manifestation, meeting, Hamdallaye, Bambéto, Hier, vendredi 9 janvier 2015, les représentants des ONG de Défense des Droits Humains réunies au sein de la Coordination des Organisations de Défense de droit de l’Homme (COD) dont AFRIDHO, IRDED, LIGUIDHO, ASF ont estimé que le meeting de l’opposition tenu le 7 janvier a été transformé en une marche sur la route le Prince. Ils l’ont fait savoir dans une déclaration lue à la maison de la presse en présence de plusieurs journalistes dont ceux de Guineematin.com. C’était en marge d’une conférence de presse portant sur l’analyse de la situation socio- politique et sur la mise en place INIDH.

Dans cette déclaration lue par  M. Nouhan Traoré, Président d’AFRIDHO, il est dit que : « Les ONG de Défense et de Promotion des Droits Humains réunies au sein de la coordination des organisations de défense des droits de l’homme appelé CODE, condamnent avec fermeté les violences politiques ayant entrainé des blessés graves et des dégâts matériels à l’occasion du dernier meeting de l’opposition républicaine », peut-on lire dans la déclaration.

C’est pourquoi, ils appellent le gouvernement et l’ensemble des acteurs politiques à plus de responsabilité pour le maintien de la paix, la cohésion sociale et la stabilité de notre pays.

Parlant du constat effectué sur le terrain, les ONG ont pu relever des conséquences de l’agression suivante : «  On a pu identifier sept (7) gendarmes blessés, dont trois dit- on par balles et qui sont admis respectivement au camp Samory Touré, à l’eco3, et à la clinique Ambroise Paré. Nous avons pu relever également une dizaine de militants blessés, des actes de pillages et des arrestations arbitraires », ajoutent ces ONG.

Sur le niveau de responsabilité, la COD estime que « C’est un agissement tant au niveau des forces de sécurité, qu’au niveau des militants de l’opposition qui ont été les conséquences de cette agression. Il s’agit notamment de la transformation du meeting prévu au stade du 28 septembre en une marche sur l’axe Dixinn, Hamdanlaye, Bambéto, Cosa et Enco5. Egalement, l’exercice par  des militants des actes de violences physiques à l’égard des forces de sécurité, l’exercice par les militants des violences verbales à l’endroit des institutions républicaines. Sans oublier la répression des forces de sécurité sur ces militants », écrivent ces ONG.

Par la même occasion, la coordination, pointe un doigt sur la responsabilité du Gouvernement : «  La COD a condamné avec fermeté certains agissements des forces de sécurité. Il en est ainsi de l’usage disproportionné de la force dans le cas de l’opération de maintien d’ordre, des arrestations arbitraires sur fond de violence à l’endroit de certains militants et des actes de pillages enregistrés à l’endroit de certains partis politiques».

Par ailleurs, la CODE invite l’opposition républicaine : « au respect stricte des cadres juridiques et institutionnels des manifestations et cortèges en vigueur dans notre pays. A prendre ses responsabilités en posant des actes républicains en faveur de la paix et de l’unité nationale. Egalement, de procéder à l’éducation civique et politique de ses militants…».

Au Gouvernement, ces ONG demandent de mettre en place une commission d’enquête en vue de l’identification et de la répression des auteurs de ces actes de violence.

Yacine Sylla pour Guineematin.com

Tel : (+224) 628 717 156

 

 

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin