« Gestion calamiteuse » du FC Gangan : des jeunes de Kindia exigent le départ du staff

19 août 2019 à 18 06 36 08368

Des jeunes activistes de la société civile de Kindia sont descendus dans les rues de la ville ce lundi, 19 août 2019, pour manifester leur colère face à la gestion du Gangan FC par le bureau du comité exécutif. Ils demandent le départ immédiat des responsables de ce club de football qui doit évoluer désormais en ligue 2, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est aux environs de 8 heures que des jeunes activistes de la société civile ont effectué cette sortie pour dénoncer la mauvaise gestion du FC Gangan, dirigé depuis plus 4 ans par le bureau du comité exécutif. Ils ont marché du stade préfectoral de Fodé Fissa à la place des martyrs en passant par la gare routière, le grand marché Sanloyah et la devanture de la maison des jeunes.

Le porte-parole des manifestants, Kémo Mali Fofana est revenu sur le contenu de leur revendication. « Nous demandons le départ du président du club et de sont staff qui n’ont rien fait pour la dernière saison sportive. Nous voulons tout simplement le départ de cette équipe. Nous sommes contre la gestion calamiteuse de cette équipe. Nous demandons sans délai leur départ », a dit Kémo Mali Fofana.

Kémo Mali Fofana

Le FC Gangan de Kindia, relégué en ligue 2 (deuxième division) a terminé la saison dernière 2018/2019 sans son entraîneur principal. Celui qui est venu le remplacer a passé des moments difficiles. Les supporters craignent pour l’avenir du club. « L’entraîneur qui était venu terminer la saison avec l’équipe comme coach a été logé par un natif de Kindia, nourrit par lui. Et au delà de ça, il est rentré avec cinquante mille francs guinéens dans sa famille comme récompense. C’est ce qui est déplorable. C’est pourquoi, on s’est levé pour dénoncer la calamiteuse gestion avec un bilan négatif de ce staff et son président », a martelé Kémo Mali Fofana.

A préciser que les jeunes ont promis de continuer leur protestation jusqu’au départ de ceux qu’ils considèrent comme étant les auteurs de la descente aux enfers du club de Kindia.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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3ème mandat : Cellou appelle à résister à la corruption, à l’intimidation, à la répression…

17 août 2019 à 20 08 02 08028
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne

« Pourquoi ne veut-on pas organiser à bonne date les élections ? Pourquoi on ne veut pas installer les conseils de quartiers et des régions ? Nous avons beaucoup de défis à relever. Il faut que vous restiez mobilisés parce que monsieur Alpha Condé pense que, comme il a mis les PA, c’est terminé. Il faut que vous restiez mobilisés jusqu’à la victoire », a lancé le chef de l’opposition guinéenne.

Le retard excessif dans l’installation des conseils de quartiers et de régions passe toujours mal à l’Union des Forces Démocratiques Guinée (UFDG). Le parti a dénoncé ce manque de responsabilité du gouvernement guinéen à l’occasion de son assemblée générale tenue ce samedi 17 août 2019. L’occasion a été mise à profit par Cellou Dalein Diallo pour demander aux militants de son parti à tous les citoyens de resserrer les rangs dans le combat pour le respect des lois de la République, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La séance de ce samedi a été présidée par Cellou Dalein Diallo en présence de nombreux militants. Selon le président de l’UFDG, « monsieur Alpha Condé est entrain d’utiliser les trois instruments pour faire passer son projet : l’intimidation, la répression et la corruption. Des sommes d’argent sont déversées dans le pays pour acheter les leaders d’opinion, pour acheter les élus afin qu’ils soutiennent cette affaire de 3ème mandat. Il y a la répression et l’intimidation aujourd’hui. Vous entendez qu’il y a un journaliste de lynx FM qui est convoqué à la DPJ parce qu’il aurait fait passer dans son émission Doussou Condé. Plusieurs journalistes ont des convocations qui attendent. L’intimidation et la répression constituent les instruments privilégiés pour Alpha Condé pour un projet de 3ème mandat ».

Face à cette situation, le chef de file de l’opposition appelle à la résistance pour empêcher Alpha Condé de s’octroyer un 3ème mandat. « Résistons à la corruption, résistons à l’intimidation, résistons à la répression. Je ne parle pas de l’UFDG, je parle des citoyens guinéens parce que nous voulons qu’il y ait une démocratie apaisée dans notre pays, qu’il y ait l’Etat de droit, que les textes des lois soient respectés. Mais vous avez vu la fois dernière les recours administratifs introduits pour l’installation des conseils de quartiers et des conseils de régions. Nous avons écrit au ministère de l’administration, nous avons écrit aux communes. Maintenant, nous avons saisi la Cour Suprême parce que la Loi est claire. Elle stipule bien que: 15 jours après les installations des exécutifs communaux, on doit installer les conseils de quartiers; 60 jours après l’installation des exécutifs communaux, on doit installer les conseils des régions. Mais monsieur Alpha Condé ne veut pas accepter d’abord, comme d’habitude. Sinon, on n’en serait pas là aujourd’hui. Mais, soyez prêts à vous battre aussi pour exiger qu’on respecte la Loi. Toutes les batailles que nous avons menées, c’est pour exiger qu’on respecte la Loi. Bon Dieu ! L’installation des conseils de quartiers, c’est une loi organique qui la définit. Pourquoi ne veut-on pas organiser à bonne date les élections ? Pourquoi on ne veut pas installer les conseils de quartiers et des régions ? Nous avons beaucoup de défis à relever. Il faut que vous restiez mobilisés parce que monsieur Alpha Condé pense que, comme il a mis les PA, c’est terminé. Il faut que vous restiez mobilisés jusqu’à la victoire », a lancé Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

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Mamou : des employés de SKK-Sécurité menacent de couper le réseau de MTN Guinée

17 août 2019 à 16 04 17 08178

Travaillant au compte de la Société Service Kanazawan (une société de sécurité sous-traitante de MTN et Orange Guinée, via respectivement les sociétés A Ingénierie et IPT), les surveillants des sites abritant les pylônes de la société de téléphonie MTN sur l’axe routier Mamou-Faranah sont en colère contre leurs patrons. Au nombre de 16, ces employés réclament à leur employeur le paiement de deux mois d’arriérés de salaire ; faute de quoi, ils menacent de couper le réseau et interdire l’accès aux sites concernés. Ils l’ont fait savoir lors d’un entretien accordé le vendredi soir, 16 août 2019, à un reporter de Guineematin.com à Mamou.

Selon nos informations, certains de ces employés ont commencé ce travail de surveillant en 2008, lors de l’implantation des pylônes de la société Areeba-Guinée (devenue MTN) le long de la route nationale Mamou-Faranah. Et, au cours des années, ils ont eu la douloureuse expérience des arriérés de salaire. Des arriérés qui sont restés impayés jusqu’à ce jour. Et, avec cette nouvelle cumulation de salaires impayés qui vient de commencer, ces hommes (qui abandonnent tous pour veiller nuit et jour sur les sites de la société MTN) redoutent une répétition de l’histoire. C’est pourquoi, ces surveillants ont décidé cette fois, de briser le silence.

« En 2015, ils ont mangé 5 mois de salaire qu’on devait percevoir. A l’époque, chaque surveillant touchait 420 mille francs guinéens. Nous avons protesté comme nous le pouvions pour rentrer en possession de notre argent, en vain. On est allés jusqu’à faire un débrayage et interdire l’accès aux sites pour toute maintenance. C’est après ça qu’on s’est retrouvés pour discuter. Ils nous ont dit de nous organiser en groupe et aller à Conakry pour qu’ils nous disent comment les salaires de 5 mois ont été mangés.

Finalement, on s’est entendu d’oublier cet argent et continuer le travail. C’est alors qu’ils ont promis de nous payer à partir du 25 de chaque mois. Mais, cette promesse n’a pratiquement pas été respectée. Car, des fois, c’est 20 jours après la fin du mois qu’on nous paie le salaire du mois. Cependant, depuis 2015 jusqu’au mois de mai 2019, il n’y a pas eu d’arriérés. Mais, depuis le salaire du mois de mai, on n’a rien reçu. Jusqu’à présent, nous ne sommes pas rentrés en possession de nos salaires pour les mois de juin et juillet.

Et, nous tendons vers la fin du mois d’août. Ce qui nous fera (si rien n’est fait d’ici-là) trois mois de salaire impayés. On a peur de subir ce qu’on a vécu en 2015. C’est pourquoi nous sommes devant vous (Guineematin.com) aujourd’hui, en train de parler de ce problème. Nous voulons récupérer notre argent. Et, s’ils savent qu’ils ne peuvent plus nous payer, nous préférons qu’ils nous rendent nos dus et qu’ils mettent fin à notre collaboration », a expliqué Ibrahima Sory Sow, le porte-parole de ces surveillants.

A défaut d’obtenir leur argent, les surveillants grognards décident de boycotter le travail. Ils menacent même de couper le réseau si leurs salaires ne sont pas payés d’ici le 18 août prochain. « Nous donnons un dernier ultimatum à nos chefs ! Si on ne reçoit pas nos salaires jusqu’au 18 août, le réseau sera coupé dans nos sites. En plus, nous ne voulons pas d’entretien sur les sites. Même si le carburant finit dans les moteurs, on ne veut voir personne là-bas. Et, si on apprend qu’un surveillant parmi nous a ouvert le portail à quelqu’un pour un travail dans un de nos sites, il aura à faire à nous », a averti Ibrahima Sory Sow.

Pour cet autre surveillant, Mamadou Diouma Condé, le plus difficile dans cette affaire est le fait que rien ne leur a été dit sur la destination de leur argent. « Dans un contrat, quand tu fais ton travail, tu dois normalement recevoir ton salaire. Mais, si on se tait sur ton argent, sans qu’on te dise quoique ce soit, c’est difficile pour quelqu’un qui a des enfants… Quand on a commencé à revendiquer pour nos salaires, ils (SSK) nous ont dit d’attendre jeudi (avant-hier).

Et, lorsqu’on les a appelés jeudi dernier, ils ont dit que l’argent n’est pas venu. Cependant, nous nous avons des dettes et nos créanciers ne connaissent pas notre situation. Donc, nous voulons qu’ils nous disent quelque chose. Si nous avons quelque chose avec eux, qu’ils nous le rendent. Et si nous n’avons rien avec eux, qu’ils nous le disent aussi », a indiqué Mamadou Diouma Condé.

Interpellé sur le sujet, le coordinateur régional de SSK, chargé de la sécurité Areeba-MTN et du carburant en moyenne Guinée, à Faranah et à Télimélé, Mamadou Samba Camara, soutient que c’est « le guide » des surveillants qui est à l’origine de ces deux mois de salaires impayés. « En moyenne Guinée, j’ai au moins 512 pylônes à surveiller pour Orange-Guinée et près de 153 pylônes pour MTN. Et, ce ne sont que les surveillants de 9 sites (sur la route de Faranah) et ceux de quelques 4 à 7 sites d’ici Pita qui ne sont pas encore payés.

Mais, pour ceux qui sont sur la route de Faranah, leur guide, Sory Touré, avait été convoqué ici (à Mamou) pour prendre leur argent du mois de juin. Cependant, comme il avait déjà mangé son salaire en herbe en contractant des dettes avec notre comptable, il a dit qu’il ne vient pas et qu’il veut les deux mois (juin et juillet). Donc, on était obligés de garder leurs salaires jusqu’à la fin du mois de juillet. Maintenant, je vous donne l’assurance que d’ici jeudi, au plus tard, ils seront en possession de leurs salaires de juin et juillet », a réagi Mamadou Samba Camara.

A suivre !

De Mamou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Alpha Condé attendu en France : la diaspora guinéenne se mobilise pour dénoncer son projet de nouvelle constitution

11 août 2019 à 12 12 17 08178

COMMUNIQUÉ DE PRESSE FNDC FRANCE

A l’attention des Membres du FNDC Europe (Tous Pays Compris), des Organisations Guinéennes et Panafricaines en France.

FNDC FRANCE  – Le Front National de la Défense de la Constitution,  invite les Guinéens résidents en France et dans les Pays Limitrophes (La Belgique, La Suisse, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Hollande)  à une manifestation  qu’elle organise à Paris entre le 12 et 14 Aout 2019, pour signifier à Monsieur Alpha Condé, Président Guinéen que tous les Guinéens sont opposés à tout changement de la Constitution de  2010 quelle que soit la forme dans le but de pérenniser son pouvoir en Guinée.

Chers Camarades  de Combat,

Pendant le séjour de Monsieur Alpha Condé à Paris entre le 12 et 14 Aout 2019, venez nombreux avec vos T-Shirts FNDC, les mêmes qui font objet de saisies en Guinée et vos Pancartes pour dénoncer toute manipulation de masse orchestrée par le Pouvoir Guinéen en vue de changer notre Constitution, pour ainsi permettre à Monsieur Alpha Condé de s’offrir une présidence à vie. Sa visite en France, hors calendriers officiels, est une manœuvre de plus pour se greffer sur le drame de la Famille de notre Frère lâchement assassiné.

Vous devez savoir que pour Alpha Condé, tout est calcul politique, donc du cynisme politique même quand nos Familles sont endeuillées. Soyez Nombreux au Rendez-vous, puisqu’en Guinée les libertés sont bafouées et  il n’est pas permis aux Guinéens d’exprimer leurs désapprobations contre le projet maléfique d’Alpha Condé et son régime.

Lorsque la liberté n’est pas manifeste, on ne peut parler d’hommes et de femmes libres et le devoir impérieux pour tout Homme libre, c’est de se battre pour rendre effectives les libertés pour tous. Guinéens, Notre Combat est un Combat pour tous et Notre Lutte est une lutte commune pour la même Cause, celle d’une Guinée Unie et Prospère. La Guinée respectueuse de ses Lois qui s’imposent à tous ses fils – Lois qui prennent sources dans la Constitution de la République que nous devons Respecter et Préserver à tout prix.

Chers Camarades de Combat, soyons au rendez-vous.

LA DATE, LE JOUR, LE LIEU DE LA MANIFESTION VOUS SERONT COMMUNIQUES

ULTÉRIEUREMENT ICI MÊME.

Merci d’avance pour votre mobilisation !

FNDCC/10/08/2019/

Ampliation : À tous les démembrements FNDC dans les Pays Européens. Aux Associations et Groupements – aux Organisations Panafricaines en France.

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Conakry : des partisans de Faya Millimono manifestent pour réclamer la libération de l’opposant

5 août 2019 à 10 10 57 08578

Des partisans de l’opposant guinéen, Dr Faya Millomono, manifestent ce lundi matin, 05 août 2019, devant la maison centrale de Conakry. Ils réclament la libération du président du Bloc Libéral, détenu dans cette prison, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place.

Après l’indignation, place à l’action. Puisque toutes les dénonciations faites jusque-là n’ont pas permis d’obtenir la libération de Dr Faya Millimono, ses partisans ont décidé d’agir. C’est ainsi que quelques responsables et militants du Bloc Libéral ainsi que des amis de l’opposant se sont rassemblées ce lundi matin devant la maison centrale de Conakry, pour exiger sa libération.

Au moment où nous mettons cet article en ligne (10 h45’), le groupe de manifestants est encore sur les lieux. Les avocats de Faya Millimono, Me Gabriel Kamano et Me Salifou Béavogui sont entrés dans la prison pour rencontrer leur client. Les partisans du président du BL attendent donc la sortie des avocats pour savoir si leur leader pourra recouvrer sa liberté après avoir passé trois jours en détention.

A rappeler que Faya Millimono a été placé sous mandat de dépôt vendredi matin, juste après son inculpation pour diffamation à l’encontre de l’actuel ministre de la justice par intérim. L’opposition guinéenne et plusieurs autres personnes dénoncent une démarche visant à intimider tous ceux qui sont opposés au projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Puisque le président du Bloc Libéral avait déjà reconnu qu’il a fait une erreur en accusant le ministre de la justice d’avoir participé à la rébellion qui a attaqué la Guinée en 2000. L’opposant avait même présenté des excuses au ministre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Kobaya Plateau : plusieurs femmes manifestent contre la destruction de leur école

28 juillet 2019 à 14 02 00 07007

Plusieurs femmes du quartier Kobaya Plateau ont manifesté hier, samedi 27 juillet 2019, pour protester contre des actes de vandalisme dont est victime leur école primaire. Leur manifestation a eu lieu dans l’enceinte de l’établissement concerné, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est avec des pancartes en mains que les manifestantes se sont rassemblées dans l’enceinte de l’école primaire de Kobaya Plateau. Elles sont venues exprimer leur indignation face aux attaques répétées contre l’école primaire du quartier. Attaques attribuées à une famille qui réclame la paternité du domaine sur lequel est bâtie l’école et dont la dernière en date est survenue le 25 juin 2019. Ce jour-là, des hommes en uniforme et des civils sont venus nuitamment vandaliser l’établissement, ôtant une bonne partie du toit.

madame Diariou Bah, porte-parole des manifestantes
Madame Diariou Bah

« Nous sommes réunies ici pour exprimer notre mécontentement suite à la destruction des édifices flambants neufs de notre école par les soi-disant propriétaires du domaine déjà dédommagé par l’Etat. Une école qui n’est même pas inaugurée et qui représente pour nous, une lieur d’espoir pour l’éducation et la formation de nos enfants », a déclaré madame Diariou Bah, porte-parole des manifestantes.

Ces femmes, préoccupées par la situation de cette école primaire, ont interpellé l’ensemble des autorités concernées sur la question : « nous sollicitons que les autorités compétentes : le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire, le ministère de la justice, prennent les dispositions nécessaires pour nous rétrocéder nos droits à ce domaine et la réparation immédiate des dommages causés pour que nos enfants puissent étudier à l’ouverture prochaine », a lancé leur porte-parole.

Elles ont également écrit une lettre qu’elles comptent faire parvenir au président Alpha Condé, pour solliciter son implication personnelle afin de sauver la seule école primaire publique de leur localité.

A noter que l’école primaire de Kobaya Plateau est composée de 3 bâtiments pour 9 salles de classe et 800 élèves inscrits.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Manifestation « interdite » à Conakry : Bachir Bah condamné à 7 mois de prison

26 juillet 2019 à 10 10 24 07247

« Le droit de manifester est consacré dans notre constitution. Mais, il obéit à des règles qui consistent entre autres à demander et avoir l’autorisation des autorités communales de la zone où on veut manifester. Et, quand ces autorités refusent cette manifestation, des hommes comme Bachir Bah bravent cette interdiction. Ils sortent occuper les voies publiques pour troubler la quiétude, vandaliser les biens des gens et affronter les forces de l’ordre… », a notamment dénoncé le procureur

En audience correctionnelle le mercredi dernier, 24 juillet 2019, le tribunal de Dixinn a déclaré Mamadou Bachir Bah coupable d’attroupement armé. Un fait pour lequel cette juridiction de première instance a condamné le jeune prévenu à sept (7) mois de prison, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi ce procès.

Mamadou Bachir Bah serait âgé de 17 ans (22 ans selon le dossier de la procédure). Il est en prison depuis huit mois et onze jours, après avoir été interpelé à Wanindara (dans la commune de Ratoma) au débat du mois de novembre 2018 par des agents des forces de l’ordre. Avec deux autres jeunes, il sera reproché à Mamadou Bachir Bah les faits d’attroupement armé, coups et blessures volontaires et destruction d’édifice. Mais, au cours de la procédure, ses complices présumés ont bénéficié d’un « non-lieu ».

Cependant, Mamadou Bachir Bah sera placé sous mandat de dépôt le 13 novembre 2018, avant d’être conduit à la maison centrale de Conakry où il attendait son procès pour  »attroupement armé ». Un procès qui s’est ouvert ce mercredi, 24 juillet 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn.
A la barre, Mamadou Bachir Bah a plaidé non coupable des faits mis à sa charge. Le jeune prévenu a réfuté en bloc les allégations selon lesquelles il détenait des armes blanches lors de son interpellation par les forces de l’ordre.

« Je ne sais pas pourquoi on m’a arrêté. Je rentrais tranquillement chez moi quand les agents m’ont interpellé. Je ne détenais que mon téléphone, la clé de ma chambre et un billet de 5 000 francs guinéens. Quand ils m’ont arrêté, ils ont pris mon téléphone et les 5 000 francs guinéens… Je ne détenais ni couteau, ni ciseau. Je n’avais aucune arme sur moi », a expliqué Mamadou Bachir Bah.

Selon l’accusation, Mamadou Bachir Bah a été interpellé à l’occasion d’une manifestation illégale. Et, le ministère public soutient d’ailleurs qu’au moment de sa présentation au parquet, Mamadou Bachir Bah était accompagné des couteaux qui avaient été saisis sur lui.

« Dites la vérité au tribunal, puisque lors de votre présentation ici devant le parquet, vous aviez reconnu que c’est vous qui déteniez les couteaux qui étaient sous scellé », a dit le procureur Bakary Camara.

Des allégations rejetées vigoureusement par le prévenu qui affirme n’avoir même pas eu connaissance d’une manifestation le jour de son arrestation. « C’est à quelques mètres de ma porte que les agents m’ont arrêté. Je n’avais aucune arme », s’est-il défendu.

Dans ses réquisitions, le ministère public a présenté le prévenu comme un jeune qui brave les interdictions de manifester pour finalement affronter les forces de l’ordre.

« Le droit de manifester est consacré dans notre constitution. Mais, il obéit à des règles qui consistent entre autres à demander et avoir l’autorisation des autorités communales de la zone où on veut manifester. Et, quand ces autorités refusent cette manifestation, des hommes comme Bachir Bah bravent cette interdiction. Ils sortent occuper les voies publiques pour troubler la quiétude, vandaliser les biens des gens et affronter les forces de l’ordre… C’est pourquoi, le ministère public requiert qu’il vous plaise de retenir Mamadou Bachir Bah dans les liens de la prévention. Et, pour la répression, vous le condamnerez à six (6) mois de prison et un million de francs guinéens d’amande », a requis le procureur Bakary Camara.

image d’archive

De leur côté, les avocats de la défense, Me Alseny ïssata Diallo et Me Abou Camara, ont plaidé l’acquittement de leur client pour « délit non constitué ».
Finalement, le tribunal a déclaré Mamadou Bachir Bah coupable d’attroupement armé, tout en le condamnant à sept (7) mois de prison. Une peine déjà inférieure au temps de détention provisoire que Mamadou Bachir Bah a passé en prison.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Ministère de l’énergie : Dr. Cheick Taliby Sylla trouve une solution idoine aux problèmes d’électrification de la ville de Kankan

17 juillet 2019 à 15 03 42 07427

Communiqué : Le Ministre de l’Energie, Dr Cheick Taliby Sylla, a rencontré hier tous les acteurs en charge de la gestion du courant électrique dans la préfecture de Kankan dont la société Kama et l’électricité De Guinée (EDG).
Ce fut une rencontre axée sur la recherche des solutions idoines aux différents problèmes qui se posent dans l’électrification de la ville de Kankan.

De même, l’objectif était de trouver aussi des stratégies pour parer aux différentes revendications de la population de cette ville, qui réclame constamment ce sésame car, elle souhaiterait une fourniture de courant allant de 18h à 8h du matin soit 12h sur 24.

Dans son exposé liminaire, Dr Cheick Taliby Sylla, a fait l’état des lieux de la situation en posant le postulat sur tous les disfonctionnements relatifs à l’amélioration de la desserte en courant électrique de Kankan. Ainsi il a été question de trouver une solution adéquate afin servir dans un bref délai la ville de Kankan.

Dr. Cheick Taliby Sylla, ministre de l'Energie
Dr. Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie

Après plusieurs heures d’échanges avec les représentants des sociétés d’EDG et KAMA, le Ministre a instruit aux responsables d’EDG de trouver de nouveaux groupes de très grandes puissances qui pourront fournir de l’électricité dans toute la ville de Kankan, en attendant de dépanner la centrale électrique en vue de trouver une solution définitive aux problèmes d’électrification à Kankan.

Avant la fin de cette rencontre les responsables d’EDG, ont informé l’assistance constituée des principaux collaborateurs du Ministre de l’énergie, que les efforts des uns et des autres ont porté fruit car, des groupes électrogènes de fortes puissances ont été trouvés grâce à l’appui du ministre de l’Énergie. Une équipe de techniciens aguerris d’EDG, est déjà en route pour les installations de ces différents groupes.

En attendant l’installation desdits groupes, le Ministre de l’Energie, Dr. Cheick Taliby Sylla, invite la population de NABAYAH à la retenue ce, pour le bien de tous. Et toutes les dispositions sont envisagées pour servir la ville de Kankan.

La cellule de communication du Département

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Fria : mécontents, des citoyens dénoncent la surfacturation d’EDG

2 juillet 2019 à 23 11 30 07307

Les commerçants, boulangers, menuisiers, soudeurs de la commune urbaine de Fria ont décidé d’arrêter toutes activités hier lundi, 1er juillet 2019, pour marquer leur colère contre le directeur de l’agence locale d’Electricité de Guinée (EDG). Ils dénoncent ainsi la surfacturation dont ils seraient victimes depuis l’installation des compteurs post-payés en phase d’essai dans certains secteurs de la cité de l’alumine. L’implication de madame le préfet, Hadja Gnalèn Condé, n’a pas pu résoudre le problème, a appris Guineematin.com d’une source proche du dossier.

C’est un nouveau front qui s’ouvre dans la ville martyre de Fria entre certaines corporations et l’agence locale de la guinéenne d’électricité (EDG). Certains acteurs contestent les nouvelles factures qu’ils jugent exorbitantes.

Thierno Sanoussy Barry, président de la section GOHA (Groupe des Hommes d’Affaires) de Fria,
Thierno Sanoussy Barry, président de la section GOHA (Groupe des Hommes d’Affaires) de Fria

Le président de la section GOHA (Groupe des Hommes d’Affaires) de Fria, joint au téléphone ce mardi, 02 juillet 2019, est revenu en détails sur l’origine du différend. Selon Thierno Sanoussy Barry, « ce problème concerne toute la ville de Fria. Ce n’est pas juste au marché. Tout le monde souffre de la surfacturation d’EDG et cette situation ne peut pas continuer. Ainsi, on ne peut pas payer ce qu’on n’a pas consommé. Depuis l’installation des compteurs post-payés, ils ne regardent plus les compteurs, mais écrivent juste des montants colossaux qu’on n’a pas les capacités de payer. Celui qui payait 100.000 GNF, désormais il paye 400.000 GNF ; celui qui payait 400.000 GNF, on lui envoi une facture de 2 millions ou plus. On est allé rencontrer le responsable d’EDG pour lui faire comprendre la situation. Il a refusé de comprendre. Il a clairement dit qu’il ne change rien. Au contraire, il envisage d’augmenter. Le préfet était en déplacement à Conakry, on ne pouvait pas la rencontrer. On s’est retrouvé et on a décidé le lundi de ne pas sortir dans la rue pour gâter quoi que ça soit, mais de fermer toutes les boutiques et tous les magasins dans Fria », a-t-il expliqué.

Informées de la situation, les autorités préfectorales et communales ont pris l’initiative d’appeler les deux camps autour d’une table. Selon monsieur Barry, « madame le préfet nous a appelés pour trouver une solution. On est allé, le responsable d’EDG était présent. On a expliqué les choses qui se passent. Elle nous a soutenus, elle a dit qu’elle a pris la décision en tant qu’autorité, elle nous dit de payer les anciennes factures, de ne pas le faire pour les nouvelles. Elle a dit à Sékou Touré de rétablir le courant dans les endroits où ça a été coupé. Il a rétabli le courant, mais il tient mordicus à ne pas changer les factures. Les autorités communales sont intervenues, il a refusé. Après de longues négociations, Sékou Touré a campé sur sa décision. Le préfet nous a dit de rouvrir les boutiques jusqu’à ce qu’ils finissent les négociations. On a accepté. Maintenant, on attend la suite », a-t-il indiqué.

Notre interlocuteur a martelé que les administrateurs du marché, les membres du GOHA, les femmes du marché ainsi que les populations de Fria restent déterminer à aller jusqu’au bout au cas où les négociations n’aboutissaient pas.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél 224623532504

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Vol de carburant à EDG-Kankan : le procureur promet de démanteler le réseau

1 juillet 2019 à 19 07 14 07147

Le vol de carburant survenu dans la centrale thermique de Kankan, le jeudi 27 juin dernier et qui avait irrité des jeunes de la commune urbaine, continu d’alimenter la chronique. Un agent d’Electricité de Guinée (EDG), du nom de Lancinet Traoré, accusé d’en être l’auteur, avait été mis aux arrêts et écroué.

Dans la journée de ce lundi, 1er juillet 2019, le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan a annoncé l’ouverture d’une enquête, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le présumé auteur du vol, Lancinet Traoré, est déjà détenu à la maison centrale de Kankan. C’est à travers un point de presse, tenue dans les locaux de la Cour d’Appel, que le procureur Aly Touré a dénoncé l’existence d’un réseau de voleurs de carburants. « Lancinet Traoré, qui a été arrêté avec ce véhicule rempli de 8 bidons de 20 litres de gasoil, a été conduit au commissariat central de Kankan où il a été entendu sur procès-verbal, et déféré au Tribunal de Première Instance de Kankan, le vendredi à 17h. A la réception de ce procès-verbal, nous avons constaté que ce n’est pas un fait isolé, c’est l’œuvre de tout un réseau qui se trouverait à travers la ville. Donc, au jour où je vous parle, Lancinet Traoré est placé sous mandat de dépôt à la maison centrale de Kankan », a dit l’empereur des poursuites.

Aly Touré, procureur
Aly Touré

Selon Aly Touré, une enquête a été ouverte à travers un juge d’instruction. « Nous avons donc sollicité l’ouverture d’une enquête judiciaire, en saisissant un juge d’instruction pour entreprendre une vaste enquête, de grande envergure. Nous allons débuter l’enquête, et nous allons ouvrir un grand chantier pour pouvoir démanteler ce réseau qui est à la base du vol crapuleux de carburant qui sert la population de Kankan », a-t-il laissé entendre.

En outre, Aly Touré a rassuré la population de Kankan en général, les jeunes en particulier, que toute personne mêlée de près et de loin à ce réseau de vol de carburant subira la rigueur de la loi. « Je pu vous rassurer que toute personne mêlée de près et de loin à cette affaire de vol, quelque qualité que ce soit, auteur, co-auteur, complice et même receleur, personne n’échappera à la rigueur de la loi. Toute personne impliquée dans cette affaire ne sera pas épargnée », a-t-il insisté. .

Pour le moment, il n’y a que Lancinet Traoré qui est détenu dans cette affaire, accusé de vol et de coups et blessures volontaire, a précisé le procureur.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Opposition à un 3ème mandat : la police, le vice-maire et les citoyens de Kaback

1 juillet 2019 à 18 06 59 07597

Les Guinéens s’organisent de plus en plus contre les velléités du président Alpha Condé de rester à la tête du pays après son deuxième et dernier mandat, en 2020. Unis sous le label du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution), ces Guinéens se montrent chaque jour plus déterminés que la veille à défendre le respect de la Loi et de l’alternance démocratique, y compris par le premier magistrat de la République.

Dans la journée de ce lundi, 1er juillet 2019, les citoyens de la sous-préfecture de Kaback, préfecture de Forécariah, ont organisé une assemblée générale pour choisir les membres du bureau du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution). Mais, selon des informations confiées au téléphone de Guineematin.com, ils ont été perturbés à la fin de leur rencontre par une surprenante irruption des agents des forces de l’ordre.

Selon nos informations, monsieur Almamy Oumar Camara, le maire de la commune rurale de Kaback, a déjà fait allégeance à la mouvance présidentielle. Et, ce lundi, c’est lui qui est accusé d’avoir fait appel aux agents de la CMIS N°17 qui ont brièvement interpellé le vice-maire, monsieur Cheick Fantamady Camara.

Seulement, la forte protestation des citoyens, qui ont bravé le toxique gage lacrymogène de la police, a obligé les agents à relâcher le vice-maire, aujourd’hui plus populaire que jamais pour sa détermination et son courage dans la défense de la Constitution guinéenne contre les opportunistes de tout acabit.

On apprend qu’avant même cette irruption des agents de la Compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS), les opposants à un pouvoir à vie pour Alpha Condé avaient déjà terminé l’élection des membres de leur bureau.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose la liste des membres du FNDC-Kaback :

Coordinateur : Momodouba Sylla,

Premier Secrétaire : Mohamed Raphaël camara

Deuxième Secrétaire : Ibrahima Sory Sylla

Membres du bureau :

Sékou Touré

Momoya Soumah

Ibrahima Sory Sylla

Daouda Soumah

Fode Seidou Soumah

Fode camara bolimada

Ousmane Sylla

Ibrahima Check Camara

Mohamed Camara

Bureau des femmes : Mariama Traoré, Yelikha Soumah et Mariama Sylla

A suivre !

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Kankan : manifestation contre EDG

29 juin 2019 à 16 04 29 06296

Plusieurs jeunes ont manifesté dans la matinée de ce samedi, 29 juin 2019, devant le siège de l’Electricité de Guinée (EDG) à Kankan. Ils protestaient contre le vol du carburant devant permettre de fournir la ville en courant, dont se rendent coupables certains agents de la société. Les manifestants ont réclamé la fermeture de l’EDG de Kankan pour amener les autorités à réagir face à cette situation, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le jeudi, 27 juin dernier, Lancei Traoré, un agent de l’EDG de Kankan, a été pris avec des bidons de 20 litres contenant du gasoil. Du carburant qu’il aurait volé à la centrale de la société et qui devait permettre de faire tourner les groupes électrogènes qui fournissent le courant à la ville de Kankan. Et, cette situation est intervenue à un moment où la commune urbaine est confrontée à une faible desserte du courant.

Révoltés par cet acte, plusieurs jeunes se sont mobilisés pour aller protester devant installations de l’EDG. Car, selon eux, c’est le vol du carburant destiné à cette centrale électrique qui plonge Kankan dans le noir. « Il y a longtemps, on était venu ici pour alerter les responsables de la centrale par rapport au vol de carburant dans la cour. Maintenant, avant-hier (jeudi), un de nos amis et le directeur communale de la jeunesse, Sidiki Belmando Kaba, qui étaient venus ici, ont mis main sur un voleur de carburant à 15 heures.

Mohamed Lamine Kaba,
Mohamed Lamine Kaba

Son pick-up était rempli de bidons de 20 litres et il était à son 5ème voyage. Actuellement, pourquoi il y a délestage en ville ? C’est parce qu’il y a du vol ici, pourtant le gouvernement fait de son mieux. Donc, c’est pourquoi nous sommes sortis ce matin pour exprimer notre colère vis-à-vis d’EDG. Maintenant, la population de Kankan ne veut plus voir les responsables d’ici. D’ailleurs, ils n’ont qu’à fermer ici jusqu’au lundi, on ne veut même pas de courant jusqu’à ce que les choses soient claires », a déclaré Mohamed Lamine Kaba, un des manifestants.

Daouda Sangaré,
Daouda Sangaré

Sur les lieux, la manifestation a commencé à dégénérer. Des jeunes du quartier Energie se sont opposés à tout rassemblement dans leur quartier. On a failli assister à un affrontement entre manifestants et contre manifestants. Mais, les deux camps ont fini par trouver un terrain d’entente, explique Daouda Sangaré, un des protestataires contre EDG. « Ils nous ont demandé de ne pas jeter des pierres, on a dit qu’on est d’accord. Mais, eux aussi, ils sont dans ce quartier, ils doivent tout faire pour ne pas qu’il y ait vol de carburant à la centrale. Si on n’est là, c’est parce qu’il y a eu vol de carburant », a-t-il dit.

Mamady Kourouma, 3ème vice maire de la commune urbaine de Kankan,
Mamady Kourouma

Il a fallu l’intervention de Mamady Kourouma, 3ème vice maire de la commune urbaine de Kankan, pour que les manifestants acceptent de quitter les lieux. Il leur a fait comprendre que l’agent incriminé se trouve déjà dans les mains de la police. « Pour le vol de carburant, les enquêtes iront jusqu’au bout, le réseau va être démantelé. Quant au présumé voleur, il a été déféré à la police, donc on va suivre le dossier avec la justice », a promis l’élu local.

A noter que beaucoup de jeunes de Kankan peinent à suivre les matchs de la Coupe d’Afrique des Nations de football en cours, en raison du manque de courant. Les quartiers de la ville sont desservis à tour de rôle.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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« Loi dangereuse en Guinée » : les gendarmes autorisés à tirer (avec des armes de guerre)

27 juin 2019 à 13 01 00 06006

Réunis en plénière le mardi dernier, 25 juin 2019, les députés guinéens ont voté, à la majorité simple, le projet de loi portant sur l’usage des armes de guerre par la gendarmerie nationale. Les députés de l’opposition dénoncent une loi dangereuse, mais leurs collègues du pouvoir justifient l’adoption de ce texte par des « dangers » auxquels sont exposés les agents de sécurité dans leurs opérations, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était à l’Assemblée nationale.

Ce n’est certainement pas une nouveauté, puisque les gendarmes ont toujours détenu et même fait usage d’armes de guerre dans les opérations de maintien d’ordre. Mais la différence, c’est que c’est désormais légal. Ces agents de sécurité peuvent maintenant tirer sur des gens sans être passibles de poursuites judiciaires. Le texte a suscité une vive polémique entre les députés à l’Assemblée nationale. Le groupe parlementaire des Libéraux-démocrates, composé des élus de l’UFDG, a rejeté le projet de loi, soumis au Parlement par le gouvernement.

« Notre groupe parlementaire, après avoir constaté qu’aucune responsabilité pénale n’a été engagée contre les gendarmes qui ont fait usage illégal et disproportionné de leurs armes, ne peut voter ce texte en l’état. Notre conscience nous interdit d’oublier nos 104 victimes dont la plupart ont été tuées par balles. Monsieur le président, nous vous réservons donc de rejeter ce projet de loi relatif au port des armes par la gendarmerie nationale », a déclaré l’honorable Tafsir Baldé au nom de son camp.

De son côté, l’honorable Dr Deen Touré, président du groupe parlementaire Alliance républicaine, a indiqué que l’unanimité ne s’est pas dégagée dans les rangs des députés de l’UFR autour de ce sujet. C’est pourquoi, « je laisserai chaque député voter selon son intime conviction », a-t-il dit, juste avant de passer au vote.

De son côté, le groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel a estimé qu’il est nécessaire et opportun d’adopter ce texte pour un certain nombre de raisons : « Avec la montée du banditisme, des braquages, des vols à main armée, … il y a des civils qui sont armés. Donc, il est important que nous ayons une gendarmerie nationale bien équipée (…) et permettre aux agents de porter les armes dans les conditions bien appropriées, bien éclaircies », a justifié l’honorable Michel Kamano, au nom du groupe parlementaire de la majorité présidentielle.

Après ces explications de vote, le texte a été adopté à l’unanimité des députés du RPG Arc-en-ciel et quelques-uns de l’UFR. Ceci, en présence du ministre de la défense nationale qui a savouré une « victoire », après avoir esquivé quasiment toutes les questions qui lui ont été posées par les députés, en faisant mine de les avoir oubliées.

Une loi qui « ne rassure pas »

Selon le rapport qui a été présenté par la commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale, dans l’éventualité d’une attaque terroriste, d’une offensive lancée contre les militaires gendarmes en mission d’Etat, du vol à main armée et la désobéissance aux ordres d’arrêt par les conducteurs de véhicules, embarcations et autres moyens de transport, dont les occupants sont susceptibles de perpétrer dans leur fuite, « les forces de défense passent par la loi relative à l’usage des armes par la gendarmerie nationale, afin que ce genre de situations soient mieux maitrisées ».

Cette loi comporte trois articles. Et, son article premier définit les conditions et les circonstances dans lesquelles les « militaires gendarmes doivent faire usage de leurs armes ».

La commission saisie au fond du Parlement invoque « des dangers » auxquels sont confrontés les agents de sécurité dans leurs missions de protéger les personnes et leurs biens dans « un environnement sécuritaire tumultueux ». Terrorisme, crimes organisés, trafic de drogue et autres produits toxiques, blanchiment d’argent et trafic d’êtres humains y sont cités à titre d’exemples.

Mais, pour l’honorable Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire des Libéraux-démocrates et vice-président de l’UFDG (le principal parti d’opposition en Guinée), « cette loi ne rassure pas. On n’a aucune garantie pour autoriser des gendarmes à porter des armes, puisque nous savons ce qui se passe dans ce pays ».

Certains observateurs y voient même une volonté d’intensifier la répression des manifestations dans le pays, dans le but exclusif d’étouffer les mouvements anti 3ème mandat pour l’actuel locataire du palais Sékhoutouréya. En tout cas, l’adoption de cette loi intervient à un moment où tous les mouvements de protestation contre le pouvoir sont interdits depuis plusieurs mois dans tout le pays.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Manifestation des enseignants contractuels à Labé : ce qu’en dit le ministre Mory Sangaré

24 juin 2019 à 23 11 12 06126

Le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) s’est prononcé ce lundi, 24 juin 2019, sur la série de manifestations que les enseignants contractuels de Labé organisent régulièrement dans les rues de la commune urbaine pour réclamer leur intégration sans conditions à la fonction publique et le payement des primes d’encouragement à eux accordées par le gouvernement de la République pour avoir tenu les salles de classe pendant les trois mois de grève générale déclenchée par le SLECG en début d’année, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Mory Sangaré s’est exprimé chez nos confrères de la radio Espace Foutah.« Je ne sais pas qu’est-ce qui motive ces enseignants contractuels pour parler ainsi. Je crois qu’ils devraient quand même donner la chance à leurs enfants, à leurs jeunes frères de faire ces évaluations-là. Mais, j’ai appris beaucoup de paroles au sujet de ces contractuels. Je vais vous dire une chose : au Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, nous n’avons rien contre les contractuels. Au contraire, nous apparaissons aux yeux de beaucoup d’autorités comme des complices à eux.

Nous avons demandé au Ministère de la Fonction Publique de nous laisser récupérer les dossiers des enseignants contractuels qui ont travaillé avec nous pendant la période de grève afin que le recrutement soit circonscrit à leur niveau uniquement. C’est dans cette démarche que nous sommes. Alors, chaque fois que nous les écoutons nous sommes surpris des paroles qu’ils disent. Nous ne recrutons pas.

Mais, une fois recrutés par arrêté ministériel de la fonction publique, nous recevons les enseignants et par décision ministérielle nous les ventilons à l’intérieur du pays. C’est notre rôle. Mais, nous avons estimé cette fois-ci pour ne pas qu’on ouvre à d’autres personnes que celles qui nous ont aidé, de prendre leurs dossiers, et parmi eux, les meilleurs seront présentés. C’est ce qu’on est en train de faire », a expliqué le ministre Mory Sangaré.

Parlant de l’exclusion de Labé dans le payement des primes d’encouragement accordées par le gouvernement guinéen aux enseignants contractuels pour service rendu pendant la période de la grève, le chef du département a pointé un doigt accusateurs sur les autorités régionales et préfectorales de l’éducation.

« Je vais vous dire d’abord que la rue n’est pas le lieu de manifestation des enseignants de valeur comme eux. Ils doivent prendre contact avec les autorités locales pour mieux s’informer. Maintenant, par rapport à cette affaire de primes, mon cabinet a demandé à toutes les structures de l’éducation du pays de remonter par jour le monitoring, c’est-à-dire les statistiques de fréquentation et autres pendant la période de grève.

Lorsqu’on vous remonte des informations disant que : enseignants titulaires présents, 100% ; élèves, 0% ; est-ce qu’il y a eu cours dans cette zone ? Est-ce que les contractuels avaient de la place pour enseigner ? Si on dit de récompenser ceux qui ont donné des cours, est-ce que les zones comme ça peuvent être récompensées ? C’est sur cette base que les choses se sont passées », a révélé le ministre Mory Sangaré.

Poursuivant son intervention, il a apporté des éclairages sur les différentes catégories de contractuels enseignants en République de Guinée.« Il y a au moins trois (3) sortes de gens qui se font appelés contractuels. La première catégorie, c’est celle qui a déposé les dossiers et a été mise en autonomie de classe, a enseigné, évalué les élèves et signé dans les documents administratifs. C’est cette catégorie qui a bénéficié de la prime d’accompagnement.

La deuxième catégorie est constituée d’enseignants se disant contractuels et puisqu’ils ont appris que nous devons évaluer les enseignants dans leurs pratiques de classe avant leur recrutement, ils se sont mis autour de professeurs éminents ou d’enseignants éminents pour se faire la main avant l’évaluation. Ce groupe était autour des professeurs titulaires. Ils n’étaient pas des enseignants autonomes. La troisième catégorie, c’est celle qui est restée à la maison, attendant l’évaluation, a déposé les dossiers à la DPE et est restée à la maison » a-t-il précisé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Fria : les femmes donnent un ultimatum de 24 heures au préfet, Gnalen Condé

24 juin 2019 à 18 06 50 06506

Les femmes de la ville d’alumine de Fria qui demandent, depuis plusieurs semaines, le départ de madame le préfet, Hadja Gnalen Condé, n’ont toujours baissé les armes. S’impatientant du retard d’une réaction concrète de la part du locataire de Sékhoutouréya par rapport à leur requête, malgré les interventions des ressortissants de Fria à Conakry, du gouverneur de la région administrative de Boké et de l’inspecteur régional des affaires religieuses de Boké, les femmes ont décidé de se bouger à nouveau

Elles ont désigné une représentante par quartier pour aller rencontrer le doyen des sages (Sôtikemo) ce lundi, 24 juin 2019, à son domicile, situé au quartier Katroun 1, dans la commune urbaine. Au cours de cette rencontre, elles ont donné un ultimatum de 24 heures à leur préfet pour qu’elle quitte la ville, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Fria.

D’entrée, madame Fatoumata Binta, la porte-parole des revendicatrices a décliné l’objet de leur visite : « nous sommes venues vous rencontrer pour savoir où en sommes-nous par rapport à la situation qui nous oppose à Gnalen Condé. Le Gouverneur de Boké était venu nous dissuader en nous demandant d’arrêter, il nous a promis de transmettre notre requête et revenir avec la réponse. Nous n’avons rien vu. Les ressortissants de Sombory à Conakry, accompagnés de l’inspecteur régional des affaires des affaires religieuses, Elhadj Wakil Yattara, sont venus nous supplier, on a accepté.

Mais, aucune action concrète n’est encore faite depuis lors. Alors, nous sommes venues vous dire que si désormais nous sortons contre cette femme, que personne ne se mette entre nous. Nous sommes fatiguées de la voir avec cette arrogance. Elle nous a dit avoir été envoyée à Fria par un éléphant, que ce n’est pas des lézards qui pourront la chasser. Laissez-nous avec elle pour qu’on sache qui est qui ! », a-t-elle déclaré devant Sôtikemo, au nom de toutes les femmes présentes.

En réponse, le doyen des sages de Fria, Elhadj Sita Condé, entouré de plusieurs autres sages et le premier vice maire de la ville, a dit avoir écouté avec attention le message des femmes. Il leur a demandé toutefois, de lui donner du temps de joindre le gouvernorat de Boké et les ressortissants de Conakry, afin de recueillir leur compte-rendu par rapport à leur promesse. Ce qui a été accepté par les femmes.

Joints au téléphone sur place, les autorités de Boké et les ressortissants ont demandé une doléance de 24 heures pour donner une réponse. Les femmes ont accepté cette doléance, mais passé ce délai, elles promettent qu’elles ne vont plus rien entendre jusqu’au départ de Gnalen Condé. « Demain à 10 heures, nous viendrons vous demander le résultat. Si rien n’est fait, nous allons chasser Gnalen Condé de Fria ou bien on nous tue toutes », a martelé une dame, connue sous le sobriquet « Dérangée ». C’est avec cette convention que les femmes et le Sôtikemo se sont quittés.

Elhadj Sita Condé, doyen des sages de Fria

En attendant, Elhadj Sita Condé profite du micro de Guineematin.com pour lancer un appel à madame le préfet et à toutes les personnes impliquées dans ce conflit. « Je demande à tous ceux qui veulent la paix à Fria de faire beaucoup attention à leurs propos. Ils tiennent certains propos qui enveniment la situation à Fria.

Et nous disons à madame le préfet de s’abstenir de prendre part à certaines manifestations et d’éviter certains endroits de la ville. Nous demandons aux soutiens de madame le préfet et elle-même de s’abstenir de certains propos agressifs. Nous voulons la paix à Fria, et pour qu’il y ait paix, il faut que chacun souffle de la fraicheur », a prêché le sage.

A suivre !

De Fria, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com
Tel : 622 671 242

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Conakry : des enseignants contractuels manifestent avec le coran et la bible en mains à Kaloum

24 juin 2019 à 15 03 40 06406

Les enseignants contractuels continuent toujours de réclamer leur intégration à la fonction publique. Ils ont organisé une nouvelle manifestation de rue ce lundi, 24 juin 2019 dans le centre administratif de Kaloum pour maintenir la pression sur les autorités. Les manifestants qui détenaient le coran et la bible, ont maudit ceux qui empêchent leur intégration à la fonction publique avant de donner un ultimatum à Mory Sangaré, leur ministre de tutelle, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est au niveau du rond-point du port autonome de Conakry que ces enseignants, engagés en début d’année comme contractuels pour pallier l’absence des titulaires, en grève, ont entamé cette énième marche pacifique. Coran et Bible en mains, les manifestants ont défilé jusque devant le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, tout en maudissant tous ceux qui empêchent leur intégration à la fonction publique. Ils détenaient également des pancartes sur lesquels on pouvait lire : « A bas Mory Sangaré » ; « Il faut notre intégration à la fonction publique sans concours » ; ou encore « Trop c’est trop ».

« La lutte continue jusqu’à ce que nos revendications soient satisfaites. Nous ne sommes pas une armée, nous sommes bien structurés. C’est Dieu, le coran, la bible et notre détermination qui constituent notre arme. Comme vous l’avez constaté, c’est la première fois qu’il y ait une telle manifestation sans violence ou arrestation, nous remercions l’unité de police qui était là pour encadrer le mouvement. Nous marchons parce que les négociations n’aboutissent pas, sinon on n’a pas opté pour les manifestations de rue. Nous sommes ouverts au dialogue à chaque fois quand les autorités le demandent », a déclaré Oumar Magassouba, 2ème vice coordinateur des enseignants contractuels de Guinée.

A l’issue de cette manifestation, Kalo Souraghata, membre de la coordination des enseignants contractuels de Guinée, a appelé ses collègues à une plus grande mobilisation pour continuer le combat jusqu’à la satisfaction de leur revendication. « Aujourd’hui, nous avons consacré une série de manifestations sur toute l’étendue du territoire nationale : de Conakry jusqu’à Zoo. Mais, ce que nous avons remarqué comme positif déjà, le message est passé et nous lançons un message aux contractuels de sortir massivement manifester, de ne pas avoir peur.

Nous allons dire à monsieur Mory Sangaré, ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, si toutefois il ne parvient pas à nous satisfaire d’ici le mercredi, le jeudi encore on sera dans les rues et devant lui, et il saura qui sommes-nous. Quand vous voyez la bible et le coran, ce n’est pas pour autre chose, c’est cela nos armes », a-t-il laissé entendre.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Labé : les contractuels de l’éducation menacent d’empêcher la tenue des examens nationaux

24 juin 2019 à 13 01 20 06206

Les contractuels de l’éducation ont organisé un sit-in devant la Direction Préfectorale de l’Education de Labé qui a finalement été transformé en marche pacifique vers le gouvernorat, pour maintenir la pression sur les autorités compétentes en vue de leur intégration sans conditions à la fonction publique (FP), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Très tôt dans la matinée de ce lundi, 24 juin 2019, les contractuels de l’éducation en service dans la commune urbaine de Labé se sont mobilisés devant la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) pour rappeler les revendications des manifestants depuis le début de l’année scolaire 2018-2019 : intégration à la fonction publique et payement des primes d’encouragement accordées aux contractuels de l’éducation par le gouvernement guinéen pendant la période de crise lors de la grève des enseignants déclenchée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) dirigé par le camarade Aboubacar Soumah.

La particularité de la manifestation de ce lundi porte sur les slogans qui encensent le président Alpha Condé et vilipendent le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), Mory Sangaré.

« Vive le président Alpha Condé ! A bas le ministre Mory Sangaré ! Mory Sangaré, zéro ! DPE, zéro ! IRE, zéro !»

Jusque-là, tout semblait se faire dans l’ordinaire. Mais, cette fois-ci, les manifestants ont fait planer une autre menace de crise : « sans intégration à la fonction publique, pas d’examens nationaux ! Sans payement des primes d’encouragement des trois mois de la période de crise syndicale, pas d’examen à Labé ! »

Cette menace d’empêcher la tenue des examens nationaux en République de Guinée, rappelle les évènements douloureux de juin 2016. Année à laquelle les autorités du pays avaient décidé d’organiser des examens nationaux sans les enseignants, alors en grève générale.

A l’époque, le refus du gouvernement de dialoguer avec les syndicats des enseignants à l’origine de la grève générale de 2016 avait conduit à des violences entre élèves et forces de l’ordre qui ont fait plusieurs morts et plusieurs blessés dans le pays.

En attendant de savoir ce que le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) compte faire, les enseignants contractuels de Labé sont déterminés à se battre jusqu’au bout.

« Nous avons contribué à éviter une année blanche en République de Guinée, en donnant les cours au moment où le gouvernement avait réellement besoin de nous. Nous devons contribuer à la validation de ces cours. Aucun sacrifice n’est de trop dans ce combat. Nous sommes prêts à verser notre sang pour que ceux qui survivrons soient rétablis dans leur droit » a prévenu le coordinateur régional des enseignants contractuels de Labé, Alpha Mamadou Cellou Diallo.

Il est à préciser que les manifestants n’ont trouvé aucun interlocuteur à la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Labé. C’est pour cette raison, qu’ils ont décidé de transformé le sit-in en marche pacifique jusqu’au gouvernorat où ils ont été accueillis par le chef de cabinet, Elhadj Mamadou Sow qui avait à ses côtés le chef de la Section Pédagogie de l’Inspection Régionale de l’Education, Laye Keïta.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Diaspora : plusieurs guinéens d’Europe manifestent à Bruxelles contre un 3ème mandat pour Alpha Condé

24 juin 2019 à 10 10 13 06136

Comme annoncé depuis plusieurs semaines, le FNDC Belgique a organisé sa première manifestation le samedi, 22 juin 2019 à Bruxelles. De nombreux ressortissants guinéens sont descendus dans la rue pour exprimer leur opposition à un troisième mandat pour le président Alpha Condé, a appris Guineematin.com de sources locales.

Organisée devant le Palais de justice de Bruxelles, cette manifestation a duré de 12h30 à 15h00. Elle a connu une forte mobilisation de guinéens vivant en en Belgique, en France, en Hollande au Luxembourg et dans d’autres pays d’Europe. Parmi eux, des leaders politiques, des activistes de la société civile, des artistes et de simples citoyens. On notait également la présence de Aliou Bah, le leader du MoDel, venu de Conakry, et Marie Madeleine Dioubaté, candidate à l’élection présidentielle de 2015 en Guinée, venue de la France.

Tous ont manifesté dans la capitale européenne pour dire non au projet de changement de constitution prôné par le pouvoir de Conakry et dont l’objectif est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Tous les intervenants ont appelé le peuple de Guinée à se mobiliser comme un seul homme pour combattre et barrer la route aux promoteurs de ce projet qu’ils considèrent comme étant des ennemis de la République.

Des banderoles et pancartes affichant les deux premières listes des promoteurs du projet « suicidaire » d’Alpha Condé, élaborées par la coordination du Front National pour la Défense de la Constitution, et des slogans hostiles au régime « dictatorial » de Conakry étaient visibles sur les lieux de la manifestation.

Ce mouvement a été clôturé par les interventions des artistes Djani Alfa et Joe Dioubaté, et l’animation de Sékou Bruxelles Doumbouya. Le tout, dans une grande ferveur et avec des sentiments de satisfaction par rapport à la mobilisation et de détermination pour la suite du combat.

Depuis Bruxelles, Ibrahima Sory Koin Baldé pour Guineematin.com

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FNDC-Belgique : invitation à une manifestation contre le 3éme mandat d’Alpha Condé

21 juin 2019 à 12 12 43 06436

Nous, FNDC-Belgique avons l’immense honneur de vous inviter à Bruxelles, le 22 juin, à la grande manifestation que nous organisons contre le tripatouillage de la constitution guinéenne.

Le président Alpha Condé a envisagé, contre la volonté du peuple de Guinée, de changer la constitution pour s’octroyer une présidence à vie en nette violation des articles 27 et 154 que nous rappelons ci-après :

Article 27 : Le Président de la République est élu au suffrage universel direct. La durée de son mandat est de cinq ans, renouvelable une fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non.

Article 154 : La forme républicaine de l’Etat, le principe de la laïcité, le principe de l’unicité de l’État, le principe de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs, le pluralisme politique et syndical, le nombre et la durée des mandats du Président de la République ne peuvent faire l’objet d’une révision.

Nous serons dès lors honorés de vous accueillir à Bruxelles et de pouvoir compter sur votre contribution à la réussite de la manifestation qui vise à dissuader le président Alpha Condé et son clan de se maintenir au pouvoir au-delà de 2020.

Le Front National pour la Défense de la Constitution-Belgique (FNDC) invite toutes les guinéennes et tous les guinéens à venir massivement participer à la manifestation du 22 juin 2019 à Bruxelles.

Date : 22 juin 2019

Heure : 12H30 à 15H00 devant le palais de Justice

Adresse : Place Poelaert 1, 1000 Bruxelles. Belgique

Comptant sur votre présence, nous vous prions d’agréer, l’expression de nos respectueuses salutations.

FNDC-Belgique

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Procès d’opposants à un 3ème mandat à N’zérékoré : voici la décision du tribunal

20 juin 2019 à 14 02 24 06246

A l’issue de leur procès qui a eu lieu durant toute la journée d’hier, les opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé, interpellés lors de la manifestation appelée par le FNDC le 13 juin dernier à N’zérékoré, ont été fixés sur leur sort ce jeudi, 20 juin 2019. Certains d’entre eux ont été relaxés et d’autres condamnés à des peines assorties de sursis, a constaté un envoyé spécial de Guineematin.com à N’zérékoré.

Sur les 44 prévenus, poursuivis pour détention illicite d’armes de calibre 12, participation délictueuse à attroupement, tentative de vol et trouble à l’ordre public, violences et menaces, le tribunal a relaxé 22 pour délit non constitué. « Le tribunal, statuant publiquement contradictoirement en matière correctionnelle et en premier ressort ; après en avoir délibéré conformément à la loi ;

sur l’action publique, relaxe Abdoulaye Diallo, Mathieu Kamano, Mamadou Moustapha Baldé, Mamadou Macka Baldé, Souleymane Sow, Hamidou Barry, Dakko Kolié, Ousmane Diallo, Damany Condé, Moussa Keita, Mohamed Keita, Noupouli Kolié, Nyéréké Tokpa Kpoghomou, Moriba Tokpa Zogbélémou, Mamoudou Fofana, Ousmane Cissé, Mamadi Kourouma, Bangaly Traoré, Kémo Keita, Mohamed Touré, Mamoudou Cissé et Bangaly Keita pour délit non constitué et les renvoie des fins de la poursuite. En conséquence, renvoie le ministère public à mieux se pourvoir », a déclaré le juge, Ibrahima Daman.

La juridiction a, ensuite, reconnu « Abdourahmane Baldé, Alhassane Thiam, Marif Sow, Tibou Barry, Sory Haba, Mamadou Oury Diallo, Mamadou Alpha Baldé, Amadou Barry et Foromo Sakouvogui, coupables du délit de participation délictueuse à un attroupement à eux reproché. Pour la répression, les condamne à trois (3) mois d’emprisonnement assorti de sursis et à 500 mille francs guinéens d’amende chacun ».

Un autre groupe, composé de « Oumar Diakité, Mohamed Konaté, Moussa Sangaré, Amadou Condé, Daouda Camara, Pascal Haba, Bangaly Keita, Mamadi Keita », a été condamné à quatre (4) mois d’emprisonnement assorti de sursis et 500 mille francs guinéens d’amende chacun, pour vol et destruction de biens privés.

Mohamed Lamine N’Diaye, Ansou Kourouma et Foromo Tokpa Zogbélémou, ont écopé également de quatre (4) mois d’emprisonnement assorti de sursis et 500 mille francs guinéens d’amende chacun, pour « trouble à l’ordre public, violences et menaces ».

Enfin, le tribunal a déclaré « Kalou Kanté et Bandian Condé, coupables de détention illicite d’armes légères de petit calibre 12 et leurs munitions à eux reprochée. Pour la répression, les condamne à six (6) mois d’emprisonnement assorti de sursis et 500 mille d’amende chacun ».

De N’zérékoré, Siba Guilavogui et Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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