Législatives de 2020 en Guinée : les stratégies de l’ADR

3 décembre 2019 à 12 12 15 121512
Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance démocratique pour le renouveau

Après la fixation de la date des élections législatives au 16 février 2020, les partis politiques sont à pied d’œuvre et affûtent leurs armes sur le terrain. La démarche vise à convaincre le maximum de citoyens pour espérer récolter leurs suffrages et faire partie de la future assemblée nationale. Le parti Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR), dirigé Alpha Oumar Taran Diallo, s’est inscrit dans cette dynamique.

Dans une interview accordée à un Guineematin.com hier lundi, 02 décembre 2019, monsieur Diallo est revenu sur les préparatifs de son parti pour les législatives, sur les villes dans lesquels son parti compte présenter des candidats et sur d’autres sujets brûlants.

Décryptage !

Guineematin.com : la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a fixé la date des élections législatives au 16 février 2020. Comment se prépare votre parti pour cette échéance ?

Alpha Oumar Taran Diallo : on est en train d’amplifier l’installation des démembrements sur le terrain. Actuellement, nous sommes en train de travailler dans la région de Boké pour la mise en place des démembrements, des fédérations et des sections. Pas plus tard qu’hier dimanche 1er décembre, j’étais encore dans la région de Boké et je suis rentré à Conakry vers minuit. Et, ce travail-là est en train de se faire à travers tout le pays. Le week-end prochain, on sera du côté de Kamsar, de Kolaboui et de Sangarédi. Le week-end d’après, on sera dans la région de Mamou.

Guineematin.com : quelles sont les circonscriptions électorales du pays où vous entendez présenter un candidat ?

Alpha Oumar Taran Diallo : à l’uninominal nous avons déjà décidé de présenter un candidat à Dixinn, à Kaloum mais aussi un à Boffa et nous sommes en train de voir pour Boké. Les consultations continuent, nous allons voir partout où on peut présenter un candidat à l’uninominal et qu’on ait un résultat honorable. Ce qui est sûr, la liste nationale est d’ores déjà achevée. Nous estimons que d’ici le 18 décembre, on aura fini et on déposera la liste.

Guineematin.com : qui va conduire la liste nationale de l’ADR ?

Alpha Oumar Taran Diallo : c’est fort probable que c’est soit moi en tant que président du parti, mais les concertations continuent. Nous sommes en train de travailler à l’élaboration de la liste.

Guineematin.Com : c’est fort probable que ce soit vous. Quelle sera votre stratégie pour récolter un maximum de voix ?

Alpha Oumar Taran Diallo : la première des choses, c’est la rencontre porte à porte. Nous sommes sur le terrain à travers le pays, nous allons rencontrer les citoyens pour leur expliquer notre vision et les différents axes de notre programme de société. Nous avons déjà élaboré certains supports, notamment les dépliants où il y a l’adresse du parti mais aussi la vision, les objectifs et les différents axes du programme. Donc, c’est ainsi que nous sommes en train d’aller à travers tout le pays. Nous rencontrons les différentes communautés de notre pays, les catégories d’âges et socioprofessionnelles.

Guineematin.com : quelles sont vos chances de gagner dans les circonscriptions déjà ciblées ?

Alpha Oumar Taran Diallo : la première des choses, c’est l’approche que nous utilisons. C’est la politique autrement, nous allons à la rencontre des citoyens sans tambour ni trompette ; discuter sereinement des préoccupations des citoyens et leur proposer des solutions qui répondent de façon adéquate à leurs attentes. Ce discours-là est accrocheur, nous sommes en train d’avoir beaucoup de jeunes et de femmes qui aspirent à un changement véritable et qui sont en train d’accepter d’adhérer au parti mais aussi de désigner des représentants qui pourraient être sur la liste afin qu’on travaille ensemble par rapport à ces législatives.

Guineematin.com : vous comptez faire des alliances pour ces élections législatives ?

Alpha Oumar Taran Diallo : ce n’est pas à exclure mais pour l’instant nous sommes en train de travailler dans le cadre strict de l’ADR. Certainement, il y aura des contacts qui vont certainement être noués, on va discuter avec ces responsables de partis, nous allons voir si c’est à l’uninominal ou comment on le fera. Tout compte fait, nous comptons présenter une liste au nom de l’Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR).

Guineematin.com : avez-vous l’assurance que l’ADR fera partie de la prochaine assemblée nationale ?

Alpha Oumar Taran Diallo : nous y travaillons. Nous n’avons pas de doute quant à la pertinence du projet que nous présentons aux citoyens guinéens, au peuple de Guinée. Maintenant, le travail qu’on fera va faire en sorte que ce discours, le message là passe au près des électeurs et en cela nous sommes confiants. Nous pensons bien qu’on fera en sorte que l’ADR ait un score honorable et qu’on ait des représentants au niveau l’Assemblée nationale pour la pérennisation du parti.

Guineematin.com : quel est votre message à l’endroit des électeurs ?

Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance démocratique pour le renouveau

Alpha Oumar Taran Diallo : la première des choses, c’est de dire à nos concitoyens de ne pas être des prestataires de service. Qu’est-ce qu’on appelle prestataire de service ? C’est qu’il y a des partis politiques qui ont des moyens, ils peuvent venir donner de l’argent, acheter les consciences des gens et après, ils n’ont pas de comptes à rendre. Quand tu as monnayé ta voix, tu n’as pas le droit de regard sur ce que fera l’élu. C’est ce qui nous arrive souvent. Alors que si tu discutes avec lui, tu lui demandes de présenter son projet, quelle est sa vision, qu’est-ce qu’il propose pour changer ta situation et en ce moment-là, il y a un contrat moral qui est en train de s’établir et ça te donne tous les droits de l’interpeller si au moment de l’exécution du projet il ne fait pas ce qu’il avait promis. En ce moment-là, vous pouvez lui demander de vous rendre compte de ce qu’il a fait de la voix que vous lui aviez donnée. Donc, nous devons faire en sorte que les candidats nous présentent des projets et on échange là-dessus. Deuxièmement, c’est de leur dire d’aller se faire enrôler. Il y a des problèmes qui se posent au niveau des lieux d’enrôlement mais ça ne doit pas les décourager. Ils doivent faire en sorte qu’ils s’enrôlent pour qu’ils puissent voter. Parce qu’il ne sert à rien de courir, de crier, d’applaudir un candidat si vous ne pouvez pas le jour du vote aller déposer le bulletin. D’ailleurs c’est un devoir civique parce que si vous ne participez pas au choix de ceux qui vous représentent, vous serez mal représentés. Donc, j’exhorte fortement nos concitoyens à aller s’enrôler pour avoir leurs cartes d’électeurs afin que le jour j, ils puissent participer à la prise de décision pour les destinées de notre pays.

Guineematin.com : à l’orée de ces élections législatives, le contexte sociopolitique est marqué par les marches pacifiques du FNDC. Quel est votre regard sur les activités de cette entité opposée à l’idée d’une nouvelle constitution ?

Alpha Oumar Taran Diallo : je n’ai pas un jugement à donner à ce niveau-là, sauf que s’ils manifestent, la constitution leur confère ce droit. Tout citoyen qui est soucieux du bien-être de sa population se bat pour défendre les lois de la République. Parce que ce sont ces lois-là qui nous protègent. C’est ce qui fait qu’ils sont dans leur plein droit. On peut avoir une autre stratégie. Mais qu’à cela ne tienne, chacun a le droit, selon les prescriptions de la constitution, d’organiser des manifestations à travers tout le pays et défendre son point de vue…

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Musique : l’album « Wonah Samakala » de Dardja Barki dédicacé à Conakry

30 novembre 2019 à 7 07 22 112211

« Wonah Samakala », le premier album de l’artiste Abdourahmane Bah, plus connu sous le nom de Dardja Barki, est désormais dans les bacs. Le concert-dédicace de cette œuvre musicale a eu lieu le vendredi, 29 novembre 2019, à Conakry. Il a connu la présence de quelques personnalités, d’artistes invités et de plusieurs fans, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Composé de 8 titres, cet album a été produit par Hadja Halimatou Dalein Diallo, épouse du président de l’UFDG. Dans ce projet, l’artiste aborde plusieurs sujets, dont la politique, l’amour, la richesse, le pouvoir… Il a invité plusieurs autres musiciens au concert-dédicace, parrainé par Chérif Bah, vice-président de l’UFDG. Bafodé bouger-bouger, Amadou Baro Sow, Bah Oury, Oury Diallo, Pathé Moloko, le groupe « Les intelligents » dirigés par Amadou Kanté entre autres, se sont succédé sur la scène avant la sortie de la vedette du jour.

Vêtue d’une veste de couleur blanche, Dardja Barki, d’une voix suave, a émerveillé le public. Il a chanté les éloges de Cellou Dalein Diallo, son épouse Halimatou Dalein, et madame Doukouré Asmaou Bah, ancienne directrice du GHI Novotel et marraine de cet événement. Dans un de ses sons dédié à Cellou Dalein, l’artiste a laissé entendre que l’actuel chef de file de l’opposition remportera haut les mains la présidentielle de 2020. Le concert s’est déroulé dans une ambiance de grande joie et très festive.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : Etienne Soropogui dénonce « un ciblage ethnique »

21 novembre 2019 à 9 09 31 113111
Etienne Soropogui, président du parti « Nos Valeurs Communes »

Après madame Marie Madeleine Dioubaté, Dr. Ousmane Kaba et l’Honorable Dembo Sylla, c’est Etienne Soropogui du parti « Nos Valeurs Communes » qui dénonce la politique de division du Gouvernement actuel, en ciblant les membres d’une communauté qu’on veut isoler pour sans doute affaiblir la lutte démocratique contre un changement de la Constitution pouvant favoriser le maintien du président Alpha Condé à la tête de la Guinée après son deuxième et dernier mandat.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, ce coup de gueule de cet ancien commissaire à la CENI, devenu leader politique :

Nous sommes en droit d’imaginer désormais qu’une stratégie à la fois intelligente et malveillante est désormais pensée par les autorités politiques Guinéenne afin de procéder à l’isolement d’une composante de la communauté guinéenne.

Nous ne pouvons plus continuer à fermer les yeux sur ce qui semble être désormais une évidence. Une composante de la Guinée subit une forme de persécution d’Etat, une forme de stigmatisation d’Etat qui est entrain de déboucher sur un ciblage ethnique punitif.

Notre sécurité collective est menacée si une des composantes de notre communauté subit impunément des exactions par ceux-là mêmes qui sont supposés les protéger. Pour qui connaît l’histoire politique de notre pays, il est aisé d’imaginer les conséquences d’une stigmatisation identitaire surtout pour les innocentes personnes comme les femmes et les enfants.

Nous sommes malheureusement arrivés à un niveau où une simple évocation d’un patronyme ou la zone de localisation géographique peut vous coûter la vie.

Nous comprenons finalement que ce pouvoir n’a que cette seule stratégie, celle qui consiste à semer la division et la méfiance entre les composantes ethniques de la communauté nationale.

Les Guinéens ne sont plus naïfs et ils ne se laisseront distraire par ces pratiques indignes des autorités d’un pays dont la mission sacrée est de rassembler le peuple de Guinée

Etienne Soropogui, président du parti Nos Valeurs Communes

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Consultations nationales : voici la lettre du Collectif des Jeunes Démocratiques de Guinée

4 octobre 2019 à 17 05 53 105310

« S’agissant du débat constitutionnel… Nous vous dirons que nous sommes opposés à toute décision qui pourrait compromettre la paix sociale et impacter négativement l’avenir de la jeunesse ».

A MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE

CHEF DU GOUVERNEMENT

Objet : Propositions pour la Jeunesse

Monsieur,

Le Collectif des Jeunes Démocratiques de Guinée a appris avec surprise par voie de presse votre volonté de prendre en compte les préoccupations des acteurs socio économiques qui ne se sont pas exprimé lors des consultations nationales initiées par le président de la République. C’est pourquoi, monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement, étant donné le court temps accordé á nous acteurs n’ayant pas pris part á ces consultations de si haute importance pour l’avenir de la nation, on se tâchera d’être plus bref et plus précis possible.

Ainsi, monsieur le Premier ministre, avant de vous faire part brièvement de nos préoccupations en tant que structure de la jeunesse œuvrant pour la défense des intérêts des jeunes en particulier et ceux de la nation en général, nous vous exprimons notre plus grande désolation sur le fait que dans son discours appelant á des consultations nationales, le premier magistrat du pays n’a pas associé la jeunesse á une telle démarche.

Excellence monsieur le Premier ministre Chef du gouvernement, s’agissant de nos préoccupations, nous jeunes de Guinée évoluant dans le Collectif des Jeunes Démocratiques de Guinée, voici ce que nous vous demandons de transmettre au chef de L’État.

1) Nous demandons que des décisions concrètes et sincères soient prises pour rassembler tout le peuple de Guinée autour des valeurs républicaines et qu’on donne á chaque citoyen sa place dans la société non pas par son appartenance ethnique, politique ou religieuse mais par son mérite.

2) Nous demandons que soit banni par des dispositions réglementaires sévères tout acte d’ethnocentrisme dans toute la vie de la nation.

3) Nous demandons que les jeunes soient associés á toutes prises de décision concernant leur avenir et celui de la nation.

4) Nous demandons que toutes les conditions soient réunies pour une employabilité á grande échelle de la jeunesse.

5) Nous demandons que les vrais jeunes (25ans á 35 ans) répondant aux critères intellectuels requis soient promus á des hauts postes de responsabilité.

6) Nous demandons que des formations régulières soient organisées á l’intention des jeunes évoluant dans tous les secteurs clés de la nation.

7) Nous demandons que le patriotisme soit instauré et enseigné dès l’élémentaire.

Voilà, excellence monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement, si brièvement exprimé notre souhait pour la jeunesse de Guinée, en attendant d’autres opportunités pour s’exprimer plus largement et de façon détaillée sur toutes les questions d’ordre national.

S’agissant du débat constitutionnel, bien que vous auriez dit qu’on parle de tout dans ces consultations sauf de ça, si on devrait donner notre point de vue sur ce sujet, nous vous dirons que nous sommes opposés á toute décision qui pourrait compromettre la paix sociale et impacter négativement l’avenir de la jeunesse.

Veuillez agréer, monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, l’expression de notre très haute considération.

Pour le Collectif

Le Président

IRAHIMA KALIL DIALLO

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Affaire 3ème mandat : voici la position du GOHA

1 octobre 2019 à 12 12 24 102410

Déclaration : Depuis un certain temps, l’opinion guinéenne est secouée par l’idée du changement de notre Constitution et la possibilité d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Cette idée s’est transformée en une prise de position politique de plus en plus tranchée au niveau des acteurs politiques et des organisations de la Société Civile. Cette division a débordé la Capitale Conakry pour gagner l’intérieur et l’extérieur pays. La Guinée vit aujourd’hui une situation où prévaut une tension ponctuée d’arrestations, de menaces et d’intimidations.

Face à cette situation, le GOHA a observé un long temps d’attente, d’observation et de concertation avec tous ses dénombrements tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Guinée.

A l’issue d’un dépouillement et tenant compte des positions respectives des différentes sections du GOHA, le Bureau Exécutif est parvenu de commun accord aux conclusions ci-après :

-Tirant les leçons de l’atmosphère d’insécurité qui a prévalu par le passé entrainant des pillages sans précédent au détriment des opérateurs économiques avec des pertes se chiffrant à des centaines de milliards de francs guinéens, encore non dédommagées ;

-Considérant que la tension qui s’installe aujourd’hui ne fera qu’éloigner et faire hésiter les investisseurs à intervenir en Guinée provoquant un recul de fait du PIB et du taux de croissance, augmentant l’anxiété des populations innocentes prises dans les engrenages de la pauvreté ;

-Considérant qu’au regard de la situation socioéconomique actuelle de la Guinée la priorité doit être portée sur le développement, la réduction de la pauvreté, le soulagement du panier de la ménagère, la sécurité et la culture de la paix et de l’unité ;

-Vu que le système économique de la Guinée saisi à travers le prisme du réseau routier urbain et interurbain résume on ne peut mieux l’état piteux de nos voies de communication et les grippages de l’économie ;

En tant qu’organisation citoyenne, le GOHA s’inscrit dans la logique du refus d’un changement constitutionnelle et tend la main à toute personne physique ou morale pour qu’ensemble cette tentative de changement de la Constitution soit un échec.

Il importe de rappeler que la raison sociale et historique l’emporte sur la raison individuelle. La Constitution en vigueur n’enfreint nulle part les libertés individuelles et collectives, la liberté d’entreprendre et les droits fondamentaux du citoyen. Aux heures d’aujourd’hui, la Guinée a d’autres priorités brûlantes que de perdre son temps à cogiter inutilement sur un thème qui n’est pas pour le GOHA à l’ordre du jour.

Les peuples du monde nous observent, le goût du pouvoir est là mais il faut se ressaisir et respecter les principes démocratiques. La Guinée et le guinéen ont trop souffert du fait de certains hommes.

Le GOHA invite l’ensemble de ses structures à rester mobilisées et vigilantes.

Le GOHA invite le peuple de Guinée à rester soudé autour des principes démocratiques qui sont le socle de toute nation ouverte au progrès, notamment la primauté du droit et l’alternance au sommet de l’État.

Vive la Démocratie dans le respect de nos textes fondateurs !

Conakry, le 1er Octobre 2019

Le Président

Chérif Mohamed Abdallah

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Macenta : une manifestation contre le changement de constitution prévue ce jeudi

19 septembre 2019 à 10 10 08 09089

Le mouvement « Elazologa Atebein », une combinaison des langues locales : loma et malinké qui signifie ça ne marchera pas, entend organiser une manifestation de rue ce jeudi, 19 septembre 2019, dans la ville de Macenta pour protester contre le projet de nouvelle constitution. Même si la manifestation a été interdite par la mairie de la ville, les organisateurs décident de la maintenir, a appris un envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

« Le mouvement Elazologa Atebein, nous avons prévu ce jeudi, 19 septembre 2019, une marche de protestation contre le projet de nouvelle constitution ou de 3ème mandat dans la ville, et les promesses non tenues du président de la République à l’endroit des jeunes de Macenta. Parce qu’il y a de cela un mois, certaines femmes et jeunes du RPG ont manifesté pour dire que la préfecture de Macenta est pour la nouvelle constitution.

Ce qui est absolument faux. Ce sont des membres du RPG qui se sont retrouvés pour organiser ce mouvement. Et après leur manifestation, nous aussi, nous avons souhaité organiser la nôtre ce jeudi, 19 septembre », a indiqué Toupou Albert, secrétaire administratif du mouvement Elazologa Atebein.

Les organisateurs disent avoir déposé une lettre d’information à la mairie « mais, le maire a rejeté la lettre. Nous avons dit qu’on n’a pas déposé la lettre pour demander une autorisation mais plutôt pour l’informer parce que la constitution nous autorise à manifester. Et depuis ce jour, il y a des rumeurs qui circulent partout dans la ville que l’une des deux ethnies majoritaires dans la ville veut s’attaquer à l’autre et qu’on doit surseoir à notre manifestation. Ce qui est absolument faux ».

Toupou Albert « une manœuvre dilatoire des politiques », visant à étouffer leur manifestation. « Ce sont des politiques qui sont derrière ces rumeurs. Mais, notre marche de ce jeudi reste bel et bien maintenue. Nous allons sortir et manifester pacifiquement. Et, nous disons aussi à tous nos membres qu’on ne sort pas pour s’attaquer à quelqu’un, on ne sort pas pour s’attaquer à la boutique de quelqu’un.

Nous sortons pour manifester pacifiquement pour dire que nous aussi, nous sommes opposés à l’idée du projet de nouvelle constitution ou de 3ème mandat », a laissé entendre le secrétaire administratif du mouvement Elazologa Atebein.

Au moment où nous mettons cet article en ligne, la mobilisation a commencé dans les quartiers de la ville.

De Macenta, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Mamou : installation des antennes du FNDC dans les 28 quartiers de la commune urbaine

28 août 2019 à 10 10 48 08488

L’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Mamou a lancé un gigantesque programme d’installation des comités de base de son mouvement dans les 28 quartiers de la commune urbaine. Cette installation, dont le lancement a eu lieu hier mardi, 27 août 2019, s’inscrit dans le cadre de l’exécution du plan d’action du FNDC, adopté il y a quelques mois dans la région.

La démarche vise à contrecarrer les velléités de tripatouillage de la Constitution en cours de préparation dans notre pays en vue de permettre au président Alpha Condé de rester au pouvoir à vie, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Mamadou Aliou Madina Diallo, coordinateur régional du FNDC

Selon le coordinateur régional du FNDC, Mamadou Aliou Madina Diallo, l’installation de ce point focal dans les quartiers vise à contrecarrer ceux qui veulent modifier la Constitution d’une part et d’autre part sensibiliser les citoyens pour s’opposer au projet de troisième mandat. « Installer le Front National pour la Défense de la Constitution dans les quartiers, ça nous permettra de sensibiliser davantage les citoyens pour barrer la route aux promoteurs du 3ème mandat, ceux qui veulent ternir l’image de notre pays au niveau international en violant la Constitution. C’est pourquoi, c’est notre devoir de venir sensibiliser les citoyens à la base. Nous demandons aux citoyens d’être prêts, au cas où le président appelle à la modification de la Constitution ».

Mamadou Mâdjou Diallo, fédéral de l’UFDG et secrétaire administratif du FNDC de Mamou

De son côté, Mamadou Mâdjou Diallo, fédéral de l’UFDG et secrétaire administratif du FNDC de Mamou, tire à boulets rouges sur les projets réalisés dans le cadre de l’ANAFIC (Agence Nationale de Financement des Collectivités). « Nous venons informer les citoyens de Mamou sur le projet ANAFIC, qui a pour objectif de s’octroyer un 3ème mandat. Pourquoi attendre la fin de leur mandat pour chercher à modifier la Constitution sur laquelle ils ont juré ? Pourquoi attendre la fin de leur régime pour venir développer les communes par le biais de ce projet ? Nous demandons aux chefs religieux et chefs coutumiers de sauver cette constitution et de dire la vérité au gouvernement, parce que nous avons appris que parmi les points de la nouvelle Constitution, il y a des points qui parlent de l’homosexualité. Et si la politique n’est pas une religion, elle peut être un facteur de la destruction de la religion. Si les autorités religieuses, à qui Dieu a confié la destinée de ces religions, restent bras croisés, ils répondront devant Allah », a-t-il laissé entendre.

Selon le programme, les quartiers Abattoir 1 et 2, Kimbély 1et 2, et Télico constituent la première étape de cette tournée d’installation des antennes du FNDC dans la ville carrefour parmi les six zones.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Julien Dramou de La Nouvelle République : « notre mission, c’est de porter un candidat indépendant en 2020 »

26 août 2019 à 10 10 15 08158

Le débat sur le projet de nouvelle constitution et sur ce que cela pourrait apporter comme innovation se poursuit à travers la Guinée. C’est dans cette dynamique que le mouvement La Nouvelle République a organisé une table ronde dans un réceptif hôtelier de Conakry dans la soirée d’hier dimanche, 25 août 2019. La démarche vise à échanger sur l’actualité sociopolitique, notamment l’adoption d’une nouvelle constitution, la candidature indépendante et la place de la jeunesse dans le débat politique, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre a connu la participation de jeunes issus d’ONG de la place et des milieux socio-économiques et professionnels. Les échanges entre Julien Dramou, président fondateur du mouvement La Nouvelle République, et ces jeunes ont été fructueux et cordiaux. Ces derniers ont posé toutes les questions qui leur tenaient à cœur, notamment sur les projets et missions de ce mouvement.

Selon Julien Dramou, « l’objectif de cette rencontre était de répondre à l’invitation des jeunes leaders, parce qu’ils ont entendu parler du mouvement, ils ont entendu parler du président fondateur, ils ont voulu savoir davantage sur le mouvement. Donc, je me suis trouvé dans l’obligation et avec plaisir d’organiser cette rencontre pour leur parler du mouvement, de notre objectif, de notre mission. J’ai bien apprécié le niveau des débats. J’étais en face d’une jeunesse curieuse.

Aujourd’hui, j’ai compris qu’il y a une masse critique de jeunes qui sont tapis dans l’ombre, qui ont envie de s’exprimer, qui ont envie de donner leur opinion sur la vie politique mais qui n’ont pas cette opportunité, parce que tout simplement ils ne se retrouvent pas dans les structures classiques des partis politiques qui existent. Donc, ils trouvent aujourd’hui que cette opportunité de mouvement est une bonne opportunité ».

En outre, Julien Dramou dit avoir créé le mouvement La Nouvelle République suite à un constat sur le terrain. « Ce mouvement a été créé partant du fait que la jeunesse guinéenne est habituée à suivre les leaders politiques et non à exprimer leurs propres opinions. Je me suis dit qu’avec cette plateforme de Nouvelle République, les jeunes pourront librement exprimer leurs opinions. L’objectif premier de la Nouvelle République, c’est de participer à l’enracinement de la démocratie dans notre pays.

Et l’enracinement de la démocratie dans notre pays passe nécessairement par la suppression de toutes les mesures d’exclusion qui sont dans notre constitution. Notre mission essentiellement, c’est de porter un candidat indépendant en 2020. Et avant que la candidature indépendante en 2020 ne voit le jour, nous allons œuvrer à ce que cette candidature indépendante soit autorisée par une constitution, en l’occurrence celle qui doit être proposée par le président Alpha Condé », a-t-il laissé entendre.

Les participants ont salué la qualité des échanges, à l’image de Fatoumata Sylla, économiste de profession. D’ailleurs, cette jeune dame promet de s’investir dans la promotion de ce projet de nouvelle constitution afin que son leader puisse se présenter aux élections présidentielles de 2020 en qualité de candidat indépendant. « Le mouvement La Nouvelle République, je pense que c’est une bonne initiative. Ce sont des jeunes cadres qui sont venus pour aider la Guinée.

J’ai suivi l’intervention de tout un chacun. Je sais que c’est un combat hargneux qui les attend. Donc, ils doivent motiver les jeunes à les accompagner dans leur dynamique. J’interpelle tout un chacun à les accompagner. Moi en tout cas, je suis partante à 100% pour ce projet de nouvelle constitution parce que c’est un combat pour les jeunes. Je vais mobiliser mes amis, mes connaissances à adhérer à ce mouvement », a dit la jeune dame.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél : (00224) 621 09 08 18

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Mise en place des démembrements de la CENI : voici la répartition du quota alloué à l’opposition

23 août 2019 à 11 11 37 08378

Les partis d’opposition sont situés désormais sur le nombre de représentants que chacun d’eux aura dans les démembrements de la CENI. Et, c’est naturellement l’UFDG qui se taille la part du lion avec 1161 places sur les 1977 disponibles. Le principal parti d’opposition du pays est suivi de loin par l’UFR de Sidya Touré et le PEDN de Lansana Kouyaté.

Ci-dessous la répartition du quota entre les différents partis concernés.

Partis          Totaux

UFDG :     1161

UFR:         364

BL:              63

PEDN :     174

UGDD :       8

PADES :     72

PUP :        22

ADC-BOC : 6

PGRP :    9

UPG :       34

RPR :        3

RRD :       2

UDG :    42

PPG :     0

PS :      1

PPD :    5

UMP :   2

PUSG : 3

NGC :    2

FIDEL : 1

UPR :   3

Totaux :  1977

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Faya Millimono libéré : ses avocats attendent le « désistement du ministre de la justice »

13 août 2019 à 11 11 51 08518

Trois jours après sa sortie de prison, l’opposant guinéen, Dr Faya Millimono, s’est présenté à nouveau devant un juge d’instruction du tribunal de première instance de Kaloum ce mardi, 13 août 2019. Et cette fois, il est ressorti avec une bonne nouvelle. Le président du Bloc Libéral est libre de tous ces mouvements dans le cadre de cette procédure puisqu’il n’a pas été placé sous contrôle judiciaire, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est maître Pépé Antoine Lamah, l’un des avocats de l’opposant qui l’a annoncé au sortir de cette audition. « La rencontre d’aujourd’hui a été très satisfaisante, Dr Faya a été libéré sans contrôle judiciaire. Ce qui déjà nous réjouit et nous laisse optimistes quant à la suite de la procédure ouverte à l’encontre de Dr Faya Milimono. Nous espérons que les excuses de Dr Faya Millimono sont bien parties et que les jours à venir, nous pouvons nous attendre à un désistement de la part du ministère ministre de la Justice, Garde des Sceaux. Ce qui, de plein droit, aura mis fin à cette poursuite », a déclaré Me Pépé Lamah.

Toutefois, l’avocat précise que techniquement, la procédure reste encore en marche, même si le président du BL n’est soumis à aucune contrainte liée à cette procédure. « Ça veut dire qu’il n’est pas soumis à des contraintes liées à la procédure. Par exemple, l’obligation de se présenter tel nombre de fois par semaine, de ne pas se déplacer au-delà d’un rayon bien défini, toutes contraintes ont été effacées. Il a été simplement mis en liberté et le seul contrôle qui reste valable, c’est celui-là qui est relatif à la procédure antérieure à la poursuite engagée maintenant là », a dit Me Pépé Antoine Lamah.

A rappeler que Dr Faya Millimono est poursuivi par le ministre de la justice par intérim pour diffamation. Même s’il a reconnu s’être trompé en accusant Mohamed Lamine Fofana de rébellion et a présenté des excuses au ministre, l’opposant a été inculpé et conduit à la maison centrale de Conakry. Il a passé une semaine dans cette maison carcérale.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel:(00224) 622919225 / 666919225

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Libération de Faya Millimono : le PADES s’en félicite et conseille les leaders d’opinion

10 août 2019 à 18 06 13 08138

La remise en liberté de l’opposant guinéen, Dr Faya Millimouno, et les résultats catastrophiques au baccalauréat, session 2019, sont les principaux points débattus à l’occasion de l’assemblée générale du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) de ce samedi, 10 août 2019. Les responsables de la formation ont salué la libération du président du Bloc Libéral tout en prodiguant des conseils aux leaders d’opinion, qui doivent « bien vérifier les informations avant de se prononcer », a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir passé une semaine de détention à la maison centrale de Conakry, Dr Faya Millimouno, président du BL, a été remis en liberté hier, vendredi. Une décision de la justice guinéenne saluée par Ibrahima Kaba, membre de la coordination du PADES. « Hier soir, nous avons été informés de la libération de Dr Faya Millimouno. Nous sommes très contents de cette libération. Mais, il y a un point à préciser. Nous sommes en procédure judiciaire. Et cette procédure est très compliquée. On peut accorder une liberté provisoire sans la libération totale. Alors nous, nous sommes légalistes, nous sommes contents de la libération de Dr Faya Millimouno et nous lui apportons notre soutien total » a-t-il déclaré.

Cependant, Ibrahima Kaba n’a pas manqué de rappeler à l’ordre les leaders d’opinion qui doivent surveiller leur langage. « En tant que leader d’opinion, toutes les informations qu’un leader doit donner, doivent avoir une source claire. Pour éviter les problèmes, il faut être informé et il faut bien vérifier l’information avant de se prononcer. Et cela ne doit pas se limiter à Dr Faya Millimouno seulement, mais à nous autres leaders d’opinion » a-t-il conseillé.

Par rapport aux résultats catastrophiques au baccalauréat de 2019, le président de séance a déploré un échec historique, dont la responsabilité est partagée. « Nous avons constaté les résultats calamiteux du baccalauréat de cette année. Ces résultats ne sont que le reflet réel du niveau des enseignants qui sont en situation de classe. Ce problème peut être partagé à trois niveaux, à savoir : la famille, l’autorité scolaire et la conscience des apprenants. Nous constatons réellement la démission volontaire des parents dans la formation des enfants.

En même temps, nous constatons l’irresponsabilité de certains encadreurs dans les écoles. L’enseignement devrait être une priorité pour le gouvernement. Mais aujourd’hui, au lieu de financer dans le secteur éducatif, la préoccupation du gouvernement, c’est comment financer et organiser les mamayas qui ne servent absolument à rien. Or, l’éducation dépasse la politique, car c’est la vie de la nation qui est en danger », soutient l’opposant.

Pour surmonter ce handicap, monsieur Kaba propose de faire « un diagnostic du système éducatif pour identifier les vrais problèmes en vue d’envisager les solutions. C’est ce qui permettra d’éradiquer les maux dont le système éducatif guinéen souffre. Il faut aussi accorder un bon budget pour le secteur éducatif, car le budget alloué à notre système éducatif est très faible par rapport aux autres pays de la sous-région ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Lansana Komara égratigne les opposants : « avec cette opposition, nous allons faire 10 mandats »

10 août 2019 à 17 05 43 08438

A l’occasion de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 10 août 2019, Lansana Komara, ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail a répondu aux critiques de l’opposition relatives au choix de l’opérateur chargé de faire la révision du fichier électoral, en prélude aux prochaines élections en Guinée. Le secrétaire administratif a tiré à boulets rouges sur les opposants qu’il accuse d’être incompétents et de mauvaise foi, rapporte le correspondant de Guineematin.com qui était sur place.

Depuis quelques semaines, l’opposition guinéenne dénonce les agissements de la CENI en ce qui concerne le choix de l’opérateur devant procéder à la révision du fichier électoral. Elle accuse le président de l’institution électorale d’avoir choisi « en catimini » et de façon « unilatérale » un opérateur qui n’est pas apte à assainir le fichier électoral. Lansana Komara a réagi à ces accusations en dénonçant l’attitude des opposants. « Aujourd’hui, on est en train de trouver la solution pour la mise en place d’un opérateur pour la révision des listes électorales.

Le débat se poursuit, mais comme vous connaissez l’opposition guinéenne, elle commence déjà à dire que cet opérateur doit être un opérateur étranger et qu’on ne peut pas prendre un opérateur guinéen. Vous voyez ces gens-là, ils ne font même pas confiance en eux-mêmes, ils ne font pas confiance aux Guinéens. Il faut aller chercher un opérateur à l’extérieur pour venir faire la révision des listes électorales en Guinée. On vous laisse l’analyse de cette idée. Tout ça montre que ces gens-là n’aiment pas les Guinéens », estime le ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail.

Il ajoute que « c’était les mêmes contestations quand il s’est agi de choisir un président de la CENI après le décès du premier président de la CENI. Quand il s’est agi d’un président de la CENI, ils ont crié sur tous les toits que Louncény Camara ne peut pas faire leur affaire. En bon guinéen, Louncény Camara a démissionné, en patriote. Mais qu’est-ce qu’on a fait ? On a trouvé un étranger, un malien pour superviser les élections en Guinée. Ils ont accepté ça. Mais malgré tout, ils ont été encore battus, battus à plate couture. C’est pour vous dire qu’ils (les opposants) sont de très mauvaise foi ».

Selon le secrétaire administratif du RPG Arc-en-ciel, la position des opposants sur le choix de l’opération qui sera chargé de procéder à la révision du fichier électoral vise tout simplement à trouver un argument pour justifier leur défaite lors des prochaines élections. « Ils (les opposants) préparent déjà les arguments de leur échec. Mais le peuple de Guinée ne dort pas, le peuple de Guinée connait tout.

Donc ils se trompent, le peuple de Guinée ne se laissera pas faire. Ils veulent à chaque instant changer la CENI, et chaque fois qu’on change un point dans l’organisation de cette CENI, ils sont battus, ils sont toujours battus. C’est pourquoi j’ai toujours dit, avec cette opposition, nous allons faire 10 mandats, ils seront battus. Parce qu’ils ne sont pas à la hauteur », a laissé entendre ce responsable du parti au pouvoir.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel: (00224) 622919225 / 666919225

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Urgent : l’opposant Faya Millimono libéré

9 août 2019 à 19 07 16 08168

Une semaine jour pour jour après son incarcération, l’opposant guinéen Faya Millimono est sorti de prison. Il a été remis en liberté ce vendredi, 09 août 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La libération du président du Bloc Libéral fait suite à plusieurs jours de bataille judiciaire menée par ses avocats, dont Me Salifou Béavogui et Me Gabriel Kamano, mais aussi de négociations extrajudiciaires engagées hier, jeudi. L’opposant est sorti de la maison centrale de Conakry avec un grand sourire et a pu regagner son domicile.

Pour l’heure, rien n’a été dit sur la suite de la procédure. « On ne nous a rien dit. On attend la suite. Pour l’instant, l’essentiel est que Dr Faya Millimono est libre et on est très content pour ça », a confié au téléphone de Guineematin.com, maître Salifou Béavogui.

A rappeler que Faya Millimono a été placé sous mandat de dépôt et conduit à la maison centrale de Conakry le vendredi, 02 août 2019, à la suite d’une plainte déposée contre lui par l’actuel ministre de la justice par intérim qui l’accuse de diffamation.

Cette plainte est consécutive à une sortie de l’opposant au cours de laquelle il avait accusé, par erreur, Mohamed Lamine Fofana d’avoir participé à la rébellion qui a attaqué la région forestière de la Guinée en 2000. Le président du BL avait aussitôt reconnu son erreur et présenté des excuses au ministre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conférence sur le projet de société de l’UFDG à Labé : le gouverneur Madifing encourage l’initiative

8 août 2019 à 20 08 05 08058

Le Comité Fédéral de la Jeunesse de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) de Labé a organisé une conférence débat sur le projet de société du principal parti politique de l’opposition guinéenne, ce jeudi, 8 août 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La cérémonie d’ouverture de l’évènement était rehaussée de la présence du gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané, entouré pour la circonstance du maire de la commune urbaine, Mamadou Aliou Laly Diallo, issu de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG).

« C’est pour moi un plaisir infini de partager ce moment avec vous. Pas seulement de partager ce moment avec vous. Pour être avec vous et échanger avec vous. C’est avec un plaisir que j’ai reçu votre lettre d’invitation. Je ne pouvais pas ne pas venir répondre à cette invitation tellement qu’elle était pleine de sagesse et plein d’amour et surtout une volonté exprimée pour discuter entre vous jeunes des préoccupations actuelles afin d’avoir une véritable orientation pour une vie meilleure pour la République de Guinée.(…)

J’aurais été aussi heureux si vous m’aviez choisi comme conférencier, peut-être que vous avez douté de ma foi, mais je l’aurais accepté avec beaucoup de plaisir (…). C’est dans le dialogue que l’essentiel peut sortir. C’est en dialoguant que vous pourrez toucher du doigt la réalité de ce pays, pour faire une vision sur votre thème. Je vous félicite, je vous encourage pour avoir pris cette initiative d’accepter de discuter, d’accepter ouvrir ce débat à tous ceux qui auraient souhaité être ici présents avec vous pour partager ce moment. Vous êtes dans la bonne direction.

La démocratie n’est qu’un idéal. Elle ne sera jamais atteinte. Chaque époque a ses exigences de démocratie. Votre parti a bien dans ses sigles « Forces Démocratiques ». La démocratie n’est qu’une vision. Nous ne l’atteindrons jamais. (…). Encore une fois, je vous félicite, je vous encourage et vous donne l’assurance que je suis à votre disposition.

Au terme de vos débats, si vous avez la possibilité ou si vous avez le désir de me confier un thème sur un sujet qui vous préoccupe, soyez assurés que c’est avec cœur et foi que je viendrai partager ce moment avec vous », a déclaré le gouverneur Madifing Diané à l’endroit des responsables, militants et sympathisants de l’UFDG, massivement mobilisés dans la salle de conférence du Centre d’Ecoute, de Conseil et d’Orientation des Jeunes (CECOJE) pour suivre les conférenciers.

Pour sa part, le président du comité fédéral des jeunes de l’UFDG de Labé, Younoussa Baldé, a regretté l’absence des autorités préfectorales à ce rendez-vous initié par son organisme.

« Nous sommes vraiment désolés de ne pas constater la présence de la préfecture ici. Sinon, nous avons invité tout le monde : autorités locales, préfectorales et régionales. Nous félicitons et remercions tous ceux qui ont effectué ce déplacement. Nous sommes plus qu’heureux », a confié Younoussa Baldé de l’UFDG.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Gouvernance Alpha Condé : Dr Sakho demande à « mettre fin à ce système qui enrichit quelques individus »

5 août 2019 à 13 01 43 08438

Le parti Changement, Progrès et Unité pour la Guinée (CPUG) a tenu son assemblée générale le samedi, 03 août 2019 à Fria, à 160 kilomètres de Conakry. La rencontre, présidée par Dr Ibrahima Sakho, le numéro 1 du parti, en présence de plusieurs militants, a porté essentiellement sur l’actualité sociopolitique nationale, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après plusieurs mois de tournée en Europe et aux États-Unis, Dr Ibrahima Sakho est récemment rentré en Guinée. Et, il a décidé d’innover en décidant de délocaliser l’assemblée générale de son parti à l’intérieur du pays. Pour ce samedi, 03 août, c’est la ville de Fria qui a abrité cette rencontre hebdomadaire.

Le président du parti CPUG a mis l’occasion à profit pour revenir sur la situation sociopolitique du pays, marquée selon lui par la mauvaise gestion. « La Guinée a des richesses immenses, la Guinée est très riche, mais on a des soucis. Ces soucis, c’est la mal gouvernance. Moi Ibrahima Sakho, ce que je veux pour vous et pour la Guinée, c’est pour que vous sortiez de cette prison insupportable.

A une certaine époque, on appelait Fria petit Paris. Vous aviez des logements sociaux impeccables, vous aviez des routes impeccables, vous aviez des hôpitaux impeccables, tout allait très bien à Fria. Mais aujourd’hui, vous avez des difficultés financières, des difficultés d’emploi, des difficultés tout court de la vie. Pour moi, c’est insupportable et inacceptable.

Vous savez, on ne peut pas être château d’eau d’Afrique de l’Ouest sans avoir accès à l’eau dans les robinets. On ne peut pas être 2ème producteur mondial de bauxite, sans infrastructures hospitalières, sans infrastructures routières, sans infrastructures universitaires. Ceci est intolérable et inacceptable », a-t-il déploré.

Par ailleurs, Dr Sakho a invité les vieux à céder la place aux jeunes dans la gestion de la Guinée. « Nous ne faisons pas face uniquement à la mauvaise gouvernance, mais aussi à la haine des hommes politiques, les uns à l’endroit des autres. Si nous sommes en retard aujourd’hui, c’est à cause de ces hommes politiques qui n’ont pas de solutions pour vous. Certes, c’est nos parents, mais ce que je veux qu’ils comprennent, qu’il est temps qu’ils aillent à la retraite.

S’ils veulent vraiment du bonheur pour nous et pour la Guinée, ils doivent laisser la place à la nouvelle génération de politiciens qui sont instruits, qui sont éduqués, qui détestent le mensonge, qui détestent la haine et qui vous aiment. Je compte sur vous la population de Fria » a lancé le jeune politicien.

En outre, le président du CPUG a dénoncé le manque d’emploi et le mensonge qui caractérise la gouvernance actuelle. « Il faut qu’ensemble, on mette fin à ce système qui enrichit quelques individus au détriment des 12 millions de guinéens. Je sais qu’ils vous diront qu’ils gouvernent, qu’ils travaillent, mais les jeunes et les femmes de Fria et de la Guinée sont confrontés à d’énormes difficultés. Les jeunes guinéens n’ont pas d’emploi et en plus de ça, ils veulent continuer à gouverner dans le mensonge.

Dieu n’aime pas le mensonge. C’est pourquoi en 2020, que tous ces hommes politiques qui ont géré le pays pendant 10, 20 et 30 ans, qu’ils aillent à la retraite. Et je veux surtout moi, la vérité. Et la vérité c’est ce qu’on fait pour vous, c’est ce qu’on va faire pour vous. Pour cela, moi Ibrahima Sakho, si vous me donnez votre aval en 2020 pour les 5 ans, 70% des jeunes guinéens auront de l’emploi. Ça, c’est garanti », a promis le président de CPUG.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel:(00224) 622919225 / 666919225

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Sale temps pour les opposants à un 3ème mandat en Guinée : après Foniké Mengué, Sékou Koundouno aussi arrêté

16 juillet 2019 à 16 04 38 07387

Le pouvoir de Conakry se radicalise et semble vouloir en finir avec toute protestation contre le controversé projet de nouvelle constitution, dont l’objectif non dévoilé est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Après l’interpellation d’Oumar Sylla, connu sous le nom de Foniké Mengué, l’un des responsables du Front National pour la Défense de la Constitution, Guineematin.com apprend que Sékou Koundouno a été également mis aux arrêts.

L’administrateur général de la Cellule Balai Citoyen de Guinée et, lui aussi, haut responsable du FNDC était allé à la DPJ (Direction de la Police Judiciaire) pour s’enquérir de la situation de Foniké Mengué et des trois autres personnes interpellées avec lui. C’est là que lui aussi a été arrêté et placé en détention, a expliqué à Guineematin.com, le responsable des opérations du FNDC, Ibrahima Diallo.

Pour l’heure, on ne sait pas qu’est-ce qu’on reproche aux cinq opposants à un troisième mandat et dans quelles conditions ils sont détenus dans les locaux de la DPJ.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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3ème mandat pour Alpha Condé ? « Le jour où son mandat va finir, il va partir », tranche Saïkou Yaya

6 juillet 2019 à 19 07 19 07197

L’Union des Forces Républicaines (UFR) ne manque aucune occasion pour tirer au bazooka sur le régime du président Alpha Condé. La gouvernance de notre pays, ces neuf (9) dernières, a été clouée au pilori par Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR, dans un discours caustique tenu ce samedi, 06 juillet 2019, à l’assemblée générale du parti républicain, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis que Sidya Touré, président de l’UFR, a démissionné de son poste de Haut Représentant du chef de l’Etat, les discours au vitriol sont allés crescendo. Alors que Fodé Baldé, de la communication digitale de l’UFR est attendu au tribunal pour diffamation par voir de presse contre le chef de l’Etat, Saïkou Yaya Barry vient au secours du prévenu. Les écrits de Fodé Baldé, relatifs à la présidence en exercice de la CEDEAO qu’Alpha Condé n’a pu obtenir, ont trouvé un écho favorable chez Saïkou Yaya Barry.

Selon lui, « si Alpha Condé était devenu président de la CEDEAO, c’est l’Afrique de l’Ouest qui allait mourir de faim. S’il était devenu président de la CEDEAO, c’est l’Afrique de l’Ouest qui allait être sa proie. S’il était devenu président de la CEDEAO, c’est l’Afrique qui allait être un pays de malades où il n’y a pas d’hôpitaux. Alors Alpha Condé, je le dis, si tu étais devenu président de la CEDEAO, la démocratie allait mourir en Afrique de l’ouest ».

Par ailleurs, Saïkou Yaya Barry a eu à tirer à boulets rouges sur les neuf ans de gestion de l’actuel locataire du palais Sékhoutouréyah. « Il faut reconnaitre qu’Alpha Condé a fait reculer tout le combat que nous avons mené pendant ces deux décennies en République de Guinée. On ne savait pas que c’est un dictateur qu’on allait envoyer sur nous. Quelqu’un qui disait qu’il est pour la démocratie et pour l’alternance juste avant son arrivée.

Depuis qu’il est arrivé, il a embrigadé toutes les institutions du pays. Il a affaibli toutes les structures sociales du pays… Qu’est-ce qu’il a fait ? C’est de nous refuser d’avoir de l’eau. Il nous refuse d’avoir des routes. Regardez les ruelles de Kaloum, au bord de la présidence. Ils sont incapables de fermer les trous. C’est pas parce qu’il n’y a pas d’argent ? Il y a de l’argent », lance-t-il.

Selon l’ancien secrétaire général de la jeunesse de l’UFR, tout ceci est sciemment fait par les tenants du pouvoir. « Mais, ils veulent nous affamer. Par ce qu’on dit que quand tu es affamé, tu n’as pas de dignité. Quand l’homme est affamé, il est quémandeur ; l’homme qui a faim n’est pas libre. Il veut nous affamer et après, donner des miettes.

C’est ces miettes qu’ils commencent à faire sortir pour son projet satanique de changement de Constitution, en donnant 5 millions à certains, 2 millions à d’autres, 50 million à certains. On a appris même qu’il a voulu donner des centaines de milliers de dollars à des sages », accuse Saïkou Yaya Barry.

Mais, le président de la séance soutient que les guinéens ne sont pas dupes. « Ça ne marchera pas. Les guinéens sont dignes. Les guinéens se lèveront comme un seul homme. Le jour où son mandat va finir, il va partir. Ses intimidations, c’est zéro. Ce qu’il a dit, on peut dire pire que ça. Je demande aux guinéens de réfléchir très bien. N’acceptons pas que la dictature continue dans ce pays. On a trop subi, mais que ça s’arrête là ».

Pour finir, le président de séance a déploré l’absence de plusieurs hauts cadres des institutions nationales lors de la cérémonie de clôture de la session parlementaire à l’assemblée nationale, tenue hier vendredi. Une situation qu’il qualifie de terrible.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Guinée : les députés du RPG-AEC appellent Alpha Condé à organiser le référendum constitutionnel

6 juillet 2019 à 17 05 42 07427

Les députés du RPG Arc-en-ciel annoncent leur adhésion au projet de révision constitutionnelle. Ils l’ont fait savoir ce samedi, 06 juillet 2019, à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti. La rencontre a été présidée par l’honorable Abdourahmane Sinkoun Camara en présence de nombreux cadres et militants du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette prise de position des députés de la majorité présidentielle n’est point une surprise pour un projet de révision constitutionnelle qui divise les guinéens. A travers un communiqué lu à l’occasion de cette rencontre politique, les députés de la mouvance présidentielle ont exprimé leur adhésion au projet de nouvelle constitution. C’est Aly Kaba qui a fait la lecture du communiqué.

« Nous, députés de la majorité présidentielle, signataires de cette déclaration, en notre qualité de représentants légitimes du peuple de Guinée, convaincus de la nécessité impérieuse de doter notre pays d’une constitution qui soit l’émanation du peuple souverain, même si celui-ci a organisé le fonctionnement de nos institutions, demandons au président de la République de bien vouloir soumettre à son peuple une nouvelle constitution par voix référendaire », a déclaré l’honorable Aly Kaba.

Après cette annonce, c’est le ministre des Sports, Sanoussy Bantama Sow, qui a pris la parole pour parler du Syli national qui joue demain dimanche contre l’Algérie en 8ème de finale de la Coupe d’Afrique des nations de football. « Concernant l’équipe nationale, sincèrement, nous tenons à remercier le peuple de Guinée qui s’est mobilisé comme un seul homme, depuis la phase de qualification jusqu’au jour du dernier match. Le président Alpha Condé a fait ce qui n’a jamais été fait depuis que la Guinée a commencé à se rendre sur le plan international dans le domaine du football.

Si vous avez constaté, nous avons déplacé un vol spécial de Conakry à Marrakech, de Marrakech à Alexandrie pour la compétition. Nous avons déplacé un vol spécial pour le reste de la délégation guinéenne de Conakry en Égypte. Et ça, c’est fait par le président Alpha Condé, pas par la Fédération Guinéenne de Football. Et les jeunes sont arrivés en Égypte pas par moins de 40 mille dollars par membre de délégation, pas par moins de 40 mille dollars par personne.

Et au deuxième match, après le match, chaque joueur a eu 20 mille dollars. Ces 20 mille dollars, si vous calculez aujourd’hui, le coût, ça fait 190 millions de francs guinéens. Et demain, le match contre l’Algérie, si l’équipe gagne, chacun aura 30 mille dollars. Ça veut dire que du côté du chef de l’État, les conditions sont réunies », a fait savoir Bantama Sow.

Pour finir, Sanoussy Bantama Sow demande le soutien de tout le peuple pour que la Guinée puisse s’imposer face à l’Algérie, l’un des grands favoris de ce tournoi. « Demain, nous demandons une fois encore au peuple de Guinée, de se mobiliser parce que nous allons gagner contre l’Algérie et se qualifier pour les quarts de finale », prophétise le ministre des Sports.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225 / 666919225

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Conakry : les victimes du « génocide de juillet 1985 » exigent réparation et réhabilitation

4 juillet 2019 à 14 02 29 07297
Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy, vice-président de l'association des victimes des répressions
Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy et les autres membres de l’association des victimes des répressions

Les victimes des événements douloureux des 4 et 5 juillet 1985, regroupés dans l’Association des Victimes de Répression (AVR), continuent de réclamer leur réhabilitation et la restitution de leurs biens. L’annonce en a été ce jeudi, 4 juillet 2019, à l’occasion d’une conférence que l’AVR a animée à la maison de la presse de Kipé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après 26 ans de règne sans partage (02 octobre 1958-26 mars 1984), le premier président de la Guinée indépendante a rendu l’âme le 26 mars 1984 à Cleveland, aux Etats-Unis d’Amérique. La mort du camarade Ahmed Sékou Touré a conduit au tout premier coup d’Etat militaire en République de Guinée, le 03 avril 1984. Mais, un après son accession à la magistrature suprême de notre pays Lansana Conté (alors colonel de l’Armée) a essuyé une tentative de coup d’Etat, conduite par son Premier ministre, l’autre colonel, Diarra Traoré. Et, l’échec de ce putsch a failli faire vaciller le pays tout entier avec des tournures ethnocentriques qui opposaient des soussous (ethnie du président Lansana Conté) aux malinkés (ethnie du colonel Diarra Traoré et de l’ancien président Sékou Touré).

Trente-cinq ans (35 ans) après, les auteurs et victimes collatérales de ce coup d’Etat manqué se souviennent encore et dénoncent des arrestations, assassinats, pillages, vols, destructions et saisies des biens dont ils ont été victimes de la part du régime Lansana Conté.

Organisées en association, dénommée « association des victimes des répressions », les victimes de cette autre page sombre de l’histoire de la Guinée ne comptent pas baisser les bras et continuent de réclamer leur réhabilitation et la restitution de leurs biens.

Selon Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy, vice-président de l’AVR, de nombreuses démarches ont été menées depuis très longtemps pour la réhabilitation des victimes et la restitution de leurs biens. Des démarches allant de la saisie du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève à celle de l’Agence Judiciaire de l’Etat en Guinée, en passant par la Cour de Justice de la CEDEAO.

Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy, vice-président de l'association des victimes des répressions
Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy, vice-président de l’association des victimes des répressions

Pour ce qui est des nombreuses démarches engagées depuis l’arrivée du président Alpha Condé au pouvoir, Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy a fait savoir que « nous avons déposé les dossiers en juillet 2013 devant l’Agent Judiciaire de l’Etat. Les études ont été faites et il a été admis que nous devons être indemnisés par l’Etat. En 2017 encore, nous sommes allés à Genève dans le même cadre ».

Toutes ces démarches sont jusque là restées infructueuses. Toutefois, les victimes du « génocide de 1985 » se disent déterminées à continuer le combat jusqu’à ce qu’elles obtiennent gain de cause. Le vice-président de l’AVR pense que dans ce dossier, « il y a encore des gens, de éléments, qui ont agi le 04 juillet 1985, qui sont encore en activité. Nous sommes dans la procédure judiciaire, je ne voudrais pas m’avancer dans les dénonciations, comme nous avons choisi de saisir la justice de la CEDEAO, nous allons donner tous les arguments et la justice de la CEDEAO va se prononcer sereinement », a laissé entendre Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy.

En tous les cas, 34 ans après, les victimes de la répression de juillet 1985 ont martelé qu’ « il n’y aura pas de pardon sans réparation ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Annulation de l’exclusion de Bah Oury à l’UFDG : voici les réactions des avocats des deux camps

25 juin 2019 à 17 05 09 06096

Comme annoncé dans un précédent article, la cour d’appel de Conakry a confirmé ce mardi, 25 juin 2019, la décision du TPI de Dixinn, annulant l’exclusion de Bah Oury de l’UFDG. Le premier vice-président du parti, exclu en début février 2016, remporte cette autre étape de ce feuilleton judiciaire qui dure depuis plus de trois ans. Juste après la publication de l’arrêt de la cour, les avocats des deux camps opposés ont réagi au micro d’un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Décryptage !

Maître Amadou Oury Diallo, avocat de Bah Oury : lorsque la justice dit le droit, toute personne qui est épris de paix et de justice doit avoir un sentiment de satisfaction. C’est une décision qui me comble, car c’est la justice qui a gagné. Cette décision doit être normalement mise en exécution. Monsieur Bah Oury doit être réintégré dans ses fonctions de premier vice-président de l’UFDG. Normalement, c’est ce qui se doit maintenant.

Maître Alsény Aïssata Diallo, avocat du camp Cellou Dalein : aujourd’hui, la Cour d’Appel a entrepris un arrêt confirmant la décision du tribunal de première instance de Dixinn, qui lui a été déférée par rapport à l’exclusion de Bah Oury au sein du parti Union des Forces Démocratiques de Guinée(UFDG). Cette décision entreprise par la Cour d’Appel ne nous fait ni chaud ni froid.

C’est même un non-événement. Aujourd’hui même, dans les minutes qui suivent, nous allons déposer notre déclaration de pourvoi. Ça veut dire que nous nous acheminons inéluctablement vers la juridiction de censure qui est la Cour Suprême. Nous allons interjeter cet arrêt de la Cour d’Appel au niveau de la Cour suprême pour que cette décision entreprise en toute illégalité soit cassée et annulée.

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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