Manifestation contre un 3ème mandat en Guinée : le bilan à la mi-journée par Cellou Dalein (en direct)

14 octobre 2019 à 14 02 33 103310

« Les manifestations vont se poursuivre demain, après-demain… jusqu’à la satisfaction de nos revendications », a notamment annoncé Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne. C’est au domicile de sa deuxième femme à la Minière que l’opposant guinéen a reçu un groupe de journalistes dont un de Guineematin.com dans l’après-midi de ce lundi, 14 octobre 2019.

En attendant le décryptage, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la vidéo de notre reporter publiée en direct sur notre page Facebook officielle :

A un an de la fin de son deuxième et dernier mandat, le président Alpha Condé veut changer la constitution guinéenne pour rester au pouvoir. En réaction à ce risque d’atteinte à la démocratie dont la sève nourricière est l’alternance au pouvoir, plusieurs partis d’opposition ont rallié un mouvement initié par la PECUD (une plateforme de la société civile) pour créer le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC). C’est ce front qui a appelé les Guinéens à entamer des manifestations ce lundi pour démontrer au président de la République et à son entourage que les Guinéens sont opposés à un changement de leur constitution acquise de haute lutte sous la junte militaire en 2010. Mais, les manifestations étant interdites en Guinée par une décision du gouvernement (en violation de la constitution), les leaders du FNDC ont alors demandé aux Guinéens de sortir partout sur le territoire national et à l’étranger devant les ambassades pour manifester.

A suivre !

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Manifestations du FNDC à Labé : forte mobilisation de l’UFDG pour les derniers réglages (avec vidéo)

13 octobre 2019 à 22 10 16 101610

La fédération de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a organisé, hier, samedi 12 octobre 2019, à son siège à Kouroula, dans la commune urbaine de Labé, une assemblée générale extraordinaire de ses responsables, militants et sympathisants pour galvaniser la population en faveur des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) qui sont prévues à compter de ce lundi, 14 octobre 2019, dans tout le pays, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

La mobilisation était de taille. Elle était aussi à la dimension de l’enjeu politique du moment. Celui de la lutte contre un autre mandat de plus à la tête de l’Etat pour le président Alpha Condé. En plus des responsables, militants et sympathisants du parti venus de tous les quartiers de la commune urbaine de Labé, on notait la présence effective des élus de l’UFDG dont les maires, à quelques exceptions près, qui administrent actuellement les collectivités décentralisées de la préfecture.
La rencontre avait pour objectif d’inviter les participants à se mobiliser massivement en faveur des manifestations programmées par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), dans la ville de Labé à compter de ce lundi, 14 octobre 2019.

« Nous avons délivré des messages pour susciter la mobilisation, donner les raisons légales qui ont prévalu à ce mot d’ordre qui a été lancé par le FNDC. A savoir, la volonté affichée par monsieur Alpha Condé de s’octroyer coûte que coûte un troisième mandat, contrairement aux dispositions de la constitution, en violation des dispositions constitutionnelle. C’est aussi des messages, si vous voulez, de responsabilité, lors des manifestations. Pour leur dire que nous n’avons pas un adversaire d’une région, nous n’avons pas un adversaire d’une ethnie. Notre seul adversaire, c’est monsieur Alpha Condé et son clan qui veulent prendre en otage le peuple de Guinée pour s’octroyer un mandat à vie et de continuer à piller les ressources du pays. Mais aussi, un message pour galvaniser les populations pour leur dire qu’un autre peuple ne viendra pas libérer la Guinée à notre place. Un autre peuple ne viendra pas nous restituer notre souveraineté, aujourd’hui confisqué par le président Alpha Condé et un clan au pouvoir », a expliqué l’actuel député uninominal de Labé, l’honorable Mamadou Cellou Baldé, qui a présidé la rencontre.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Qui veut arrêter les leaders du FNDC ? « Nous sommes encerclés… »

11 octobre 2019 à 23 11 16 101610
Abdourahmane Sanoh, coordinateur du front national pour la défense de la Constitution

Le gouvernement Kassory Fofana prévoit-il l’arrestation des leaders du front national pour la défense de la Constitution (FNDC) dans sa stratégie d’empêcher des manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé en Guinée ?

Selon un responsable du FNDC, des pick-up des forces de sécurité (police et gendarmerie) ont encerclé le domicile de monsieur Abdourahmane Sanoh, coordinateur du front national pour la défense de la Constitution (FNDC), sis à Soloprimo, dans la commune de Ratoma.

L’informateur de Guineematin.com qui était dans la concession a précisé que le leader de la lutte contre un troisième mandat en Guinée n’était pas seul chez lui ce vendredi soir, 11 octobre 2019. « En plus de monsieur Abdourahmane Sano, nous sommes avec le chargé des Opérations du FNDC (Ibrahima Diallo) et le responsable des stratégies et planification (Sékou Koundouno). Je ne sais pas ce qui va se passer. Mais, nous sommes encerclés par les quatre pick-up . Pour le moment, ils ne sont pas entrés… ».

Comme on le sait, le FNDC a appelé les Guinéens à des manifestations de rue le lundi prochain, partout en République de Guinée et dans les ambassades, pour protester contre la volonté du président Alpha Condé de confisquer le pouvoir après on deuxième et dernier mandat constitutionnel. N’ayant pas d’arguments solides contre les défenseurs de la Constitution et du principe de l’alternance, le pouvoir qui a installé des PA militaires dans plusieurs carrefours de Conakry menace de sévir contre « les fauteurs de troubles ». Est-ce que l’arrestation des leaders est également prévue ? Une telle initiative servirait-elle à calmer le jeu ou à entraîner l’effet contraire ?

Attendons de voir !

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Non à un 3ème mandat : les Guinéens dans la rue à partir du 14 octobre

7 octobre 2019 à 12 12 57 105710

Le front national pour la défense de la Constitution met sa menace à exécution. Des manifestations vont commencer le 14 octobre 2019 pour contraindre le président Alpha Condé à respecter la Constitution guinéenne en quittant le pouvoir à la fin de son deuxième et dernier mandat, en 2020, a appris Guineematin.

L’annonce a été faite dans la matinée de ce lundi, 07 octobre 2019, au siège de la PECUD, à Kipé, dans la commune de Ratoma en présence des principaux leaders de l’opposition guinéenne dont Cellou Dalein Diallo de l’UFDG et Sidya Touré de l’UFR.

A préciser que ces manifestations devraient être organisées par le FNDC sur toute l’étendue du territoire guinéen et dans les ambassade de la Guinée à l’étranger.

Arrivé au pouvoir en décembre 2010, le président Alpha Condé veut changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Mais, dans leur écrasante majorité, les Guinéens s’opposent à cette velléité et exigent le respect de la Constitution.

A suivre !

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Manifestation du FNDC-Belgique contre le projet d’une nouvelle constitution en Guinée

23 septembre 2019 à 8 08 33 09339

Communiqué : Le Front National pour la Défense de la Constitution-Belgique (FNDC-Belgique) invite tous les guinéens de Belgique, des autres pays d’Europe et de toute la diaspora Africaine, opposés au projet d’une nouvelle constitution en Guinée, à une grande manifestation qu’il organise le 28 septembre 2019 à la Place du Luxembourg, 1050 Bruxelles, Belgique de 14h00 à 16h00.

A cette occasion, nous voulons rappeler aux leaders d’opinion d’origine Guinéenne et africaine, la communauté internationale, les conséquences désastreuses du coup d’État constitutionnel en préparation en République de Guinée, et par conséquent, nous demandons leur soutien pour éviter à la Guinée de sombrer dans la dictature.

Le FNDC-Belgique sait compter sur l’engagement total de chacun et de tous pour faire de cet événement une réussite parfaite.

Non à un coup d’Etat constitutionnel,

Non à une nouvelle Constitution,

Non à un troisième mandat en Guinée,

Non à un glissement du mandat du président actuel,

Non et à plus jamais une présidence à vie en République de Guinée,

Vive le FNDC pour que vive la consolidation démocratique en République de Guinée.

Bruxelles, le 29 août 2019.

La commission Communication

FNDC-Belgique

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Macenta : une manifestation contre le changement de constitution prévue ce jeudi

19 septembre 2019 à 10 10 08 09089

Le mouvement « Elazologa Atebein », une combinaison des langues locales : loma et malinké qui signifie ça ne marchera pas, entend organiser une manifestation de rue ce jeudi, 19 septembre 2019, dans la ville de Macenta pour protester contre le projet de nouvelle constitution. Même si la manifestation a été interdite par la mairie de la ville, les organisateurs décident de la maintenir, a appris un envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

« Le mouvement Elazologa Atebein, nous avons prévu ce jeudi, 19 septembre 2019, une marche de protestation contre le projet de nouvelle constitution ou de 3ème mandat dans la ville, et les promesses non tenues du président de la République à l’endroit des jeunes de Macenta. Parce qu’il y a de cela un mois, certaines femmes et jeunes du RPG ont manifesté pour dire que la préfecture de Macenta est pour la nouvelle constitution.

Ce qui est absolument faux. Ce sont des membres du RPG qui se sont retrouvés pour organiser ce mouvement. Et après leur manifestation, nous aussi, nous avons souhaité organiser la nôtre ce jeudi, 19 septembre », a indiqué Toupou Albert, secrétaire administratif du mouvement Elazologa Atebein.

Les organisateurs disent avoir déposé une lettre d’information à la mairie « mais, le maire a rejeté la lettre. Nous avons dit qu’on n’a pas déposé la lettre pour demander une autorisation mais plutôt pour l’informer parce que la constitution nous autorise à manifester. Et depuis ce jour, il y a des rumeurs qui circulent partout dans la ville que l’une des deux ethnies majoritaires dans la ville veut s’attaquer à l’autre et qu’on doit surseoir à notre manifestation. Ce qui est absolument faux ».

Toupou Albert « une manœuvre dilatoire des politiques », visant à étouffer leur manifestation. « Ce sont des politiques qui sont derrière ces rumeurs. Mais, notre marche de ce jeudi reste bel et bien maintenue. Nous allons sortir et manifester pacifiquement. Et, nous disons aussi à tous nos membres qu’on ne sort pas pour s’attaquer à quelqu’un, on ne sort pas pour s’attaquer à la boutique de quelqu’un.

Nous sortons pour manifester pacifiquement pour dire que nous aussi, nous sommes opposés à l’idée du projet de nouvelle constitution ou de 3ème mandat », a laissé entendre le secrétaire administratif du mouvement Elazologa Atebein.

Au moment où nous mettons cet article en ligne, la mobilisation a commencé dans les quartiers de la ville.

De Macenta, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Boffa : le FNDC empêche à nouveau la tenue d’un débat sur le changement de la constitution

17 septembre 2019 à 14 02 40 09409

L’antenne préfectorale du FNDC a empêché une nouvelle fois la tenue de la journée de consultation organisée par une association d’enseignants favorable au changement de l’actuelle constitution guinéenne. Ce qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020. Les défenseurs de la constitution de 2010 ont barré la route aux organisateurs de la rencontre, les obligeant à rebrousser chemin, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Après l’échec de son activité du mercredi, 11 septembre dernier, le Collectif des Enseignants pour la Participation au Débat National (CEPDN) a décidé de revenir à Boffa pour essayer d’organiser une « journée de consultation » sur le changement de la constitution voulu par le pouvoir. Pour permettre la réussite de l’événement, le nouveau préfet de Boffa s’est occupé de préparer le terrain.

Le lieutenant-colonel Abdourahmane Keïta est allé à la rencontre des différentes couches sociales ces derniers jours pour tenter de les convaincre à accepter que ce débat se tienne pour que les citoyens puissent donner leur avis sur le sujet.

Mais, ce fut peine perdue. Car tôt ce mardi, plusieurs jeunes, vêtus de T-Shirts du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), ont pris d’assaut le rond-point qui mène à la maison des jeunes de la ville. Ils sont venus barrer la route aux organisateurs pour les empêcher d’arriver à cet endroit où devait se tenir la rencontre.

« Nous ne sommes pas là pour enfreindre les activités de la population, nous sommes là pour empêcher la délégation qui vient pour parler le troisième mandat. Ils étaient venus pour la première fois, mais ils n’ont pas pu faire ce qu’ils voulaient. Ils ont décidé de revenir cette fois encore pour essayer de berner la population. Mais, nous restons tenaces à ce sujet et nous disons Amoulanfé. La constitution, c’est pour toute la nation. La constitution, elle est sacrée », a déclaré Jean Noël Barry, l’un des membres du FNDC à Boffa.

En raison de cette mobilisation des opposants au changement de l’actuelle constitution, les organisateurs de la journée de consultation ont dû rebrousser chemin pour rentrer à Conakry. Pour la deuxième fois en l’espace d’une semaine, ils ont échoué face à l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution à Boffa.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com
Tel. 655130813

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Fodé Oussou sur la visite d’Alpha Condé aux USA : « nous avons été humiliés, parce que… »

14 septembre 2019 à 18 06 59 09599

La visite du président Alpha Condé aux USA continue d’alimenter la chronique en Guinée et même au-delà de nos frontières. L’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG de ce samedi, 14 septembre 2019 a en partie porté sur cette actualité. Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président du parti, a dénoncé le fait que le numéro un guinéen ait forcé son rendez-vous aux USA. Selon lui, ce rendez-vous s’est soldé par un désaveu par rapport au rêve du président Condé de s’éterniser au pouvoir, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Devant les militants de l’UFDG, fortement mobilisés, Fodé Oussou soutient que le président Alpha Condé n’a aucune possibilité, juridiquement parlant, de s’offrir un troisième mandat. Il a indiqué que l’actuel président guinéen est devenu orphelin dans sa quête d’alliés pour changer la Constitution. « Aux Etats-Unis, nous avons été humilié, parce que ceux qui sont nés en 1960 doivent se rappeler que feu Ahmed Sékou Touré a été reçu aux USA en 1962, par le président John Kennedy. La Guinée a été honorée. En 2019 Alpha Condé, président de la Guinée, ancien président de l’Union Africaine, 40 ans de combat et professeur, a été reçu par le ministre des Affaires Etrangères de la Guinée qu’on appelle Mamady Touré sur le sol américain. Vous savez que les Etats-Unis c’est des gens qui respectent la démocratie. Il a forcé, il a eu un rendez-vous. Le rendez-vous qu’il a eu, il l’a eu avec un des hauts responsables qui lui a dit dans un langage simple « pour nous les Etats-Unis, nous nous bâtons pour les transitions apaisées, pour que dans tous les pays africains, qu’il y ait la démocratie. Nous ne pouvons pas accompagner les chefs d’Etat qui veulent instaurer la dictature ». Sur le plan international Mr Alpha Condé n’a pas eu de répondant », soutient le vice-président de l’UFDG.

Par ailleurs, Dr Fodé Oussou apporte un démenti aux propos du chef l’État qui avait affirmé que la Constitution Américaine a été changé plusieurs fois. « Mr Alpha Condé a dit que la constitution des Etats-Unis a été changé 27 fois. Je tiens à rappeler que la constitution des Etats-Unis date à peu près de 3 siècles. Leur constitution a été amendée certainement 27 fois. Cela veut dire que les gens se retrouvent et se donnent la possibilité de voter. La constitution que nous avons dans ce pays peut aussi être amendée, on peut modifier les articles, le président a le droit de demander à ce qu’on regarde les articles. Mais, puisque dans cette constitution, il y a l’article 154 qui ne donne pas la possibilité d’avoir un 3ème mandat, parce que tout son combat, c’est pour avoir un 3ème mandat. Donc, il se lève, il dit que moi je ne veux pas de cette constitution, il faut qu’on ait une autre constitution ».

S’agissant des consultations engagées par le Premier ministre sur instruction du chef de l’Etat, Fodé Oussou a réitéré la non-participation de sa formation politique tout en en donnant les raisons. « Depuis 9 ans, nous nous retrouvons dans les cadres de dialogue, de comité de suivi, de ceci et de cela. A chaque fois qu’on a signé un accord, ils ne l’ont pas respecté. L’accord politique signé devant la communauté internationale, ça n’a pas été respecté. Mr Alpha Condé, tout le monde l’a vu ici, il était fier de dire qu’il ne dialoguera jamais avec Lansana Conté. C’est celui qui a dit ça qui va nous dire d’aller à des consultations ? Nous n’irons pas », a-t-il martelé.

En outre, Fodé Oussou s’en est pris à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), qui sera incapable d’organiser les législatives en décembre 2019. « Vous avez vu ce qui se passe à la CENI ? On est à 3 mois de la fin de l’année. En 2018, on était obligé de prolonger le mandat des députés parce qu’il n y avait pas d’argent, et en 2019, il n y a même pas de vision de la CENI. Ce n’est pas une CENI qui est là mais une équipe constituée par Alpha Condé. Comment pouvez-vous imaginer qu’on puisse organiser des élections à moins de 3 mois alors que le fichier électoral n’est pas assaini, les cartes ne sont pas distribuées ? Même s’il y avait tout ça aujourd’hui, il n y a aucun moyen d’organiser les élections au mois de décembre, parce que Mr Alpha Condé a compris qu’avec la constitution, ça ne passe pas ainsi qu’avec le référendum. Il veut forcer la situation, organiser les élections législatives, devenir majoritaire au parlement pour lui trouver un 3ème mandat. Là aussi, il nous trouvera sur le chemin », a-t-il lancé.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 00224623532504

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Le FNDC au préfet de N’zérékoré : « si le calme ne plaît aux autorités, nous allons… »

14 septembre 2019 à 16 04 02 09029

Les autorités de N’zérékoré n’en peuvent plus du calme qui prévaut dans la ville à un moment où les manifestations pour le soutien au contesté projet de nouvelle Constitution se multiplient à travers le pays. C’est dans cette dynamique que le préfet a adressé une correspondance au bureau régional du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), convoquant une rencontre pour réviser les termes de l’accord qui interdisait toute manifestation dans la ville. Le FNDC de N’zérékoré a réagi suite à cette correspondance, dénonçant notamment la forme de la lettre, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cécé Théa, vice-coordinateur du mouvement, dit que la lettre circulaire du préfet comporte des erreurs qui méritent d’être corrigées, et pose ses exigences. « Nous avons reçu la correspondance du préfet, mais dans cette lettre circulaire, il y a des erreurs. Ils ont adressé la circulaire à ma personnalité et non à la structure que je représente. Je les ai appelés et leur dit de faire une correspondance pour l’adresser au FNDC. Ensuite, la présence des parties prenantes doit être obligatoire, sinon le FNDC ne prendra pas part à cette rencontre convoquée par les autorités de N’Nzérékoré ».

En outre, le vice-coordinateur du FNDC dans la capitale de la Guinée Forestière est revenu sur les conditions à remplir avant de prendre part à la rencontre du lundi, convoquée par le préfet Sory Sanoh. « On avait posé des préalables à l’époque avant qu’on accepte de s’asseoir sur la table des négociations avec les autorités. Et si cela n’y est pas, on ne participera pas à cette rencontre. On avait sollicité la présence des confessions religieuses, des représentants des Droits de l’homme, du cercle des communautés vivant à N’Zérékoré, un médiateur impartial avant qu’on ne prenne part à cette rencontre, et cela avait été accepté, et nous avions signé un protocole d’accord qui a permis d’ailleurs à envoyer un calme dans la cité. Et si le calme qui est là ne plaît aux autorités, nous allons les aider et dire publiquement à la population de N’Zérékoré que ces autorités ne veulent pas leur bonheur », a-t-il laissé entendre.

Aux dernières nouvelles, la rencontre convoquée par le préfet, programmée initialement pour le lundi 16 septembre, a été annulée. Elle a été reportée à une date ultérieure par les autorités, apprend-on.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Licenciements à la SAG : plusieurs jeunes manifestent à Siguiri

11 septembre 2019 à 20 08 09 09099

Un mouvement de colère a éclaté dans la soirée de ce mercredi, 11 septembre 2019, dans la commune urbaine de Siguiri. De nombreux jeunes de la ville sont descendus dans la rue pour protester contre le licenciement de plusieurs employés guinéens par la SAG, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est aux environs de 18 heures que cette manifestation a commencé. Des jeunes en colère ont envahi la route reliant la ville de Siguiri à la sous-préfecture de Kintinia, où est basée la Société Aurifère de Guinée (SAG). Ils ont érigé des barricades sur cette route, bloquant complètement le passage. Les manifestants protestent contre le licenciement de 6 employés de la SAG. Pour eux, la société veut se débarrasser tout simplement des travailleurs guinéens au profit des étrangers.

« Nous sommes là pour dire à la SAG que trop c’est trop. C’est seulement nos frères guinéens qui sont licenciés et remplacés par des sud-africains. Donc si on ne se lève pas, la SAG va mettre tous nos frères à la porte sans motifs », a déclaré Nouhan Traoré, l’un des manifestants.

Au moment où nous mettons cet article en ligne (20h 05), les manifestants sont toujours dans la rue. La circulation est toujours bloquée entre La ville de Siguiri et la sous-préfecture de Kintinia. Plusieurs employés de la SAG qui rentraient du travail sont bloqués à Kintinia, tout comme ceux qui voulaient faire le sens inverse.

A suivre !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Mort d’un pêcheur à Kaporo : les explications du chef de quartier

2 septembre 2019 à 15 03 55 09559

Comme annoncé précédemment, un mouvement de colère a éclaté ce lundi, 02 août 2019, au quartier Kaporo dans la commune de Ratoma. Plusieurs jeunes du quartier ont manifesté dans la rue pour exprimer leur colère suite à la mort d’un des leurs qui était poursuivi par des agents de sécurité chargés de la lutte contre la drogue. Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, le chef de quartier, Alsény Soumah, est revenu sur l’origine de cette situation.

« Je n’étais pas sur les lieux au moment des faits ; donc, je ne sais pas exactement ce qui s’est passé. Mais, selon le chef de secteur qui m’a appelé au téléphone, il semblerait que c’est la brigade anti-drogue qui est arrivée sur les lieux. Je ne sais pas si elle était en mission là-bas ou si elle était de passage. Les agents auraient aperçu un groupe de jeunes qui, d’après leurs explications, étaient en train de se droguer.

Donc, ils ont tenté d’interpeller ces jeunes. Je ne sais pas s’ils ont pu interpeller certains ; mais, en tout cas, d’autres ont pris la tangente. Et, un d’entre eux a tenté de s’échapper en passant par la mer. Malheureusement, il est tombé et il est décédé. Alors, c’est son décès qui a provoqué la colère de ses camarades. Ils ont érigé des barrages sur la route pour exprimer leur colère », a expliqué l’autorité locale.

Le chef de quartier de Kaporo dit avoir tout de suite joint au téléphone le maire de Ratoma pour l’informer avant de tenter d’aller sur les lieux. Mais, il dit avoir finalement rebroussé chemin par peur d’être pris à partie par les manifestants en colère. « Avec les agents de la gendarmerie de Kaporo, nous avons tenté de nous approcher des jeunes pour en savoir plus.

Mais, nous avons vu qu’on ne pouvait pas parce que les jeunes étaient surexcités, ils avaient même commencé à jeter des pierres. C’est pourquoi, moi, j’ai quitté les lieux. C’est ainsi que j’ai appelé le colonel Balla Samoura pour que vraiment des dispositions soient prises. Ils ont déployé des agents qui sont venus rétablir l’ordre sur les lieux », a dit Alsény Soumah.

Selon le reporter de Guineematin.com qui se trouve sur les lieux de la manifestation, le calme est revenu sur place et la circulation a repris sur le tronçon Kaporo-Lambanyi.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Manif à Sonfonia Gare : l’administratrice du marché dit ignorer les raisons de son limogeage

27 août 2019 à 15 03 33 08338

Les femmes du marché Sonfonia Gare, dans la commune de Ratoma, ont manifesté contre le limogeage de madame Bangoura Hadja Mabinty Traoré, administratrice dudit marché ce mardi, 27 août 2019. Elles ont barricadé la route Le Prince, perturbant sérieusement la circulation à un moment où de nombreux usagers de la route se rendaient au travail. Madame Bangoura dit ne rien savoir des raisons de son limogeage, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les femmes du marché de Sonfonia Gare étaient très en colère ce mardi. Elles ont occupé pendant plusieurs heures la route Le Prince, empêchant toute circulation sur les deux voies Wanindara-Cimenterie, avant de se faire chasser des lieux par les forces de l’ordre.

Fatoumata Sylla

« Nous ne quitterons pas ici tant que Mabinty Traoré ne regagne pas son poste. Elle est la maman des pauvres dames que nous sommes. Nous n’accepterons aucun administrateur de marché ici, si ce n’est Mabinty Traoré. Nous réclamons notre cheffe Mabinty Traoré ! Nous réclamons Mabinty Traoré », a lancé Fatoumata Sylla.

Mariama Nabé

Même son de cloche chez Mariam Nabé, qui dit garder de bons souvenirs de la dame. « Mabinty Traoré est pour tout le monde. Depuis que je suis venue dans ce marché, j’entretiens que de bonnes relations avec cette dame. Maintenant, nous voulons savoir pourquoi elle a été limogée par le nouveau maire de Ratoma. Tant que nous ne sommes pas mis au courant de son limogeage, nous n’allons pas quitter sur la route. Pour Mabinty Traoré, nous sommes prêtes à mourir », prévient-elle.

Abondant dans le même sens, Yanka Sylla qui se dit veuve, soutient que c’est grâce à l’administratrice de ce marché qu’elle a pu se trouver une place et parvient ainsi à nourrir sa famille. Elle dit que pour rien au monde cette dame ne va être révoquée de ses fonctions. « Mon mari est décédé, c’est Mabinty Traoré qui m’a aidée à avoir où me débrouiller ici. C’est elle qui nous aide à avoir de quoi nourrir nos enfants car ils n’ont pas de travail. Si elle quitte, comment nous allons faire ? Donc, cette dame qui nous aide et nous assiste ne quittera pas ses fonctions. Nous serons ici s’il faut jusque la nuit ; mais, Mabinty Traoré ne quittera pas ici. Cette dame est pour tout le monde, elle ne connait ni Soussou, ni Peulh, ni Malinké, tout le monde est égal chez elle. Donc, nous sommes prêtes à mourir sur cette route, mais nous ne quitterons pas ».

Hadja Mabinty Traoré, ancienne administratice du marché Sonfonia Gare

Interrogée par le reporter de Guineematin.com sur les raisons de son limogeage, Hadja Mabinty Traoré dit ne rien en savoir. « Je ne sais vraiment pas qu’est-ce que j’ai fait. C’est hier qu’on m’a appelé pour me dire qu’on m’a démis de mes fonctions d’administratrice de ce marché. Ensuite, j’ai dit à mon comptable d’aller vérifier si c’est vrai que j’ai été démise. Le comptable est allé voir et m’a dit que c’est vrai que je ne suis plus administratrice dudit marché. C’est ainsi que j’ai informé mes collaborateurs. Alors, la rumeur s’est répandue et les femmes sont sorties aujourd’hui manifester leur soutien à mon égard. Alors, le commissaire de police est venu me dire de demander aux dames de quitter la route. Je lui ai dit ça, je ne pouvais pas le faire puisque c’est leur droit. C’est ainsi qu’il a ordonné à ses agents de jeter du gaz sur moi. Je suis malade, je souffre de la tension et du diabète. Ils ont jeté du gaz lacrymogène sur moi et ma famille, ils ont frappé même certains de mes enfants », a-t-elle dénoncé.

A noter qu’au moment où nous quittions les lieux, la circulation avait repris, grâce à l’intervention des forces de l’ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène et de pierres dans toutes les directions.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Contrôle judiciaire de Diallo Souleymane et Aboubacr : la mesure levée

27 août 2019 à 10 10 21 08218

C’est une victoire des médias privés guinéens face à une tentative de musellement de la presse en République de Guinée. Après la protestation organisée hier, lundi 26 août 2019, à la HAC (Haute Autorité de la Communication), le régime Alpha Condé vient de se rétracter en levant la mesure du contrôle judiciaire des dirigeants du groupe Lynx-lance, a appris Guineematin.com de bonne source.

Ainsi, les deux dirigeants du groupe de presse n’ont plus à défiler chez le juge d’instruction pour pointer leur présence période. Mais, les poursuites judiciaires à leur encontre ont-elles également été abandonnées ? C’est la grosse question du moment…

Le régime Condé poursuivait le doyen Diallo Souleymane, patron du groupe de presse Lynx-Lance, et Abou Bakr, Directeur Général de la radio Lynx Fm, à cause du passage de madame Sano Doussou Condé, ancienne militante du RPG et qui s’oppose ouvertement à la gouvernance Alpha Condé. Ces derniers temps, cette militante de première heure du RPG, qui vit aux Etats-Unis, ne cesse de dénoncer les innombrables détournements des deniers publics par les nouveaux maîtres de la Guinée.

Dans un premier temps, il se disait que c’est à cause d’une des dernières sorties de cette ancienne proche du professeur Alpha Condé que la justice a été saisie par le ministre de la Défense qui se serait senti attaqué. Mais, aussi paradoxal que cela puisse paraître, on apprend que le Docteur Mohamed Diané n’est pas du tout le plaignant dans cette affaire.

Ainsi, au moment où le contrôle judiciaire est en train d’être levé, les dirigeants du Groupe Lynx-Lance et Lynx Fm ignorent encore qui est réellement derrière la plainte à la base de leur privation de liberté de mouvement et de travail…

A rappeler que le doyen et pionnier de la liberté de la presse en Guinée, Elhadj Diallo Souleymane, a été auditionné, inculpé et mis sous contrôle judiciaire le 19 août, tandis que que le Directeur Général de sa radio (Lynx Fm), Abou Bakr, a été placé sous contrôle judiciaire le mercredi qui a suivi, 21 août 2019. C’est à partir de cette date que le co-animateur de l’émission Œil de Lynx (l’émission phare de la radio co-animée avec Azoca Bah) a également été interdit d’exercer son travail et de sortir de la ville de Conakry !

Comme on le sait, dans sa volonté de s’accrocher au pouvoir après la fin de son deuxième et dernier mandat légal, le président Alpha Condé veut changer la Constitution guinéenne. Ayant déjà réussi à réduire au silence les partis politiques et la société civile avec le refus systématique de toute manifestation de protestation et surtout la mise en place des PA militaires dans certains quartiers de la capitale, le régime Condé cherche aujourd’hui à faire taire les médias privés qui restent pour le moment le dernier rempart de cette démocratie chancelante, qu’on croyait définitivement acquise après de rudes épreuves sous le règne des militaires. Pour ce faire, le régime utilise des magistrats qui refusent de juger les délits de presse sous le régime de la Loi spécialement adoptée à cet effet (la Loi L002 portant Liberté de la presse et qui dépénalise les délits de presse) au profit d’une autre qui est censée gérer le cyber espace (Loi ordinaire 037), votée mécaniquement le 02 juin 2016 par des députés (de toutes les obédiences politiques) qui n’ont pas tenu compte des observations des journalistes et des ONG nationales et internationales sur les pièges qu’elle comportait. L’une des incongruités de cette loi est le fait de mentionner qu’elle est applicable à TOUS ! Ce qui permet à certains magistrats de faire l’amalgame, en écartant la Loi Organique spéciale L002 quand ils sont saisis d’un délit de presse…

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Alpha Condé fâche Boffa : manifestation contre le limogeage du préfet

23 août 2019 à 17 05 26 08268

Le limogeage de Tidiane Soumah qui était jusque-là préfet de Boffa, est mal accueilli dans la préfecture. Au lendemain de l’annonce de la nouvelle, plusieurs citoyens ont manifesté dans la ville pour protester contre cette décision du président Alpha Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le décret nommant le lieutenant-colonel Abdourahmane Keita comme préfet de Boffa en remplacement de Tidiane Soumah, précise que ce dernier est appelé à d’autres fonctions. Mais, la décision du président Alpha Condé est désapprouvée par certains habitants de la commune urbaine de Boffa. Dès après la lecture du décret, jeudi soir, à la télévision nationale, un groupe de citoyens est sorti pour exprimer leur mécontentement dans les rues de la ville. Mais, en raison de la tombée de la pluie, ce mouvement de protestation n’a été que de courte durée.

Mais, ce n’était que partie remise. Car, ce vendredi, 23 août 2019, plusieurs personnes sont sorties manifester à nouveau dans la rue. Ils ont érigé des barricades sur la route nationale n°3 Conakry-Boké. Lansana Sylla, un des manifestants, ils ne veulent pas que Tidiane Soumah quitte la préfecture de Boffa.

« Nous sommes pour le préfet de Boffa, Tidiane Soumah. Parce que ce qu’il est en train de faire pour Boffa, c’est quelque chose qui est bénéfique pour la ville de Boffa. C’est la première fois pour nous de voir un préfet qui est au service des citoyens. Boffa n’a jamais eu un bon préfet comme lui, il défend l’intérêt des jeunes et de Boffa en général », a dit ce citoyen.

Abondant dans le même sens, Kala Camara, un autre manifestant indique qu’il est inacceptable que Tidiane Soumah quitte actuellement la préfecture de Boffa. « Nous bloquons la route nationale numéro 3 parce que nous sommes contre le décret du président de la République. Ce préfet qu’on veut changer aide les jeunes de Boffa même dans les sociétés minières qui sont là, il défend la cause de ces jeunes », a-t-il laissé entendre.

Les manifestants demandent au président Alpha Condé de revenir sur son décret, remplaçant Tidiane Soumah par l’officier de l’armée Abdourahmane Keita à la tête de la préfecture de Boffa.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com

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« Gestion calamiteuse » du FC Gangan : des jeunes de Kindia exigent le départ du staff

19 août 2019 à 18 06 36 08368

Des jeunes activistes de la société civile de Kindia sont descendus dans les rues de la ville ce lundi, 19 août 2019, pour manifester leur colère face à la gestion du Gangan FC par le bureau du comité exécutif. Ils demandent le départ immédiat des responsables de ce club de football qui doit évoluer désormais en ligue 2, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est aux environs de 8 heures que des jeunes activistes de la société civile ont effectué cette sortie pour dénoncer la mauvaise gestion du FC Gangan, dirigé depuis plus 4 ans par le bureau du comité exécutif. Ils ont marché du stade préfectoral de Fodé Fissa à la place des martyrs en passant par la gare routière, le grand marché Sanloyah et la devanture de la maison des jeunes.

Le porte-parole des manifestants, Kémo Mali Fofana est revenu sur le contenu de leur revendication. « Nous demandons le départ du président du club et de sont staff qui n’ont rien fait pour la dernière saison sportive. Nous voulons tout simplement le départ de cette équipe. Nous sommes contre la gestion calamiteuse de cette équipe. Nous demandons sans délai leur départ », a dit Kémo Mali Fofana.

Kémo Mali Fofana

Le FC Gangan de Kindia, relégué en ligue 2 (deuxième division) a terminé la saison dernière 2018/2019 sans son entraîneur principal. Celui qui est venu le remplacer a passé des moments difficiles. Les supporters craignent pour l’avenir du club. « L’entraîneur qui était venu terminer la saison avec l’équipe comme coach a été logé par un natif de Kindia, nourrit par lui. Et au delà de ça, il est rentré avec cinquante mille francs guinéens dans sa famille comme récompense. C’est ce qui est déplorable. C’est pourquoi, on s’est levé pour dénoncer la calamiteuse gestion avec un bilan négatif de ce staff et son président », a martelé Kémo Mali Fofana.

A préciser que les jeunes ont promis de continuer leur protestation jusqu’au départ de ceux qu’ils considèrent comme étant les auteurs de la descente aux enfers du club de Kindia.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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3ème mandat : Cellou appelle à résister à la corruption, à l’intimidation, à la répression…

17 août 2019 à 20 08 02 08028
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne

« Pourquoi ne veut-on pas organiser à bonne date les élections ? Pourquoi on ne veut pas installer les conseils de quartiers et des régions ? Nous avons beaucoup de défis à relever. Il faut que vous restiez mobilisés parce que monsieur Alpha Condé pense que, comme il a mis les PA, c’est terminé. Il faut que vous restiez mobilisés jusqu’à la victoire », a lancé le chef de l’opposition guinéenne.

Le retard excessif dans l’installation des conseils de quartiers et de régions passe toujours mal à l’Union des Forces Démocratiques Guinée (UFDG). Le parti a dénoncé ce manque de responsabilité du gouvernement guinéen à l’occasion de son assemblée générale tenue ce samedi 17 août 2019. L’occasion a été mise à profit par Cellou Dalein Diallo pour demander aux militants de son parti à tous les citoyens de resserrer les rangs dans le combat pour le respect des lois de la République, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La séance de ce samedi a été présidée par Cellou Dalein Diallo en présence de nombreux militants. Selon le président de l’UFDG, « monsieur Alpha Condé est entrain d’utiliser les trois instruments pour faire passer son projet : l’intimidation, la répression et la corruption. Des sommes d’argent sont déversées dans le pays pour acheter les leaders d’opinion, pour acheter les élus afin qu’ils soutiennent cette affaire de 3ème mandat. Il y a la répression et l’intimidation aujourd’hui. Vous entendez qu’il y a un journaliste de lynx FM qui est convoqué à la DPJ parce qu’il aurait fait passer dans son émission Doussou Condé. Plusieurs journalistes ont des convocations qui attendent. L’intimidation et la répression constituent les instruments privilégiés pour Alpha Condé pour un projet de 3ème mandat ».

Face à cette situation, le chef de file de l’opposition appelle à la résistance pour empêcher Alpha Condé de s’octroyer un 3ème mandat. « Résistons à la corruption, résistons à l’intimidation, résistons à la répression. Je ne parle pas de l’UFDG, je parle des citoyens guinéens parce que nous voulons qu’il y ait une démocratie apaisée dans notre pays, qu’il y ait l’Etat de droit, que les textes des lois soient respectés. Mais vous avez vu la fois dernière les recours administratifs introduits pour l’installation des conseils de quartiers et des conseils de régions. Nous avons écrit au ministère de l’administration, nous avons écrit aux communes. Maintenant, nous avons saisi la Cour Suprême parce que la Loi est claire. Elle stipule bien que: 15 jours après les installations des exécutifs communaux, on doit installer les conseils de quartiers; 60 jours après l’installation des exécutifs communaux, on doit installer les conseils des régions. Mais monsieur Alpha Condé ne veut pas accepter d’abord, comme d’habitude. Sinon, on n’en serait pas là aujourd’hui. Mais, soyez prêts à vous battre aussi pour exiger qu’on respecte la Loi. Toutes les batailles que nous avons menées, c’est pour exiger qu’on respecte la Loi. Bon Dieu ! L’installation des conseils de quartiers, c’est une loi organique qui la définit. Pourquoi ne veut-on pas organiser à bonne date les élections ? Pourquoi on ne veut pas installer les conseils de quartiers et des régions ? Nous avons beaucoup de défis à relever. Il faut que vous restiez mobilisés parce que monsieur Alpha Condé pense que, comme il a mis les PA, c’est terminé. Il faut que vous restiez mobilisés jusqu’à la victoire », a lancé Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

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Mamou : des employés de SKK-Sécurité menacent de couper le réseau de MTN Guinée

17 août 2019 à 16 04 17 08178

Travaillant au compte de la Société Service Kanazawan (une société de sécurité sous-traitante de MTN et Orange Guinée, via respectivement les sociétés A Ingénierie et IPT), les surveillants des sites abritant les pylônes de la société de téléphonie MTN sur l’axe routier Mamou-Faranah sont en colère contre leurs patrons. Au nombre de 16, ces employés réclament à leur employeur le paiement de deux mois d’arriérés de salaire ; faute de quoi, ils menacent de couper le réseau et interdire l’accès aux sites concernés. Ils l’ont fait savoir lors d’un entretien accordé le vendredi soir, 16 août 2019, à un reporter de Guineematin.com à Mamou.

Selon nos informations, certains de ces employés ont commencé ce travail de surveillant en 2008, lors de l’implantation des pylônes de la société Areeba-Guinée (devenue MTN) le long de la route nationale Mamou-Faranah. Et, au cours des années, ils ont eu la douloureuse expérience des arriérés de salaire. Des arriérés qui sont restés impayés jusqu’à ce jour. Et, avec cette nouvelle cumulation de salaires impayés qui vient de commencer, ces hommes (qui abandonnent tous pour veiller nuit et jour sur les sites de la société MTN) redoutent une répétition de l’histoire. C’est pourquoi, ces surveillants ont décidé cette fois, de briser le silence.

« En 2015, ils ont mangé 5 mois de salaire qu’on devait percevoir. A l’époque, chaque surveillant touchait 420 mille francs guinéens. Nous avons protesté comme nous le pouvions pour rentrer en possession de notre argent, en vain. On est allés jusqu’à faire un débrayage et interdire l’accès aux sites pour toute maintenance. C’est après ça qu’on s’est retrouvés pour discuter. Ils nous ont dit de nous organiser en groupe et aller à Conakry pour qu’ils nous disent comment les salaires de 5 mois ont été mangés.

Finalement, on s’est entendu d’oublier cet argent et continuer le travail. C’est alors qu’ils ont promis de nous payer à partir du 25 de chaque mois. Mais, cette promesse n’a pratiquement pas été respectée. Car, des fois, c’est 20 jours après la fin du mois qu’on nous paie le salaire du mois. Cependant, depuis 2015 jusqu’au mois de mai 2019, il n’y a pas eu d’arriérés. Mais, depuis le salaire du mois de mai, on n’a rien reçu. Jusqu’à présent, nous ne sommes pas rentrés en possession de nos salaires pour les mois de juin et juillet.

Et, nous tendons vers la fin du mois d’août. Ce qui nous fera (si rien n’est fait d’ici-là) trois mois de salaire impayés. On a peur de subir ce qu’on a vécu en 2015. C’est pourquoi nous sommes devant vous (Guineematin.com) aujourd’hui, en train de parler de ce problème. Nous voulons récupérer notre argent. Et, s’ils savent qu’ils ne peuvent plus nous payer, nous préférons qu’ils nous rendent nos dus et qu’ils mettent fin à notre collaboration », a expliqué Ibrahima Sory Sow, le porte-parole de ces surveillants.

A défaut d’obtenir leur argent, les surveillants grognards décident de boycotter le travail. Ils menacent même de couper le réseau si leurs salaires ne sont pas payés d’ici le 18 août prochain. « Nous donnons un dernier ultimatum à nos chefs ! Si on ne reçoit pas nos salaires jusqu’au 18 août, le réseau sera coupé dans nos sites. En plus, nous ne voulons pas d’entretien sur les sites. Même si le carburant finit dans les moteurs, on ne veut voir personne là-bas. Et, si on apprend qu’un surveillant parmi nous a ouvert le portail à quelqu’un pour un travail dans un de nos sites, il aura à faire à nous », a averti Ibrahima Sory Sow.

Pour cet autre surveillant, Mamadou Diouma Condé, le plus difficile dans cette affaire est le fait que rien ne leur a été dit sur la destination de leur argent. « Dans un contrat, quand tu fais ton travail, tu dois normalement recevoir ton salaire. Mais, si on se tait sur ton argent, sans qu’on te dise quoique ce soit, c’est difficile pour quelqu’un qui a des enfants… Quand on a commencé à revendiquer pour nos salaires, ils (SSK) nous ont dit d’attendre jeudi (avant-hier).

Et, lorsqu’on les a appelés jeudi dernier, ils ont dit que l’argent n’est pas venu. Cependant, nous nous avons des dettes et nos créanciers ne connaissent pas notre situation. Donc, nous voulons qu’ils nous disent quelque chose. Si nous avons quelque chose avec eux, qu’ils nous le rendent. Et si nous n’avons rien avec eux, qu’ils nous le disent aussi », a indiqué Mamadou Diouma Condé.

Interpellé sur le sujet, le coordinateur régional de SSK, chargé de la sécurité Areeba-MTN et du carburant en moyenne Guinée, à Faranah et à Télimélé, Mamadou Samba Camara, soutient que c’est « le guide » des surveillants qui est à l’origine de ces deux mois de salaires impayés. « En moyenne Guinée, j’ai au moins 512 pylônes à surveiller pour Orange-Guinée et près de 153 pylônes pour MTN. Et, ce ne sont que les surveillants de 9 sites (sur la route de Faranah) et ceux de quelques 4 à 7 sites d’ici Pita qui ne sont pas encore payés.

Mais, pour ceux qui sont sur la route de Faranah, leur guide, Sory Touré, avait été convoqué ici (à Mamou) pour prendre leur argent du mois de juin. Cependant, comme il avait déjà mangé son salaire en herbe en contractant des dettes avec notre comptable, il a dit qu’il ne vient pas et qu’il veut les deux mois (juin et juillet). Donc, on était obligés de garder leurs salaires jusqu’à la fin du mois de juillet. Maintenant, je vous donne l’assurance que d’ici jeudi, au plus tard, ils seront en possession de leurs salaires de juin et juillet », a réagi Mamadou Samba Camara.

A suivre !

De Mamou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Alpha Condé attendu en France : la diaspora guinéenne se mobilise pour dénoncer son projet de nouvelle constitution

11 août 2019 à 12 12 17 08178

COMMUNIQUÉ DE PRESSE FNDC FRANCE

A l’attention des Membres du FNDC Europe (Tous Pays Compris), des Organisations Guinéennes et Panafricaines en France.

FNDC FRANCE  – Le Front National de la Défense de la Constitution,  invite les Guinéens résidents en France et dans les Pays Limitrophes (La Belgique, La Suisse, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Hollande)  à une manifestation  qu’elle organise à Paris entre le 12 et 14 Aout 2019, pour signifier à Monsieur Alpha Condé, Président Guinéen que tous les Guinéens sont opposés à tout changement de la Constitution de  2010 quelle que soit la forme dans le but de pérenniser son pouvoir en Guinée.

Chers Camarades  de Combat,

Pendant le séjour de Monsieur Alpha Condé à Paris entre le 12 et 14 Aout 2019, venez nombreux avec vos T-Shirts FNDC, les mêmes qui font objet de saisies en Guinée et vos Pancartes pour dénoncer toute manipulation de masse orchestrée par le Pouvoir Guinéen en vue de changer notre Constitution, pour ainsi permettre à Monsieur Alpha Condé de s’offrir une présidence à vie. Sa visite en France, hors calendriers officiels, est une manœuvre de plus pour se greffer sur le drame de la Famille de notre Frère lâchement assassiné.

Vous devez savoir que pour Alpha Condé, tout est calcul politique, donc du cynisme politique même quand nos Familles sont endeuillées. Soyez Nombreux au Rendez-vous, puisqu’en Guinée les libertés sont bafouées et  il n’est pas permis aux Guinéens d’exprimer leurs désapprobations contre le projet maléfique d’Alpha Condé et son régime.

Lorsque la liberté n’est pas manifeste, on ne peut parler d’hommes et de femmes libres et le devoir impérieux pour tout Homme libre, c’est de se battre pour rendre effectives les libertés pour tous. Guinéens, Notre Combat est un Combat pour tous et Notre Lutte est une lutte commune pour la même Cause, celle d’une Guinée Unie et Prospère. La Guinée respectueuse de ses Lois qui s’imposent à tous ses fils – Lois qui prennent sources dans la Constitution de la République que nous devons Respecter et Préserver à tout prix.

Chers Camarades de Combat, soyons au rendez-vous.

LA DATE, LE JOUR, LE LIEU DE LA MANIFESTION VOUS SERONT COMMUNIQUES

ULTÉRIEUREMENT ICI MÊME.

Merci d’avance pour votre mobilisation !

FNDCC/10/08/2019/

Ampliation : À tous les démembrements FNDC dans les Pays Européens. Aux Associations et Groupements – aux Organisations Panafricaines en France.

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Conakry : des partisans de Faya Millimono manifestent pour réclamer la libération de l’opposant

5 août 2019 à 10 10 57 08578

Des partisans de l’opposant guinéen, Dr Faya Millomono, manifestent ce lundi matin, 05 août 2019, devant la maison centrale de Conakry. Ils réclament la libération du président du Bloc Libéral, détenu dans cette prison, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place.

Après l’indignation, place à l’action. Puisque toutes les dénonciations faites jusque-là n’ont pas permis d’obtenir la libération de Dr Faya Millimono, ses partisans ont décidé d’agir. C’est ainsi que quelques responsables et militants du Bloc Libéral ainsi que des amis de l’opposant se sont rassemblées ce lundi matin devant la maison centrale de Conakry, pour exiger sa libération.

Au moment où nous mettons cet article en ligne (10 h45’), le groupe de manifestants est encore sur les lieux. Les avocats de Faya Millimono, Me Gabriel Kamano et Me Salifou Béavogui sont entrés dans la prison pour rencontrer leur client. Les partisans du président du BL attendent donc la sortie des avocats pour savoir si leur leader pourra recouvrer sa liberté après avoir passé trois jours en détention.

A rappeler que Faya Millimono a été placé sous mandat de dépôt vendredi matin, juste après son inculpation pour diffamation à l’encontre de l’actuel ministre de la justice par intérim. L’opposition guinéenne et plusieurs autres personnes dénoncent une démarche visant à intimider tous ceux qui sont opposés au projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Puisque le président du Bloc Libéral avait déjà reconnu qu’il a fait une erreur en accusant le ministre de la justice d’avoir participé à la rébellion qui a attaqué la Guinée en 2000. L’opposant avait même présenté des excuses au ministre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Kobaya Plateau : plusieurs femmes manifestent contre la destruction de leur école

28 juillet 2019 à 14 02 00 07007

Plusieurs femmes du quartier Kobaya Plateau ont manifesté hier, samedi 27 juillet 2019, pour protester contre des actes de vandalisme dont est victime leur école primaire. Leur manifestation a eu lieu dans l’enceinte de l’établissement concerné, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est avec des pancartes en mains que les manifestantes se sont rassemblées dans l’enceinte de l’école primaire de Kobaya Plateau. Elles sont venues exprimer leur indignation face aux attaques répétées contre l’école primaire du quartier. Attaques attribuées à une famille qui réclame la paternité du domaine sur lequel est bâtie l’école et dont la dernière en date est survenue le 25 juin 2019. Ce jour-là, des hommes en uniforme et des civils sont venus nuitamment vandaliser l’établissement, ôtant une bonne partie du toit.

madame Diariou Bah, porte-parole des manifestantes
Madame Diariou Bah

« Nous sommes réunies ici pour exprimer notre mécontentement suite à la destruction des édifices flambants neufs de notre école par les soi-disant propriétaires du domaine déjà dédommagé par l’Etat. Une école qui n’est même pas inaugurée et qui représente pour nous, une lieur d’espoir pour l’éducation et la formation de nos enfants », a déclaré madame Diariou Bah, porte-parole des manifestantes.

Ces femmes, préoccupées par la situation de cette école primaire, ont interpellé l’ensemble des autorités concernées sur la question : « nous sollicitons que les autorités compétentes : le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire, le ministère de la justice, prennent les dispositions nécessaires pour nous rétrocéder nos droits à ce domaine et la réparation immédiate des dommages causés pour que nos enfants puissent étudier à l’ouverture prochaine », a lancé leur porte-parole.

Elles ont également écrit une lettre qu’elles comptent faire parvenir au président Alpha Condé, pour solliciter son implication personnelle afin de sauver la seule école primaire publique de leur localité.

A noter que l’école primaire de Kobaya Plateau est composée de 3 bâtiments pour 9 salles de classe et 800 élèves inscrits.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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