Obsèques des opposants au 3ème mandat : Cellou Dalein rouge de colère contre les autorités

6 décembre 2019 à 17 05 34 123412

Les huit (8) jeunes tués lors des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat ont été enterrés ce vendredi 6 décembre 2019, au cimetière de Bambéto, dans la commune de Ratoma. Une foule importante de partisans du mouvement et de parents des victimes a accompagné les défunts à leur dernière demeure. Le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a saisi l’occasion pour dénoncer la banalisation de la vie humaine par les dirigeants actuels de notre pays, a constat sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est dans une atmosphère de tristesse que l’enterrement de ces jeunes gens, victimes du 3ème mandat pour Alpha Condé, a eu lieu. Visage sombre, lunettes noires, Cellou Dalein Diallo a dénoncé avec véhémence l’attitude des autorités guinéennes, notamment des forces de l’ordre, qu’il accuse de tirer à bout portant sur de jeunes manifestants sortis pour exercer un droit consacré par la loi suprême. « Je suis triste d’aller inhumer ce groupe de 8 jeunes, âgé pratiquement pour la plupart de moins de 20 ans. Ils ont été abattus par les forces de l’ordre dont les agents ont la charge d’assurer la sécurité de tous les citoyens. Nous sommes maintenant à 128 inhumations ici, tous des jeunes, à la fleur de l’âge, qui étaient en train d’exercer un droit constitutionnel, celui de marcher dans les rues et dans les places publiques. Ils n’ont jamais eu droit à la justice, ils ne l’auront pas sous le règne d’Alpha Condé hélas. Depuis Zakariou en 2011 jusqu’à Abdourahimi, ils ont été arrachés à l’affection de leurs proches, alors qu’ils n’ont rien fait. Je suis triste pour mon pays de voir ces assassinats récurrents de jeunes gens à la fleur de l’âge, qui n’ont rien fait, mais personnes d’entre vous, ni même vous les journalistes, ni les organisateurs, ni les riverains, personne ne sera interrogé dans quelles circonstances ils ont été tués », a déploré le chef de file de l’opposition.

En outre, Cellou Dalein a fustigé l’attitude des autorités qui avaient accepté que la prière sur ces victimes se fasse à la grande mosquée Fayçal avant de se raviser. « Ce que je déplore, c’est que Alpha Condé a estimé que les victimes n’avaient pas le droit d’être priés à la grande mosquée, qu’on n’avait pas droit de procéder à la levée des corps à Ignace Deen. Il fallait que par leurs propres moyens, ils venaient les jeter dans la commune là, pour dire que ce n’est pas des citoyens qui ont le droit d’être priés à la grande mosquée de Fayçal. C’est triste. Malgré tout ce que le FNDC a fait pour faire fléchir la position des autorités pour qu’elles acceptent qu’on prie les corps à la grande mosquée, ils n’ont pas voulu. C’est la plus grande mosquée, c’est la mosquée centrale, c’est même la mosquée centrale. Vous voyez beaucoup de gens n’ont pas pu prier ici parce qu’ils ne peuvent pas contenir dans la mosquée de Bambéto. Même ce droit leur a été refusé », a-t-il fustigé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

N’zérékoré : le FNDC manifestera le 12 décembre contre le 3ème mandat

5 décembre 2019 à 11 11 14 121412

L’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de N’zérékoré ne lâche pas prise dans le combat contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. La structure compte manifester au compte du 3ème acte, le jeudi 12 décembre 2019. L’annonce en a été faite à l’issue d’une réunion tenue hier, mercredi 04 décembre au domicile du coordinateur régional de l’UFR, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

À la sortie de la réunion préparatoire de la marche du jeudi prochain, Foromo Tokpa Kolamou, porte-parole du FNDC N’Zérékoré, est revenu sur les points débattus au cours de la rencontre. « Nous sortons d’une réunion très importante. Cette réunion a pour objectif de relancer nos activités de marche habituelle et les préparatifs de cette marche. Donc, cette marche pacifique est prévue le 12 de ce mois décembre. C’est pourquoi nous interpellons tout le monde, toute la population de la Guinée forestière, principalement de la préfecture de Nzérékoré et ses sous-préfectures, mais aussi de N’zérékoré centre, que le 12 décembre nous allons marcher contre vents et marées ».

Foromo Tokpa Kolamou, porte-parole du FNDC N’Zérékoré

A en croire Foromo Tokpa Kolamou, un des frustrés du parti présidentiel, la lettre d’information aurait été déposée à la commune depuis le lundi dernier. « L’itinéraire, c’est du carrefour de Komou en passant par le gouvernorat, et le gouvernorat devient un point d’escale avant le stade. A partir du stade, on descend à Dorota. De Dorota, nous prenons l’autoroute qui vient frôler la mission catholique et puis directement l’Ecobank, le commissariat central de police, la préfecture pour terminer à la place des martyrs. C’est ce qu’on a proposé dans l’itinéraire et nous attendons la réponse de notre lettre d’information », a laissé entendre monsieur Kolamou.

A la question de savoir ce que ferait le FNDC si la mairie refusait d’accéder à leur demande, Foromo Tokpa Kolamou répond : « qu’ils acceptent ou non, nous allons marcher avec la population le 12 décembre »

Pour finir, l’antenne régionale du FNDC de N’zérékoré dit son souhait de voir dans les rues de la commune urbaine des milliers d’opposants. C’est pourquoi, elle lance une invite à la population. « Les indécis doivent s’ajouter à ceux qui ont manifesté pour grossir les rangs, pour encore montrer que la dernière fois on n’était pas nombreux. C’est pourquoi, on compte multiplier par cent le monde qui était sorti manifester la dernière fois ».

De N’zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Lire

Marche contre Alpha Condé à Conakry : suivez les discours (live)

26 novembre 2019 à 16 04 34 113411

Comme à l’occasion des autres marches, c’est une marée rouge qui s’est ébranlée sur l’Esplanade du stade du 28 septembre, ce mardi, 26 novembre 2019, pour protester contre la volonté du président Alpha Condé de changer la constitution guinéenne dans le but de s’offrir un mandat de plus à la tête du pays.

Conduits par le coordinateur national par intérim du FNDC, Foniké Mengué, et les leaders de l’opposition dont Cellou Dalein Diallo de l’UFDG et Sidya Touré de l’UFR, les manifestants exigent également la libération des dirigeants du FNDC et la justice pour les victimes des manifestations, déjà une vingtaine depuis le 14 octobre dernier.

En attendant de revenir plus amplement sur la marche d’aujourd’hui, Guineematin.com vous propose de suivre en direct le meeting au point de ralliement de la marche :

Ibrahima Sory Diallo, Mamadou Baïlo Kéita, Siba Guilavogui, Fatoumata Diouldé Diallo et Mamadou Mouctar Baldé reviendront sur la marche

A suivre !

Lire

Marche contre le 3ème mandat en Guinée : ce qu’en disent des jeunes opposants

26 novembre 2019 à 14 02 25 112511

Comme annoncé précédemment, une foule immense est mobilisée ce mardi, 26 novembre 2019, à la Tannerie, dans le cadre de la marche contre le 3ème mandat. Plusieurs jeunes gens, venus battre le pavé de la Tannerie au stade du 28 septembre de Dixinn, ont confié à notre reporter leur récrimination contre le régime du président Alpha Condé, l’opposant historique qui veut se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le carrefour de la Tannerie, dans la commune de Matoto est envahi par une foule immense d’opposants au 3ème mandat en Guinée. Les jeunes de Conakry ne se font compter cette mobilisation, la cinquième du genre depuis le lancement des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) le 14 octobre 2019. Nombre d’entre eux, interrogés par notre reporter, ont expliqué les raisons de leur présence à cette marche.

Décryptage !

Oumar Pathé Barry

Oumar Pathé Barry : « toujours, c’est pour les mêmes causes, la même détermination pour lutter contre ce projet du troisième mandat. Nous sommes là pour marcher et montrer notre détermination à combattre les promoteurs de la nouvelle constitution. Ma lutte n’a pas commencé aujourd’hui et je suis sorti comme les autres guinéens du Front National pour la Défense de la Constitution pour manifester ».

Mamadou Dian Diallo

Mamadou Dian Diallo : « c’est l’acte 5 du FNDC. Donc, nous sommes là pour répondre à cet appel. Depuis plusieurs semaines maintenant nous sommes dans la rue pour protester contre un projet qui a été fabriqué par le régime d’Alpha Condé et un certain clan qui veulent prendre le pays en otage ».

Oumar Tini Sylla

Mohamed Tini Sylla : « je suis venu ici pour manifester contre le troisième mandat d’Alpha Condé. Parce que le troisième mandat là n’est pas bon pour nous. Nul ne doit encaisser plus de deux mandats en Guinée, je suis là pour lutter contre ça. Si Alpha Condé réussit à faire ce troisième mandat, tous les autres présidents qui viendront après lui feront la même chose. Je suis là pour contribuer à ma manière afin d’empêcher ce troisième mandat. C’est une lutte, c’est jusqu’au bout et puis gare à Alpha Condé de convoquer un referendum ».

Mamadou Dian Baldé

Mamadou Dian Baldé : « nous sommes là comme toujours pour réaffirmer notre désapprobation à un mandat de plus pour le Professeur Alpha Condé. Nous lui demandons de faire une annonce publique et de se refuser un troisième mandat. Et nous demandons encore la libération de nos frères combattants de la liberté, Abdourahmane Sanoh et ses amis ».

Mamadou Sanoussy Diallo, activiste de la société civile

Mamadou Sanoussy Diallo, activiste de la société civile : « ce sont des raisons énormes qui m’ont amené à venir manifester ici pour l’acte 5 de la marche pacifique du FNDC. Au niveau de la famille, j’ai plusieurs frères qui ont été arrêtés et d’autres ont été contraints de quitter le pays pour s’exiler en Europe. C’est le cas de mon frère Amadou Para Diallo, qui n’est plus là, et l’autre a été arrêté lors de la dernière manifestation, il se trouve à la maison centrale de Conakry. C’est tout ce qui m’a poussé de sortir encore et à chaque fois que le FNDC appelle à manifester contre le troisième mandat, je sortirai parce que c’est un combat noble. Les menaces faites à mes parents me galvanisent à continuer ce combat jusqu’à la dernière goutte de mon sang. Au prix de ma vie, je vais combattre ce projet de troisième mandat ».

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Manifestations du FNDC : notre constat à Télimélé

26 novembre 2019 à 12 12 59 115911

Très active depuis le début de la contestation en cours contre un troisième mandat en Guinée, l’antenne du FNDC à Télimélé a organisé une nouvelle marche pacifique ce mardi, 26 novembre 2019, dans la ville. Mais contrairement aux précédentes, cette manifestation n’a pas connu une grande mobilisation des citoyens, rapporte un journaliste de Guineematin.com sur place.

Près de 300 personnes ont répondu à l’appel de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution. Les manifestants se sont rassemblés devant la maison des jeunes de la ville. De là, ils ont défilé jusqu’au niveau de la station-service située au marché central, où un meeting a été organisé. Elhadj Boubacar Bah, le coordinateur du FNDC dans la préfecture, a fustigé le régime Alpha Condé et son projet de troisième mandat.

« Nous allons montrer à Alpha Condé et son gouvernement que le projet de nouvelle constitution ne marchera pas en Guinée. Depuis 9 ans, la corruption, les détournements, l’exclusion, les tueries sont le travail de ce régime. Nous allons continuer donc les marches jusqu’à ce que le président Alpha Condé renonce à son projet de nouvelle constitution », a-t-il indiqué.

L’opposant à un troisième mandat pour le président Alpha Condé en a profité aussi pour appeler encore une fois à la libération des membres du FNDC détenus à Conakry. « Libérez Sanoh, libérez Élie, Koundouno, Badra Koné, Bill de Sam et tous les autres détenus. Nous sommes prêts, déterminés à continuer le combat et nous n’allons pas baisser les bras jusqu’à leur libération », a dit Elhadj Boubacar Bah.

Même si cette manifestation n’a pas mobilisé grand monde, elle a en revanche paralysé certaines activités dans la commune urbaine. Les boutiques sont restées fermées au niveau du marché central de la ville.

De Télimélé, Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Lire

Manifestation du FNDC : les activités paralysées sur la route le Prince

26 novembre 2019 à 12 12 06 110611

La marche pacifique appelée par le FNDC, ce mardi 26 novembre 2019, paralyse les activités le long de la route le Prince, notamment dans la zone Hamdallaye-Bambéto-Cosa. Cette partie de la capitale guinéenne vit aujourd’hui au rythme de la contestation contre un troisième mandat, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Le commerce est l’une des activités les plus affectées par la marche du Front National pour la Défense de la Constitution. Une manifestation qui se déroule en partie sur l’autoroute Fidel Castro avant de toucher partiellement aussi la route le Prince, à partir du carrefour concasseur, dans le quartier Hamdallaye.

Ce mardi matin, toutes les boutiques situées en bordure de route sont fermées. Plusieurs écoles sont également fermées, la circulation assez fluide, les stations-service et plusieurs autres activités au ralenti. Aucun mouvement n’est en revanche signalé, pour l’heure, dans la zone.

Plusieurs jeunes sont mobilisés au bord de la route, en attendant l’arrivée de Cellou Dalein Diallo qui doit passer par là pour rejoindre le point de ralliement. Plusieurs d’entre eux scandent des slogans hostiles à un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Des pick-up de la police et de la gendarmerie sont garés dans les différents carrefours pour prévenir d’éventuels troubles dans la zone.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire

Manifs contre un 3ème mandat en Guinée : Kamsar dans la rue

26 novembre 2019 à 11 11 13 111311

Pour la deuxième fois depuis le début de la contestation d’un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé, la sous-préfecture de Kamsar se fait entendre ce mardi, 26 novembre 2019. L’antenne locale du FNDC organise un « meeting géant » dans la ville industrielle, a constaté un journaliste de Guineematin.com sur place.

Tôt ce mardi, les habitants de la localité ont commencé à rallier le stade de Filima, où se tient le meeting. La plupart des manifestants sont vêtus de t-shirts rouges, devenus le symbole de la contestation enclenchée par le FNDC à travers le pays. Actuellement (10 h 30’), la mobilisation est toujours en cours et le stade se remplit peu à peu.

Après une première marche qui s’était bien déroulée, les responsables locaux du Front National pour la Défense de la Constitution comptent à travers cette autre manifestation, montrer l’opposition des habitants de Kamsar au projet de changement de constitution, qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

A noter que ce meeting a été autorisé par les autorités locales. Les organisateurs assurent qu’il devrait se passer sans aucun incident. La sous-préfecture de Kamsar, l’une des plus importantes localités de la préfecture de Boké est un fief de l’opposition. La mairie de cette commune rurale est dirigée par l’UFDG, le principal parti d’opposition du pays.

De Kamsar, Abdoulaye N’koya Sylla, envoyé spécial de Guineematin.com

Lire

Marche du FNDC : déferlement de t-shirts rouges à la Tannerie

26 novembre 2019 à 10 10 41 114111

Le FNDC organise sa cinquième manifestation de rue à Conakry, ce mardi 26 novembre 2019, pour protester contre un troisième mandat en Guinée. Et, selon un reporter de Guineematin.com déployé au rond-point de la Tannerie, le point de ralliement, de nombreux manifestants ont envahi les lieux ce matin.

A l’image des précédents, cet autre appel à manifester lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution a été bien entendu par les habitants de la capitale guinéenne. Ce mardi matin, de nombreux citoyens, habillés majoritairement aux couleurs du FNDC (le rouge), ont rallié le rond-point de la Tannerie, où doit débuter la marche.

Certains tiennent de pancartes et d’autres des sifflets, tous affichant une détermination à manifester pour empêcher le changement de l’actuelle constitution guinéenne, qui ouvrirait la voie à un troisième mandat au président Alpha Condé.

En attendant l’arrivée des leaders du FNDC, leurs militants font le show à la Tannerie. Ils dansent au rythme des musiques : « Dady mou Pépou Kolon » de l’artiste guinéen Bouba des Espoirs de Coronthie, « Mon pays va mal » de Tiken Jah Fakoly et d’autres sons anti-troisième mandat.

Les forces de l’ordre observent cette scène à distance, puisque cette manifestation a été autorisée par les autorités. La marche se déroulera sur l’itinéraire habituel : Tannerie-Gbessia Koundébounyi-Hamdallaye-Belle-vue- Dixinn Terrasse.

À suivre !

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Discours d’Alpha Condé à Kankan et Siguiri, marche du FNDC… Cellou Dalein dit tout à Guineematin

25 novembre 2019 à 20 08 48 114811

Rentré hier d’une tournée qui l’a conduit successivement en France, au Maroc et au Sénégal, Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, a accordé une interview à Guineematin.com ce lundi, 27 novembre 2019.

Le principal opposant au régime actuel a dénoncé les propos du président Alpha Condé tenus récemment à N’Zérékoré et en Haute Guinée. Il a également été question de la marche de demain jeudi, projetée par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat.

Décryptage !

Guineematin.com : vous rentrez d’une tournée qui vous a conduit successivement en Europe, au Maroc et au Sénégal. Qu’est-ce qu’on peut retenir de cette autre tournée à l’extérieur du pays ?

Cellou Dalein Diallo : écoutez, j’étais en France, d’abord pour participer en tant qu’expert à un atelier sur le financement des entreprises qui a été organisé par le ministère de l’Economie et des Finances. Donc, cet atelier a eu lieu à Bercy et naturellement j’ai rencontré beaucoup de personnalités y compris le ministre de l’Economie et des Finances, y compris le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères chargé des Affaires européennes, beaucoup de représentants du MEDEF international, beaucoup de directeurs de grandes banques : Société Générale, BNP PARIBAS. Et, j’étais moi-même dans un panel pour le financement des entreprises. Donc, j’ai pu apporter une contribution au débat, grâce à la petite expérience que j’ai eu ici en Guinée, d’abord à la Banque centrale, mais également dans l’exercice d’autres fonctions ministérielles que j’ai eues à assumer ici. Ensuite, il y avait le mini-sommet sur la paix où il y avait une douzaine de chefs d’Etat africains qui étaient invités, des spécialistes des questions de sécurité et puis on a participé à plusieurs séances. Mais, j’ai également rencontré plusieurs chefs de d’Etat, notamment Youssouf, le président en exercice de la CEDEAO. Avec ces chefs d’Etat, nous nous sommes entretenus sur la situation en Guinée. Après Paris, je suis allé à Dakar. Là, j’étais invité au 6ème forum sur la paix et la sécurité en Afrique auquel j’ai pris part, j’ai rencontré beaucoup de personnalités avec lesquelles j’ai eu des entretiens. Après ça, je suis parti pour le Maroc en tant que vice-président de l’international Libéral, nous avions une session du comité exécutif de cette organisation. Là aussi, j’ai pris part aux nombreux débats, j’ai pu délivrer aussi un message en tant que Chef de file de l’Opposition et membre du FNDC sur la situation qui prévaut en Guinée et en marge j’ai eu beaucoup d’entretiens avec des personnalités marocaines et internationales.

Guineematin.com : beaucoup d’observateurs pensent que ces missions à l’extérieur visent à préparer 2020. Qu’est-ce qu’il en est ?

Cellou Dalein Diallo : je suis invité en tant qu’expert à certains forums. Certains ateliers, je viens donner des points de vue de quelqu’un qui a une certaine expérience de la gestion de l’Etat, j’ai été pendant une dizaine d’années ministre, Premier ministre ; j’ai été pendant une douzaine d’années directeur, puis directeur général de la banque centrale chargé de la conduite de la politique monétaire. Et donc, souvent je suis sollicité ou invité pour donner ma vision et délivrer des messages évidemment en tant que Chef de file de l’opposition et membre du FNDC. Je saisis l’opportunité pour expliquer la genèse de la crise qu’Alpha Condé nous a imposée aujourd’hui en Guinée pour s’octroyer une présidence à vie. Donc je suis invité souvent et je profite pour donner parler de la situation en Guinée. Il ne faut pas oublier que l’international libéral avait déjà diffusa un communiqué pour déplorer l’usage disproportionné de la force contre des manifestants pacifiques. Le bilan était là et aujourd’hui on a 23 morts, 23 guinéens qui exerçaient leur droit à la manifestation et qui ont été tués souvent à bout portant. Donc, cette violation récurrente des droits humains dans notre pays est une préoccupation de la communauté internationale. Et, je suis bien placé pour témoigner puisque nous sommes aujourd’hui à plus de 127 morts de jeunes gens qui n’ont pas eu droit à la justice et à la moindre compassion du gouvernement.

Guineematin.com : le président de la République était ce week-end en Haute Guinée. Il n’a pas manqué de faire des promesses. Il s’est aussi attaqué à ses opposants. En tant que Chef de file de l’opposition, comment vous avez accueilli ces discours du président de la République tenus aussi bien à N’Zérékoré, Kankan et à Siguiri ?

Cellou Dalein Diallo : oui, il a dit qu’il considère les anciens Premiers ministres comme des bandits, qui ne vont pas le remplacer et qu’il laissera le pays dans des mains propres. Ça montre simplement que monsieur Alpha Condé n’est pas démocrate, ce n’est pas à lui de décider. Je pensais qu’il allait dire qu’il laissera le peuple de Guinée choisir son successeur dans le respect des principes et des règles démocratiques. Malheureusement, il dit que c’est moi qui vais décider : tel et tel ne me remplaceront pas, et je ferais en sorte que ces gens-là, qu’il qualifie de bandits, ne prennent pas la direction du pays. Ce qu’il oubli, c’est que les trois Premiers ministres qu’il aime citer, c’est-à-dire Lansana Kouyaté, Sidya Touré et moi-même, nous avions totalisé en 2010 plus de 65% des suffrages valablement exprimés. Mais Alpha lui, il connait plus que le peuple. Le peuple nous a choisis parce que le peuple sait dans quelles conditions on a exercé la haute responsabilité. Il était à Kankan, il était à Siguiri. J’ai laissé là-bas un bilan au temps du feu Général Lansana Conté. J’ai désenclavé cette région, les trois ouvrages de franchissements les plus importants qui sont là-bas : le pont sur le Niger à Yirikiri, le pont sur le Niger à Djelibakoro, le pont sur le Tinkisso à l’entrée de Siguiri et sans compter la route de Kouroussa jusqu’à Kourémalé. Nous avons pu réaliser dans cette région dans le cadre justement du désenclavent de la Guinée. Il veut présenter Lansana Conté comme le roi nègre, paresseux, incompétent et que c’est les Premiers ministres qui faisaient tout. Le président Lansana Conté était un président responsable, qui était digne de la confiance de notre peuple et qu’on ne pouvait pas tromper comme lui, il le suggère ; pour disculper Conté et inculper ceux qui ont été ministres ou Premiers ministres de Lansana Conté. De toutes les façons, ce qu’on attendait de lui Alpha Condé qui prétend s’être battu pendant 40 ans de la démocratie, c’était d’œuvrer pour l’instauration, la consolidation des acquis démocratiques et organiser, au terme de son second et dernier mandat, des élections libres et transparentes pour permettre au peuple de Guinée de choisir son président. Mais, il dit non, tel et tel, je fais tout pour les exclure, ce n’est pas la démocratie, c’est la dictature, c’est la négation du droit, mais surtout le droit du peuple de choisir ses dirigeants. Alors il a dit à Kankan que les fils de Kankan se sont alliés aux ennemis de la région. Ces ennemis c’est qui ? Je pense qu’entre guinéens, il n’y a pas d’ennemis ? Il n’y a que des adversaires politiques. Si un fils de Kankan, Dr Ousmane Kaba a une alliance avec Sidya Touré ou Cellou Dalein, je pense qu’ils sont tous citoyens de ce pays, ils sont tous leaders politiques de ce pays et que le rôle du président, c’est de consolider l’unité de la nation et non de la détruire comme il est en train de le faire maintenant. Donc, ça montre tout simplement que le pays est mal dirigé. C’est dommage que des discours comme ça soient tenus par celui qui prétend être le président de tous les Guinéens.

Guineematin.com : dans le cadre du combat contre le changement de la constitution, le FNDC compte organiser une marche pacifique demain à Conakry. En tant que membre du FNDC, comment préparez-vous cette marche ?

Cellou Dalein Diallo : j’ai écourté mon séjour à l’étranger pour venir prendre part à cette marche parce qu’elle est importante. Je suis convaincu que les Guinéens sortiront massivement pour marquer leur opposition à ce projet de changement de la constitution, qui ne s’explique pas, qui ne se justifie pas et qui en plus est illégal. Pourquoi au terme de son second et dernier mandat, Alpha Condé veut changer la constitution ? Pourquoi ne laisserait-il pas cette tâche à ses successeurs ? Pourquoi depuis qu’il est au pouvoir, il ne fait que jurer sur cette constitution, d’agir au nom de cette constitution, viser sur cette constitution pour tous les actes qu’il prend, il l’a jamais critiqué et maintenant qu’il est prêt à partir, il estime qu’il faut la changer, qu’elle comporte beaucoup de lacunes ; alors, si ce n’est sa volonté de s’octroyer une présidence à vie. Et donc, les Guinéens ne l’accepteront pas et moi j’invite tous les guinéens à se mobiliser davantage encore demain pour marquer de façon solennelle, de manière forte notre opposition à ce projet de monsieur Alpha Condé.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Contre le 3ème mandat : le FNDC-Kindia compte marcher le mardi

22 novembre 2019 à 19 07 22 112211

La Coordination Régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Kindia ne compte pas reculer. Empêchée de marcher comme elle le souhaitait il y a une semaine, la coordination va remettre ça dans les jours à venir. La démarche vise à protester contre le projet de 3ème mandat en faveur du président Alpha Condé, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com badé dans la préfecture.

Alors que ses principaux responsables sont mis aux arrêts et détenus à la prison civile, le FNDC de Kindia ne compte pas baisser la garde. La structure projette une nouvelle marche pacifique pour protester contre le projet de nouvelle constitution qui pourrait ouvrir la voie à un 3ème mandat pour Alpha Condé. L’annonce en a été faite ce vendredi, 22 novembre 2019, par le coordinateur par intérim du FNDC de Kindia.

Une lettre d’information a été déposée à cet effet à la commune urbaine, apprend-on. Selon Kémo Mali Fofana, coordinateur par intérim, le FNDC compte organiser une autre marche le mardi, 26 novembre 2019. Elle partira de la gare routière de Yéwolé à 10h pour la Place des Martyrs, dans la commune urbaine. Ce sera une manière de dénoncer la répression sanglante de ses membres, les arrestations arbitraires et le contesté projet de nouvelle constitution. « On a déposé la lettre d’information aujourd’hui pour être dans le délai de 48h. Et nous appelons tous les fils dignes du pays, épris de justice, de descendre dans la rue pour exprimer le vrai visage du peuple majoritaire qui s’oppose au projet suicidaire du professeur Alpha Condé », a martelé Kémo Mali Fofana.

On attend désormais de voir ce que va être la réaction des autorités communales de Kindia, généralement promptes à ne pas céder.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

Lire

Manifestation anti-3ème mandat en Guinée : les autorités de Forékariah étouffent l’antenne du FNDC

22 novembre 2019 à 9 09 07 110711

Depuis le mois d’octobre dernier, le front national pour la défense de la constitution (FNDC) organise des marches pour protester contre un projet de nouvelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en Guinée. Et, jusque-là, cette plateforme (qui regroupe des acteurs de la société civile, des leaders politiques, des syndicats, des hommes d’affaires…) réussi tant bien que mal à manifester à Conakry et dans certaines villes de la Guinée profonde.

Mais, dans la préfecture de Forékariah, les autorités opposent un refus catégorique à tout mouvement de protestation visant le régime actuel. Et, selon des informations parvenues à Guineematin.com, c’est le préfet, Alhassane Camara, qui aurait donné des instructions fermes à la commune, d’interdire toute manifestation à Forékariah.

Selon Oumar Bella Barry, le chargé de communication du FNDC, depuis le début des manifestations anti-3ème mandat en Guinée, trois lettres d’informations ont été adressées à la commune. Mais, aucune n’a encore reçu l’aval des autorités.

« On avait fait un premier écrit pour demander une autorisation de marcher. Mais, la commune a refusé sous prétexte que le préfet a interdit toute manifestation à Forékariah. Les jeunes ont voulu sortir sans autorisation ; mais, on a réussi à les calmer. On s’est plié à cette décision, malgré notre envie de manifester pour exprimer notre opposition à un troisième mandat en Guinée… Nous avons fait une seconde demande d’autorisation le 18 novembre dernier, pour une manifestation pacifique que nous voulions organiser le 21 du même mois. Cette demande aussi a été refusée par la commune sur instruction du Préfet. Et, ce matin, nous avons déposé une nouvelle lettre d’information à la commune. Nous voulons manifester le 26 novembre et nous attendons la réponse de la commune », a expliqué Oumar Bella Barry au téléphone de Guineematin.com hier, jeudi 21 novembre 2019.

Dans sa lettre-réponse du 18 novembre (dont une copie est parvenue à Guineematin.com), la mairie a d’ailleurs rappelé au FNDC le contenu d’un communiqué du préfet, Alhassane Camara, diffusé dans une radio à Forékariah. « Je (le maire) me fais le devoir de vous notifier que conformément au communiqué diffusé à la radio communautaire de Forékariah de monsieur le préfet, ainsi que la lettre qu’il a adressée à tous les chefs de services, élus locaux… aucune manifestation pouvant troubler l’ordre public n’est autorisée », lit-on dans cette lettre réponse signée du maire, Aboubacar Touré.

Mais, pour le chargé de communication de la coordination préfectorale du FNDC à Forékariah, « les autorités (en première ligne le préfet) ne veulent pas céder, parce qu’ils supposent que Forékariah est le fief du premier ministre Kassory Fofana et du RPG (le parti au pouvoir) ». Mais, rappelle-t-il, la marche est un droit constitutionnel dont le préfet ne peut pas confisquer au détriment du FNDC, constitué de citoyens libres qui jouissent de tous leurs droits civiques.

« Nous ne sommes nullement mêlés de la politique ! Nous ne sommes poussés par qui que ce soit ! Nous défendons une cause noble qui est celle de la constitution. Et, il n’est pas du pouvoir discrétionnaire, ni de la compétence de monsieur le préfet de s’opposer aux dispositions légales de la constitution », a indiqué Oumar Bella Barry, tout en exprimant la détermination du FNDC de Forékariah à battre le pavé dans les jours à venir.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Arrestation de Farinta Camara (FNDC-Kindia) : les blogueurs de Guinée dénoncent et exigent

19 novembre 2019 à 15 03 44 114411
Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC à Kindia

Déclaration : L’association des blogueurs de Guinée (ABLOGUI) a été surprise de l’arrestation de notre ami Alseny Farinta Camara dans la ville de Kindia ce 14 Novembre 2019, avec plusieurs autres membres de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dont Moussa Sanoh, Boubacar Diallo, Thierno Seydi Ly et Thierno Oumar barry. Ils ont été immédiatement conduits à la prison civile de Kindia sans aucune forme de procédure régulière en la matière.

En détention, Alsény Farinta déclare avoir été molesté par la police durant son transfert en prison. Et plusieurs jours après leur arrestation, nous n’avons toujours aucune information sur les conditions de leur détention et la procédure judiciaire. Pour cause, le président et le procureur près du tribunal de première instance de Kindia participent à un atelier qui doit les conduire aux audiences foraines à Forécariah dans les prochains jours. Cela laisse craindre le prolongement leur détention illégale.

L’Association des Blogueurs de Guinée s’insurge contre ces arrestations arbitraires devenues une habitude pour les autorités depuis des semaines à l’encontre de ceux qui manifestent contre un changement de constitution et un éventuel troisième mandat pour le président Condé. L’Ablogui dénonce une fois de plus ces dérives contre les droits des citoyens et exige la libération immédiate et sans conditions des citoyens injustement arrêtés et incarcérés dans les prisons du pays.

Conakry, le 19 novembre 2019

L’ABLOGUI

Lire

Marche dispersée en Guinée : 3 morts et plusieurs blessés ce jeudi (Communiqué du FNDC)

14 novembre 2019 à 22 10 34 113411

Dans un communiqué de ce jeudi, 14 novembre 2019, le FNDC déplore « la répression dans le sang de cette manifestation qui, contrairement à celle du 7 novembre, a enregistré de nombreux blessés par balles, y compris des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions. En effet, les forces de l’ordre et de sécurité, non satisfaites de ce maigre bilan à leurs yeux, ont envoyé dans la commune de Ratoma des expéditions punitives qui se livrent encore à toutes sortes d’exactions. C’est ainsi que ces agents ont abattu à bout portant, en dehors donc de toute manifestation, trois jeunes gens. Il s’agit d’Alpha Souleymane Diallo, 16 ans, originaire de Téliré (Mali), d’Abdourahamane Diallo, 19 ans, originaire de Mitty (Dalaba), et de Amadou Oury Barry, 32 ans, originaire de Maréla (Faranah) ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité du communiqué du FNDC :

Le FNDC remercie les citoyens guinéens sortis massivement s’opposer au troisième mandat d’Alpha Condé et empêcher l’assassinat programmé de notre démocratie, aussi bien à Conakry que dans les préfectures de l’intérieur du pays, notamment à Dalaba, Boké, Fria, Mamou, Koundara, Lélouma, Gaoual, Sangarédi, Tougué et Kindia.

Le FNDC déplore la répression dans le sang de cette manifestation qui, contrairement à celle du 7 novembre, a enregistré de nombreux blessés par balles, y compris des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions. En effet, les forces de l’ordre et de sécurité, non satisfaites de ce maigre bilan à leurs yeux, ont envoyé dans la commune de Ratoma des expéditions punitives qui se livrent encore à toutes sortes d’exactions. C’est ainsi que ces agents ont abattu à bout portant, en dehors donc de toute manifestation, trois jeunes gens. Il s’agit d’Alpha Souleymane Diallo, 16 ans, originaire de Téliré (Mali), d’Abdourahamane Diallo, 19 ans, originaire de Mitty (Dalaba), et de Amadou Oury Barry, 32 ans, originaire de Maréla (Faranah).

Le FNDC présente ses condoléances aux familles éplorées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Face au refus délibéré de l’État guinéen de conduire des enquêtes sur les tueries enregistrées depuis 2011 à l’occasion des manifestations politiques et syndicales, le FNDC réclame avec insistance la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale chargée de faire la lumière sur ces violations récurrentes des droits humains.

Le FNDC condamne énergétiquement la violence avec laquelle la manifestation a été dispersée alors même que les manifestants se trouvaient sur l’itinéraire « supposé » autorisé de la marche. Il faut également déplorer les nombreuses arrestations enregistrées à Conakry et à Kindia dont celle du coordinateur régional de l’antenne du FNDC Kindia, la confiscation des motos et le caillassage des voitures des manifestants par les forces de l’ordre.

Irrité au plus haut point par le succès des grandioses mobilisations des semaines passées, le pouvoir d’Alpha Condé nous impose des itinéraires dans le seul but de resserrer, canaliser, saucissonner et, in fine, sous-dimensionner nos manifestations. Sinon, comment expliquer qu’en moins de 12 heures de la manifestation, le gouvernement se fende d’un communiqué ordonnant un changement d’itinéraire, en violation de la règlementation en la matière ? Pourquoi autorise-t-on les promoteurs du troisième mandat à utiliser la place publique qu’est « le Palais du peuple » et le refuser alors aux adversaires du projet ?

Le FNDC s’est engagé dans un combat de longue haleine qu’il est résolu à poursuivre avec la même vigueur et la même détermination jusqu’à la satisfaction totale de ses revendications. Il s’agit notamment de l’abandon définitif du projet de troisième mandat, de la libération immédiate et sans conditions de Abdourahmane Sano, Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo, Elie Kamano et de toutes les autres personnes injustement arrêtées et détenues en raison de leur opposition à la nouvelle Constitution. Nous exigeons également la justice pour tous ceux qui ont été tués lors des manifestations contre le troisième mandat.

Le FNDC, profondément convaincu que le combat qu’il mène pour la démocratie et l’État de droit est un combat noble qui mérite tous les sacrifices, invite le peuple de Guinée à rester mobilisé pour barrer la route aux promoteurs du troisième mandat. Le programme des manifestations de la semaine prochaine sera communiqué ce week-end.

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !

Conakry, le 14 novembre 2019

La Coordination nationale du FNDC

Lire

Communiqué du Gouvernement : des manifs à Conakry Dalaba, Boké, Fria, Mamou, Koundara, Lélouma, Gaoual et Kindia

14 novembre 2019 à 15 03 24 112411
Damantang Albert Camara

Dans un communiqué transmis au médias à 15 heures, le Gouvernement guinée, à travers le ministère de la Sécurité et de la protection civile, annonce que les manifestations contre une nouvelle constitution qui favoriserait un troisième mandat du président Alpha Condé ont été enregistrées à Conakry, la capitale guinéenne, ainsi que dans plusieurs villes de l’intérieur du pays.

Dans ce communiqué, intitulé « situation à 14 heures », le Gouvernement indique que les défenseurs de la Constitution guinéenne sont sortis manifester, au-delà de Conakry, dans les villes de Dalaba, Boké, Fria, Mamou, Koundara, Lélouma, Gaoual et Kindia.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce communiqué qui marque le retour au gouvernement de Damantang Albert Camara :

COMMUNIQUE DU MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PROTECTION CIVILE DU JEUDI 14 NOVEMBRE 2019

MANIFESTATION DU FNDC DU 14 NOVEMBRE 2019

Situation à 14 Heures

A Conakry

Le Jeudi 14 Novembre 2019, le cortège des manifestants est parti à 13 Heures du rond-point de l’Aéroport.

Le premier groupe de manifestants arrivé au carrefour de Kondébounyi a tenté de forcer le passage sur l’itinéraire non autorisé. Face à cette situation, les responsables du dispositif en place ont sommé les meneurs de se conformer à l’itinéraire autorisé.

Suite à la persistance des jets de pierres nourris sur les forces de l’ordre, une deuxième sommation leur a été faite suivie de l’utilisation de gaz lacrymogène pour les disperser.

Dans leur fuite, les manifestants se sont attaqués à cinq (5) bus de transport public dont l’un a été entièrement calciné.

A l’intérieur :

Des manifestations de quelques centaines de personnes ont eu lieu à Dalaba, Boké, Fria, Mamou, Koundara, Lélouma, Gaoual et Kindia.

Aucun incident majeur n’a été enregistré.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

Lire

Perturbation de la marche à Conakry : bus incendié

14 novembre 2019 à 14 02 15 111511

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, la marche des défenseurs de la Constitution guinéenne de ce jeudi, 14 novembre 2019, a été perturbée par des agents de la sécurité, peu après le départ du point de ralliement.

Après cette attaque des marcheurs par des agents de la sécurité qui ont usé du gaz lacrymogène, il y a eu une débandade toute et la foule s’est dispersée. Parmi les dégâts constatés sur place par nos reporters, un bus de la société de transport urbain Albayrak a été incendié et d’autres auraient été caillassés.

A préciser que cette marche était autorisée par les mairies et le gouvernorat de la ville de Conakry. Ce dernier avait d’ailleurs largement fait diffuser un communiquer dans les médias d’Etat et privés. Et, cette attaque a été enregistrée au niveau de Gbéssia, peu après le début de la marche…

A suivre !

De Gbéssia, Abdoulaye Nkoya Sylla pour Guineematin.com

Lire

Manif du FNDC Kindia : l’axe Pavillon Bleu-Sans Loiyah déserté par les citoyens

14 novembre 2019 à 12 12 14 111411

La marche prévue par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Kindia ce jeudi, 14 novembre 2019, a provoqué une paralysie des activités commerciales au centre-ville. Les boutiques et magasins du carrefour Pavillon Bleu via Sans Loiyah, qui reçoivent chaque jour des centaines de personnes, sont affectés ce jeudi pour cette manifestation qui n’a pas reçu l’aval des autorités locales de Kindia, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce jeudi, 2ème acte des séries de manifestation des membres du FNDC de Kindia contre le 3ème mandat pour Alpha Condé, l’on constate une paralysie des activités sur certains axes de la cité des agrumes. Toutes les boutiques et magasins sont fermés dans le plus grand centre de la ville à Sans Loiyah, ainsi que sur l’axe du 3 avril jusqu’au carrefour Wambélé en passant par le Pavillon Bleu.

Selon le constat fait sur le terrain par notre reporter, la plupart des commerçants sont devant leurs boutiques pour veiller aux grains et s’assurer que tout se passera normalement.

Après avoir mobilisé une marée humaine lors de la précédente manifestation, le FNDC Kindia ne compte pas lâcher prise. Il compte, selon son coordinateur régional, Alsény Farinta Camara, descendre dans la rue dans les minutes qui suivent malgré l’interdiction faite par la mairie.

Les responsables du mouvement se regroupent actuellement au carrefour Condetayah, dans Tafori, pour la gare routière, le point de départ de la marche.

Cette fois ci à Kindia, la manifestation pourrait se dérouler sous une haute tension car les forces de l’ordre, à bord de leurs pickups, sont entrain de sillonner le centre ville.

Nous y reviendrons !

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

Lire

Sidya Touré droit dans ses bottes : « nous allons marcher sur notre itinéraire »

14 novembre 2019 à 12 12 08 110811

Le FNDC est bien décidé à marcher ce jeudi, 14 novembre 2019, sur l’autoroute Fidel Castro jusqu’au palais du peuple. Hier soir, le gouvernorat de Conakry a demandé aux organisateurs de cette marche contre un troisième mandat d’emprunter leur itinéraire habituel. Mais, le Front National pour la Défense de la Constitution n’entend pas cette fois se plier à cette injonction.

Sidya Touré, président de l’UFR et membre du comité du comité de pilotage du FNDC, a confirmé cette position aux micros des journalistes dont un de Guineematin.com présents à son domicile ce jeudi matin. L’opposant qui s’apprêtait à sortir pour rejoindre le point de ralliement, a laissé entendre que cette marche partira du rond-point de l’aéroport de Conakry pour s’achever sur l’esplanade du palais du peuple.

« Nous allons marcher sur notre itinéraire. Ils (les partisans du pouvoir, ndlr) étaient là-bas la fois passée, donc nous aussi nous allons partir là-bas. Ça serait illégal de la part des forces de l’ordre de nous attaquer », a dit Sidya Touré, avant d’appeler les Guinéens « à se mobiliser pour aller marcher, c’est la seule solution pour s’opposer au troisième mandat. Je ne vois vraiment pas pourquoi il faut qu’il y ait de la violence. Nous avons prouvé lors de nos précédentes manifestations qu’on peut manifester sans qu’il n’y ait violence. Donc s’ils ne nous provoquent pas, il n’y aura pas violence. Les jeunes veulent marcher jusqu’au palais du peuple et rentrer », indique le président de l’UFR.

Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

Lire

Kindia : le FNDC maintient sa marche malgré l’opposition des autorités

13 novembre 2019 à 19 07 55 115511

La manifestation projetée demain jeudi, 14 novembre 2019, à Kindia par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat pour Alpha Condé pourrait se dérouler sous haute tension. Alors que le FNDC maintient sa volonté de battre le pavé, les autorités de Kindia ne sont pas du même avis. Une concertation tenue dans la soirée de ce mercredi entre les deux camps n’a pas permis de faire bouger les lignes, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La situation se crispe à nouveau dans la ville de Kindia. Les autorités communales arguent que la Compagnie des Bauxites de Kindia (CBK) prévoit de verser des indemnités à certaines communautés dans la journée de demain jeudi. Ce qui fait que la manifestation ne pourrait pas se tenir.

Selon Mamadouba Bangoura, maire de la commune urbaine de Kindia, il a été demandé au FNDC de reporter sa marche. « On leur a dit que nous sommes préoccupés demain par le communiqué de monsieur le préfet pour recevoir la CBK qui s’apprête à verser des indemnités aux communes rurales et à la commune urbaine de la préfecture. La cérémonie commence à 10h et termine à 14h. Donc pour ça, on leur a dit que nous remettons la marche à une date ultérieure », a expliqué monsieur Bangoura.

Du coté du FNDC de Kindia, c’est la déception. Pour Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC, il n’est pas question de reporter la marche. « Nous avons fait 4 heures de réunion avec le maire et l’ensemble de ses conseillers. Mais, nous sortons de cette concertation très déçu par le comportement belliqueux du conseil communal. Tout en nous interdisant la marche malgré des heures de discussion et de propositions, eux ils n’ont fait aucune proposition. Ils ont seulement dit de reporter la marche. Et nous, nous demandons à la population de Kindia de se mobiliser demain à la première heure pour manifester de la gare routière jusqu’à la place des martyrs… Nous n’allons pas reculer et personne ne nous mettra à genoux », a martelé monsieur Camara.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

Lire

Guinée : les voyants au rouge pour les droits humains à l’approche de l’élection présidentielle

13 novembre 2019 à 10 10 03 110311

Au moins 70 manifestants et passants tués depuis janvier 2015 ; des journalistes ciblés ; 109 morts en détention ; Amadou Boukariou Baldé, un étudiant battu à mort par des gendarmes déployés pour disperser une manifestation à l’Université de Labé, dans le centre de la Guinée, le 31 mai 2019… Amnesty International présente son rapport sur la Guinée avant l’Examen périodique universel (EPU) de l’ONU en janvier 2020

Les autorités guinéennes doivent remédier aux violations des droits humains qui se multiplient, notamment les homicides de manifestants, les interdictions de rassemblements pacifiques et la répression des voix dissidentes, qui risquent de s’aggraver à l’approche de l’élection présidentielle de 2020, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport publié le 13 novembre 2019.

Intitulé « Guinée. Les voyants au rouge à l’approche de l’élection présidentielle de 2020 », ce document expose la situation des droits humains qui s’est dégradée entre janvier 2015 et octobre 2019, et dénonce l’homicide de 70 manifestants et passants et d’au moins trois membres des forces de sécurité. Il met en garde contre la montée des tensions politiques, dans un contexte où les craintes sont vives que le président Alpha Condé ne modifie la Constitution pour briguer un troisième mandat.

« Neuf manifestants ont été tués le mois dernier lors des manifestations contre une éventuelle révision de la Constitution. Les leaders des mouvements pro-démocratie et de nombreux manifestants ont été arrêtés. C’est un affront pour les droits humains et une tentative violente visant à museler la dissidence », a déclaré Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International.

« Les autorités guinéennes doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour apaiser les tensions, protéger les droits humains et sauver des vies avant, pendant et après les prochaines élections. Nous demandons au gouvernement du président Alpha Condé de mettre fin au règne de la peur et de la répression en modifiant la législation relative à l’usage de la force lors de rassemblements publics et en retirant les forces armées militaires des zones de manifestation. »

Amnesty International publie son rapport avant l’Examen périodique universel (EPU) de l’ONU sur la Guinée en janvier 2020. Ce rapport évalue la situation des droits humains depuis l’EPU de janvier 2015. Aujourd’hui, la Guinée a aboli la peine de mort, ce qui constitue une avancée notable.

Cependant, dans bien d’autres domaines, les autorités n’ont pas été à la hauteur de leurs engagements. Les forces de sécurité ont tué de nombreux manifestants, dont un enfant de sept ans

Amnesty International a constaté que 70 manifestants et passants ont été tués dans le cadre de manifestations entre janvier 2015 et octobre 2019. Si l’organisation n’a pas pu confirmer les circonstances de tous les décès, les témoignages du personnel médical et de témoins ainsi que le type de munitions utilisées indiquent qu’au moins 59 des victimes semblent avoir été tuées par la police et la gendarmerie. Parmi les victimes, un enfant de sept ans qui, selon des sources médicales, a été touché par une balle perdue en octobre 2015.

En outre, Amnesty International déplore l’homicide d’Amadou Boukariou Baldé, un étudiant battu à mort par des gendarmes déployés pour disperser une manifestation à l’Université de Labé, dans le centre de la Guinée, le 31 mai 2019.

Ce rapport révèle aussi que des centaines de personnes, dont des enfants de seulement quatre ans, ont été blessées par les forces de sécurité qui ont fait usage de balles réelles, de matraques et de gaz lacrymogènes.

L’une des victimes est Mamadou Hady Barry, 10 ans, touché dans le dos par une balle alors qu’il rentrait chez lui depuis l’école coranique à Conakry, le 13 novembre 2018. Grièvement blessé, il a été pendant plusieurs mois incapable de marcher.

Répression contre les défenseurs des droits humains

Ces dernières années, le gouvernement a interdit de manière arbitraire de nombreuses manifestations. Les défenseurs des droits humains et les journalistes sont convoqués, détenus ou arrêtés par la police, uniquement parce qu’ils exercent leurs droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique.

Au moins 60 membres du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), un groupe pro-démocratie ont été arrêtés depuis le 12 octobre 2019. Un tribunal a condamné cinq de leurs dirigeants à des peines allant jusqu’à un an de prison pour avoir appelé à manifester pacifiquement. Des dizaines de participants ont été condamnés à un an de prison pour avoir assisté à un « rassemblement illégal ».

En outre, le rapport dévoile que les journalistes sont pris pour cibles ou agressés par des membres des forces de sécurité, et que des médias sont suspendus.

À titre d’exemple, Aboubacar Algassimou Diallo, présentateur radio à Lynx FM, et Souleymane Diallo, administrateur général, ont été convoqués par la police les 19 et 20 août derniers, après avoir diffusé l’interview d’une femme qui accusait le ministre de la Défense de détournement des fonds destinés aux Casques bleus guinéens.

Des conditions carcérales déplorables

Amnesty International a constaté une surpopulation carcérale généralisée dans les établissements pénitentiaires guinéens. À la prison centrale de Conakry, qui a la capacité d’accueillir 500 prisonniers, 1 468 personnes sont détenues. Au moins 109 personnes sont mortes en détention pendant la période que couvre le rapport.

Ce document recense également des cas de torture et de mauvais traitements, particulièrement en garde à vue – passages à tabac, viols, recours à des positions douloureuses, brûlures et privation de sommeil notamment.

Le règne de l’impunité

L’impunité continue de régner en Guinée. Les familles de personnes tuées lors des manifestations ont déposé des dizaines de plaintes, parfois en fournissant des informations précises sur les unités des forces de sécurité déployées, notamment des noms et des plaques d’immatriculation.

Pourtant, un seul cas a donné lieu à des poursuites judiciaires. En février 2019, un capitaine de police a été condamné pour l’homicide en 2016 d’un passant lors de manifestations, et ce pour la première fois depuis qu’un membre des forces de sécurité avait été déféré à la justice en 2010.

Les poursuites judiciaires concernant l’homicide de plus de 150 manifestants pacifiques et les viols et violences sexuelles infligés à plus de 100 femmes dans le stade de Conakry en 2009, ne progressent guère.

« Afin de briser le cycle de la violence en Guinée à l’approche de l’élection présidentielle de 2020, les autorités doivent faire savoir avec force que les violations des droits humains ne seront pas tolérées », a déclaré Marie-Evelyne Petrus Barry.

« Enfin, elles doivent cesser de museler les voix dissidentes. »

A suivre !

Un reporter de Guineematin.com est déjà à la MDP pour vous relayer la conférence de presse d’Amnesty International sur ce rapport

Lire

Labé : forte mobilisation du FNDC contre le 3ème mandat pour Alpha Condé

11 novembre 2019 à 17 05 04 110411

Les partisans du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) continuent de dénoncer le projet de 3ème mandat au bénéfice du président Alpha Condé. C’est dans cette dynamique que l’antenne locale du FNDC de Labé a organisé une marche ce lundi, 11 novembre 2019, à travers la ville. Une foule immense a pris part à cette autre démonstration de force, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les membres du FNDC de Labé se sont massivement mobilisés ce lundi pour battre le pavé. Pour la 4ème fois, les rues de Labé ont été envahies dans le cadre de la série de protestations initié contre les promoteurs d’une nouvelle Constitution destinée à octroyer un mandat supplémentaire à Alpha Condé.

La marche pacifique est partie du rond-point Hoggo M’boûro, via le stade El Saifoulaye Diallo pour prendre fin au rond-point Tinkisso où se sont tenus les discours. Mis à part les acteurs de la société civile, un certain nombre de partis politiques ont répondu présent à cette marche : l’UFDG, l’UFR, le BL et le MODEL. Ils ont à tour de rôle pris la parole pour dénoncer ce qu’ils qualifient de coup d’État constitutionnel.

Pour sa part, le coordinateur du FNDC de Labé s’est réjouit de courage et de la détermination de la population dans cette lutte. Ensuite, Al Habib Bah a laissé entendre que le FNDC ne compte pas reculer tant que le président Alpha Condé ne renonce pas à ses ambitions relatives au projet de 3ème mandat. « Je remercie tous ceux qui sont dans cette lutte, qui est une lutte noble. Nous lançons un défi à nos détracteurs qui pensent que les gens n’adhèrent pas à nos manifestations. Qu’ils se détrompent. Nous continuerons cette lutte jusqu’au bout. Le peuple de Guinée doit prendre l’exemple sur la Bolivie qui s’est battue jusqu’à ce qu’Ivo Morales a démissionné. Alpha Condé doit aussi prendre exemple sur l’ancien président Bolivien. Ne baissez pas les bras jusqu’à la victoire finale. Rentrez chez vous et préparez-vous pour le lundi prochain », a lancé Al Habib Bah.

Il faut préciser que cette manifestation s’est déroulée sans aucun incident.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire