belgiqueMademoiselle Marliatou Barry est étudiante et sa maman est tenancière d’une gargote. Voulant poursuivre ses études en Europe, précisément en Belgique, elle a fait confiance à Djayla Barry, un enseignant. Malheureusement, depuis 2011, elle a payé tout ce que monsieur Djayla lui a demandé, un total qui dépasse les 32 mille euros. Mais, son voyage ne s’est pas réalisé.

Finalement, elle a décidé de porter plainte et de poursuivre celui qu’elle accuse d’escroquerie. Hier, mardi 6 septembre 2016, le débat a été houleux au tribunal de première instance de Dixinn, a constaté le reporter de Guineematin.com qui était sur place. Relatant les faits devant le tribunal, mademoiselle Marliatou Barry a dit avoir versé cet argent à des périodes différentes. En premier lieu, une somme de 15 800 euros ; ensuite, 110 millions de francs guinéens, et, enfin 550 euro. « Il m’a dit qu’il va m’aider à aller poursuivre mes études en Belgique » a-t-elle précisé.

Pour sa part, la défense a commencé par rappeler les circonstances de la rencontre entre mademoiselle Marliatou Barry et monsieur Djayla Barry. « Djayla est enseignant. Un jour, il s’est rendu dans la gargote de la mère de Marliatou Barry pour se restaurer.  Marliatou qui étudiait à Kindia a demandé à Djayla de l’aider à transférer à Conakry. C’est ce qui fut fait. Et, c’est à partir de là que les relations entre les deux ont commencé. Donc, le monsieur n’est pas un escroc ! Au contraire, il a aidé la fille », a d’abord dit la défense.

Concernant cette importante somme d’argent qu’elle dit lui avoir été escroqué, la défense estime que l’étudiante Marliatou Barry doit éclairer le tribunal sur son source de son revenu. « Il appartient à la victime de faire la démonstration de ses sources de revenu. Elle est étudiante, elle n’a pas de travaille, sa mère gère une gargote dans un hangar. Alors, comment elle peut avoir 16 350 euros et 110 millions de francs guinéens en l’espace de huit mois. Comment elle peut donner une telle somme à Djayla Barry sans témoin, sans aucune preuve ? », ont interrogé les avocats du prévenu, rappelant que leur client n’a pas reconnu l’engagement exhibé par mademoiselle Marliatou Barry comme preuve devant le tribunal.

Bref, l’affaire est renvoyée au 13 septembre pour la délibération. A noter que le prévenu retourne attendre en détention, à maison centrale de Coronthie, la demande des avocats pour une liberté provisoire n’ayant pas été acceptée. Et, dans ses réquisitions, le procureur a demandé l’application de l’article 541 du code pénal, précisant n’avoir pas suivi le début.

À suivre !

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 664 413 227/ 654 416 922

 

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