Labé : voici une déclaration du conseil de mosquée

25 mars 2020 à 14 02 18 03183
Elhadj Mamadou Badrou Bah, inspecteur régional des affaires religieuses et grand imam de Labé,

Elhadj Mamadou Badrou Bah, inspecteur régional des affaires religieuses et grand imam de Labé

Depuis quelques jours, circule sur les réseaux sociaux une audio attribuée au Grand Imam de la grande mosquée de Labé. Cela commence à devenir une habitude. Il n’y a pas si longtemps, c’est un compte Facebook qui a été ouvert pour arnaquer des citoyens, leur demandant de l’argent contre des bénédictions. Un individu se promenait de ville en ville jusqu’en Guinée Bissau, se faisant passer pour le Grand Imam et bien d’autres choses au nom du Grand imam.

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Arrestation de Robert Kaliva : « nous userons de tous les moyens légaux pour sa libération » (PEDN)

17 février 2020 à 13 01 51 02512

Les réactions continuent de se faire entendre suite à l’arrestation et l’incarcération de Robert Kaliva Guilavogui, alias Junior Kpakataki. L’opposant et membre actif du FNDC à Macenta, a été interpellé le samedi, 15 février 2020, et conduit à Faranah. Le PEDN, parti dont il est membre, condamne « avec la dernière énergie une violation des droits humains ». C’est Mohamed Cissé, le chargé des relations extérieures de la formation politique, qui l’a dit au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce lundi 17 février 2020.

« Le PEDN condamne avec la dernière énergie cet autre kidnapping qui est une violation des droits humains. Et ce n’est pas la première fois que nous enregistrons un tel cas. 72 heures avant lui, notre fédéral de Kouroussa avait également été arrêté, il a fallu beaucoup de communications pour que celui-ci soit libéré avec toutes les intimidations. Mais ils (les dirigeants du pays) seront étonnés parce que cela ne va pas nous freiner dans la lutte pour la restauration de la démocratie en Guinée », a-t-il dit.

Mais, le Parti de l’Espoir pour le Développement National ne se contente pas seulement de dénoncer. La formation politique dirigée par l’ancien Premier ministre guinéen, Lansana Kouyaté, annonce qu’elle met tout en œuvre pour obtenir sa libération. « Nous userons de tous les moyens légaux pour sa libération. Le président Lansana Kouyaté est en train déjà de faire tout son possible pour que monsieur Robert soit remis en liberté.

On ne peut pas arrêter une personne juste parce que la personne constitue un obstacle à l’atteinte d’un de nos objectifs. Notre président (du PEDN, ndlr) a instruit le bureau exécutif national de prendre le dossier en priorité et de s’en occuper. L’inspection politique est sur le terrain ainsi que la cellule de communication. On a reçu des informations à travers le procureur que monsieur Robert serait détenu à la gendarmerie de Faranah », a laissé entendre le chargé des relations extérieures du PEDN.

Pour cet opposant, tous ces agissements doivent amener les Guinéens à prendre conscience et à se mobiliser davantage pour barrer la route au projet de troisième mandat du président Alpha Condé. « Nous demandons au peuple de Guinée de prendre à nouveau conscience de la situation et de sortir de la fatalité. A la population de l’intérieur, ce n’est pas parce qu’on n’est pas dans la capitale qu’on n’est pas concerné par les risques encourus par le pays. Donc il faut se réveiller et se battre contre le 3ème mandat, parce que c’est une insulte à l’endroit du peuple de Guinée », a dit Mohamed Cissé.

A noter que Robert Kaliva Guilavogui, alias Junior Kpakataki, était le candidat désigné du PEDN aux élections législatives, avant que le parti ne décide avec les autres formations politiques de l’opposition, de se retirer du processus électoral.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tel. 224623532504

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Fodé Oussou : « tout ce que Alpha Condé fait, il y a une connotation ethnique »

1 février 2020 à 22 10 23 02232

Dr. Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Comme annoncé précédemment, l’UFDG a tenu son assemblée générale hebdomadaire ce samedi, 1er février 2020, à son siège national, à la Minière. Et, à l’absence de son leader, Cellou Dalein Diallo (en mission à Dakar), c’est Dr. Fodé Oussou Fofana, le vice-président du parti, qui a présidé cette rencontre politique des cadres et militants de la première formation politique d’opposition en Guinée.

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21ème anniversaire de l’UPR : Djéné Kaba Condé rend hommage à Bah Ousmane

23 décembre 2019 à 10 10 06 120612

La première dame de la République, Hadja Djéné Kaba Condé, a pris part à la célébration du 21ème anniversaire de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR). L’événement a eu lieu hier, dimanche 22 décembre 2019, au siège de la formation politique, à la Minière (Conakry). L’épouse du chef de l’Etat a mis l’occasion à profit pour rendre un vibrant hommage au président du parti, Elhadj Bah Ousmane, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

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Bah Ousmane aux militants de l’UPR : « On nous a traînés dans la boue. Mais, grâce à Dieu, nous sortons la tête de l’eau »

22 décembre 2019 à 10 10 18 121812

Elhadj Ousmane Bah, président de l’UPR

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, le comité central de l’union pour le progrès et le renouveau a tenu une session extraordinaire hier, samedi 21 décembre 2019, à Conakry. Et, au cours de cette rencontre, Elhadj Ousmane Bah, le leader de l’UPR, a rappelé les souffrances que les responsables et les militants de son parti (surtout ceux de l’intérieur) ont subi de la part « des détracteurs » de l’UPR. Il a aussi invité les hommes et les femmes qui croient aux valeurs fondamentales de l’UPR à faire preuve de détermination pour affronter « l’épreuve des législatives », rapportent les journalistes de Guineematin.com qui étaient au siège national de l’UPR.

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Kankan : les primaires du RPG de nouveau empêchées par des jeunes en colère

18 décembre 2019 à 17 05 51 125112

Le RPG Arc-en-ciel peine à trouver un candidat pour la députation uninominale dans son bastion de Kankan. Après une première perturbation hier, les élections primaires censées départager les candidats du parti au pouvoir ont été une nouvelle fois empêchées ce mercredi, 18 décembre 2019. Des jeunes réclamant un candidat jeune ont empêché la tenue du vote, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

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Bah Ousmane sur les législatives : « l’UPR ne peut pas se permettre de ne pas y participer…»

14 décembre 2019 à 20 08 03 120312

Les préparatifs pour les élections législatives de février 2020 polarisent toutes les attentions en ce moment en Guinée. Dans les états major des partis politiques, l’on est à pied d’œuvre dans le but de tirer son épingle du jeu pour une compétition qui sera très serrée. L’Union pour Progrès et le Renouveau (UPR) n’est pas en marge de ces préparatifs. L’assemblée générale de cette formation politique, proche de la mouvance présidentielle, a tourné entre-autres autour de ces législatives auxquelles le parti va prendre part, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Législatives de 2020 en Guinée : les stratégies de l’ADR

3 décembre 2019 à 12 12 15 121512
Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance démocratique pour le renouveau

Après la fixation de la date des élections législatives au 16 février 2020, les partis politiques sont à pied d’œuvre et affûtent leurs armes sur le terrain. La démarche vise à convaincre le maximum de citoyens pour espérer récolter leurs suffrages et faire partie de la future assemblée nationale. Le parti Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR), dirigé Alpha Oumar Taran Diallo, s’est inscrit dans cette dynamique.

Dans une interview accordée à un Guineematin.com hier lundi, 02 décembre 2019, monsieur Diallo est revenu sur les préparatifs de son parti pour les législatives, sur les villes dans lesquels son parti compte présenter des candidats et sur d’autres sujets brûlants.

Décryptage !

Guineematin.com : la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a fixé la date des élections législatives au 16 février 2020. Comment se prépare votre parti pour cette échéance ?

Alpha Oumar Taran Diallo : on est en train d’amplifier l’installation des démembrements sur le terrain. Actuellement, nous sommes en train de travailler dans la région de Boké pour la mise en place des démembrements, des fédérations et des sections. Pas plus tard qu’hier dimanche 1er décembre, j’étais encore dans la région de Boké et je suis rentré à Conakry vers minuit. Et, ce travail-là est en train de se faire à travers tout le pays. Le week-end prochain, on sera du côté de Kamsar, de Kolaboui et de Sangarédi. Le week-end d’après, on sera dans la région de Mamou.

Guineematin.com : quelles sont les circonscriptions électorales du pays où vous entendez présenter un candidat ?

Alpha Oumar Taran Diallo : à l’uninominal nous avons déjà décidé de présenter un candidat à Dixinn, à Kaloum mais aussi un à Boffa et nous sommes en train de voir pour Boké. Les consultations continuent, nous allons voir partout où on peut présenter un candidat à l’uninominal et qu’on ait un résultat honorable. Ce qui est sûr, la liste nationale est d’ores déjà achevée. Nous estimons que d’ici le 18 décembre, on aura fini et on déposera la liste.

Guineematin.com : qui va conduire la liste nationale de l’ADR ?

Alpha Oumar Taran Diallo : c’est fort probable que c’est soit moi en tant que président du parti, mais les concertations continuent. Nous sommes en train de travailler à l’élaboration de la liste.

Guineematin.Com : c’est fort probable que ce soit vous. Quelle sera votre stratégie pour récolter un maximum de voix ?

Alpha Oumar Taran Diallo : la première des choses, c’est la rencontre porte à porte. Nous sommes sur le terrain à travers le pays, nous allons rencontrer les citoyens pour leur expliquer notre vision et les différents axes de notre programme de société. Nous avons déjà élaboré certains supports, notamment les dépliants où il y a l’adresse du parti mais aussi la vision, les objectifs et les différents axes du programme. Donc, c’est ainsi que nous sommes en train d’aller à travers tout le pays. Nous rencontrons les différentes communautés de notre pays, les catégories d’âges et socioprofessionnelles.

Guineematin.com : quelles sont vos chances de gagner dans les circonscriptions déjà ciblées ?

Alpha Oumar Taran Diallo : la première des choses, c’est l’approche que nous utilisons. C’est la politique autrement, nous allons à la rencontre des citoyens sans tambour ni trompette ; discuter sereinement des préoccupations des citoyens et leur proposer des solutions qui répondent de façon adéquate à leurs attentes. Ce discours-là est accrocheur, nous sommes en train d’avoir beaucoup de jeunes et de femmes qui aspirent à un changement véritable et qui sont en train d’accepter d’adhérer au parti mais aussi de désigner des représentants qui pourraient être sur la liste afin qu’on travaille ensemble par rapport à ces législatives.

Guineematin.com : vous comptez faire des alliances pour ces élections législatives ?

Alpha Oumar Taran Diallo : ce n’est pas à exclure mais pour l’instant nous sommes en train de travailler dans le cadre strict de l’ADR. Certainement, il y aura des contacts qui vont certainement être noués, on va discuter avec ces responsables de partis, nous allons voir si c’est à l’uninominal ou comment on le fera. Tout compte fait, nous comptons présenter une liste au nom de l’Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR).

Guineematin.com : avez-vous l’assurance que l’ADR fera partie de la prochaine assemblée nationale ?

Alpha Oumar Taran Diallo : nous y travaillons. Nous n’avons pas de doute quant à la pertinence du projet que nous présentons aux citoyens guinéens, au peuple de Guinée. Maintenant, le travail qu’on fera va faire en sorte que ce discours, le message là passe au près des électeurs et en cela nous sommes confiants. Nous pensons bien qu’on fera en sorte que l’ADR ait un score honorable et qu’on ait des représentants au niveau l’Assemblée nationale pour la pérennisation du parti.

Guineematin.com : quel est votre message à l’endroit des électeurs ?

Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance démocratique pour le renouveau

Alpha Oumar Taran Diallo : la première des choses, c’est de dire à nos concitoyens de ne pas être des prestataires de service. Qu’est-ce qu’on appelle prestataire de service ? C’est qu’il y a des partis politiques qui ont des moyens, ils peuvent venir donner de l’argent, acheter les consciences des gens et après, ils n’ont pas de comptes à rendre. Quand tu as monnayé ta voix, tu n’as pas le droit de regard sur ce que fera l’élu. C’est ce qui nous arrive souvent. Alors que si tu discutes avec lui, tu lui demandes de présenter son projet, quelle est sa vision, qu’est-ce qu’il propose pour changer ta situation et en ce moment-là, il y a un contrat moral qui est en train de s’établir et ça te donne tous les droits de l’interpeller si au moment de l’exécution du projet il ne fait pas ce qu’il avait promis. En ce moment-là, vous pouvez lui demander de vous rendre compte de ce qu’il a fait de la voix que vous lui aviez donnée. Donc, nous devons faire en sorte que les candidats nous présentent des projets et on échange là-dessus. Deuxièmement, c’est de leur dire d’aller se faire enrôler. Il y a des problèmes qui se posent au niveau des lieux d’enrôlement mais ça ne doit pas les décourager. Ils doivent faire en sorte qu’ils s’enrôlent pour qu’ils puissent voter. Parce qu’il ne sert à rien de courir, de crier, d’applaudir un candidat si vous ne pouvez pas le jour du vote aller déposer le bulletin. D’ailleurs c’est un devoir civique parce que si vous ne participez pas au choix de ceux qui vous représentent, vous serez mal représentés. Donc, j’exhorte fortement nos concitoyens à aller s’enrôler pour avoir leurs cartes d’électeurs afin que le jour j, ils puissent participer à la prise de décision pour les destinées de notre pays.

Guineematin.com : à l’orée de ces élections législatives, le contexte sociopolitique est marqué par les marches pacifiques du FNDC. Quel est votre regard sur les activités de cette entité opposée à l’idée d’une nouvelle constitution ?

Alpha Oumar Taran Diallo : je n’ai pas un jugement à donner à ce niveau-là, sauf que s’ils manifestent, la constitution leur confère ce droit. Tout citoyen qui est soucieux du bien-être de sa population se bat pour défendre les lois de la République. Parce que ce sont ces lois-là qui nous protègent. C’est ce qui fait qu’ils sont dans leur plein droit. On peut avoir une autre stratégie. Mais qu’à cela ne tienne, chacun a le droit, selon les prescriptions de la constitution, d’organiser des manifestations à travers tout le pays et défendre son point de vue…

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Musique : l’album « Wonah Samakala » de Dardja Barki dédicacé à Conakry

30 novembre 2019 à 7 07 22 112211

« Wonah Samakala », le premier album de l’artiste Abdourahmane Bah, plus connu sous le nom de Dardja Barki, est désormais dans les bacs. Le concert-dédicace de cette œuvre musicale a eu lieu le vendredi, 29 novembre 2019, à Conakry. Il a connu la présence de quelques personnalités, d’artistes invités et de plusieurs fans, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Composé de 8 titres, cet album a été produit par Hadja Halimatou Dalein Diallo, épouse du président de l’UFDG. Dans ce projet, l’artiste aborde plusieurs sujets, dont la politique, l’amour, la richesse, le pouvoir… Il a invité plusieurs autres musiciens au concert-dédicace, parrainé par Chérif Bah, vice-président de l’UFDG. Bafodé bouger-bouger, Amadou Baro Sow, Bah Oury, Oury Diallo, Pathé Moloko, le groupe « Les intelligents » dirigés par Amadou Kanté entre autres, se sont succédé sur la scène avant la sortie de la vedette du jour.

Vêtue d’une veste de couleur blanche, Dardja Barki, d’une voix suave, a émerveillé le public. Il a chanté les éloges de Cellou Dalein Diallo, son épouse Halimatou Dalein, et madame Doukouré Asmaou Bah, ancienne directrice du GHI Novotel et marraine de cet événement. Dans un de ses sons dédié à Cellou Dalein, l’artiste a laissé entendre que l’actuel chef de file de l’opposition remportera haut les mains la présidentielle de 2020. Le concert s’est déroulé dans une ambiance de grande joie et très festive.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : Etienne Soropogui dénonce « un ciblage ethnique »

21 novembre 2019 à 9 09 31 113111
Etienne Soropogui, président du parti « Nos Valeurs Communes »

Après madame Marie Madeleine Dioubaté, Dr. Ousmane Kaba et l’Honorable Dembo Sylla, c’est Etienne Soropogui du parti « Nos Valeurs Communes » qui dénonce la politique de division du Gouvernement actuel, en ciblant les membres d’une communauté qu’on veut isoler pour sans doute affaiblir la lutte démocratique contre un changement de la Constitution pouvant favoriser le maintien du président Alpha Condé à la tête de la Guinée après son deuxième et dernier mandat.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, ce coup de gueule de cet ancien commissaire à la CENI, devenu leader politique :

Nous sommes en droit d’imaginer désormais qu’une stratégie à la fois intelligente et malveillante est désormais pensée par les autorités politiques Guinéenne afin de procéder à l’isolement d’une composante de la communauté guinéenne.

Nous ne pouvons plus continuer à fermer les yeux sur ce qui semble être désormais une évidence. Une composante de la Guinée subit une forme de persécution d’Etat, une forme de stigmatisation d’Etat qui est entrain de déboucher sur un ciblage ethnique punitif.

Notre sécurité collective est menacée si une des composantes de notre communauté subit impunément des exactions par ceux-là mêmes qui sont supposés les protéger. Pour qui connaît l’histoire politique de notre pays, il est aisé d’imaginer les conséquences d’une stigmatisation identitaire surtout pour les innocentes personnes comme les femmes et les enfants.

Nous sommes malheureusement arrivés à un niveau où une simple évocation d’un patronyme ou la zone de localisation géographique peut vous coûter la vie.

Nous comprenons finalement que ce pouvoir n’a que cette seule stratégie, celle qui consiste à semer la division et la méfiance entre les composantes ethniques de la communauté nationale.

Les Guinéens ne sont plus naïfs et ils ne se laisseront distraire par ces pratiques indignes des autorités d’un pays dont la mission sacrée est de rassembler le peuple de Guinée

Etienne Soropogui, président du parti Nos Valeurs Communes

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Consultations nationales : voici la lettre du Collectif des Jeunes Démocratiques de Guinée

4 octobre 2019 à 17 05 53 105310

« S’agissant du débat constitutionnel… Nous vous dirons que nous sommes opposés à toute décision qui pourrait compromettre la paix sociale et impacter négativement l’avenir de la jeunesse ».

A MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE

CHEF DU GOUVERNEMENT

Objet : Propositions pour la Jeunesse

Monsieur,

Le Collectif des Jeunes Démocratiques de Guinée a appris avec surprise par voie de presse votre volonté de prendre en compte les préoccupations des acteurs socio économiques qui ne se sont pas exprimé lors des consultations nationales initiées par le président de la République. C’est pourquoi, monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement, étant donné le court temps accordé á nous acteurs n’ayant pas pris part á ces consultations de si haute importance pour l’avenir de la nation, on se tâchera d’être plus bref et plus précis possible.

Ainsi, monsieur le Premier ministre, avant de vous faire part brièvement de nos préoccupations en tant que structure de la jeunesse œuvrant pour la défense des intérêts des jeunes en particulier et ceux de la nation en général, nous vous exprimons notre plus grande désolation sur le fait que dans son discours appelant á des consultations nationales, le premier magistrat du pays n’a pas associé la jeunesse á une telle démarche.

Excellence monsieur le Premier ministre Chef du gouvernement, s’agissant de nos préoccupations, nous jeunes de Guinée évoluant dans le Collectif des Jeunes Démocratiques de Guinée, voici ce que nous vous demandons de transmettre au chef de L’État.

1) Nous demandons que des décisions concrètes et sincères soient prises pour rassembler tout le peuple de Guinée autour des valeurs républicaines et qu’on donne á chaque citoyen sa place dans la société non pas par son appartenance ethnique, politique ou religieuse mais par son mérite.

2) Nous demandons que soit banni par des dispositions réglementaires sévères tout acte d’ethnocentrisme dans toute la vie de la nation.

3) Nous demandons que les jeunes soient associés á toutes prises de décision concernant leur avenir et celui de la nation.

4) Nous demandons que toutes les conditions soient réunies pour une employabilité á grande échelle de la jeunesse.

5) Nous demandons que les vrais jeunes (25ans á 35 ans) répondant aux critères intellectuels requis soient promus á des hauts postes de responsabilité.

6) Nous demandons que des formations régulières soient organisées á l’intention des jeunes évoluant dans tous les secteurs clés de la nation.

7) Nous demandons que le patriotisme soit instauré et enseigné dès l’élémentaire.

Voilà, excellence monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement, si brièvement exprimé notre souhait pour la jeunesse de Guinée, en attendant d’autres opportunités pour s’exprimer plus largement et de façon détaillée sur toutes les questions d’ordre national.

S’agissant du débat constitutionnel, bien que vous auriez dit qu’on parle de tout dans ces consultations sauf de ça, si on devrait donner notre point de vue sur ce sujet, nous vous dirons que nous sommes opposés á toute décision qui pourrait compromettre la paix sociale et impacter négativement l’avenir de la jeunesse.

Veuillez agréer, monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, l’expression de notre très haute considération.

Pour le Collectif

Le Président

IRAHIMA KALIL DIALLO

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Affaire 3ème mandat : voici la position du GOHA

1 octobre 2019 à 12 12 24 102410

Déclaration : Depuis un certain temps, l’opinion guinéenne est secouée par l’idée du changement de notre Constitution et la possibilité d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Cette idée s’est transformée en une prise de position politique de plus en plus tranchée au niveau des acteurs politiques et des organisations de la Société Civile. Cette division a débordé la Capitale Conakry pour gagner l’intérieur et l’extérieur pays. La Guinée vit aujourd’hui une situation où prévaut une tension ponctuée d’arrestations, de menaces et d’intimidations.

Face à cette situation, le GOHA a observé un long temps d’attente, d’observation et de concertation avec tous ses dénombrements tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Guinée.

A l’issue d’un dépouillement et tenant compte des positions respectives des différentes sections du GOHA, le Bureau Exécutif est parvenu de commun accord aux conclusions ci-après :

-Tirant les leçons de l’atmosphère d’insécurité qui a prévalu par le passé entrainant des pillages sans précédent au détriment des opérateurs économiques avec des pertes se chiffrant à des centaines de milliards de francs guinéens, encore non dédommagées ;

-Considérant que la tension qui s’installe aujourd’hui ne fera qu’éloigner et faire hésiter les investisseurs à intervenir en Guinée provoquant un recul de fait du PIB et du taux de croissance, augmentant l’anxiété des populations innocentes prises dans les engrenages de la pauvreté ;

-Considérant qu’au regard de la situation socioéconomique actuelle de la Guinée la priorité doit être portée sur le développement, la réduction de la pauvreté, le soulagement du panier de la ménagère, la sécurité et la culture de la paix et de l’unité ;

-Vu que le système économique de la Guinée saisi à travers le prisme du réseau routier urbain et interurbain résume on ne peut mieux l’état piteux de nos voies de communication et les grippages de l’économie ;

En tant qu’organisation citoyenne, le GOHA s’inscrit dans la logique du refus d’un changement constitutionnelle et tend la main à toute personne physique ou morale pour qu’ensemble cette tentative de changement de la Constitution soit un échec.

Il importe de rappeler que la raison sociale et historique l’emporte sur la raison individuelle. La Constitution en vigueur n’enfreint nulle part les libertés individuelles et collectives, la liberté d’entreprendre et les droits fondamentaux du citoyen. Aux heures d’aujourd’hui, la Guinée a d’autres priorités brûlantes que de perdre son temps à cogiter inutilement sur un thème qui n’est pas pour le GOHA à l’ordre du jour.

Les peuples du monde nous observent, le goût du pouvoir est là mais il faut se ressaisir et respecter les principes démocratiques. La Guinée et le guinéen ont trop souffert du fait de certains hommes.

Le GOHA invite l’ensemble de ses structures à rester mobilisées et vigilantes.

Le GOHA invite le peuple de Guinée à rester soudé autour des principes démocratiques qui sont le socle de toute nation ouverte au progrès, notamment la primauté du droit et l’alternance au sommet de l’État.

Vive la Démocratie dans le respect de nos textes fondateurs !

Conakry, le 1er Octobre 2019

Le Président

Chérif Mohamed Abdallah

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Macenta : une manifestation contre le changement de constitution prévue ce jeudi

19 septembre 2019 à 10 10 08 09089

Le mouvement « Elazologa Atebein », une combinaison des langues locales : loma et malinké qui signifie ça ne marchera pas, entend organiser une manifestation de rue ce jeudi, 19 septembre 2019, dans la ville de Macenta pour protester contre le projet de nouvelle constitution. Même si la manifestation a été interdite par la mairie de la ville, les organisateurs décident de la maintenir, a appris un envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

« Le mouvement Elazologa Atebein, nous avons prévu ce jeudi, 19 septembre 2019, une marche de protestation contre le projet de nouvelle constitution ou de 3ème mandat dans la ville, et les promesses non tenues du président de la République à l’endroit des jeunes de Macenta. Parce qu’il y a de cela un mois, certaines femmes et jeunes du RPG ont manifesté pour dire que la préfecture de Macenta est pour la nouvelle constitution.

Ce qui est absolument faux. Ce sont des membres du RPG qui se sont retrouvés pour organiser ce mouvement. Et après leur manifestation, nous aussi, nous avons souhaité organiser la nôtre ce jeudi, 19 septembre », a indiqué Toupou Albert, secrétaire administratif du mouvement Elazologa Atebein.

Les organisateurs disent avoir déposé une lettre d’information à la mairie « mais, le maire a rejeté la lettre. Nous avons dit qu’on n’a pas déposé la lettre pour demander une autorisation mais plutôt pour l’informer parce que la constitution nous autorise à manifester. Et depuis ce jour, il y a des rumeurs qui circulent partout dans la ville que l’une des deux ethnies majoritaires dans la ville veut s’attaquer à l’autre et qu’on doit surseoir à notre manifestation. Ce qui est absolument faux ».

Toupou Albert « une manœuvre dilatoire des politiques », visant à étouffer leur manifestation. « Ce sont des politiques qui sont derrière ces rumeurs. Mais, notre marche de ce jeudi reste bel et bien maintenue. Nous allons sortir et manifester pacifiquement. Et, nous disons aussi à tous nos membres qu’on ne sort pas pour s’attaquer à quelqu’un, on ne sort pas pour s’attaquer à la boutique de quelqu’un.

Nous sortons pour manifester pacifiquement pour dire que nous aussi, nous sommes opposés à l’idée du projet de nouvelle constitution ou de 3ème mandat », a laissé entendre le secrétaire administratif du mouvement Elazologa Atebein.

Au moment où nous mettons cet article en ligne, la mobilisation a commencé dans les quartiers de la ville.

De Macenta, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Mamou : installation des antennes du FNDC dans les 28 quartiers de la commune urbaine

28 août 2019 à 10 10 48 08488

L’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Mamou a lancé un gigantesque programme d’installation des comités de base de son mouvement dans les 28 quartiers de la commune urbaine. Cette installation, dont le lancement a eu lieu hier mardi, 27 août 2019, s’inscrit dans le cadre de l’exécution du plan d’action du FNDC, adopté il y a quelques mois dans la région.

La démarche vise à contrecarrer les velléités de tripatouillage de la Constitution en cours de préparation dans notre pays en vue de permettre au président Alpha Condé de rester au pouvoir à vie, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Mamadou Aliou Madina Diallo, coordinateur régional du FNDC

Selon le coordinateur régional du FNDC, Mamadou Aliou Madina Diallo, l’installation de ce point focal dans les quartiers vise à contrecarrer ceux qui veulent modifier la Constitution d’une part et d’autre part sensibiliser les citoyens pour s’opposer au projet de troisième mandat. « Installer le Front National pour la Défense de la Constitution dans les quartiers, ça nous permettra de sensibiliser davantage les citoyens pour barrer la route aux promoteurs du 3ème mandat, ceux qui veulent ternir l’image de notre pays au niveau international en violant la Constitution. C’est pourquoi, c’est notre devoir de venir sensibiliser les citoyens à la base. Nous demandons aux citoyens d’être prêts, au cas où le président appelle à la modification de la Constitution ».

Mamadou Mâdjou Diallo, fédéral de l’UFDG et secrétaire administratif du FNDC de Mamou

De son côté, Mamadou Mâdjou Diallo, fédéral de l’UFDG et secrétaire administratif du FNDC de Mamou, tire à boulets rouges sur les projets réalisés dans le cadre de l’ANAFIC (Agence Nationale de Financement des Collectivités). « Nous venons informer les citoyens de Mamou sur le projet ANAFIC, qui a pour objectif de s’octroyer un 3ème mandat. Pourquoi attendre la fin de leur mandat pour chercher à modifier la Constitution sur laquelle ils ont juré ? Pourquoi attendre la fin de leur régime pour venir développer les communes par le biais de ce projet ? Nous demandons aux chefs religieux et chefs coutumiers de sauver cette constitution et de dire la vérité au gouvernement, parce que nous avons appris que parmi les points de la nouvelle Constitution, il y a des points qui parlent de l’homosexualité. Et si la politique n’est pas une religion, elle peut être un facteur de la destruction de la religion. Si les autorités religieuses, à qui Dieu a confié la destinée de ces religions, restent bras croisés, ils répondront devant Allah », a-t-il laissé entendre.

Selon le programme, les quartiers Abattoir 1 et 2, Kimbély 1et 2, et Télico constituent la première étape de cette tournée d’installation des antennes du FNDC dans la ville carrefour parmi les six zones.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Julien Dramou de La Nouvelle République : « notre mission, c’est de porter un candidat indépendant en 2020 »

26 août 2019 à 10 10 15 08158

Le débat sur le projet de nouvelle constitution et sur ce que cela pourrait apporter comme innovation se poursuit à travers la Guinée. C’est dans cette dynamique que le mouvement La Nouvelle République a organisé une table ronde dans un réceptif hôtelier de Conakry dans la soirée d’hier dimanche, 25 août 2019. La démarche vise à échanger sur l’actualité sociopolitique, notamment l’adoption d’une nouvelle constitution, la candidature indépendante et la place de la jeunesse dans le débat politique, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre a connu la participation de jeunes issus d’ONG de la place et des milieux socio-économiques et professionnels. Les échanges entre Julien Dramou, président fondateur du mouvement La Nouvelle République, et ces jeunes ont été fructueux et cordiaux. Ces derniers ont posé toutes les questions qui leur tenaient à cœur, notamment sur les projets et missions de ce mouvement.

Selon Julien Dramou, « l’objectif de cette rencontre était de répondre à l’invitation des jeunes leaders, parce qu’ils ont entendu parler du mouvement, ils ont entendu parler du président fondateur, ils ont voulu savoir davantage sur le mouvement. Donc, je me suis trouvé dans l’obligation et avec plaisir d’organiser cette rencontre pour leur parler du mouvement, de notre objectif, de notre mission. J’ai bien apprécié le niveau des débats. J’étais en face d’une jeunesse curieuse.

Aujourd’hui, j’ai compris qu’il y a une masse critique de jeunes qui sont tapis dans l’ombre, qui ont envie de s’exprimer, qui ont envie de donner leur opinion sur la vie politique mais qui n’ont pas cette opportunité, parce que tout simplement ils ne se retrouvent pas dans les structures classiques des partis politiques qui existent. Donc, ils trouvent aujourd’hui que cette opportunité de mouvement est une bonne opportunité ».

En outre, Julien Dramou dit avoir créé le mouvement La Nouvelle République suite à un constat sur le terrain. « Ce mouvement a été créé partant du fait que la jeunesse guinéenne est habituée à suivre les leaders politiques et non à exprimer leurs propres opinions. Je me suis dit qu’avec cette plateforme de Nouvelle République, les jeunes pourront librement exprimer leurs opinions. L’objectif premier de la Nouvelle République, c’est de participer à l’enracinement de la démocratie dans notre pays.

Et l’enracinement de la démocratie dans notre pays passe nécessairement par la suppression de toutes les mesures d’exclusion qui sont dans notre constitution. Notre mission essentiellement, c’est de porter un candidat indépendant en 2020. Et avant que la candidature indépendante en 2020 ne voit le jour, nous allons œuvrer à ce que cette candidature indépendante soit autorisée par une constitution, en l’occurrence celle qui doit être proposée par le président Alpha Condé », a-t-il laissé entendre.

Les participants ont salué la qualité des échanges, à l’image de Fatoumata Sylla, économiste de profession. D’ailleurs, cette jeune dame promet de s’investir dans la promotion de ce projet de nouvelle constitution afin que son leader puisse se présenter aux élections présidentielles de 2020 en qualité de candidat indépendant. « Le mouvement La Nouvelle République, je pense que c’est une bonne initiative. Ce sont des jeunes cadres qui sont venus pour aider la Guinée.

J’ai suivi l’intervention de tout un chacun. Je sais que c’est un combat hargneux qui les attend. Donc, ils doivent motiver les jeunes à les accompagner dans leur dynamique. J’interpelle tout un chacun à les accompagner. Moi en tout cas, je suis partante à 100% pour ce projet de nouvelle constitution parce que c’est un combat pour les jeunes. Je vais mobiliser mes amis, mes connaissances à adhérer à ce mouvement », a dit la jeune dame.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél : (00224) 621 09 08 18

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Mise en place des démembrements de la CENI : voici la répartition du quota alloué à l’opposition

23 août 2019 à 11 11 37 08378

Les partis d’opposition sont situés désormais sur le nombre de représentants que chacun d’eux aura dans les démembrements de la CENI. Et, c’est naturellement l’UFDG qui se taille la part du lion avec 1161 places sur les 1977 disponibles. Le principal parti d’opposition du pays est suivi de loin par l’UFR de Sidya Touré et le PEDN de Lansana Kouyaté.

Ci-dessous la répartition du quota entre les différents partis concernés.

Partis          Totaux

UFDG :     1161

UFR:         364

BL:              63

PEDN :     174

UGDD :       8

PADES :     72

PUP :        22

ADC-BOC : 6

PGRP :    9

UPG :       34

RPR :        3

RRD :       2

UDG :    42

PPG :     0

PS :      1

PPD :    5

UMP :   2

PUSG : 3

NGC :    2

FIDEL : 1

UPR :   3

Totaux :  1977

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Faya Millimono libéré : ses avocats attendent le « désistement du ministre de la justice »

13 août 2019 à 11 11 51 08518

Trois jours après sa sortie de prison, l’opposant guinéen, Dr Faya Millimono, s’est présenté à nouveau devant un juge d’instruction du tribunal de première instance de Kaloum ce mardi, 13 août 2019. Et cette fois, il est ressorti avec une bonne nouvelle. Le président du Bloc Libéral est libre de tous ces mouvements dans le cadre de cette procédure puisqu’il n’a pas été placé sous contrôle judiciaire, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est maître Pépé Antoine Lamah, l’un des avocats de l’opposant qui l’a annoncé au sortir de cette audition. « La rencontre d’aujourd’hui a été très satisfaisante, Dr Faya a été libéré sans contrôle judiciaire. Ce qui déjà nous réjouit et nous laisse optimistes quant à la suite de la procédure ouverte à l’encontre de Dr Faya Milimono. Nous espérons que les excuses de Dr Faya Millimono sont bien parties et que les jours à venir, nous pouvons nous attendre à un désistement de la part du ministère ministre de la Justice, Garde des Sceaux. Ce qui, de plein droit, aura mis fin à cette poursuite », a déclaré Me Pépé Lamah.

Toutefois, l’avocat précise que techniquement, la procédure reste encore en marche, même si le président du BL n’est soumis à aucune contrainte liée à cette procédure. « Ça veut dire qu’il n’est pas soumis à des contraintes liées à la procédure. Par exemple, l’obligation de se présenter tel nombre de fois par semaine, de ne pas se déplacer au-delà d’un rayon bien défini, toutes contraintes ont été effacées. Il a été simplement mis en liberté et le seul contrôle qui reste valable, c’est celui-là qui est relatif à la procédure antérieure à la poursuite engagée maintenant là », a dit Me Pépé Antoine Lamah.

A rappeler que Dr Faya Millimono est poursuivi par le ministre de la justice par intérim pour diffamation. Même s’il a reconnu s’être trompé en accusant Mohamed Lamine Fofana de rébellion et a présenté des excuses au ministre, l’opposant a été inculpé et conduit à la maison centrale de Conakry. Il a passé une semaine dans cette maison carcérale.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel:(00224) 622919225 / 666919225

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Libération de Faya Millimono : le PADES s’en félicite et conseille les leaders d’opinion

10 août 2019 à 18 06 13 08138

La remise en liberté de l’opposant guinéen, Dr Faya Millimouno, et les résultats catastrophiques au baccalauréat, session 2019, sont les principaux points débattus à l’occasion de l’assemblée générale du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) de ce samedi, 10 août 2019. Les responsables de la formation ont salué la libération du président du Bloc Libéral tout en prodiguant des conseils aux leaders d’opinion, qui doivent « bien vérifier les informations avant de se prononcer », a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir passé une semaine de détention à la maison centrale de Conakry, Dr Faya Millimouno, président du BL, a été remis en liberté hier, vendredi. Une décision de la justice guinéenne saluée par Ibrahima Kaba, membre de la coordination du PADES. « Hier soir, nous avons été informés de la libération de Dr Faya Millimouno. Nous sommes très contents de cette libération. Mais, il y a un point à préciser. Nous sommes en procédure judiciaire. Et cette procédure est très compliquée. On peut accorder une liberté provisoire sans la libération totale. Alors nous, nous sommes légalistes, nous sommes contents de la libération de Dr Faya Millimouno et nous lui apportons notre soutien total » a-t-il déclaré.

Cependant, Ibrahima Kaba n’a pas manqué de rappeler à l’ordre les leaders d’opinion qui doivent surveiller leur langage. « En tant que leader d’opinion, toutes les informations qu’un leader doit donner, doivent avoir une source claire. Pour éviter les problèmes, il faut être informé et il faut bien vérifier l’information avant de se prononcer. Et cela ne doit pas se limiter à Dr Faya Millimouno seulement, mais à nous autres leaders d’opinion » a-t-il conseillé.

Par rapport aux résultats catastrophiques au baccalauréat de 2019, le président de séance a déploré un échec historique, dont la responsabilité est partagée. « Nous avons constaté les résultats calamiteux du baccalauréat de cette année. Ces résultats ne sont que le reflet réel du niveau des enseignants qui sont en situation de classe. Ce problème peut être partagé à trois niveaux, à savoir : la famille, l’autorité scolaire et la conscience des apprenants. Nous constatons réellement la démission volontaire des parents dans la formation des enfants.

En même temps, nous constatons l’irresponsabilité de certains encadreurs dans les écoles. L’enseignement devrait être une priorité pour le gouvernement. Mais aujourd’hui, au lieu de financer dans le secteur éducatif, la préoccupation du gouvernement, c’est comment financer et organiser les mamayas qui ne servent absolument à rien. Or, l’éducation dépasse la politique, car c’est la vie de la nation qui est en danger », soutient l’opposant.

Pour surmonter ce handicap, monsieur Kaba propose de faire « un diagnostic du système éducatif pour identifier les vrais problèmes en vue d’envisager les solutions. C’est ce qui permettra d’éradiquer les maux dont le système éducatif guinéen souffre. Il faut aussi accorder un bon budget pour le secteur éducatif, car le budget alloué à notre système éducatif est très faible par rapport aux autres pays de la sous-région ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Lansana Komara égratigne les opposants : « avec cette opposition, nous allons faire 10 mandats »

10 août 2019 à 17 05 43 08438

A l’occasion de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 10 août 2019, Lansana Komara, ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail a répondu aux critiques de l’opposition relatives au choix de l’opérateur chargé de faire la révision du fichier électoral, en prélude aux prochaines élections en Guinée. Le secrétaire administratif a tiré à boulets rouges sur les opposants qu’il accuse d’être incompétents et de mauvaise foi, rapporte le correspondant de Guineematin.com qui était sur place.

Depuis quelques semaines, l’opposition guinéenne dénonce les agissements de la CENI en ce qui concerne le choix de l’opérateur devant procéder à la révision du fichier électoral. Elle accuse le président de l’institution électorale d’avoir choisi « en catimini » et de façon « unilatérale » un opérateur qui n’est pas apte à assainir le fichier électoral. Lansana Komara a réagi à ces accusations en dénonçant l’attitude des opposants. « Aujourd’hui, on est en train de trouver la solution pour la mise en place d’un opérateur pour la révision des listes électorales.

Le débat se poursuit, mais comme vous connaissez l’opposition guinéenne, elle commence déjà à dire que cet opérateur doit être un opérateur étranger et qu’on ne peut pas prendre un opérateur guinéen. Vous voyez ces gens-là, ils ne font même pas confiance en eux-mêmes, ils ne font pas confiance aux Guinéens. Il faut aller chercher un opérateur à l’extérieur pour venir faire la révision des listes électorales en Guinée. On vous laisse l’analyse de cette idée. Tout ça montre que ces gens-là n’aiment pas les Guinéens », estime le ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail.

Il ajoute que « c’était les mêmes contestations quand il s’est agi de choisir un président de la CENI après le décès du premier président de la CENI. Quand il s’est agi d’un président de la CENI, ils ont crié sur tous les toits que Louncény Camara ne peut pas faire leur affaire. En bon guinéen, Louncény Camara a démissionné, en patriote. Mais qu’est-ce qu’on a fait ? On a trouvé un étranger, un malien pour superviser les élections en Guinée. Ils ont accepté ça. Mais malgré tout, ils ont été encore battus, battus à plate couture. C’est pour vous dire qu’ils (les opposants) sont de très mauvaise foi ».

Selon le secrétaire administratif du RPG Arc-en-ciel, la position des opposants sur le choix de l’opération qui sera chargé de procéder à la révision du fichier électoral vise tout simplement à trouver un argument pour justifier leur défaite lors des prochaines élections. « Ils (les opposants) préparent déjà les arguments de leur échec. Mais le peuple de Guinée ne dort pas, le peuple de Guinée connait tout.

Donc ils se trompent, le peuple de Guinée ne se laissera pas faire. Ils veulent à chaque instant changer la CENI, et chaque fois qu’on change un point dans l’organisation de cette CENI, ils sont battus, ils sont toujours battus. C’est pourquoi j’ai toujours dit, avec cette opposition, nous allons faire 10 mandats, ils seront battus. Parce qu’ils ne sont pas à la hauteur », a laissé entendre ce responsable du parti au pouvoir.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel: (00224) 622919225 / 666919225

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Urgent : l’opposant Faya Millimono libéré

9 août 2019 à 19 07 16 08168

Une semaine jour pour jour après son incarcération, l’opposant guinéen Faya Millimono est sorti de prison. Il a été remis en liberté ce vendredi, 09 août 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La libération du président du Bloc Libéral fait suite à plusieurs jours de bataille judiciaire menée par ses avocats, dont Me Salifou Béavogui et Me Gabriel Kamano, mais aussi de négociations extrajudiciaires engagées hier, jeudi. L’opposant est sorti de la maison centrale de Conakry avec un grand sourire et a pu regagner son domicile.

Pour l’heure, rien n’a été dit sur la suite de la procédure. « On ne nous a rien dit. On attend la suite. Pour l’instant, l’essentiel est que Dr Faya Millimono est libre et on est très content pour ça », a confié au téléphone de Guineematin.com, maître Salifou Béavogui.

A rappeler que Faya Millimono a été placé sous mandat de dépôt et conduit à la maison centrale de Conakry le vendredi, 02 août 2019, à la suite d’une plainte déposée contre lui par l’actuel ministre de la justice par intérim qui l’accuse de diffamation.

Cette plainte est consécutive à une sortie de l’opposant au cours de laquelle il avait accusé, par erreur, Mohamed Lamine Fofana d’avoir participé à la rébellion qui a attaqué la région forestière de la Guinée en 2000. Le président du BL avait aussitôt reconnu son erreur et présenté des excuses au ministre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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