Réunion du comité de suivi de l’accord politique : l’audit du fichier électoral au centre des travaux

19 avril 2019 à 18 06 01 04014

La 27ème session du comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016 s’est tenue ce vendredi, 19 avril 2019, au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. La rencontre a tourné autour de la présentation de l’avis de tous les acteurs sur le résultat de l’audit du fichier électoral.

Elle a été présidée par le ministre de tutelle, Bouréma Condé, en présence de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), de la Société Civile, des partenaires techniques et financiers, des représentants de la mouvance présidentielle et de l’opposition, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), maître Amadou Salif Kébé, a promis que son institution prendra en compte toutes les recommandations afin d’organiser les élections législatives le plus tôt que possible. « Chacun a pu poser des questions et faire des recommandations sur leurs mises en application. Il est ressorti que, unanimement, nous sommes d’accord que les recommandations doivent être appliquées pour l’amélioration de notre fichier électoral.

Il y a 77 recommandations qui ne sont pas toutes applicables dès maintenant. Il y a des recommandations à court terme, moins terme et à long terme. Nous nous voulons aller techniquement voir quelles sont les recommandations à mettre en œuvre immédiatement pour aller aux élections le plus rapidement possible.

Nous sommes entrain de préparer les élections législatives. Nous voulions savoir quel est l’avis des acteurs politiques en ce qui concerne le résultat de l’audit et nous intégrerons ces avis dans notre démarche », a indiqué maître Kébé.

Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le Général Bouréma Condé, par ailleurs président du comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016, s’est réjoui de la tournure qu’ont pris les choses. « Nous nous réjouissons de la qualité de travail abattu. Aujourd’hui, les guinéens attendent de tout leurs vœux que la classe politique se retrouve dans ce genre de climat d’apaisement ».

Le député Cellou Baldé, membre du bureau politique de l’UFDG, est revenu sur les points touchés lors de la rencontre et souhaite que toutes les recommandations soient prises en compte. « La CENI nous a fait une présentation synthétisée et bien consolidée du rapport d’audit. Il a été décidé aujourd’hui que les parties prenantes qui sont au tour de la table, notamment les acteurs politiques, vont faire parvenir par écrit au comité de suivi leurs observations.

Ce qu’il faut retenir, c’est que nous ne sommes pas réunis ici pour refaire l’audit du fichier électoral. L’audit a déjà été fait et puis les experts internationaux ont fait des recommandations hiérarchisées. Donc, il s’agit pour la CENI de faire en sorte que ces recommandations soient prises en compte dans le cadre de la révision du fichier électoral avec des indications claires de la part du comité de suivi…

Vous avez par exemple une recommandation forte, qui est la première déclinée, qui dit qu’au vu du nombre de doublons persistants que les électeurs dans leur totalité doivent repasser devant la machine pour être confirmés. Que cela s’impose. Ça, c’est un avis d’auditeur, un avis d’expert », a-t-il expliqué.

De son côté, le député Boubacar Barry, un des vices présidents de l’UFR, a dit son souhait de voir les recommandations soient mises en œuvre. « En ce qui concerne l’UFR, ces recommandations ont été endossées et ce que nous souhaitons aujourd’hui, c’est qu’elles soient mises en œuvre rapidement dans le cadre du recrutement d’un opérateur chargé de la révision du fichier électoral et que ces recommandant soient intégrées dans le cahier de charges. Les résultats de cet audit sont satisfaisants. Nous pensons que c’est ce qui nous permettra de continuer ce travail de la révision et des élections apaisées », a t-il laissé entendre.

De son côté, l’honorable Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel, a saisi l’occasion pour répondre aux détracteurs. « On a eu une excellente présentation par la CENI des forces et faiblesses et des recommandations sur le fichier. Ce qui est important et qui a été relayé dans la presse, c’est qu’il y aurait eu 1 million 500 mille personnes qui sont des fictifs et qu’on a qualifié même comme souvent étant des réserves pour le pouvoir dans le fichier électoral.

On a clairement posé la question et ça a été démontré que ça a commencé depuis 2002; 2005; 2008 quand le président de la République rêvait encore d’être président. C’est plutôt parce qu’on n’arrive pas à transférer toutes les données d’un opérateur à un autre, nous sommes arrivés à des cumuls d’électeurs qui n’ont pas d’empruntes dans le fichier. Et un autre a posé la question pourquoi toujours nous changeons d’opérateur ?

C’est parce que l’opposition, à son accoutumée, de demander à ce qu’on change d’opérateur quand ils n’ont plus confiance ou parce que l’opérateur a un prénom qui ne rassure pas souvent. C’est les seuls motifs pour dire changeons d’opérateur. C’était ce qui est important. Mais globalement, nous sommes d’accord que les recommandations soient mises en place dans les meilleures des conditions ».

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél 224623532504

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Dégradation des libertés en Guinée : le régime Alpha Condé perd encore (RSF)

18 avril 2019 à 13 01 53 04534

C’est une évidence pour tous ceux qui vivent en République de Guinée ! Les libertés se dégradent, le régime Alpha Condé menace, enferme et tue ceux qui ont une opinion contraire sans aucune justice pour les victimes.

Si l’opposition guinéenne parle de cent trois (103) militants tués lors de ses manifestations, les acteurs de la société civile souffrent de l’embrigadement des libertés avec des PA militaires qui « tuent » toute possibilité de manifester sa désapprobation de la gestion du pays. Quoique consacrés par la Loi suprême de la République de Guinée- la Constitution- les meetings et autres formes de manifestation sont automatiquement interdits sur le territoire national par ceux qui dirigent le pays, sauf si c’est pour chanter les éloges du président.

Ainsi, même s’ils sont rejetés par la majorité des Guinéens à Conakry et dans plusieurs autres villes du pays (comme on l’a constaté lors des dernières élections locales), le parti présidentiel et ses alliés sont les seuls à organiser des manifestations dans la Guinée d’aujourd’hui avec une amplification dans les médias d’Etat où aucune autre voix discordante n’est autorisée… Exit les débats contradictoires à la RTG créés sous le régime de Lansana Conté, père de la démocratie guinéenne, les dossiers d’enquête qui pouvaient révéler la mauvaise gestion des deniers publics, etc.

Et, là où Alpha Condé et ses partisans se félicitaient d’avoir gardé les acquis du régime Lansana Conté, on apprend que c’est perdu ! La liberté de presse se dégrade et notre pays est relégué au 107ème rang sur les 180 pays classés dans le monde ! Et, avec la volonté affirmée de certains partisans du régime d’imposer le président Alpha Condé à la tête du pays même après son deuxième et dernier mandat, contre les Lois de la République (notamment la Constitution) et la majorité des Guinéens, le pire est à craindre dans ce pays…

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le classement fait par Reporters Sans Frontières (RSF)

https://rsf.org/fr/classement-mondial-de-la-liberte-de-la-presse-2019-la-mecanique-de-la-peur?fbclid=IwAR2MP6_6SWQgxQefYtYegCVy6TBGuu22pLOuusvcyYZpfkFxHsy

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Conakry : l’opposant Faya Millimouno inculpé et placé sous contrôle judiciaire

8 avril 2019 à 15 03 30 04304

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, Dr Faya Millimouno président du Bloc Libéral (BL) et 12 autres membres de cette formation politique ont été auditionnés ce lundi, 8 avril 2019, par le doyen des juges d’instruction du tribunal de Kaloum. Les 12 membres du parti ont été mis en liberté alors que Dr Faya a été place sous contrôle judiciaire, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au terme de l’instruction de ce lundi, les 13 mis en cause ont été inculpés des faits d’attroupement et trouble à l’ordre public. Mais, c’est seulement Dr Faya Millimouno qui a été place sous contrôle judiciaire. C’est maître Salifou Béavogui, un des avocats des opposants, qui annoncé la nouvelle devant la presse, au sortir de la salle d »instruction.

« Le pool d’avocats chargé de la défense de Dr Faya Millimouno, ayant à sa tête, le doyen Abdoul Kabélé Camara, a rencontré monsieur le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kaloum, qui a décidé l’ouverture d’une information en saisissant le doyen de juge du même tribunal.

Le doyen des juges a reçu nos clients individuellement, ils ont été interrogés et inculpés des faits d’attroupement et de trouble à l’ordre public. Selon la loi, l’information judiciaire est secrète. Mais, je pourrais vous dire que tous nos clients ont rejeté systématiquement les faits mis à leur charge.

Donc, ils ont été tous mis en liberté, sauf Docteur Faya Millimouno. Aux dires du juge d’instruction, Dr Faya sera place sous contrôle judiciaire. Et l’interrogatoire sur le fond commence demain », a expliqué maître Salifou Béavogui.

Le président du Bloc Libéral rentre donc chez lui, mais il devra se présenter deux fois par semaine au tribunal de Kaloum jusqu’à l’ouverture de son procès.

A rappeler que Dr Faya Millimono, opposant farouche au régime Alpha Condé, a été arrêté avec ses 12 partisans le vendredi, 05 avril dernier, à quelques mètres du Palais du peuple de Conakry. Les opposants tentaient d’aller manifester devant l’Assemblée nationale pour dénoncer la prorogation par décret présidentiel du mandat des députés et réclamer l’organisation des élections législatives.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Manifestation de reconnaissance à Alpha Condé à Pita : les regrets du député Aliou Condé

6 avril 2019 à 17 05 48 04484

Le démarrage d’une série de manifestations de reconnaissance au président Alpha Condé au Fouta passe mal à l’UFDG, principal parti d’opposition en Guinée. C’est Aliou Condé, vice-président par intérim chargé des affaires politiques du parti qui a exprimé sa révulsion devant ces manifestations. C’était à l’occasion de l’assemblée générale de l’UFDG, tenue ce samedi 6 avril 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir expliqué aux militants les raisons de la présence de Cellou Dalein en Côte d’Ivoire depuis trois jours, Aliou Condé, est revenu sur l’organisation d’un mois de manifestation de reconnaissance aux actions du président Alpha Condé à Pita. « Nous avons des frères à nous qui vont en Moyenne Guinée, notamment à Pita, pour dire qu’ils vont faire des manifestations pour remercier le Pr Alpha Condé pour les bienfaits qu’il a faits pour le Fouta.

Après avoir massacré beaucoup de nos jeunes, détruit la plus part des maisons de leurs parents, comment voulez-vous qu’on remercie le Pr Alpha Condé ? Nous sommes dans un deuil, nous ne pouvons pas magnifier celui qui est la cause de ce deuil. Il y a eu de mort d’hommes à cause de ceux-là. Vous avez vu la fille qui a été défigurée. On ne peut pas passer cela sous silence.

Chaque fois que je regarde ces images, j’ai les larmes aux yeux. On ne peut pas l’accepter et on ne peut pas le faire. Il faudrait qu’on passe le message de bouche en bouche, de maison en maison, de quartier en quartier, de ville en ville et de préfecture en préfecture. Nous ne sommes pas pour la violence ; mais, on ne peut plus accepter qu’on soit toujours piétiné », a-t-il dit.

Concernant l’arrestation de Dr Faya Millimouno et quelques uns de ses partisans hier vendredi, le vice-président de l’UFDG a, au nom de son parti, condamné « fermement » l’acte qui viole un droit constitutionnel qui est celui de manifester.

Quant à l’éventuelle modification de la Constitution à partir d’un vote à l’Assemblée nationale, le député a rassuré les militants qu’il n’en sera pas question. « Notre groupe parlementaire a 39 personnes. En plus de Kouyaté du PEDN qui ne siège pas, ça fait 40 voix. La loi est claire, s’il y a plus de 38 députés qui sont contre la loi, elle ne passera pas. Donc, restez tranquille, la modification n’aura pas lieu », rassure-t-il.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Kassory Fofana prédit l’échec du front anti 3ème mandat : « c’est une union qui n’ira nulle part »

6 avril 2019 à 12 12 51 04514

Quelques jours après le lancement du Front National pour la Défense de la Constitution, un mouvement composé d’acteurs politiques, de la société civile, de syndicats et de défenseurs des droits de l’Homme et qui entend s’opposer à toute modification de la Constitution visant à permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, le Premier ministre guinéen s’est exprimé sur le sujet.

Ibrahima Kassory Fofana s’est rendu au siège du RPG Arc-en-ciel où se tenait l’assemblée générale du parti au pouvoir, pour se prononcer sur la question, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Le chef du gouvernement guinéen a invité les responsables et les militants de la mouvance présidentielle à ne pas se préoccuper de cette « union qui n’ira nulle part. « Ne faites pas attention aux sirènes d’illusion qu’on écoute ces derniers jours. L’union de l’opposition, c’est une union qui n’ira nulle part. Nous saluons l’agrandissement des bases de notre alliance, la mouvance présidentielle ; nous saluons le retour à la mouvance de Papa Koly.

Il a compris, comme beaucoup avant lui, que la vérité c’est au sein du RPG. La vérité et l’avenir, c’est avec le Professeur Alpha Condé. Ne cédons pas à la facilité, n’écoutons pas les histoires, ici et là, qu’on raconte. La vérité est que le Professeur Alpha Condé est en train de donner à ce pays, de donner à ce peuple ce qu’il mérite », a déclaré Kassory Fofana, sous les applaudissements des militants du RPG Arc-en-ciel.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Papa Koly après sa nomination : « je ferai en sorte de mériter cette confiance »

6 avril 2019 à 8 08 52 04524

Au lendemain de sa nomination à la tête du nouveau ministère de l’Hydraulique et de l’assainissement, Papa Koly Kourouma s’est confié à Guineematin.com, ce samedi matin. L’ancien ministre devenu opposant, salue son retour aux affaires et se dit prêt à faire en sorte de mériter la confiance du président Alpha Condé.

« C’est un sentiment de réelle satisfaction qui m’anime aujourd’hui. Nous sommes près de 15 millions de guinéens. Si parmi tout ce beau monde le chef de l’Etat vous fait confiance et qu’il vous renouvelle sa confiance, vous ne pouvez qu’être satisfait. Parce que la première fois on peut dire qu’il s’est trompé, mais la seconde fois c’est muri. Donc, c’est ce sentiment-là qui m’anime aujourd’hui.

Et surtout la tâche qu’il m’a confiée, qui est celle de de donner de l’eau aux Guinéens et d’assainir le cadre de vie des Guinéens. J’estime que le défi est grand mais si parmi tous les Guinéens c’est moi qu’il a choisi pour faire ce travail, je me dis que je bénéficie de toute sa confiance, et je ferai en sorte de mériter cette confiance ».

Papa Koly Kourouma retrouve ainsi un pouvoir qu’il a vigoureusement dénoncé depuis qu’il a rejoint l’opposition, après son départ du gouvernement. Aujourd’hui, il dit assumer ses critiques et promet de travailler de manière à changer ce qu’il a dénoncé hier. « Quand on est dans l’opposition, c’est pour critiquer le gouvernement. On ne va pas dans l’opposition pour saluer les bienfaits du gouvernement.

Et quand on est dans l’opposition, on assume. Donc, ce que j’ai fait comme critiques, je l’assume. Maintenant, quand vous critiquez quelque chose et qu’on vous dise de venir faire cette chose, il est hypocrite de refuser d’y aller. Donc, quand je serai à la tâche, les gens auront l’occasion d’apprécier ces critiques pour savoir si c’était fondé ou pas », a-t-il laissé entendre.

A rappeler que le nouveau ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement a déjà été ministre de l’Energie et de l’Hydraulique avant d’être nommé ministre conseiller à la présidence de la République sous l’ère Alpha Condé. C’est ce poste qu’il avait quitté (même s’il n’a jamais démissionné) pour rejoindre l’opposition, dirigée par Cellou Dalein Diallo.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Décrets : un nouveau ministère créé, Papa Koly revient aux affaires

5 avril 2019 à 21 09 53 04534

Dans une série de décrets lue ce vendredi, 05 avril 2019, sur les ondes de la télévision nationale, le président Alpha Condé a nommé plusieurs cadres au sein du gouvernement et à la présidence de la république.

Dans le premier décret, l’ancien ministre devenu opposant, Elhadj Papa Koly Kourouma est nommé ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. L’ancien ministre, devenu opposant, signe son retour au sein du gouvernement d’Alpha Condé qu’il a longtemps critiqué avec sa fameuse phrase « C’est le Système ».

Dans le deuxième décret, c’est monsieur Cheick Taliby Sylla, précédemment ministre de l’Energie et de l’Hydraulique qui est nommé ministre de l’Energie.

Dans le troisième décret, le président Alpha Condé a nommé monsieur Mamadou Diouldé Diallo, précédemment Directeur général de la société des eaux de Guinée (SEG) secrétaire général du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Enfin, Docteur Ibrahima Sory Sow, précédemment ambassadeur de la République de Guinée en République populaire de Chine, a été nommé ministre conseiller chargé de mission à la présidence de la République.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél: 622680041

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Arrestation de Faya Millimono : le FNDC « exige sa libération immédiate »

5 avril 2019 à 16 04 19 04194

Déclaration /N°002 /FNDC. 2019

Soutien au parti Bloc Libéral dont le président et certains militants qui ont été illégalement arrêtés par les unités des forces de sécurité.

Le Front National pour la Défense de la Constitution vient d’apprendre l’arrestation de Dr. Lansana Faya Millimono, président du Bloc Libéral et certains citoyens pour avoir librement exprimé leurs droits de manifester conformément à l’article 10 de la constitution Guinéenne.

La manifestation est un droit constitutionnel dont nul n’a le droit d’empêcher l’exercice dans notre pays, à moins que ça ne soit un abus d’autorité.

Le Front National pour la Défense de la Constitution condamne fermement cette habitude irresponsable.

Le Front National pour la Défense de la Constitution exige la libération immédiate et sans conditions de Dr. Lansana Faya Millimono et de ses compagnons.

Le Front National pour la Défense de la Constitution exprime sa solidarité à l’égard des personnes interpellées.

Ensemble Unis et Solidaire, nous vaincrons.

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Damaro Camara bientôt devant la justice ? Les magistrats annoncent une assemblée pour statuer

5 avril 2019 à 14 02 38 04384

Le ministère de la Justice et l’association des magistrats de Guinée ont organisé une conférence de presse commune, ce vendredi 05 avril 2019, dans les locaux du département. La démarche vise à dénoncer les propos « malveillants » tenus dans les médias par l’honorable Amadou Damara Camara, président du Groupe parlementaire de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale à l’endroit des magistrats et de l’appareil judiciaire de notre pays, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

L’honorable Amadou Damaro Camara, tout puissant chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale a choqué les responsables de l’appareil judiciaire guinéen lors de sa sortie dans l’émission « Les Grandes Gueules » de la radio Espace d’hier, jeudi 04 avril 2019. Au lendemain de cette sortie au cours de laquelle le député du RPG Arc-en-ciel s’en est pris à la justice guinéenne, les magistrats et leur département de tutelle se sont montrés très en colère contre lui.

Mohamed Aly Thiam, le président de l’association des magistrats de Guinée, dénonce des déclarations « outrageantes » face auxquelles son camp ne peut pas rester silencieux. « C’est d’autant insupportable que l’honorable député Amadou Damaro Camara se prête à ce jeu. Or, il est trop bien placé pour savoir que contre un magistrat indélicat, il y a un organe de sanction et des procédures de sanction.

Il n’a donc pas besoin d’aller à la radio pour jeter l’anathème sur l’ensemble de la justice. Il aurait pu très bien faire actionner contre le magistrat ou les magistrats indélicats, les processus prévues par la loi, pour mettre fin à de tels manquements », a-t-il dit.

Pour les magistrats, en allant dénigrer et même accuser des magistrats d’avoir pris de l’argent dans un dossier, l’honorable Damaro Camara ouvre une boite à pandore » et encourage même les citoyens à se révolter contre les magistrats. « Les propos de l’honorable Damaro sont séditieux. C’est des propos qui incitent les citoyens à se révolter contre les magistrats.

Ce sont des propos qui portent atteinte à l’honneur et à la dignité des magistrats et de la magistrature. Or, ces magistrats sont des pères et des mères de familles qui ont des enfants, qui ont des petits enfants, aujourd’hui pour lesquels, la dignité du père, la dignité du grand père est un certain joyau auquel il ne faut pas toucher (…)

Aujourd’hui, nous sommes préoccupés par la sécurité des magistrats à l’intérieur du pays. Premièrement, aucun Palais de justice, en dehors de la Coup d’Appel de Conakry, n’est protégé par un service de sécurité. Aucun magistrat n’est protégé par les services de sécurité. Ils sont facilement accessibles, ils sont soumis à tous les risques.

Et quand donc, on peut tenir des propos qui peuvent inciter des personnes à avoir une attitude de violence, à avoir des propos injurieux, diffamatoires, outrageux contre les magistrats, nous sommes préoccupés ».

Et, face à cette situation, ils n’excluent pas d’engager des poursuites judiciaires pour outrage, diffamation, et injures à l’encontre du député. « Qu’il (Damaro) n’oublie pas, qu’il l’a fait hors session. Sa protection, c’est en session, sa protection, ce n’est pas hors session. Je crois qu’à ce niveau, il y a lieu d’apprendre la loi.

L’immunité parlementaire a deux volets : en session et hors session. Et, il devrait faire très attention parce que le 12 avril prochain, je vais faire convoquer une assemblée générale des magistrats pour que nous statuons sur les différentes déclarations qu’il a faites dont nous avons les copies, afin de voir dans quelle mesure nous allons engager une poursuite contre lui en commençant par demander la levée de son immunité parlementaire », a annoncé Mohamed Aly Thiam.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Fodé Oussou répond à Damaro : « personne n’est contre une modification de la Constitution, mais… »

5 avril 2019 à 12 12 32 04324

Alors que débat autour d’une éventuelle modification de la Constitution guinéenne pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat fait rage, le député Amadou Damaro Camara tente de relativiser cette situation. Le député et chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale a déclaré que même en France la Constitution a été modifiée.

Et, ces propos ne laissent bien évidemment pas Dr Fodé Oussou Fofana indifférent. Le vice-président de l’UFDG et président du groupe parlementaire des Libéraux-démocrates au Parlement répond à son collègue en lui disant de bien faire la différence modification de la Constitution et proposition d’une nouvelle Constitution. Il a contacté Guineematin.com pour se prononcer sur la question.

Décryptage !

« J’ai suivi Damaro qui, pour justifier leur projet de nouvelle Constitution, dit que même en France, on a modifié la Constitution. Je vais lui dire que personne n’est contre une modification de la Constitution parce qu’une modification d’une Constitution est tout à fait normal. Dans tous les pays, il peut arriver qu’on modifie la Constitution. Mais, je précise que c’est seulement certains articles qu’on modifie. Il ne faut cependant pas faire l’amalgame entre modification de la Constitution et proposition d’une nouvelle Constitution.

En Guinée, ce qu’ils sont en train de proposer, ce n’est pas une modification mais c’est une nouvelle Constitution. Et c’est là qu’on a dit que nous ne sommes pas d’accord. Nous ne sommes prêts à accepter cela. Et puis, on n’est pas en France, on n’est pas aux Etats-Unis, on est en Guinée. Nous avons une Constitution qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Il faut respecter cela.

Pourquoi monsieur Alpha Condé attend à une année de la fin de son second mandat pour proposer une nouvelle Constitution ? Il veut proposer une nouvelle Constitution, passer à une quatrième République pour s’offrir un nouveau mandat. Est-ce que tous les chefs d’Etat qui vont arriver en Guinée vont proposer une nouvelle Constitution ? Nous disons non ! Donc ce n’est pas la peine que les Damaro se mettent à créer une confusion, parce que ça ne va pas marcher ».

Propos recueillis par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 62812462

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Front contre un 3ème mandat : voici ce qu’en disent certains citoyens

4 avril 2019 à 15 03 23 04234

Le combat contre une éventuelle révision de la Constitution pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat commence à se formaliser. Les forces politiques (opposants) et sociales (société civile), élargies à certains syndicats et des défenseurs des droits de l’Homme ont lancé officiellement un mouvement créé à cet effet et dénommé Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Au lendemain du lancement de ce front, Guineematin.com a interrogé plusieurs citoyens de Conakry pour recueillir leur avis sur la question.

Décryptage !

Sékou Camara, agent de la SEG : mon avis par rapport à ce front, je pense que c’est une très bonne chose. Il faut qu’on respecte la constitution. Il faut que le professeur Alpha Condé accepte de respecter la constitution. J’encourage et je soutiens le front anti 3ème mandat, je demande à ses membres d’aller jusqu’au bout. Je les soutiens corps et âmes, moralement et physiquement, ils n’ont qu’à aller jusqu’au bout pour que la constitution soit respectée.

C’est pour la bonne marche de ce pays-là. Partout où tu passes dans les cafés, tout le monde parle du respect de la constitution. La population même est engagée pour ça. Parce que la souffrance bat son plein en Guinée.

Kabinet Bérété, enseignant : je dirais tout simplement que cette formation est en retard, parce que la balle est déjà partie. A l’heure où nous sommes, presque je peux vous dire que les 60% de la population sont pour le troisième mandat ou la révision de la constitution. Donc, je conseille à cette formation anti troisième mandat de revenir sur la table. Nous sommes tous des guinéens, voyons ensemble les choses. Si la révision de la constitution y va de l’intérêt de la Guinée, si c’est ce qui est bon pour nous, pourquoi ne pas le faire ?

Lorsque le président Alpha Condé prêtait serment, il a dit qu’il a hérité d’un pays et non un Etat. Juridiquement parlant, cela veut dire que lorsqu’il est devenu président, il n’a rien trouvé en place. Les institutions nous on évités par ce qu’il y’avait de la pagaille. Personne n’a accepté venir investir en Guinée. Donc, moi je soutiens les initiatives du président Alpha Condé. On peut changer la constitution en s’asseyant autour de la table pour en discuter.

Boubacar Bah, prestataire de services : je salue la naissance de ce front. Je ne suis pas contre le président de la République, mais je suis contre la modification de la constitution. Parce que c’est le premier instrument qui pourra faire avancer la démocratie en Guinée. Donc, une révision de la constitution, un troisième mandat, moi je dis non (…)

Le président Lansana Conté a fait 4 mandats mais ce n’était pas de la démocratie ça. Et, je ne veux plus qu’on revive une telle situation dans notre pays. Je pense que les acteurs politiques peuvent discuter pour s’entendre sur un certain nombre de sujets, mais il ne doit pas y avoir de discussions autour d’un projet de troisième mandat. Parce que la constitution a dit que chaque président ne peut avoir droit qu’à deux mandats. On ne peut pas accepter que cela soit remis en cause.

Alpha Condé, lorsqu’il est venu au pouvoir, il a dit qu’il est le Nelson Mandela de la Guinée. Mais Mandela lui, il n’a fait qu’un seul mandat, Alpha en a fait deux. Donc, il n’est pas Mandela. Et, il n’aura pas de troisième mandat.

Mohamed Coucou Camara, homme d’affaires : ce que l’opposition est en train de faire, c’est tout à fait normal parce que c’est la démocratie. Ils n’ont qu’à lutter comme il se doit mais c’est un combat d’intérêt, chacun défend son intérêt. Quant à moi, je soutiens la modification de la constitution parce que je constate que la Guinée est en train d’avancer, grâce au président Alpha Condé. Maintenant, l’opposition se coalise avec d’autres pour tenter d’empêcher le vote (Référendum) parce qu’ils savent que si on vote, ils vont échouer.

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com
Tel : (00224) 622 07 93 59

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Front anti 3ème mandat : « préparez-vous au combat parce qu’il va arriver », lance Sidya Touré

3 avril 2019 à 19 07 21 04214

Comme annoncé précédemment, le Front National pour la Défense de la Constitution qui était annoncé depuis quelques jours, a été lancé ce mercredi, 03 avril 2019, à Conakry. Composé des principaux acteurs de la société civile guinéenne, des opposants, de certains syndicats et de défenseurs des droits de l’Homme, le mouvement se donne pour objectif, d’empêcher toute forme de modification de la Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Juste après la cérémonie de lancement officiel de ce front, qui a eu lieu au siège de la PCUD, à Kipé Dadya, un reporter de Guineematin.com a recueilli les réactions des leaders de l’opposition guinéenne sur la question. Nous vous livrons ci-dessous ce qu’ils en disent.

Sidya Touré, président de l’UFR : à partir d’aujourd’hui, c’est le point de départ. Tous les Guinéens doivent se mobiliser pour savoir quels sont ceux qui sont opposés à cette possibilité et ceux qui veulent vivre de la sueur et du sang de nos populations, simplement pour des questions de convenance personnelle mais surtout pour des questions d’argent, il faut le dire clairement.

Je dois vous dire, pour ceux qui sont plus jeunes, je me retrouve dans cette salle et je suis vraiment quelque peu peiné. En 2006, nous nous sommes révoltés ici contre le général Conté et nous avons créé les forces vives qui sont un peu ce que nous faisons aujourd’hui. Il nous a laissés, pendant trois jours, discuter au palais du peuple.

Il y avait là Alpha Condé, moi-même, Jean Marie Doré, Bâ Mamadou et j’en passe. Vous voyez un peu ce qu’un militaire était capable de faire ? Est-ce qu’on peut aller faire une telle réunion au palais aujourd’hui ? Conté nous a laissés faire parce qu’il voulait écouter son peuple. Ceux à qui nous avons à faire aujourd’hui n’ont pas d’autres objectifs que personnels. Nous devons nous battre contre cela. Nous n’avons aucune raison de ne pas le faire. Donc, nous disons aux et uns autres : préparez-vous au combat parce qu’il va arriver. Nous empêcherons que notre pays sombre.

Me Abdoul Kabèlè Camara, président du RGD : tous ceux qui tentent d’anesthésier la conscience du peuple de Guinée, peuple de 1958, épris de liberté, de justice, de travail noble, désormais, c’est l’union sacrée de toutes les forces sociales et politiques, tous les fils de Guinée. Nous ne faillirons pas à ce devoir. Hier, un citoyen nous a interpellés, que si nous laissons passer ce coup d’Etat constitutionnel, ils descendront dans la rue contre nous. Alors, à bon entendeur salut ! Nous devons nous donner la main, désormais c’est l’union sacrée contre le 3ème mandat, contre ce coup d’Etat constitutionnel.

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG : je vais saisir cette opportunité pour lancer un appel à nos compatriotes membres des forces de défense et de sécurité pour qu’ils s’inspirent du comportement de leurs collègues de l’Algérie parce qu’Alpha leur a inculqué le virus de la haine et de la violence. La Guinée n’a pas une autre armée, n’a pas une autre police, une autre gendarmerie que celles que nous avons. Ils risquent d’avoir en face leurs frères, leurs sœurs, leurs compatriotes. Il faut qu’ils aient un comportement républicain.

Le comportement républicain, c’est bien sûr la défense de l’intégrité territoriale, mais aussi la défense de la République. Qui dit défense de la République, c’est la défense de la constitution. Il ne faut pas qu’ils fassent preuve de naïveté en suivant aveuglement monsieur Alpha Condé qui a envie de réprimer tout ce qui se dresse sur son passage dans sa velléité de s’octroyer une présidence à vie.

Au nom de mes collègues et du peuple de Guinée tout entier, nous leur lançons un appel pour qu’ils prennent leurs responsabilités en adoptant une attitude républicaine, respectueuse des droits des citoyens qui ont le droit de manifester. C’est dans la constitution de la République, de s’opposer eux-mêmes avec nous, contre le coup d’Etat constitutionnel que monsieur Alpha Condé veut perpétrer en Guinée. Je sais que parmi eux, il y a des patriotes qui ne manqueront pas d’apporter dans les formes appropriées leur soutien au peuple de Guinée.

Dr Faya Millimono, président du Bloc Libéral : Dady a attendu la fin de son second mandat pour appeler les Guinéens à un débat. Nous sommes d’accord de débattre mais il y a une question sur laquelle, il n’y aura pas de débat. Le 3ème mandat, c’est une question qui a été clairement réglée par notre constitution. Il n’y aura donc pas de débat sur cette question. Alpha Condé a un choix à faire : le premier, il a encore un an et quelques mois. S’il veut terminer, qu’il respecte la loi. Mais, s’il choisit de mettre le pied sur l’accélérateur pour un autre mandat, nous allons écourter celui qu’il fait maintenant.

Dr Ousmane Kaba, président du PADES : la question qui est posée à la Guinée est claire : est-ce que nous sommes un pays qui voudrait respecter la constitution et les lois ou bien nous sommes un pays qui est d’accord pour s’enfoncer dans la tyrannie ? Nous sommes à un carrefour de notre histoire. A ce carrefour, les hommes de bonne volonté doivent se réunir. La Guinée a toujours été unie lorsque l’enjeu en vaut la peine.

Ce matin, le rassemblement que nous avons, c’est un rassemblement qui vient du tréfonds du peuple de Guinée qui sent que sa liberté est en jeu, ça dignité est en jeu. Nous devons être capables de relever ce défi.
Je souhaite que le débat ne soit pas personnalisé. Le président de la République, je suis sûr, qui a combattu pour la démocratie, va obéir à la loi. Nous avons aujourd’hui beaucoup d’hommes et de femmes qui ont des intérêts avec cette tyrannie.

Ils ne cherchent que leurs intérêts personnels. Tous ceux qui cherchent leurs intérêts personnels, trouveront la Guinée sur le chemin. Nous sommes la Guinée…

Nous devons quelque chose à cette jeunesse. Les premiers politiciens ont donné l’indépendance à ce pays. Jusqu’à présent nous, nous n’avons pas été capables de délivrer la prospérité économique qui est notre promesse. Au moins, laissons-les un pays démocratique, défendons les acquis de la démocratie.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Une nouvelle Constitution ? Des anciens membres du CNT s’y opposent fermement

29 mars 2019 à 21 09 10 03103

C’est sous le thème Ne touche pas à ma Constitution que le collectif des anciens membres du Conseil National de Transition (CNT) a animé une conférence de presse ce vendredi, 29 mars 2019, à la maison des journalistes. Dans une déclaration rendue publique pour la circonstance, le collectif met en garde ceux qui souhaitent élaborer une nouvelle Constitution, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La Constitution de 2010, élaborée par le Conseil National de Transition (CNT), fait actuellement débat. D’aucuns pensent qu’elle n’a pas été soumise à un référendum, donc elle est n’est pas l’émanation du peuple. Faux, rétorque le collectif des anciens membres du Conseil National de Transition.

Selon Aboubacar Siddighy Diallo, ancien rapporteur de la commission institutionnelle du CNT, « la Constitution est un instrument pérenne qui englobe en son sein l’ensemble des dispositions qui fondent l’essentiel de la protection et de la préservation des droits et des libertés fondamentales, qui prévoit les institutions et leur fonctionnement, qui prévoit l’essentiel du fonctionnement de l’État entre lui et les citoyens, entre les citoyens et les institutions.

Aujourd’hui, toute l’Afrique a brûlé par l’effet de l’accaparement des pouvoirs par des dirigeants qui ne veulent pas le jeu politique, dont l’un des fondements essentiels est l’alternance et les élections transparentes. Le CNT a réussi à mettre, sous une forme intangible, la durée et le nombre de mandat du président de la République. Cela fait débat aujourd’hui, parce qu’un groupe veut s’emparer de l’exécutif et remettre en cause l’ensemble de ces acquis-là.

Ça risque de fragiliser la cohésion et la paix sociale. Ils sont en train de dire que l’œuvre du CNT était une mauvaise œuvre, ils créent la confusion entre le référendum et la validité de la Constitution. Une Constitution n’est pas valable parce qu’elle a fait l’objet de référendum. Un référendum n’est pas une condition de validité d’une Constitution.

Cela doit être clair dans l’esprit des guinéens. Et également, cela doit être clair que modifier la Constitution, l’Assemblée est là pour ça. Mais, ce qui n’est pas modifiable en son sein, le référendum ne peut pas le créer. Donc, il faut que les gens reviennent à leur dimension normale ».

Par ailleurs, Boubacar Siddighy Diallo a dénoncé la volonté de la mouvance présidentielle de tout changer, en violant quelque fois la Constitution. « Ils ont modifié le code électoral, ils ont modifié le code pénal, ils ont ratifié des conventions, ils votent des budgets. Depuis cinq années, ils ne font que des modifications, ils ont modifié même des choses que la Constitution elle-même n’a permises. Ils se sont donné une loi organique dans laquelle ils se sont donné l’avantage d’augmenter leur mandat, alors que c’est seulement la Constitution qui dispose de cette faculté.

Ils ont fait même ce qu’ils ne pouvaient et ne devaient pas faire. Et aujourd’hui, le seul verrou qui empêche le président d’aller à un troisième mandat, ils veulent supprimer toute la Constitution pour envoyer une autre qui peut leur donner cette faculté. C’est impossible et c’est illégal. En le faisant, ils ouvrent la boite à pandore et ils peuvent fragiliser tous les acquis: la démocratie, l’Etat de droit et même la paix et la cohésion sociale », prévient-il.

Poursuivant, Boubacar Siddighy Diallo a parlé de l’intangibilité des parties contenues dans l’article 154 de la Constitution et qui ne doivent jamais faire objet d’une quelconque révision : « La forme républicaine de l’État, la forme de la laïcité, l’unicité de l’Etat, le principe de séparation et d’équilibre du pouvoir, la durée et la limitation du nombre de mandats du président de la République.

Ces éléments là, quelque soit l’évolution de notre société, ne sont pas des éléments de la mode pour dire qu’hier, tout ça était valable, aujourd’hui ça a changé. Non! Ils peuvent changer tout ce qui impacte le quotidien de la vie, mais l’aspiration pérenne à la liberté, à la stabilité, à la garantie des droits et des libertés fondamentales, ça existe tout au long de la vie de l’homme sur terre. Tant que l’homme sera sur terre, ces fondements là sont immuables. Alors, pourquoi vouloir les changer ? ».

Enfin, le collectif des anciens membres du CNT a clôturé la conférence de presse par la lecture d’une déclaration dans laquelle, il s’oppose à tout changement de la Constitution de 2010.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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UFDG : le député Ibrahima Sory TOURE nommé conseiller de Cellou Dalein

29 mars 2019 à 15 03 21 03213

Dans le cadre du bon fonctionnement de son parti, le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, vient de nommer un conseiller chargé de mission. Il s’agit de l’honorable Ibrahima Sory TOURE, membre du Conseil Politique de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée et député à l’Assemblée nationale.

Ci-dessous la décision du président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo.

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Alpha Condé au siège du RPG : discours caricaturé, extrapolé, travesti à souhait à des fins malsaines (Tribune)

29 mars 2019 à 9 09 59 03593

Libre Opinion : La visite du Président de la république, le dimanche dernier, au siège du RPG arc-en-ciel, le parti qui l’a porté au pouvoir en 2010 et en 2015, a été, à n’en pas douter, une aubaine pour les météores politiques du pays et ceux déguisés en acteurs de la société civile, de se rappeler à la mémoire de certains guinéens.

Ils en avaient bien besoin après qu’ils aient échoué à convaincre les guinéens sur la sincérité de leurs actions.

Le discours prononcé à cette occasion par le Chef d’Etat, arrive donc pour eux à point nommé.

Ils s’en accaparent et le caricaturent, pour des besoins existentialistes.
A écouter le même discours dont on parle autant, qu’on veut broder de toutes les mauvaises intentions, qu’on veut peindre de bellicisme, il apparait comme une vraie chimère.

Ça donne l’impression qu’il s’agit d’une autre sortie du président de la république qui ne soit pas celle dont on parle et qui a bien eu lieu, le dimanche 24 mars.

Le mot trouvé dans le discours, avec lequel on veut bien détourner l’attention des guinéens, en voulant guider leur compréhension, dans le but d’intégrer leur plan, c’est l’affrontement.

Ces académiciens improvisés qu’ils sont tous devenus aussi subitement, veulent qu’il soit collé à ce mot, dans son sens étymologique, au propre et au figuré, dans tous les contextes, le drame.

Qu’ils sachent aussi, que l’affrontement n’est pas que physique. Qu’ils sachent également, que le contexte, pour des esprits insoupçonnés non partisans, ne peut laisser entrevoir un tel scénario.

Devant des étudiants et des élèves, Alpha Condé a bien voulu fouetter l’orgueil des enfants pour leur dire qu’il faut oser affronter les adversaires en leur faisant la démonstration des actes posés par la gouvernance actuelle.

À travers ces jeunes qui étaient en face, le chef de l’exécutif guinéen, s’adressait ainsi à tous les militants et responsables du RPG, en les incitant à l’affrontement des adversaires qui caricaturent sa gouvernance.

Donc c’est pour dire à ses cadres et militants du RPG, de se lancer dans les débats contradictoires avec des adversaires qui sont en train de manipuler la réalité dans le but de servir leurs desideratas et leurs agendas démoniaques.

Les guinéens ne sont pas amnésiques pour ne pas se souvenir qu’il y a des années en arrière, l’opposant Alpha Condé a interdit à ses militants la casse.
Il a refusé de céder à la volonté revancharde de certains de ses militants d’alors, qui protestaient contre la victoire qu’on lui a volée lors de la présidentielle de 1993, arguant qu’il ne cherche pas le pouvoir pour gouverner les cimetières.

C’est utopique de penser, que celui qui n’a pas cédé à la violence au moment où cela s’imposait comme la réalité du moment, pour déboulonner un système anti-démocratique, que celui-là étant président, ayant à sa disposition toutes les forces de coercition et de répression, veuille d’une confrontation physique entre les militants du parti qui l’a porté au pouvoir et ceux de l’opposition qui sont aussi des acteurs de la vie publique.

A la place de cette polémique inutile que vous entretenez, vous feriez mieux d’économiser votre énergie pour la dépenser dans les débats constructifs qui prennent en compte le quotidien du guinéen.

Comme vous voulez continuer à en parler et continuer d’écrire, les destinataires de vos messages vous connaissent par contre mieux.

Barbara Sylla

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Débat avec Alpha Condé ? « Je donne ma main à couper, il ne va jamais accepter…»

28 mars 2019 à 20 08 14 03143

Au siège du RPG arc-en-ciel le weekend dernier, le président Alpha Condé a promis d’aller dans les universités pour faire des débats. Un exercice qui consiste à faire connaitre au peuple « qui est qui (entre lui et ses opposants ».

Mais, pour Elhadj Mamadou Sylla, le leader de l’UDG, le président de la République est simplement en train d’amuser la galerie. Au sortir d’une plénière de l’opposition républicaine ce jeudi, 28 mars 2019, cet opérateur économique et homme politique a affirmé que l’actuel chef de l’Etat guinéen ne va jamais accepter un débat dans les universités, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au quartier général de l’UFDG à Hamdallaye CBG.

« J’irai avec vous dans toutes les universités, organiser les débats pour qu’on ait un débat libre, que les gens sachent qui est qui (…) Ne vous laissez pas impressionner, effrayer. Allez au débat sans injures, sans violences, mais le débat politique libre, programme contre programme, bilan contre bilan (…) », a lancé le Pr Alpha Condé aux militants de son parti, le RPG.

Mais, pour Elhadj Mamadou Sylla, le leader de l’union démocratique de Guinée, ces propos du chef de l’Etat guinéen ne sont que des paroles en l’air.

« Moi, je donne ma main à couper, la tête c’est trop dit, mais Alpha Condé ne va jamais accepter ce débat là au niveau des universités. Vous savez ! Dès que vous lui posez la question il s’énerve déjà. Alors, comme c’est un professeur que personne n’a vu enseigner ! Ou bien, qui a vu son diplôme ? Donc, il ne va jamais aller devant tous ces études là, pour prendre toutes ces questions.

Je l’ai entendu ici (…) quand on lui a posé de questions sur les tablettes. La réponse, tout le monde la connait. Alpha Condé n’est pas un homme de dialogue. C’est un dictateur, c’est tout », a confié Elhadj Mamadou Sylla qui avertit que le Pr « Alpha Condé trouvera le peuple devant lui quand il soulèvera la question d’un 3ème mandat.

A noter que Cellou Dalein Diallo, le leader de l’UFDG et chef de file de l’opposition a déjà dit être prêt pour un débat avec Alpha Condé. « je serai heureux que monsieur Alpha Condé accepte qu’on débatte à la télévision, devant vous tous… », a-t-il laissé entendre ce jeudi, face à la presse.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Discours d’Alpha Condé au siège du RPG : l’opposition républicaine très amer !

28 mars 2019 à 19 07 57 03573

La vague de réactions se poursuit suite au discours musclé du président Alpha Condé, tenu le dimanche, 24 mars 2019, au siège du RPG Arc-en-ciel. L’opposition républicaine dans son ensemble s’est prononcée sur le sujet dans une déclaration rendue publique ce jeudi, 28 mars. Les opposants dénoncent un discours « belliqueux et liberticide contraire aux principes constitutionnels de préservation de la paix sociale et de l’Etat de droit ».

Le groupe dirigé par Cellou Dalein Diallo interpelle les forces vives de Guinée, les institutions internationales et tous les partenaires techniques et financiers sur ces « propos indignes de la fonction présidentielle du chef de l’Etat prêt à sacrifier la paix sociale sur le socle de ses ambitions personnelles de présidence à vie et celles de son clan ».

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de cette déclaration de l’opposition républicaine.

DECLARATION DE L’OPPOSITION REPUBLICAINE SUITE AU MEETING DU PRESIDENT ALPHA CONDE LE 24 MARS 2019 AU SIEGE DU RPG

Le 24 mars 2019, le Président de la République de Guinée, Alpha Condé, a tenu un meeting politique au siège du parti RPG-arc en ciel au cours duquel il a prononcé un discours belliqueux et liberticide contraire aux principes constitutionnels de préservation de la paix sociale et de l’Etat de droit.

En appelant ouvertement son propre peuple à l’affrontement, le Président de la République Alpha Condé menace l’unité nationale et la stabilité politique et sociale du pays. Ses propos illustrent clairement sa volonté de diviser les guinéens. Le chef de l’État a également annoncé publiquement que toute critique de sa personne ou de son action est dorénavant illégale et sera passible de poursuites judiciaires, ciblant ainsi des personnalités de la société civile et du monde artistique à qui nous exprimons tout notre soutien.

Cette interdiction constitue une grave violation de la liberté d’expression et des droits fondamentaux de chaque citoyen. Elle s’ajoute à l’interdiction des manifestations, à la militarisation des quartiers favorables à l’opposition pour étouffer toute contestation, et s’inscrit dans une volonté manifeste de museler le débat public à quelques mois de nombreuses échéances électorales dont l’élection présidentielle prévue en 2020.

L’Opposition Républicaine condamne fermement ces propos indignes de la fonction présidentielle. Elle dénonce les basses manœuvres du chef de l’Etat prêt à sacrifier la paix sociale sur le socle de ses ambitions personnelles de présidence à vie et celles de son clan. Ces propos d’une singulière gravité, puisqu’incitatifs à la haine et à la violence, sont une violation flagrante de la Constitution de même que lorsqu’il affirme « laisser son manteau de président de côté pour enfiler celui de militant » ou encore « ce n’est pas le Président qui sort, c’est le militant » le sont tous aussi, Alpha condé renonçant ainsi à la fonction présidentielle pour se mettre au service exclusif d’un parti politique.

De tels propos justifient d’ailleurs le déclenchement d’une procédure de mise en accusation du Président pour haute trahison, en raison de ces manquements à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat.

Cette attitude irresponsable du chef de l’Etat exige une condamnation ferme et une unité d’action claires de toutes les composantes de notre pays à savoir les citoyens guinéens, civils et militaires, les institutions républicaines, la société civile, les syndicats, les chefs religieux, les formations politiques. Nous interpellons également la CEDEAO, l’Union africaine, les Nations Unies ainsi que tous les partenaires techniques et financiers soucieux de la préservation de la paix et de la stabilité dans notre pays et dans la sous-région.

Les forces vives de Guinée doivent conjuguer leurs efforts pour refuser ce recul démocratique qui s’inscrit à rebours des mouvements observés à l’échelle du continent africain, où les peuples ont exercé leur droit de résistance à l’oppression, avec pour seules armes leur soif de démocratie, de liberté et d’alternance politique. Si ce régime tente d’aller à l’encontre des principes démocratiques et constitutionnels pour briguer un troisième mandat, il trouvera le peuple de Guinée sur son chemin, car rien ne peut résister à un peuple qui, à force de misère, de souffrances et de privations, décide de se libérer de ses chaînes. Dans cette perspective, l’Opposition républicaine a confiance dans la force du peuple à refuser ces graves violations de l’État de droit.

Elle rappelle aux forces de l’ordre et de sécurité que le comportement républicain ne doit pas signifier un soutien aveugle à un régime qui viole la Constitution et les libertés fondamentales. Au contraire, un comportement républicain implique la défense de la République, de sa Constitution et de son intégrité territoriale, tout en assurant la préservation de la paix et la protection des citoyens. L’Opposition républicaine mesure enfin toute la responsabilité qui est la sienne et le peuple de Guinée peut compter sur son entière détermination pour faire triompher son ultime volonté.

Vive la Guinée unie et prospère !

L’Opposition Républicaine

Fait à Condeya le 27/03/2019

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Elections législatives : voici ce que la société civile demande à la CENI

26 mars 2019 à 18 06 23 03233

Dans le cadre des échanges qu’elle a entamés récemment avec les acteurs du processus électoral guinéen, la CENI a rencontré ce mardi, 26 mars 2019, la société civile guinéenne. Les discussions ont tourné autour de l’organisation des prochaines élections législatives. Une occasion mise à profit par les acteurs sociaux pour faire des recommandations visant la bonne marche de ce processus électoral, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après les acteurs politiques et les ambassadeurs accrédités en Guinée, c’est au tour de la société civile d’être reçue par la CENI, ce mardi. Les deux parties ont échangé sur les mêmes préoccupations : la gestion de l’audit du fichier électoral, la problématiques des remontées des résultats des élections, la désignation des représentants des partis politiques au sein des démembrements de la CENI, l’utilisation des nouvelles technologies dans le processus électoral et le financement des partis politiques.

Une initiative saluée par les activistes de la société civile, qui en ont profité pour faire quelques recommandations. « La transparence se trouve au fond de la concertation. C’est quand on parle, on communique qu’on peut parler de transparence. En résumé, la société civile guinéenne salue la démarche de la CENI, mais exige d’elle : premièrement, l’élaboration d’une étude de base pour capitaliser les expériences de la CENI et les expériences des autres pays voisins par rapport à l’utilisation de la technologie.

Pourquoi ? Parce que parler de technologie, il y a des questions à se poser. Quelle technologie utiliser ? Dans quel contexte ? Quelles sont les contraintes liées à l’utilisation de la technologie et quels sont les coûts ? Cette étude ne peut pas être menée par la société civile, c’est à la CENI de le faire », a indiqué Dr Dansa Kourouma, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSC-G).

Parlant de la question de l’audit du fichier électoral, monsieur Kourouma a dit que même si son organisation a des informations de façon informelle sur cet audit, « nous recommandons à la CENI de prendre attache avec le comité de suivi qui a commandité l’audit, pour que nous soyons en copie de ce rapport d’audit par les voies légales et par les voies les plus rapides en la matière. Et en notre sein, nous allons mener un débat interne et interagir avec la CENI, pour faire des recommandations », a-t-il notamment ajouté.

Abondant dans le même sens, Sékou Koundouno, administrateur général de la Cellule Balai Citoyen de Guinée, a salué une démarche participative et inclusive de la CENI. Pour cette rencontre, il souligne qu’il y a eu des contradictions dans les débats, mais les échanges se sont terminés dans une entente parfaite.

« La société civile guinéenne s’engage à accompagner la CENI dans le cadre du processus électoral afin que tous les acteurs puissent jouer leur partition. Donc en tout état de cause, nous sortons de cette rencontre très satisfaits et nous estimons que la CENI va continuer dans cette démarche beaucoup plus inclusive et participative (…)

Cependant, j’ai dit que la société civile est devenue de plus en plus exigeante, qu’elle ne se laissera pas faire. On ne peut pas nous avaler toutes les recommandations et perspectives. Deuxièmement, j’ai martelé que la société civile plus précisément le Balai Citoyen s’est toujours battu pour une CENI technique, la CENI politique ne nous ressemble pas.

Et comme vous le savez, ce sont des commissaires qui composent cette CENI qui n’a la lourde tâche que de rendre compte aux différents états-majors des partis politiques. Et ça, ça ne ressemble pas au Balai Citoyen», a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Brouille entre le RPG et l’UFR : le show sur Twitter !

26 mars 2019 à 14 02 56 03563

Déjà pas en odeur de sainteté depuis la démission de Sidya Touré de son poste de Haut-Représentant du chef de l’Etat, les relations entre le RPG Arc-en-ciel et l’UFR se sont compliquées davantage ces derniers jours. Cela, suite à une sortie médiatique du président de l’UFR qui a laissé entendre que le Général Sékouba Konaté, alors président de la transition, a modifié les résultats du premier tour de la présidentielle de 2010, pour permettre au président Alpha Condé de passer au second tour.

Le débat qui fait rage depuis cette déclaration s’est transporté sur Twitter, où les deux camps font le show depuis hier, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Le ton a été donné par Sidya Touré, très actif sur ce réseau social. Dans un Tweet publié hier, lundi 25 mars 2019, le président de l’UFR a réagi au discours musclé que le président de la République, Alpha Condé, a tenu dimanche, au siège du RPG Arc-en-ciel. Avec un peu d’ironie, il regrette ce discours qui, selon lui, est « symptomatique de l’état de la Guinée aujourd’hui ».

Une sortie qui n’a évidemment pas laissé indifférent le camp présidentiel. L’administrateur du compte créé au nom du président Alpha Condé (on ne connait pas son identité) a réagi non pas au contenu du message de Sidya Touré, mais à la forme. Il déplore le faible niveau grammatical du président de l’UFR, relevant « 9 fautes avec une syntaxe qui laisse à désirer » dans son Tweet.

Réponse du berger à la bergère ! Le débat est ainsi ouvert.

Sidya Touré ne laisse pas passer cette attaque. Le leader de l’UFR justifie les manquements à la grammaire française décelés dans son écrit par le fait que Twitter est exigeant sur le nombre de mots, indiquant qu’il fallait se faire l’économie de certaines choses pour pouvoir passer son message. « C’est pas une dictée c’est un tweet !!! » a-t-il répliqué.

Un argument pas valable pour l’administrateur du compte Twitter Prof_ AlphaCondé. Ce dernier estime qu’ « en ses grades et qualités, le langage sms n’est pas digne » des politiques qui doivent servir d’exemple pour les autres. Il conclut son tweet avec ironie : « De toutes les façons, ntanambé pour l’instant. i Touré ».

Le débat est bien lancé et on attend la réplique de Sidya Touré.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Processus électoral : la CENI rencontre les partenaires techniques et financiers

25 mars 2019 à 17 05 52 03523

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) poursuit sa série de rencontres avec les acteurs du processus électoral. Après avoir échangé avec certains partis politiques pendant le weekend, l’institution en charge des élections a conféré ce lundi, 25 mars 2019, dans un réceptif hôtelier de la place, avec les partenaires techniques et financiers et les ambassadeurs accrédités en Guinée, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette série de rencontres vise à trouver des solutions sur un certain nombre de problématiques liés notamment « à la gestion des recommandations de la gestion de l’audit du fichier électoral, la problématique des remontées des résultats des élections, la désignation des représentants des partis politiques au sein des démembrements de la CENI, l’utilisation des nouvelles technologies dans le processus électoral et le financement des partis politiques », apprend-on.

Après la rencontre, Me Amadou Salifou Kébé, président de la CENI, a remercié ces institutions pour leur accompagnement par rapport aux différents processus électoraux que notre pays a connus. Selon lui, son institution a entrepris des concertations avec tous les acteurs du processus électoral y compris les partenaires bi et multilatéraux pour discuter avec eux d’un certain nombre de problèmes qui, au niveau de la CENI, doivent être abordés avant qu’on entame le processus d’organisation des élections législatives.

« Vous n’êtes pas sans savoir que nous nous préparons à aller à une retraite stratégique des activités de la CENI qui peuvent nous amener à la définition d’un chronogramme des élections. Donc, avant cela, nous avons entrepris de rencontrer tous les acteurs du processus électoral pour échanger avec eux sur un certain nombre de thématiques. Mais, il était libre aussi à tous les acteurs de venir avec leurs propres thématiques pour qu’on en débatte.

Comme ça, nous avons l’avis de chacun, les inquiétudes de chacun, les appréhensions, les questionnements. Nous faisons tout le tour et nous partons avec les problèmes et les solutions avec nous à notre retraite. A notre retour, après avoir débattu de toutes ces questions, nous allons proposer un chronogramme des élections. C’est dans ce cadre-là que nous avons rencontré aujourd’hui les partenaires techniques et financiers et les ambassadeurs amis de la Guinée », a-t-il expliqué.

Pendant les débats, apprend-on, les partenaires techniques ont fait savoir qu’ils n’ont pas eu accès aux documents dont les points étaient inscrits à l’ordre du jour. Ce qui a fait qu’ils n’ont pas pu participer au débat comme il se devait. Là-dessus, le président de la CENI a indiqué « qu’il ne revenait pas à son institution de leur communiquer ce document. Il y avait une plateforme de discussion qui est le comité de suivi.

Malheureusement, qui ne s’est pas réuni depuis la sortie de la production finale du rapport de l’audit. Ce qui fait que nos partenaires, sans que nous, nous le sachions, n’avaient pas encore eu le rapport final de l’audit. Donc, ils ne pouvaient pas se prononcer sur une question dont ils ignoraient complètement le contenu », a précisé maître Salifou Kébé.

Cependant, à en croire les propos du présent de la CENI, « à notre entendement la rencontre a été fructueuse. Parce que nous avons besoin également des partenaires pour nous aider dans le plaidoyer sur un certain nombre de questions, notamment : l’utilisation de la technologie dans les élections en Guinée. Cela est très important et je crois que les partenaires ont été sensibles à cette question et les débats continuent ».

De son côté, Paul AMEGAKPO, représentant résidant du NDI (National Democratic Institute) a donné son avis sur la question de l’usage des nouvelles technologies pour les élections à venir. Pour lui, « le siècle actuel est un siècle de révolution technologique. Et, beaucoup d’opérations électorales se déroulent actuellement avec l’utilisation de nouvelles technologies. Pas seulement pour l’enrôlement biométrique des électeurs, mais aussi dans la gestion des opérations électorales le jour du scrutin, jusqu’à la proclamation des résultats.

Il faudrait alors capitaliser les bonnes pratiques d’autres pays, mais surtout la question de la technologie soulève la problématique de la confiance. Il faudrait alors amener les acteurs à adopter la plateforme technologique qui serait mise en place de sorte que tout le procédé, du début jusqu’à la fin, soit maîtrisé par les acteurs politiques, par la société civile et bien entendu par l’opinion publique », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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