grève, LabéLa ville de Labé reste paralysée en ce mardi 6 janvier, deuxième jour du mouvement de grève générale illimitée déclenchée depuis le 5 janvier à l’échelle nationale par 6 centrales syndicales du pays, a constaté sur place le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Depuis le début de la journée, une bonne partie des services publics de l’administration déconcentrée, le commerce et le secteur des transports sont paralysés et les banques commerciales fermées.

Mais, l’appel des centrales syndicales n’a pas été entendu de cette oreille par certains conducteurs de Moto-Taxi qui sont en train de rouler au centre ville et dans les quartiers périphériques de la commune urbaine. Des partisans de la grève ont été obligés d’ériger des barrages à mains endroits de la commune urbaine pour contraindre les conducteurs de Moto Taxi à garer. Même qu’une caravane de la CNTG a traversé la ville avec tambours et trompettes pour dissuader certains tenanciers de boutiques qui cherchaient à ouvrir.

Une déléguée syndicale de la santé a lancé des menaces à peine voilées aux membres du comité régional de riposte contre Ebola qui sortaient d’une réunion de planification tenue à la Direction Préfectorale de la Santé de Labé. Menaces ayant conduit les chefs de services  concernés à mettre à l’abri leurs véhicules de fonctions en quittant les lieux.

Et pour éviter des problèmes, les superviseurs de l’OMS qui sont à Labé dans le cadre du suivi des personnes « contacts » ont décidé de suspendre leurs visites de terrains aux familles concernés jusqu’à ce que les choses se normalisent.

Cette deuxième journée a permis de convaincre que la morosité de la ville de Labé le lundi 5 janvier dernier était bien liée au mot d’ordre de grève des centrales syndicales et non au férié officiellement accordé aux travailleurs guinéens par les autorités de Conakry.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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