Logo de la GéCiCela fait plus de 3 mois que les élèves de l’enseignement public auraient dû reprendre le chemin de l’école. Soit plus de 6 mois après la fermeture des classes de l’année scolaire 2013-2014.

La GéCi fait partie de ceux qui avaient souhaité un report afin de ne pas favoriser la propagation de la pandémie dans les établissements scolaires, et par voie de conséquence, offrir un boulevard au virus en l’absence d’un minimum de dispositions préventives.

Mais au moment de cette prise de position, nous pensions que tout serait mis en œuvre au plus vite pour ne pas prolonger davantage les grandes vacances scolaires qui remontaient au mois de juin.

Aujourd’hui le spectre d’une année blanche ou bâclée pointe à l’horizon si rien n’est fait pour une reprise avant la fin de l’année 2014.

Non seulement les autorités n’ont pas intégré la date de la reprise des cours dans les stratégies et les procédures mises en place depuis l’état d’urgence sanitaire, mais une partie de l’argent collecté aurait pu permettre d’acheter le matériel nécessaire, embaucher des contractuels, donner une formation spécifique au corps enseignant, clôturer certaines enceintes scolaires ou baliser une seule entrée/sortie, faire appel aux forces de sécurité pour encadrer et circonscrire tout manquement à la discipline, etc.

Rajouter une année blanche aux effets pervers de cette maladie qui vont toucher les résultats économiques catastrophiques attendus, la situation sociopolitique délétère avec le quinquennat qui arrive à son terme, l’absence de salaire pour bon nombre d’enseignants… ne sauraient être mis sur le seul dos d’Ebola.

Le gouvernement a intérêt à tout mettre en œuvre pour une ouverture des classes dans la sécurité avant la fin de l’année en cours, et décréter les fêtes de Noël et Pâques comme jours de classe pour cette année scolaire.

Ce gain de plus d’un mois de vacances cumulées et le décalage de la fermeture des classes à fin juillet, permettraient de limiter les dégâts tout en restant vigilant pour le combat contre Ebola.

Les vœux pieux, les intentions inavouées, les calculs politiciens… ne peuvent cacher l’incompétence de ce gouvernement qui n’a jamais donné la priorité à l’éducation, à la santé publique et à la prospective.

Il est à craindre qu’une rentrée des classes en 2015 n’envenime une situation probablement chaotique du pays. Donc, il est temps de sortir les enfants de la rue pour les mettre dans les classes.

La Fédération GéCi de France

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