Pépé Balamou du SNE au SLECG de Soumah : « il faut mettre balle à terre »

27 novembre 2019 à 20 08 03 110311
Michel Pépé Balamou, secrétaire général du SNE

Au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce mercredi 27 novembre 2019, Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat National de l’Education (SNE), a abordé l’actualité du secteur éducatif guinéen. Il a réagi notamment à la menace de grève brandie récemment par le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah. Même s’il ne s’oppose pas à la grève qui est un droit, le syndicaliste appelle ses collègues à « mettre balle à terre » et à avoir des « revendications professionnelles ».

Décryptage !

Guineematin.com : le rapport des travaux de toilettage du fichier des enseignants est disponible et on apprend qu’il y a 5700 personnes qui sont considérées comme des fictifs. Quelle lecture le SNE fait de ce rapport ?

Michel Pépé Balamou : nous avons eu tort d’avoir raison parce que nous avions dit que ce toilettage n’allait pas donner grande chose puisqu’on a donné un travail normal à des personnes anormales. C’est-à-dire à des personnes qui n’avaient pas l’expertise nécessaire pour gérer ce toilettage du fichier. Parce qu’il revient à un gouvernement de gérer la situation et non à un syndicat. On n’a pas été entendu et voilà ce qui arrive. Et je pense que ceux qui protestent contre ce rapport, le SLECG d’Aboubacar Soumah, ce n’est pas à eux de protester parce que c’est eux qui ont fait ce recensement, c’est eux qui ont dit aux gens que les enseignants vont avoir bientôt des voitures qu’ils viendront garer à leur siège.

Donc, il est incongru et incohérent qu’ils fassent eux-mêmes un travail et qu’ils n’attendent pas que les résultats de ce travail soient totalement déposés au niveau du Premier ministre et qu’ils disent qu’ils sont contre. D’ailleurs, ils ont fait rêver les gens qu’ils vont avoir quatre à six millions. Et, je crois qu’il faut mettre balle à terre parce que ce qui est obtenu est important même si c’est un franc. Et nous au niveau du SNE, on est en train de travailler à la prime liée à la profession enseignante. Nous allons faire en sorte que les enseignants aient quelque chose et je sais que ça ira pour le bonheur de tout le monde.

Guineematin.com : mais, le SLECG d’Aboubacar Soumah estime que le travail de toilettage n’a pas été bien fait, c’est pourquoi il menace d’aller en grève.

Michel Pépé Balamou : vous savez, c’est un problème très récurrent, les menaces de grève en Guinée. Je crois qu’on ne doit pas encore mettre les enseignants dans une situation difficile. Il revient à l’Etat de prendre toutes les dispositions pour ramener la stabilité dans le pays, dans les concessions scolaires. La grève est un droit, nous au niveau du SNE, on n’est aucunement opposés à n’importe quelle idée de grève, mais nous voulons que les grèves soient professionnelles. Et j’ose espérer que si nos camarades veulent aller en grève, ils vont tenir compte des revendications, puisqu’une revendication salariale se fait sur la base des pourcentages et au prorata des indices, des grades, des échelons et de l’ancienneté. Et je crois que si on s’arcboute sur des revendications catégorielles et sectorielles, il faudrait alors que ces revendications soient professionnelles. Sinon nous au niveau du SNE, nous ne trouvons pas du mal à ce qu’ils aillent en grève.

Guineematin.com : récemment, le SNE a connu des défections : certains enseignants contractuels ont quitté votre syndicat pour rejoindre le SLECG de Kadiatou Bah et d’autres ont rejoint le SLECG d’Aboubacar Soumah. Comment expliquez-vous ces défections ?

Michel Pépé Balamou : d’entrée de jeu, nous, nous sommes très contents parce que ce sont des anciennes structures syndicales qui viennent puiser dans nos rangs. Nous n’avons qu’un an d’existence, ça veut dire que le travail que le SNE est en train de faire est un travail très formidable. Mais, nous avons été très surpris. Après que certains de l’ISSEG et des ENI se soient affiliés au SLEG de dame Kadiatou Bah, Aboubacar Soumah a pris son téléphone pour appeler le coordinateur national des enseignants contractuels, Alsény Mabinty, pour lui dire que le SNE est complice de l’adhésion des enseignants contractuels de l’ISSEG et de l’ENI parce que le SLECG de dame Kadiatou et le SNE appartiennent à l’USTG dirigée par le camarade Abdoulaye Camara.

Et donc, nous, nous avons dit attention, si c’est cela, nous allons nous désolidariser de l’intersyndicale et on l’a fait. Mais toujours est-il que ce groupe a décidé d’aller. Et aujourd’hui, on voit qu’ils ne sont pas la bienvenue d’autant plus que les enseignants titulaires disent que ce sont les enseignants contractuels qui les ont empêchés d’avoir les huit millions et que leur général doit dissocier carrément leur revendication principale qui se trouve être les huit millions à la revendication des enseignants contractuels.

Donc nous, nous pensons que c’est une erreur de jeunesse. Ceux qui sont allés vont revenir parce que ceux qui sont restés avec nous, nous sommes en train de les entretenir. Et à la longue, ils comprendront que le SNE est leur syndicat, c’est le SNE qui a fait leur coaching, c’est le SNE qui a fait leur management, c’est le SNE qui a fait leur publicité médiatique, et je crois qu’aujourd’hui, le SNE n’a pas droit à une ingratitude de leur part et je crois qu’ils reviendront à de meilleurs sentiments et nos portes sont largement ouvertes à eux.

Guineematin.com : vous êtes sur le terrain depuis un peu plus d’une année. Concrètement, qu’est-ce que le SNE a posé comme actes au bénéfice des enseignants ?

Michel Pépé Balamou : oui, on est sur le terrain il y a quelque sorte un an et deux à trois mois. Vous savez, les revendications syndicales ne sont pas des revendications à la va-vite. Le SNE est en train de travailler sur des dossiers de fond. Nous, nous sommes en train de travailler sur la revalorisation des primes et aujourd’hui, le gouvernement est en train d’entendre raison puisque nous avons commencé les premières revalorisations syndicales quand nous étions dans l’intersyndicale avec Dr Alya Camara de l’inspection générale du travail. Et, nous avons réussi quand même à leur faire comprendre que les enseignants doivent avoir une revalorisation substantielle des primes. C’est comme si on dit huit millions c’est trop.

C’est vrai, huit millions c’est trop, c’est parce que l’équation a été mal posée. Il y a même un vieux qui m’a dit : vous les enseignants, vous voulez qu’on vous donne huit millions, mais si on vous donne huit millions et les autres ? Nous, nous disons que si on donne à un enseignant par exemple 99 mille francs comme prime de logement, on donne à l’enseignant 50 mille comme prime de préparation, donc en voulant rehausser ça, ajouté à la prime de zone à un million cinq cent ou deux millions, on risque même de dépasser les huit millions. Donc, je crois que le SNE est en train de travailler sur ça et nous allons être appelés dans les jours à venir pour parler incessamment de cela.

Guineematin.com : toutes les structures syndicales prétendent défendre les intérêts des enseignants. Mais, vous évoluez en rangs dispersés, et vos relations s’effritent de plus en plus. Ne pensez-vous pas que cela est en défaveur des enseignants ?

Michel Pépé Balamou : le SNE est un syndicat très responsable, nous travaillons à l’unité d’action syndicale. Puisque lorsque nous fûmes sortis de notre fontaine baptismale, on a adressé des correspondances à toutes les structures syndicales. Mais, c’est que par endroits, on n’a pas été entendus et il est urgent aujourd’hui qu’il y ait une synergie d’action syndicale allant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie et de travail de l’ensemble des enseignants, dans le sens de la défense des intérêts matériels et moraux des enseignants. Et, je crois que les lignes commencent à bouger parce que certains même au niveau du SLECG d’Aboubacar Soumah comment à nous appeler pour nous dire d’aller ensemble.

Nous, nous n’allons pas suivre les gens comme des moutons de panurge, chaque syndicat a sa plateforme de revendications. Aujourd’hui, la Guinée a quatre syndicats au niveau de l’éducation, peut-être cinq à partir du bicéphalisme au niveau du SLECG. Mais, même si ces cinq syndicats se rencontrent, on élabore une plateforme consensuelle, chaque syndicat amène sa plateforme : moi je veux que la prime de documentation soit ceci et moi je veux que le salaire indiciaire soit cela ainsi de suite. Donc vous élaborez une plateforme revendicative, c’est consensuelle, chacun a sa demande, vous partez en grève, je crois que même dans 72 heures, ça va porter solution. Mais je vais vous dire, il est très difficile pour un seul syndicat de déclencher une grève et que ça réussisse.

Le SLECG l’a essayé il y a deux ans, ça n’a rien donné. Parce que si l’université ne va pas en grève, les écoles professionnelles ne vont pas en grève, les écoles privées ne vont pas en grève et une bonne partie des écoles pré-universitaires ne vont pas en grève, ça veut dire que les enseignants vont être malheureux. Donc pour le bien des enseignants, dans la sincérité et dans la considération ultime des gens, il faudrait qu’on accepte l’unité d’action syndicale. Mais, nous n’allons pas vénérer un roi pour dire venez moi j’ai une idée et on adhère à ça, non. On ne va pas les suivre comme des moutons de panurge. Si c’est sincère et que nous retrouvions nos revendications dedans, il n’y a pas d’obstacles que le SNE ne parte à une synergie d’action allant dans une grève. Nos portes sont largement ouvertes, les négociations peuvent continuer et si c’est possible nous allons partir sans problème.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Le SLECG menace à nouveau : « nous exigeons nos 8 millions ; sinon, nous irons en grève »

23 novembre 2019 à 19 07 52 115211

Comme les deux précédentes, l’année scolaire en cours risque également de connaître des perturbations. A l’occasion d’une assemblée générale tenue ce samedi, 23 novembre 2019, à son siège national (Conakry), le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah a réitéré sa menace de partir en grève le mois prochain. C’est le secrétaire général du syndicat qui l’a annoncé devant les enseignants massivement mobilisés, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

A l’origine de cette nouvelle menace de grève, les résultats insatisfaisants aux yeux du SLECG, de l’opération d’assainissement du fichier des enseignants. Cette opération devait permettre de rayer tous les fictifs et autres décédés figurant sur le fichier des enseignants afin que leurs salaires soient reversés sur ceux des enseignants en service. Mais, le camp Aboubacar Soumah estime que le travail n’a pas été sérieux et que le rapport présenté par la commission d’assainissement ne reflète pas la réalité sur le terrain.

« La semaine dernière, nous avons été conviés à une rencontre de la commission chargée des opérations d’assainissement. Mais bien avant cela, j’ai été invité personnellement par le président de la commission nationale d’assainissement à un tête-à-tête. Au cours de cette rencontre, il m’a remis un tableau statistique des résultats du recensement. Pour cela, nous avons été tous conviés, le mercredi dernier, à la présentation du rapport final. Au cours de cette rencontre, la statistique concernant le recensement du fichier de l’assainissement qui nous avait été présentée ce jour-là, est différente à celle qui m’avait été remise précédemment.

Deuxième constat, lorsqu’ils m’ont remis cette statistique, je l’ai fait examiner par notre commission technique qui s’est amusée à faire une étude comparative. Il s’est avéré que cette fiche de statistiques était truffée de faux cas. Ils ont majoré les cas d’enseignants valides, pourtant ils ne sont pas en situation de classe… Je m’en vais vous dire donc qu’il y a plusieurs cas erronés dans cette statistique que le gouvernement nous a présentée », a annoncé le secrétaire général du SLECG devant ses camarades enseignants.

Choqué par cette situation, le leader du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée annonce que son organisation ne veut d’ailleurs plus de négociations. « Nous exigeons nos 8 millions que le gouvernement doit faire sortir obligatoirement dans le budget, pas dans le cadre des enseignants fictifs. Sinon, nous irons en grève le mois à venir », a-t-il ajouté.

C’est pourquoi, Aboubacar Soumah indique que dans les « dans les jours à venir, nous allons faire une correspondance que nous allons adresser au gouvernement. Dans cette correspondance, il sera question d’annoncer le retrait de notre commission de recensement et notre exigence au gouvernement de nous payer nos 8 millions dans un délai de rigueur. Faute de quoi, nous sommes prêts à déclencher une grève illimitée sur toute l’étendue du territoire national. Au deuxième point, on demandera sans condition l’intégration de tous les enseignants contractuels à la fonction publique. Cette correspondance sera déposée sur la table du gouvernement dès la semaine prochaine ».

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél. : 661 74 99 64

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Télimélé : la ruée vers le collège de Dâra qui a fait 100% au BEPC en 2019

9 novembre 2019 à 13 01 38 113811

Malgré le retard accusé l’année dernière suite à la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), le collège de Dara, dans la commune urbaine de Télimélé, a fait d’excellents résultats au Brevet avec 100% d’admis pour la session 2019. Ce succès éclatant a eu pour conséquences une ruée vers cette école au compte de l’année scolaire 2019/2020 avec un fort engouement, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Les cours ont repris cette année avec les mêmes ambitions que l’année dernière au collège de Dara, dans la ville de Télimélé. Selon le principal, Thierno Sadou Baldé, plusieurs élèves de certaines écoles de la localité ont transféré pour ledit collège grâce au succès enregistré ces deux dernières années. « Je gère le collège de Dara depuis deux ans. L’année 2017-2018, on avait 154 candidats, dont 54 filles. On a eu 153 candidats admis, dont 53 filles. Pour l’année 2018-2019, on avait 145 candidats, dont 61 filles. On a eu 145 admis, dont 61 filles, c’est-à-dire que nous avons fait un taux de réussite de cent pour cent. Pour cette année 2019, les élèves continuent à venir. On est déjà à plus de 250 élèves en 10ème année. Et ça pourrait continuer », a précisé le proviseur.

Depuis le début des cours le 03 octobre dernier, les cours se déroulent normalement, ajoute Thierno Sadou Baldé. « Une semaine après l’ouverture des classes, il y a eu des mouvements politiques qui n’ont tout de même pas eu d’impact sur le déroulement des cours au sein de notre établissement scolaire. Tous les professeurs sont au complet et les cours se tiennent de 8h à 14h ».

Thierno Sadou Baldé, principal du collège Dara

Si le principal apprécie le déroulement des cours, il déplore par contre l’état de dégradation de la direction. « Ici, nous sommes en manque de direction. Dès qu’on est revenu des vacances, on a trouvé que certains livrets et des livres ont été détruits par les thermites. Nous avons posé le problème à un agent du Corps de la Paix qui donne des cours de Mathématiques au sein de notre établissement depuis l’année dernière et nous sommes sur les démarches pour une nouvelle direction. Ce problème nous handicape à plus d’un titre », a-t-il laissé entendre.

Les besoins ne manquent pas dans cette école. Pour mieux encadrer les élèves, le principal du collège de Dara lance un appel aux bonnes volontés pour la construction d’une clôture pour son école, à l’image du lycée Ley-Wendou qui a bénéficié des ristournes de la CBG (Compagnie des Bauxites de Guinée).

Depuis Télimélé, Amadou lama Diallo pour Guineematin.com

Tél : 621 68 61 48

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Distribution des postes par récompense à l’Université de Labé : Mouctar Bah livre sa vérité

21 juillet 2019 à 9 09 11 07117
Mamadou Mouctar Bah, ancien SG du SLECG à l’Université Hafia de Labé

Le camarade Mouctar Bah, transfuge de l’antenne universitaire du Syndicat Libre des Enseignants-Chercheurs de Guinée (SLECG) de Labé pour la nouvelle structure syndicale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, ne porte pas de gangs pour démentir les propos de son collègue de service qui accuse certains enseignants-chercheurs d’avoir bénéficié de promotion pour avoir rompu leur relation syndicale avec le camarade Aboubacar Soumah, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers l’entretien vidéo ci-dessous.

Pour ce deuxième numéro de notre entretien vidéo, nous recevons aujourd’hui le camarade Mamadou Mouctar Bah, ancien secrétaire général de l’antenne du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) à l’Université Hafia de Labé.

L’on se rappelle que la semaine dernière et dans la même émission il avait été mis en cause sans être directement nommé par le syndicaliste Fodé Camara qui avait des difficultés avec son Rectorat autour du bus que l’antenne universitaire du SLECG de Labé exploitait en 2017.

Sur la question, notre invité Mamadou Mouctar Bah qui a été promu vice-doyen par intérim après sa dissidence du SLECG a déclaré s’inscrire en faux contre les propos « mensongers » de son collègue de service Fodé Camara.
Il rassure que les promotions à l’Université de Hafia de Labé se font par mérite et non par récompense. Pour en convaincre, il révèle que dans sa Faculté des Sciences Administratives et de Gestion, après le départ du titulaire Abdoulaye Diallo qui a signé un contrat avec un projet du Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes, il était le seul à avoir un Master. A l’en croire, justice a été rendue par le Rectorat en le désignant comme intérimaire.

Par contre, il invite ses adversaires du SLECG comme le camarade Fodé Camara à s’interroger sur leurs niveaux académiques s’ils ne réussissent pas à avoir des promotions à l’Université.

Au sujet du bus de l’Université, il informe que c’est à lui que le Rectorat a adressé la seconde note de service portant retrait du véhicule des mains du syndicat, même si on le savait déjà dissident du SLECG qui le gérait officiellement en 2017. Et, pour mettre la balle à terre, le camarade Mouctar Bah a fait une autre révélation selon laquelle il est dans des concertations avec certains leaders syndicaux pour la réunification du mouvement syndical du domaine de l’Education.

Pour être davantage éclairé sur l’atmosphère qui pollue et gangrène les relations humaines et les relations professionnelles à l’Université Hafia de Labé, Guineematin.com vous invite à faire détour dans la vidéo ci-dessous.


De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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N’zérékoré : la grève des huissiers de justice suivie à la lettre

14 mai 2019 à 17 05 59 05595

La grève générale et illimitée, déclenchée par la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée (CNHJG), a été largement suivie à N’zérékoré ce mardi, 14 mai 2019. Les huissiers ont procédé à la fermeture de leurs cabinets à partir de 10 heures pour exprimer leur colère face à la situation qu’ils vivent depuis quelques temps, rapporte le correspondant de Guineematin.cm basé dans la préfecture.

C’est à partir de 10 heures que les huissiers de justice, par des affiches, ont décidé de fermer leurs cabinets en guise de solidarité avec la grève déclenchée par la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée

Me Célestin Gnabalamou

Selon maître Célestin Gnabalamou, huissier de justice près le Tribunal de N’zérékoré, cette grève vise à dénoncer les difficultés que rencontrent les huissiers dans l’exécution des décisions de justice. « Depuis plusieurs années, on a des difficultés dans l’exécution des décisions de justice d’une part et aussi dans notre statut. Dans l’exécution des décisions de justice, nous avons des difficultés par rapport au problème de réquisitions. Vous savez, lorsqu’une décision est rendue, elle est revêtue de la forme réquisitoire. Ça vaut réquisitions du ministère public, mais il était exigé à ce que nous ayons des réquisitions avant de saisir la force publique. Donc, quand vous allez à la police ou à la gendarmerie, on vous demande l’écrit du Procureur qui pourrait permettre à la force publique de nous assister. Mais depuis 2014, les parquets ne signent plus les réquisitions en première instance. Vous allez à la justice de paix, le juge dit non, on me dit de se méfier de la réquisition. Et temps que les réquisitions ne sont pas signées, on ne pouvait pas procéder à des exclusions forcées et si l’huissier n’achève pas son exclusion, il s’est arrêté à mi-chemin. Donc, pour avoir notre indépendance et la signature de notre statut, nous avons décidé de partir en grève », a expliqué l’huissier.

Par ailleurs, maître Célestin Gnabalamou a fait savoir que les huissiers iront jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. « Nous, nous sommes bien sûr de la profession libérale. Mais, il faut que ça soit pris en compte. Si ce n’est pas pris en compte, on préfère faire autre chose. Si les huissiers ne sont pas reconnus au niveau du tribunal, peut-être qu’ils vont chercher d’autres personnes qui vont exercer la profession d’huissier. Mais nous, on ne pourra pas le faire tant qu’on ne nous aura pas satisfaits », a-t-il laissé entendre.

Pour terminer, maître Célestin Gnabalamou a présenté les excuses des huissiers auprès des citoyens par rapport aux désagréments que pourrait causer leur grève.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : 00224 620 16 68 16/666 89 08 77

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Me Sory Daouda Camara à Guineematin : « la grève est maintenue ! Sauf si… » (entretien)

8 mai 2019 à 17 05 00 05005
Me Sory Daouda Camara, président de la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée

En dépit de la libération de leur collègue, Me Lansana Soumah, les huissiers de justice Guinée de décolèrent pas. Ils maintiennent toujours leur menace d’aller en grève à partir du lundi, 13 mai 2019 si toutes leurs revendications ne sont pas satisfaites. L’annonce a été faite par Me Sory Daouda Camara, le président de la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée, à l’occasion d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com ce mercredi, 08 mai 2019.

Décryptage !

Guineemation.com : comme on le sait, votre collègue, Me Lansana Soumah, a été libéré hier, après une semaine environ de détention à la DPJ (Direction de la Police Judiciaire). Comment avez-vous accueilli cette libération ?

Me Sory Daouda Camara : c’est un début de satisfaction. On n’est pas entièrement satisfait parce que le confrère, c’est un père de famille, il a passé 6 jours en toute illégalité loin de sa famille, privé de sa liberté et dans une injustice qui ne dit pas son nom. Parce que c’est vrai, les lois sont faites pour être appliquées aux hommes, mais faut-il détenir quelqu’un quand c’est légal. L’huissier de justice, c’est un officier ministériel, un officier public chargé de faire exécuter les décisions de justice. Lorsqu’il est privé de façon injuste de sa liberté, le voir éloigné de sa famille, le jour où il est libéré, nous ne pouvons pas nous en réjouir.

Ce n’est pas une joie, c’est un début de satisfaction parce que nous sommes dans un combat. Et ce combat, il n’est pas encore gagné. C’est comme quand on vous dit que c’est une bataille qui est gagnée, pas la guerre. Parce qu’à la suite de son arrestation, nous avons présenté un mémo avec un préavis de grève hier même au cabinet de monsieur le Garde des Sceaux. C’est à la suite du dépôt de ce mémorandum que nous avons obtenu sa libération. Donc, dans le préavis de grève qui a été déposé, il y a un certain nombre de points autour desquels nous allons en grève à partir de lundi. Donc, la libération de Me Lansana Soumah n’est pas une condition pour suspendre le mouvement.

Guineematin.com : en clair, malgré la libération de votre collègue, vous maintenez votre menace d’aller en grève ?

Me Sory Daouda Camara : la grève est maintenue. Sauf si d’ici lundi, nous obtenons l’entière satisfaction des points contenus dans notre préavis de grève. Ces points sont entre autres : la signature de notre statut. C’est un projet de décret qui se trouve sur la table de monsieur le président de la République, ledit projet a été discuté et adopté en conseil des ministres, et le document retourné au ministère de la Justice pour les dernières retouches, ces retouches ont été faites, et le projet est sur la table de monsieur le président de la République depuis quelques mois, nous attendons sa signature. Et l’absence de ce statut, nous expose à toute forme d’injustice comme ce que vient de subir notre confrère. S’il y avait le statut, je crois que cela n’aurait pas été.

Guineematin.com : vous pensez qu’il est propre dans cette affaire et que sa détention était illégale ?

Me Sory Daouda Camara : c’est illégale ! Qu’est-ce qu’on lui reproche ? Parce que simplement il était en train d’exécuter une décision de justice. Et cette décision, l’exécution n’a pas eu lieu parce que simplement la décision visait l’Etat, c’est un service déconcentré du ministère de l’Administration du Territoire et contre ce service, l’huissier ne pouvait pas utiliser la force publique parce qu’il s’agissait de l’Etat. Il remontait régulièrement les informations à ses clients pour dire nous avons en face l’Etat, là c’est la puissance publique, nous ne pouvons pas utiliser la force contre l’Etat.

On ne peut pas se servir de la gendarmerie, se servir de la police pour déloger l’Etat. Donc, soyez prudents, il faudrait qu’on agisse avec tact, il faudrait qu’on caresse, on ne peut pas utiliser la force. C’est ce qu’il disait toujours à ses clients. C’est une grande famille qui a fini par se fatiguer, et dans cette lassitude, elle a pris la décision de se rendre sur les lieux et de procéder elle-même à l’expulsion des occupants. C’est ainsi que cette famille, composée de filles et de garçons, s’est déplacée pour aller déloger les occupants. Ils ont mis les effets dehors. Voilà ce qui s’est passé.

Qu’est-ce qu’avait à avoir l’huissier de justice ? Parce que simplement il avait posé des actes auparavant dans ladite procédure. Ce n’est pas lui qui a délogé les gens et même si c’était le cas, est-ce que c’est criminel ? C’est un huissier, c’est sa mission, on doit plutôt le féliciter. Chaque fois qu’un huissier parvient à exécuter une décision de justice qui est faite au nom du peuple de Guinée, il mérite plutôt félicitations. Mais, s’il n’est pas récompensé, qu’on ne l’inquiète pas. Donc est-ce normal qu’on l’interpelle plutôt que de l’entendre simplement et de le laisser rentrer, on le garde pendant six (6) jours à la police judicaire ?

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien. Avez-vous un dernier mot ?

Me Sory Daouda Camara : notre dernier mot, c’est que c’est avec peine que nous entamons cette grève. Parce que cette grève va entrainer la paralysie de toute la justice guinéenne. Et cela, n’est pas dans l’intérêt de nos concitoyens qui ont besoin des services de la justice guinéenne. Mais par-dessus tout, il y a l’Etat. Les pouvoirs publics ont pour mission de protéger les populations. Personne n’est mieux placé que l’Etat en ce qui concerne la protection des droits des citoyens.

Donc c’est à l’Etat même de penser à ce peuple et de sa voir que quand l’huissier va en grève ou si tous les huissiers vont en grève, cela aura des impacts sur le fonctionnement de la justice, et si la justice est impactée qui va ressentir, ce sont les justiciables. Donc, c’est à contrecœur que nous ferons subir nos concitoyens les effets de cette grève. Ce n’était pas notre vouloir mais à l’impossible nul n’est tenu obligé.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Education : voici les raisons de la suspension de la grève du SLECG

11 avril 2019 à 17 05 55 04554
Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, la grève générale et illimitée du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a été suspendue ce jeudi 11 avril 2019, vingt quatre heures après son déclenchement. L’annonce en a été faite à l’occasion de son assemblée générale tenue à son siège.

Le SLECG a suspendu la grève et invite les enseignants à reprendre les cours demain vendredi sur toute l’étendue du territoire national.

      Le ministre Abdoulaye Yéro Baldé a fait machine arrière

On en est arrivé à cette solution suite à plusieurs actions. A travers une correspondance adressée au SLEG par le ministre de l’Enseignement Supérieur, Abdoulaye Yéro Baldé, a annoncé l’ouverture des universités à l’équipe de recensement, composée entre-autres d’éléments du SLECG. Une manière d’accéder aux revendications du SLECG.

Selon Aboubacar Soumah, « aujourd’hui, on vous a convoqué pour que nous puissions échanger par rapport à la lettre que nous avons reçue par rapport au respect des points concernant l’enseignement supérieur. Et que, nul n’ignore aujourd’hui, la réticence manifestée par le ministre de ce département, qui depuis la signature de ce protocole jusqu’aujourd’hui, s’est opposé catégoriquement à la décision du gouvernement. Mais, syndicalement aidant, aujourd’hui, nous avons reçu une correspondance qui met un terme à cette réticente. Cela, après avoir fait une démonstration de force hier, qui a prouvé que nous sommes les maîtres du terrain, que le SLECG est le seul maître du terrain dans le système éducatif guinéen. Vous l’avez prouvé hier, vous l’avez prouvé aujourd’hui, et vous allez toujours le prouver demain. Vous avez prouvé que nous sommes le seul syndicat crédible, uni, incontournable, fort, imbattable. Ce qui fait que quelque soit les montagnes qui se dresseront devant nous, nous allons les déplacer ».

       Il faut féliciter et remercier le ministre Tibou Kamara

Poursuivant, Aboubacar Soumah a dit qu’il y a des actes posés par le gouvernement dans cette lettre, qui prennent en compte les revendications du SLECG. « Il y a l’engagement à la fonction publique des 10 homologues de Kindia. Cela aussi a été accordé. Le ministre Tibou Kamara, qu’il faut féliciter et remercier, parce qu’il se bat pour la restauration de la paix dans notre pays, il se bat pour la préservation de la quiétude sociale, il se bat pour le maintien du dialogue social. Donc hier, séance tenante, il a appelé le ministre de la fonction publique concernant l’engagement des 10 homologues. Celui-ci est prêt, il n’attend que les dossiers pour prendre l’acte demain. Quant aux camarades syndicalistes qui sont à Kankan, qui jusqu’à présent n’ont pas été rétablis dans leurs fonctions, il a également appelé devant nous le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Mory Sangaré, qui s’est étonné de voir jusqu’à présent qu’à Kankan les camarades-là ne sont pas encore rétablis. Il a fait semblant qu’il n’était pas au courant, parce qu’il était au courant. Donc, lui aussi hier, il a demandé à ce qu’on dépose à son niveau la liste de ces camarades. Ça aussi ça va être fait demain », a-t-il annoncé.

   « Demain on reprend ! Demain à l’école ! Demain à l’école »

Au regard de la prise en compte de toutes ces revendications et l’acceptation du ministre Abdoulaye Yéro Baldé de faire participer le SLECG au recensement des enseignants du supérieur, Aboubacar Soumah, avec l’accord de la base, a annoncé la suspension de la grève. « Quels sont ceux qui sont d’accord pour la suspension ? », a lancé le secrétaire général du SLECG. « Demain on reprend ! Demain à l’école ! Demain à l’école » ont répondu en chœur les syndicalistes.

« Au nom du bureau exécutif national du SLECG, après la lecture de la réaction adressée à nous par le gouvernement, après l’avis de l’Assemblée générale, après consultation de la base à l’intérieur du pays, le bureau exécutif national du SLECG décide de la suspension de la grève déclenchée le 10 avril 2019 sur toute l’étendue du territoire national. A cet effet, je demande à toutes les enseignantes, tous les enseignants, de reprendre le chemin de l’école demain vendredi, 12 avril 2019 à 08 heures ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 08 09 18

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Grève des enseignants : l’appel pas entendu au lycée Kipé

10 avril 2019 à 13 01 08 04084

Le mot d’ordre de grève générale et illimité lancé par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) n’a pas été entendu au lycée Kipé, dans la commune de Ratoma. Selon le constat d’un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place, les cours se sont déroulés quasi normalement dans cet établissement scolaire ce mercredi matin.

Sur les 24 salles de classes que compte l’école, seulement 2 n’ont pas fait cours dans la matinée de ce mercredi, 10 avril 2019. Dans les 22 autres classes, nous avons constaté la présence effective des élèves et des enseignants qui faisaient cours.

Certains enseignants que nous avons trouvés en situation de classe, ont expliqué, hors micro, avoir participé à la dernière grève appelée par le SLECG. Mais cette fois, ils ont décidé de faire fi au mot d’ordre du syndicat des enseignants, qui exige le respect du protocole d’accord signé le 10 janvier avec le gouvernement dans son intégralité.

Tout comme au lycée Kipé, les cours ont eu lieu aussi ce matin dans les écoles primaires Kipé 1 et 2. A Kipé 2 par exemple, les élèves étaient en composition.

Mme Djénaba Béavogui

« Aujourd’hui, tous les enseignants ont répondu présents, les 7 programmés sont en classes. Le personnel d’encadrement aussi, les 4 programmés sont là. Donc on n’a pas observé la grève chez nous. Nous sommes d’ailleurs en évaluation au compte du deuxième trimestre », explique madame Kourouma Djénaba Béavogui.

Par contre, le collège Kipé, lui, a subi les effets de cette grève. Même si notre reporter n’a pas eu accès à cette école, les responsables l’ayant refusant, on a pu observer un grand nombre d’élèves massés dans la cour et derrière l’établissement. Certains d’entre eux, en colère, ont même commencé à jeter des cailloux sur l’école, mais ils ont été vite chassés des lieux par les responsables du collège.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Menaces de grève du SLECG et du SENAESURS : le SNE s’inquiète et tire la sonnette d’alarme

9 avril 2019 à 11 11 43 04434

Alors qu’une double menace de grève plane au-dessus du secteur de l’éducation nationale, le SNE sort pour tirer la sonnette d’alarme. Le Syndicat National de l’Education craint que les menaces de grève brandies par le SLECG et le SENAESURS ne perturbent les écoles et les universités du pays. Ce qui porterait atteinte à la bonne formation des élèves et étudiants guinéens.

Pour éviter une telle situation, le SNE propose au gouvernement un certain nombre de solutions, notamment l’organisation d’un forum national inclusif sur le dialogue social. La structure syndicale de l’éducation l’a fait savoir à travers une déclaration rendue publique ce mardi, 09 avril 2019.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose cette déclaration

Syndicat National de l’Education

                         SNE                                                                                     

    N° 004/BEN/SNE/2019

                                                     DECLARATION

       Camarades Enseignants et Syndicalistes de tous bords confondus.

 Chers gouvernants, acteurs de la société civile, parents d’élèves et amis de l’école.        

     Après deux trimestres de cours, sur fond d’instabilité dans nos concessions scolaires affectant négativement le niveau et la qualité de l’enseignement- apprentissage, une nouvelle crise s’annonce en milieux scolaire et universitaire. Face à Cette situation qui n’honore personne et qui risque d’hypothéquer l’avenir de nos enfants, le SNE interpelle le gouvernement et ses partenaires sociaux à plus de responsabilité.

Ayant Constaté  un taux d’échec exceptionnel aux  différents examens nationaux session 2018 dû à une paralysie partielle ou complète de notre école, il devient désormais urgent voire impérieux de savoir raison gardée de part et d’autre afin de sauver  cette année scolaire.  

     Au regard de la situation  actuelle inquiétante provoquée par le manque d’inclusivité dans le processus d’assainissement du fichier de l’éducation, le Syndicat National de l’Education regrette :

  1. L’incapacité de tout un gouvernement à trouver des solutions définitives aux crises qui minent le secteur de l’éducation il ya de cela quatre  ans ( 2016 – 2017- 2018 – 2019)
  2. Le rôle nocif des businessmen des crises qui créent, entretiennent et offrent leur médiation  au prix des sommes d’argent  sonnantes et trébuchantes ;
  3. Le dysfonctionnement dû à une sédentarisation très poussée des cadres du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation qui est  d’ailleurs le seul ministère souvent secoué par des crises scolaires récurrentes.
  4. Le retard accusé dans la régularisation de la situation des enseignants contractuels qui ont évité de justesse aux élèves de la république  le syndrome d’une année blanche, alors que le président de la république a instruit au Ministre de l’Education Nationale de les reverser dans le personnel du corps enseignant.
  5. Le manque de loyauté chez certains administrateurs scolaires publics ;
  6. De graves anomalies ont été  constatées dans le processus d’assainissement du fichier de l’éducation notamment à conakry mettant ainsi en doute la sincérité et la crédibilité de tout le processus ;

Pour remédier à ces problèmes, le SNE propose :

  • L’organisation d’un forum national inclusif sur le dialogue social ;
  • La participation de toutes les structures syndicales dans le processus d’assainissement du fichier de l’éducation afin d’obtenir un résultat fiable et consensuel;
  • La régularisation de la situation des enseignants contractuels dans un bref délai ; etc.
  • L’envoi des agents recenseurs indépendants dans les 30 centres de recherche, et les  17instituts et  universités tel que recommandé par le syndicat du supérieur(SNAESURS) structure syndicale  à  laquelle le SNE reste solidaire.

Vive le mouvement syndical guinéen;

Vive le SNE

Vive l’école guinéenne.

                                                                                           Conakry, le 09 avril 2019

                                                          Le Secrétaire Général

                                                                                              Michel Pépé BALAMOU

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Education : après le pré-universitaire, l’université guinéenne aussi menacée de grève

9 avril 2019 à 8 08 40 04404

Une épée de Damoclès plane actuellement au-dessus du secteur de l’éducation nationale. Après la menace du SLECG de déclencher une nouvelle grève générale et illimitée à partir de demain, mercredi 09 avril 2019, pour exiger le recensement des enseignants des universités publiques, le syndicat de l’enseignement supérieur aussi vient de sortir ses griffes.

Le SNEASURS a adressé un préavis de grève au gouvernement. Le syndicat souligne que si le gouvernement accepte la revendication du SLECG relative au recensement des enseignants du supérieur, il va déclencher une grève générale et illimitée.

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Vers une nouvelle grève dans l’éducation ? « Si rien n’est fait d’ici mardi… »

6 avril 2019 à 18 06 11 04114

Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SELCG) agite une fois encore le chiffon rouge. A l’occasion de son assemblée générale, tenue ce samedi 06 avril 2019, les syndicalistes menacent de déclencher une grève générale et illimitée si le gouvernement ne respecte pas le contenu du protocole d’accord de janvier dernier, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre du SLECG a eu lieu à son siège à Donka, avec la présence de nombreux enseignants venus des 5 communes de Conakry. Face à des enseignants déterminés à aller jusqu’à bout, Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG, a dénoncé le refus du gouvernement d’honorer ses engagements contenus dans le protocole d’accord du 10 janvier 2019.

« Etant animé d’un esprit de patriotisme élevé, soucieux de l’avenir de notre pays, nous avions accepté de suspendre la grève. On a orienté les revendications vers l’assainissement du fichier général du système éducatif. Mais aujourd’hui, ce protocole n’est pas respecté par le ministre de l’enseignement supérieur qui n’entend pas respecter les trois points qui concernent son département », accuse-t-il.

Pour étayer ses accusations, Aboubacar Soumah va charger le ministre de l’enseignement supérieur. « Les point qui concernent le département : le rétablissement de nos camarades syndicalistes qui ont été mutés, demis de leurs fonctions et muté dans d’autres université. Notre Secrétaire général de Labé, Issa Soumaré, a été démis de ses fonctions et muté à N’zérékoré. Le ministre l’a même empêché de soutenir pour le Master. Tout cela, à cause de son appartenance au SLECG.

Notre secrétaire général qui est au niveau de l’ISSEG, également démis de ses fonctions et muté. Il a postulé pour le doctorat, on a annulé sa formation à cause de son appartenance au SLECG. A Kindia, depuis 2017, le bureau était là. Tous ont été démis de leurs fonctions, mutés et leurs motos retirées parce qu’ils sont du SLECG. Lorsque nous sommes venus à l’université Gamal pour valider le bureau, la salle où devait se tenir la rencontre a été barricadée et bouclée par les forces de l’ordre et, le responsable de cette salle a été démis de ses fonctions par Yéro Baldé.

Où se trouve la liberté syndicale ? Ils décapitent le SLECG au niveau de l’enseignement supérieur et ils mettent en place un autre syndicat qui parle au nom du ministre et non au nom des enseignants guinéens. C’est la raison qui nous a amené à suspendre les opérations d’assainissement du fichier parce qu’il faut que la liberté syndicale soit respectée selon les conventions internationales et selon notre Constitution », a dit Aboubacar Soumah.

Dans sa communication, le secrétaire général du SLECG a lancé un ultimatum aux autorités du pays, plus particulièrement au ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé. « Toujours, pour faire preuve de notre esprit patriotique, avant de déclencher quoi que ça soit, nous sommes allés rencontrer le ministre du Travail pour lui dire que le ministre de l’Enseignement Supérieur ne veut pas respecter le protocole d’accord et s’il ne le fait pas, nous nous retirerons et nous allons déclencher une grève générale illimitée sur toute l’étendue du territoire national.

Il nous a dit d’attendre jusqu’à l’arrivée du Premier ministre. Mais, comment se fait t-il depuis la signature du 10 janvier, un seul ministre refuse de respecter le protocole d’accord malgré toutes les instructions, il est qui ? Il est soutenu par qui ? Le ministre Yéro n’entend pas respecter le protocole d’accord.

Pour nous, tant que les actes ne sont pas signés nous considérons que rien n’est fait et si rien n’est fait d’ici mardi à 0 heure, à partir du mercredi nous déclencherons une grève générale illimitée sur toute l’étendue du territoire national », a prévenu Aboubacar Soumah.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél: 00224 623 53 25 04

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Labé : la directrice préfectorale de l’éducation rétablie dans ses fonctions

6 février 2019 à 6 06 59 02592
Mme Magassouba Hadja Aïssatou Diouldé DIALLO, DPE de Labé

La directrice préfectorale de l’Education (DPE) de Labé, madame Magassouba née Hadja Aïssatou Diouldé Diallo et les trois autres cadres elle avait été suspendue « pour faute lourde » par le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Mory Sangaré, à travers une décision en date du 29 octobre 2018 viennent d’être rétablis dans leurs fonctions, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’on se rappelle que les encadreurs de l’éducation concernés par cette décision de suspension à Labé madame Magassouba Hadja Aïssatou Diouldé, directrice préfectorale de l’éducation (DPE), Abdourahmane Bah, chef Section Pédagogique (CSP) à la Direction Préfectorale de l’Education, Aguibou Diallo, gestionnaire des ressources humaines à l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Labé et Abdallah Diallo, gestionnaire des ressources humaines à la DPE avaient été, dit-on, accusés, à tort, de n’avoir rien fait pour casser la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) qui minait le secteur.

Même si la même décision suspendait également les directeurs préfectoraux de l’Education de Kindia, Boké, Dinguiraye et Yomou, plusieurs observateurs en service à Labé ont vu à travers cet acte un règlement de compte contre des anciens collaborateurs de monsieur Mory Sangaré qui évoluait dans la région avant son poste de ministre de la République.

Fort heureusement, les leaders syndicaux qui ont déclenché ce mouvement de grève se sont investis pour que chaque encadreurs de l’Education, chaque enseignant en situation de classe qui avaient été suspendu, muté ou relevé pendant la crise scolaire soit rétabli dans ses fonctions.

A noter que la première liste des cadres concernés qui avait été remontée aux leaders syndicaux avait omis le nom du gestionnaire des ressources humaines de la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Labé, Abdallah Diallo. Mais, le complot a finalement été déjoué à temps.

Il semble que les gestionnaires des ressources humaines avaient tous été remplacés par le ministre dans tout le pays. A Labé, monsieur Abdallah Diallo avait été remplacé par un professeur d’Anglais en service à Hoggo M’Bouro.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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N’zérékoré: sous la pression des autorités, le SLECG local décide de reprendre les cours

15 décembre 2018 à 11 11 52 125212

Le coordinateur régional du syndicat des enseignants de N’zérékoré décide, à la surprise générale et contre l’avis du bureau national, de l’arrêt de la grève dans sa zone. Fayala Doumbouya justifie cette attitude par le fait qu’une majorité écrasante des membres du bureau exécutif du SLECG local a déjà repris les cours, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est le début de la fissure tant recherchée par le gouvernement ? En tous les cas, cette annonce de Fayala Doumbouya sème le doute dans les esprits et donne des sueurs froides à Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée).

Fayala Doumbouya

Selon le coordinateur régional du SLECG de N’zérékoré, « cela fait maintenant plusieurs mois que nos salaires sont gelés. Ensuite, j’avais reçu un coup de fil, m’informant que nos amis partent à l’école pour enseigner et quand j’ai mené l’enquête, j’ai trouvé effectivement que c’était vrai. Vous savez, dans le bureau du SLECG, nous sommes au nombre de 25. Et, dans les 25, il y a 20 qui partent à l’école pour enseigner. Et nous les 5, que pouvons-nous faire ? C’est ainsi qu’on dit, au lieu d’attaquer tout temps les autorités, il faut que je sauve la tête des 5 autres membres du bureau. Et, c’est ainsi que j’ai informé le bureau national. Ceux-ci m’ont dit de rester dernière le bureau. Mais, je ne pouvais plus. J’ai dit non à Aboubacar Soumah et j’ai appelé les autres à reprendre les cours le lundi, 17 décembre 2018 », annone Fayala Doumbouya.

Le préfet de N’zérékoré ne pouvait que s’en réjouir, après que le gouvernement ait gelé les salaires des enseignants pour les contraindre à reprendre les cours. Selon Elhadj Sory Sanoh, « le SLECG de N’zérékoré n’avait plus le choix, parce qu’il était sous contrôle et certain d’entre eux étaient suspendus de leurs postes. Mais, en ce qui concerne leurs salaires, gelés depuis deux mois, je ferai tout de mon possible pour les dégeler », promet-il.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tel: (00224) 620 16 68 16/ 666 89 08 77

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Kindia : sit-in empêché, plusieurs enseignants interpellés

26 novembre 2018 à 19 07 40 114011

Au moins quatre enseignants ont été arrêtés ce lundi, 26 novembre 2018 à Kindia. Ces enseignants ont été interpellés par les forces de l’ordre alors qu’ils prenaient part à un sit-in appelé par le SLECG pour protester contre le gel de leurs salaires, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

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Grève du SLECG : 3 enseignants présents sur les 17 programmés à l’EP de Sonfonia 2

22 octobre 2018 à 22 10 31 103110

La grève générale et illimitée, déclenchée par le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée), continue de paralyser le système éducatif guinéen. Pour la journée de ce lundi, 22 octobre 2018, il y a eu un faible taux de présents, aussi bien chez les élèves que chez les enseignants, dans de nombreuses écoles publiques de Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui a fait le tour de certaines écoles.

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Hausse du prix du carburant : le patronat demande aux syndicats de lever la grève

7 juillet 2018 à 15 03 39 07397

Dans un communiqué conjoint rendu publique ce samedi, 07 juillet 2018, les organisations patronales CPEG, PAG et CNPG appellent à la levée de la grève perlée lancée le mercredi, 04 juillet dernier par l’inter centrale CNTG-USTG, pour protester contre la hausse du prix du carburant. Le patronat guinéen justifie cet appel par sa volonté d’instaurer le dialogue entre le Gouvernement et les syndicats autour de cette question, afin d’éviter que le pays ne tombe dans une impasse.

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Grève contre la hausse du prix du carburant : tous les procès reportés au TPI de Dixinn

4 juillet 2018 à 12 12 48 07487

Cheick Sako, ministre de la Justice à la prison civile de Conakry

Comme indiqué par des précédentes dépêches de Guineematin.com, pour protester contre la décision unilatérale du Gouvernement d’augmenter deux mille francs sur le prix du carburant en Guinée et exiger le maintien du prix habituel (huit mille francs guinéens par litre), l’inter centrale CNTG-USTG a déclenché ce mercredi, 4 juillet 2018, une grève qui devrait se poursuivre jusqu’au vendredi prochain.

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Urgent : le syndicat déclenche une grève contre la hausse du prix du carburant

3 juillet 2018 à 16 04 06 07067

Comme on pouvait s’y attendre, la hausse unilatérale du prix du carburant par le Gouvernement guinéen ne passe pas au sein de la société. Et, dans une déclaration de ce mardi, 03 juillet 2018, l’inter centrale CNTG-USTG a déclenché une grève qui commencera demain, mercredi 04 juillet 2018, sur toute l’étendue du territoire national.

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Justice : l’association des greffiers dénonce « les dissidents » et appelle à une reprise du travail

11 juin 2018 à 15 03 06 06066

L’Association des Greffiers de Guinée désapprouve la grève déclenchée le 8 juin dernier par « un groupe de dissidents » et appelle ces derniers « à revenir à la raison » en reprenant le travail. Elle l’a dit ce lundi 11 juin 2018, à l’occasion d’une assemblée générale organisée à la Cour d’Appel de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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