Mamoudou Diané (fédération patronale du tourisme) au CNRD : « le couvre-feu est une politique importée »

23 septembre 2021 à 12 12 31 09319
Mamoudou Diané, porte-parole de la fédération patronale du tourisme de Guinée

La levée du couvre-feu est l’une des principales doléances posées par les propriétaires des bars, motels, hôtels, restaurants et boîtes de nuit, à l’occasion de leur rencontre avec le colonel Mamadi Doumbouya. Rencontre qui s’est tenue hier, mercredi 22 septembre 2021, dans le cadre des concertations nationales engagées par le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Présent à la rencontre, Mamoudou Diané, porte-parole de la fédération patronale du tourisme de Guinée, a expliqué que cette mesure a été importée d’Europe et qu’elle n’a que des conséquences négatives.

« On a suggéré au président de la République la levée du couvre-feu. Ça va permettre de désamorcer un peu notre secteur d’activité. Le couvre-feu, c’est une politique qui a été importée. Ça vient de l’Europe parce qu’en Europe, la promiscuité est importante entre 17 heures et minuit. Nos cadres ont fait une politique de copier-coller de ce qui se passe en occident. Ils ont copié sans mesurer l’impact de cette pratique. Il a dit que très prochainement, il va essayer de trouver une solution à ça.

Et par rapport à la formation, nos cuisiniers ne sont pas adaptés au secteur, ils connaissent mieux les plats italiens que les plats de la Guinée. L’autre suggestion, c’est par rapport à la sécurité. Ils nous ont rappelé l’existence du numéro vert par rapport à la sécurité et par rapport à tout ce qui est manquement dans ce domaine. Nous sommes rassurés et nous restons maintenant à l’attente de l’application de tout ce qui nous a été dit », a indiqué Mamoudou Diané, porte-parole de la fédération patronale du tourisme de Guinée.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tel: 622680041

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Chute d’Alpha Condé : le mea-culpa des magistrats

23 septembre 2021 à 8 08 40 09409
Colonel Mamadi Doumbouya, président du CNRD

De toutes les rencontres que le nouvel homme fort de la Guinée a eues, celle avec les hommes de droit était la plus attendue. Cette rencontre devait être palpitante. Parce que le régime qui vient de dégringoler comme un château de cartes s’était fortement appuyé sur cette corporation pour non seulement obtenir le troisième mandat mais aussi pour se maintenir au pouvoir contre vents et marrées.

Ce qui vient de se passer en Guinée relève d’un miracle. En l’espace de deux semaines, l’oppresseur est subitement devenu ce que la fameuse communauté internationale considère comme un opprimé. Celui qui refusait à certains de ses opposants de quitter le territoire même pour se faire soigner ne peut pas quitter le même territoire. Celui qui exigeait que ses opprimés baissent l’échine pour lui demander pardon afin de recouvrer la liberté renoue avec la privation de la liberté qu’il a pourtant connue autrefois. Plus que quiconque, il devait avoir de l’empathie pour quelqu’un qui est privé de liberté.

Il a préféré ignorer tout cela pour sévir avec arrogance. Oubliant qu’en démocratie il n’y a ni prisonnier politique ni exilé politique, il a commencé à réaliser le côté macabre et implacable d’une de ses nombreuses promesses. Oui, comme si c’était prémonitoire, l’ancien maitre de Conakry avait déclaré qu’il va reprendre la Guinée là où le premier président l’avait laissée. Peut-être que l’intention de l’homme était bonne au départ. Peut-être qu’il faisait allusion aux rares faits positifs de la première République. Mais la déclaration n’était pas passée inaperçue chez bon nombre de ceux qui ont connu cette période sombre de l’histoire de la Guinée.

Peu à peu, la Guinée a vite basculé dans une dictature féroce. Les prisons se sont remplies. Paris, Dakar et Abidjan ont renoué avec une vieille habitude : recevoir les exilés politiques de la Guinée. Les plus chanceux se sont retrouvés dehors. Le pays s’est transformé en une vaste prison à ciel ouvert. La délation avait repris de plus belle. Avec ses corolaires d’accusations et d’injustice. Finalement chacun attendait anxieusement son tour.

Pour transformer la Guinée en un véritable enfer sur terre, l’ancien président a confié la tâche aux magistrats. Il fallait donner la forme. Même si certains lieux de détention comme le camp de Soronkoni étaient hors contrôle. Dans leur résistance, les opposants au troisième mandat, pomme de discorde avec le régime, avaient publié la liste des magistrats qui accompagnaient le régime dans la répression et le musèlement de l’opposition.

Certains mis en cause étaient plutôt satisfaits de se retrouver du côté du fort contre le faible. Pour eux, devenir l’ennemi de l’ennemi du pouvoir devait faire d’eux des amis de ce dernier. En quelque sorte ceux qui les avaient classés dans cette catégorie leur avaient paradoxalement rendu service. Voilà qu’on assiste à une situation inédite. L’arroseur est arrosé. La peur a changé de camp. Ceux qui, avec arrogance et mépris avaient droit de vie et de mort sur nous sont dans une situation comme celle à laquelle ils ont soumis les autres. 

C’est dans ce contexte que les magistrats viennent se livrer à la vindicte populaire. Et sur la place publique. Devant les nouvelles autorités, le peuple de Guinée et la planète entière, ils font leur mea culpa en confessant que leurs décisions étaient influencées par l’ancien régime. C’est un secret de polichinelle. Mais ce qu’ils n’ont pas dit c’est qu’ils nous ont appris que « nul n’est obligé d’exécuter un ordre manifestement illégal ». Peu d’entre eux ont honoré leur corporation.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : Alpha Condé, stratège politique ou simple dictateur ?

2 août 2021 à 12 12 00 08008
Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC

Par Sékou Koundouno : Dans les discours propagandistes des partisans du dictateur Alpha Condé, on entend souvent dire avec conviction et même une certaine fierté que leur  « champion » est un véritable animal politique et un stratège. L’intéressé lui-même qualifie certains opposants de  » petits comptables » par opposition à lui qui serait un professionnel de la politique.  Alpha Condé et son clan se fondent sur une prétendue neutralisation de l’opposition pour avancer une telle ineptie. Mais au fond, est-ce qu’il a réussi à neutraliser la véritable opposition guinéenne.

Mis à part certains acteurs politiques dont on sait en réalité qu’ils n’étaient que des opportunistes attendant la meilleure occasion pour aller à la mangeoire, les opposants dignes de ce nom sont restés les mêmes. Les politiciens, à ne pas confondre avec les hommes politiques, qui n’ont embrassé la carrière politique que pour flairer l’opportunité de s’en mettre plein les poches n’ont jamais joui de la moindre crédibilité aux yeux des guinéens. Que de tels personnages, habitués à papillonner entre les différents bords politiques, rejoignent Alpha Condé, cela n’a rien de surprenant. On pourrait même dire que c’était attendu. Comme l’a soutenu un homme politique guinéen, il n’est pas facile d’être dans l’opposition. L’espoir d’engranger des millions a pu pousser certains à retourner assez rapidement leurs vestes. Et Alpha Condé, connaissant le penchant de beaucoup de guinéens pour l’argent facile, a joué à fond la carte du débauchage. Est-ce le résultat d’un génie politique de sa part ? La réponse est négative. Ce n’est pas le coup qui est fort mais c’est l’ennemi qui est faible. Cette politique de débauchage ne relève d’aucune véritable stratégie politique. C’est juste de la corruption politique.

Face aux adversaires irréductibles, Alpha Condé a usé de la répression. En dix ans de pouvoir, il a fait plus victimes que beaucoup de chefs d’États africains. Il est tellement conscient d’avoir massacré des guinéens qu’il n’a eu d’autre choix que de s’octroyer de façon violente un troisième mandat ouvrant la voie à une présidence à vie. Ainsi, il espère mourir au pouvoir pour ne pas avoir à faire face à la justice un jour.

En somme, Alpha Condé n’a rien d’un stratège politique ou d’un politicien de génie. Il est juste un politicien qui utilise de basses manœuvres pour rester au pouvoir comme il l’a fait pour le conquérir. L’exacerbation des clivages ethniques, l’emploi de la force armée contre des citoyens aux mains nues, l’achat de conscience sont des méthodes propres aux dirigeants qui n’ont ni  compétence ni mérite. Alpha Condé est de cette catégorie. Et c’est que l’histoire retiendra de lui.

Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC

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Du nouveau pour nos lecteurs : Guineematin lance une émission télévisée

2 juillet 2021 à 22 10 23 07237

La rédaction de Guineematin.com est heureuse d’annoncer à ses lecteurs, le lancement d’une émission télévisée qui fera désormais partie de ses programmes. Dénommée « La Grande interview », cette émission aura lieu chaque samedi, à 14h 00, à compter de ce 3 juillet 2021. Elle sera diffusée en direct sur notre site d’informations www.guineematin.com, sur notre page Facebook et sur tous nos canaux digitaux.

« La Grande interview » se veut une tribune de débat sans passion et sans filtre, qui permettra à nos téléspectateurs de mieux comprendre l’actualité guinéenne. Avec nos invités, nous allons décortiquer, analyser et commenter tous les sujets marquant l’actualité politique, sociale, économique, culturelle, sportive de notre pays. 

Le premier numéro de cette émission recevra ce samedi, 3 juillet 2021, Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et principal opposant du régime Alpha Condé. Pendant une heure, nous aborderons avec lui plusieurs questions, notamment la détention de nombreux responsables et militants de son parti, la lutte pour la reconnaissance de sa « victoire » à l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, l’éventuelle reprise des manifestations de rue, mais aussi la situation économique de la Guinée.

Nous vous attendons très nombreux demain, à 14h 00, pour entamer ensemble cette nouvelle aventure qui, nous en sommes convaincus, contribuera  à promouvoir la liberté d’expression, le respect des droits des citoyens, la transparence dans la gestion de la chose publique pour le bien de tous les Guinéens. 

Managée par Abdoulaye Oumou Sow, cette émission sera co-animée par Nouhou Baldé et Bachir Sylla de Guinée_eco.info

Pour vos questions et suggestions, vous pouvez nous contacter par SMS ou WhatsApp au 00224621440632


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Dr. Faya sur le dialogue politique : « Cellou, Sidya, Ousmane Kaba… étaient tous au PUP avec Fodé Bangoura… C’est un atout, s’il sait l’exploiter »

18 juin 2021 à 13 01 46 06466
Dr Faya Millimono, président du Bloc Libéral

De retour au pays après plus de trois mois d’absence, Dr Faya Millimouno, le président du Bloc Libéral (BL), s’est exprimé hier, jeudi 17 juin 2021, sur l’actualité sociopolitique brûlante de la Guinée (dialogue politique, condamnation de Oumar Sylla, etc) et sur l’état de santé de son parti le BL. L’opposant au régime Alpha Condé. C’était à l’occasion d’un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com, le patron du BL croit dur comme fer que la libération des détenus politiques pourrait contribuer significativement à décrisper le climat politique et donner la chance au dialogue politique.

Décryptage !

Guineematin.com : le dialogue politique et social a été lancé hier à Conakry sous l’égide d’Elhadj Fodé Bangoura. Vous n’étiez pas là à sa nomination comme secrétaire permanent de ce dialogue. Alors, comment avez-vous accueilli sa nomination et quelle lecture faites-vous de ce début de dialogue ?

Dr Faya Millimouno : je dois commencer par dire que nous avons été les tous premiers à appeler au dialogue, parce que notre pays était sur une pente très raide. Les tensions étaient plus vives qu’elles ne le sont maintenant. Elles ne sont pas encore complètement dissipées, mais les tensions étaient véritablement vives. Alors, aujourd’hui nous sommes contents de savoir que tous les acteurs, même si certains posent des conditions, sont plus ou moins d’accord que nous allions au dialogue. Je n’étais pas là quand on a nommé Elhadj Fodé Bangoura, je suis de ceux qui pensent que nous avons des ressources qu’il faille exploiter. Je n’ai jamais été très séduit par les groupes de contact internationaux. Des gens qui ne connaissent pas le pays. Ibn Chambas est venu ici une dizaine de fois, il n’y a pas eu de solution. Djinit l’a précédé. Est-ce qu’on a des ressources internes ? Des Juristes, anthropologues, ethnologues, ceux qui, véritablement, connaissent les réalités guinéennes qui peuvent travailler à faire parler les guinéens entre eux ? Oui ! Il y en a. Monsieur Fodé Bangoura a été, à un moment donné, appelé le petit président de notre pays. Très proche de Lansana Conté et il a travaillé presqu’avec la majorité des acteurs politiques que nous avons aujourd’hui. Regardez autour du président Alpha Condé, beaucoup de ceux qui étaient avec lui au PUP sont autour du président Alpha Condé. Et beaucoup de ceux qui sont dans l’opposition, que ce soit Cellou Dalein, Sidya Touré, Ousmane Kaba, c’est des gens qui ont étroitement collaboré avec lui. Cette connaissance des acteurs est un atout. S’il sait l’exploiter, je crois que ça peut permettre de relever le défi lié à l’exclusivité de ce dialogue. Parce qu’il faut que tout le monde y prenne part et que tous les enjeux soient sur la table pour que nous arrivions à quelque chose de mieux pour le pays.

Guineematin.com : ce dialogue a été lancé avec les acteurs du secteur du transport. Est-ce que vous pensez que c’est déjà un bon début ou bien il fallait commencer par les questions politiques qui semblent intéresser plus d’un?

Dr Faya Millimouno : j’ai vu qu’ils ont commencé le dialogue par le secteur du transport. Mais, il faut commencer par reconnaître que dans tous les secteurs, il y a des problèmes. Et donc, si en écoutant les acteurs on pense trouver des débuts de solution, tant mieux. Mais, là où le bas blesse effectivement, c’est au niveau politique. Parce que là où le manque d’entente, de compréhension fait beaucoup plus d’impact négatif sur la vie nationale, c’est au niveau politique. Mais, je n’ai pas la prétention de dire que j’ai la solution de dire qu’il fallait commencer par tel ou tel. Peut-être qu’il y a une stratégie qui se déroule. Essayons seulement de ne faire aucun sujet un tabou. Nous avons de véritables problèmes, le pays est fermé à ses frontières Nord avec le Sénégal, avec la Guinée Bissau. Ça a un impact négatif sur la vie nationale. Nous avons des prisonniers, certains y sont morts, il y en a qui ont une santé précaire… Tous les sujets doivent être sur la table et ce dialogue ne doit pas ressembler aux précédents.

Guineematin.com : Le chef de file de l’opposition, Elhadj Mamadou Sylla, dit ne pas croire à ce dialogue parce que selon lui, il y avait des préalables à satisfaire. Est-ce que c’est votre avis aussi ?

Dr Faya Millimouno, président du parti Bloc Libéral

Dr Faya Millimouno : il est clair qu’aujourd’hui il y a des choses qu’il faille faire pour baisser la tension. Nous au BL, nous travaillons à cela depuis très longtemps. Lorsque j’ai rendu visite à nos amis Ousmane Gaoual, Etienne Soropogui, Cellou Baldé, Abdoulaye Bah, Chérif Bah ; mais, surtout à ceux que nous ne pouvons pas nommer, quand je suis passé trois fois à la maison centrale, ayant été moi-même locataire là-bas, je sais ce que les gens vivent. Et puis, je suis en train de faire comme je peux pour que leur libération soit acquise. Je suis de ceux qui pensent que la libération, ne serait-ce que temporaire, parce qu’on peut dire : pour ne pas interférer avec le judiciaire, puisqu’il y a eu des accusations portées contre eux, que la procédure se poursuive ; mais, que cela soit fait selon ce que nous savons du droit. Lorsqu’on accuse, on donne la preuve. On n’accuse pas pour dire à celui qui est accusé de prouver qu’il est innocent. Celui qui accuse donne la preuve. Je vois d’ailleurs que dans le dossier qui concerne nos camarades, il y a une grande évolution. Il y a beaucoup de choses qu’on a dites au début de la procédure qu’on leur reprochait. La lecture des chefs d’accusation aujourd’hui nous fait penser à une grande évolution. On ne parle plus de fabrication ou de détention d’armes. ça veut dire que peut-être au cours de la procédure on s’est rendu compte qu’on est allé très vite en besogne et que ces gens-là ne sont pas des monstres comme on l’a prétendu et d’ailleurs elles sont allées eux-mêmes à la police judiciaire pour répondre aux convocations. On n’est pas venu les prendre. Certains diront que c’est un préalable ; mais, le fait de les libérer, ne serait-ce que provisoirement, peut faire baisser les tensions et donner la possibilité que le dialogue prenne place. Une autre chose que certains sont en train de citer comme préalables et que moi je pense que c’est essentiel, ce n’est pas une question de dialogue. Je suis un homme politique, je voyage beaucoup. Ça me met mal à l’aise de faire le test de Covid parce que je dois aller au Sénégal ou en France ou ailleurs, je paye mon billet et que ça soit au moment où je dois m’embarquer qu’on me dise non, tu ne peux pas voyager. La justice peut faire mieux que ça. Nous sommes tous justiciables. Si pour une procédure en cours il y a quelque chose qui m’est reproché et qui donne raison à la justice de restreindre mes mouvements on peut dire : monsieur Millimono, pour telle procédure en cours dont vous êtes cités, vous ne pouvez pas sortir du pays. Là, c’est transparent, c’est connu de tous. Ça n’ajoute pas à la frustration que je sois laissé d’abord en train de me préparer parce que je réponds à une invitation ou que je vais pour une visite médicale et que ça soit quand je suis prêt à prendre l’avion qu’on me dit que je ne peux pas voyager. Au-delà du fait que nous devons dialoguer, je trouve que ce n’est pas normal que ça se passe dans notre pays. Non, ce que certains pensent que c’est un préalable pour dialoguer, je pense qu’on doit simplement agir là-dessus, montrer une volonté politique là-dessus pour que d’abord, sur le plan de l’image du pays, nous ne continuons pas à être cités comme un pays qui prend d’assaut  sur les droits et libertés des populations.

Guineematin.com : ces dérives que vous êtes en train de citer, c’est notamment l’UFDG qui en est la principale victime. Mais, est-ce que cela veut dire que vous comprenez leur position de conditionner leur participation à ce dialogue à la libération de ses cadres emprisonnés, la libération de leur siège et de ses bureaux ; mais, aussi leur liberté de voyager ?

Dr Faya Millimouno : je comprends leurs soucis. A la place de tous les partis qui sont concernés, le Bloc Libéral serait tenté d’agir de la même façon. Il y a l’UFDG, comme vous l’avez dit, qui fait partie ; l’UFR qui s’est battu deux fois, trois fois avant de pouvoir obtenir la possibilité de sortir ; mon frère et ami, Abé Sylla, est passé par là. Donc, je dis simplement que ça n’honore pas notre pays ; et, on peut faire mieux. Ça fait plus de 60 ans qu’on est indépendant et nous sommes les précurseurs en matière de promotion des valeurs démocratiques, la Guinée a pris le devant ; mais aujourd’hui, nous semblons être  à la traîne. C’est pourquoi, au-delà du fait que nous devons aller au dialogue, j’invite ceux qui nous gouvernent, et particulièrement l’appareil judiciaire, à faire preuve de plus de professionnalisme dans la façon de faire les choses.

Guineematin.com : puisque nous parlons des questions judiciaires, il y a une semaine, Oumar Sylla Foniké Mangué a été condamné à une lourde peine de prison ferme. En première instance, il avait été condamné à 11 mois. En appel, le procureur demande 2 ans et finalement le juge annonce 3 ans. Quelle est votre lecture de cette autre actualité ?

Dr Faya Millimouno : naturellement et de façon générale, on dit qu’on ne commente pas une décision de justice. Mais, cette condamnation ne va pas dans la bonne direction parce qu’il y a eu un combat qui a été mené et ce combat n’était pas vide de sens. Quand on dit que le FNDC a mené le combat pour ne pas que la constitution change, ce n’est pas un combat vide de sens. Le président, Alpha Condé qui est là aujourd’hui, dans les années 2000, il a mené le même combat pour que la constitution de la Guinée ne change pas au temps de Lansana Conté. Alors, il ne faut pas qu’on installe notre pays dans une tradition de présidence à vie. Le combat a été mené, au bout, un président a été proclamé élu, investi, à travers un processus qui a connu la participation de tout le monde. Je crois qu’il est dans l’intérêt de tout le monde aujourd’hui qu’on ne continue pas à chercher la bête noire. Mais, que l’on mette la balle à terre et qu’on travaille tous à créer une atmosphère apaisée.

Guineematin.com : revenons maintenant sur le sujet concernant votre parti. Pendant que vous êtes en procès avec certains anciens responsables du BL, on a vu le départ du chargé des questions électorales du parti. Comment avez- vous accueilli cette démission ?

Dr Faya Millimouno : ce n’est pas nouveau. Je suis très étonné que les médias fassent une actualité. Moi, en tant que président, avant même que je ne voyage pour les Etats-Unis au mois de mars, c’est en novembre que j’ai obtenu une lettre de démission de la part de Samuel Kourouma. Alors, je lui ai répondu au nom du parti pour lui souhaiter bonne chance. Ça, c’était en novembre. Nous sommes en juin, on lui a souhaité bonne chance où il dépose ses valises. Donc, on ne fait pas de commentaire sur ça parce que c’est une histoire vraiment ancienne.

Guineematin.com : mais, qu’est-ce qui a été à l’origine de son départ.

Dr Faya Millimouno : nous, nous n’avons pas besoin d’expliquer sur ce qui a été à l’origine de son départ. C’est lui qui a dit qu’il quitte le parti, on lui a souhaité bonne chance et nous nous continuons notre marche. Qu’il ait la chance d’évoluer, on sera sur le terrain politique, on se rencontrera et nous sommes appelés à faire peut-être des choses ensemble.

Guineematin.com : avec ce départ qu’on peut ajouter au procès est-ce que vous ne pensez pas aujourd’hui que le Bloc Libéral a vraiment besoin du sang neuf ?

Dr Faya Millimouno, président du parti Bloc Libéral

Dr Faya Millimouno : pour le procès, il ne faut pas mêler le BL. Ce n’est pas le BL qui poursuit, c’est moi-même. Même si j’ai besoin de me servir des archives du BL, je dois avoir l’autorisation du parti ; parce que je ne suis qu’un individu. Alors, ce procès, je le fais pour des raisons pédagogiques. Nous nous battons pour des valeurs ; et, la calomnie, la diffamation n’est pas une valeur. C’est une contrevaleur. Il vous souviendra que lorsqu’en communicant ici, au siège du parti, j’ai confondu Mohamed Lamine Fofana à Mamadou Lamine Fofana, j’ai fait l’objet de poursuite pour diffamation. J’ai été en prison ; mais, j’avais le cœur tranquille, parce que j’ai reconnu qu’il y a avait une erreur. J’ai fait une déclaration là-dessus. Et donc, j’étais en harmonie avec moi-même. Il y a eu par le passé des gens qui m’ont attaqué dans les médias pour dire beaucoup de choses, je n’ai pas répondu. Je leur ai donné l’opportunité d’aller devant la justice solennellement pour donner les preuves. Pour l’instant, cette procédure telle que je la vois, les gens on leur dit d’amener la preuve, ils amènent d’autres accusations. Je souhaite simplement que le droit soit dit dans cette affaire.

Guineematin.com : quel est votre mot de fin ?

Dr Faya Millimouno : c’est de dire que le BL aujourd’hui se porte mieux. Je viens de quitter l’extérieur où, malgré la Covid-19, j’ai pu quand-même par les applications interposées conférer avec les autres structures qui sont en Europe, aux Etats-Unis. Le parti se porte de plus en plus mieux parce qu’à l’interne, on avait l’impression qu’il y avait comme si c’était des ennemis qui se retrouvaient. On n’avait plus un même objectif. Aujourd’hui, l’objectif est commun et que les choses se font dans la sérénité. Au moment où nous parlons, plusieurs missions sont à l’intérieur du pays et notre mission est en train de se poursuivre dans le grand Conakry. Même le dimanche dernier j’étais à la tête d’une forte délégation à Coyah. Et ce dimanche nous serons à Manéah. Le parti gagne aujourd’hui ses forces et ce qui est important, j’invite tous les militants et les sympathisants à redoubler d’effort pour que nous délivrions la marchandise par rapport à la promesse que nous avons faite au peuple de Guinée, créer la rupture.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Guinée : retour au bercail de Soulay Thiâ’nguel à quel prix ?

9 juin 2021 à 17 05 22 06226
Souleymane Thiâ’nguel Bah

Depuis quelques jours, certains militants du principal parti de l’opposition envoient des flèches à des responsables dudit parti. Lesquels sont soupçonnés de connivence avec l’adversaire. C’est dans ce contexte de suspicion qu’un responsable du  parti et non des moindres revient de son exil. Ce qui conforte ceux qui pensent que le pouvoir est en train de négocier avec certains responsables et militants du parti pour, sinon anéantir tout au moins affaiblir ce parti qui reste toujours une épine dans le pied du régime.

Comme par coïncidence, le retour de l’ancien responsable de communication de l’UFDG de ses longues années d’exil en France intervient au moment où trois cadres du parti, détenus à la maison centrale de Conakry, ont lancé un appel au dialogue. Cela veut dire que, d’une manière ou d’une autre, cet appel n’est pas tombé dans des oreilles sourdes. Le retour de Souleymane Bah, connu sous le nom de Soulay Thiâ’nguel, ne peut être que le fruit d’une négociation entre l’intéressé et les autorités guinéennes, estime-t-on.

Ces négociations incluraient-elles le départ de cet intellectuel de son parti et par ricochet son adhésion au parti au pouvoir ? Les jours et semaines à avenir nous édifieront. Il faut noter toutefois qu’au plan juridique, la Guinée avait déjà déclaré que le Soulay Thiâ’nguel qui a fait l’objet de condamnation n’est pas le responsable de la communication de l’UFDG. Mais l’histoire ressemble fort à celle de l’hyène que la légende nous raconte : « alors que tout le monde était réuni quelque part, quelqu’un a crié attrapez-le. L’hyène a immédiatement détalé de toutes ses forces. Interrogé quelques jours plus tard pourquoi elle a fui, elle a demandé si, après sa fuite, on a attrapé un autre à sa place. La réponde fut négative. L’hygiène a conclu alors qu’elle avait eu toutes les bonnes raisons de détaler.

Soulay Thiâ’nguel sait qu’il ne doit son salut qu’à son départ du pays à l’époque. Aujourd’hui la donne a changé. Le troisième mandat a été obtenu. Les pressions externes s’intensifient. Le régime a besoin de montrer sa volonté de décrisper la situation. C’est ce contexte qui a favorisé le retour en exil de Souleymane Bah.

Pour revenir aux soupçons et à la suspicion qui règnent au sein du principal parti de l’opposition, ce retour négocié n’est pas de nature à apaiser l’esprit de ceux qui sont tombés dans un état paranoïaque dans ce parti. Mais il existe un précédent qui pourrait les rassurer. En l’occurrence le cas Bah Oury. Pour beaucoup d’observateurs, après la grâce accordée à M. Bah et son retour d’exil, l’ancien ministre devait être nommé par Alpha Condé. Cela ne s’est jamais produit. Tout en prenant ses distances vis-à-vis de son ancien parti, il a gardé une certaine indépendance critique dans la gestion des affaires publique du pays.

Comme le premier Bah, on peut penser que le second n’a pas marchandé son retour. Surtout pas pour confirmer tous les soupçons qui hantent actuellement les esprits dans son parti. Dans tous les cas, et quelle que soit la décision que le revenant va prendre, ce dernier a déjà subi un préjudice irréparable. Il pourrait certes pardonner, mais jamais oublier la douleur qui fut la sienne de perdre son père quand il était contraint à tort à vivre loin des siens.

Avant même le mea culpa des autorités guinéennes, l’accusation portée contre Souleymane Bah avait laissé nombre de Guinéens incrédules. Cet intellectuel étant tout sauf un criminel.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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Fête de Ramadan : le message de Cellou Dalein aux Guinéens

13 mai 2021 à 6 06 34 05345

A l’occasion de la fin du Ramadan, Cellou Dalein Diallo a adressé un message à ses compatriotes. Le président de l’UFDG a souhaité bonne fête de l’Aïd El Fitr aux fidèles musulmans de Guinée, tout en souhaitant de voir une Guinée unie, où règnent la justice, la solidarité et la paix.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le message du principal opposant guinéen :

« Mes chers compatriotes,

Nous voici arrivés au terme du mois saint de Ramadan où nous avons, par le jeûne, les prières et la dévotion, raffermi davantage notre foi dans un contexte marqué par une crise sanitaire qui frappe le monde entier.

Je saisis cette occasion pour présenter mes sincères condoléances à toutes les familles endeuillées par la pandémie et réitérer mes encouragements au personnel soignant dont l’abnégation force l’admiration.

J’ai une profonde pensée pour ceux de nos compatriotes malades, ceux arbitrairement privés de liberté et ceux dont la vulnérabilité nous appellent à un devoir de solidarité.

Puisse Allah, au terme de ce mois de pénitence, favoriser l’avènement d’une Guinée unie où règnent la justice, la solidarité et la paix.

À tous les fidèles musulmans de Guinée et du monde, je souhaite une excellente fête d’Aid El Fitr.

Qu’Allah le Clément, le Miséricordieux, pardonne nos péchés, accepte notre jeûne et exauce nos prières ».

A suivre !

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Alpha Condé : « mettons à profit cette fête du Ramadan pour renforcer la cohésion nationale »

13 mai 2021 à 6 06 28 05285

Dans un message publié ce mercredi soir sur ses médias sociaux, le président Alpha Condé a souhaité bonne fête de Ramadan aux Guinéens. Le chef de l’Etat a émis le souhait que cette fête soit mise à profit pour renforcer la cohésion nationale  en Guinée.

« Je souhaite à toutes et à tous une très bonne fête de l’Aïd el Fitr. Qu’Allah dans Sa grandeur et Sa miséricorde infinie accepte notre jeûne, exauce nos prières, fortifie notre foi et protège notre pays. Mettons à profit cette fête du Ramadan pour renforcer la cohésion nationale, indispensable au mieux-être de tous les Guinéens ! », a écrit le président de la République.

L’Aïd El Fitr sera célébrée aujourd’hui, jeudi 13 mai 2021, en Guinée. Elle intervient après 30 jours de jeûne et de pénitence des fidèles musulmans.

A suivre !

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Polémique entre les partis de Cellou Dalein et d’Alpha Condé : l’UFDG répond au RPG-AEC

19 avril 2021 à 12 12 06 04064

Dans une déclaration publiée sur différentes plateformes, la direction du RPG-ARC-EN-CIEL soutient que : “Le président de l’UFDG, El-Hadj Cellou Dalein Diallo, depuis sa dernière retentissante débâcle électorale a déserté littéralement le terrain politique pour s’investir dans les médias sans retenue, ni pudeur. Il n’arrive pas encore à faire le deuil des cuisantes défaites humiliantes qu’il a subies coup sur coup à l’élection présidentielle à laquelle il a prit part avec l’idée funeste de “moi ou le chaos”, au référendum qu’il a essayé d’empêcher par un recours à la violence et des actes terroristes, aux législatives qu’il a boycottées au grand dam de son parti, aujourd’hui, absent de l’Assemblée nationale à cause de sa niaiserie électorale et de ses louvoiements politiques endémiques”.

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Détention du journaliste Diouldé Diallo : l’ancien SG du SPPG appelle à une union sacrée pour exiger le respect de la loi L002

29 mars 2021 à 7 07 29 03293

Elhadj Amadou Diouldé Diallo, journaliste-historien

Cela fait bientôt un mois que le célèbre journaliste et historien guinéen, Amadou Diouldé Diallo, est incarcéré à la maison centrale de Conakry pour « outrage au chef de l’Etat ». La privation de liberté à ce professionnel de médias a suscité l’indignation de certaines associations et ONG africaines qui défendent la liberté de la presse. Mais, paradoxalement, on observe quasiment un silence total des organisations professionnelles des médias en Guinée. C’est à croire que les professionnels de médias du pays cautionnent son arrestation et sa détention, en dépit de la dépénalisation des délits de presse en Guinée. Mais, pour l’ancien secrétaire général du SPPG (syndicat des professionnels de la presse en Guinée) et PDG de la radio Fraternité Fm Guinée, il est encore temps pour les professionnels de médias de se bouger pour demander le respect de la loi L002 sur la liberté de la presse en Guinée.

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Les mots et les maux du ministre

22 mars 2021 à 12 12 00 03003

Habib Yembering Diallo

Cher ami,

Je ne doute pas un seul instant que tu suis avec le plus grand intérêt l’évolution de l’actualité dans notre pays. Une actualité dominée cette semaine par ce qui s’est passé à l’aéroport de notre pays où, pour la première fois, un homme politique a été cueilli comme un vulgaire malfrat dans un avion pour être débarqué.

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Conakry : les NFD de Mouctar Diallo assignées en justice

22 mars 2021 à 11 11 56 03563

C’est peut-être un début d’ennuis judiciaires pour le parti de Mouctar Diallo, ancien ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes. En tout cas, les NFD (nouvelles forces démocratiques) viennent d’être assignées en justice par le bailleur qui lui a loué les locaux qui abritent son siège national sis à Hamdallaye pharmacie, dans la commune de Ratoma.

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Dr Edouard Zoutomou sur le discours d’Alpha Condé « il a raté l’occasion pour convaincre »

28 février 2021 à 17 05 19 02192

Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou, président de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP)

« Les Guinéens ne sont pas des tortues. C’est un discours irresponsable. Alpha Condé a raté l’occasion pour convaincre ». C’est la réponse de Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou à la dernière sortie fracassante du président Alpha Condé. Ce dernier a déclaré cette semaine que « les Guinéens n’ont pas honte » et qu’ils sont à l’image de la tortue. Réagissant à ce discours dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, le président du parti UDRP relève tout d’abord une contradiction entre ces propos du chef de l’Etat et ceux qu’il avait tenus auparavant.

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Les fédérations de l’UFDG à Cellou Dalein : « vous êtes l’avenir de notre Parti et de notre pays »

26 février 2021 à 11 11 01 02012

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

« Monsieur le Président Cellou Dalein Diallo, vous êtes l’avenir de notre Parti et de notre pays. Nous comptons sur vous. Vous pouvez compter sur nous »

C’est la première rencontre du genre depuis l’élection présidentielle contestée du 18 octobre dernier. Les responsables des dix fédérations de l’UFDG de la capitale guinéennes, les membres de la direction nationale et du bureau politique du parti étaient au domicile de leur président hier, jeudi 25 février 20211. Entouré de son épouse, Hadja Halimatou Dalein Diallo, et de quelques proches collaborateurs, Elhadj Cellou Dalein Diallo a été rassuré du soutien et de la fidélité de ses collègue face à l’injustice dont il est victime, lui et ses partisans emprisonnés depuis plus de trois mois de la part du régime Alpha Condé. 

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Les « frustrés du RPG » menacent de manifester dans la rue… « Une mauvaise histoire est en train d’être écrite… »

17 février 2021 à 13 01 02 02022

Conférence de presse du collectif des frustrés du RPG

« C’est une mauvaise histoire qui est en train d’être écrite sur la page du RPG. Nous demandons à rencontrer monsieur le président de la République pour pouvoir discuter de nos points de revendications. Si cela n’est pas fait, nous allons passer à la vitesse supérieure, en organisant des sit-in et des manifestations de rue. Si tout cela n’aboutit pas, nous allons utiliser d’autres voies de recours qui seront amères pour le parti et pour le président de la République », a prévenu Ibrahima 4 Doumbouya, coordinateur national du collectif des frustrés du RPG.

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Bah Oury change de camp : « on a un chef d’Etat, un Gouvernement, une Assemblée nationale… »

17 février 2021 à 10 10 14 02142

Bah Oury, président du parti UDRG

Bah Oury, le président de l’union des démocrates de la renaissance de la Guinée (URDG), change de camp ! Il ne conteste plus la nouvelle constitution, la nouvelle Assemblée nationale, encore moins la légitimité du président Alpha Condé, réélu pour un troisième mandat de six ans. L’ancien vice-président de l’UFDG a même été coopté par Mamadou Sylla pour appartenir à son cabinet, en tant que chef de file de l’opposition parlementaire. 

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Les mots et les maux du ministre

14 février 2021 à 12 12 12 02122

Habib Yembering Diallo

Cher ami,

Une fois n’est pas coutume, mes lettres se suivent et se ressemblent. De façon prémonitoire, la semaine dernière, je te parlais déjà des conséquences désastreuses de l’ouverture de notre parti aux militants et responsables d’autres partis politiques. Si tu te souviens, je te disais que chaque poste occupé par un opposant était celui qui était destiné à un partisan. Eh bien, les conséquences de cela ne se sont pas faits attendre.

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Déguerpissement des citoyens à Conakry : l’UFR accuse le pouvoir d’encourager le banditisme

7 février 2021 à 8 08 52 02522

Depuis quelques jours, le régime Alpha Condé, à travers son ministère de la ville et de l’aménagement du territoire, a engagé une opération de déguerpissement des populations dénommée « libération des emprises des voiries de la ville de Conakry ». Cette opération se matérialise sur le terrain par la démolition des maisons, boutiques, kiosques et autres que le Gouvernement désigne « encombrants physiques ». Et, comme de coutume, ces opérations se font sans aucune assistance de l’Etat aux victimes. Et, cela a été vivement dénoncé hier, samedi 06 février 2021, par l’Union des Forces Républicaines (UFR) lors de son assemblée générale hebdomadaire.

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Lutte contre le 3ème mandat d’Alpha Condé : 9 opposants auditionnés dont ceux accusés d’avoir mis le feu au train de RUSAL

26 janvier 2021 à 8 08 54 01541

Les détenus politiques continuent de défiler devant le pool de juges dont le siège est provisoirement installé au tribunal militaire, à Kaloum. Dans la journée d’hier, lundi 25 janvier 2021, neuf prévenus- dont ceux accusés dans l’incendie du train minéralier de RUSAL- ont été auditionnés par les magistrats, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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Manifeste de la jeunesse pour une société guinéenne démocratique

15 janvier 2021 à 18 06 29 01291

La jeunesse guinéenne est un orphelin politique, car ses besoins de justice et d’égalité continuent d’être ignorés par les acteurs et décideurs politiques. Ce qui s’explique tout d’abord par un rapport de subordination que la classe politique entretient avec la jeunesse, réduite à être un valet de pied au service de partis politiques dont le seul souci est le renforcement des privilèges liés au pouvoir.

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