Aïd El Kébir 2021 : Cellou Dalein appelle les Guinéens à la paix et à l’unité

20 juillet 2021 à 12 12 12 07127

À l’instar des autres pays, la Guinée a célébré ce mardi, 20 juillet 2021, la fête de Tabaski ou l’Aïd El Kébir 2021. A cette occasion, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo a adressé un message de paix et de justice pour le peuple de Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à Dixinn.

C’est la mosquée de Dixinn Foula que le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, son épouse, Hadja Halimatou Dalein et plusieurs responsables de son parti ont effectué la prière de l’Aïd El Kébir.

Après avoir souhaité bonne fête à tout le peuple de Guinée, Cellou Dalein Diallo a invité les Guinéens à la culture de la paix et de la justice.

« Je voudrais souhaiter bonne fête à tous les fidèles musulmans de Guinée et d’ailleurs. Je souhaite que cette fête inspire ceux qui ont la force, le savoir et les fortunes pour qu’ils mettent leurs moyens et ces capacités au service de la justice, de la paix et dans la promotion de la fraternité entre les compatriotes guinéens. Je demande à Dieu de chasser de notre pays la haine, l’injustice, l’arbitraire, qu’Il (Dieu: ndlr) implique tous les fils de ce pays pour la promotion de la paix et de l’unité de la nation », a souhaité Cellou Dalein Diallo.

Le leader de l’UFDG a également mis ce moment de prière à profit pour attirer l’attention sur le cas des détenus politiques. « J’ai une pensée particulière pour nos camarades en détention. Ils sont nombreux encore dans les prisons en raison de leur activité politique. Ils n’ont pas eu comme moi le privilège de fêter en famille, immoler un bélier à cette occasion. Qu’ils sachent qu’on pense à eux. Que les autres guinéens qui jouissent de leur liberté pensent à eux. Et, je voudrais souhaiter prompt rétablissement à tous les malades et je souhaite bonne chance à tous nos enfants candidats aux différents examens de cette année », a-t-il ajouté.

Quand au sermon effectué par l’imam de la mosquée Dixinn Foula, Elhadj Boubacar Fofana, le président de l’UFDG dit l’apprécier pour sa pertinence. « Je suis satisfait du sermon qui prêche toujours le pardon, l’unité, la tolérance, la paix. Ce sont des valeurs qui manquent absolument à notre pays. Nous sommes confrontés à des fléaux comme l’injustice, la corruption, la misère, l’utilisation à des fins personnelles de ressources publiques, la dégradation des infrastructures et surtout la division des guinéens en parti politiques, en ethnie… », dénonce-t-il, avant de rappeler que ces problèmes se sont accentués depuis quelques années au détriment de l’unité de la nation.

De Dixinn, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Elhadj Thierno Madiou sur la libération de son fils, Abdoulaye Bah : « nous restons en attente de la volonté de Dieu »

17 juillet 2021 à 16 04 14 07147
Elhadj Thierno Madiou Bah, père de Abdoulaye Bah

C’est un ouf de soulagement pour les familles des quatre responsables de l’UFDG (Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo, Abdoulaye Bah et Cellou) qui viennent de bénéficier d’une libération conditionnelle après plus de huit mois de détention à la maison centrale de Conakry. Dans la famille de l’ancien maire de Kindia, Abdoulaye Bah, la joie des retrouvailles se lit partout ce samedi, 17 juillet 2021. Son père, Elhadj Thierno Madiou Bah, rayonne de joie de retrouver son fils après des mois de souffrance et peine de la séparation. Le vieil homme de 81 ans dit se remettre à Dieu pour la suite des évènements dans cette affaire où sont fils (et bien d’autres personnes) est sur le banc des accusés.

« Cela fait presque 9 mois depuis qu’on (lui et son fils) ne se voit pas, maintenant il est chez moi ici (kaporo Rail). Je remercie Dieu, je suis très content et je remercie tous ceux qui ont concouru à leur libération. Je remercie tout le monde et nous restons en attente de la volonté de Dieu. Si c’est l’argent simplement qu’il (Abdoulaye Bah) voulait, il a travaillé pendant 5 ans à la Mairie de Namur (Belgique) avant d’enseigner au Canada. Mais, il est rentré dans son pays. Dieu l’a arrêté, Dieu l’a libéré. Nous remercions Dieu ».

Mamadou yaya diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 67 36 81

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Cellou Dalein sur la reprise des manifestations : « on ne va pas renoncer à ce droit constitutionnel »

14 juillet 2021 à 20 08 31 07317

Malgré les critiques qui ont suivi la décision de l’UFDG de reprendre prochainement les manifestations de rue, Cellou Dalein Diallo ne semble pas prêt à faire marche arrière. Le leader du principal parti d’opposition du pays se montre ferme sur la question, annonçant qu’il ne va pas renoncer au droit de manifester qui est consacré par la constitution guinéenne. Il l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse animée avec ses alliés de l’ANAD ce mercredi, 14 juillet 2021.

Le président de l’UFDG a tout d’abord répondu à ceux qui ont critiqué la décision de son parti de reprendre prochainement ses manifestations, suspendues depuis plus d’une année en Guinée. Il se dit inquiet de constater que certains Guinéens s’opposent désormais systématiquement à toute manifestation de rue, qui est pourtant un droit constitutionnel.

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

« Manifester dans les rues et sur les lieux publics est un droit constitutionnel. Tuer un manifestant est un crime imprescriptible. Alors, si on est d’accord sur ça, la question qu’il faut se poser, c’est comment respecter la constitution. Respecter la vie humaine tout en respectant la constitution.  Nous avons organisé ici plusieurs manifestations sans qu’il n’y ait des victimes. Mais, ça gêne Alpha de voir une manifestation réussie. Parce que lorsqu’on voit un million de personnes dans les rues pour protester contre la mauvaise gouvernance, quelle que soit la nature de la manifestation, ça le gêne. Et il se dit que pour mettre un terme aux manifestations, il faut tuer pour décourager les manifestants. Est-ce que c’est normal de tuer un manifestant ? Non ! C’est un crime imprescriptible. Mais aujourd’hui, la manifestation, bien que prescrite dans la constitution, est considérée comme un acte de violence. Non ! La violence vient du pouvoir. Parce que la réussite d’une manifestation gêne Alpha », a déclaré Cellou Dalein Diallo.

Il ajoute que c’est pour décourager les manifestants et avoir un argument pour interdire toute forme de protestation dans le pays que le pouvoir réprime les manifestations et accuse l’opposition d’être responsable de ces tueries. « L’opposition ne va pas donner des armes à nos militants pour tuer nos militants. Donc son idée d’attribuer la mort des militants de l’UFDG à des militants de l’UFDG ne tient pas la route. Et pour empêcher l’opposition de manifester, on assimile les manifestations pacifiques à des agressions, à des casses, alors que ce n’est pas le cas. C’est Alpha qui casse, c’est Alpha qui fait tuer et garantit l’impunité aux gens. Donc, il ne faut pas qu’on renonce à ce droit constitutionnel de manifester dans le respect des règles et des citoyens », a dit le président de l’UFDG.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel: 622919225 / 666919225

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Vers la reprise des manifestations en Guinée : Aly Kaba met en garde Cellou Dalein Diallo et l’ANAD

14 juillet 2021 à 11 11 16 07167
Honorable Aly Kaba, président du Groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel

Lors d’un entretien accordé à certains journalistes dont un reporter de Guineematin.com hier, mardi 13 juillet 2021, Honorable Aly Kaba, le Chef de la majorité a répondu aux menaces de manifestations proclamées par l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, avant de le mettre en garde contre toutes formes de violences.

Le leader de l’UFDG, avait soutenu, le samedi dernier en réunion virtuelle de son parti, que le RPG est le bourreau et que l’UFDG est la victime : « On est à plus de 250 personnes tuées. Coincées par les dénonciations des Ong de défense des droits de l’homme, Alpha Condé a tendance à dire que c’est l’opposition qui tue ses propres militants. Je le mets au défi d’amener un seul militant du RPG qui a été tué… On ne peut pas rester comme ça, il faut que les guinéens nous comprennent. C’est un plaisir pour certains de mettre dos à dos Cellou et Alpha, l’UFDG et le RPG. Non ! Il ne faut pas confondre les bourreaux et les victimes. Le gouvernement de Alpha, c’est les bourreaux, c’est eux qui tuent et qui refusent la justice aux victimes ».

Face à ces propos, le Chef de la majorité lance un appel à l’ordre au malheureux candidat de la présidentielle. « Pour moi, c’est surprenant et ahurissant d’écouter les propos de Mr Cellou Dalein Diallo qui en réalité incarne la violence politique en République de Guinée ces dix dernières années. Avant lui, aucun de ses principaux précurseurs, Pr Alpha CONDÉ, M. Siradiou DIALLO, M. BÂ Mamadou et M. Jean Marie DORÉ, sur l’échiquier politique, n’avait réuni ses militants pour leur interroger s’ils étaient prêts à mourir ? Au contraire le Pr. Alpha CONDÉ renonçait à  réclamer sa victoire par la violence au scrutin présidentiel de 1993, au moment où ses militants et une frange importante des forces de Défense et de Sécurité étaient déterminés à défendre cette victoire au prix de leurs vies. Il dira à cette occasion citation » Je ne suis pas venu pour gouverner des cimetières », fin de citation. Cet acte devait inspirer Mr Cellou Dalein Diallo  pour la réussite de son combat politique.  Malheureusement, il a opté pour la violence systématique par l’instrumentalisation et la victimisation à outrance », a rappelé Aly Kaba, visiblement remonté contre cette nouvelle attitude du principal opposant au régime du Pr Alpha Condé.

Pour ce haut responsable du parti au pouvoir, Cellou Dalein Diallo a posé un acte inédit en s’autoproclamant vainqueur de l’élection présidentielle de du 18 octobre dernier.

« L’acte sans précédent dans notre pays qu’a posé le leader de l’UFDG demeure son autoproclamation comme vainqueur du scrutin présidentiel du 18 Octobre 2020 (demandant de surcroit à ses militants de défendre cette forfaiture) avec pour corollaire les casses, les destructions des édifices publics et privés, des tueries, etc… avec leurs effets collatéraux sur  la cohésion et l’unité nationale. Le Rpg arc-en-ciel est un parti de paix. Et, nous le mettons en garde contre toutes formes de violences qu’on a l’habitude de perpétrer lui et son parti », martèle le Président du groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel, avant de s’incliner devant la mémoire des victimes.

« Le RPG Arc-en-ciel est à l’image de son père fondateur, le Pr Alpha Condé. Je profite de l’occasion pour m’incliner devant la mémoire de tous les Guinéens et toutes les Guinéennes qui ont perdu la vie lors des événements politiques ou par suite de contamination à la pandémie au COVID- 19 », a-t-il dit.

Enfin, Aly Kaba invite Cellou Dalein Diallo à comprendre qu’en politique, il est loin d’être un modèle et doit se garder de donner des leçons au pouvoir. « M. Cellou Dalein Diallo doit retenir que quand on n’est pas un modèle, il est inadmissible qu’on se présente en donneur de leçons. Le Rpg-arc-en-ciel reste droit dans ses bottes et continuera à soutenir et à accompagner son champion, le Pr Alpha CONDÉ, Président de la République, chef de l’État pour le bonheur de la Guinée », a-t-il conclu.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Reprise des manifs de l’UFDG ? « La Guinée en a assez…», dénonce Bah Oury

12 juillet 2021 à 21 09 39 07397
Bah Oury, président du parti UDRG

Comme annoncé précédemment, Cellou Dalein Diallo, le leader de l’UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée), a donné le weekend dernier son avale « sur le principe » de la reprise des manifestations politiques en Guinée. Le principal opposant au régime d’Alpha Condé a ainsi répondu, sans donner de date, à l’ardent désir de la jeunesse de son parti de battre le pavé pour « dénoncer l’injustice, l’oppression, la marginalisation et la séquestration » dont l’UFDG est victime depuis la présidentielle du 18 octobre 2020 dans notre pays. Mais, cette décision de descendre dans la rue pour régler des différends politiques est jugée inappropriée par l’opposant Bah Oury, compte tenu de la situation de crise dans laquelle la Guinée se trouve déjà. Le leader de l’UDRG (Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée) reconnait le droit de manifestation à l’UFDG ; mais, dans le contexte actuel, il estime qu’il faut trouver d’autres moyens pour faire prospérer sa cause.

« Ceux qui veulent manifester, libre à eux de le faire. En tout cas,  j’estime qu’il faut les laisser leur responsabilité, puisque la constitution leur en donne le droit. Ça, c’est au point de vue du principe. Mais, au point de vue de la réalité, personnellement, je considère que la situation guinéenne est très préoccupante du fait de la multiplicité des crises. Et, tout responsable soucieux de la stabilité et de l’avenir démocratique de la Guinée devrait rechercher d’autres moyens de faire prospérer sa cause que de faire descendre des gens dans la rue dans un contexte où nous savons que la violence a toujours été l’argument qui a été privilégié. De part et d’autre, j’estime qu’il y a eu suffisamment de blessés, suffisamment de personnes qui ont été tuées et il y a suffisamment de personnes qui sont emprisonnées aujourd’hui. Et, il faut avoir le courage et l’intelligence de savoir comment changer de stratégie et changer de méthode », a conseillé Bah Oury.

A en croire le leader de l’UDRG, le dialogue est aujourd’hui la meilleure manière pour les forces (opposition et mouvance présidentielle) qui bataillent sur la scène politique de trouver des solutions à leurs déboires. Cependant, Bah Oury pense que certaines personnes tirent leur survie dans les situations d’instabilités et de crises en Guinée.

« Je crois que dans ce pays, il y a des forces, quel que soit leur bord (certaines se situent dans le bloc de la mouvance, d’autres se situent dans le bloc de l’opposition) qui cherchent toujours à mettre le pays dans une situation d’instabilité, de crise récurrente, de manifestations, de contre manifestations avec des dégâts qui impactent plus la population que ceux qui prennent la décision d’organiser cela. Actuellement, le gouvernement guinéen devrait accélérer la mise en force de la dynamique pour l’organisation du dialogue politique et social comme ils l’ont promis et ils se sont engagés à le faire. Mais, j’ai l’impression que le gouvernement et même certaines forces de l’opposition veulent survivre en mettant tout le monde dans une situation d’instabilité et de crises récurrentes. C’est comme si l’un nourrit l’autre réciproquement. Mais, la Guinée en a assez de ces types de mentalité et de ces politiques qui sont contreproductives pour l’intérêt du pays de manière globale », a martelé Bah Oury.

Pour ce qui est de son parti, Bah Oury assure que l’UDRG s’inscrit dans la dynamique de l’apaisement. En termes clairs, son parti ne battra pas le pavé aux côtés de l’UFDG dans les circonstances actuelles du pays. Et, à ceux qui veulent manifester, l’opposant leur demande d’épargner la population des conséquences de leurs actes.

« En ce qui nous concerne à l’UDRG, nous privilégions la dynamique d’apaisement dans le contexte actuel pour faire libérer les détenus politiques, pour faire rouvrir les frontières le plus rapidement possible et pour engager de manière responsable et sérieuse une dynamique qui permettrait, autour de la table, de parvenir à régler les problèmes les plus saillants de la société guinéenne. C’est ça que nous priorisons dans la phase actuelle. Ceux qui veulent manifester, libre à eux de le faire. En tout cas, qu’ils épargnent la population des conséquences de leurs actes », a indiqué Bah Oury.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Saïkou Yaya (UFR) : « la reprise des manifestations est une bonne chose »

12 juillet 2021 à 19 07 04 07047
Saîkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines (UFR) approuve la décision de l’UFDG de reprendre prochainement les manifestations de rue. Une décision annoncée samedi dernier par Cellou Dalein Diallo, qui a répondu favorablement à la jeunesse de son parti. Ce haut responsable du parti de Sidya Touré estime qu’il est tout à fait normal de manifester aujourd’hui en Guinée pour protester contre les agissements du pouvoir. Il l’a dit dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce lundi, 12 juillet 2021.

« Moi, je pense que c’est une bonne chose de manifester, parce que la Constitution nous le confère. Même la Constitution contestée par le FNDC confère le droit à la manifestation. Il est important que les dirigeants sachent que la manifestation, quand c’est inscrit dans une Constitution, doit être autorisée. Et les autorités doivent sécuriser cette manifestation pour empêcher que des jeunes tombent sous des balles et tout ce qui s’ensuit. Ces conséquences-là, on peut les amoindrir.

Mais la meilleure manière pour un politique ou un acteur de la société civile de réagir face à une mauvaise gouvernance, c’est d’organiser des manifestations. Donc je trouve normal qu’ils (les responsables de l’UFDG, ndlr) le fassent. Et ils ne sont pas seuls dans cette dynamique. Nous sommes d’accord que cela doit se faire et que les gouvernants doivent avoir à l’esprit que c’est un droit qui doit être mis en valeur pour la bonne marche de la démocratie dans un Etat », a déclaré l’opposant.

Pour lui, la situation actuelle de la Guinée doit interpeller tous les citoyens, au-delà des clivages politiques. « On peut bâillonner la vérité, mais la vérité restera toujours. On peut essayer de faire taire les opinions, mais les opinions vont toujours se manifester. Ici, aujourd’hui, nous n’assistons qu’à des arrestations arbitraires. Les gens doivent se lever contre cette situation. Et ça c’est indépendamment de la vie politique. Nous sommes dans le domaine des droits de l’homme, il est question de préserver les vies humaines, il est question de préserver l’intégrité physique des hommes.

Il est important que les Guinéens le sachent, indépendamment des opinions que nous avons les uns contre les autres. Les gouvernants doivent savoir que sans cette population, ils ne sont pas gouvernants. Et pour qu’il y ait une bonne gouvernance, que les investisseurs viennent dans notre pays, il faudrait que la démocratie s’installe normalement. Cela dit, les arrestations doivent cesser, les intimidations doivent cesser, les restrictions des déplacements des hommes politiques doivent cesser dans notre pays », a dit le secrétaire exécutif de l’UFR.

L’UFDG, le principal parti d’opposition du pays, compte reprendre les manifestations de rue, suspendues depuis plus d’une année en Guinée, pour protester contre « l’injustice » dont elle est victime : la détention de plusieurs de ses responsables et militants, la fermeture de ses locaux et l’interdiction de voyager imposée à son président et ses proches. Selon Cellou Dalein Diallo, le président de la formation politique, les dates et les formes de ces manifestations seront déterminées après les examens scolaires, prévus du 22 juillet au 1er août 2021.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Violences politiques en Guinée : l’UFDG répond au Gouvernement (Document)

30 juin 2021 à 11 11 32 06326

Le gouvernement Guinéen a publié, en mars 2020, sous la signature du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) et du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile (MSPC), un document intitulé « Rapport sur les violences politiques en Guinée (2019-2020) et les enquêtes judiciaires en cours ». 

Ces deux Ministères qui ont coordonné la répression des manifestations pacifiques contre le troisième mandat tentent de blanchir le gouvernement en rejetant la responsabilité des violences sur l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) et le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). 

Ce rapport omet volontairement de mentionner que le FNDC et l’UFDG sont plutôt les victimes des violences perpétrées par les forces de défense et de sécurité avant, pendant et après le double scrutin du 22 mars et au lendemain de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

Le rapport ne fait aucunement mention des 99 citoyens tués par les forces de défense et de sécurité pendant les manifestations du FNDC contre le troisième mandat et de la volonté des autorités de faire disparaitre les preuves en enterrant, nuitamment, dans des fosses communes en pleine forêt à Nzérékoré, une trentaine de victimes. 

Le rapport ne fait pas non plus mention des violences déclenchées contre l’UFDG et l’ANAD au lendemain du scrutin présidentiel du 18 octobre, violences qui ont fait à leur tour 51 morts, des centaines de blessés et au moins 400 arrestations arbitraires.

Le gouvernement, malgré les interpellations des Organisations de défense des droits de l’homme et des organisations internationales, a systématiquement refusé de reconnaitre ces crimes et exactions et d’ouvrir des enquêtes pour identifier et sanctionner les auteurs et commanditaires. Les autorités sont restées fidèles à leur tradition de garantir une impunité totale aux agents des forces de défense et de sécurité lorsque ceux-ci, dans la répression des manifestations pacifiques de l’Opposition, font usage de leurs armes à feu.

Dans ce rapport, on parle pourtant « d’enquêtes judiciaires », mais jamais d’enquêtes visant à identifier les auteurs des crimes et exactions commis contre des citoyens membres de l’Opposition politique ou du FNDC. 

Dans le document, le gouvernement accuse, sans aucune preuve, l’UFDG et le FNDC « de fabrication, de détention, de stockage d’armes de guerre et de tentative de déstabilisation des Institutions de la République ». Le Procureur de la République reprend intégralement ces accusations et déclenche des poursuites contre les militants et les dirigeants de l’UFDG, de l’ANAD et du FNDC.

Alpha Condé, dans ses sorties publiques, soutient ces accusations grotesques et fallacieuses attribuées par le rapport à l’Opposition politique et au FNDC. 

Cette position du gouvernement appuyée publiquement par Alpha Condé et qui constitue du reste une ingérence de l’Exécutif dans le Judiciaire peut-elle être démentie par des officiers de police judiciaire ou des juges complètement inféodés au pouvoir ?

Sûrement non. Donc la messe est dite. Il ne reste donc plus qu’à prononcer et à exécuter les sentences. 

Renvoyant à une technique bien éprouvée du pouvoir d’Alpha Condé, le montage de toutes pièces de complots dignes des heures les plus sombres des régimes communistes, ce document est tissé de contre-vérités, d’approximations et d’interprétations grossièrement orientées. Notre objectif n’est pas de démentir ou de déconstruire toutes ces contre-vérités. 

Nous allons juste essayer de soumettre certaines d’entre elles à l’épreuve des faits pour en démontrer la fragilité, l’inconsistance et parfois l’absurdité.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose de lire l’analyse complète de l’UFDG :

ANALYSE-PAR-LUFDG-DU-RAPPORT-DU-MATD-ET-DU-MSPC

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Conakry : le prisonnier politique Abdoulaye Bah (ancien maire de Kindia) évacué à l’hôpital Ignace Deen

29 juin 2021 à 17 05 33 06336
Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia

En détention à la maison centrale de Conakry depuis le mois de novembre dernier, Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia, a été évacué ce mardi, 29 juin 2021, à l’hôpital Ignace Deen. Selon un de ses avocats joint au téléphone cet après-midi par Guineematin.com, ce membre du bureau politique national de l’UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée) est très malade.

« Il (Abdoulaye Bah) a été évacué ce main. Il souffre de ballonnement du ventre et des pieds », a confié Me Salifou Béavogui, tout en précisant que son client est jusqu’à présent (17 heures) à Ignace Deen.

A rappeler que monsieur Abdoulaye Bah (ainsi que de nombreux opposants arrêtés au lendemain de l’élection présidentielle contestée du 18 octobre 2020) est poursuivi pour son opposition affichée au troisième mandat du président Alpha Condé. Préalablement accusés de fabrication d’armes de guerre, leurs infractions ont été requalifiées en « atteinte aux institutions de la République, participation à un mouvement insurrectionnel, menaces de violences de mort par le biais d’un système informatique, diffusion et mise à disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public, etc. ». Ils ont toujours clamé leur innocence et réclamé leur libération. Mais, huit mois après leurs arrestations, ils sont toujours en détention, sans avoir été jugés…

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Conakry : Souleymane Condé et Youssouf Dioubaté recouvrent enfin la liberté

23 juin 2021 à 13 01 53 06536

C’est un véritablement ouf de soulagement pour Souleymane Condé et Youssouf Dioubaté qui purgeaient chacun une peine d’an de prison à la maison centrale de Conakry. Ils ont recouvré leur liberté ce mercredi, 23 juin 2021, après avoir bénéficié quelques heures plus tôt d’une remise complète de peine.

Ces opposants au troisième mandat (étaient dans le même dossier que le défunt Roger Bamba, ce cadre de l’UFDG décédé en prison le 17 décembre dernier) ont été graciés mardi soir par le président Alpha Condé. Et, ils viennent de prendre leur première bouffée d’oxygène frais de liberté, après des mois d’incarcération. Ils se congratulent actuellement avec leur avocat, Me Salifou Béavogui, devant la maison centrale.

Nous y reviendrons !

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Alpha Condé libère 2 opposants à son 3ème mandat : Souleymane Condé et Youssouf Dioubaté graciés

22 juin 2021 à 20 08 50 06506

C’est par un décret rendu public dans la soirée de ce mardi, 22 juin 2021, que le président Alpha Condé a gracié deux opposants à son troisième mandat. Une totale remise de peine est accordée à Souleymane Condé et Youssouf Dioubaté graciés, a indiqué le décret.

Arrêtés, détenus, jugés et condamnés pour leur opposition au troisième mandat du président Alpha Condé, Souleymane Condé et Youssouf Dioubaté étaient dans le même dossier que le défunt Roger Bamba de l’UFDG. Mais, après le décès de ce dernier, les deux premiers ont été condamnés à un an d’emprisonnement et au paiement d’une amende de 20 millions de francs guinéens chacun, le mercredi 13 janvier 2021, par le tribunal de première instance de Dixinn.

A la barre, le président du mouvement Diversité Républicaine de Guinée est revenu sur les circonstances de son arrestation, en septembre dernier. « Je vis aux États-Unis. Je suis venu en Guinée le 25 août 2020, et j’ai lancé le mouvement Diversité Républicaine de Guinée (DRG) à la maison de la presse de Conakry, le 12 septembre 2020. Peu après le lancement, j’ai été kidnappé par les forces de l’ordre conduit dans une villa, à Kaloum, où je suis resté pendant 4 jours avant d’être déféré à la maison centrale », a-t-il relaté.

Pour lui, il n’y a aucun doute que son arrestation est la conséquence de son opposition à un 3ème mandat pour le président Alpha Condé à la tête de la Guinée. « Depuis 2016, je m’oppose à un troisième mandat pour Alpha Condé. Aujourd’hui, ça fait 100 jours que je suis en prison. Je suis l’homme le plus heureux d’être pendant 100 jours à la maison centrale. J’ai beaucoup appris. Cela me permettra même de plaider pour les gardes pénitentiaires qui font beaucoup de choses, mais qui sont abandonnés. Mon combat n’est pas contre Alpha Condé, mais je combats pour des valeurs et des principes. D’ailleurs, après sa réélection, le président de la République m’a donné raison. Parce que lui-même il est sorti à la télévision pour dire qu’il va gouverner autrement », avait dit Souleymane Condé lors de son procès, en janvier dernier…

À suivre !

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L’opposant Ismaël Condé se confie : « je suis épuisé par la détention »

21 juin 2021 à 19 07 29 06296
Ismaël Condé, premier Vice-Maire de Matam et membre du Bureau Exécutif de l’UFDG

C’est visiblement un appel de détresse que l’opposant Ismaël Condé, premier vice maire de Matam et membre du bureau exécutif de l’UFDG, a lancé ce lundi, 21 juin 2021, après la clôture des débats dans le second dossier de son procès. Un dossier dans lequel le transfuge du parti au pouvoir qui a rejoint le principal parti d’opposition du pays est poursuivi pour « offense sur la personne du président de la République, production, diffusion, et mise à la disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public par le biais d’un système informatique ».

S’exprimant aux micros des journalistes présents au tribunal de première instance de Mafanco (Conakry), dont un reporter de Guineematin.com, le jeune opposant a dit être épuisé par sa détention qui dure depuis 9 mois. Lui, qui a déclaré un peu plus tôt avoir regretté les propos qu’il a publiés sur sa page Facebook et qui l’ont conduit en prison, souhaite que cette affaire soit maintenant derrière lui. Il en a profité d’ailleurs pour rappeler encore une fois que le président Alpha Condé qu’il est accusé d’avoir offensé est un homme qu’il a beaucoup aimé et qu’il a longtemps servi.

« Je suis épuisé par le long moment de détention. Vous avez devant vous, un homme fatigué et qui demande la fin de cette histoire, qui a malheureusement tant duré. Dans cette publication, je n’ai rien dit de grave. Je n’ai fait que retranscrire les propos du Chef de l’État que j’ai servi d’ailleurs pendant plus de 20 ans, que mes parents ont servi, que ma chère mère a servi. Un président que j’ai tout abandonné en France : mère, femme, enfants, travail, maison, pour venir servir. Je me retrouve aujourd’hui dans le camp des bannis, parce j’ai aimé ce président, parce que j’ai aimé ce parti que nous avons bâti ensemble.

Je suis fier du combat que le professeur a mené. Je suis fier du combat que le RPG a mené. C’est un appel que je lance à tous les démocrates de rester encore sereins. On ne se bat pas pour un homme, on se bat pour un pays, pour l’instauration de la démocratie. Au sein du RPG, il y a beaucoup de gens qui ont pensé comme moi. J’ai reçu au sein du RPG beaucoup de soutiens de personnes du haut rang qui m’ont apporté leur soutien en disant : vous avez dit tout haut ce que nous avons pensé tout bas. Mais ce n’était pas le but de dire haut ce que tout le monde pense bas. J’ai juste dit mon opinion », a déclaré Ismaël Condé.

A noter que la décision du tribunal dans cette affaire est attendue le 8 juillet 2021. Mais avant cette date, le premier vice maire de Matam doit comparaître de nouveau dans un autre dossier où il est poursuivi avec le maire de cette commune de Conakry (lui aussi membre d’un parti d’opposition) par une PME de ramassage d’ordures. Le responsable de cette entreprise les accuse d’escroquerie, complicité, entrave à la liberté d’accès et à l’égalité des candidats dans les marchés, les concessions et d’égalité de service public. Le procès a été ouvert ce lundi 21 juin avant d’être renvoyé à la semaine prochaine.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Mafanco : le procureur requiert 7 ans de prison contre l’opposant Ismaël Condé

21 juin 2021 à 16 04 46 06466
Ismaël Condé, premier Vice-Maire de Matam et membre du Bureau Exécutif de l’UFDG

«Si je suis violent, ça veut dire que Alpha est violent ; car, c’est de lui que j’ai appris la politique… Le président Alpha Condé a dit sur le journal le Monde que cette élection, c’est comme si nous sommes en guerre. Le 25 mai 2020, il a dit à son siège : soyons prêts à l’affrontement. En répondant à ces différentes sorties, j’ai dit que seules les armes pourraient faire partir Alpha Condé du pouvoir pour la simple raison qu’il ne s’impose que par les armes… », a entre autres, déclaré Ismaël Condé.

Ouvert dans la matinée de ce lundi, 21 juin 2021, le procès d’Ismaël Condé, premier vice maire de Matam et membre du bureau exécutif de l’UFDG, se poursuit au tribunal de première instance de Mafanco (Conakry). Après l’avoir entendu dans le premier dossier dans lequel il est poursuivi avec le maire de Matam par une PME de ramassage d’ordures, la juridiction a ouvert le second dossier concernant le jeune opposant.

Dans cette affaire, Ismaël Condé est poursuivi pour « offense sur la personne du président de la République, production, diffusion, et mise à la disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public par le biais d’un système informatique ». Et même si le prévenu a tenté de prouver son innocence, le procureur a réclamé une lourde peine contre lui, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Ismaël Condé est jugé dans ce dossier pour des propos publiés sur sa page Facebook. Même s’il dit regretter ces propos, l’opposant indique qu’ils n’étaient pas de nature à troubler l’ordre public. Il dit avoir fait tout simplement une communication politique, en réponse à certaines déclarations faites par le présidentielle à la veille de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

« Le président Alpha Condé a dit sur le journal le Monde que cette élection, c’est comme si nous sommes en guerre. Le 25 mai 2020, il a dit à son siège : soyons prêts à l’affrontement. En répondant à ces différentes sorties, j’ai dit que seules les armes pourraient faire partir Alpha Condé du pouvoir pour la simple raison qu’il ne s’impose que par les armes.

J’ai publié ces propos sur ma page Facebook. Mais, ce n’est pas une façon d’inciter les gens à la révolte. Je regrette ces propos qui m’ont détenu pendant 9 mois et je demande la clémence du tribunal. Alpha Condé, je l’ai aimé. C’est lui qui m’a appris la politique. Si je suis violent, ça veut dire que Alpha est violent ; car, c’est de lui que j’ai appris la politique », a déclaré Ismaël Condé.

Mais pour le procureur, les propos de l’opposant (qui a quitté le parti au pouvoir pour rejoindre le principal parti d’opposition du pays) sont suffisamment pour ne pas rester impunis. C’est pourquoi, il a demandé au tribunal de le condamner à 7 ans d’emprisonnement ferme et à 100 millions de francs d’amende. Après les réquisitions du ministère public, la parole est aux avocats de la défense pour leurs plaidoiries.

Nous y reviendrons !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Cas Ousmane Gaoual et Cie, commandant AOB : un avocat interpelle Alpha Condé

19 juin 2021 à 15 03 53 06536
Commandant AOB

C’est avec beaucoup de joie que Me Salifou Béavogui a accueilli ses clients Boubacar Diallo alias Grenade et Mamadi Condé alias Madic 100 frontière, à leur sortie de prison ce samedi, 19 juin 2021. L’avocat s’est dit heureux de voir les deux anciens militants engagés de l’UFDG (le principal parti d’opposition du pays), qui étaient condamnés respectivement à 10 ans et 1 an d’emprisonnement, recouvrer leur liberté après la grâce présidentielle qui leur a été accordée. Il en a profité pour demander au Chef de l’Etat de penser aussi au commandant AOB et aux autres prisonniers politiques qui sont incarcérés à la Maison centrale de Conakry.

Me Salifou Béavogui, avocat

« Je profite de cette occasion pour demander de nouveau, si je n’en abuse d’ailleurs, à M. le président de la République, d’accepter d’accorder son pardon réconciliateur au commandant AOB qui, le 19 juillet, aura fait 11 ans de prison provisoire, sans oublier M. Jean Guilavogui. Je voudrais également en profiter pour lui demander d’accepter d’élargir cette mesure salvatrice à tous nos autres clients qui sont actuellement en détention. Je veux parler de l’honorable Ousmane Gaoual, de l’honorable Cellou Baldé, de M. Étienne Soropogui, de Youssouf Dioubaté, la liste est très longue », a lancé Me Salifou Béavogui.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Libération de Madic 100 frontière et Grenade : Dr. Faya salue « un pas vers la bonne direction »

19 juin 2021 à 14 02 26 06266
Dr Faya Millimouno, président du parti Bloc Libéral

Comme annoncé précédemment, le président Alpha Condé a gracié hier, vendredi 18 juin 2021, Boubacar Diallo, alias ‘’Grenade’’ et Mamadi Condé, alias ‘’Madic 100 Frontière’’ (tous deux détenus jusque-là à la maison centrale de Conakry). Et, cette action du chef de l’Etat guinéen est diversement appréciée au sein de la classe politique guinéenne. Certains leaders politiques interprètent cet acte comme « une manœuvre politicienne » du pouvoir pour tromper la vigilance du peuple. Mais, au sein du Bloc Libéral (BL), cette grâce présidentielle est vivement saluée.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce samedi, le leader dudit parti, Dr Faya Millimouno a salué « un pas vers la bonne direction ». L’opposant a aussi encouragé l’élargissement des autres détenus politiques qui ont leurs procédures encore pendantes devant les juridictions de Conakry.

« Cette grâce est un pas dans la bonne direction. A chaque fois que quelqu’un recouvre sa liberté, il faut se réjouir ; parce que la liberté n’a pas de prix. Il faut saluer l’acte, mais insister pour que ces genres d’actes se multiplient. D’abord dans le cadre d’une libération temporaire pour ceux dont les procédures ne sont pas terminées pour qu’ils soient libres et répondent quand il y a audience.

Je suis convaincu qu’avec l’évolution au niveau des charges qui sont retenues contre les uns et les autres, parce qu’au début les charges semblaient très graves ; mais, aujourd’hui on en vient à des choses qui sont à leur juste proportion. Donc, ce qui peut permettre que la décision de justice ne soit même pas un emprisonnement. Obtenir leur libération maintenant et laisser la procédure se poursuivre c’est clairement leur éviter la prison, parce que si on avait réussi cela pour quelqu’un comme le journaliste, Amadou Diouldé Diallo, qui a fait presque trois pour finalement lire le droit et le libérer, je crois qu’il n’aurait pas fait un seul jour de prison », a réagi Dr Faya Millimono.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Libération de Grenade et Madic 100 frontière : la joie du Dr Ben Youssouf Keita de l’UFDG

19 juin 2021 à 9 09 57 06576
Dr Ben Youssouf Keïta, membre du conseil politique de l’UFDG

Comme annoncé précédemment, le président Alpha Condé a accordé la grâce présidentielle à deux anciens militants engagés de l’UFDG (le principal parti d’opposition du pays) qui sont détenus à la Maison centrale de Conakry. Il s’agit de Boubacar Diallo alias Grenade et Mamadi Condé alias Madic 100 frontière, condamnés respectivement à 10 ans et un an d’emprisonnement.

Cette décision du chef de l’Etat guinéen, annoncée hier soir, vendredi 18 juin 2021, à la télévision nationale, suscite des réactions au sein de la classe politique guinéenne. Dr Ben Youssouf Keïta, membre du conseil politique de l’UFDG, s’est prononcé sur le sujet dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com ce samedi matin. L’opposant se dit très heureux de savoir que les deux jeunes « injustement détenus » vont enfin recouvrer leur liberté.

« Je me réjouis profondément du fond de mon cœur de la liberté totale recouvrée par ces deux compatriotes. Comme vous le savez, ils ont été arrêtés, emprisonnés, jugés et condamnés pour des raisons purement politiques. Ce ne sont pas des criminels, ce ne sont pas des bandits. Ce ne sont même pas des bandits à col blanc à plus forte raison des bandits de grand chemin.

C’est tout simplement des Guinéens qui ont leurs opinions, leur manière de voir la politique et leur manière de mener le combat pour le bonheur du peuple de Guinée. Maintenant qu’ils ont payé cher ce combat par la privation de leur liberté pendant plusieurs années pour l’un et plusieurs mois pour l’autre, les voir graciés, on ne peut que se réjouir », a réagi l’ancien député.

Toutefois, ce proche de Cellou Dalein Diallo estime que cette décision du président Alpha Condé est insuffisante pour décrisper le climat politique en Guinée. « On ne minimise personne, mais il y a des hauts responsables, des hauts gabarits de l’opposition en prison. Alors, si on veut totalement décrisper la situation, il faut accélérer le jugement de ces personnalités et les libérer. Parce que le maintien de ces personnalités en prison ne détend pas l’atmosphère politique », a dit Dr Ben Youssouf Keïta.

A rappeler que Boubacar Diallo alias Grenade était condamné pour « tentative de meurtre et détention illégale d’arme de guerre ». De son côté, Mamadi Condé alias Madic 100 frontière était condamné pour « atteinte aux institutions de la République, téléchargement, diffusion et mise à la disposition d’autrui de messages de nature à troubler l’ordre et la sécurité publics ».

Tous les deux avaient demandé pardon au président Alpha Condé, implorant sa clémence.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Mamadou Sylla sur le dialogue politique et social : « ce départ ne me rassure pas »

17 juin 2021 à 11 11 14 06146
Elhadj Mamadou Sylla, président de l’UDG

Elhadj Mamadou Sylla n’apprécie pas la façon dont les travaux du cadre de dialogue politique et social ont démarré. Le chef de file de l’opposition guinéenne estime qu’il y avait d’abord des préalables à régler avant d’entamer les consultations. Il l’a fait savoir à travers une publication faite sur sa page Facebook, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Nous avons été surpris par le communiqué du secrétariat permanent du cadre de dialogue convoquant la tenue de la première réunion du dialogue avec les transporteurs, ce mercredi 16 juin 2021. Pour moi, toutes les conditions ne sont pas encore remplies pour la tenue d’un dialogue inclusif. Parce que même le contenu du décret de création dudit cadre permanent de dialogue politique et social a déterminé la composition », a réagi Mamadou Sylla.

Pour le président de l’UDG, la première des choses qu’il fallait faire, c’est de procéder à la composition du cadre permanent de dialogue politique et social et élaborer des termes de référence. Il trouve donc étonnant que les travaux soient lancés sans que ces conditions ne soient réunies et qu’ils se déroulent en l’absence du premier ministre, qui est le président du cadre de dialogue.

« Ce départ ne me rassure pas. On risque de revivre le scénario du dialogue d’avant référendum où le premier ministre rencontrait séparément des acteurs, tout en mettant de côté les vrais acteurs à l’époque tels que : l’UFDG, l’UDG,  l’UFR, le PEDN, le PADES, etc. A quoi cela a-t-il abouti ? Rien. C’est le même schéma qui est en train de se dessiner encore », déplore Mamadou Sylla.

Ouverts hier, mercredi 16 juin 2021, à Conakry, les travaux du dialogue politique et social ont été dirigés par Elhadj Fodé Bangoura, le secrétaire permanent de ce cadre de concertation. Cette première journée a porté sur la problématique du transport routier, avec la participation de l’ensemble des acteurs concernés par la question.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Dialogue politique et social : les consultations débutent ce mercredi 16 juin

16 juin 2021 à 7 07 28 06286
Elhadj Fodé Bangoura, secrétaire permanent du cadre de dialogue politique et social

Annoncés depuis plusieurs mois, les travaux du cadre de dialogue politique et social vont enfin débuter ce mercredi, 16 juin 2021, à Conakry.

L’annonce a été faite par Fodé Bangoura, le secrétaire permanent de ce cadre de concertation à travers un communiqué publié mardi soir à la télévision nationale, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes. Il précise que ces consultations se feront à l’hôtel Kaloum et qu’elles commenceront par le secteur des transports.

Il faut dire que ce dialogue politique a très peu de chance de produire des résultats positifs. Car la plupart des grands partis d’opposition, notamment l’UFDG et ses alliés de l’ANAD, l’UFR et le PEDN, ont déjà annoncé qu’ils participeront aux travaux, tels que voulus par le pouvoir.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Cellou Dalein : « Alpha Condé est semblable à un animal blessé… Son chantage ne passera pas »

12 juin 2021 à 18 06 11 06116

Malgré la détention de plusieurs de ses responsables et militants, la fermeture de ses locaux et l’interdiction de voyager imposée à son président et à ses proches, l’UFDG n’est pas prête à abdiquer. C’est son premier responsable, Cellou Dalein Diallo, qui l’a annoncé ce samedi, 12 juin 2021, à l’occasion de l’assemblée générale virtuelle du principal parti d’opposition du pays.

Un message adressé au pouvoir, mais aussi aux militants de la formation politique, qui commençaient à s’inquiéter face aux positions divergentes exprimées ces dernières semaines par certains responsables de l’UFDG. Cellou Dalein Diallo rassure que son parti reste uni et déterminé à défendre ses valeurs, malgré tous les coups que les autorités guinéennes sont en train de lui faire subir.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité du discours du président de l’UFDG :

Cellou Dalein – « Alpha Condé est semblable à un animal blessé, mais son chantage ne passera pas »

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Ouverture du dialogue, bisbilles au sein de l’UFDG : ce qu’en dit Jacques Gbonimy

8 juin 2021 à 14 02 44 06446

Depuis quelques jours, le débat sur l’ouverture d’un dialogue pour décrisper le climat politique en Guinée focalise l’attention et fait couler assez d’encre et de salive dans le pays. Ce débat, alimenté par la demande d’aller au tour de la table formulée par certains cadres de l’UFDG (Ousmane Gaoual Diallo, Chérif Bah, Cellou Baldé) écroués à la maison centrale de Conakry depuis le lendemain de la présidentielle du 18 octobre dernier en Guinée. Cette demande des prisonniers politiques est largement commentée par l’opinion ; et, au sein de l’UFDG elle est même sujet de division. Certains cadres de ce parti d’opposition tiennent à clouer le bec à d’autres du même bord et qui n’ont pas l’air d’accepter d’aller dans le sens du dialogue en ces moments de tempêtes éprouvantes pour l’UFDG. Mais, pour le président de l’UPG (union pour le progrès de la Guinée), nul ne refuse d’aller au dialogue s’il y a la sincérité et la bonne foi des acteurs.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, lundi 07 juin 2021, l’opposant Jacques Gbonimy a laissé entendre que tout le monde reconnaît la vertu du dialogue ; mais, dans le cas guinéen, il faut des préalables.

Jacques Gbonimy, président de l’UPG

« Si nous prenons un peu l’historique, le 22 mars 2020 il y a eu des élections couplées : législatives et référendum. Ce qui s’est passé, ce qu’il y a eu des gens qui ont perdu la vie, certains ont été emprisonnés et il y a eu beaucoup de blessés. Nous sommes arrivés à la présidentielle du 18 octobre avec un certain nombre de candidats. Au sortir, il y a eu une crise réelle parce qu’un candidat a gagné dans les urnes et un autre a été déclaré par la CENI et la Cour constitutionnelle. Donc, si aujourd’hui, il doit y avoir débat, le débat doit être sur le contentieux électoral ; parce que toute la crise que nous vivons est partie de ce contentieux électoral. Tout le monde parle de dialogue ; mais, beaucoup ne savent pas sur quoi on va dialoguer et quels sont ceux qui sont concernés par ce dialogue. Aujourd’hui, il faut définir ce cadre de dialogue et à l’intérieur de ce cadre, définir ceux qui sont concernés et les thèmes à débattre », a indiqué Jacques Gbonimy.

Parlant de la tribune des trois opposants qui appellent au dialogue, le président l’UPG invite à faire la part des choses.

« Concernant nos collègues qui sont en prison, c’est vrai aujourd’hui c’est le souci de tous les Guinéens ; mais, il faut aussi faire une différence entre les thèmes du dialogue et les préalables. Leur libération constitue pour nous un préalable pour aller à ce dialogue et non un thème à aller débattre pendant le dialogue. Donc, nous nous demandons aujourd’hui la libération de nos collègues ; et si encore on ne veut pas les libérer, puisque le dossier est vide, qu’on les juge et qu’on les libère à partir de la justice parce que depuis plusieurs mois ils sont incarcérés. Ils ne peuvent pas continuer à vivre en prison. On sait qu’au niveau de la justice même, c’est devenu une patate chaude dans ses mains. Mais, si cette justice est impartiale comme les magistrats le disent, qu’on juge nos collègues et qu’on les libère ; mais, pas sur la base du compromis ou des négociations. Il faut que la justice soit impartiale par rapport au dossier », a martelé Jacques Gbonimy.

A en croire l’ancien commissaire de la CENI et actuel président de l’UPG, c’est le manque de confiance entre les acteurs qui empêche encore la tenue d’un dialogue pour décrisper la sphère politique. Car, les mauvaises souvenirs des dialogues antérieurs et dont les conclusions n’ont jamais été appliquées sur le terrain hantent encore les esprits et aliment suspicions et méfiances entre les acteurs politiques.

« Personne n’est fermé au dialogue. Mais, il s’agit de voir de quoi on va dialoguer et qui sont ceux qui sont concernés. Puisque de par le passé, les dialogues n’ont jamais eu de suite, sans que les résolutions ne soient appliquées. C’est ce manque de confiance qui fait qu’on a des difficultés pour aller autour de table. On ne croit pas à la sincérité de ceux qui veulent qu’on aille au dialogue, sans quoi personne ne s’oppose à un dialogue s’il est sincère et que les résultats qui en sortiront vont être appliqués. Il faut aussi un dialogue entre ceux qui ont des contentieux ; mais, on ne peut pas se lever un bon matin et dire que ça ne va pas en Guinée, on va aller au dialogue. Nous nous pensons que le conflit part des élections du 18 octobre et ceux qui doivent aller au  dialogue ne sont que ceux qui sont concernés par les résultats de ces élections », a fait savoir Jacques Gbonimy.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Dialogue politique en Guinée ? La CARP exige la libération des détenus politiques

7 juin 2021 à 19 07 03 06036
Dr Ibrahima Sory Diallo, président du parti ADC-BOC et membre de la CARP

La convergence des acteurs pour la relève politique (CARP) est favorable au dialogue politique en perspective. Cette coalition de partis politiques estime qu’il est impératif de mettre le pouvoir et l’opposition autour d’une même table en vue d’aplanir leurs divergences et décrisper la situation sociopolitique du pays. Mais pour cela, elle pose quelques conditions préalables, notamment la libération des détenus politiques, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Depuis quelques semaines, le débat fait rage au sein de la classe politique guinéenne autour de la nécessité d’aller au dialogue annoncé par le pouvoir. La convergence des acteurs pour la relève politique (CARP) a donné sa position sur cette question au cours d’une conférence de presse, tenue ce lundi 7 juin 2021, à Conakry. La coalition, composée de plusieurs petits partis d’opposition, trouve qu’il est indispensable de mettre en place un cadre de discussions qui permettra de résoudre les problèmes que connaît le pays.

Dr Ibrahima Sory Diallo, président du parti ADC-BOC et membre de la CARP

« Il y a des problèmes aujourd’hui, parce que des responsables du principal parti d’opposition sont en prison. Il y a des problèmes parce que l’UFDG n’est pas à l’Assemblée nationale. Il y a des problèmes parce que le siège de l’UFDG est fermé depuis plusieurs mois. Le principal parti d’opposition ne reconnaît pas le président de la République. Est-ce qu’on peut dire qu’il n’y a pas de problèmes ? Ceux qui disent qu’il n’y a pas de problèmes, ce sont des démagogues », estime Dr Ibrahima Sory Diallo, président du parti ADC-BOC et membre de la CARP.

Mais, avant d’aller à ce dialogue, la convergence des acteurs pour la relève politique indique qu’il faut d’abord réunir un certain nombre de conditions préalables. Il s’agit notamment de la libération des nombreux opposants arrêtés lors de la crise post-électorale d’octobre-novembre 2020, qui sont toujours détenus à la Maison centrale de Conakry. « Nous saluons la nomination de Fodé Bangoura (comme secrétaire permanent du cadre de dialogue politique et social, ndlr). La première des choses que M. Bangoura doit faire, c’est d’aller vers les partis concernés.

C’est dans ce cadre que nous, nous avons été consultés, et les conseils qu’on lui a donnés, c’est d’aller aussi vers les autres. Nous invitons le premier ministre et M. Fodé Bangoura de faire en sorte que le dialogue soit inclusif. C’est ce qui nous a poussés à demander une libération sous conditions des détenus politiques parce que c’est une condition pour aller au dialogue. Vous ne pouvez pas aller au dialogue pendant que votre siège est fermé, vous ne pouvez pas aller au dialogue pendant que vos cadres sont en prison (…). La justice doit faire son travail, on ne s’oppose pas à ça. Mais si le travail de la justice va enfreindre la mise en place du cadre de dialogue, nous lui demandons de trouver des mesures pour permettre la tenue de ce dialogue », a lancé Dr Ibrahima Sory Diallo. 

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel. 621686148

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