Radio communautaire de Koumbia : « elle est l’une des rares qui fonctionne à plein temps, soit 24 h sur 24 »

4 avril 2020 à 13 01 00 04004

De nombreuses localités de l’intérieur de la Guinée ont des radios rurales et communautaires qui jouent tant bien que mal leur rôle dans une conjoncture compliquée. C’est le cas de la radio communautaire de Koumbia, dans la préfecture de Gaoual, où les citoyens attendent son inauguration. Dans un entretien accordé récemment à un reporter de Guineematin.com, Ousmane CONDE, le premier responsable de la radio communautaire de Koumbia, est revenu le statut de son organe d’information, son fonctionnement, les difficultés rencontrées et bien d’autres questions.

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Coronavirus : 19 cas suspects dans la région de Labé

30 mars 2020 à 18 06 58 03583

Dix-neuf (19) personnes suspectées d’être touchées par le Coronavirus sont recensées et suivies dans la région administrative de Labé. L’annonce a été faite ce lundi, 30 mars 2020, par le directeur régional de la santé, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

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Abdoulaye Bah en colère : « la Guinée elle est mal barrée ! Elle n’est ni un Etat ni un pays »

26 février 2020 à 13 01 48 02482

Abdoulaye Bah, secrétaire national chargé de l’animation et de marketing politique de l’UFDG se montre préoccupé du sort de la Guinée. Un pays secoué par une crise politique née de la volonté du président Alpha Condé de changer l’actuelle Constitution pour s’octroyer un troisième mandat. L’ancien président de la délégation spéciale de Kindia estime que la Guinée est « sur une pente glissante » et qu’il y a de gros risques qu’elle implose. Il l’a dit à l’occasion d’une assemblée générale organisée par son parti dans la ville de Kindia, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

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Violences à Lélouma : Boureima Condé accuse le député uninominal, Ibrahima Diallo

6 février 2020 à 9 09 50 02502

Une importante délégation ministérielle est en visite au Fouta Djallon depuis quelques jours. Après les préfectures de Mamou, Dalaba, Pita et Labé, la délégation s’est rendue à Lélouma, dans la soirée d’hier mercredi, 5 février 2020. Le Ministre de l’Administration du Territoire, le Général Boureima Condé a imputé la responsabilité des violences survenues dans cette préfecture au député uninominal, l’honorable Ibrahima Diallo, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

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Un citoyen de Télimélé à ses frères : « on doit préserver les acquis et non les gâter »

24 janvier 2020 à 18 06 26 01261

Les appels à manifester du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le projet de nouvelle constitution ont entrainé des violences meurtrières, des blessés et des dégâts matériels importants en Guinée. De Conakry à Labé, en passant par N’zérékoré, Dalaba, Pita et Lélouma, des accrochages ont eu lieu entre le 21 et le 23 janvier 2020. La ville de Télimélé a enregistré la mise à sac du commissariat central de police le mercredi, 22 janvier. Dans une interview accordée à Guineematin.com, Alpha Ibrahima Barry, natif de cette préfecture en manque criard d’infrastructures, a dit toute sa préoccupation.

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Pita : la maison du Khalife du Fouta inondée de délégations venues de partout

18 janvier 2020 à 20 08 29 01291

Elhadj Bano Bah, Khalif Général du Fouta Djallon

Les scènes de violence enregistrées en début de semaine en Moyenne Guinée dans le cadre des manifestations contre le 3ème mandat pour Alpha Condé ont coûté la vie à un jeune homme à Labé, tué par balle. Des blessés et des dégâts matériels ont eu lieu à Labé, Lélouma et Pita. Des hommes en uniforme sont accusés de s’en être pris au Khalife général du Fouta, Elhadj Bano Bah, en endommageant son véhicule. Les réactions d’indignation se multiplient devant cet acte. De nombreuses délégations, venues de divers endroits, se sont rendues à Pita ce samedi, 18 janvier 2020, pour exprimer leur solidarité avec la victime, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Législatives de février 2020 : l’UPR en ordre de bataille pour rafler le maximum de sièges

18 janvier 2020 à 19 07 57 01571

Elhadj Bah Ousmane, président de l’UPR

Les partis politiques engagés dans la compétition au compte des élections législatives du 16 février prochain affûtent les armes pour rafler le maximum de voix. C’est dans cette dynamique que l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR), dirigée par Elhadj Bah Ousmane, se met en ordre de bataille. Les militants et responsables du parti se sont retrouvés ce samedi, 18 janvier 2020, pour partager les directives en vue d’une victoire éclatante pour ces joutes électorales boycottées par les grands partis de l’opposition, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Guinée : les manifestations contre un 3ème mandat d’Alpha Condé se poursuivront demain, mardi (Communiqué du FNDC)

13 janvier 2020 à 16 04 31 01311

L’appel à la résistance lancé par le FNDC est largement suivi par les populations dans plusieurs villes de la Guinée. Cela s’est matérialisé par des manifestations des citoyens dans les rues et quartiers, une paralysie totale des principaux axes routiers, la fermeture des boutiques et commerces, la cessation totale ou partielle des activités ou leur ralentissement selon les lieux.

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Labé : des acteurs de la société à l’école du contrôle citoyen des actions publiques

25 novembre 2019 à 16 04 56 115611

Des acteurs de la société civile évoluant dans la zone de la Moyenne Guinée sont en conclave à Labé depuis hier dimanche, 24 novembre 2019, dans le cadre d’un atelier de formation. Les vingt (20) acteurs, membres de la Coalition Nationale des Organisations de la Société Civile (CONASOC), vont être formés dans le cadre de la collecte de données afin de mieux faire le contrôle des projets et programmes à destination des communautés, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les acteurs concernés par cette formation viennent des cinq préfectures de Labé (Koubia, Lélouma, Tougué, Gaoual, Mali) et de la zone de Mamou. La cérémonie de lancement des travaux a été présidée par Ouremba Traoré, le chef de cabinet du gouvernorat de Labé.

Ibrahima Diallo, vice-président CONASOC

Ibrahima Diallo, vice-président de la CONASOC, est revenu sur les raisons de l’organisation de cet atelier de formation. « Comme vous le savez, notre pays a obtenu son point d’achèvement dans le cadre de l’allègement de la dette en faveur des Pays Pauvres très Endetté (PPTE). Après l’obtention de ce PPTE en 2012, la France a jugé nécessaire de mettre en place un certain mécanisme qu’on appelle un contrat de désendettement. Donc, c’est dans cette optique que nous organisons cet atelier de collecte, d’analyse à l’endroit des acteurs de la société civile guinéenne de la région qui sont en tant que structures de veille, d’alerte et de proposition. Ce que nous sommes en train de faire, c’est un contrôle citoyen des actions publiques. Les participants seront formés, déployés dans leurs préfectures respectives pour qu’ils puissent faire le suivi des fonds alloués pour la construction des infrastructures scolaires, sanitaires. Une fois de retour dans leur préfectures respectives, ils doivent pouvoir recueillir des informations nécessaires pour nous aider à constituer une base de données solide, fiable dans le cadre de ce projet », a-t-il expliqué.

Faya Moussa Tolno

Pour sa part, Faya Moussa Tolno, le formateur, a énuméré ce qui est prévu pendant ces deux jours. « Ces acteurs de la société civile seront formés sur des thématiques pour pouvoir aller à l’intérieur du pays, pour recueillir des informations relatives aux projets qui ont été financés par le gouvernement et l’ambassade de France, toucher du doigt si réellement ces projets ont été réalisés ou pas, ou si l’objectif des projets n’a désorienté. C’est d’abord le début de la première phase : ils vont être formés. Par après, ils vont aller faire des enquêtes, les remonter au niveau de la CONASOC, et la CONASOC aussi va remonter ces données au niveau des bailleurs de fonds (Agence française de Développement) mais aussi auprès de l’État, pour dire voici le suivi indépendant qui a été réellement fait par la CONASOC, voici les informations que nous avons reçu. Et Comme il ya un comité de pilotage mis en place entre le ministère de l’économie et des finances, l’ambassade de la France et la CONASOC, nous allons travailler sur ces questions d’ici l’année à venir afin de propager les projets dans d’autres localités en terme de développement local », a précisé monsieur Tolno.

Abdoulaye Sow, coordinateur régional de la CONASOC de Labé

Cet atelier de renforcement des capacités est apprécié à sa juste valeur par les participants. C’est le cas d’Abdoulaye Sow, coordinateur régional de la CONASOC de Labé. « Il y a un engouement autour de cette formation. Et nous espérons qu’à l’issue de cette formation nous allons tirer de très bonnes leçons que nous allons élargir par la suite, car la société civile joue le rôle d’interface entre les citoyens et l’État ».

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Herico (Lélouma) : inauguration d’un hangar et remise de matériels aux groupements maraîchers

21 novembre 2019 à 15 03 28 112811

La commune rurale de Hérico, relavant de la préfecture de Lélouma, vient de bénéficier d’infrastructures et de matériels pour les groupements maraîchers locaux. Une initiative du projet Wallondiral Gasteiz Hérico qui vise à renforcer la souveraineté alimentaire et l’autonomisation des femmes et leur leadership. La cérémonie a eu lieu hier, mercredi 20 novembre 2019, à Hérico, dans la préfecture de Lélouma, en présence des autorités locales et de plusieurs groupements bénéficiaires, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

La cérémonie a consisté à l’inauguration d’un hangar et à une remise de matériels en faveur de sept (7) groupements féminins locaux. Cette initiative de Wallondiral Gasteiz Hérico est financée par la commune Vitoria Gasteiz d’Espagne, commune située dans le pays Basque. Le projet bénéficie de l’appui technique de l’association Haaly Pular de Vitoria Gasteiz et exécuté par l’ONG Actions pour la Santé et le Développement en Guinée (ASD-G) en collaboration avec l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH).

La présidente de l’ONG Actions pour la Santé et le Développement en Guinée (ASD-G), Maimouna Diallo, est revenue sur l’objectif du projet. « Ce projet, qui a démarré depuis décembre 2017, vise à améliorer les conditions de vie de la population, promouvoir l’autonomisation personnelle, sociale, et économique des femmes et leur participation politique à la prise de décisions au niveau communautaire ».

Maimouna Diallo, présidente de l’ONG Action pour la santé et le développement

Par ailleurs, Maimouna Diallo a fait savoir que plusieurs activités ont été menées depuis 2017. « Un hangar construit au marché de Hérico sur une surface de 200 mètres carrés dont le coût total s’élève à plus de 173 millions de francs guinéens. Il y a aussi sept (7) Activités Génératrices de Revenus dans le secteur agricole au profit des groupements de Kabita, Lemounéré, Pellel, Manasigui, Billin, Madina Dian et Kodiwel pour un montant de plus de 89 millions de francs guinéens, composé de matériels pour la clôture des parcelles maraîchères ,des équipements agricoles, des semences agricoles, des arrosoirs, des motopompes, des pioches, des dabas, des pulvérisateurs », a-t-elle énuméré.

Karamoko Demba Diallo, secrétaire général de la mairie de Herico

Le représentant du maire à la cérémonie, Karamoko Demba Diallo, a salué les efforts des ressortissants de Hérico en Espagne avant d’inviter les bénéficiaires à en faire bon usage. « Au nom des populations de Hérico, nous disons merci à tous les partenaires techniques et financiers pour la mise en place de ce projet tout en leur promettant de pérenniser cet hangar. Populations de Hérico, faisons de cet hangar venu à la très bonne heure un lieu d’échange pour créer le développement ».

A part l’appui dans le secteur agricole, d’autres activités sont menées par l’ONG Action pour la Santé et le Développement en Guinée comme des formations en communication communautaire, la saponification, la teinture, des séances d’alphabétisation de proximité animées par des personnes ressources de la localité.

Mariama Dalanda Diallo, présidente des femmes de Herico

La présidente des femmes de Hérico, Mariama Dalanda Diallo, a remercié les initiateurs de ces dons. « Nous remercions tous ceux qui ont pris le temps pour venir assister à cette cérémonie, surtout actuellement avec les travaux champêtres. Je remercie tous les groupements de Hérico. On vous promet ici que nous allons prendre soin de cet hangar et des équipements mis à notre disposition aujourd’hui ».

A rappeler que le marché de Hérico a également bénéficié de matériels pour l’hygiène du marché, composés de poubelles, de brouettes, de gants, de râteaux et de gilets.

Depuis Hérico, Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tél : 621686148

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Herico (Lélouma) : il meurt à l’entraînement

20 novembre 2019 à 11 11 15 111511

Alpha Amadou Diallo, âgé d’une trentaine d’années, a trouvé la mort quelques minutes après s’être écroulé sur un terrain de football dans la commune rurale de Hérico, située à 50 kilomètres de Lélouma. Le drame s’est produit dans la soirée du lundi, 17 novembre 2019.

Selon des informations recueillies par un reporter de Guineematin.com sur place, c’est aux environs de 18 heures GMT que le jeune Alpha Amadou Diallo s’est écroulé tout seul alors qu’il jouait au football avec des amis. Transporté d’urgence au centre de santé local, il rendra l’âme quelques minutes plus tard.

Jean Loua, enseignant au collège de Hérico, qui fait partie de ceux qui jouaient au ballon avec le défunt, est revenu sur ce qui s’est passé. « On jouait ensemble avec lui. Il jouait à la défense avec moi. Le ballon était dans le camp adverse, mais quand on a perdu le ballon, on s’est retourné et on a vu qu’il était à terre. Nous sommes venus lui demander qu’est-ce qui ne va pas. On a demandé à arrêter le jeu. Il ne répondait pas. J’ai dit de chercher à l’envoyer au centre de santé. Il y a un jeune qui avait une moto au terrain de football. Il s’est relevé pour monter sur la moto. On a continué le match. C’est pendant qu’on jouait que le chef de la jeunesse est venu nous dire qu’il a rendu l’âme », a expliqué monsieur Loua.

Marié et sans enfant, feu Alpha Amadou Diallo a été ramené à son village natal de Pamméhoye où son enterrement est prévu aujourd’hui même, mercredi 20 novembre 2019.

Paix à son âme, amine !

Depuis Hérico, Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tél : 621 68 61 48

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Communiqué du Gouvernement : des manifs à Conakry Dalaba, Boké, Fria, Mamou, Koundara, Lélouma, Gaoual et Kindia

14 novembre 2019 à 15 03 24 112411
Damantang Albert Camara

Dans un communiqué transmis au médias à 15 heures, le Gouvernement guinée, à travers le ministère de la Sécurité et de la protection civile, annonce que les manifestations contre une nouvelle constitution qui favoriserait un troisième mandat du président Alpha Condé ont été enregistrées à Conakry, la capitale guinéenne, ainsi que dans plusieurs villes de l’intérieur du pays.

Dans ce communiqué, intitulé « situation à 14 heures », le Gouvernement indique que les défenseurs de la Constitution guinéenne sont sortis manifester, au-delà de Conakry, dans les villes de Dalaba, Boké, Fria, Mamou, Koundara, Lélouma, Gaoual et Kindia.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce communiqué qui marque le retour au gouvernement de Damantang Albert Camara :

COMMUNIQUE DU MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PROTECTION CIVILE DU JEUDI 14 NOVEMBRE 2019

MANIFESTATION DU FNDC DU 14 NOVEMBRE 2019

Situation à 14 Heures

A Conakry

Le Jeudi 14 Novembre 2019, le cortège des manifestants est parti à 13 Heures du rond-point de l’Aéroport.

Le premier groupe de manifestants arrivé au carrefour de Kondébounyi a tenté de forcer le passage sur l’itinéraire non autorisé. Face à cette situation, les responsables du dispositif en place ont sommé les meneurs de se conformer à l’itinéraire autorisé.

Suite à la persistance des jets de pierres nourris sur les forces de l’ordre, une deuxième sommation leur a été faite suivie de l’utilisation de gaz lacrymogène pour les disperser.

Dans leur fuite, les manifestants se sont attaqués à cinq (5) bus de transport public dont l’un a été entièrement calciné.

A l’intérieur :

Des manifestations de quelques centaines de personnes ont eu lieu à Dalaba, Boké, Fria, Mamou, Koundara, Lélouma, Gaoual et Kindia.

Aucun incident majeur n’a été enregistré.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Diountou (Lélouma) : une diminuée mentale violée par son cousin

1 novembre 2019 à 8 08 21 112111

Une rocambolesque affaire de viol alimente la chronique depuis le mercredi, 30 octobre 2019, à Diountou, une commune rurale relevant de la préfecture de Lélouma, dans la Région Administrative de Labé, où une diminuée mentale âgée de 21 ans a été agressée par le fils à son oncle paternel qui serait apprenti chauffeur, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette information a été confirmée à Guineematin.com dans la soirée du jeudi, 31 octobre 2019, aux environs de 19 h 30 par la représentante du Ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance à Diountou, dame Mamadou Maladho Diallo.

« C’est le mercredi, aux environs 10 heures que le chef du Centre de Santé (CS) de Diountou est venu au bureau pour nous signaler un cas de viol. La victime est une fille âgée de 21 ans. Elle a été agressée par le fils à son oncle paternel. Les deux habites ensemble » a-t-elle expliqué.

Sur les circonstances de ce cas de viol, la travailleuse sociale de Diountou a précisé que la fille qui « est une diminuée a été commissionnée la nuit par sa mère pour chercher du pain. Son frère qui était présent a poursuivi la fille et s’est jeté sur elle. Elle a crié au secours mais personne n’a entendu. Même si tu es devant elle, quand elle parle c’est difficilement que tu vas entendre ce qu’elle dit à cause de son état de santé mentale » a-t-elle ajouté.

Elle déclara par la suite avoir immédiatement saisi les services de police de Diountou qui ont réussi à mettre la main sur le présumé violeur.

« Pour les besoins de la procédure, j’ai jugé nécessaire d’envoyer la fille aujourd’hui chez le médecin légiste à Labé où le cas de viola été confirmé par le spécialiste. Je viens de rentrer à Diountou » a-t-elle indiqué.

Dame Mamadou Maladho Diallo rassure qu’elle ne ménagera aucun effort pour que cette procédure aboutisse, malgré les pressions sociales qui peuvent en découler du fait que la victime et son agresseur son presque de même père.

Il semble aussi que le présumé violeur a déjà été déposé au commissariat central de police de Lélouma.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : une vingtaine de policiers à l’école du respect du nouveau code de procédure pénale

31 octobre 2019 à 10 10 02 100210

Vingt trois (23) Officiers de Police Judiciaire (OPJ) du commissariat central de Labé ont entamé un atelier de renforcement des capacités, notamment sur le respect du nouveau code de procédure pénale et des pratiques de terrain. Cet atelier de neuf (9) jours s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la 3ème phase du projet « Partenaires pour la Sécurité en Guinée : la Réforme de la Police au service du citoyen ». Une initiative de COGINTA financée par le département d’Etat américain, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est les locaux de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) de Labé, situés au quartier Safatou, dans la commune urbaine, qui ont servi de cadre à l’ouverture de cet atelier lancé le 23 octobre dernier. Selon nos informations, ces OPJ seront outillés spécifiquement en techniques d’enquêtes judiciaires, de rédaction de procédure pénale, de rédaction des procès verbaux tels que les auditions, les perquisitions, la garde à vue, la confrontation, les rapports de synthèse, les mandats, mais aussi des conseils techniques utiles sur le terrain lors des interpellations, des surveillances physiques et des perquisitions.

Dans son intervention, la formatrice, madame Agathe Lélé est revenue sur l’objectif de cette formation. « L’objectif visé dans cette série de formations des officiers de polices judiciaire est de faciliter le rapprochement de la police de sa population. Ce projet travaille dans six communes urbaines de la Guinée pour introduire la doctrine de police de proximité. Ces policiers sont outillés dans plusieurs techniques de travail qui leur permettront à mieux faire leur travail ».

La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le gouverneur de Labé, Elhadj Madifing Diané. Il a félicité les participants à cette formation tout en les exhortant à partager les connaissances avec leurs collègues qui n’ont pas eu la chance de participer à cette formation. « Ayez confiance à l’avenir. Car je suis confiant, qu’avec ces différentes formations, notre police sera plus performante. Les récentes manifestations survenues à Labé en font foi. C’est pourquoi après cette formation, je souhaite à ce qu’il y ait un plan de restitution, détacher des formateurs parmi vous pour aller dans les préfectures de Tougué, Mali, Lélouma et Koubia pour que cette formation ait plus de valeur. Je m’engage auprès du directeur régional de la police pour que cela soit effectif », a-t-il rassuré.

Les bénéficiaires de cette formation ont exprimé leur satisfaction devant le contenu de la formation. Selon leur porte parole, Aïssatou Diouldé Barry, commissaire adjointe du commissariat de Labé, « cette formation nous a outillés davantage sur plusieurs pratiques et techniques du métier de policier. Entre autres, il nous a été rappelé le rôle du policier sur la garantie de l’exercice des libertés, la protection des citoyens et de leurs biens, le maintien et le rétablissement de l’ordre public, assurer la circulation routière, sécuriser et assister des personnes en danger ou en détresse. On nous a rappelé plusieurs codes de conduite en matière de déontologie, essentiels pour le bon exercice de notre métier, tel que la disponibilité 24 heures sur 24, l’impartialité du policier, c’est à dire appliquer strictement la loi, l’intégrité et la dignité ».

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Un taxi-motard tué par balle à Sonfonia : des gendarmes accusés

8 octobre 2019 à 19 07 45 104510

Les descentes sur le terrain des forces de l’ordre occasionnent souvent des morts d’hommes à Conakry. La dernière en date a eu lieu dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mardi 08 octobre 2019, au secteur Hafia 1, du quartier Sonfonia, dans la commune de Ratoma. Une descente des gendarmes sur les lieux a coûté la vie à Amadou Oury Bah, un conducteur de taxi moto, tué par balle.

Après le débarcadère de Kaporo, un autre jeune homme a perdu la vie lors de l’intervention d’un groupe de gendarmes, postés au PA situé dans ledit secteur, a expliqué à Guineematin.com des membres de la famille. Amadou Oury Bah, âgé de 20 ans, a reçu une balle à bout portant avant de rendre l’âme.

Mamadou Alpha Bah, père de la victime

Selon Mamadou Alpha Bah, père de la victime, son fils était assis au terrain de football avec certains de ses amis quand des gendarmes, à bord d’un pick-up, sont venus les pourchasser. « J’ai dîné avec mon fils la nuit. Ensuite, il s’est levé pour rejoindre ses amis qui étaient assis au terrain, non loin de notre domicile. C’est alors qu’un groupe de gendarmes, posté dans le secteur ici, est venu pour les attraper. C’est ainsi que certains se sont mis à fuir. Lui, il a dit qu’il ne va pas fuir puisqu’il ne se reproche de rien. Mais, il a été pourchassé. Ils l’ont fait tomber à côté d’une concession avant d’ouvrir le feu sur lui. La balle lui a transpercé le ventre pour sortir au dos ».

Par ailleurs, Mamadou Alpha Bah a expliqué que les gendarmes avaient menacé pendant la journée de tirer sur toute personne qu’ils trouveraient sur les lieux. « Aux environs de 17 heures, ces mêmes gendarmes basés au PA ici sont passés au terrain. Ils ont dit qu’ils viendront la nuit et que quiconque ils trouveraient là-bas, qu’ils vont tirer sur lui. Je peux pardonner chez Dieu ; mais, je ne pardonne pas aux gendarmes qui ont tué mon fils. Parce qu’ils ont fait exprès pour le tuer. Mon fils n’a ni menti, ni volé, il n’avait rien de mauvais sur lui. Ils l’ont tué parce qu’ils se sentent forts. Je ne pardonne pas la mort de mon fils. Je vais user de tous les moyens pour que justice soit rendue », a-t-il promis.

Madame Bah Ramatoulaye Barry, mère du défunt Amadou Oury Bah

Pour sa part, madame Bah Ramatoulaye Barry, mère du défunt, a également dit sa tristesse face à cette terrible épreuve. Elle dénonce le fait qu’au lendemain de ce meurtre, les gendarmes soient revenus pour tirer du gaz lacrymogène dans la concession du défunt. « Ce que je sais, c’est que mon fils a été tué par des hommes sans foi. Hier, toute la journée, j’étais avec lui. Comme s’il savait qu’il allait me quitter pour toujours, hier, il a passé toute la journée à mes côtés… La nuit, il m’a dit qu’il partait passer un peu de temps avec ses amis, qu’il n’allait pas durer puisqu’il devrait être matinal au boulot. Son père venait de lui acheter une nouvelle moto, il devait aller faire le taxi-moto. Je prie Dieu de rendre justice, car c’est Lui qui nous a créés tous et c’est Lui qui a le pouvoir sur nous tous. Ce qui m’a encore plus fait mal, c’est qu’au moment où nous sommes en train de pleurer mon fils, les mêmes gendarmes sont venus jeter encore du gaz lacrymogène sur nous ce matin, accompagné d’injures grossières ».

Mamadou Baïlo Diallo, chef de secteur de Hafia 1

De son côté, Mamadou Baïlo Diallo, chef de secteur de Hafia 1, qui a suivi cette affaire toute la nuit, a fustigé l’attitude des forces de l’ordre. Il a mis l’occasion à profit pour interpeller les autorités au plus haut niveau sur ce qui se passe actuellement dans son secteur. « Bien que l’enfant soit tué, ce matin encore, les mêmes gendarmes sont venus pour semer la terreur dans le secteur. Ils sont venus frapper tout le monde ici (femmes, jeunes, enfants, vieux, etc.) et jeter des bombes lacrymogènes dans les concessions, notamment celle où le défunt habitait. Aujourd’hui, nous avons plusieurs personnes qui ont été blessées par les gendarmes. J’ai été témoin de tout ce que je vous dis. J’exhorte le haut commandement de la gendarmerie à ouvrir des enquêtes sérieuses pour identifier le ou les coupables de ce meurtre ».

Amadou Oury Bah était originaire du secteur Sounkaya, relevant du district de Kolia, dans la sous-préfecture de Linsan, à Lélouma.

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées à sa famille.

Paix à son âme, amine !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Fièvre des législatives à Lélouma : le vice-maire Souleymane Obama démissionne de l’UFDG

7 octobre 2019 à 10 10 14 101410

Piégé par la rétention de l’information par rapport à ses ambitions personnelles, le vice-maire de la commune urbaine de Lélouma, Thierno Souleymane Diallo, connu sous le sobriquet de OBAMA, vient de démissionner de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), après 11 ans de loyaux services rendus à cette principale formation politique de l’opposition guinéenne et à son président Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Joint au téléphone dans la matinée de ce lundi, 7 septembre 2019, Thierno Souleymane Obama a confirmé à Guineematin.com son départ définitif de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) et justifie sa décision par une « trahison du président Elhadj Cellou Dalein Diallo. « Avant de rentrer, j’avais demandé à Elhadj Cellou Dalein de me soutenir pour la mairie de Lélouma », dit-il

Apparemment, le président de l’UFDG a donné son accord de principe à Obama mais n’a finalement pas honoré ses engagements : « il suffisait juste qu’il donne des consignes à la fédération. Finalement, j’ai été obligé d’aller à un consensus. Ce n’était vraiment pas mon objectif », a-t-il précisé.

Où est le problème alors ? Souleymane Obama Diallo a passé tout son temps à préparer les prochaines élections législatives. Grosse surprises désagréable, il vient de découvrir qu’il y a un autre accord scellé en 2013 qui l’empêche d’être candidat à ces élections pour le parlement guinéen.

« Vous savez qu’il y a deux fédérations à Lélouma ici. Lélouma Centre et Thianguel-Bori. En 2013, ils ont convenu que Lélouma présente l’uninominal qui a été Dr. Ibrahima Diallo. Pour les législatives qui viennent là, c’est Thianguel-Bori qui doit présenter le candidat. Ce qui me bloque dans mon élan. Dans ces conditions, je ne suis même pas membre statutaire des primaires de l’UFDG. C’est pourquoi, après de longue réflexions, j’ai décidé de claquer la porte », a-t-il ajouté.

Thierno Souleymane Diallo a confié à Guineematin.com que de toute les façons, il sera candidat à ces élections législatives qui pointent à l’horizon. « Je suis en train de voir avec quel parti aller pour défier le candidat que l’UFDG va présenter ici », a-t-il annoncé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lettre de démission de Thierno Souleymane Diallo

Monsieur le Président,

Je viens très respectueusement auprès de votre haute personnalité présenter ma démission au sein du parti de l’Union des Forces démocratiques de Guinée (UFDG).

En effet, vous vous souviendrez Monsieur le président que j’ai adhéré au parti en juillet 2008 avec beaucoup d’autres personnes du bureau exécutif de l’UPR. Et depuis cette date je suis membre du bureau exécutif de l’UFDG et votre attaché de presse jusqu’au 24 Novembre 2011, veille de mon départ pour le Canada. Toujours attaché aux idéaux du parti.

J’ai continué à servir le parti dont vous êtes le président même en dehors du pays via les réseaux sociaux.

A la veille des élections communales en Guinée, j’ai décidé de quitter le Canada pour présenter ma candidature a la mairie de la commune urbaine de Lélouma. J’avais demandé votre soutient depuis Montréal au Canada.

À travers un consensus à la place d’un congrès j’ai cédé pour la bonne marche du parti au poste de maire de la dite commune pour occuper le poste de 1er vice maire.

En prélude de la nouvelle consultation électorale pour les législatives, je décide de me présenter au poste de candidat de député uninominale de Lélouma sous la bannière de l’UFDG.

Mais après plusieurs consultations auprès des personnalités dont Monsieur le maire de Thianguel Bori, Elhadji Mamadou Bhoye et bien d’autres m’ont fait comprendre qu’un consensus aurait été trouvé en 2013 à Lélouma centre pour le choix du député uninominale selon les axes suivants :

  • 2013 : Le député serait de l’axe Lélouma centre, Sagalé et Hérico et le choix a été respecter à la personne de l’honorable DIALLO Ibrahima ;
  • Et la prochaine échéance de Décembre 2019, c’est à la fédération de l’axe Thianguel Bori qui choisira le député uninominal de Lélouma. Selon les mêmes sources, cette décision reste en vigueur et demeure.

Me sentant exclu à travers ce consensus à la place d’un congrès et mon souhait de me présenter candidat sous la bannière de l’UFDG étant complexe aux prochaines élections législatives je vous présente ma démission au sein du parti de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG).

Je vous prie Mr le président de l’UFDG de recevoir mes salutations distinguées

L’intéressé

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Labé : victimes de QNET et cas Boukhariou Baldé, préoccupations de l’Alliance Nationale Patriotique

23 septembre 2019 à 8 08 47 09479

La situation de près 350 femmes de la région se disant victimes d’escroquerie en ligne de la part de la société de commerce QNET et le cas du feu Amadou Boukhariou Baldé, l’étudiant tué à l’Université Hafia de Labé, dans des conditions non encore élucidées, constituent des préoccupations majeures de l’antenne régionale de l’Alliance Nationale Patriotique (ANP), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’Alliance Nationale Patriotique (ANP), nouvelle plateforme visant la lutte contre le tripatouillage de constitution guinéenne et le système de gouvernance actuelle du régime Condé, affichant son opposition farouche à un 3ème mandat pour le président Alpha Condé et inscrivant son action dans la promotion et la défense des droits de l’homme et du citoyen a installé dimanche, 22 septembre 2019, son antenne régionale de Labé.

Constituant son premier démembrement à l’intérieur du pays, la nouvelle structure est encadrée par une coordination de 5 membres avec une présidente, Hadja Fatoumata Baïlo Diallo, (issue de l’Association des Femmes Victimes de QNET dans la région de Labé), un rapporteur, Mamadou Kally Bah, coordinateur régional du Club des Amis pour la Promotion de l’Education et de la Culture (CAPEC) et trois autres membres dont entre autres Hadja Fatoumata Diaraye Diallo (association des femmes victimes de QNET dans la région de Labé), Thierno Boubacar Tounkara, de l’Union des Forces Démocratiques (UFD) et Ibrahima Talibé N’diaye, secrétaire à l’organisation de l’Amical Scolaire et Universitaire de Labé (ASUL).

La rencontre a donc regroupé des acteurs de la société civile et des responsables politiques venus des cinq (5) préfectures de la Région Administrative (RA) de Labé, où les débats parfois houleux entre membres statutaires sur les objectifs généraux et spécifiques de cette nouvelle force de contrepouvoir ont inscrit en bonne place l’appui aux femmes victimes de QNET et l’assistance judiciaire de la famille de feu Amadou Boukhariou Baldé, tué à l’Université Hafia, dans des circonstances non encore élucidées par les autorités compétentes.

Les acteurs de la société civile et les responsables politiques venus des préfectures de Koubia, Lélouma, Mali et Tougué constituent les points focaux de l’Alliance Nationale Patriotique (ANP) dans leurs localités d’origine. Ils sont pour principale mission celle de faire le monitoring des cas de violation des droits de l’homme et du citoyen dans les collectivités locales en vue de constituer une base de donnée pour la coordination nationale et son pool d’avocats spécialisées.

Il est à préciser que la mise en place de cette première antenne régionale à Labé était rehaussée de la présence du président de l’Union des Forces Démocratiques (UFD), Mamadou Bah Baadiko, membre fondateur de l’Alliance Nationale Patriotique.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Fête de Tabaski : pas d’excursions à Korbé (Lélouma)

11 août 2019 à 11 11 46 08468

Les autorités communales de Korbé, dans la préfecture de Lélouma, viennent de prendre une décision portant interdiction formelle de la célébration de la fête de tabaski 2019 en brousse et au bord des rivières, rapporte un observateur de Guineematin.com dans la préfecture.

Selon le maire de la commune rurale de Korbé, Modi Souleymane Diallo, qui a confirmé la mesure, cette décision de son conseil communal fait suite à des nombreux cas de dépravations de mœurs constatés l’année dernière sur les sites touristiques de la collectivité.

« Nous portons à la connaissance des populations des localités lointaines et voisines de Korbé qu’il est formellement interdit (aux jeunes qui ont l’habitude d’effectuer le déplacement) de fréquenter les rivières de notre collectivité comme Bama. Ils auraient été les bienvenus s’ils étaient bien éduqués. Mais, ils n’ont reçu aucune éducation. Ils viennent à Bama pour faire ce qu’ils veulent. Ils vont à Dianè, Tassa ou Passoumou faire ce qu’ils veulent.

Ils ont l’habitude d’y passer la nuit entre filles et garçons, faire ce qui est proscrit par Dieu. Cette fois-ci, nous ne le permettrons pas. Il est formellement interdit de fréquenter ces lieux, cette fois-ci. Nous avons entendu la musique qui jouait à Bhawo Pelloy l’année dernière. Cela ne va plus se répéter », a prévenu le maire de la commune rurale de Korbé, au micro d’un reporter de Guineematin.com dans la préfecture de Lélouma.

Les autorités communales de Korbé ont instruit les services de sécurité en poste dans la collectivité de prendre toutes les dispositions utiles en vue de procéder à l’interpellation de tous les jeunes qui vont s’aventurer dans les zones interdites cette année.

Par le passé, ces sites touristiques, recevaient de nombreux jeunes filles et garçons en provenance des villages voisins de Korbé, de la commune urbaine de Lélouma et de la ville de Labé.

Tout porte à croire que les jeunes de Korbé soutiennent cette mesure des autorités communales, parce qu’à l’occasion de la récente fête du ramadan, l’excursion a failli tourner au drame à Bama où on a enregistré des cas d’affrontements violents entre groupes de jeunes.

De Korbé, Amadou Sadio Diallo pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 504 039 & 661 747 660

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Bac 2019 à Labé : « les élèves sont en partie responsable de ces mauvais résultats »

7 août 2019 à 6 06 53 08538

Les quatre (4) sur les cinq (5) préfectures de la Région Administrative (RA) de Labé qui ont présenté des candidats au baccalauréat unique, session 2019, ont enregistré un taux global d’admission pour l’ensemble des profils confondus de 25,40%. Ces faibles résultats obtenus à l’issu d’une année scolaire de dure labeur ne donne aucun sentiment de satisfaction à l’Inspection Régional de l’Education (IRE) où certains encadreurs attribuent la responsabilité de l’échec global au manque de conscience des candidats, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Sur l’ensemble des 2.480 candidats dont 803 filles présentés par la Région Administrative (RA) de Labé pour tous les profils confondus, seulement 630 ont décroché le baccalauréat unique, session 2019 pour les préfectures de Koubia, Labé, Mali et Tougué réunies. Sachant bien que la préfecture de Lélouma n’avait présenté aucun candidat.

Alimou Diallo, chef de la section examens et contrôles scolaires de l’IRE de Labé
Alimou Diallo, chef de la section examens et contrôles scolaires de l’IRE de Labé

« A Koubia, en Sciences Expérimentales, par exemple, il y a eu 10 qui ont composé dont 4 filles, zéro admis, donc 0%. En Sciences Mathématiques, il y a eu 30 candidats dont 8 filles, 20 ont été admis dont 4 filles soit 66,7%. En Sciences Sociales, 58 candidats dont 13 filles. Admis 40 dont 7 filles soit 69%. Soit un total de 98 qui ont composé, dans l’ensemble des trois (3) profils et 60 ont été admis soit 61,20%. Pour ce qui est de Labé, Sciences Expérimentales, 343 ont composé dont 151 filles et 56 ont été admis soit 16,30%. En Sciences Mathématiques, 682 ont composé, 102 ont été admis et ont obtenu 15%. En Sciences Sociales, 721 ont composé, 277 ont été admis soit 38,4%. En Sciences Sociales Franco-Arabe, 25 ont composé dont 4 filles, 13 admis soit 52%. Pour l’ensemble de la préfecture de Labé, il y a eu 1771 candidats dont 727 filles, admis 448 soit 25,30%. Comme on l’avait déjà souligné, Lélouma n’a pas de candidats. Pour ce qui est de Mali, en Sciences Expérimentales, 170 ont composé et 15 ont été admis soit 8,82%. En Sciences Mathématiques, 143 ont composé, 20 ont été admis dont 8 filles soit 13,9%. En Sciences Sociales, 189 ont composé dont 42 filles, 42 ont été admis 5 filles soit 22,20%. Pour l’ensemble de la préfecture de Mali, il y avait 502 candidats dont 174 filles pour les 3 profils, 77 ont été admis dont 16 filles soit 15,3%. A Tougué, Sciences Expérimentales, 11 candidats dont 2 filles, 5 admis dont 2 filles 45,5%. Sciences Mathématiques, 22 candidats dont 3 filles, 9 admis dont 1 fille soit 40,9%. Sciences Sociales, 76 candidats dont 27 filles, 31 admis dont 9 filles soit 49,8%. Pour l’ensemble de Tougué, il y avait 109 candidats dont 32 filles, 45 ont été admis dont 12 filles soit 41,3%. Maintenant, pour l’ensemble de la région de Labé, il y avait 534 candidats dont 89 filles en Sciences Expérimentales, admis, 76 soit 14,2%. Sciences Mathématiques, 877 dont 328 filles soit 17,20% d’admis. Sciences Sociales, 1040 dont 382 filles. Admis, 390 soit 37,4%. Sciences Sociales Franco-Arabe, 25 candidats dont 4 filles, 13 admis soit 52%. Pour l’ensemble de ces trois profils, nous avions 2480 candidats dont 803 filles. Admis, 630 soit 25,40% pour toute la région de Labé » a expliqué le chef de la section examens et contrôles scolaires de l’IRE de Labé, Alimou Diallo.

Ces résultats catastrophiques ne donnent aucun sentiment de satisfaction à l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Labé. « Les résultats ne sont pas satisfaisants, parce que quand vous prenez l’ensemble de ces options, en Sciences expérimentales pour l’ensemble de la région, on a 14,20% donc au-dessous de 25%, c’est-à-dire du quart (¼), en Sciences Mathématiques, on a 17%, là encore c’est au-dessous du quart. En Sciences Sociales, nous avons 37,4%. On peut dire que ce résultat est passable, mais il n’est pas du tout satisfaisant par rapport à nos attentes » a-t-il ajouté.

Les élèves candidats seraient en partie responsables de ces mauvais résultats enregistrés cette année. « Cette situation est due vraiment en partie des différentes perturbations qui ont caractérisée l’année scolaire 2018-2019 et de la volonté des enfants, parce que quand même les cours avaient repris aux environs du mois de décembre. Ils ont donc eu quand même le temps de se préparer et de se rattraper. S’ils étaient conscients de ce qui les attendait en fin d’année, je crois qu’ils pouvaient redoubler d’efforts pour obtenir un résultat beaucoup plus satisfaisant » a-t-il conclu.

Ces résultats alarmants et préoccupants interpellent encadreurs de l’éducation, parents d’élèves, amis de l’école et élèves pour une prise de conscience collective.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél.: (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Zéro candidat au BAC 2019 : le député de Lélouma exige le départ du DPE

22 juin 2019 à 9 09 34 06346
Souleymane Kaba, Directeur préfectoral de l'éducation de Lélouma
Souleymane Kaba, Directeur préfectoral de l’éducation de Lélouma

Honorable Dr Ibrahima Diallo, député uninominal de Lélouma, demande le départ du directeur préfectoral de l’éducation (DPE), Souleymane Kaba qu’il trouve plus politique que pédagogue, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dr. Ibrahima Diallo a exprimé cette exigence suite au constat selon lequel sa circonscription électorale ne présentera aucun candidat au baccalauréat unique de cette année.

Dr. Ibrahima Diallo, député uninominal de Lélouma
Dr. Ibrahima Diallo, député uninominal de Lélouma

« C’est un concours de circonstance qui a amené cette situation cette année. Lélouma n’a pas pu présenter de candidats au baccalauréat unique session 2019. Nous avons dix (10) sous-préfectures et une commune urbaine, pour deux (2) lycées. Il se trouve que la situation géographique de Lélouma fait que les admis au BEPC sur l’axe Lafou, Thianguel-Bori, Manda et Diountou préfèrent aller à Labé. Ceux de Hérico et Sagalé aussi vont à Labé ou Conakry où ils ont beaucoup de parents. Le lycée de Lélouma n’est pourvu en fait que par le collège Alpha Mamadou, celui de Diala et un peu d’élèves venant de Korbé où le cycle n’est souvent pas au complet. Tout comme Parawol où le cycle n’est pas au complet. Quand je prends Parawol par exemple, en 2017, il y avait 3 groupes pédagogiques. C’étaient la 8ème et la 9ème Années. Il n’y avait que 3 enseignants. Or, une seule classe a besoin au moins de 5 à 6 enseignants, parce qu’il y a 7 à 10 matières. Une classe qui n’a qu’un seul enseignant, franchement, c’est une façon de tuer l’éducation. C’est ce qui fait qu’au niveau du Lycée, il y a peu d’élèves dans la commune urbaine et à Diountou, parce que ce ne sont que les admis au niveau de ces chefs-lieux-là qui arrivent au lycée. Pour les autres sous-préfectures, les élèves vont à Labé ou ailleurs. Ceci étant, depuis un certain temps, l’admission est faible du côté de Lélouma », a expliqué le député uninominal de Lélouma.

En 2018, la préfecture de Lélouma avait 32 candidats au baccalauréat unique : 25 en Sciences Expérimentales et 7 en Sciences Sociales. Sur les 25 en Sciences Expérimentales, il n’y a eu qu’un seul admis. Par contre, sur les 7 inscrits en Sciences Sociales, 5 ont été déclarés admis.

« Ces échecs répétés ont fait que les parents d’élèves ont préféré encore orienter leurs enfants ailleurs. Depuis 4 ou 5 ans, nous sommes dans l’ordre de 13% d’admission. C’est vraiment faible par rapport au niveau national. Pourtant, dans le temps, il y avait vraiment de très bons résultats à Lélouma », a ajouté honorable Dr Ibrahima Diallo.

Des démarches menées auprès de Dr. Ibrahima Kourouma alors ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire avaient permis d’obtenir 50 enseignants sur un besoin exprimé de 175 maîtres d’écoles. Au niveau du secondaire, toute la préfecture n’avait que 40 enseignants. Soit moins de 3 enseignants par sous-préfecture.

« La plupart des matières ne sont pas dispensées. Puisqu’il s’agit d’une question d’encadrement, depuis que ce régime-là est en place il y a ce problème criard d’enseignants. Ce qui fait que cette année, à Diountou, il y a 8 personnes qui devaient faire la terminale. En majorité, ils voulaient faire les Sciences Mathématiques. Mais, il n’y avait pas un professeur de Maths. Celui qui tenait la 11ème ne pouvait pas prendre la terminale. Il n’y avait pas aussi de professeur de Biologie. Le professeur de français était malade hospitalisé. Normalement, cette année, on devait avoir 38 candidats. En raison des échecs répétés, les enfants ont préféré quitter pour aller ailleurs. Ce qui a fait qu’on ne pouvait pas avoir une terminale » a-t-il insisté.

En conclusion, le député estime que le directeur préfectoral de l’éducation de Lélouma, Souleymane Kaba doit s’en aller maintenant, faute de bons résultats.

« A un moment, les gens ont même voulu organiser une marche pour demander son départ. Mais, quand tu le rencontres, il te donne des explications, tu as mêmes envie de mettre de côté tes parents et venir rester avec lui. Mais, il n’y pas de résultat. Et quand on n’a pas de résultats pendant 3 ans, 4 ans, 5 ans vraiment ça fait mal. A sa place, ce ne sont pas les gens qui allaient me demander de partir. C’est moi-même qui allais demander mon départ, parce que vraiment il n’y a pas de résultats depuis qu’il est là. Et avant lui, il y avait des résultats. Nous nous demandons pourquoi jusqu’à présent il est maintenu à Lélouma. Des journées de concertations sur l’éducation à Lélouma ont abouti à la conclusion selon laquelle le directeur préfectoral de l’éducation qui est là est beaucoup plus politique que vraiment administratif. Je pense qu’il n’a plus de raisons d’être à Lélouma » prévient Dr Ibrahima Diallo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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