Général Ibrahima BaldéRien ne va plus entre le chef de poste de la Gendarmerie de Linsan Saran, dans la préfecture de Lélouma, et les citoyens de cette commune rurale qui demandent son départ, a appris le correspondant de Guineematin.com d’un ressortissant de la localité installé à Labé.

Suite à ce soulèvement populaire, le juge de paix de Lélouma et le commandant de la gendarmerie préfectorale se sont rendus à Linsan Saran ce dimanche 14 décembre dans la matinée.

Au moment où nous mettions cette nouvelle en ligne, le maire de la commune rurale, Elhadj Ibrahima Laho BAH, qui s’entretenait avec la mission venue de Lélouma était injoignable. Son jeune frère, Modi Mamadou Benté BAH, installé à Labé, nous a expliqué que le soulèvement populaire populaire a été provoqué par l’interpellation de deux notables de Thiéwêré en l’occurrence l’imam de la localité du nom de Samba Diouma et un certain Modi  Mamoudou Korka qui réclament aujourd’hui la démission de leur chef district, Mamadou Diouldé KEITA dit WANGO, nommé à ce poste depuis, dit-on, par le préfet de Lélouma, Samba Héri CAMARA. Selon notre source, cette décision unilatérale du très controversé préfet de Lélouma a été inspirée par le chef du poste de la Gendarmerie de Linsan Saran, Amadou Bailo CAMARA.

Ce poste était jusque là occupé par un certain Elhadj Abdoul BAH monté en remplacement d’Elhadj  Mamadou Sarifou. On rapporte que le sieur WANGO avait perdu ce poste sous le règne du Capitaine Moussa Dadis CAMARA pour avoir transformé l’école du village en boîte de nuit. Il aurait alors filé 2 millions de francs guinéens au chef du poste de la Gendarmerie pour revenir aux affaires.

L’interpellation des deux notables est la goute d’eau qui a fait déborder le vase: le commandant Amadou Bailo CAMARA est accusé d’avoir pris 650 mille francs guinéens avec les notables interpellés.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
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