ENI de Kankan : des élèves-maîtres manifestent contre le non payement de leur bourse

20 janvier 2020 à 15 03 50 01501

Il n’y a pas eu cours ce lundi, 20 janvier 2020 à l’ENI de Kankan. Et pour cause, les élèves-maîtres de cette Ecole Normale d’Instituteurs ont refusé de rejoindre les classes. Ils protestent ainsi contre le non payement de leur bourse d’entretien depuis le début de l’année scolaire, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

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Grève du SLECG : seulement 9 enseignants sur 15 au lycée Donka

20 janvier 2020 à 13 01 57 01571

Lancée le 9 janvier dernier, la grève des enseignants appelée par le SLECG, entre dans une nouvelle semaine ce lundi, 20 janvier 2020. Si le mouvement paralyse les cours dans la plupart des écoles publiques du pays, la proviseure du lycée Donka, dans la commune de Dixinn (Conakry), elle, se félicite de la situation qui prévaut dans son école.

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Grève du SLECG : manifestation d’élèves au lycée Matam

20 janvier 2020 à 11 11 17 01171

Des élèves en colère ont manifesté ce lundi, 20 janvier 2020, au lycée 1er mars de Matam. Ils protestaient contre leur « confinement » dans l’enceinte de l’école alors qu’ils n’ont pas d’enseignants pour leur donner cours, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

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Grève du SLECG : notre constat au collège Saifoulaye et au lycée Sékou Touré (Matoto)

18 janvier 2020 à 12 12 13 01131

Alors que des membres du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) sont à la barre du tribunal de Mafanco, la grève déclenchée depuis le 09 janvier dernier par la structure se poursuit. Dans certaines écoles publiques de la commune de Matoto, le mot d’ordre est relativement suivi hier, vendredi 17 janvier 2020, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Guinée : l’ordre national des pharmaciens ira en grève le 20 janvier 2020

15 janvier 2020 à 18 06 50 01501

Le front social est tendu en ce moment en Guinée avec des grèves et menaces de grève qui suivent et s’entrechoquent. Les Pharmaciens d’Officines Privées de Guinée ont annoncé leur intention d’aller en grève le 20 janvier prochain, pour dénoncer de nombreux dysfonctionnements dans le secteur. L’annonce en a été faite ce mercredi, 15 janvier 2020, à l’occasion d’une rencontre organisée au siège de la structure à Conakry.

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Mamou : une collégienne demande au gouvernement « d’avoir pitié des enseignants »

14 janvier 2020 à 18 06 57 01571

La grève déclenchée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) depuis le jeudi, 9 janvier 2020, continue de paralyser le système éducatif guinéen. Dans la ville de Mamou, les élèves et enseignants sont absents dans la plupart des écoles publiques, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

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Grève du SLECG : les cours perturbés dans plusieurs écoles à Kankan

13 janvier 2020 à 18 06 57 01571

La grève déclenchée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) vient d’enregistrer des perturbations dans la ville de Kankan. Dans la matinée de ce lundi, 13 janvier 2020, les cours ont été perturbés dans plusieurs écoles de la place. Selon la direction préfectorale de l’éducation de Kankan, des inconnus ont jeté des pierres sur le lycée régional Almamy Samory Touré, provoquant une débandade, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

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Grève des enseignants en Guinée (SLECG) : Aboubacar Soumah et Cie en négociation avec les autorités

13 janvier 2020 à 13 01 00 01001

Après avoir paralysé le secteur éducatif guinéen ces derniers jours, suite à sa grève générale et illimitée, le Syndicat Libre des Enseignants de Guinée (SLECG) est invité à négocier avec les autorités ce lundi 13 janvier 2020. Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG, et certains de ses lieutenants s’entretiennent en ce moment avec des membres du gouvernement au ministère de le Fonction Publique, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Grève des enseignants : ce que les femmes de la FSPE demandent au Gouvernement

13 janvier 2020 à 9 09 27 01271

Déclaration du comité technique national des femmes de la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Education (FSPE) élargie à toutes les structures de base

Le Comité des femmes s’est réuni en session extraordinaire à Conakry, ce jour 12 Janvier 2020 de 10 heures à 14 heures

– Considérant que la plateforme revendicative du 12 Septembre 2018 portant sur l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignant-e-s déposé auprès du gouvernement et sans suite ;

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Aboubacar Soumah du SLECG se félicite : « la grève est à 90% de réussite »

11 janvier 2020 à 17 05 04 01041

Trois jours après avoir le début de sa nouvelle grève, le SLECG a convié ses membres à une assemblée générale ce samedi, 11 janvier 2020, à Conakry. Devant les enseignants massivement mobilisés à son siège national, situé au quartier Donka, Aboubacar Soumah a fait le point de la situation qui prévaut sur le terrain. Selon le secrétaire général de l’organisation syndicale, le mot d’ordre de grève est bien respecté par les enseignants à travers le pays, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

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Grève du SLECG : le mot d’ordre bien suivi à Kindia

9 janvier 2020 à 20 08 28 01281

Il n’y a pas eu cours ce jeudi, 09 janvier 2020, dans la plupart des écoles publiques de la ville de Kindia. La majorité des professeurs ont répondu favorablement à l’appel à la grève lancé par le SLECG, dirigé par Aboubacar Soumah, pour réclamer un salaire mensuel de 8 millions de francs par enseignant. C’est le constat fait par un correspondant local de Guineematin.com, qui a sillonné plusieurs établissements scolaires de la commune urbaine.

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Yomou : la grève du SLECG partiellement suivie en ville et dans les communes rurales

9 janvier 2020 à 20 08 19 01191

Le mot d’ordre de grève générale et illimitée, déclenché par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), a été partiellement suivi ce dans la commune urbaine de Yomou. Parmi les 3 trois écoles publiques de la commune urbaine de yomou les cours ont pris l’élan normal comme d’habitude dès les premières heures de cours.

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Exclusion de trois membres du SLECG : « c’est une décision nulle et de nul effet »

8 janvier 2020 à 18 06 48 01481
Oumar Tounkara, deuxième secrétaire général adjoint du SLECG

Oumar Tounkara, deuxième secrétaire général adjoint du SLECG

La réaction de monsieur Oumar Tounkara ne s’est pas fait attendre suite à l’annonce de son exclusion du SLECG. Une décision signée d’Aboubacar Soumah, le secrétaire général de la structure syndicale des enseignants et annoncée ce mercredi, 08 janvier 2020. Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, le syndicaliste a indiqué que cette décision est illégale et qu’elle n’aura aucun effet.

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Guinée : les travailleurs d’EDG en grève à partir du 15 janvier

8 janvier 2020 à 17 05 19 01191

image d’archive

Déjà confrontés à des délestages électriques de plus en plus récurrents, les habitants de Conakry et des grandes villes de la Guinée risquent de voir la situation se compliquer davantage dans les prochains jours. Et pour cause, les travailleurs d’EDG, la société en charge de la fourniture du courant électrique, décident d’aller en grève à partir du 15 janvier 2020.

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Grève générale et illimitée du SLECG : ce qu’en disent certains citoyens de Conakry

8 janvier 2020 à 11 11 25 01251

Sékou Diakhaby

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, le Syndicat libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), dirigé par Aboubacar Soumah, compte aller en grève à partir du jeudi, 09 janvier 2020. Une annonce diversement appréciée par les citoyens de Conakry interrogés ce mardi, 07 janvier 2020 par un de nos reporters. Si les uns soutiennent la démarche du SLECG, d’autres par contre regrettent le fait que l’on sacrifie l’avenir des enfants.

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Aboubacar Soumah à Guineematin : « ce matin, on a déposé notre préavis de grève… »

6 janvier 2020 à 11 11 41 01411

Aboubacar Soumah, Secrétaire Général du SLECG

Comme il l’a annoncé au cours de son assemblée générale du samedi dernier, le SLECG a déposé son préavis de grève ce lundi, 06 janvier 2020. Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, Aboubacar Soumah, le secrétaire général de l’organisation syndicale, a confirmé l’information.

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Pépé Balamou du SNE au SLECG de Soumah : « il faut mettre balle à terre »

27 novembre 2019 à 20 08 03 110311
Michel Pépé Balamou, secrétaire général du SNE

Au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce mercredi 27 novembre 2019, Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat National de l’Education (SNE), a abordé l’actualité du secteur éducatif guinéen. Il a réagi notamment à la menace de grève brandie récemment par le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah. Même s’il ne s’oppose pas à la grève qui est un droit, le syndicaliste appelle ses collègues à « mettre balle à terre » et à avoir des « revendications professionnelles ».

Décryptage !

Guineematin.com : le rapport des travaux de toilettage du fichier des enseignants est disponible et on apprend qu’il y a 5700 personnes qui sont considérées comme des fictifs. Quelle lecture le SNE fait de ce rapport ?

Michel Pépé Balamou : nous avons eu tort d’avoir raison parce que nous avions dit que ce toilettage n’allait pas donner grande chose puisqu’on a donné un travail normal à des personnes anormales. C’est-à-dire à des personnes qui n’avaient pas l’expertise nécessaire pour gérer ce toilettage du fichier. Parce qu’il revient à un gouvernement de gérer la situation et non à un syndicat. On n’a pas été entendu et voilà ce qui arrive. Et je pense que ceux qui protestent contre ce rapport, le SLECG d’Aboubacar Soumah, ce n’est pas à eux de protester parce que c’est eux qui ont fait ce recensement, c’est eux qui ont dit aux gens que les enseignants vont avoir bientôt des voitures qu’ils viendront garer à leur siège.

Donc, il est incongru et incohérent qu’ils fassent eux-mêmes un travail et qu’ils n’attendent pas que les résultats de ce travail soient totalement déposés au niveau du Premier ministre et qu’ils disent qu’ils sont contre. D’ailleurs, ils ont fait rêver les gens qu’ils vont avoir quatre à six millions. Et, je crois qu’il faut mettre balle à terre parce que ce qui est obtenu est important même si c’est un franc. Et nous au niveau du SNE, on est en train de travailler à la prime liée à la profession enseignante. Nous allons faire en sorte que les enseignants aient quelque chose et je sais que ça ira pour le bonheur de tout le monde.

Guineematin.com : mais, le SLECG d’Aboubacar Soumah estime que le travail de toilettage n’a pas été bien fait, c’est pourquoi il menace d’aller en grève.

Michel Pépé Balamou : vous savez, c’est un problème très récurrent, les menaces de grève en Guinée. Je crois qu’on ne doit pas encore mettre les enseignants dans une situation difficile. Il revient à l’Etat de prendre toutes les dispositions pour ramener la stabilité dans le pays, dans les concessions scolaires. La grève est un droit, nous au niveau du SNE, on n’est aucunement opposés à n’importe quelle idée de grève, mais nous voulons que les grèves soient professionnelles. Et j’ose espérer que si nos camarades veulent aller en grève, ils vont tenir compte des revendications, puisqu’une revendication salariale se fait sur la base des pourcentages et au prorata des indices, des grades, des échelons et de l’ancienneté. Et je crois que si on s’arcboute sur des revendications catégorielles et sectorielles, il faudrait alors que ces revendications soient professionnelles. Sinon nous au niveau du SNE, nous ne trouvons pas du mal à ce qu’ils aillent en grève.

Guineematin.com : récemment, le SNE a connu des défections : certains enseignants contractuels ont quitté votre syndicat pour rejoindre le SLECG de Kadiatou Bah et d’autres ont rejoint le SLECG d’Aboubacar Soumah. Comment expliquez-vous ces défections ?

Michel Pépé Balamou : d’entrée de jeu, nous, nous sommes très contents parce que ce sont des anciennes structures syndicales qui viennent puiser dans nos rangs. Nous n’avons qu’un an d’existence, ça veut dire que le travail que le SNE est en train de faire est un travail très formidable. Mais, nous avons été très surpris. Après que certains de l’ISSEG et des ENI se soient affiliés au SLEG de dame Kadiatou Bah, Aboubacar Soumah a pris son téléphone pour appeler le coordinateur national des enseignants contractuels, Alsény Mabinty, pour lui dire que le SNE est complice de l’adhésion des enseignants contractuels de l’ISSEG et de l’ENI parce que le SLECG de dame Kadiatou et le SNE appartiennent à l’USTG dirigée par le camarade Abdoulaye Camara.

Et donc, nous, nous avons dit attention, si c’est cela, nous allons nous désolidariser de l’intersyndicale et on l’a fait. Mais toujours est-il que ce groupe a décidé d’aller. Et aujourd’hui, on voit qu’ils ne sont pas la bienvenue d’autant plus que les enseignants titulaires disent que ce sont les enseignants contractuels qui les ont empêchés d’avoir les huit millions et que leur général doit dissocier carrément leur revendication principale qui se trouve être les huit millions à la revendication des enseignants contractuels.

Donc nous, nous pensons que c’est une erreur de jeunesse. Ceux qui sont allés vont revenir parce que ceux qui sont restés avec nous, nous sommes en train de les entretenir. Et à la longue, ils comprendront que le SNE est leur syndicat, c’est le SNE qui a fait leur coaching, c’est le SNE qui a fait leur management, c’est le SNE qui a fait leur publicité médiatique, et je crois qu’aujourd’hui, le SNE n’a pas droit à une ingratitude de leur part et je crois qu’ils reviendront à de meilleurs sentiments et nos portes sont largement ouvertes à eux.

Guineematin.com : vous êtes sur le terrain depuis un peu plus d’une année. Concrètement, qu’est-ce que le SNE a posé comme actes au bénéfice des enseignants ?

Michel Pépé Balamou : oui, on est sur le terrain il y a quelque sorte un an et deux à trois mois. Vous savez, les revendications syndicales ne sont pas des revendications à la va-vite. Le SNE est en train de travailler sur des dossiers de fond. Nous, nous sommes en train de travailler sur la revalorisation des primes et aujourd’hui, le gouvernement est en train d’entendre raison puisque nous avons commencé les premières revalorisations syndicales quand nous étions dans l’intersyndicale avec Dr Alya Camara de l’inspection générale du travail. Et, nous avons réussi quand même à leur faire comprendre que les enseignants doivent avoir une revalorisation substantielle des primes. C’est comme si on dit huit millions c’est trop.

C’est vrai, huit millions c’est trop, c’est parce que l’équation a été mal posée. Il y a même un vieux qui m’a dit : vous les enseignants, vous voulez qu’on vous donne huit millions, mais si on vous donne huit millions et les autres ? Nous, nous disons que si on donne à un enseignant par exemple 99 mille francs comme prime de logement, on donne à l’enseignant 50 mille comme prime de préparation, donc en voulant rehausser ça, ajouté à la prime de zone à un million cinq cent ou deux millions, on risque même de dépasser les huit millions. Donc, je crois que le SNE est en train de travailler sur ça et nous allons être appelés dans les jours à venir pour parler incessamment de cela.

Guineematin.com : toutes les structures syndicales prétendent défendre les intérêts des enseignants. Mais, vous évoluez en rangs dispersés, et vos relations s’effritent de plus en plus. Ne pensez-vous pas que cela est en défaveur des enseignants ?

Michel Pépé Balamou : le SNE est un syndicat très responsable, nous travaillons à l’unité d’action syndicale. Puisque lorsque nous fûmes sortis de notre fontaine baptismale, on a adressé des correspondances à toutes les structures syndicales. Mais, c’est que par endroits, on n’a pas été entendus et il est urgent aujourd’hui qu’il y ait une synergie d’action syndicale allant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie et de travail de l’ensemble des enseignants, dans le sens de la défense des intérêts matériels et moraux des enseignants. Et, je crois que les lignes commencent à bouger parce que certains même au niveau du SLECG d’Aboubacar Soumah comment à nous appeler pour nous dire d’aller ensemble.

Nous, nous n’allons pas suivre les gens comme des moutons de panurge, chaque syndicat a sa plateforme de revendications. Aujourd’hui, la Guinée a quatre syndicats au niveau de l’éducation, peut-être cinq à partir du bicéphalisme au niveau du SLECG. Mais, même si ces cinq syndicats se rencontrent, on élabore une plateforme consensuelle, chaque syndicat amène sa plateforme : moi je veux que la prime de documentation soit ceci et moi je veux que le salaire indiciaire soit cela ainsi de suite. Donc vous élaborez une plateforme revendicative, c’est consensuelle, chacun a sa demande, vous partez en grève, je crois que même dans 72 heures, ça va porter solution. Mais je vais vous dire, il est très difficile pour un seul syndicat de déclencher une grève et que ça réussisse.

Le SLECG l’a essayé il y a deux ans, ça n’a rien donné. Parce que si l’université ne va pas en grève, les écoles professionnelles ne vont pas en grève, les écoles privées ne vont pas en grève et une bonne partie des écoles pré-universitaires ne vont pas en grève, ça veut dire que les enseignants vont être malheureux. Donc pour le bien des enseignants, dans la sincérité et dans la considération ultime des gens, il faudrait qu’on accepte l’unité d’action syndicale. Mais, nous n’allons pas vénérer un roi pour dire venez moi j’ai une idée et on adhère à ça, non. On ne va pas les suivre comme des moutons de panurge. Si c’est sincère et que nous retrouvions nos revendications dedans, il n’y a pas d’obstacles que le SNE ne parte à une synergie d’action allant dans une grève. Nos portes sont largement ouvertes, les négociations peuvent continuer et si c’est possible nous allons partir sans problème.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Le SLECG menace à nouveau : « nous exigeons nos 8 millions ; sinon, nous irons en grève »

23 novembre 2019 à 19 07 52 115211

Comme les deux précédentes, l’année scolaire en cours risque également de connaître des perturbations. A l’occasion d’une assemblée générale tenue ce samedi, 23 novembre 2019, à son siège national (Conakry), le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah a réitéré sa menace de partir en grève le mois prochain. C’est le secrétaire général du syndicat qui l’a annoncé devant les enseignants massivement mobilisés, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

A l’origine de cette nouvelle menace de grève, les résultats insatisfaisants aux yeux du SLECG, de l’opération d’assainissement du fichier des enseignants. Cette opération devait permettre de rayer tous les fictifs et autres décédés figurant sur le fichier des enseignants afin que leurs salaires soient reversés sur ceux des enseignants en service. Mais, le camp Aboubacar Soumah estime que le travail n’a pas été sérieux et que le rapport présenté par la commission d’assainissement ne reflète pas la réalité sur le terrain.

« La semaine dernière, nous avons été conviés à une rencontre de la commission chargée des opérations d’assainissement. Mais bien avant cela, j’ai été invité personnellement par le président de la commission nationale d’assainissement à un tête-à-tête. Au cours de cette rencontre, il m’a remis un tableau statistique des résultats du recensement. Pour cela, nous avons été tous conviés, le mercredi dernier, à la présentation du rapport final. Au cours de cette rencontre, la statistique concernant le recensement du fichier de l’assainissement qui nous avait été présentée ce jour-là, est différente à celle qui m’avait été remise précédemment.

Deuxième constat, lorsqu’ils m’ont remis cette statistique, je l’ai fait examiner par notre commission technique qui s’est amusée à faire une étude comparative. Il s’est avéré que cette fiche de statistiques était truffée de faux cas. Ils ont majoré les cas d’enseignants valides, pourtant ils ne sont pas en situation de classe… Je m’en vais vous dire donc qu’il y a plusieurs cas erronés dans cette statistique que le gouvernement nous a présentée », a annoncé le secrétaire général du SLECG devant ses camarades enseignants.

Choqué par cette situation, le leader du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée annonce que son organisation ne veut d’ailleurs plus de négociations. « Nous exigeons nos 8 millions que le gouvernement doit faire sortir obligatoirement dans le budget, pas dans le cadre des enseignants fictifs. Sinon, nous irons en grève le mois à venir », a-t-il ajouté.

C’est pourquoi, Aboubacar Soumah indique que dans les « dans les jours à venir, nous allons faire une correspondance que nous allons adresser au gouvernement. Dans cette correspondance, il sera question d’annoncer le retrait de notre commission de recensement et notre exigence au gouvernement de nous payer nos 8 millions dans un délai de rigueur. Faute de quoi, nous sommes prêts à déclencher une grève illimitée sur toute l’étendue du territoire national. Au deuxième point, on demandera sans condition l’intégration de tous les enseignants contractuels à la fonction publique. Cette correspondance sera déposée sur la table du gouvernement dès la semaine prochaine ».

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél. : 661 74 99 64

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Télimélé : la ruée vers le collège de Dâra qui a fait 100% au BEPC en 2019

9 novembre 2019 à 13 01 38 113811

Malgré le retard accusé l’année dernière suite à la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), le collège de Dara, dans la commune urbaine de Télimélé, a fait d’excellents résultats au Brevet avec 100% d’admis pour la session 2019. Ce succès éclatant a eu pour conséquences une ruée vers cette école au compte de l’année scolaire 2019/2020 avec un fort engouement, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Les cours ont repris cette année avec les mêmes ambitions que l’année dernière au collège de Dara, dans la ville de Télimélé. Selon le principal, Thierno Sadou Baldé, plusieurs élèves de certaines écoles de la localité ont transféré pour ledit collège grâce au succès enregistré ces deux dernières années. « Je gère le collège de Dara depuis deux ans. L’année 2017-2018, on avait 154 candidats, dont 54 filles. On a eu 153 candidats admis, dont 53 filles. Pour l’année 2018-2019, on avait 145 candidats, dont 61 filles. On a eu 145 admis, dont 61 filles, c’est-à-dire que nous avons fait un taux de réussite de cent pour cent. Pour cette année 2019, les élèves continuent à venir. On est déjà à plus de 250 élèves en 10ème année. Et ça pourrait continuer », a précisé le proviseur.

Depuis le début des cours le 03 octobre dernier, les cours se déroulent normalement, ajoute Thierno Sadou Baldé. « Une semaine après l’ouverture des classes, il y a eu des mouvements politiques qui n’ont tout de même pas eu d’impact sur le déroulement des cours au sein de notre établissement scolaire. Tous les professeurs sont au complet et les cours se tiennent de 8h à 14h ».

Thierno Sadou Baldé, principal du collège Dara

Si le principal apprécie le déroulement des cours, il déplore par contre l’état de dégradation de la direction. « Ici, nous sommes en manque de direction. Dès qu’on est revenu des vacances, on a trouvé que certains livrets et des livres ont été détruits par les thermites. Nous avons posé le problème à un agent du Corps de la Paix qui donne des cours de Mathématiques au sein de notre établissement depuis l’année dernière et nous sommes sur les démarches pour une nouvelle direction. Ce problème nous handicape à plus d’un titre », a-t-il laissé entendre.

Les besoins ne manquent pas dans cette école. Pour mieux encadrer les élèves, le principal du collège de Dara lance un appel aux bonnes volontés pour la construction d’une clôture pour son école, à l’image du lycée Ley-Wendou qui a bénéficié des ristournes de la CBG (Compagnie des Bauxites de Guinée).

Depuis Télimélé, Amadou lama Diallo pour Guineematin.com

Tél : 621 68 61 48

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Distribution des postes par récompense à l’Université de Labé : Mouctar Bah livre sa vérité

21 juillet 2019 à 9 09 11 07117
Mamadou Mouctar Bah, ancien SG du SLECG à l’Université Hafia de Labé

Le camarade Mouctar Bah, transfuge de l’antenne universitaire du Syndicat Libre des Enseignants-Chercheurs de Guinée (SLECG) de Labé pour la nouvelle structure syndicale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, ne porte pas de gangs pour démentir les propos de son collègue de service qui accuse certains enseignants-chercheurs d’avoir bénéficié de promotion pour avoir rompu leur relation syndicale avec le camarade Aboubacar Soumah, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers l’entretien vidéo ci-dessous.

Pour ce deuxième numéro de notre entretien vidéo, nous recevons aujourd’hui le camarade Mamadou Mouctar Bah, ancien secrétaire général de l’antenne du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) à l’Université Hafia de Labé.

L’on se rappelle que la semaine dernière et dans la même émission il avait été mis en cause sans être directement nommé par le syndicaliste Fodé Camara qui avait des difficultés avec son Rectorat autour du bus que l’antenne universitaire du SLECG de Labé exploitait en 2017.

Sur la question, notre invité Mamadou Mouctar Bah qui a été promu vice-doyen par intérim après sa dissidence du SLECG a déclaré s’inscrire en faux contre les propos « mensongers » de son collègue de service Fodé Camara.
Il rassure que les promotions à l’Université de Hafia de Labé se font par mérite et non par récompense. Pour en convaincre, il révèle que dans sa Faculté des Sciences Administratives et de Gestion, après le départ du titulaire Abdoulaye Diallo qui a signé un contrat avec un projet du Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes, il était le seul à avoir un Master. A l’en croire, justice a été rendue par le Rectorat en le désignant comme intérimaire.

Par contre, il invite ses adversaires du SLECG comme le camarade Fodé Camara à s’interroger sur leurs niveaux académiques s’ils ne réussissent pas à avoir des promotions à l’Université.

Au sujet du bus de l’Université, il informe que c’est à lui que le Rectorat a adressé la seconde note de service portant retrait du véhicule des mains du syndicat, même si on le savait déjà dissident du SLECG qui le gérait officiellement en 2017. Et, pour mettre la balle à terre, le camarade Mouctar Bah a fait une autre révélation selon laquelle il est dans des concertations avec certains leaders syndicaux pour la réunification du mouvement syndical du domaine de l’Education.

Pour être davantage éclairé sur l’atmosphère qui pollue et gangrène les relations humaines et les relations professionnelles à l’Université Hafia de Labé, Guineematin.com vous invite à faire détour dans la vidéo ci-dessous.


De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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