CNT)

Pour contrecarrer l’argumentation fondée sur le fait que la Constitution de 2010 n’aurait pas eu l’approbation du peuple souverain, nous reproduisons ici l’article 1er de l’Ordonnance no 006 du 7 mars 2010 portant attributions et composition du Conseil National de la Transition (CNT) qui dispose : « Le Conseil National de la Transition (CNT) créée par l’Ordonnance no 001 du 9 février 2010 est un organe politique délibérant qui assume les fonctions et missions ci-après :

1 – Procéder à la relecture et à l’adoption des dispositions constitutionnelles, des lois organiques et des textes électoraux relatifs au bon déroulement du processus électoral ;

2 – Jouer tout rôle législatif en rapport avec le processus de la transition ;

3 – Assurer le suivi et l’évaluation de l’action gouvernementale ;

4 – Suivre l’évolution du processus électoral en particulier les activités de la CENI ;

5 – Contribuer à la réconciliation nationale ».

Relativement au mandat du CNT, il convient ainsi de mentionner qu’il était question d’une relecture de la Loi Fondamentale de 1990 ou d’un toilettage. C’est par commodité de langage que le recours à la mention de nouvelle Constitution s’est imposé sans toutefois correspondre à la réalité juridique. En effet, sous l’angle strictement juridique, toilettage et relecture ne peuvent équivaloir à une nouvelle Constitution. De tels éléments de clarification sont d’autant plus importants à apporter qu’ils remettent en question le cœur même de l’argumentaire des tenants d’une nouvelle Constitution.

Aussi, sied-il de rappeler que le consensus national qui a prévalu au moment de l’adoption de la Constitution du 7 mai 2010 était tel qu’aucun des acteurs politiques, ni des forces vives de la nation n’a appelé ouvertement à voter contre.

En définitive, il a été indiqué moult fois que les insuffisances et les lacunes de la Constitution peuvent être corrigées par voie de révision et qu’aucune circonstance de fait et/ou de droit ne permet de fonder légalement l’élaboration d’une nouvelle Constitution.

Si la protection de la Constitution et l’effectivité de l’application de ses dispositions dépendent en réalité de son appropriation par les organes politiques et juridictionnels, elles sont tout aussi tributaires de l’importance que tous les citoyens, sans distinction, lui accordent. Une démocratie ne peut vivre sans qu’il y ait de la part et à l’intérieur de chaque citoyen une vigilance perpétuelle par rapport au pouvoir. C’est à ce cet appel à la vigilance que les citoyens Nadia Nahman et Maître Amadou Diallo ont tenté de répondre au travers de cette contribution conjointe.

Article co-rédigé par Nadia NAHMAN et Maître Amadou DIALLO

Lire

Funérailles du maire de Ratoma : Alpha Condé snobe Cellou Dalein

28 juin 2019 à 11 11 15 06156

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, les funérailles de monsieur Souleymane Taran Diallo, le défunt maire de Ratoma (décédé le lundi dernier, 24 juin 2019), sont organisées ce vendredi. Après la levée du corps à la morgue de l’hôpital national Ignace Deen, nous assistons actuellement au symposium organisé à la mémoire de l’ancien élu de l’UFDG, le principal parti de l’opposition guinéenne.

Au-delà des familles politique et biologique du défunt, au moins deux représentants du Gouvernement et d’autres responsables politiques participent à ces funérailles.

Pour sa part, le président de la République y a fait un bref passage. Mais, le professeur Alpha Condé a préféré snober le chef de file de l’opposition guinéenne en allant directement s’asseoir à la place qui lui avait été préalablement réservée ! Même la famille biologique du défunt n’a eu droit aux salutations (et condoléances) du chef de l’Etat qu’après une « intervention » des ministres Boureima Condé (de l’Administration du territoire et de la Décentralisation) et Mamadou Taran Diallo (de l’Unité nationale et de la Citoyenneté). Quelques minutes après son arrivée, le président Alpha Condé a fait annoncer un rendez-vous qu’il aurait à l’aéroport de Conakry avant de quitter le symposium qui se poursuit en ce moment (11 heures) au Palais de Sport du stade du 28 septembre.

A suivre avec Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Lire

Levée du corps du maire de Ratoma : Makanera, Boureima Condé, Cellou Dalein… à la morgue

28 juin 2019 à 9 09 47 06476

Décédé tôt dans la matinée du lundi dernier, 24 juin 2019, Souleymane Taran Diallo, le défunt maire de la commune de Ratoma regagnera sa dernière demeure dans l’après-midi de ce vendredi, 28 juin, au cimetière de Hamdallaye.

Mais, avant son inhumation, prévue à 15 heures 30, l’ancien maire de Ratoma bénéficiera d’un symposium au Palais de Sport du stade du 28 septembre et d’un cortège funèbre qui partira du stade du 28 septembre pour la Mosquée Turque de Koloma où la prière funèbre se fera après celle du vendredi.

À la morgue de l’hôpital national Ignace Deen, plusieurs personnalités politiques, membres de la famille politique du défunt sont présents : le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, son épouse, Hadja Halimatou Dalein Diallo, ses collaborateurs Aliou Condé, Elhadj Djouma Bah et aussi les membres de la famille biologique du défunt.

On a également noté la présence d’autres acteurs politiques comme Alhousseny Makanera Kaké, président du FND, Thermo Mamadou Bah, président de la NGC, Dr. Ahmed Tidjane Souaré, ancien Premier ministre.

Du côté du gouvernement, il y a les ministres de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, le Général Boureima Condé et Mamadou Taran Diallo de l’Unité nationale et de la Citoyenneté.

A suivre !

De Kaloum, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Lire

Annulation de l’exclusion de Bah Oury à l’UFDG : voici les réactions des avocats des deux camps

25 juin 2019 à 17 05 09 06096

Comme annoncé dans un précédent article, la cour d’appel de Conakry a confirmé ce mardi, 25 juin 2019, la décision du TPI de Dixinn, annulant l’exclusion de Bah Oury de l’UFDG. Le premier vice-président du parti, exclu en début février 2016, remporte cette autre étape de ce feuilleton judiciaire qui dure depuis plus de trois ans. Juste après la publication de l’arrêt de la cour, les avocats des deux camps opposés ont réagi au micro d’un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Décryptage !

Maître Amadou Oury Diallo, avocat de Bah Oury : lorsque la justice dit le droit, toute personne qui est épris de paix et de justice doit avoir un sentiment de satisfaction. C’est une décision qui me comble, car c’est la justice qui a gagné. Cette décision doit être normalement mise en exécution. Monsieur Bah Oury doit être réintégré dans ses fonctions de premier vice-président de l’UFDG. Normalement, c’est ce qui se doit maintenant.

Maître Alsény Aïssata Diallo, avocat du camp Cellou Dalein : aujourd’hui, la Cour d’Appel a entrepris un arrêt confirmant la décision du tribunal de première instance de Dixinn, qui lui a été déférée par rapport à l’exclusion de Bah Oury au sein du parti Union des Forces Démocratiques de Guinée(UFDG). Cette décision entreprise par la Cour d’Appel ne nous fait ni chaud ni froid.

C’est même un non-événement. Aujourd’hui même, dans les minutes qui suivent, nous allons déposer notre déclaration de pourvoi. Ça veut dire que nous nous acheminons inéluctablement vers la juridiction de censure qui est la Cour Suprême. Nous allons interjeter cet arrêt de la Cour d’Appel au niveau de la Cour suprême pour que cette décision entreprise en toute illégalité soit cassée et annulée.

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

Lire

Urgent : la Cour d’Appel de Conakry annule l’exclusion de Bah Oury de l’UFDG

25 juin 2019 à 12 12 04 06046

C’est une nouvelle bataille que Bah Oury vient de remporter face au camp de son rival Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG. La Cour d’Appel de Conakry a confirmé ce mardi, 25 juin 2019, l’annulation de son exclusion du parti dont il était le premier vice-président jusqu’en février 2016, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Amadou Oury Bah l’avait déjà emporté en première instance face à l’actuelle direction de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, à sa tête Cellou Dalein Diallo. Le 03 mars 2017, le tribunal de Dixinn a prononcé l’annulation de son exclusion du principal parti d’opposition du pays. Le camp de Cellou Dalein a aussitôt saisi la cour d’appel de Conakry pour tenter de faire annuler cette décision. A l’issue des débats tenus devant cette cour, la juridiction a confirmé le verdict du TPI de Dixinn.

Mais, ce feuilleton judiciaire n’a pas encore trouvé son épilogue. Car les avocats du camp de Cellou Dalein Diallo ont déjà annoncé qu’ils vont se pourvoir en cassation devant la cour suprême. La décision de cette dernière juridiction sera susceptible d’aucun recours.

Bah Oury finira-t-il par réintégrer l’UFDG ? Attendons de voir !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

Lire

L’UFDG répond à Albert Bourgi : Cellou Dalein Diallo n’a pas besoin de ses conseils !

25 juin 2019 à 9 09 16 06166

Dans une interview accordée à africaguinee.com datée du 19 juin 2019, Albert Bourgi s’agace de la mise en lumière de sa contribution et de son soutien au projet catastrophique et mortifère de modification constitutionnelle en Guinée. Il tente de se dédouaner mais s’y prend tellement mal qu’il complique ce qui pouvait être simple, pour ne pas dire banal.

Tantôt accusateur, tantôt donneur de leçons, Albert Bourgi s’emmêle visiblement les pinceaux. Loin de la sérénité digne d’un magistrat de la carrure à laquelle il prétend, dans sa divagation, il mélange tout : « Je trouve que l’opposition, Cellou se discrédite en agissant de cette manière. On est opposant, on s’oppose, il y a d’autres modes de fonctionnement de la démocratie ». Assimilant mal une ligne de défense désormais intenable et connue de tous les observateurs sérieux de la vie politique guinéenne de ces dix dernières années.

Une insinuation dont l’objectif est de biaiser un combat national

Dans cette entreprise, il ne dit pas que la liste transmise à la Cour pénale internationale est une initiative du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), une création spontanée, hétérogène et républicaine composée par l’ensemble des acteurs sociopolitiques de la Guinée et de sa diaspora. Le FNDC regorge en son sein d’ONG’s et associations issues de la société civile, de centrales syndicales, d’acteurs du secteur privé, d’artistes, de comédiens, de partis politiques de l’opposition parmi lesquels d’anciens alliés et soutiens d’Alpha Condé.

Trois forces majeures sont notables au sein du FNDC. D’abord, la prédominance d’une jeunesse audacieuse et consciente de la grandeur des défis démocratiques et rompue à l’usage des réseaux sociaux, donne une multidimensionnalité au combat. Ensuite, c’est la célérité avec laquelle les forces du FNDC s’implantent à travers toutes les préfectures de la Guinée et à l’international. Ce qui témoigne de la grande adhésion des guinéens de tous bords à ce groupe et au noble combat qu’il mène. Enfin et surtout, la détermination du FNDC ne souffre d’aucune ambiguïté. La transmission à la CPI de la liste des promoteurs et défenseurs de la violation de la constitution en est l’un des exemples les plus illustratifs.

Réduire ce Front républicain à Cellou Dalein Diallo est une manœuvre dilatoire qui, comme par le passé et avec l’entregent des conseillers occultes d’Alpha Condé, vise à donner l’impression que la contestation populaire et légitime du peuple de Guinée contre la violation des principes démocratiques fondamentaux serait une révolte ethnico-politique. Cellou Dalein Diallo et son parti, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), qu’Alpha Condé a tenté de peindre en organisation ethnique à coups de missives médiatiques et par ses réseaux mafieux, ne laisseront pas de nouveau l’avenir de la Guinée compromis par des ambitions égoïstes et dénudées d’intérêt pour les Guinéens dans leur majorité.

De même que l’ensemble des partis de l’opposition, l’UFDG assume totalement son appartenance au FNDC et y jouera pleinement sa partition ainsi qu’au sein de tous les mouvements citoyens ou politiques qui s’affirmeront dans la lutte contre le tripatouillage constitutionnel engagé en Guinée. Il n’y a aucune raison à en rougir ou à baisser la tête; bien au contraire. C’est au camp d’en face d’avoir cette attitude si tel devait être le cas.

Ridicule suggestion que celle de s’opposer autrement

Demander à Cellou Dalein Diallo et à l’opposition de s’opposer autrement au motif qu’il y’a d’autres modes de fonctionnement de la démocratie relève du ridicule. D’autant plus que ce conseil émane d’un soutien à une gouvernance autoritaire, d’une personne comme lui qui connaît parfaitement bien la vigueur de la répression et des agissements antidémocratiques et anticonstitutionnels dont fait montre ce pouvoir.

Si non, il est impossible d’ignorer que depuis 2011, l’UFDG que dirige Cellou Dalein Diallo a usé de tous les moyens légaux et démocratiques face à ce régime autoritaire et répressif. Albert Bourgi souhaiterait-il que l’opposition agisse comme l’opposant Alpha Condé se questionnait sur la nature de la lutte (armée) contre Lansana Conté ?

Cela peut s’entendre dans la mesure où les revendications légales pour l’instauration d’un Etat de droit ont coûté la vie à plus d’une centaine de guinéens, tous à la fleur de l’âge et causé des handicaps irréversibles à des centaines d’autres plongeant ainsi des familles entières dans la désolation.

Les journalistes, les organisations syndicales et de la société civile ne sont pas épargnés par la barbarie. Le régime meurtrier d’Alpha Condé que soutient Albert Bourgi tue des enfants dont le seul tort est, privés d’écoles à cause de la grève de leurs enseignants mal payés, d’avoir exigé la réouverture des classes. Ce même régime qui se graisse sur les maigres revenus des guinéens massacre des activistes et associations de défense des consommateurs lorsque ceux-ci osent demander une baisse du prix du carburant pour s’aligner au cours mondial, ou se plaignent des coupures intempestives de l’électricité, ou encore manifestent pour le respect de la constitution.

Des exemples où des Guinéens subissant l’injustice et l’arbitraire, vont jusqu’à se faire tuer pour avoir tout simplement pensé autrement qu’un régime fantoche, il y’en a à foison. Les rapports de Human Right Watch, de Reporters sans frontières, Amnesty International et de tant autres organisations humanitaires et de droits de l’homme ne contrediront pas ces affirmations.

Albert Bourgi s’en est-il une fois ému, ne serait-ce que par compassion humaine pour le peuple de Guinée ? A-t-il pour autant pris ses distances avec son ami dictateur, Alpha Condé ? Alors, non ! Merci pour ses conseils.

Cette lutte ne desserrera pas ! Elle ne faiblira point ! Par contre, elle se renforcera avec l’éveil des consciences qui va crescendo ! L’UFDG se battra auprès des guinéens jusqu’à l’avènement d’un régime démocratique capable de prendre sérieusement en compte les ambitions de libertés et de développement de notre pays.

Une convergence des luttes qui effraie le pouvoir en place

Une convergence des aspirations et des luttes des guinéens effraie tous les stratèges de ce pouvoir qui savent tous que l’UFDG est la meilleure riposte à leur politique politicienne. Après avoir englouti des millions de dollars dans des campagnes de diffamations contre Cellou Dalein Diallo, dans l’unique objectif de le peindre en leader d’une communauté et créer un faussé national, la manœuvre d’Albert Bourgi est naturellement compréhensible même si elle est de nouveau vouée à l’échec. Sa tentative de substituer à la lutte du FNDC et de la majorité des guinéens, une entreprise ethnique voire communautaire contre la personne du président de l’UFDG est une vieille recette qui ne passe plus.

La réalité qu’il feint d’ignorer aujourd’hui est toute autre. Les victoires de l’UFDG dans des zones historiquement étiquetées Alpha Condé lors des dernières élections locales prouvent à suffisance que les guinéens savent que Cellou Dalein Diallo est l’homme qu’ils leur faut pour diriger la Guinée.

Ces victoires auraient été encore plus éclatantes n’eût été l’implication d’une administration publique inféodée au régime et une fraude inouïe. La Mission d’observation électorale de l’Union européenne dresse un bilan extrêmement catastrophique des élections en Guinée depuis 2013.

Il y a des signes qui ne trompent guère. Le réalisme et la maturité des guinéens, toutes communautés confondues, ne cèdent et ne céderont plus à ces discours divisionnistes et mensongers. Cellou Dalein Diallo est un leader national dont les partisans dépassent largement son cercle de naissance. Ayant consacré toute sa vie aux guinéens, il a aujourd’hui le soutien de son peuple, transcendant tous les clivages et stéréotypes que de vils conseillers d’Alpha Condé tentent vainement de lui coller.

Cependant, par respect pour le travail remarquable du FNDC et pour éviter de donner l’impression de s’attribuer les succès de ce noble combat national, Cellou Dalein Diallo et l’UFDG ne peuvent se permettre d’emprunter cette voie voulue par Albert Bourgi et tous les conseillers d’Alpha Condé. Ils ne le feront pas, pas parce qu’ils ne seraient pas fiers d’en endosser la paternité, mais simplement parce qu’il n’y aurait pas d’honnêteté dans une telle démarche. Malheureusement le pouvoir et ses affidés ignorent tout du sens de l’honnêteté et de l’intégrité, des mots qui signifient beaucoup pour Cellou Dalein Diallo.

Albert Bourgi sait très bien que si les guinéens refusent une quelconque forme d’élection ou de référendum avec Alpha Condé, c’est en premier lieu parce qu’ils savent qu’il s’est doté d’une machine électorale basée sur la fraude à grande échelle qui fait automatiquement de lui vainqueur. Les élections sous Alpha Condé sont des mascarades dont les données incohérentes sont imposées comme résultats. A l’image de toutes les élections qu’il a organisées, un référendum serait entaché d’irrégularités comme la Guinée n’avait jamais connues.

Alpha Condé souffre sérieusement de manque de légitimité vis-à-vis de son peuple et devient de plus en plus un produit difficile à vendre. A tel point que les soutiens et amis d’alors commencent à le lâcher. Une règle à laquelle Albert Bourgi ne fait pas exception.

La crainte est aujourd’hui lisible chez plusieurs soutiens d’une modification ou d’un changement de constitution en vue d’octroyer à Alpha Condé un troisième mandat. Car la transmission des listes à la CPI ne laisse guère indifférents ces individus. Qu’ils œuvrent à visage découverts ou dans l’ombre, ils seront tous démasqués. Et la tentative de coup d’Etat constitutionnel, même si elle a toute les chances d’échouer, leur sera directement imputable.

LA CELLULE DE COMMUNICATION DE L’UNION DES FORCES DÉMOCRATIQUES DE GUINÉE (UFDG).

Lire

Guinée-Madagascar : Cellou Dalein regarde le match avec ses militants au siège de l’UFDG

23 juin 2019 à 10 10 05 06056

La mobilisation était totale à Conakry ce samedi, 22 juin 2019, jour de l’entrée en lice de la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations qui se joue en Egypte. Le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a installé un écran géant au siège de son parti, à la Minière, pour suivre le match avec ses militants. Mais, l’opposant qui n’aime pas voir son équipe perdre, a quitté les lieux avant même la fin de la rencontre, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Grand supporter du Syli national, le chef de file de l’opposition guinéenne n’a pas souhaité regarder le premier match de la Guinée à la CAN 2019 dans son salon. Il a préféré se rendre au siège de son parti où il a installé un écran géant pour partager ce moment avec des responsables de l’UFDG, la jeunesse et tous les fans du ballon rond.

Le président de l’UFDG qui avait misé sur une victoire (2-0) de la Guinée, a pu savourer, dans une ambiance festive, l’ouverture du score de Sory Kaba à la 35ème minute. L’équipe guinéenne faisait ainsi la moitié de ce que Cellou Dalein Diallo attendait d’elle.

Mais, le reste ne s’est pas passé comme le principal opposant guinéen l’avait prévu. En l’espace de 6 minutes, la Guinée s’est fait rejoindre au score (49’) et a été menée par les malgaches (55’). Et, ne pouvant pas voir son équipe perdre, le leader de l’UFDG a quitté les lieux deux minutes seulement après le second but malgache (57’).

Il n’a pas pu assister à l’égalisation guinéenne grâce à un pénalty obtenu par son capitaine, Ibrahima Traoré, et transformé par François Kamano. Reste à savoir si Cellou Dalein Diallo, visiblement pas content de cette première sortie de la Guinée, sera au siège de son parti pour suivre le prochain match du Syli national face au Nigeria.

Mamadou Diouldé Diallo était au siège de l’UFDG pour Guineematin.com

Lire

Installation d’une usine de boissons alcoolisées en Guinée : pourquoi Demba Fadiga n’a pas voté la convention ?

13 juin 2019 à 14 02 33 06336
SAMSUNG CAMERA PICTURES

Comme annoncé précédemment, l’Assemblée nationale guinéenne a voté hier, mercredi 12 juin 2019, sept (7) textes qui lui ont été soumis par l’exécutif. Parmi ces textes, figure la convention d’établissement d’une usine de boissons alcoolisées et non alcoolisées en Guinée, signée entre le gouvernement guinéen et la société Beverage Market Incomporated. Celui-ci a suscité un débat houleux à l’hémicycle et a été rejeté par les députés de l’opposition (UFDG) et même par trois députés de la mouvance présidentielle. Parmi eux, le député de Kindia, l’honorable Demba Fadiga. Le parlementaire a expliqué au micro d’un reporter de Guineematin.com, les raisons qui l’ont poussé à pousser contre le texte.

Hon. Demba Fadiga

« Il faut avoir le courage de dire non quand le vote d’une loi n’obéit pas à votre desiderata, ne va dans le sens des intérêts de votre peuple comme l’installation d’une usine de boissons avec pour corollaire la dépravation. Parce que quand il y a la boisson, les jeunes vont noyer leurs soucis dans l’alcool et ça conduit à des crimes, ça conduit à beaucoup de choses qui ne sont pas compatibles avec la civilisation que nous avons. Une civilisation, pour la majorité, musulmane.

Nous sommes des musulmans, et moi je me vois très mal en train de voter une loi pour qu’une usine de boissons alcoolisées s’installe. Si c’était une usine de jus de fruits, une usine qui ne produit pas d’alcool, ça je peux comprendre. Mais, quand il s’agit de liqueur, de boissons alcoolisées, comprenez-moi que je ne je ne peux pas aller dans le sens de l’installation d’une telle usine parce que la religion dit que si vous participez, ne serait-ce qu’en indiquant tout simplement le lieu où on peut acheter la boisson, vous serez condamné comme celui qui boit », a expliqué l’honorable Demba Fadiga.

En ce qui concerne les emplois que cette société va créer à travers cette usine, le député de la mouvance présidentielle et président de la commission des infrastructures de l’Assemblée nationale, indique qu’on peut créer l’emploi ailleurs. « On peut créer l’emploi par diverses manières. Notre pays est fertile, on peut cultiver par exemple des tomates pour faire des purées de tomates, on peut planter la canne à sucre au lieu de faire de l’alcool. On peut cultiver le maïs pour faire des aliments pour la volaille. Donc il y a beaucoup de domaines qui peuvent être utiles au peuple surtout à cette jeunesse. Mais la boisson, nous avons déjà des structures qui produisent des boissons ici, il y a toutes sortes de boissons ici.

Il est très facile d’avoir la boisson. Si vous avez, ne serait-ce que 5000 francs, vous pouvez avoir quelque chose à boire. Et, nous voyons souvent des gens en état de service qui sont saouls et c’est très dangereux puisque quand vous êtes un agent en état de surveillance, en tant qu’homme en uniforme, et que vous buvez, vous ne pouvez pas être efficace. Donc la boisson est nuisible pour l’homme. Ceux qui font la boisson disent qu’il faut boire modérément, ils disent que l’abus d’alcool nuit. Alors, pourquoi ne pas arrêter de boire au lieu de conseiller aux gens de boire. Donc, c’est pourquoi j’ai voté contre.

Si vous avez remarqué dans les grandes compétions internationales, la publicité sur la boisson et la cigarette, je crois que ça passe difficilement surtout la cigarette. Donc moi je comprendrais mieux qu’on augmente les taxes sur les boissons et les cigarettes que de faciliter leur implantation sur le territoire », a laissé entendre l’honorable Demba Fadiga.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 91 92 25/ 666 91 92 25

Lire

Risque de violences à N’zérékoré : le FNDC entend braver l’interdiction de manifester

13 juin 2019 à 11 11 23 06236

Malgré l’interdiction de sa marche pacifique prévue ce jeudi, 13 juin 2019, l’antenne du FNDC à N’zérékoré n’entend pas abdiquer. La structure maintient la manifestation et appelle les citoyens de la ville à sortir protester contre les agissements « antidémocratiques et liberticides » des autorités locales. Des autorités qui ne comptent pas aussi laisser se dérouler cette manifestation, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est une journée tendue à l’issue incertaine qui s’annonce aujourd’hui à N’zérékoré. Tôt le matin, un important dispositif sécuritaire a été déployé dans la ville, particulière sur le point de ralliement de la manifestation appelée par l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Les forces de l’ordre sont chargées d’empêcher tout regroupement lié à cette marche.

Mais, de leur côté, les responsables du FNDC-N’zérékoré décident d’aller au bras de fer avec les autorités. Ils ont appelé leurs membres et les citoyens de la ville à sortir braver l’interdiction de leur marche. La mobilisation a d’ailleurs commencé au niveau du siège local de l’UFDG, le principal parti d’opposition du pays, situé au quartier Mohomou. Plusieurs jeunes ont rallié les lieux et ils se disent déterminés à descendre dans la rue pour protester contre l’interdiction des activités du FNDC dans toute la préfecture de N’zérékoré et les menaces proférées par le préfet contre ses membres.

Pour l’heure, la ville est partagée entre tension et méfiance et la plupart des activités sont paralysées.

A suivre !

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Lire

Cellou Dalein sur le meurtre de Boukariou à Labé : « c’est l’impunité qui encourage la récidive »

8 juin 2019 à 18 06 21 06216

Le meurtre de l’étudiant, Boukariou Baldé, battu à mort par des policiers à l’université de Labé, continue de susciter de l’indignation. Après le communiqué publié par sa formation politique, Cellou Dalein Diallo a évoqué personnellement le sujet à l’occasion de l’assemblée générale de l’’UFDG, ce samedi, 08 juin 2019, à Conakry. L’opposant a fustigé le comportement des forces de l’ordre pointant du doigt l’impunité qui, selon lui, encourage la répétition de ce genre de crimes dans notre pays, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Les forces de l’ordre ont fait, la semaine dernière encore, une victime, en la personne de Boukariou Baldé, étudiant à l’université de Labé. Il a été la énième victime des forces de l’ordre. Nous avons, à travers un communiqué de la direction nationale du parti, exprimé notre indignation et marqué notre solidarité et notre soutien à sa famille. Nous ne cesserons jamais de dénoncer les crimes commis par ceux-là qui sont chargés d’assurer la sécurité des citoyens guinéens.

Malheureusement, comme vous le savez, ils jouissent toujours d’une impunité totale. Ceux qui sont décédés ici à l’occasion de nos manifestations, les 103 victimes dont on a parlé, celui qui est décédé à la suite des violences des forces de l’ordre à Mandiana il y a un an, il n’y a jamais eu de suite. C’est cette impunité qui encourage la récidive. Et nous avons le devoir de la dénoncer et de la combattre », a dit le chef de file de l’opposition guinéenne.

En plus de la lutte contre l’impunité, Cellou Dalein Diallo rappelle à ses militants qu’ils ont trois défis essentiels à relever aujourd’hui : « nous avons l’installation des conseils et des chefs de quartiers, nous avons l’installation des conseils régionaux et nous avons la question du 3ème mandat. Ce n’est pas une revendication de l’UFDG. C’est la loi qui a prévu que 15 jours après l’installation des maires et leurs adjoints, qu’on installe les conseils des quartiers et les chefs des quartiers. Nous avons les conseils régionaux qui devraient être mis en place 60 jours après l’installation des maires et leurs adjoints. Mais comme ils ont fait le calcul, ils ont dit que l’UFDG va prendre la majorité des conseils régionaux, on n’applique pas la loi. On s’en fou de la loi.

Or, les lois ont précisé les règles et les procédures à suivre pour les installer. Mais Alpha condé a fait le bilan il s’est rendu compte qu’il perd tous les quartiers qu’il contrôle actuellement et que l’UFDG en particulier prend de la force en contrôlant 78 quartiers sur 128 à Conakry. Il dit que ce n’est pas faisable. La loi ne sera pas appliquée…Lorsque l’application de la loi dessert les intérêts du parti au pouvoir, comme il a le pouvoir, il décide de ne pas appliquer. Mais, nous avons le devoir de demander et d’exiger l’application des lois de la République », a martelé l’opposant.

En ce qui concerne le projet de troisième mandat d’Alpha Condé, le président de l’UFDG indique que le pouvoir n’a aucune base légale lui permettant de le mener à bien. « Ils n’ont aucun moyen juridique de s’octroyer un 3ème mandat. La constitution a verrouillé les dispositions relatives au nombre et à la durée du mandat en disant que ces dispositions ne peuvent pas faire l’objet de révision. Ils n’ont aucun moyen juridiquement valable de sortir. Mais comme il a pris le goût du pouvoir et il ne veut pas lâcher, et le clan autour de lui qui s’accapare des richesses du pays ne veut pas arrêter sa forfaiture, ils veulent le maintenir au pouvoir par la force.

Ils savent qu’ils n’ont pas raison. La communauté internationale est convaincue que ce n’est pas utile et que c’est dangereux. Les Guinéens n’en veulent pas. Donc il faut qu’on se batte contre l’assassinat programmé de notre jeune démocratie. Alpha Condé et ses troupes veulent assassiner notre démocratie », a insisté Cellou Dalein Diallo.

Il a réitéré, enfin, son appel aux forces de défense et de sécurité à qui il demande de rester aux côtés du peuple pour défendre la constitution au lieu de défendre un homme ou un régime.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

Lire

Meurtre de Amadou Boukariou à Labé : la déclaration de l’UFDG

4 juin 2019 à 14 02 13 06136

C’est avec une profonde tristesse et une vive émotion que la Direction Nationale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a appris le décès du jeune Amadou Boukariou BALDE, à la suite d’un violent coup reçu à la nuque ce vendredi 31 Mai 2019, lors d’échauffourées qui ont éclaté entre agents des forces de l’ordre et étudiants à l’Université de Labé.

Bouleversée par cette tragédie, la Direction Nationale du Parti présente ses plus sincères condoléances à la famille éprouvée et partage avec elle l’immense douleur qui l’étreint en ce mois saint de Ramadan.

Elle regrette que l’absence de dialogue et de responsabilité ait conduit à un tel déferlement de violence allant jusqu’à ôter la vie à un étudiant et à infliger de graves blessures à de nombreux autres. La Direction nationale condamne fermement ce recours à la force meurtrière qui intervient en violation des franchises universitaires, lesquelles, en principe, s’opposent à l’intervention des forces de l’ordre dans des établissements de savoir.

Elle exige des autorités compétentes que toute la lumière soit faite dans les meilleurs délais afin, non seulement de déterminer les circonstances exactes de ce drame, mais aussi d’identifier, de traduire en justice et de punir les auteurs de ces agissements répréhensibles.

En outre, le Ministère de l’Enseignement supérieur est appelé à prendre toutes les mesures idoines afin que de telles tragédies ne se reproduisent plus et que les étudiants puissent jouir de l’exercice de leurs libertés individuelles sans que n’y soit portée une atteinte injustifiée et disproportionnée.

Arraché brutalement et prématurément à l’affection des siens par ceux qui avaient pourtant la responsabilité d’assurer la sauvegarde de son intégrité physique, Amadou Boukariou BALDE, promis à un bel avenir aux dires de son entourage, nourrissait des rêves qui ont été brisés en cette sinistre date du 31 mai 2019.

Puisse son âme reposer en paix dans la terre qui l’a vu naître.

Conakry, le 3 juin 2019

La Direction nationale

Lire

Suspendu du parti, l’ancien maire de Mamou très déçu : « je n’ai aucune intention de retourner à l’UFDG »

17 mai 2019 à 12 12 02 05025
Elhadj Oumar Diallo, ancien président de la délégation spéciale de Mamou

Trois ans après son départ de la délégation spéciale de Mamou dont il était le président, l’ancien secrétaire fédéral de l’UFDG à Mamou, s’est exprimé sur cette affaire. Au cours d’un entretien avec un correspondant de Guineematin.com à Labé, Elhadj Oumar Diallo est revenu particulièrement sur ses relations avec l’UFDG, parti dont il se dit profondément déçu et au sein duquel il ne compte pas retourner.

Tout allait bien entre l’UFDG et son secrétaire fédéral à Mamou d’alors jusqu’en avril 2016. A cette période, une affaire de détournement de 259 millions de francs éclate à la délégation spéciale de Mamou, dirigée par le responsable du principal parti d’opposition du pays. Accusé d’avoir détourné ce montant, Elhadj Oumar Diallo est arrêté et conduit en prison où il passe plusieurs mois.

Elhadj Oumar Diallo

Dans la foulée, l’UFDG se désolidarise de son responsable et le suspend de ses fonctions au sein du parti. A l’issue de son procès en février 2017, l’ancien président de la délégation spéciale de Mamou est condamné à 18 mois de prison assortis de sursis.

Aujourd’hui, l’ex opposant a fini de purger sa peine ; mais, il ne compte plus refaire la politique. Cela, en raison de l’attitude de son ancienne formation politique à son égard. Elhadj Oumar Diallo s’est, en effet, senti abandonné par l’UFDG. « A Mamou, nous sommes presqu’une même famille. Du côté social, je collabore avec tout le monde, même certains responsables de l’UFDG. Mais, sur le plan politique, ils me considèrent comme une coquille vide.

C’est pourquoi, j’ai décidé de quitter complètement le parti et de m’occuper de mes affaires personnelles. Quand ils ont décidé de m’écarter de la délégation spéciale et du bureau fédéral, chacun d’entre eux voulait à tout prix récupérer ces postes que j’occupais. Ça m’a beaucoup marqué. Je m’attendais au moins à ce qu’un seul membre du parti reconnaisse ce que j’ai fait pour le parti ; mais, je n’ai pas constaté cela.

Je ne me rappelle d’une quelconque aide dont j’ai bénéficiée de la part de l’UFDG. Quand j’étais en prison, des personnes de bonne volonté m’ont assisté : certains m’envoyaient 100 mille, d’autres 200 mille, j’ai reçu également un don de sacs de riz. Mais, l’aide dont je voulais bénéficier, je ne l’ai pas eue. Car, même le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, ne m’a fait aucune aide et ne m’a pas soutenu dans toutes les difficultés que j’ai traversées.

Ce problème que j’ai eu, si la population de Mamou avait fait comme l’UFDG, je ne serais pas là aujourd’hui, car j’aurais quitté Mamou. C’est pourquoi, je n’ai aucune intention de retourner à l’UFDG parce que je suis déçu de ce parti », a dit l’ancien président de la délégation spéciale de Mamou.

Entretien réalisé à Labé par Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

Lire

Ousmane Gaoual prévient : « en 2020, s’il n’y pas élection, Cellou Dalein sera installé… »

4 mai 2019 à 18 06 00 05005

La lancinante question du 3ème mandat ou de modification de la Constitution en faveur du président Alpha Condé continue d’alimenter la chronique. A l’occasion de son assemblée générale de ce samedi 4 mai 2019, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a mis en garde les promoteurs de cette thèse. Pour Ousmane Gaoual Diallo, qui ne mâche pas ses mots, tout sera mis en œuvre pour empêcher Alpha Condé de gérer notre au-delà de 2020, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Connu pour son franc-parler, l’élu uninominal de Gaoual a clamé haut et fort que le projet de 3ème mandat n’aboutira pas. « Le peuple de Guinée est dos au mur et sait qu’il est le dernier rempart de la démocratie. Les guinéens sont déterminés à payer le prix fort pour faire en sorte, qu’il y ait élection ou pas, qu’au terme du mandat d’Alpha Condé, que soit, il est remplacé à la suite d’une élection régulière par celui qui aura acquis les suffrages des guinéens, soit la Guinée rentre dans une transition… Si cela va passer par l’affrontement auquel il a appelé les guinéens, ça sera un affrontement entre eux, Alpha Condé et son clan… »

En outre, Ousmane Gaoual Diallo s’est adressé aux forces de l’ordre en les mettant face à leur conscience. « Tous ces militaires, gendarmes et policiers qui agissent dans la brutalité, qui croient que ce pouvoir est sans fin, ils se trompent. Personne ne dira demain, je ne savais pas ou bien on m’a donné un ordre. Tous ceux qui vont soutenir cette idée seront traités comme des criminels et subiront ainsi la colère du peuple de Guinée. Mais, il n’y aura pas de recul », avertit ce proche de Cellou Dalein.

Très confiant, Ousmane Gaoual Diallo soutient mordicus qu’en 2020, le président de l’UFDG va occuper le fauteuil présidentiel. « Nous souhaitons que cela se passe dans des élections régulières. Mais, s’il n’y avait pas d’élection, il sera quand même installé par un coup de force, quelque soit le prix à payer », insiste-t-il.

En outre, Ousmane Gaoual a tiré à boulets rouges sur les promoteurs du changement de la Constitution. « S’ils sont légitimes pour vanter le coup d’Etat, alors nous sommes légitimes pour appeler les patriotes à opérer un autre coup d’Etat, pour installer les démocrates à la tête de la Guinée. On ne peut pas laisser des gens sortis de nulle part, les arrivistes, les pilleurs des deniers publics, les corrompus, les criminels avoir la liberté de promouvoir un changement illégal de Constitution et ne pas emprunter le même chemin à l’envers pour promouvoir la démocratie ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

Lire

Fodé Oussou sur le tournoi dédié à Alpha Condé à Pita : « il y avait tout là-bas sauf Pita »

22 avril 2019 à 0 12 03 04034

Le débat se poursuit autour du tournoi de « reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé », organisé récemment à Pita. Au lendemain de la finale, les acteurs politiques s’opposent sur le bilan de cette activité. Si le parti NFD dont le président (Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes) se félicite d’une mobilisation record et qui témoigne de l’adhésion des populations de Pita aux idéaux du président de la République, l’UFDG a une toute autre vision de la chose.

Le principal parti d’opposition du pays indique que les gens qui étaient au stade ne sont pas des habitants de Pita mais plutôt des gens transportés sur les lieux pour tromper le chef de l’Etat. C’est Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président du parti, qui l’a confié à Guineematin.com, dans la soirée de ce dimanche, 21 avril 2019.

« Le vrai bilan de ce tournoi va être fait. Et, le bilan là, c’est Alpha qui va tirer les conséquences de ce qui s’est passé à Pita. Parce que les gens qui étaient là-bas sont venus d’ailleurs. Il y a eu des élèves, des enseignants et d’autres citoyens qui ont été transportés là-bas par des camions. Il y avait tout là-bas sauf Pita. Ça veut dire qu’une partie de Conakry était là-bas. Ils ont ramassé les gens, ils les ont emmenés pour impressionner.

Je puis garantir qu’aucun maire n’a participé à la finale parce qu’on a donné des instructions fermes aux maires de ne pas s’associer à cette activité. Mais, comme il fallait justifier l’argent sorti, ils ont transporté des gens. Avec l’appui du ministre de l’Education Nationale, Mory Sangaré, les écoles ont été fermées, les élèves et les enseignants ont été transportés au stade. C’est triste ! »

Pour clore ce débat, l’opposant appelle à l’organisation des élections législatives pour savoir si Pita qui est un fief traditionnel de l’UFDG, votera pour un autre parti. « Ceux qui disent que Pita est avec eux, je leur dis que très bientôt, c’est ce que nous souhaitons en tout cas, il y aura les élections législatives. A l’issue de ce scrutin, on aura la réponse des citoyens de Pita. A ce moment, on saura si les gens qui étaient au stade sont des gens de Pita ou si c’est des gens qui sont transportés.

Si monsieur Alpha Condé pense que Mouctar Diallo peut l’aider à avoir un seul électeur à Pita, il se trompe. C’est pourquoi, je souhaite qu’on organise les élections législatives. Monsieur Alpha Condé lui-même va voir le nombre d’électeurs qu’il a à Pita », a dit le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale.

Par ailleurs, Dr Fodé Oussou Fofana déplore des choses graves dans l’organisation de cet événement. Il s’insurge notamment contre la dénomination donné à l’événement par ses organisateurs. « Si Mouctar Diallo avait juste organisé un tournoi de football à Pita, j’aurais compris. Mais, un tournoi de football en signe de reconnaissance du Fouta au président de la République, reconnaissance par rapport à quoi ?

Est-ce que c’est reconnaissance par rapport aux gens qui sont tués ou bien c’est reconnaissance par rapport aux maisons qui sont cassées ? C’est vraiment pathétique ! Et, ça veut dire que la morale a quitté ce pays, la dignité a quitté ce pays », estime-t-il.

Le vice-président de l’UFDG regrette aussi le comportement du ministre Mouctar Diallo qui est président d’un parti politique et qui s’est habillé aux couleurs du RPG Arc-en-ciel le jour de la finale de ce tournoi de football. Il demande d’ailleurs au ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes de dissoudre son parti pour être conséquent avec lui-même. « Quand tu vois un leader d’un parti politique porter les T-Shirts d’un autre parti politique, je me dis que c’est insensé.

Si le président des NFD porte les T-Shirts du RPG Arc-en-ciel, la seule chose qui lui reste à faire, c’est de dissoudre purement et simplement les NFD dans le RPG Arc-en-ciel. Parce qu’il faut être logique, il faut être conséquent. Aujourd’hui, le parti NFD n’existe que de nom parce que les vices présidents des NFD sont au ministère, le président des NFD est devenu le premier militant du RPG Arc-en-ciel. Donc, il n’a qu’à dissoudre son parti », a demandé Fodé Oussou Fofana.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

Lire

Meeting de l’UFDG à Pita : la colère de Dr Fodé Oussou contre le ministre Mouctar Diallo

18 avril 2019 à 8 08 07 04074

« Je vous parle de 103 jeunes enterrés au cimetière de Bambéto, tués par la gouvernance de monsieur Alpha Condé et pour lesquels il n’y a pas eu de justice, il n’y a pas eu de compassion. Sur les 103 jeunes, 82 sont ressortissants de Pita. Parmi les 82, vous avez 23 qui sont de Gongoré, 18 de Maci, 27 de Bantiguel, 8 de Bourouwal Tappé, 2 de Timbi-Madina, 2 de Timbi-Tounni, 1 de Ninguélandé et 1 de Sangaréah. Et vous avez quelqu’un qui est considéré comme ressortissant de Pita, de Maci qui vient à Pita, organiser un tournoi de remerciement de monsieur Alpha Condé parce qu’il a tué 82 jeunes de Pita, parce que les maisons des gens de Pita sont cassées à Bambéto. Pita est où ? Pita a perdu sa valeur ! Où est le Pita qu’on a connu ? »…

Prenant la parole au cours de leur meeting de son parti hier, mercredi 17 avril 2019, à Pita, le vice-président de l’UFDG, Honorable Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéraux-Démocrates, a exprimé toute sa colère contre le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune, Mouctar Diallo qui a eu l’initiative d’organiser un tournoi de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, au lendemain de la destruction des maisons d’habitation des citoyens ressortissants de sa préfecture natale, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le président du groupe parlementaire des Libéraux-Démocrates, honorable Dr Fodé Oussou Fofana a commencé son intervention au siège de la fédération UFDG de Pita par demander aux responsables et militants du parti massivement mobilisés en provenance de toutes les communes rurales de la préfecture d’observer une minute de silence à la mémoire des militants de l’opposition morts et enterrés au cimetière de Bambéto, dans la commune de Ratoma à Conakry.

« Je vous parle de 103 jeunes enterrés au cimetière de Bambéto, tués par la gouvernance de monsieur Alpha Condé et pour lesquels il n’y a pas eu de justice, il n’y a pas eu de compassion. Sur les 103 jeunes, 82 sont ressortissants de Pita. Parmi les 82, vous avez 23 qui sont de Gongoré, 18 de Maci, 27 de Bantiguel, 8 de Bourouwal Tappé, 2 de Timbi-Madina, 2 de Timbi-Tounni, 1 de Ninguélandé et 1 de Sangaréah. Et vous avez quelqu’un qui est considéré comme ressortissant de Pita, de Maci qui vient à Pita, organiser un tournoi de remerciement de monsieur Alpha Condé parce qu’il a tué 82 jeunes de Pita, parce que les maisons des gens de Pita sont cassées à Bambéto. Pita est où ? Pita a perdu sa valeur ! Où est le Pita qu’on a connu ? » a-t-il interrogé.

Après cette série d’interrogations, le vice-président de l’UFDG a demandé pourquoi les populations locales ont-elles accepté une telle initiative.

« Comment vous pouvez accepter qu’on casse les maisons des gens de Bambéto, qu’un enfant de Pita vienne à Pita faire ce qu’il veut en amenant des gens de Conakry. Il veut justifier les 3 milliards que monsieur Alpha Condé lui a donnés. Il veut aller démontrer à monsieur Alpha Condé que Pita est reconnaissant de monsieur Alpha Condé. Comme pour dire que tu as bien fait de tuer parce que les gens que tu as tués ne méritent pas de vivre. On peut tuer les gens de Pita, venir organiser un match de football et être accompagné par les citoyens de la préfecture. Où est Pita ? Il n’y a eu personne pour lui dire qu’il ne peut pas organiser un match de football en reconnaissance à monsieur Alpha Condé qui a tué les enfants de Pita et qui a cassé les maisons des gens de Bambéto-cosa », s’est étonné l’opposant.

Pour Dr Fodé Oussou Fofana, ce que le ministre Mouctar Diallo a fait à Pita, personne ne peut le faire dans les autres régions et préfectures de la Guinée.

« Ce que Mouctar a fait à Pita, on ne peut pas le faire ni à Mamou, ni à Labé, ni à Siguiri et ni à Tougué. C’est de l’humiliation pour Pita. C’est de la provocation. S’il a besoin des 3 milliards, qu’il prenne 3 milliards de monsieur Alpha Condé, parce qu’il peut manger. On n’a pas besoin de démontrer que quand une élection est organisée ici c’est l’UFDG qui gagne. Monsieur Alpha Condé n’a jamais gagné ici. C’est de la provocation » a-t-il inisisté.

De Pita, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Pita: un carnaval de l’UFDG non autorisé par les autorités locales

17 avril 2019 à 17 05 48 04484

Les autorités préfectorales de Pita n’ont pas permis à la fédération de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) d’organiser un carnaval dans le cadre d’une manifestation de l’opposition prévue ce mercredi, 17 avril 2019, contre un troisième mandat pour Alpha Condé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le préfet de Pita, Khalidou Keïta confirme avoir reçu, sous le couvert du maire de la commune urbaine, Mamadou Oury DIALLO, une lettre d’information des responsables de l’UFDG qui voulaient organiser cette manifestation politique ce mercredi. La préfecture a été saisie de ce programme de l’UFDG avant hier lundi, 15 avril 2019.

Mais, les autorités préfectorales ont finalement expliqué au maire de la commune urbaine de Pita, Mamadou Oury Diallo en présence du député uninominal, Honorable Mamadou Diouldé Sow que la date choisie par l’UFDG coïncide avec la demi-finale du tournoi de football organisé dans le cadre du mois de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé. Le parti de Cellou Dalein DIALLO a alors accepté de sursoir au carnaval pour éviter tout risque de débordement ou de clash avec le public mobilisé pour le tournoi.

En lieu et place du carnaval, l’UFDG organise actuellement un meeting d’information et de sensibilisation contre le troisième mandat pour Alpha Condé. C’est le siège du parti qui sert de cadre à cette rencontre qui mobilise beaucoup de responsables, militants et sympathisants de l’UFDG de la région.

De Pita, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Lire