Comme annoncé dans une précédente dépêche, la 3ème édition de la semaine du numérique 2018 a été lancée ce mardi 17 avril à Conakry. Une initiative du ministère des Postes, Télécommunications et de l’Economie Numérique en partenariat avec l’Agence de Promotion des Investissements Privés (APIP). C’est le professeur Alpha Condé qui a présidé la rencontre, en présence du premier ministre, de quelques membres du gouvernement, de nombreux invités dont certains sont venus de pays étrangers.

Cette semaine a pour objectif principal « la promotion de l’entreprenariat dans le numérique par le biais de développement de solutions/applications Made In Guinée qui permettrait de répondre aux besoins locaux », a appris sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Dans son discours, le professeur Alpha Condé a commencé par rappeler les difficultés historiques que l’Afrique a rencontrées dans le cadre de la révolution industrielle. « Vous savez que l’Afrique a raté les étapes de la Révolution industrielle à cause de l’esclavage, qui a vidé le contient de ses forces vices, et de la colonisation ».

C’est pour ces raisons, ajoute le président de la République, qu’il est « aujourd’hui extrêmement important que l’Afrique soit au rendez-vous dans certaines productions industrielles. Cela permettra aux pays africains de rattraper leur retard par rapport aux autres qui sont plus avancés. En effet, grâce aux nouvelles technologies, là où les autres ont mis 20 ans, nous allons faire entre 2 et 3 ans. C’est pour cela, qu’il faut que notre jeunesse maitrise les nouvelles technologies ».

Face au discours du ministre des Postes et Télécommunications, qui se félicitait du taux de pénétration de la téléphonie mobile, de l’internet en Guinée ainsi que de la fibre optique, le président Condé a plutôt relativisé. Pour lui, « le Rwanda par exemple a combien de kilomètres carré de superficie comparé à la Guinée ? Le Rwanda a déjà 4 000 kilomètres de fibre optique. Cela veut dire que nous avons à travailler pour aller à 15 mille ou 20 mille kilomètres ».

Par ailleurs, le chef de l’Etat fera remarquer que la société guinéenne est confrontée aujourd’hui à l’ignorance de l’outil informatique et de la langue anglaise. « Les deux autres handicaps que nous avons sont liés à la maitrise des nouvelles technologies et de la langue anglaise. Il est important que nous commencions à employer l’Anglais dès l’école primaire. Ce n’est pas un crime d’être francophone, mais aujourd’hui on va à Davos (Suisse), tout le monde parle Anglais, y compris le président Français », a dit le professeur Alpha Condé.

En outre, le président de la République a aussi vanté les efforts fournis depuis 2010 dans le secteur de l’électricité. Selon lui, les énormes réalisations dans ce domaine vont permettre l’accès à l’électricité même dans les zones rurales. Une manière, selon lui, de permettre à tous les guinéens d’avoir accès aux technologies de l’information et de diminuer l’exode rural. « Comme ça, le jeune guinéen qui est dans les zones rurales aura les mêmes avantages que les jeune guinéen qui est à Conakry. S’il a accès à l’internet, à la télévision et aux nouvelles technologies, il n’a pas besoin de venir grossir les rangs des chômeurs dans les quartiers populaires », a dit le professeur Alpha Condé.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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