Comme annoncé dans une de nos précédentes publications, malgré le mois du Ramadan, plusieurs partis politiques ont maintenu leurs assemblées générales hebdomadaires. A l’UFDG, principal parti de l’opposition guinéenne, même si l’ambiance n’était pas comme celle habituelle, le président du parti, Cellou Dalein Diallo y est allé pour conférer avec ses militants.

Deux principaux points étaient à l’ordre du jour : le maintien en prison de plusieurs de ses militants et les raisons de la suspension des manifestations contre les fraudes électorales, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège.

Sur le premier point à l’ordre du jour, le chef de file de l’opposition a insisté sur la nécessité d’obtenir la libération de tous les opposants détenus. Pour Cellou Dalein Diallo, ces personnes ont été arrêtées et détenues arbitrairement parce que tout simplement, ils ont gagné les élections ou bien parce qu’ils sont tout simplement membres de l’opposition. « On doit protester en permanence pour la liberté de tous ceux qui observent leur jeûne en prison, dans les conditions difficiles, simplement parce qu’ils sont de l’UFDG, ils sont de l’opposition ou bien encore parce qu’ils ont gagné les élections dans leurs localités », a-t-il dit.

Selon le chef de file de l’opposition guinéenne, il reste encore 96 personnes dans les prisons de Faranah, de Kindia, de Dubréka et de Conakry. « Il faut qu’on soit prêt à manifester notre solidarité parce que nous n’avons pas le droit de rester tranquille lorsque nos camarades sont en prison », a-t-il insisté.

Sur les raisons de la suspension des manifestations et de sa rencontre avec les diplomates, second point à l’ordre du jour, le leader de l’UFDG dit avoir informé ses hôtes que la suspension de leur participation au comité de suivi reste maintenue. « Il y a eu beaucoup de démarches, beaucoup de bonnes volontés qui ont essayé d’infléchir la position de l’opposition. Nous avons dit que nous sommes pour le dialogue ; mais, il faut que ça soit un dialogue de bonne foi. Il ne faut pas aller autour de la table pour narguer les gens, les insulter et leur manquer de respect. Et, nous ne renoncerons pas à notre revendication pour la restitution de nos voix qui ont été volées par les CACV », a-t-il ajouté.

A en croire Cellou Dalein Diallo, la mouvance présidentielle s’était complètement radicalisée lors des négociations : « Amadou Damaro Camara est d’une arrogance insoutenable. Même pendant les réunions, il est comme ça. On a encouragé les partenaires à continuer ; mais, lorsqu’ils auront constaté que de l’autre côté il y a un minimum de bonne foi, nous sommes prêts à reprendre notre place au comité de suivi. Mais, tant que nous ne sentons pas cette bonne foi, nous n’allons pas perdre notre temps et nous allons continuer les manifestations », a prévenu Cellou Dalein Diallo.

Bref, le président de l’UFDG a appelé ses militants à plus de mobilisation pour revendiquer, dit-il, leur droit, y compris par la rue. « Nous nous retournerons au comité de suivi que lorsqu’on aura cette volonté et lorsque le pouvoir libérera nos militants. Il nous reste encore 96 personnes en prison. Ce sont des détenus politiques. Ce sont des prisonniers politiques parce qu’ils ont été arrêtés à cause de leur appartenance politique, à l’UFDG », a-t-il insisté.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Facebook Comments

Guineematin