Labé : une vingtaine de policiers à l’école du respect du nouveau code de procédure pénale

31 octobre 2019 à 10 10 02 100210

Vingt trois (23) Officiers de Police Judiciaire (OPJ) du commissariat central de Labé ont entamé un atelier de renforcement des capacités, notamment sur le respect du nouveau code de procédure pénale et des pratiques de terrain. Cet atelier de neuf (9) jours s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la 3ème phase du projet « Partenaires pour la Sécurité en Guinée : la Réforme de la Police au service du citoyen ». Une initiative de COGINTA financée par le département d’Etat américain, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est les locaux de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) de Labé, situés au quartier Safatou, dans la commune urbaine, qui ont servi de cadre à l’ouverture de cet atelier lancé le 23 octobre dernier. Selon nos informations, ces OPJ seront outillés spécifiquement en techniques d’enquêtes judiciaires, de rédaction de procédure pénale, de rédaction des procès verbaux tels que les auditions, les perquisitions, la garde à vue, la confrontation, les rapports de synthèse, les mandats, mais aussi des conseils techniques utiles sur le terrain lors des interpellations, des surveillances physiques et des perquisitions.

Dans son intervention, la formatrice, madame Agathe Lélé est revenue sur l’objectif de cette formation. « L’objectif visé dans cette série de formations des officiers de polices judiciaire est de faciliter le rapprochement de la police de sa population. Ce projet travaille dans six communes urbaines de la Guinée pour introduire la doctrine de police de proximité. Ces policiers sont outillés dans plusieurs techniques de travail qui leur permettront à mieux faire leur travail ».

La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le gouverneur de Labé, Elhadj Madifing Diané. Il a félicité les participants à cette formation tout en les exhortant à partager les connaissances avec leurs collègues qui n’ont pas eu la chance de participer à cette formation. « Ayez confiance à l’avenir. Car je suis confiant, qu’avec ces différentes formations, notre police sera plus performante. Les récentes manifestations survenues à Labé en font foi. C’est pourquoi après cette formation, je souhaite à ce qu’il y ait un plan de restitution, détacher des formateurs parmi vous pour aller dans les préfectures de Tougué, Mali, Lélouma et Koubia pour que cette formation ait plus de valeur. Je m’engage auprès du directeur régional de la police pour que cela soit effectif », a-t-il rassuré.

Les bénéficiaires de cette formation ont exprimé leur satisfaction devant le contenu de la formation. Selon leur porte parole, Aïssatou Diouldé Barry, commissaire adjointe du commissariat de Labé, « cette formation nous a outillés davantage sur plusieurs pratiques et techniques du métier de policier. Entre autres, il nous a été rappelé le rôle du policier sur la garantie de l’exercice des libertés, la protection des citoyens et de leurs biens, le maintien et le rétablissement de l’ordre public, assurer la circulation routière, sécuriser et assister des personnes en danger ou en détresse. On nous a rappelé plusieurs codes de conduite en matière de déontologie, essentiels pour le bon exercice de notre métier, tel que la disponibilité 24 heures sur 24, l’impartialité du policier, c’est à dire appliquer strictement la loi, l’intégrité et la dignité ».

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Un taxi-motard tué par balle à Sonfonia : des gendarmes accusés

8 octobre 2019 à 19 07 45 104510

Les descentes sur le terrain des forces de l’ordre occasionnent souvent des morts d’hommes à Conakry. La dernière en date a eu lieu dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mardi 08 octobre 2019, au secteur Hafia 1, du quartier Sonfonia, dans la commune de Ratoma. Une descente des gendarmes sur les lieux a coûté la vie à Amadou Oury Bah, un conducteur de taxi moto, tué par balle.

Après le débarcadère de Kaporo, un autre jeune homme a perdu la vie lors de l’intervention d’un groupe de gendarmes, postés au PA situé dans ledit secteur, a expliqué à Guineematin.com des membres de la famille. Amadou Oury Bah, âgé de 20 ans, a reçu une balle à bout portant avant de rendre l’âme.

Mamadou Alpha Bah, père de la victime

Selon Mamadou Alpha Bah, père de la victime, son fils était assis au terrain de football avec certains de ses amis quand des gendarmes, à bord d’un pick-up, sont venus les pourchasser. « J’ai dîné avec mon fils la nuit. Ensuite, il s’est levé pour rejoindre ses amis qui étaient assis au terrain, non loin de notre domicile. C’est alors qu’un groupe de gendarmes, posté dans le secteur ici, est venu pour les attraper. C’est ainsi que certains se sont mis à fuir. Lui, il a dit qu’il ne va pas fuir puisqu’il ne se reproche de rien. Mais, il a été pourchassé. Ils l’ont fait tomber à côté d’une concession avant d’ouvrir le feu sur lui. La balle lui a transpercé le ventre pour sortir au dos ».

Par ailleurs, Mamadou Alpha Bah a expliqué que les gendarmes avaient menacé pendant la journée de tirer sur toute personne qu’ils trouveraient sur les lieux. « Aux environs de 17 heures, ces mêmes gendarmes basés au PA ici sont passés au terrain. Ils ont dit qu’ils viendront la nuit et que quiconque ils trouveraient là-bas, qu’ils vont tirer sur lui. Je peux pardonner chez Dieu ; mais, je ne pardonne pas aux gendarmes qui ont tué mon fils. Parce qu’ils ont fait exprès pour le tuer. Mon fils n’a ni menti, ni volé, il n’avait rien de mauvais sur lui. Ils l’ont tué parce qu’ils se sentent forts. Je ne pardonne pas la mort de mon fils. Je vais user de tous les moyens pour que justice soit rendue », a-t-il promis.

Madame Bah Ramatoulaye Barry, mère du défunt Amadou Oury Bah

Pour sa part, madame Bah Ramatoulaye Barry, mère du défunt, a également dit sa tristesse face à cette terrible épreuve. Elle dénonce le fait qu’au lendemain de ce meurtre, les gendarmes soient revenus pour tirer du gaz lacrymogène dans la concession du défunt. « Ce que je sais, c’est que mon fils a été tué par des hommes sans foi. Hier, toute la journée, j’étais avec lui. Comme s’il savait qu’il allait me quitter pour toujours, hier, il a passé toute la journée à mes côtés… La nuit, il m’a dit qu’il partait passer un peu de temps avec ses amis, qu’il n’allait pas durer puisqu’il devrait être matinal au boulot. Son père venait de lui acheter une nouvelle moto, il devait aller faire le taxi-moto. Je prie Dieu de rendre justice, car c’est Lui qui nous a créés tous et c’est Lui qui a le pouvoir sur nous tous. Ce qui m’a encore plus fait mal, c’est qu’au moment où nous sommes en train de pleurer mon fils, les mêmes gendarmes sont venus jeter encore du gaz lacrymogène sur nous ce matin, accompagné d’injures grossières ».

Mamadou Baïlo Diallo, chef de secteur de Hafia 1

De son côté, Mamadou Baïlo Diallo, chef de secteur de Hafia 1, qui a suivi cette affaire toute la nuit, a fustigé l’attitude des forces de l’ordre. Il a mis l’occasion à profit pour interpeller les autorités au plus haut niveau sur ce qui se passe actuellement dans son secteur. « Bien que l’enfant soit tué, ce matin encore, les mêmes gendarmes sont venus pour semer la terreur dans le secteur. Ils sont venus frapper tout le monde ici (femmes, jeunes, enfants, vieux, etc.) et jeter des bombes lacrymogènes dans les concessions, notamment celle où le défunt habitait. Aujourd’hui, nous avons plusieurs personnes qui ont été blessées par les gendarmes. J’ai été témoin de tout ce que je vous dis. J’exhorte le haut commandement de la gendarmerie à ouvrir des enquêtes sérieuses pour identifier le ou les coupables de ce meurtre ».

Amadou Oury Bah était originaire du secteur Sounkaya, relevant du district de Kolia, dans la sous-préfecture de Linsan, à Lélouma.

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées à sa famille.

Paix à son âme, amine !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Fièvre des législatives à Lélouma : le vice-maire Souleymane Obama démissionne de l’UFDG

7 octobre 2019 à 10 10 14 101410

Piégé par la rétention de l’information par rapport à ses ambitions personnelles, le vice-maire de la commune urbaine de Lélouma, Thierno Souleymane Diallo, connu sous le sobriquet de OBAMA, vient de démissionner de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), après 11 ans de loyaux services rendus à cette principale formation politique de l’opposition guinéenne et à son président Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Joint au téléphone dans la matinée de ce lundi, 7 septembre 2019, Thierno Souleymane Obama a confirmé à Guineematin.com son départ définitif de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) et justifie sa décision par une « trahison du président Elhadj Cellou Dalein Diallo. « Avant de rentrer, j’avais demandé à Elhadj Cellou Dalein de me soutenir pour la mairie de Lélouma », dit-il

Apparemment, le président de l’UFDG a donné son accord de principe à Obama mais n’a finalement pas honoré ses engagements : « il suffisait juste qu’il donne des consignes à la fédération. Finalement, j’ai été obligé d’aller à un consensus. Ce n’était vraiment pas mon objectif », a-t-il précisé.

Où est le problème alors ? Souleymane Obama Diallo a passé tout son temps à préparer les prochaines élections législatives. Grosse surprises désagréable, il vient de découvrir qu’il y a un autre accord scellé en 2013 qui l’empêche d’être candidat à ces élections pour le parlement guinéen.

« Vous savez qu’il y a deux fédérations à Lélouma ici. Lélouma Centre et Thianguel-Bori. En 2013, ils ont convenu que Lélouma présente l’uninominal qui a été Dr. Ibrahima Diallo. Pour les législatives qui viennent là, c’est Thianguel-Bori qui doit présenter le candidat. Ce qui me bloque dans mon élan. Dans ces conditions, je ne suis même pas membre statutaire des primaires de l’UFDG. C’est pourquoi, après de longue réflexions, j’ai décidé de claquer la porte », a-t-il ajouté.

Thierno Souleymane Diallo a confié à Guineematin.com que de toute les façons, il sera candidat à ces élections législatives qui pointent à l’horizon. « Je suis en train de voir avec quel parti aller pour défier le candidat que l’UFDG va présenter ici », a-t-il annoncé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lettre de démission de Thierno Souleymane Diallo

Monsieur le Président,

Je viens très respectueusement auprès de votre haute personnalité présenter ma démission au sein du parti de l’Union des Forces démocratiques de Guinée (UFDG).

En effet, vous vous souviendrez Monsieur le président que j’ai adhéré au parti en juillet 2008 avec beaucoup d’autres personnes du bureau exécutif de l’UPR. Et depuis cette date je suis membre du bureau exécutif de l’UFDG et votre attaché de presse jusqu’au 24 Novembre 2011, veille de mon départ pour le Canada. Toujours attaché aux idéaux du parti.

J’ai continué à servir le parti dont vous êtes le président même en dehors du pays via les réseaux sociaux.

A la veille des élections communales en Guinée, j’ai décidé de quitter le Canada pour présenter ma candidature a la mairie de la commune urbaine de Lélouma. J’avais demandé votre soutient depuis Montréal au Canada.

À travers un consensus à la place d’un congrès j’ai cédé pour la bonne marche du parti au poste de maire de la dite commune pour occuper le poste de 1er vice maire.

En prélude de la nouvelle consultation électorale pour les législatives, je décide de me présenter au poste de candidat de député uninominale de Lélouma sous la bannière de l’UFDG.

Mais après plusieurs consultations auprès des personnalités dont Monsieur le maire de Thianguel Bori, Elhadji Mamadou Bhoye et bien d’autres m’ont fait comprendre qu’un consensus aurait été trouvé en 2013 à Lélouma centre pour le choix du député uninominale selon les axes suivants :

  • 2013 : Le député serait de l’axe Lélouma centre, Sagalé et Hérico et le choix a été respecter à la personne de l’honorable DIALLO Ibrahima ;
  • Et la prochaine échéance de Décembre 2019, c’est à la fédération de l’axe Thianguel Bori qui choisira le député uninominal de Lélouma. Selon les mêmes sources, cette décision reste en vigueur et demeure.

Me sentant exclu à travers ce consensus à la place d’un congrès et mon souhait de me présenter candidat sous la bannière de l’UFDG étant complexe aux prochaines élections législatives je vous présente ma démission au sein du parti de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG).

Je vous prie Mr le président de l’UFDG de recevoir mes salutations distinguées

L’intéressé

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Labé : victimes de QNET et cas Boukhariou Baldé, préoccupations de l’Alliance Nationale Patriotique

23 septembre 2019 à 8 08 47 09479

La situation de près 350 femmes de la région se disant victimes d’escroquerie en ligne de la part de la société de commerce QNET et le cas du feu Amadou Boukhariou Baldé, l’étudiant tué à l’Université Hafia de Labé, dans des conditions non encore élucidées, constituent des préoccupations majeures de l’antenne régionale de l’Alliance Nationale Patriotique (ANP), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’Alliance Nationale Patriotique (ANP), nouvelle plateforme visant la lutte contre le tripatouillage de constitution guinéenne et le système de gouvernance actuelle du régime Condé, affichant son opposition farouche à un 3ème mandat pour le président Alpha Condé et inscrivant son action dans la promotion et la défense des droits de l’homme et du citoyen a installé dimanche, 22 septembre 2019, son antenne régionale de Labé.

Constituant son premier démembrement à l’intérieur du pays, la nouvelle structure est encadrée par une coordination de 5 membres avec une présidente, Hadja Fatoumata Baïlo Diallo, (issue de l’Association des Femmes Victimes de QNET dans la région de Labé), un rapporteur, Mamadou Kally Bah, coordinateur régional du Club des Amis pour la Promotion de l’Education et de la Culture (CAPEC) et trois autres membres dont entre autres Hadja Fatoumata Diaraye Diallo (association des femmes victimes de QNET dans la région de Labé), Thierno Boubacar Tounkara, de l’Union des Forces Démocratiques (UFD) et Ibrahima Talibé N’diaye, secrétaire à l’organisation de l’Amical Scolaire et Universitaire de Labé (ASUL).

La rencontre a donc regroupé des acteurs de la société civile et des responsables politiques venus des cinq (5) préfectures de la Région Administrative (RA) de Labé, où les débats parfois houleux entre membres statutaires sur les objectifs généraux et spécifiques de cette nouvelle force de contrepouvoir ont inscrit en bonne place l’appui aux femmes victimes de QNET et l’assistance judiciaire de la famille de feu Amadou Boukhariou Baldé, tué à l’Université Hafia, dans des circonstances non encore élucidées par les autorités compétentes.

Les acteurs de la société civile et les responsables politiques venus des préfectures de Koubia, Lélouma, Mali et Tougué constituent les points focaux de l’Alliance Nationale Patriotique (ANP) dans leurs localités d’origine. Ils sont pour principale mission celle de faire le monitoring des cas de violation des droits de l’homme et du citoyen dans les collectivités locales en vue de constituer une base de donnée pour la coordination nationale et son pool d’avocats spécialisées.

Il est à préciser que la mise en place de cette première antenne régionale à Labé était rehaussée de la présence du président de l’Union des Forces Démocratiques (UFD), Mamadou Bah Baadiko, membre fondateur de l’Alliance Nationale Patriotique.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Fête de Tabaski : pas d’excursions à Korbé (Lélouma)

11 août 2019 à 11 11 46 08468

Les autorités communales de Korbé, dans la préfecture de Lélouma, viennent de prendre une décision portant interdiction formelle de la célébration de la fête de tabaski 2019 en brousse et au bord des rivières, rapporte un observateur de Guineematin.com dans la préfecture.

Selon le maire de la commune rurale de Korbé, Modi Souleymane Diallo, qui a confirmé la mesure, cette décision de son conseil communal fait suite à des nombreux cas de dépravations de mœurs constatés l’année dernière sur les sites touristiques de la collectivité.

« Nous portons à la connaissance des populations des localités lointaines et voisines de Korbé qu’il est formellement interdit (aux jeunes qui ont l’habitude d’effectuer le déplacement) de fréquenter les rivières de notre collectivité comme Bama. Ils auraient été les bienvenus s’ils étaient bien éduqués. Mais, ils n’ont reçu aucune éducation. Ils viennent à Bama pour faire ce qu’ils veulent. Ils vont à Dianè, Tassa ou Passoumou faire ce qu’ils veulent.

Ils ont l’habitude d’y passer la nuit entre filles et garçons, faire ce qui est proscrit par Dieu. Cette fois-ci, nous ne le permettrons pas. Il est formellement interdit de fréquenter ces lieux, cette fois-ci. Nous avons entendu la musique qui jouait à Bhawo Pelloy l’année dernière. Cela ne va plus se répéter », a prévenu le maire de la commune rurale de Korbé, au micro d’un reporter de Guineematin.com dans la préfecture de Lélouma.

Les autorités communales de Korbé ont instruit les services de sécurité en poste dans la collectivité de prendre toutes les dispositions utiles en vue de procéder à l’interpellation de tous les jeunes qui vont s’aventurer dans les zones interdites cette année.

Par le passé, ces sites touristiques, recevaient de nombreux jeunes filles et garçons en provenance des villages voisins de Korbé, de la commune urbaine de Lélouma et de la ville de Labé.

Tout porte à croire que les jeunes de Korbé soutiennent cette mesure des autorités communales, parce qu’à l’occasion de la récente fête du ramadan, l’excursion a failli tourner au drame à Bama où on a enregistré des cas d’affrontements violents entre groupes de jeunes.

De Korbé, Amadou Sadio Diallo pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 504 039 & 661 747 660

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Bac 2019 à Labé : « les élèves sont en partie responsable de ces mauvais résultats »

7 août 2019 à 6 06 53 08538

Les quatre (4) sur les cinq (5) préfectures de la Région Administrative (RA) de Labé qui ont présenté des candidats au baccalauréat unique, session 2019, ont enregistré un taux global d’admission pour l’ensemble des profils confondus de 25,40%. Ces faibles résultats obtenus à l’issu d’une année scolaire de dure labeur ne donne aucun sentiment de satisfaction à l’Inspection Régional de l’Education (IRE) où certains encadreurs attribuent la responsabilité de l’échec global au manque de conscience des candidats, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Sur l’ensemble des 2.480 candidats dont 803 filles présentés par la Région Administrative (RA) de Labé pour tous les profils confondus, seulement 630 ont décroché le baccalauréat unique, session 2019 pour les préfectures de Koubia, Labé, Mali et Tougué réunies. Sachant bien que la préfecture de Lélouma n’avait présenté aucun candidat.

Alimou Diallo, chef de la section examens et contrôles scolaires de l’IRE de Labé
Alimou Diallo, chef de la section examens et contrôles scolaires de l’IRE de Labé

« A Koubia, en Sciences Expérimentales, par exemple, il y a eu 10 qui ont composé dont 4 filles, zéro admis, donc 0%. En Sciences Mathématiques, il y a eu 30 candidats dont 8 filles, 20 ont été admis dont 4 filles soit 66,7%. En Sciences Sociales, 58 candidats dont 13 filles. Admis 40 dont 7 filles soit 69%. Soit un total de 98 qui ont composé, dans l’ensemble des trois (3) profils et 60 ont été admis soit 61,20%. Pour ce qui est de Labé, Sciences Expérimentales, 343 ont composé dont 151 filles et 56 ont été admis soit 16,30%. En Sciences Mathématiques, 682 ont composé, 102 ont été admis et ont obtenu 15%. En Sciences Sociales, 721 ont composé, 277 ont été admis soit 38,4%. En Sciences Sociales Franco-Arabe, 25 ont composé dont 4 filles, 13 admis soit 52%. Pour l’ensemble de la préfecture de Labé, il y a eu 1771 candidats dont 727 filles, admis 448 soit 25,30%. Comme on l’avait déjà souligné, Lélouma n’a pas de candidats. Pour ce qui est de Mali, en Sciences Expérimentales, 170 ont composé et 15 ont été admis soit 8,82%. En Sciences Mathématiques, 143 ont composé, 20 ont été admis dont 8 filles soit 13,9%. En Sciences Sociales, 189 ont composé dont 42 filles, 42 ont été admis 5 filles soit 22,20%. Pour l’ensemble de la préfecture de Mali, il y avait 502 candidats dont 174 filles pour les 3 profils, 77 ont été admis dont 16 filles soit 15,3%. A Tougué, Sciences Expérimentales, 11 candidats dont 2 filles, 5 admis dont 2 filles 45,5%. Sciences Mathématiques, 22 candidats dont 3 filles, 9 admis dont 1 fille soit 40,9%. Sciences Sociales, 76 candidats dont 27 filles, 31 admis dont 9 filles soit 49,8%. Pour l’ensemble de Tougué, il y avait 109 candidats dont 32 filles, 45 ont été admis dont 12 filles soit 41,3%. Maintenant, pour l’ensemble de la région de Labé, il y avait 534 candidats dont 89 filles en Sciences Expérimentales, admis, 76 soit 14,2%. Sciences Mathématiques, 877 dont 328 filles soit 17,20% d’admis. Sciences Sociales, 1040 dont 382 filles. Admis, 390 soit 37,4%. Sciences Sociales Franco-Arabe, 25 candidats dont 4 filles, 13 admis soit 52%. Pour l’ensemble de ces trois profils, nous avions 2480 candidats dont 803 filles. Admis, 630 soit 25,40% pour toute la région de Labé » a expliqué le chef de la section examens et contrôles scolaires de l’IRE de Labé, Alimou Diallo.

Ces résultats catastrophiques ne donnent aucun sentiment de satisfaction à l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Labé. « Les résultats ne sont pas satisfaisants, parce que quand vous prenez l’ensemble de ces options, en Sciences expérimentales pour l’ensemble de la région, on a 14,20% donc au-dessous de 25%, c’est-à-dire du quart (¼), en Sciences Mathématiques, on a 17%, là encore c’est au-dessous du quart. En Sciences Sociales, nous avons 37,4%. On peut dire que ce résultat est passable, mais il n’est pas du tout satisfaisant par rapport à nos attentes » a-t-il ajouté.

Les élèves candidats seraient en partie responsables de ces mauvais résultats enregistrés cette année. « Cette situation est due vraiment en partie des différentes perturbations qui ont caractérisée l’année scolaire 2018-2019 et de la volonté des enfants, parce que quand même les cours avaient repris aux environs du mois de décembre. Ils ont donc eu quand même le temps de se préparer et de se rattraper. S’ils étaient conscients de ce qui les attendait en fin d’année, je crois qu’ils pouvaient redoubler d’efforts pour obtenir un résultat beaucoup plus satisfaisant » a-t-il conclu.

Ces résultats alarmants et préoccupants interpellent encadreurs de l’éducation, parents d’élèves, amis de l’école et élèves pour une prise de conscience collective.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél.: (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Zéro candidat au BAC 2019 : le député de Lélouma exige le départ du DPE

22 juin 2019 à 9 09 34 06346
Souleymane Kaba, Directeur préfectoral de l'éducation de Lélouma
Souleymane Kaba, Directeur préfectoral de l’éducation de Lélouma

Honorable Dr Ibrahima Diallo, député uninominal de Lélouma, demande le départ du directeur préfectoral de l’éducation (DPE), Souleymane Kaba qu’il trouve plus politique que pédagogue, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dr. Ibrahima Diallo a exprimé cette exigence suite au constat selon lequel sa circonscription électorale ne présentera aucun candidat au baccalauréat unique de cette année.

Dr. Ibrahima Diallo, député uninominal de Lélouma
Dr. Ibrahima Diallo, député uninominal de Lélouma

« C’est un concours de circonstance qui a amené cette situation cette année. Lélouma n’a pas pu présenter de candidats au baccalauréat unique session 2019. Nous avons dix (10) sous-préfectures et une commune urbaine, pour deux (2) lycées. Il se trouve que la situation géographique de Lélouma fait que les admis au BEPC sur l’axe Lafou, Thianguel-Bori, Manda et Diountou préfèrent aller à Labé. Ceux de Hérico et Sagalé aussi vont à Labé ou Conakry où ils ont beaucoup de parents. Le lycée de Lélouma n’est pourvu en fait que par le collège Alpha Mamadou, celui de Diala et un peu d’élèves venant de Korbé où le cycle n’est souvent pas au complet. Tout comme Parawol où le cycle n’est pas au complet. Quand je prends Parawol par exemple, en 2017, il y avait 3 groupes pédagogiques. C’étaient la 8ème et la 9ème Années. Il n’y avait que 3 enseignants. Or, une seule classe a besoin au moins de 5 à 6 enseignants, parce qu’il y a 7 à 10 matières. Une classe qui n’a qu’un seul enseignant, franchement, c’est une façon de tuer l’éducation. C’est ce qui fait qu’au niveau du Lycée, il y a peu d’élèves dans la commune urbaine et à Diountou, parce que ce ne sont que les admis au niveau de ces chefs-lieux-là qui arrivent au lycée. Pour les autres sous-préfectures, les élèves vont à Labé ou ailleurs. Ceci étant, depuis un certain temps, l’admission est faible du côté de Lélouma », a expliqué le député uninominal de Lélouma.

En 2018, la préfecture de Lélouma avait 32 candidats au baccalauréat unique : 25 en Sciences Expérimentales et 7 en Sciences Sociales. Sur les 25 en Sciences Expérimentales, il n’y a eu qu’un seul admis. Par contre, sur les 7 inscrits en Sciences Sociales, 5 ont été déclarés admis.

« Ces échecs répétés ont fait que les parents d’élèves ont préféré encore orienter leurs enfants ailleurs. Depuis 4 ou 5 ans, nous sommes dans l’ordre de 13% d’admission. C’est vraiment faible par rapport au niveau national. Pourtant, dans le temps, il y avait vraiment de très bons résultats à Lélouma », a ajouté honorable Dr Ibrahima Diallo.

Des démarches menées auprès de Dr. Ibrahima Kourouma alors ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire avaient permis d’obtenir 50 enseignants sur un besoin exprimé de 175 maîtres d’écoles. Au niveau du secondaire, toute la préfecture n’avait que 40 enseignants. Soit moins de 3 enseignants par sous-préfecture.

« La plupart des matières ne sont pas dispensées. Puisqu’il s’agit d’une question d’encadrement, depuis que ce régime-là est en place il y a ce problème criard d’enseignants. Ce qui fait que cette année, à Diountou, il y a 8 personnes qui devaient faire la terminale. En majorité, ils voulaient faire les Sciences Mathématiques. Mais, il n’y avait pas un professeur de Maths. Celui qui tenait la 11ème ne pouvait pas prendre la terminale. Il n’y avait pas aussi de professeur de Biologie. Le professeur de français était malade hospitalisé. Normalement, cette année, on devait avoir 38 candidats. En raison des échecs répétés, les enfants ont préféré quitter pour aller ailleurs. Ce qui a fait qu’on ne pouvait pas avoir une terminale » a-t-il insisté.

En conclusion, le député estime que le directeur préfectoral de l’éducation de Lélouma, Souleymane Kaba doit s’en aller maintenant, faute de bons résultats.

« A un moment, les gens ont même voulu organiser une marche pour demander son départ. Mais, quand tu le rencontres, il te donne des explications, tu as mêmes envie de mettre de côté tes parents et venir rester avec lui. Mais, il n’y pas de résultat. Et quand on n’a pas de résultats pendant 3 ans, 4 ans, 5 ans vraiment ça fait mal. A sa place, ce ne sont pas les gens qui allaient me demander de partir. C’est moi-même qui allais demander mon départ, parce que vraiment il n’y a pas de résultats depuis qu’il est là. Et avant lui, il y avait des résultats. Nous nous demandons pourquoi jusqu’à présent il est maintenu à Lélouma. Des journées de concertations sur l’éducation à Lélouma ont abouti à la conclusion selon laquelle le directeur préfectoral de l’éducation qui est là est beaucoup plus politique que vraiment administratif. Je pense qu’il n’a plus de raisons d’être à Lélouma » prévient Dr Ibrahima Diallo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Lancement de l’ANAFIC à Labé : la présence des ministres inquiète les opposants au 3ème mandat

16 juin 2019 à 22 10 50 06506

Déclaration : La coordination régionale du FNDC-Labé observe avec la plus grande attention le séjour de quelques membres du gouvernement dans la région de Labé.

Ce séjour des membres du gouvernement justifié officiellement par le lancement des activités de développement de l’ANAFIC est mis à profit par les ministres usant de l’hospitalité et la confiance des populations des localités relevant de la région administrative de Labé pour promouvoir le projet de troisième mandat pour Monsieur Alpha CONDE.

Ce fut le cas des localités de Hidayatou et de Yembering, dans la préfecture de mali.

La coordination régionale du FNDC-Labé condamne avec la dernière énergie cette attitude malsaine et fait savoir qu’elle veille à chacun de leur pas et qu’aucun espace ne leur sera offert pour promouvoir cette forfaiture dans toute la région de Labé.

La coordination régionale du FNDC-Labé demande à toutes les citoyennes et à tous les citoyens des localités qui seront traversées par le convoi gouvernemental d’empêcher tout événement ou message de promotion du projet de troisième mandat.

Vive la république de Guinée.

Ensemble, unis et solidaires, nous vaincrons.

Labé, le 16 juin 2019

Le Coordinateur

Mamadou Habib Bah

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Les ressortissants de Hérico offrent une ambulance à leur sous-préfecture

22 avril 2019 à 10 10 35 04354

La sous-préfecture de Hérico (Lélouma) dispose désormais d’une ambulance toute équipée, mise à la disposition de l’ensemble des districts de la sous-préfecture. Cette ambulance dont le financement a été entièrement assuré par les ressortissants de Hérico, a été officiellement remise aux autorités sanitaires et communales, le 05 avril 2019.

C’est grâce à une mobilisation sans précédent des fils et filles de Hérico que ce projet intitulé « une ambulance pour Hérico », sous le pilotage et la coordination de l’Union pour le Développement de Hérico (UDH), a pu voir le jour. À ce propos, il faut saluer l’engagement des membres du bureau de l’UDH qui se sont donné corps et âme, afin que ce projet puisse enfin se concrétiser.

Ce projet est parti d’un constat alarmant relativement à la situation sanitaire qui prévaut dans la sous-préfecture. À ce propos, ces dernières années, plusieurs personnes ont perdu la vie faute de structures sanitaires adéquates et de possibilité d’évacuation vers les centres urbains. C’est ce constat qui a amené l’UDH à décider de solliciter les ressortissants de Hérico pour l’acquisition d’une ambulance dont la remise officielle a connu une forte mobilisation des autorités sanitaires et communales. Soulignons notamment la présence du Directeur préfectoral de la santé (DPS), du Directeur de micro-réalisation (DMR) ainsi que des maires de Balaya, Korbé et Diountou. Il y avait également le député uninominal de Lélouma, le maire, ainsi que les sages de Hérico. Ce sont les représentants de l’UDH qui ont procédé à la remise officielle de l’ambulance.

De ce fait, cette ambulance sera disponible pour l’ensemble des districts de Hérico, afin de permettre l’évacuation des malades en toute sécurité. Le principal objectif est de sauver des vies notamment, celles des couches les plus vulnérables. Le bureau de l’UDH s’est dit très ravi de cet élan de générosité de la part des ressortissants de Hérico et remercie chaleureusement tous ceux qui se sont mobilisés pour la concrétisation de ce beau projet.

Par ailleurs, pour s’assurer d’une saine gestion de ce bien commun, les ressortissants de Hérico vivant à Conakry se sont réunis pour convenir d’un mode de fonctionnement tenant compte des besoins de tous les districts de la sous-préfecture. C’est dans ce cadre qu’il est prévu le recrutement d’un chauffeur sous la supervision d’une commission composée de deux personnes par district. De plus, les tarifs pour l’évacuation des malades ont été fixés en fonction de la distance de chaque district par rapport au centre de santé, tout en prenant en considération la ville vers laquelle le malade sera évacué.

PS : cette semaine, a eu lieu une première évacuation réussie d’une patiente vers Labé.

Par Faty Diallo

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Lélouma : une nouvelle mosquée de plus de 650 places inaugurée à Kokolou

7 avril 2019 à 9 09 09 04094

En chantier depuis 2015 pour sa réhabilitation et son extension, la mosquée de Kokolou dans la sous-préfecture de Linsan Saran (préfecture de Lélouma) a été inaugurée le jeudi, 04 avril 2019. Les travaux de rénovation de cette maison de Dieu dont l’histoire remonte à l’an 1777 (XVIIIe siècle) ont été entièrement financés par les fils résidents et les ressortissants du district de Kokolou (vivant en Guinée et dans le reste du monde) à hauteur d’un milliard 489 millions 631 mille 215 francs guinéens, a appris l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kokolou.

La mosquée de Kokolou est vieille de près de trois (III) siècles. Elle a été construite pour la première fois par les fondateurs de Kokolou (Mama Ibrahima Sambegou Diallo de la famille de Dickoyabhè et Mama Yaghouba Diallo de la famille de Koumba N’Dabbhel), tous venus de Koggui (Labé) pour le rayonnement de l’islam.

Tout d’abord, c’était une aire de prière, puis une construction en banco (en terre battu). Au fil des années, cette maison de Dieu a connu des rénovations (en 1940, 1972,…) dont la dernière a été entamée en 2015, par les fils résidents et les ressortissants de Kokolou vivant en Guinée et dans le reste du monde (tous réunis au sein d’une association dénommée URAK).

Pour cette dernière rénovation, la mosquée de Kokolou a connu une extension et une architecture moderne. Elle est bâtie sur une superficie de 240 m² (16,64 mètres de long et 14,44 mètres de large), avec des minarets hauts de 19,75 mètres. Elle a une capacité d’accueil de 680 fidèles. Les travaux de rénovation ont été entièrement financés par l’URAK (union des ressortissants et amis de Kokolou) à hauteur d’un milliard 489 millions 631 mille 215 francs guinéens.

Selon Mamadou Cherif Diallo, le président de l’URAK, la rénovation de cette mosquée bâtie sous le pied du mont Kokolou s’ajoute à une longue liste d’actions réalisées par l’association qu’il dirige actuellement, dans le cadre de la promotion du développement socioéconomique et culturel de Kokolou.

« Depuis sa création en 2003, l’URAK a pu réaliser les activités suivantes : la clôture du village avec 180 rouleaux de grillage pour une somme de 36 millions de francs, la rénovation de l’école de Kokolou pour une somme 39 millions 200 francs, la prise en charge de deux enseignants de 2010 à nos jours, l’adduction d’eau potable dans le village, l’envoie et l’appui de plusieurs missions de sensibilisation dans notre village sur la protection de l’environnement et la lutte contre le VIH/SIDA,… », a indiqué Mamadou Cherif Diallo, tout en réitérant l’engagement de l’URAK à s’unir et mettre tout en œuvre pour que la paix, le développement, l’entente et la solidarité élisent domicile à Kokolou, pour toujours.

« Grâce à Kokolou, nous sommes. Pour Kokolou, nous nous battons. Pour notre bonheur commun, nous nous engageons, afin que notre village devienne une cité religieuse très urbanisée », a-t-il conclu.

Le cordon inaugural de cette maison de Dieu qui force le regard et l’admiration a été coupé le jeudi dernier en présence, entre autres, des autorités administratives et religieuses sous-préfectorales de Linsan Saran, du chroniqueur islamique, Dr Mamadou Oury Barry et des députés uninominaux de Lélouma et Labé.

Dans une brève allocution pleine d’enseignement, le secrétaire général de la ligue islamique préfectorale de Lelouma, Elhadj Ibrahima Leyssarè Diallo, a remercié l’URAK pour le travail accompli, avant d’exhorter les populations de Kokolou à entretenir et préserver cette mosquée.

« Nous exhortons les bénéficiaires à prendre soin de cette mosquée, d’y être tous les jours pour accomplir la prière et enseigner les enfants qui sont la relève de demain… », a dit Elhadj Ibrahima Leyssarè Diallo, tout en formulant des bénédictions pour le rayonnement de l’islam en Guinée.

Pour sa part, Mamadou Aliou Camara, le sous-préfet de Linsan Saran a dit espérer que les ressortissants des autres villages de sa juridiction géopolitique prennent l’exemple sur ceux de Kokolou. Car, soutient-il, « l’Etat ne peut pas tout faire. Il faut la participation des ressortissants. Et, pour construire un tel édifice, il faut la paix et la cohésion sociale ».

Au nom de la ligue islamique nationale et du conseil national de la Fatwa et de la recherche scientifique de Guinée, Dr Mamadou Oury Barry, a loué la solidarité, l’attente et l’unité d’action qui ont permis la rénovation de cette mosquée, avant de déclarer : « à partir d’aujourd’hui, il est autorisé d’accomplir toutes les prières (y compris celle de vendredi) dans cette mosquée. Que Dieu soit loué !

Car, cela vient s’ajouter aux autres patrimoines des musulmans dans cette localité. Ce que je demande aux habitants de Kokolou, c’est de faire de cette mosquée un lieu d’adoration par excellence. Qu’on prie ici, qu’on enseigne le coran ici, qu’on interdise ici le mal,…la mosquée a un rôle important dans l’éducation de l’âme du musulman. Et, la recherche de la connaissance est une obligation pour le musulman… ».

Par ailleurs, Dr Mamadou Oury Barry a invité les parents à s’employer davantage dans l’éducation des enfants qui, rappelle-t-il, ne font pas souvent ce que leur parents font (prier, lire le coran,…). « Aujourd’hui, la plus part de nos enfants ne font que danser, boire de l’alcool, fumer de la drogue,… Des vices que nos parents s’étaient éloignés », a-t-il rappelé.

A noter qu’au-delà des prières, des recueillements et bénédictions…qui ont ponctué cette cérémonie inaugurale, l’ouverture de la mosquée de Kokolou a été pour certains fils de ce district, une occasion de revenir à la source. Des fils de Kokolou dont certains ont fait une vingtaine d’années sans fouler du pied le sol de leur Kokolou natal.

De retour de Kokolou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Lélouma : lancement de plusieurs projets de développement socio-économique à Hérico

10 janvier 2019 à 13 01 09 01091

Plusieurs projets de développement socio-économique ont été lancés, hier mercredi, 09 janvier 2019, dans la sous-préfecture de Hérico, préfecture de Lélouma. Des personnalités venues de tous les horizons ont participé à cet événement axé sur des questions aussi variées que la santé, la culture maraîchère et l’éducation, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Hérico.

C’est dans le cadre du jumelage des communes de Hérico (Guinée) et de Gasteiz (Espagne) qu’a eu lieu le lancement de deux (2) projets portant sur la culture maraîchère et la prévention de la malnutrition. La culture maraîchère en est à sa deuxième phase alors que la prévention de la malnutrition vise les enfants de 6 à 59 mois à travers l’utilisation des aliments locaux. Il a été aussi procédé à l’inauguration de la première bibliothèque de la localité.

L’exécution de ces projets est confiée à l’ONG Action pour la Santé et le Développement en Guinée (ASDG), en collaboration avec l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH). Le tout s’inscrit dans le cadre du projet WALOLODERAL GASTEIZ HERICO (WGH), financé par le fonds solidaire 07-OSAKLDETZA.

Mme Maimouna Diallo

Dans son discours, Madame Maimouna Diallo, présidente de l’ONG Action pour la Santé et le Développement en Guinée (ASDG), a dégagé l’importance du projet qui a vise à « contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées à la malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans, grâce à la prévention et à l’utilisation d’aliments locaux par les mères allaitantes de manière adéquate, afin que les mères soient responsables du traitement de la malnutrition infantile ».

Pour y arriver, Maimouna Diallo a expliqué à l’assistance que plusieurs actions sont envisagées : sélectionner et former dix huit (18) mamans lumières dans les neuf (9) districts; identifier et sélectionner deux cent seize (216) enfants souffrant de malnutrition ; référer tous les enfants atteints de malnutrition aiguë dans la zone d’intervention du projet à un établissement de santé pendant l’exécution du projet; développer et diffuser un spot publicitaire destiné aux femmes en âge de procréer sur les bonnes pratiques en matière de nutrition et d’hygiène pendant l’exécution du projet…

Mamadou Alpha Barry

Pour sa part, Mamadou Alpha Barry, président de l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH) a remercié les ressortissants vivant en Espagne qui ont initié ces projets ainsi que les partenaires techniques et financiers. Ensuite, monsieur Barry a fait savoir que « le lancement de ces projets ouvre une nouvelle ère pour la culture maraîchère à Hérico, qui va booster davantage la production agricole, l’autonomisation des femmes à travers la création des activités génératrices de revenus, contribuer à la sécurité alimentaire des populations, sensibiliser et former les groupements à la culture maraîchère, contribuer à la prise en charge de la malnutrition infantile et améliorer les moyens de subsistance des ménages ».

Après le lancement de ces projets, il s’en est suivi l’inauguration de la première bibliothèque de la sous-préfecture de Hérico. La réalisation de ce bijou est l’œuvre des ressortissants de Hérico vivant au Canada. Le but est de permettre aux enfants de Hérico de se cultiver davantage et d’être compétitifs devant n’importe quel élève guinéen.

A rappeler que des produits de saponification et de teinture, fabriqués par les groupements de la localité, ont été présentés à la foule.

De Hérico, Ousmane Dieng, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Environnement : le constat alarmant des députés à la forêt de Nyalama (Lélouma)

22 février 2018 à 10 10 49 02492

Nyala est une forêt classée depuis 1943. Elle a une superficie de dix mille hectares. Seulement, ce bijou naturel continue de subir des agressions injustifiées de la part des populations. C’’est le constat de la mission des parlementaires en charge de l’environnement, du développement rural et des ressources naturelles de l’Assemblée nationale.

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Mamou : le Premier ministre préside le lancement des jeux régionaux du Fouta

4 novembre 2017 à 20 08 25 112511

Organisés par le ministère des sports, de la culture et du patrimoine historique, la deuxième édition des jeux régionaux a officiellement été lancée ce samedi, 04 Novembre 2017, à Mamou, par le Premier ministre, Mamady Youla. C’était en présence de certains membres de son gouvernement, des cadres du ministère de la culture, des gouverneurs des régions de Mamou et de Labé et des citoyens de la ville carrefour, fortement mobilisés à la place de l’indépendance, située dans la cour de la maison des jeunes, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

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Révolte populaire à Sagalé : le bloc administratif, la résidence du sous-préfet et la gendarmerie saccagés

30 octobre 2017 à 16 04 24 102410

Après l’exfiltration forcée, par les services de sécurité, du prévenu Mouctar Diallo, présumé assassin de l’érudit Chérif Ibrahima, jeune frère du Khalif Général de la contrée, des citoyens en colère ont détruit le bloc administratif, la résidence du sous-préfet et le poste de gendarmerie de Sagalé, dans la préfecture de Lélouma où le préfet Mohamed Deen Camara invite formellement le maire de la commune rurale, Mouctar Diallo à prendre toutes ses responsabilités face à sa population, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la région.

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Insalubrité domestique à Korbé (Lélouma) : la merveilleuse ‘’Résidence’’ du sous-préfet

10 septembre 2017 à 18 06 02 09029

Le sous-préfet de Korbé, localité située à 11 km à l’Est du Chef-lieu de la préfecture de Lélouma, dans la Région Administrative de Labé, habite une résidence de fonction installée au milieu d’une herbe sauvage avec tous les risques d’y laisser sa vie par morsure de serpents possibles, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la région.

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Sagalé (Lélouma) : la jeunesse réclame des infrastructures de divertissement

13 juillet 2017 à 17 05 24 07247

La sous-préfecture de Sagalé, située à vingt cinq (25) kilomètres de la préfecture de Lélouma, n’a jamais connu une infrastructure juvénile depuis sa création. Privée de tout lieu de distraction, la jeunesse réclame un terrain de jeu et une maison des jeunes, a appris sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

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Baccalauréat unique à Lélouma : 75 candidats dont 42 filles pour toute la préfecture

7 juillet 2017 à 13 01 42 07427

Après l’examen de fin d’études élémentaire et le BEPC, le baccalauréat unique, session 2017, a été lancé ce vendredi 7 juillet sur toute l’étendue du territoire national. A Lélouma, c’est le préfet, Mohamed Deen Camara, qui a lancé les premières épreuves dans le centre de Petel, en compagnie du président de la délégation spéciale et des responsables de l’APEAE, a constaté Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

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