Remous sociaux à Kolaboui : voici les dessous des manifs des jeunes (interview)

13 avril 2019 à 11 11 49 04494

Comme annoncé précédemment, des jeunes de Kolaboui, dans la préfecture de Boké, étaient dans la rue il y a deux jours pour exprimer leur colère devant le manque d’électricité. Mais, ce manque de courant électrique dans cette localité n’est que la partie visible de l’iceberg, dans une région où l’exploitation outrancière des ressources minières contraste avec la misère des populations.

Dans un entretien accordé à un envoyé spécial de Guineematin.com, à Kolaboui dans la soirée d’hier, vendredi 12 avril 2019, Tibou Diaby, secrétaire général du bureau de la jeunesse de cette sous-préfecture est revenu sur la genèse des manifestations répétées dans la localité. Il a mis à profit cet entretien pour parler de l’impact négatif de cette exploitation minière sur leur localité et du refus des miniers et de l’Etat d’investir pour le développement de Kolaboui.

Guineematin.com : vous avez manifesté jeudi contre le manque du courant électrique dans votre sous-préfecture. Ce n’est pas une première à Kolaboui. Quelle est la racine de ce problème ?

Tibou Diaby : tout a commencé par le non-respect par l’Etat de ses engagements. Chaque fois qu’on réclame nos droits, qu’on menace d’aller en grève, il y a des fausses promesses qui viennent. La dernière manifestation, quand on a voulu la déclencher, ils nous ont dit de trouver une place où poser le reste des poteaux et transformateurs. Chaque fois qu’on demande, ils placent des arguments. Tout le problème est à ce niveau. Dans toute la sous-préfecture, la seule centrale est celle que vous voyez-là. Cette jeunesse se sacrifie. Il y a certains parmi eux qui dorment ici sans salaires.

On a détecté ce que l’ANAIM (Agence Nationale des Infrastructures Minières) apportait comme carburant, c’était moins par rapport à ce qui a été annoncé. Normalement, c’est 1200 litres pourun seul groupe par jour. Mais nous, on recevait 500 litres ici. Et les 500 litres pratiquement, ne pouvaient pas suffire de 18 heures 30 à 06 heures 30. Donc, tout le problème a commencé là. Finalement, on a pu détecter et ils nous ont dit que c’est 750 litres. On a persisté, on a creusé, on a vu que c’est 1200 litres. Ça, c’est la version officielle de l’ANAIM. Donc, après nos calculs, on a constaté une perte annuelle de plus de 6 milliards de nos francs.

Guineematin.com : quelles sont les personnes qui sont impliquées dans ce détournement ?

Tibou Diaby : ça, c’est entre l’ANAIM et ses agents. Parlez, vouloir dénoncer quelqu’un ici, ça va être un autre problème. Mais, tout le problème se trouve au niveau de l’ANAIM. Tout Kolaboui a 16 districts et chaque district a ses secteurs. Le district central qui est là, Kolaboui a 11 secteurs. Les 11 secteurs, pratiquement il y a six (6) qui n’ont pas le courant. Et l’Etat a programmé mordicus qu’il va envoyer nos poteaux. C’est près de 200 poteaux qui peuvent suffire normalement pour les 11 secteurs du district central. C’est là-bas où tout a commencé.

Ça fait une année d’emblée que nous sommes en train de nous battre afin de trouver une solution à ce problème de courant. Voyez, Kolaboui, c’est un lieu stratégique. Quand vous voyez le trajet Malapouya-Dapilon, ça prend pratiquement assez de choses. Le taux d’exploitation de la bauxite est très élevé ici à Kolaboui. Nous sommes aujourd’hui à des millions de tonnes par an. Vu tout ce problème, les gens sont frustrés à l’intérieur.

Guineematin.com : vous pensez qu’avec toute cette exploitation, Kolaboui devait bénéficier en termes d’infrastructures et de services de la part des miniers mieux que ça ?

Tibou Diaby : bien-sûr. Vous avez vous-même constaté tout au long de votre trajet que nous n’avons pas d’infrastructures dignes de nom qui puissent valablement représenter Kolaboui. Le bâtiment que vous voyez en face, c’est le centre culturel, ça a été décroché par la jeunesse. C’est Fadi qui est en train de nous construire ça, il nous a promis un terrain de football. Un bâtiment neuf sera construit derrière ici. Mais, ce n’est pas suffisant.

On a de sérieux problèmes ici : on n’a pas d’eau, on n’a pas d’électricité. Et, quand vous regardez les impacts environnementaux, c’est un autre problème aussi. Sinon, avant la saison pluvieuse, à pareille heure, les mangues sont mures. Mais regardez comment ça vient, ça c’est à cause des poussières.

Guineematin.com : parlons de cette dernière manifestation. On apprend que des jeunes se sont attaqués à des biens de l’Etat.

Tibou Diaby : non, il n’y a pas eu destruction de biens. Le rond-point là, on a dit aux gendarmes de ne pas intervenir. Parce que nous, on a la maitrise de nos enfants. Chaque fois que nous manifestons ici, nous évoluons pratiquement avec les enfants. Et ces enfants-là n’écoutent que ce groupe-là. Mais, ce petit dérapage-là, cette goutte d’eau qui a débordé le vase, c’est dû à l’entêtement des forces de l’ordre. Parce qu’ils sont venus ici pour faire des va-et-vient inutiles. Nous, on avait déjà enlevé les barrages, il n’y avait personne dans les rues.

Donc, ils faisaient des allers-retours pour juste provoquer. Ils quittaient Conakry, ils ont vu des enfants en bordure de route, c’est-à-dire les riverains qui étaient là, paf ! Il y a eu altercation. Ils ont commencé à lancer du gaz lacrymogène. Vous savez, les cases ont horreur du soleil. A 15 heures zéro, ils ont visé une case, la case a pris le feu et carrément, ça a voulu prendre les magasins.

N’eut été la collaboration de la population, de la communauté, les magasins-là allaient partir en fumée. Au moment où nous essayions de maîtriser le feu, ils continuaient à nous lancer encore le gaz lacrymogène. On ne sait pas maintenant si c’est cette pagaille qui arrange les forces de l’ordre ou autre chose. C’est un peu là notre inquiétude.

Guineematin.com : on apprend aussi que le véhicule du préfet a été attaqué. Parlez-nous en !

Tibou Diaby : non. C’est aujourd’hui qu’il y a eu ce dérapage. Parce qu’hier nuit, il y a eu d’autres problèmes encore. Les forces de l’ordre soutiraient de l’argent, les enfants aussi profitaient ailleurs. C’était le plus fort qui gagnait maintenant sur le terrain. On a enregistré ça. Il y a eu d’énormes pertes. Certains ont perdu 600 milles, d’autres 3 millions, ainsi de suite. Les gendarmes sont accusés dans ces cas de vol, mais comme on n’a pas de preuves palpables, tangibles contre eux, c’est ça. Parce que, tu ne peux pas filmer un gendarme en train de te fouiller.

C’est à la suite de cela que les enfants ont répliqué en attaquant les engins de certaines sociétés comme SOGEA SATOM. Maintenant, le même groupe de gendarmes est sorti pour intervenir. Des malfrats ont été arrêtés par les agents de sécurité que nous avons mis en place et remis aux forces de l’ordre.

Guineematin.com : concrètement, qu’est-ce que vous demandez à l’Etat, aux sociétés minières qui évoluent ici à Kolaboui ?

Tibou Diaby : nous demandons premièrement, la construction des écoles. Nous n’avons pas d’écoles ici. Certains enfants marchent à des distances allant jusqu’à 15 kilomètres pour leur école. Nous voulons des écoles de métiers qui puissent recevoir des milliers d’enfants. Parce que c’est notre relève. Notre souci aujourd’hui, c’est comment ces enfants seront formés. On veut aussi de l’électricité, de l’eau et la construction d’infrastructures à Kolaboui.

Propos recueillis à Kolaboui par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Manifs contre le manque de courant à Kolaboui : « il y a des dessous », dit le sous-préfet

13 avril 2019 à 11 11 23 04234

Les jeunes de la sous-préfecture de Kolaboui, dans la préfecture de Boké ont manifesté avant-hier, jeudi 11 avril 2019. Ils ont érigé des barricades sur la route pour protester, disent-ils, contre les délestages électriques dans la localité. Mais, pour le sous-préfet de Kolaboui, les manifestants avaient d’autres motivations inavouées, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes qui s’est rendu sur place.

La commune rurale de Kolaboui était en ébullition le jeudi, 11 avril dernier. De nombreux jeunes de la localité sont sortis ériger des barricades sur la route pour empêcher la circulation. Les manifestants protestaient contre les délestages électriques constatés actuellement dans la localité. Des délestages qui sont dus à une panne technique, explique Morlaye Sylla, électromécanicien et gestionnaire du groupe électrogène qui alimente la localité en courant.

« Le groupe de 600 KVA que nous avons, n’arrive plus à alimenter tout le monde en même temps. Depuis une semaine maintenant, nous avons instauré un système de rotation. Si on donne aujourd’hui le courant à un quartier, demain aussi, on donne à un autre. Ça, les jeunes ne l’ont pas aimé. C’est pourquoi, ils se sont révoltés, ils ont dit qu’ils n’accepteront pas le tour-tour », a-t-il confié à l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kolaboui.

De son côté, Ibrahima Sory Camara, directeur général de Global Energie, entreprise en charge de la distribution du courant à Kolaboui, indique que l’augmentation de la demande en courant a rendu le réseau de distribution incapable de satisfaire tout le monde. C’est pourquoi, il souhaite la concrétisation des promesses faites par le ministère en charge de l’Energie pour leur permettre de s’adapter à l’augmentation de la population.

« Il y a toujours une lenteur par rapport à la concrétisation des promesses faites par les autorités. Les autorités avaient promis de nous envoyer des câbles électriques et des poteaux supplémentaires. Mais jusque-là, on n’a rien vu. Aujourd’hui, certains secteurs et d’autres périphéries de Kokaboui ne reçoivent pas convenablement le courant électrique. C’est pourquoi, chaque fois, il y a des petits remous dans la cité.

Aujourd’hui, le matériel que nous avons, avec la population qui augmente de jour en jour, l’armoire électrique ne parvient pas à supporter. Pour parer à ce problème, nous lançons un appel aux autorités, au ministère de l’Energie et à EDG, de nous envoyer des transformateurs et des câbles pour qu’il y ait l’accalmie dans la cité », a-t-il dit.

Egalement interrogé sur cette situation, le sous-préfet de Kolaboui, lui, estime qu’il y a d’autres raisons inavouées qui sont derrière la manifestation des jeunes de la localité. Mamadouba Yakha Camara ne comprend pas la version selon laquelle, ils protestaient contre le manque de courant. « On avait compris qu’une manifestation se préparait. Donc, on a essayé d’expliquer aux jeunes que le manque de courant est dû à une panne technique sur le réseau. Nous leur avons dit que tout était en train d’être fait pour réparer la panne. Ils avaient commencé à comprendre.

Il était question qu’on se retrouve hier à 11 heures. Mais, à notre fort étonnement, dès 4 heures du matin, les enfants ont érigé des barricades partout. On a tenté de négocier, mais impossible. (…) On a constaté que ces manifestations ne sont pas faites que pour le retour du courant, il y a des dessous qu’on cherche à savoir. Sinon, on ne peut pas comprendre que tu prétendes revendiquer quelque chose, on te donne cette chose, et tu continues à revendiquer pour la même chose.

A 19 heures hier, on a lancé le groupe. A 20 heures, une bande de jeunes a débarqué ici pour menacer le gardien, l’obligeant à éteindre le groupe. Il a fallu qu’on revienne avec force pour allumer le groupe. C’est pourquoi je dis que ça, ce n’est plus un problème de courant. Sinon, même si le courant qui est venu c’est partiel, on devait laisser cela. Mais, pourquoi ils ont dit qu’il faut éteindre le groupe et de surcroît la nuit ? s’est-t-il interrogé.

Néanmoins, le sous-préfet annonce des dispositions prises pour résoudre le problème lié au manque du courant. « Déjà, les techniciens d’EDG sont arrivés. On s’est retrouvé avec la commune pour en discuter. Ils veulent s’installer ici maintenant et régler ce problème de courant de façon définitive », a rassuré Mamadouba Yakha Camara.

De Kolaboui, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
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Siguiri : ambiance de fête et promotion d’une nouvelle Constitution ce dimanche

7 avril 2019 à 18 06 32 04324

Un mouvement de soutien à une nouvelle Constitution pour maintenir le professeur Alpha Condé au pouvoir a été organisé ce dimanche, 07 avril 2019, dans la commune urbaine de Siguiri. Une initiative financée par madame Bangoura Gnalèn Condé, cheffe de cabinet à la Primature, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A l’image de Coyah et Dubréka, la ville de Siguiri a vibré au rythme des promoteurs d’une nouvelle Constitution en vue de maintenir Alpha Condé au pouvoir. De nombreuses femmes ont pris part à cette manifestation. On notait la présence des associations de femmes de Siguiri.

Interrogée par le correspondant de Guineematin.com à Siguiri, Hawa Diakité, porte parole des femmes, a expliqué les motifs de cette manifestation. « Nous sommes très contentes. Grâce à notre grande sœur, Gnalèn Condé, les femmes de Siguiri se sont donné les mains. Les divisions et les haines qui étaient là sont toutes enterrées grâce à elle.

Elle a envoyé des habits en quantité pour soutenir Alpha Condé. On était frustré, mais tout est fini. Nous sommes pour Alpha Condé. Pas une question de troisième mandat, mais Alpha Condé jusqu’à son dernier jour », a lancé la dame.

Pour sa part, Moussa Philan Traoré, ex gouverneur de Faranah, ex conseiller au ministère de l’administration du territoire, a fait savoir que le référendum se tiendra en vue la Constitution au profit du président Alpha Condé et du parti présidentiel, le RPG Arc-en-ciel.

« Femmes de Siguiri, je suis venu vous rendre visite. L’ingratitude est un acte volontaire, le président Alpha Condé avait dit qu’il mourra pour la cause des femmes. Mais, les femmes de Siguiri sont l’épine dorsale des femmes guinéenne.

Les bêtises qu’on vous dit, ne les écoutez pas. Qu’ils le veulent ou pas, le référendum aura lieu, Dieu a décidé pour le référendum. Il y a 34 ans, le 4 juillet 85, qu’il y a eu le coup Diarra Traoré. Qui pensait qu’aujourd’hui arriverait ?

Celui qui est venu dire que la Guinée ne peut pas aller sans les Malinké, sans les Peuls, sans les Forestiers, c’est Alpha Condé. Celui qui ne veut pas ce dernier est contre Dieu. Je vous invite à voter oui à la nouvelle Constitution », a lancé monsieur Traoré.

Pour le préfet par intérim de Siguiri, Siné Magassouba, le référendum pour une quatrième République est nécessaire.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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N’zérékoré : des élèves manifestent pour exiger la libération d’un enseignant incarcéré

4 avril 2019 à 21 09 12 04124

Les élèves du groupe scolaire privé Elhadj Moustapha Koutoubou Sanoh, sis au quartier Tilépoulou, dans la commune urbaine de N’zérékoré, ont pris d’assaut le tribunal de première instance et la place des martyrs ce jeudi, 04 avril 2019. La contestation visait à demander la libération de leur principal pour certains, chargé des cours de Maths-Physique-Chimie et formateur pour d’autres, détenu à la maison centrale de N’zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

De nombreux élèves, composés de collégiens et de lycéens, du groupe scolaire privé Elhadj Moustapha Koutoubou Sanoh, accompagnés d’élèves venus d’autres écoles ont manifesté devant le tribunal local et à la place des martyrs. Ils réclamaient ainsi la libération de l’enseignant Aboubacar Chérif. Ce dernier est détenu à la prison civile de N’zérékoré suite à une plainte pour détournement de fonds au préjudice de l’école.

Selon Mory Saran Condé, porte-parole des protestataires, « nous sommes là pour demander la libération de notre professeur qui nous donne trois matières : Maths Physique et Chimie. Depuis avant-hier, mardi, il a quitté l’école pour aller à la gendarmerie. Aux environs de 17 heures, il m’envoi un SMS pour dire qu’il est à la prison civile.

Hier, nous avons fait une lettre qu’on a adressée au procureur. Mais, il n’a pas pris la lettre en compte. C’est la raison pour laquelle nous sommes là, pour solliciter la mise en liberté de notre professeur. Et, la prise des photos pour le brevet a commencé, mais jusqu’à présent on ne s’est pas photographié », a fait savoir le jeune élève.

À la question de savoir jusqu’où ils iront, Mory Saran Condé a laissé entendre qu’au cas où le professeur n’est remis en liberté, « il n’y aura pas cours et ils verront des choses inattendues ».

Interrogé par le correspondant de Guineemati.com à N’zérékoré, le fondateur de l’école en question, Ibrahima Kalil Diabaté, accuse le principal de son école d’avoir détourné une forte somme d’argent. « On lui a confié la gestion de l’école et le recouvrement des paiements de la scolarité. Mais, quand j’ai demandé à connaître la situation générale après la grève du SLECG, rien. Dans les plus de 60 millions de francs guinéens qui ont été recouvrés, je n’ai retrouvé que 7 millions 350 mille francs guinéens. Les 55 millions 160 mille francs guinéens, je ne sais pas où il les a envoyés.

Et, après être passé par les autorités compétentes, comme la gendarmerie où il avait pris des engagements, il n’y a rien eu, aucun de ses engagements n’a été respecté. C’est pour cela que j’ai saisi la justice pour que la loi soit dite dans cette affaire et que je récupère mon argent. Mais, en ce qui concerne les élèves, ils sont dans leurs droits. Mais, j’ai déjà eu quelqu’un qui va le remplacer », a dit le fondateur.

Aux dernières nouvelles, les autorités éducatives de la ville ont déjà engagé des procédures pour désamorcer la tension afin que les cours puissent reprendre demain.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Marche de la colère : « les journalistes guinéens ont décidé de prendre leur destin en main »

2 avril 2019 à 14 02 29 04294

Comme annoncé précédemment, de nombreux journalistes ont manifesté ce mardi, 02 avril 2019, dans les rues de Kaloum, pour dénoncer l’incarcération illégale de leur confrère, Lansana Camara. Cette marche dite de la colère s’est déroulée du rond point du Port Autonome de Conakry au ministère de la Justice, en passant par le ministère des Affaires Etrangères.

A l’issue de la manifestation qui s’est passée dans le calme, les journalistes ont lu une déclaration, dans laquelle ils dénoncent les atteintes à la liberté de la presse et annoncent leur détermination à se battre pour faire respecter leurs droits.

Guineematin.com vous livre ci-dessous l’intégralité de la déclaration des journalistes.

« Monsieur le Premier ministre

Monsieur le ministre d’Etat à la Justice, Garde des Sceaux

Monsieur le Ministre de l’Information et de la Communication

Mesdames et Messieurs les présidents des organisations professionnelles de médias

Chers confrères puissamment mobilisés à l’occasion de cette marche de la colère

Depuis le mardi 26 mars 2019, notre confrère Lansana Camara, Directeur de publication du site d’informations Conakrylive.info est incarcéré à la maison centrale de Conakry pour une affaire de « diffamation par voie de presse ». Cette arrestation mais aussi la détention arbitraire de notre confrère, lancent dans l’émoi toute la corporation et provoque une véritable colère des journalistes.

En dépit des multiples condamnations de la part des organisations professionnelles de médias, de certains hommes politiques guinéens et des organisations internationales, Lansana Camara reste encore en prison.

Ce lundi 1er avril, contre toute attente, la demande de libération provisoire de notre confrère, introduite au Tribunal de première instance de Kaloum par son avocat, a été rejetée.

Tout ce spectacle malheureux se passe dans un pays où les délits de presse sont dépénalisés par la loi organique L 002 sur la liberté de la presse et d’expression du 22 Juin 2010. Cette avancée démocratique, acquise à la suite d’une longue lutte, est entrain de fondre comme du beurre au soleil.

Chers confrères, Reporters Sans Frontières qui exige sa libération immédiate conformément à la loi sur la presse qui exclut les peines d’emprisonnement pour sanctionner les délits de presse en Guinée, relève aussi que cette arrestation constitue une entrave à la liberté d’information et une manière d’empêcher le journalisme d’investigation.

Cet emprisonnement de Lansana Camara vient dans un contexte marqué par une série de condamnations de journalistes.

Monsieur le ministre de la Justice, le tableau de la liberté de presse et d’expression est aujourd’hui, on ne peut plus, sombre.

Tenez, en juin 2018, Mamadou Saliou Diallo, journaliste et fondateur du site d’informations générales, Lesnouvellesdeguinee.com, sur instruction express du ministre guinéen de la justice, Garde des sceaux, Cheick Sacko a été écroué durant trois semaines à la maison centrale de Conakry. Nos confrères de la radio Espace FM, Moussa Moise Sylla, Moussa Yéro Bah inquiétés et la dernière condamnée.

Aboubacar Diallo du site Mosaiqueguinee et d’un autre du site ConakryChallenge, sur plainte du ministre des Télécommunications, ont été récemment condamnés. Le journaliste Almamy Kalla Conté du site Guineelive, en procès de diffamation contre le ministre d’Etat, Secrétaire général à la Présidence de la République, vient d’être aussi condamné. La liste est non exhaustive.

Cette marche de la colère des médias guinéens est organisée pour dire non à ces violations et persécutions contre les journalistes, contre la liberté d’expression mais aussi contre l’Etat de droit et la démocratie.

Notre Justice, malheureusement, est apte à rendre justice pour les autres, les hauts cadres, les hommes d’affaires, les ministres de la République en condamnant les journalistes, mais jamais le contraire.

Sinon, comment expliquer la soif des journalistes de la vérité dans l’assassinat du journaliste, Mohamed Koula Diallo, le 5 février 2016 lors des échauffourées entre pro et anti Cellou Dalein Diallo et Amadou Oury Bah, de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, UFDG, suite à l’exclusion de ce dernier dudit parti ?

Depuis le 23 juillet 2015, le journaliste Chérif Diallo, alors reporter à Espace TV du groupe Hadafo Média, a disparu et jusque-là, nul ne sait s’il est mort ou vivant.

Egalement, la disparition tragique en juin 2018, du journaliste-reporter du site d’informations générales Guineenews.org, Abdoulaye Bah, dont la mort a suscité de vives émotions dans le pays et dans la sous-région. Le présumé auteur de cet assassinat, identifié, court encore.

De passage, l’on ne peut omettre l’arrestation du journaliste et Coordinateur Général du Groupe Gangan radio et télévision, Aboubacar Camara, le brouillage intempestif des ondes dudit groupe en octobre 2017 et les violences que les journalistes partis couvrir cette arrestation ont fait l’objet le mardi 31 octobre 2017, à l’escadron mobile N°3 de Matam.

Cette brutalité d’une rare violence, a causé une quinzaine de blessés, la destruction du matériel de travail de plusieurs journalistes. Et jusqu’aujourd’hui, aucune justice pour les « voix des sans voix ».

Monsieur le ministre de la Justice, à partir de cette marche de la colère, les journalistes guinéens ont décidé de prendre leur destin en main, pour empêcher toute volonté d’étouffement de la liberté de la presse et d’expression consacrée par la Constitution de notre pays.

A travers des marches pacifiques, des journées sans presse et des synergies de radios, nous interpellerons les plus hautes autorités de ce pays sur les violations sans cesse répétées de la loi organique L 002 sur la liberté de la presse.

Aussi, il ne fait plus bon d’être journaliste en Guinée. La peur reste la chose la mieux partagée en Guinée.

Les organisations professionnelles de médias en Guinée entendent alerter l’opinion nationale et internationale sur les graves menaces qui pèsent sur le journaliste dans sa quête quotidienne d’informations.

Les organisations professionnelles des médias réitèrent leur ferme volonté d’user des moyens légaux et pacifiques, notamment la synergie des radios dès mercredi 3 avril 2019 et la journée sans presse le jeudi 4 avril….jusqu’à la libération de notre confrère Lansana Camara.

Elles en appellent à la forte mobilisation des journalistes, des partenaires et amis de la presse.

Libérez Lansana Camara

Halte à l’arrestation de journalistes

Plus Jamais ça

Je vous remercie ».

Propos recueillis par Mamadou Laafa Sow et Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : des journalistes manifestent dans la rue pour exiger la libération de Lansana Camara

2 avril 2019 à 13 01 46 04464

Comme prévu, la marche de la colère des médias a eu lieu ce mardi, 02 avril 2019, à Conakry. A l’appel du syndicat des journalistes de la presse privée de Guinée, plusieurs journalistes et responsables d’associations professionnelles de médias ont défilé dans les rues de Kaloum pour exiger la libération du journaliste Lansana Camara, détenu illégalement à la maison centrale de Conakry, a constaté Guineematin.com à travers ses reporters qui étaient sur place.

Les hommes de médias se sont donné rendez-vous au rond-point du port autonome de Conakry. Ils ont entamé là leur « marche de la colère » jusqu’à la devanture du ministère de la justice, en passant par le ministère des Affaires Etrangères.

Durant tout le trajet, les manifestants brandissaient des banderoles et scandaient des slogans comme : « Libérez Lansana Camara » ; « Plus de journalistes en prison» ; « Honte magistrats zélés et corrompus » ; « Ministres prédateurs, corrompus ».

Devant le ministère de la justice où la manifestation s’est achevée, la porte-parole des manifestants a lu un discours dans lequel les journalistes dénoncent les atteintes à la liberté de la presse et exigent la libération de leur confrère Lansana Camara.

Ce dernier qui est administrateur général du site Conakrylive.info et correspondant de l’agence Chine Nouvelles en Guinée, est détenu depuis le 26 mars dernier à la maison centrale de Conakry. Et ce, malgré la dépénalisation des délits de presse en Guinée.

Son arrestation fait suite à une plainte déposée par le ministre des Affaires Etrangères, qui l’accuse de diffamation dans un article qu’il a écrit et qui révèle une tentative de détournement de fonds, impliquant le ministre en question.

Fatoumata Diouldé Diallo et Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Un élève tué par balle à Dubreka : les explications du maire de la ville

21 mars 2019 à 19 07 24 03243

Le meurtre d’un élève, tué par balle au cours d’une manifestation hier, mercredi 20 mars 2019, continue de faire couler encre et salive à Dubreka. Alors que la préfecture a annoncé l’ouverture d’une enquête par le Procureur, le maire de la commune urbaine indique que c’est une balle perdue qui a touché la victime. Il l’a dit lors d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce jeudi 21 mars 2019.

Selon Elhadj Alsény Bangoura, il n’était pas à Dubreka au moment des faits. « J’étais à Conakry pour assister au congrès de l’association des maires de Guinée. C’est dans la salle des congrès qu’on m’a appelé pour me dire qu’il y avait des remous. Donc, j’ai appelé mes adjoints pour qu’ils prennent des dispositions en vue de faire en sorte qu’il y ait de l’apaisement, qu’on puisse prendre des dispositions pour élucider le problème et pour voir qu’est-ce qui s’est réellement passé ».

C’est ainsi, dit-il, que les forces de l’ordre ont été appelées à venir canaliser les manifestants. Et, c’est dans ce contexte que le jeune Amadou Soumah, élève en classe de 8ème année, qui rentrait de l’école, a été fauché par une balle. « C’est très malheureux qu’un tel incident ait abouti à un mort, un élève surtout. Ce qu’on m’a dit, il y a deux ou trois jours, on a découvert un cadavre dans le quartier Tersè, un conducteur de moto-taxi. Et donc, la commune a été informée, nous avons pris des dispositions pour faire l’enterrement et rechercher les parents du cadavre.

Qu’est-ce qui s’est passé ? Le lendemain, les conducteurs de motos-taxis ont retrouvé un voleur, disons de moto. Alors, ils l’ont transféré à la brigade de recherche. L’autorité de là-bas était en train de faire des investigations, mais c’est après ça que les conducteurs de motos-taxis se sont révoltés pour dire qu’il faut qu’on leur remette le monsieur pour qu’il soit lynché. Donc, la brigade de recherche n’a pas accepté.

Alors, les gens ont commencé à jeter des pierres. Ils avaient même la volonté d’incendier le bureau. Alors, c’est dans ça que les forces de l’ordre, je crois, ont voulu se défendre. C’est dans ça qu’un jeune revenant de l’école a trouvé la mort. (…) Il y a des élèves qui revenaient de l’école. Ça a donc été une balle perdue qui est allée tomber sur un jeune qui n’en était pour rien », a expliqué l’autorité communale.

A rappeler que les locaux de la brigade de recherche de Dubreka ont été vandalisés par les manifestants qui voulaient récupérer le présumé voleur de moto pour le lyncher. Le calme est revenu à Dubreka, mais des pick-up de la gendarmerie sont toujours postés en nombre à l’endroit où a eu lieu la manifestation.

De Dubreka, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Général Mathurin Bangoura à la barre : l’affaire renvoyée

4 février 2019 à 18 06 57 02572
Général Mathurin Bangoura, poursuivi pour poursuivi pour abus d’autorité

La suite des débats était attendue ce lundi, 04 février 2019, au tribunal correctionnel de Kaloum dans le procès opposant les Forces Sociales de Guinée au Général Mathurin Bangoura. Le gouverneur de la ville de Conakry est poursuivi pour abus d’autorité et entrave au droit de manifester. Mais, sur la demande de la partie civile, le dossier a été renvoyé à quinzaine, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le général Mathurin Bangoura, gouverneur de la ville de Conakry, bien qu’attendu au tribunal, ne s’est pas présenté à l’audience de ce lundi. La partie civile a jugé nécessaire de demander un renvoi à cause de l’état de santé de l’avocat du Balai Citoyen, maitre Salifou Béavogui. Une demande acceptée par le juge, Ibrahima Kabélé Bangoura, qui a renvoyé l’affaire au 18 février 2019.

Sékou Koundouno

Selon Sékou Koundouno, un des animateurs des Forces Sociales de Guinée, « le week-end, notre avocat, Me Salifou Béavogui, a eu quelques malaises. Il est actuellement du côté de Dakar pour des soins. Il sera de retour en fin de semaine. Compte-tenu de la pertinence et de l’intérêt qu’il apporte à ce dossier, il a jugé nécessaire que son assistant, maître Condé, demande le renvoi du dossier jusqu’à son arrivée ».

De son côté, maître Ké Touré, avocat du Général Mathurin Bangoura, s’est dit confiant quant au dénouement de cette procédure. « Pour nous, nous sommes confiants que le juge, lorsqu’il prendra sa décision, ne pourra pas retenir le Général Mathurin Bangoura dans les liens de la prétention parce que justement, l’article 643 sur lequel les poursuites sont fondées contre lui, n’a pas prévu des actes attentatoires à la liberté collective. Voilà les raisons pour lesquelles nous sommes conscients pour penser déjà que Mathurin sera relaxé dans cette procédure pour délit non constitué par rapport à ce qui est dit dans l’article 643 du code pénal », a déclaré Me Ké Touré.

Pour rappel, les Forces Sociales de Guinée ont voulu organiser une marche contre la hausse impopulaire et unilatérale du prix du carburant à la pompe le lundi 16 juillet 2018. Mais, le gouverneur de Conakry avait interdit ladite marche. C’est cette interdiction qui vaut aujourd’hui au général Mathurin Bangoura d’être à la barre du tribunal de Kaloum.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77 / 662 73 05 31

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Incendie et affrontement au marché de Mamou : plusieurs personnes arrêtées, 7 autres blessés

21 décembre 2018 à 11 11 11 121112

Comme annoncé dans une précédente dépêche de Guineematin.com, des affrontements ont éclaté hier, Jeudi 20 décembre 2018, entre les agents des forces de l’ordre et des jeunes en colères qui voulaient en finir avec les sapeurs-pompiers, après l’incendie survenu au marché central de Mamou. Ces affrontements ont fait des blessés et plusieurs personnes ont également été arrêtées par les forces de l’ordre.

De sources médicales, contactées par Guineematin.com ce vendredi, il y a eu sept personnes, au moins, qui ont été reçues dans la soirée d’hier, jeudi, aux urgences de l’hôpital régional de Mamou. « Certains des patients étaient blessés, notamment deux personnes avaient des plaies un peu graves, alors que d’autres étaient asphyxiés (après l’inhalation du gaz lacrymogène) ». Ils ont été traités et libérés par l’équipe de garde qui se trouvait aux urgences, nous a-t-on expliqué.

Selon les témoignages de certains citoyens qui se trouvaient au lieu de l’incendie pendant les affrontements entre les forces de l’ordre et les jeunes qui voulaient s’attaquer au commissariat de police en guise de représailles contre les sapeurs-pompiers, « des jeunes ont été sévèrement molestés par les agents qui ont même procédé à des interpellations sur le terrain ».

Sidiki Camara, Procureur de Mamou

Egalement contacté par Guineematin.com, le parquet du tribunal de première instance de Mamou confirme ces arrestations, même si on se réserve encore d’évoquer le nombre de personnes concernées. « Oui ! C’est vrai qu’il y a eu des interpellations. Mais, je vous reviendrai pour vous dire le nombre de personnes qui ont arrêtées », a confié le procureur, Sidiki Camara, joint au téléphone par notre rédaction à Mamou.

Nous y reviendrons !

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

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Marche de l’opposition : circulation normale sur la route Le Prince

29 novembre 2018 à 9 09 43 114311

L’opposition républicaine appelle ses partisans à une marche pacifique ce jeudi de Dixinn au Palais du Peuple, quelques jours après la militarisation de certaines parties de la ville de Conakry. La circulation routière est normale ce matin entre Cosa-Bambeto-Hamdallaye, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Répression des jeunes de l’axe avec des armes : l’opposition dénonce les propos de Damaro Camara

20 novembre 2018 à 10 10 16 111611

Hon. Amadou Damaro Camara

Déclaration : L’opposition républicaine dénonce, avec inquiétude, le danger que représente Amadou Damaro Camara, Président de la mouvance présidentielle, pour l’équilibre de la nation guinéenne. Son discours, arrogant et irresponsable, ne cesse de se radicaliser avec des ingrédients qui peuvent conduire notre pays à la guerre civile.

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Marche de l’opposition : un jeune blessé à Hamdallaye

15 novembre 2018 à 16 04 23 112311

Abdoul Razzak Diallo, âgé de 20 ans, a été blessé par un projectile dont la nature n’est pour le moment pas précisée par le médecin qui l’a reçu à l’hôpital Jean Paul II de Taouyah, dans la commune de Ratoma, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

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Siguiri : des manifestants perturbent le travail de la direction de l’habitat

10 septembre 2018 à 19 07 57 09579

Un groupe de jeunes est allé manifester ce lundi, 10 septembre 2018, dans la cour de la direction préfectorale de l’habitat de Siguiri. Les manifestants qui disent être partis protéger le premier responsable de la direction, ont empêché le travail sur les lieux, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

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Manif à N’Zérékoré : des femmes en colère chassent le sous-préfet de Gouécké

17 juillet 2018 à 8 08 11 07117

Des femmes de la sous-préfecture de Gouécké, située à quarante deux (42) kilomètres de N’Zérékoré, ont bruyamment manifesté hier, lundi 16 juillet 2018. Elles accusent le sous-préfet de chercher à opposer les communautés de la localité. L’administrateur territorial a fini par prendre la poudre d’escampette, rapporte Guineematin.com, à travers son correspondant dans la région.

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Dixinn Centre 1 : manifestation contre « la vente de la maison des jeunes »

6 juin 2018 à 15 03 11 06116

Plusieurs jeunes du quartier Dixinn Centre1 ont manifesté ce mercredi, 06 juin 2018 pour dénoncer ce qu’ils qualifient de tentative d’expropriation de leur maison de jeunes. Ils sont allés protester dans les locaux de la mairie de la commune pour réclamer leur lieu de loisir, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

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Vente d’un cimetière à Kindia : accusé, le président du district de Comoyah se défend

1 juin 2018 à 19 07 11 06116

Les jeunes du district de Comoyah, dans la commune rurale de Damakanyah, à Kindia, ont manifesté leur colère le mardi, 29 mai 2018, contre la vente d’une partie du cimetière du coin. Ils accusent les autorités de la localité d’être complices de la vente de ce cimetière à des particuliers. Des accusations que rejette en bloc le chef dudit district, a appris sur place Guineematin.com, à travers un de ses correspondants dans la région.

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Colère des citoyens à Kantoumanina (Mandiana) : un jeune tué par balle…

19 mai 2018 à 10 10 58 05585

Des débits de boisson détruits à Kantoumanina ce samedi, 19 mai 2018

Dans la matinée de ce samedi, 19 mai 2018, les populations de la sous-préfecture de Kantoumanina (située à une vingtaine de kilomètres de la ville de Mandiana) étaient en colère, suite à l’assassinat d’un jeune étudiant, a appris Guineematin.com des sources locales.

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Humaniser la prise en charge des femmes enceintes et les accouchements en milieu hospitalier

18 mai 2018 à 13 01 55 05555

Dans un mémorandum déposé ce vendredi, 18 mai 2018, le collectif pour une prise en charge humanisée des femmes enceintes et des accouchements (Collectif PEHFA) a laissé éclater sa colère : « Avec un taux de mortalité maternelle de 679 décès pour 100 000 naissances vivantes , donner la vie pour une femme guinéenne comporte presque autant de risques que de perdre la sienne », s’inquiètent ces femmes.

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