Manifestation contre un 3ème mandat en Guinée : le bilan à la mi-journée par Cellou Dalein (en direct)

14 octobre 2019 à 14 02 33 103310

« Les manifestations vont se poursuivre demain, après-demain… jusqu’à la satisfaction de nos revendications », a notamment annoncé Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne. C’est au domicile de sa deuxième femme à la Minière que l’opposant guinéen a reçu un groupe de journalistes dont un de Guineematin.com dans l’après-midi de ce lundi, 14 octobre 2019.

En attendant le décryptage, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la vidéo de notre reporter publiée en direct sur notre page Facebook officielle :

A un an de la fin de son deuxième et dernier mandat, le président Alpha Condé veut changer la constitution guinéenne pour rester au pouvoir. En réaction à ce risque d’atteinte à la démocratie dont la sève nourricière est l’alternance au pouvoir, plusieurs partis d’opposition ont rallié un mouvement initié par la PECUD (une plateforme de la société civile) pour créer le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC). C’est ce front qui a appelé les Guinéens à entamer des manifestations ce lundi pour démontrer au président de la République et à son entourage que les Guinéens sont opposés à un changement de leur constitution acquise de haute lutte sous la junte militaire en 2010. Mais, les manifestations étant interdites en Guinée par une décision du gouvernement (en violation de la constitution), les leaders du FNDC ont alors demandé aux Guinéens de sortir partout sur le territoire national et à l’étranger devant les ambassades pour manifester.

A suivre !

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Sidya Touré à ses militants : « quand on sort le lundi, ça ne va pas s’arrêter mardi, ni mercredi »

12 octobre 2019 à 18 06 43 104310

L’Union des Forces Républicaines (UFR) compte répondre massivement à l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) le lundi, 14 octobre 2019. Pour gagner le combat contre « les ennemis de la République », Sidya Touré a exhorté ses militants à une grandiose mobilisation. Il l’a dit à l’occasion de la tenue de l’assemblée générale du parti républicain ce samedi, 13 octobre 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers l’un de ses reporters.

C’est un Sidya Touré déterminé à lutter contre le projet de nouvelle constitution qui s’est exprimé à l’occasion de l’assemblée générale de l’UFR de ce samedi. L’ancien Premier ministre a invité ses militants à ne pas reculer et à se lever comme un seul homme pour combattre les promoteurs du projet de nouvelle constitution. « Le peuple de Guinée, c’est vous ; le souverain dans ce pays, c’est vous. Celui qui décide de l’orientation de la République de Guinée, c’est le peuple de Guinée, et vous êtes les représentants du peuple de Guinée. Ils ne peuvent pas nous effrayer. Il parait qu’on a arrêté Abdourahmane Sanoh, Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo et même Bill de Sam, parce qu’on ne va pas changer notre programme. Demain on ne manifeste pas parce que c’est dimanche. Lundi vous sortez ou vous ne sortez pas ? », a lancé Sidya Touré, répondu en chœur par l’affirmative.

Poursuivant sa diatribe contre le régime en place, Sidya Touré a rassuré ses militants que le combat sera mené jusqu’au bout. « Les leaders de l’opposition, qu’on soit bloqué, arrêté, qu’on soit je ne sais quoi, le lundi, le peuple de Guinée doit se manifester. Ce n’est pas seulement lundi, mardi ou mercredi mais ça va continuer. Je dis Amoulanfé (ça ne marchera pas, ndlr). On envoi des gens pour dire qu’on va assassiner Sidya, on va tuer Cellou Dalein, on va faire ceci. Notre vie est dans les mains de Dieu. La différence entre nous, c’est que nous croyons en Dieu. Ecoutez bien, peut-être que le samedi prochain il n’y aura pas de réunion ici parce que ce n’est pas Conakry seulement. Quand on sort le lundi, ça ne va pas s’arrêter mardi ni mercredi. Ne vous laissez pas intimider. Si la Guinée doit aller mieux, c’est vous qui allez le décider, si votre avenir doit être meilleur, si les enfants ne doivent plus aller dans les trains d’atterrissage des avions, si les enfants ne doivent plus mourir dans la Méditerranée, sortez massivement le lundi, 14 octobre 2019. On ne va pas s’arrêter devant cette affaire de troisième mandat. Troisième mandat, Amoulanfé. Présidence à vie, Amoulanfé. Elections truquées, Amoulanfé », a-t-il laissé entendre.

En ce qui concerne l’arrestation de certains membres du FNDC, Sidya Touré a affirmé devant ses militants qu’ils vont contacter leurs avocats pour qu’ils sachent où se trouvent leurs camarades.

Par la même occasion, le président de l’UFR a indiqué que le FNDC a écrit une lettre au président en exercice de la CEDEAO pour attirer son attention sur la situation qui prévaut en Guinée. « C’est pour lui dire qu’on a donné des ordres pour qu’on puisse manifester à partir du lundi parce qu’il n’y a pas d’autres solutions. Tout ce qu’on a fait depuis l’arrivée de ce régime en Guinée, ça a été pour rien du tout. Donc, nous sommes sur ce chemin. C’est le lundi, on est prêt pour ça ? On est prêt pour sortir ? Si on vous donne l’argent de la Guinée prenez, bouffez et vous sortez manifester. Le lundi, 14 octobre 2019, nous allons manifester ou nous n’allons pas manifester ? Troisième mandat Amoulanfé. Notre avenir est dans nos mains et je sais qu’à chaque fois nous avons relevé le défi », a-t-il indiqué.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Cellou Dalein : « si vous apprenez que nous sommes en prison ou assassinés, continuez la lutte »

12 octobre 2019 à 13 01 44 104410

C’est un Cellou Dalein Diallo plus que déterminé qui vient de tenir un discours musclé à l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG, ce samedi, 12 octobre 2019. Le principal opposant guinéen a d’abord annoncé l’arrestation de certains leaders du FNDC dont le coordinateur national, Abdourahmane Sano, par le régime Alpha Condé qui tient à garder le pouvoir après ses deux mandats.

Cellou Dalein Diallo a exigé la libération des leaders du Front national pour la défense de la constitution et réitéré sa détermination à continuer son combat démocratique pour l’avènement d’un Etat de droit en République de Guinée. Pour l’opposant, cet objectif doit être poursuivi par ses militants avec ou sans lui…

Selon le président de l’UFDG, ses sources indiquent que si des arrestations sont planifiées et est en train d’être exécutées contre les leaders du FNDC, c’est autre chose qui aurait été prévue pour lui et le président de l’UFR. « Il paraît que l’objectif du pouvoir n’est pas de nous arrêter. Mais, de nous éliminer, Sidya et moi », dit-il, tout en demandant à ses militants de ne pas reculer pour autant.

« Si vous apprenez que nous sommes en prison ou assassinés, continuez la lutte ! », a-t-il lancé, comme ultime instruction. Applaudi par une foule surchauffée, le chef de file de l’opposition guinéenne a demandé à ses militants de sortir massivement dans la rue à partir du lundi prochain pour exiger au président Alpha Condé de respecter la Constitution guinéenne et se plier aux règles de la démocratie dont le principe sacré est l’alternance au pouvoir.

A suivre !

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Elhadj Mamadou Saliou Camara a prévenu Alpha Condé : « je lui ai dit de ne pas accepter… »

11 octobre 2019 à 17 05 01 100110

Au moment où la tension monte d’un cran entre opposants et promoteurs de la nouvelle Constitution, Elhadj Mamadou Saliou Camara, premier imam de la mosquée Fayçal, a lancé un message fort au président Alpha Condé et au Premier ministre, Kassory Fofana. Le responsable religieux invite les deux hommes à ne pas céder à la violence et à préserver leur honneur. Il l’a dit à l’occasion d’un entretien avec Dr Ibrahima Sakho, président du parti Changement, Progrès et Unité pour la Guinée (CPUG), dans la journée de ce vendredi 11 octobre 2019.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le décryptage !

« J’étais avec le président hier, on a fait deux heures du temps. Lorsqu’on était assis, je lui ai dit de ne pas accepter la guerre. Ce n’est pas bon. Fais tout ce que tu peux, mais de ne pas répondre à l’opposition pour la guerre. Barre la route devant la guerre. En Afrique et dans le reste du monde, tout le monde cherche deux choses : l’honneur et le bonheur. Mais ici en Guinée, on ne cherche que le bonheur. Quand je suis imam aujourd’hui, l’argent vient de la part de l’opposition et du gouvernement. Ça, c’est mon bonheur qui consiste à construire des maisons pour mes enfants et j’oublie mon histoire derrière moi. Moi, je suis âgé de plus de 80 ans, je vais faire quoi avec l’argent ? Zéro ! Je vais faire quoi avec les femmes ?

Hier, j’ai invité le Premier ministre et il est venu. Je lui ai dit les mêmes mots. Il ne faut pas aider quelqu’un contre ton honneur. Moi, je défends l’honneur. Le Prophète Mohamed ne vit plus ça fait plus de 1 400 et quelques années, mais son honneur reste. Pendant la colonisation française, la Guinée était préfecture, le Sénégal était gouvernorat, la France capitale, et Kindia était un cercle. De Gaulle est passé, mais la France est restée. L’honneur de De Gaulle est là. Nous, c’est le bonheur seulement qu’on cherche pour dire qu’il a construit tel nombre de maisons. C’est quoi ça ? Ici, tu ne vois jamais un fonctionnaire qui dit si c’est comme ça je démissionne. Jamais ! Tu peux nommer aujourd’hui Elhadj Mamadou Saliou Camara comme ministre de l’Elevage, c’est moi qui vais dire au président que tu m’as trahi. On a combattu ensemble, pourquoi tu me mets ici ? C’est parce que ce n’est pas le travail qu’il veut… ».

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Des jeunes de la Forêt soutiennent l’UFDG : « nous nous reconnaissons dans les valeurs de ce grand parti »

11 octobre 2019 à 8 08 35 103510

Engagée dans la bataille que mène le FNDC pour barrer la route au projet de troisième mandat du président Alpha Condé, l’UFDG vient de bénéficier d’un soutien de taille. Plusieurs jeunes ressortissants de la Guinée forestière ont créé une association visant à soutenir les idéaux de la principale formation politique d’opposition du pays. Cette association a été lancée hier, jeudi 10 octobre 2019, au cours d’une conférence de presse à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La structure est dénommée association de la jeunesse forestière pour le soutien aux idéaux de l’UFDG. Selon son président, Charles Zoumanigui, elle vise avant tout à défendre les intérêts de la Forêt, une région aujourd’hui abandonnée par les gouvernants. « Nous savons que la forêt est une région laissée pour compte, une région marginalisée, cela n’est secret pour personne. Donc, nous nous sommes constitués en association pour d’ores et avant défendre les valeurs de la Forêt et faire en sorte que la voix de la Forêt soit aussi prise en compte dans les prises de décisions de notre pays.

Le soutien des idéaux de l’UFDG ça vient donner une autre coloration politique à notre association, dans la mesure où, nous nous reconnaissons désormais dans les actions formelles d’un grand parti politique, nous nous reconnaissons dans l’idéal de défense, dans les valeurs de défense de ce grand parti. Donc, nous sommes membres à part entière de cette plus grande formation politique de la Guinée », a-t-il expliqué.

Il ajoute que cette association a trois vocations fondamentales. « La première vocation est de rappeler aux forestiers qu’ils n’ont plus intérêt à soutenir ce régime (le régime Alpha Condé), la deuxième vocation est de lutter contre tout changement de constitution dont l’effet serait de contourner le principe sacrosaint de l’alternance démocratique. Dans le même ordre d’idées, elle se reconnaît dans le combat du FNDC. Par conséquent, elle approuve et observe le mot d’ordre de manifester sur toute l’étendue du territoire à partir du lundi 14 octobre 2019.

La troisième et la dernière vocation de cette association est de soutenir l’UFDG, à sa tête le président Elhadj Cellou Dalain Diallo, à travers des manifestations, des meetings, des conférences de presse pour que les Guinéens comprennent désormais que ce n’est qu’avec l’UFDG que l’alternance est possible en 2020 », a dit Charles Zoumanigui.

L’association de la jeunesse forestière pour le soutien aux idéaux de l’UFDG invite donc les Guinéens à se mobiliser massivement pour participer aux manifestations de rue appelées par le Front National pour la Défense de la Constitution. « Au peuple de Guinée qui a toujours été présent aux grands rendez-vous, aujourd’hui encore le pays a besoin de vous pour sauver les acquis démocratiques. Nous nous sommes battus, du sang a été versé, nos sœurs ont été violées, il y a eu des handicapés à vie pour préserver cette démocratie-là. Aujourd’hui, cette démocratie est menacée, le pays a encore besoin de nous comme le 28 septembre 1958, il encore besoin de nous comme en janvier-février 2007, il a encore besoin de nous comme le 28 septembre 2009.

Nous devons préserver nos acquis démocratiques, sinon nous aurons trahi la mémoire de nos martyrs. Mais, je vais compter sur vous, nous serons prêts lundi 14 octobre pour répondre à l’appel du FNDC. Nous jeunes, nous serons massivement présents à cet appel pour barrer toutes les sabotages de cette constitution. Ce projet satanique de changement de la constitution n’émane pas d’une préoccupation juridique, sa motivation est plutôt politique, celle de contourner le principe sacrosaint de l’alternance », a laissé entendre le président de ce mouvement.

Par ailleurs, les membres de cette structure dénoncent le fait que justice n’a toujours pas été rendus sur les exactions de Zogota et de Womey, dans la préfecture de N’zérékoré.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Consultations nationales : voici le rapport que le PM a adressé au chef de l’Etat

10 octobre 2019 à 10 10 43 104310

Ce rapport synthèse fait suite à l’Adresse à la Nation de Son Excellence Pr. Alpha Condé, président de la République, chef de l’Etat, le 04 septembre 2019, dans laquelle il a donné le mandat au Premier ministre, chef du Gouvernement, de mener des consultations sur les sujets de préoccupations nationales.

Suite à sa déclaration, consécutive à l’Adresse du Chef de l’Etat, le 09 septembre 2019, ces consultations se sont déroulées du 10 au 30 septembre 2019.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose la synthèse des consultations et la compilation des supports écrits :

Synthèse des Consultations

Consultations- Compilation des supports écrits

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Démocratie en péril en Guinée : le FNDC fait la manche

8 octobre 2019 à 16 04 32 103210

Après avoir annoncé le début des manifestations contre un troisième mandat pour Alpha Condé ou le premier d’une nouvelle République, le FNDC tend la main ! Composé de partis politiques et d’organisations de la société civile, le Front national pour la défense de la démocratie compte sur la générosité des Guinéens et des démocrates du monde pour garnir ses caisses.

Guineematin.com vous propose ci-dessous et « gratuitement » le communiqué du FNDC

Guinée : contribution financière pour le FNDC

“En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non”. Article 27.

L’alternance démocratique consacrée par la constitution de 2010 est fortement menacée. Le Président Alpha Condé, âgé de 81 ans, démocratiquement élu en 2010, puis en 2015, veut changer la constitution pour se maintenir au pouvoir au-delà de la fin de son second et dernier mandat en décembre 2020.

En réponse à cette grave situation qui hypothèque la paix, la cohésion sociale et la stabilité des institutions, le FNDC s’est constitué pour s’opposer à toute forme de tripatouillage de la constitution guinéenne en vue d’offrir à Monsieur Alpha Condé, une présidence à vie.

Qu’est-ce que le FNDC ?

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) est un mouvement citoyen de masse dont l’objectif est la défense de l’intangibilité constitutionnelle de l’article 27 qui dispose que : “Le président de la République est élu au suffrage universel direct. La durée de son mandat est de cinq ans, renouvelable une fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non”.

Le FNDC a été lancé le 03 avril 2019 et regroupe : la société civile, des syndicats, des partis politiques, des avocats, des associations de femmes et de jeunes, des organisations socio-professionnelles, des universitaires, des artistes, des citoyens engagés et autres…

Pourquoi cette campagne de collecte ?

En dépit de l’adhésion massive au FNDC et de la mobilisation résolue des populations dans toutes les régions du pays, le combat est loin d’être gagné. Car, pour des intérêts égoïstes, les ennemis de la démocratie sont déterminés à opérer un coup d’Etat constitutionnel. Ils détournent des ressources publiques et utilisent illégalement d’importants moyens de l’Etat pour corrompre, faire la propagande et réprimer toute forme de contestation.

Au regard du développement de la situation qui prévaut, le combat du FNDC doit impérativement passer à un stade supérieur et crucial. Cela exige la mobilisation de ressources adéquates sous la forme d’une contribution volontaire. Cette campagne de levée de fonds dénommée Contribution Financière Citoyenne (CFC) s’adresse à tous nos compatriotes où qu’ils soient, à tous les défenseurs de la cause guinéenne ainsi qu’à tous les amis de la démocratie à travers le monde.

A quoi serviront les fonds collectés ?

Les fonds collectés serviront à financer les activités et actions de mobilisations citoyennes qui vont s’intensifier dans les jours et semaines à venir. Il s’agit de l’organisation des manifestations, de la logistique, des divers frais de coordinations, de l’assistance judiciaire et médicale, de la communication, de transport, etc…

Quel que soit le montant de votre contribution, il sera vivement apprécié. Car ce sera un don qui servira à défendre la démocratique, la stabilité de la Guinée mais aussi à aider des personnes victimes ou menacées de répression.

Pour plus de détails, cliquez sur la vidéo Les raisons de la collecte des fonds du #FNDC pour écouter le message du Coordinateur National du FNDC. Et cliquez sur ce lien pour faire votre contribution citoyenne

https://www.gofundme.com/f/guinee-contribution-financiere-contre-un-3eme-man?teamInvite=0gKOWUdGrTief5V75NUUQyBmrgBjrEWsBGT1nG6Q8n3I4GWjNX4li26zfj2B6YsA

Exprimez votre engagement et solidarité en scandant : Amoulanfé ! (ça ne marchera pas) !

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !

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Non à un 3ème mandat : les Guinéens dans la rue à partir du 14 octobre

7 octobre 2019 à 12 12 57 105710

Le front national pour la défense de la Constitution met sa menace à exécution. Des manifestations vont commencer le 14 octobre 2019 pour contraindre le président Alpha Condé à respecter la Constitution guinéenne en quittant le pouvoir à la fin de son deuxième et dernier mandat, en 2020, a appris Guineematin.

L’annonce a été faite dans la matinée de ce lundi, 07 octobre 2019, au siège de la PECUD, à Kipé, dans la commune de Ratoma en présence des principaux leaders de l’opposition guinéenne dont Cellou Dalein Diallo de l’UFDG et Sidya Touré de l’UFR.

A préciser que ces manifestations devraient être organisées par le FNDC sur toute l’étendue du territoire guinéen et dans les ambassade de la Guinée à l’étranger.

Arrivé au pouvoir en décembre 2010, le président Alpha Condé veut changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Mais, dans leur écrasante majorité, les Guinéens s’opposent à cette velléité et exigent le respect de la Constitution.

A suivre !

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Manifestations anti 3ème mandat : ce qu’en disent certains guinéens

6 octobre 2019 à 17 05 18 101810

Ces derniers temps, les opposants au projet de changement de l’actuelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de s’octroyer un troisième mandat se font de plus en plus menaçants. Après Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, qui a appelé ses partisans à s’apprêter à descendre dans la rue, la coordination nationale du FNDC a annoncé aussi le début imminent des manifestations contre le projet de nouvelle constitution.

Ces menaces interviennent alors que toutes les manifestations de rues sont interdites dans notre pays depuis plus d’une année. Faut-il craindre alors de nouvelles violences dans les jours ou semaines à venir en Guinée ? Qu’en disent les citoyens de ce regain de tensions ? Un reporter de Guineematin.com a interrogé quelques habitants de Conakry.

Ousmane Diallo, sociologue

Ousmane Diallo, sociologue : tout bon guinéen doit s’opposer à tout acte qui mettra en jeu les lois de ce pays. Cela veut dire quoi ? Même si je ne suis pas membre direct du FNDC, mais je partage complètement leur position et je leur donne vraiment raison. Quiconque essaye vraiment de barrer la route au progrès, de développement de la démocratie, je ferai partie de l’équipe qui s’opposera à lui. Donc, je donne parfaitement raison à ceux qui veulent appeler à des manifestations contre un troisième mandat en Guinée. Car nous avons en face un pouvoir boucher qui ne veut pas comprendre.

La seule façon qui les amènera à comprendre, c’est la rue. La malchance de la Guinée est que dans l’opposition nous avons des intellectuels, des cadres et des gens qui veulent aider le pays à se développer. Par contre, ceux qui sont au pouvoir, c’est des semi-guinéens qui n’ont vraiment pas l’amour du pays. La seule façon de leur faire comprendre, c’est quand on fait recours aux manifestations de rues. L’actuel président, c’est la rue qui l’a envoyé au pouvoir. Et le peu de réalisations qu’il a eu à faire, c’est parce que les gens ont manifesté qu’il les a faites. Je lance un appel aux forces de l’ordre qui tuent les manifestants, pour leur dire que ces gens se battent pour le respect de la loi, ils se battent pour l’intérêt de tous les Guinéens.

Sékou Bangoura, ouvrier

Sékou Bangoura, ouvrier : chacun a son choix, c’est ça la démocratie. Mais moi personnellement, ma préoccupation actuelle, c’est de sortir le matin, aller chercher mon quotidien pour nourrir ma famille. L’ouverture des classes a eu lieu hier, beaucoup de parents n’ont pas encore trouvé les fournitures scolaires de leurs enfants. Donc moi, ce qui me préoccupe, c’est comment éduquer mes enfants pour leur permettre d’avoir un niveau comme les autres enfants. Maintenant, ceux qui veulent manifester, ils peuvent le faire sans déranger les autres qui sortent pour chercher leur quotidien.

Alhassane Touré, conducteur de taxi moto

Alhassane Touré, conducteur de taxi moto : si on change la constitution, forcément il y aura une quatrième République. Ce qui va permettre au président actuel de se présenter encore pour un nouveau mandat. Et moi, je ne suis pas d’avis avec ça. C’est pourquoi, je partage l’idée des manifestations de rues pour empêcher le changement de la constitution. Mais, que ces manifestations se fassent dans les règles de l’art et dans la paix. Car d’habitude, on enregistre beaucoup de pertes des vies humaines à l’occasion des mouvements politiques.

Harouna Bah, commerçant

Harouna Bah, commerçant : pour les manifestations, si c’est le seul moyen dont les opposants au troisième mandat dispose pour exprimer leur mécontentement, leur opposition à ce projet du pouvoir, moi je pense que c’est très bon de manifester. Mais, on sait qu’il y a eu beaucoup de manifestations qui sont soldées par des morts d’hommes dans notre pays. Donc, il serait préférable pour moi qu’ils trouvent une autre solution qui ne soit pas les manifestations de rues.

Parce qu’on a constaté qu’avec ces manifestations, ce sont les citoyens qui meurent ou qui sont blessés. Et, ce sont eux et leurs familles qui perdent. Lorsque vous prenez le cimetière de Bambeto, plus de 100 jeunes tués dans des manifestations de l’opposition sont enterrés là-bas, il n’y pas eu d’enquêtes sérieuses pour identifier et sanctionner les auteurs de ces crimes. Donc, j’appelle les jeunes à prendre conscience, car la politique c’est de la politique.

Propos recueillis par Aïssatou Sow pour Guineematin.com

Tel : 628 50 73 80

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Élection du Bureau des jeunes de la section -Crown Heights Brooklyn –USA (Compte rendu)

2 octobre 2019 à 9 09 24 102410

Conformément aux dispositions statutaires et réglementaires du parti l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), la fédération de Brooklyn-USA a procédé à l’installation du Bureau des jeunes de la section -Crown Heights le lundi, 30/09/2019.

C’est dans une ambiance festive que l’élection s’est déroulée. Cette élection s’est passée sous les yeux vigilants de Mr Alpha Issagha Diallo et de El hadj Ousmane Diallo tous membres de la Direction nationale du parti, ainsi que le Secrétaire Fédéral intérimaire, Mr Alpha Oumar Samoura accompagnés du secrétaire général de la section Ibrahima Dara, de la présidente des femmes Kadiatou Barry et tout leur staff. Il y avait neuf(9) postes à pourvoir, Mr Saliou Barry a été élu Secrétaire Général de la jeunesse de la dite section pour un mandat de trois (3) ans.

Après avoir remercié et félicité les jeunes pour leur brillante élection, Mr Samoura a saisi l’occasion pour dénoncer les malversations financières du gouvernement et la souffrance que les Guinéens endurent malgré d’énormes potentialités économiques du pays. Il a également exhorté les militants de l’UFDG à rester mobilisés pour défendre et préserver les acquis démocratiques du pays. C’est dans cette optique que certains responsables ont émit l’importance de défendre la constitution tout en refusant à l’actuel Président de violer la constitution pour s’octroyer un troisième mandat ou une présidence à vie.

Étant conscients que que la démocratie fonctionne de la base au sommet, les responsables de la fédération procéderont à l’élection des bureaux des jeunes de la section de Flatbush et de East New York dans les prochaines semaines, et qui sera suivie de l’élection du Bureau des jeunes de la fédération de l’UFDG de Brooklyn.

La cérémonie s’est terminée dans une atmosphère émouvante où les militants et représentants des différentes structures de la fédération restent résolument déterminés pour contrer Les velléités machiavéliques de Alpha Condé et participer à l’élection de président Elhadj Cellou Dalein Diallo en 2020.

À noter que la liste des membres élus de la section sera transmise à qui de droit.

Hamidou BARRY
Sec. Communication et information du Bureau Fédéral de Brooklyn

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Indicateurs de violences en Guinée : Dr Fodé Oussou répond au préfet de Labé

25 septembre 2019 à 19 07 49 09499
Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate

Le vice-président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Dr Fodé Oussou Fofana vient de se faire l’écho de notre dépêche sur l’analyse des indicateurs de violences en Guinée dans laquelle le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah met en cause le caractère ethnique des partis politiques et la versatilité de leurs responsables qu’il accuse de tenir devant la foule analphabète des propos de nature à provoquer des troubles au lendemain de la proclamation des résultats des élections, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dans sa réplique en règle contre le préfet de Labé, le vice-président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Dr Fodé Oussou Fofana a commencé par déclarer que Safioulahi Bah confond tout.

« Il ne sait pas que les partis politiques sont créés pour faire la politique et que les partis politiques de l’opposition sont créés pour s’opposer à tout ce pour lequel ils ne sont pas d’accords. Il ne sait que la base essentielle de la démocratie, c’est l’existence des partis politiques. Je veux aussi rappeler à Safiou que la paix n’est pas un mot. La paix est un comportement. L’ennemi de la paix c’est l’injustice. Les administrateurs territoriaux qui mettent les mouchoirs jaune comme lui, parce qu’il est devenu un militant, un activiste du RPG Arc-en-ciel. Ce n’est ce qu’on lui a demandé. On lui a demandé d’être le préfet de tout Labé. De ceux qui sont pour le gouvernement et de ceux qui ne sont pas pour le gouvernement. Il doit se battre pour être le préfet de l’ensemble de la population de Labé. Il ne faut pas qu’il cherche l’injustice ailleurs. L’injustice, ce sont les administrateurs territoriaux » a-t-il lancé.

Mais, sur le sujet qui fâche tant, le préfet Safioulahi Bah était très précis. Il a dénoncé le caractère ethnique des partis politiques et la versatilité de leurs responsables qui tiennent des discours de nature à préparer leurs électeurs potentiels à l’affrontement aux lendemains de la proclamation des résultats des élections.

« Tout le monde sait qui est le champion de l’ethnocentrisme dans ce pays. Tout le monde sait qui a créé le problème de roundè et foulasso. Tout le monde sait les milliards qui sont partis. Il fait partie de ces gens-là. Quand tu arrives dans une ville comme Labé, il y a le mouvement Djokken Alpha qui est constitué en majorité de gens qui considèrent qu’ils ne sont pas peuhls malgré qu’ils nés là-bas, ils ont fait des siècles là-bas, ils ont fait des enfants là-bas. C’est au temps de la présidence de monsieur Alpha Condé qu’on a dépensé des milliards pour créer les problèmes de roundè et de Foulasso. Et lui, il fait partie de ça. C’est au temps de monsieur Alpha Condé que les préfets sont devenus des militants du RPG Arc-en-ciel. Comment peux-tu avoir la paix quand toi-même tu ne construits pas pour la paix ? S’il veut avoir la paix, il doit d’abord se comporter comme un responsable, un préfet. Il ne doit pas être là comme un militant, un activiste du RPG Arc-en-ciel. Continuer à empêcher que les uns manifestent, en autorisant que les autres manifestent. C’est ça l’injustice. La paix, c’est la lutte contre l’injustice. Chacun fait son travail. Quand moi je vois un préfet comme ça, au-lieu de parler de l’Etat, au-lieu de parler de tout ce qu’il y a comme injustice, parler du Ministère de l’Administration du Territoire. L’injustice, c’est quand on t’écarte de ton poste à cause de ton nom. Et la plus grande injustice, c’est quand un préfet devient militant. Il ne peut pas y avoir de paix dans ces conditions-là. Tout le monde sait que le préfet de Labé fait partie des préfets les plus délinquants du pays. Ce sont des gens qui pensent pour être à des postes de responsabilité, il faut faire la courbette. Quand un ministre de la République va s’arrêter devant les militants du RPG Arc-en-ciel pour dire que les autres sont des fauteurs de trouble, c’est ça la bagarre. Quand tu as à faire à des ministres comme ça. Quand les ministres viennent au siège du RPG Arc-en-ciel comme s’ils n’étaient pas ministres. Quand le président de la République vient au siège du RPG Arc-en-ciel et reçu là-bas comme s’il est le président du RPG Arc-en-ciel, le préfet est où ? Qu’est-ce qu’il dit de ça ? Il ne sait pas l’acceptation des résultats dépend de la crédibilité du scrutin. Comment dans un pays, on organise les élections communales et communautaires depuis plus d’une année, les élus ne sont pas installés, il est où ? Est-ce qu’il a installé tous les chefs de quartiers de la préfecture de Labé ? Est-ce qu’il y a plus versatiles que les préfets d’Alpha Condé, à commencer par lui-même ? », a répliqué Dr Fodé Oussou Fofana.

Pour terminer sa réaction, l’honorable Fodé Oussou Fofana confirme que pour réussir la paix, « il faut que tous les citoyens soient traités sur le même pied d’égalité, que chacun paye les taxes, que le préfet soit le préfet de tout le monde, qu’il soit capable de punir sur le même pied d’égalité. Est-ce que, lui, il a courage d’arrêter un membre du mouvement Djokken Alpha quand celui-ci est en faute ? Il ne peut pas arrêter quelqu’un du mouvement Djokken Alpha. Ça va être son dernier jour de préfet à Labé » a-t-il conclu notre conversation téléphonique, ce mercredi soir.

Depuis Pita, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Alpha Condé appelle au Référendum : ce qu’en dit Saïkou Yaya Barry de l’UFR

24 septembre 2019 à 12 12 12 09129
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Le président Alpha Condé poursuit son séjour aux Etats Unis où il a rencontré à New York dans la journée d’hier lundi, 23 septembre 2019, certains compatriotes. Au cours de cette rencontre, le chef de l’Etat a invité nos compatriotes à se préparer pour le référendum constitutionnel et pour les élections législatives à venir. Une déclaration qui ne fait plus de doute sur son intention à briguer un troisième mandat à la tête de la Guinée.

Réagissant à cette sortie, Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaine (UFR) pense que le locataire de Sékhoutouréyah ne s’est pas adressé aux guinéens mais aux américains, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis plus de trois semaines, le président Alpha Condé est en séjour au pays de l’Oncle Sam. A l’occasion d’une rencontre avec des guinéens dans la ville de New York, le chef de l’Etat guinéen a demandé à ses partisans de se tenir prêt pour le référendum et pour les législatives.

Pour l’honorable Saïkou Yaya Barry, le chef de l’Etat ne devrait pas tenir un tel discours hors de la Guinée. « Il est le président de la République de Guinée. C’est en République de Guinée ici qu’il doit annoncer ça et officiellement… Il a fait un entretien avec ses militants à lui aux Etats-Unis d’Amérique. Son intention se clarifie, mais c’est aux guinéens qu’il doit annoncer ça officiellement ».

Même si les militants du RPG Arc-en-ciel sont aussi des guinéens, l’honorable Saïkou Yaya Barry estime que « le professeur Alpha Condé doit l’annoncer aux guinéens dans leur entièreté. Aujourd’hui, s’il a dit ça là-bas, c’est pour eux les militants qui sont aux Etats-Unis. Il n’a qu’à venir l’annoncer officiellement aux guinéens de tout bord, de toute tendance et les guinéens sauront comment réagir face à cette situation. On se lèvera contre cela et on se battra pour ne pas que cela soit. Il parle au nom du peuple, le peuple aussi va parler et nous aussi on va parler au nom du peuple. Les deux peuples vont se retrouver. Aujourd’hui, on ne peut plus violer la constitution de cette manière. Il est en train de faire un coup d’Etat constitutionnel à l’étranger. Mais nous, nous l’attendons en Guinée », avertit-il.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Guinée: le PADES donne les raisons du mauvais état des routes

22 septembre 2019 à 11 11 44 09449

Le Parti des Démocrates pour l’Espoir croit savoir pourquoi les routes guinéennes ne durent pas longtemps. En effet, notre pays est confronté perpétuellement à une dégradation très poussée des routes, dont certaines sont impraticables en saison des pluies. Selon le PADES, cette situation est due au non-respect des normes, causé par la corruption et les détournements des fonds pendant la mise en œuvre des projets routiers.

C’est Mohamed Diakité, secrétaire chargé à l’implantation du parti, qui l’a expliqué au cours de l’assemblée générale hebdomadaire de la formation politique du samedi, 21 septembre 2019, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Mohamed Diakité, secrétaire chargé à l’implantation du parti

« Une route qu’on doit faire pour 10 ans avec des moyens à l’appui, si chacun essaye de prendre sa caution dedans, le travail sans doute sera bâclé. Et, c’est ce qui explique que nos routes ne durent que 6 mois, 7 mois, voire même 3 mois. C’est ce qui explique même la situation de la cherté de la vie dans notre pays. Parce que les marchandises qui quittent l’intérieur du pays pour Conakry, les produits pourrissent dans les camions parce qu’il n’y a pas de routes, avant d’arrivée à destination. Et, ceux-là qui arrivent à destination, les propriétaires sont obligés de doubler les prix. Et après, on crie que c’est cher, mais il faut voir la source », a-t-il souligné, dénonçant « la mauvaise gouvernance » qui caractérise le régime actuel.

Abordant la question du changement de l’actuelle constitution ambitionné par le pouvoir, l’opposant a rappelé que le président de la République n’a aucun pouvoir légal qui lui permet de réaliser ce projet. Il indique que le chef de l’Etat ne peut que réviser certaines dispositions de la constitution, et non la changer carrément. « On est d’accord avec la révision constitutionnelle, mais il y a des articles intangibles qui ne doivent pas être touchés. A savoir les articles 27 et 157 de la constitution. On dit que l’article 152 de la constitution donne le plein pouvoir au président de la République de proposer une modification, une révision de la constitution, mais pas de changer la constitution.

Et, nous nous sommes battus pour les démonter par A plus B qu’il n’y a aucune base juridique qui puisse donner le plein pouvoir au président de changer la constitution. Alors, on nous dit que la constitution du 7 mai 2010 à des problèmes et qu’il faut la ramasser carrément et la mettre de côté pour mettre en place une nouvelle constitution pour maintenir une seule personne au pouvoir, ce n’est pas possible », a dit Mohamed Diakité, qui salue la mobilisation des Guinéens pour barrer la route au projet de nouvelle constitution. Un projet qui, selon lui, est voué à l’échec.

Aïssatou Sow pour Guineematin.com

Tél. : 628 50 73 80

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Tenue des législatives : plusieurs commissaires de la CENI se désolidarisent de la date annoncée

16 septembre 2019 à 14 02 55 09559

Comme annoncé précédemment, le président de la CENI a communiqué au Premier ministre la date du 28 décembre 2019 pour la tenue des élections législatives en Guinée. Mais, cette date ne fait pas l’unanimité même au sein de l’institution électorale. L’ensemble des commissaires issus de l’opposition désapprouvent et se désolidarisent « du travail effectué par le président de la CENI accompagné uniquement de certains techniciens » de l’institution électorale. Ils estiment que ce calendrier n’est pas réaliste et qu’il ne permet pas d’organiser des élections crédibles et transparentes.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le communiqué signé des 7 commissaires de la CENI issus de l’opposition.

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Guinée : les élections législatives prévues au 28 décembre (CENI)

16 septembre 2019 à 14 02 07 09079
Me Salifou Kébé, président CENI

Comme nous l’avions annoncé récemment, la CENI tient à organiser les élections législatives avant la fin de cette année. Et, c’est la date du 28 décembre qui a été choisie par les dirigeants de l’institution électorale pour la tenue du scrutin, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, maître Amadou Salif Kébé qui l’a annoncé ce lundi, 16 septembre 2019, au sortir d’une rencontre avec le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana. Cette date sera sans doute validée par le président de la République. Car lors de sa dernière adresse à la nation, Alpha Condé avait émis le souhait que ces élections se tiennent avant la fin de cette année.

Par contre, l’opposition ne devrait pas approuver ce calendrier. Au sein de la CENI déjà, les commissaires sont fortement divisés sur la question. Ceux issus de la mouvance souhaitent répondre à la demande du chef de l’Etat alors que ceux de l’opposition estiment qu’en procédant ainsi, les activités seront bâclées et que le processus ne sera pas crédible. On s’achemine visiblement vers un autre bras de fer entre pouvoir et opposition, déjà à couteaux tirés sur le changement de l’actuelle constitution voulu par le régime Alpha Condé.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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« Recensement clandestin » à N’zérékoré : l’appel de l’opposition aux habitants de la région

16 septembre 2019 à 12 12 02 09029

L’opposition guinéenne dénonce depuis quelques jours un « recensement clandestin » en cours dans la région de N’zérékoré. Selon les adversaires du pouvoir, des membres du RPG Arc-en-ciel (le parti au pouvoir) sont en train de recenser clandestinement les habitants de cette région pour les faire adhérer au projet de changement de constitution. Au cours d’un point de presse tenu hier, dimanche 15 septembre 2019, dans la ville de N’zérékoré, les responsables locaux de plusieurs partis d’opposition se sont insurgés contre cette situation, appelant les citoyens à ne pas participer à ce recensement, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« Nous avons remarqué ces derniers temps que des membres du RPG Arc-en-ciel sont en train d’opérer des recensements dans tous les villages et hameaux de notre région. Nous avons des informations concordances de la part de nos représentants dans ces localités sur ce qui se passe sur le terrain », a introduit Cécé Loua, coordinateur régional de l’UFR à N’zérékoré.

Il ajoute que « c’est un recensement illégal et inopportun parce que notre pays vit sous des lois. Et, le recensement se fait soit par l’Etat ou bien par la CENI à des fins électorales. Mais ce que nous voyons actuellement, c’est un recensement à des fins politiques inavouées. Ils le font pour tromper les gens et leur demander d’adhérer à ce fameux projet de troisième mandat ou de nouvelle constitution. Voilà pourquoi nous interpellons nos parents et nos hommes politiques pour leur dire de ne pas prêter flanc à ce recensement qui constitue une violation fragrante de la loi de notre pays ».

Mais, ce n’est pas tout. Cécé Loua invite aussi les habitants de la région forestière à bloquer si possible et déchirer les registres des agents recenseurs. « Comment un parti politique peut se lever un matin pour recenser les populations sans l’aval du gouvernement, sans l’aval de la CENI qui est habilitée à faire ce recensement ? Alors, nous exhortons nos compatriotes à ne pas céder à cette tentation. Et ceux qui ont l’occasion d’avoir les registres que les recenseurs utilisent, ils n’ont qu’à les bloquer et les incendier. C’est du faux et usage de faux », a dit l’ancien maire de N’zérékoré.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Dr Faza Diallo tacle Pouvoir et Opposition : « ils sont en train de tirer le pays vers le bas »

15 septembre 2019 à 13 01 46 09469

Le 1er vice-président du Conseil Préfectoral de Développement (CPD) de Boké, Dr Mohamed Faza Diallo, se dit très déçu des acteurs politiques guinéens. Selon lui, au lieu de parler du développement de notre pays, leurs débats sont orientés ailleurs, notamment sur le contesté projet de nouvelle Constitution.

Dans un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com, Dr Diallo a dénoncé l’attitude des acteurs politiques, qui ont tous versé dans l’ethno-stratégie. Il a été également question dans cet entretien du parcours politique de Dr Diallo et de ce qu’il ambitionne pour la Guinée.

Guineematin.com : vous êtes un ancien membre du comité directeur du Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP), un parti politique dirigé à l’époque par feu Aboubacar Somparé, ancien président de l’Assemblée nationale sous le régime de Lansana Conté. Que pouvez-vous nous dire de votre parcours politique ?

Dr Mohamed Faza Diallo : merci de me donner la parole. Par rapport à ça, dès l’annonce de la création des partis politiques, j’ai été approché par mon grand frère et ami, Aboubacar Somparé, avec certains cadres, pour créer le parti politique qu’on a fini par appeler le Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès. Maintenant, nous avons passé un an au sein de ce parti à réfléchir à comment arriver à l’unité nationale, à la cohésion sociale. C’était notre préoccupation. C’est pour cela que nous l’avons appelé Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès. Et après, ce parti a été phagocyté par le Parti de l’Unité et du Progrès(PUP). Maintenant moi, je suis parti. On a créé, ensemble avec Aboubacar Sylla, actuel porte-parole du gouvernement, qui était à l’époque secrétaire général au ministère de l’information, une ONG que nous avons appelée APD (Association Paix et Développement). De mon souvenir, c’est l’une des premières structures en termes de société civile, qui devait intervenir entre le pouvoir et l’opposition en tant qu’élément de la société civile. Après ça, il y a eu dislocation. J’ai intégré l’UNR (Union pour la Nouvelle République) de feu Bah Mamadou avec lequel on a évolué pendant longtemps. Et pendant mon séjour à Boké, j’étais là-bas, on a évolué. Il y avait le Front de Lutte et de Gouvernement (FLUG) qui était constitué de l’UNR, du RPG et du PGP d’Abdoulaye Portos Diallo. C’est à l’époque, en 1992, qu’il y a eu la visite des différents leaders : Bah Mamadou, le professeur Alpha Condé, Siradiou Diallo. Et cette année-là, j’ai eu le courage de faire l’interprète entre le professeur Alpha Condé et la population.

Guineematin.com : on voit d’ailleurs une photo de vous avec l’actuel Chef de l’Etat. Aujourd’hui, quel regard avez-vous de la situation sociopolitique de la Guinée ?

Dr Mohamed Faza Diallo : oui effectivement, j’étais très collé à la dénomination des partis politiques. Si je prends le RPG, c’était extrêmement intéressant du point de vue contenu, on voyait la physionomie des partis politiques, Bâ Mamadou avec l’UNR, là aussi on était très collé au sigle. On voyait la mise en œuvre par rapport à ça. Avec Aboubacar Sylla aussi, on a fait beaucoup de choses pour renforcer l’unité nationale dans le pays. Mais à l’état actuel, je suis très déçu de la situation politique dans son ensemble, tant du côté du pouvoir que du côté de l’opposition. Parce que tout le monde est en train de tirer le pays vers le bas, dans des positions d’ethno-stratégie ; ce qui ne devrait pas être le cas. Il n’y a pas de réflexion en termes d’unité nationale, il n’y a pas de réflexion en termes de cohésion sociale, il n’y a pas de schéma en termes de développement cohérent. Et ça, ça me fait mal. Parce que si vous voyez comment nos parents ont fonctionné, ça ne posait pas de problème d’alternance. Nous, on est là aujourd’hui, on est bloqué par rapport à ça. Ça nous pose problème.

Guineematin.com : aujourd’hui, le président Alpha Condé est à son second et dernier mandat. Quel regard avez-vous de la gouvernance du Chef de l’Etat ?

Dr Mohamed Faza Diallo : par rapport à la gouvernance du professeur Alpha Condé depuis son accession au pouvoir, je m’attendais d’abord à une structuration cohérente du gouvernement avec les engagements de développement à l’état actuel. Je prends un exemple concret avec le ministère de la Santé qui a des objectifs à atteindre, comme la couverture sanitaire universelle. On ne peut pas aller à la couverture sanitaire universelle lorsqu’on fait une dissociation du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Parce que qui dit couverture sanitaire universelle, dit des approches qui permettent à chaque citoyen d’avoir accès à un système de santé : la prise en charge des indigents, la prise en charge des handicapés, par rapport à un système de santé, doit être rapproché. De l’autre côté, le ministère de la Culture devait être le levier du développement du pays. Associés aujourd’hui culture et rapport, moi je pense que ça ne se doit pas. Parce qu’on se focalise beaucoup plus sur le sport. Si on se focalisait beaucoup plus sur la culture, ça aurait été le levier du développement. Moi je retiens toujours ce qu’Amical Cabral disait lorsqu’on lui a demandé pourquoi il a engagé la lutte de libération nationale. Il dit que « la lutte de libération nationale est un acte de culture ». Donc, c’est au-delà de toute cette photocopie, les festivals. La culture devait être le fondement de notre développement. Regardez le petit jeu qu’on a commencé aujourd’hui, par la réhabilitation du tissu traditionnel, ce que ça fait. Et aujourd’hui, le Burkina est allé plus loin : il y a un décret qui a interdit de porter toute autre tenue en dehors du tissu traditionnel en conseil des ministres, à l’Assemblée nationale. Ce pays-là, c’est des valeurs… Ils consomment tout le coton qu’ils produisent. Et ça réhabilite, c’est comme une activité génératrice de revenu. Ils se donnent une place à l’internationale. Voici les schémas pour lesquels nous aussi on aurait pu faire à travers un ministère de la Culture fort, mais qui ne soit pas là à réhabiliter des histoires de festivals nationaux. Je m’attendais aussi à un système éducatif qui soit révisé. Parce qu’aujourd’hui, le niveau de formation qu’on a est très bas. C’est seulement le ministère de l’Enseignement Supérieur qui est en train de faire des réformes courageuses que j’apprécie. Le ministère de l’Enseignement Technique devait faire la même chose, le ministère de l’Enseignement pré-universitaire la même chose. Parce que j’ai suivi des situations de diagnostic au niveau de l’Enseignement pré-universitaire, il y a des enseignants qui ne devraient pas être en situation de classe parce qu’ils ne peuvent pas enseigner correctement. Aujourd’hui, avec cette gouvernance, nous rentrons dans la diversion. On est focalisé sur un problème de constitution, de 3ème mandat et on veut occulter ce qu’on est appelé à faire d’ici 2020. Moi je pense qu’il ne faudrait pas que ça soit mis de côté. Il faut qu’on parle des objectifs de développement. Quitte en 2020 qu’il parte ou qu’il reste.

Guineematin.com : concrètement, qu’est-ce que vous souhaitez pour la Guinée ?

Dr Mohamed Faza Diallo : ce que je souhaite pour la Guinée, c’est que les guinéens doivent se souvenir qu’il y a des attentes, que ces problèmes de considérations ethniques, c’est du très bas niveau. Je vais vous dire une chose, les sociologues disent que l’ethnie est culturelle. Je vous le confirme. Je prends l’exemple de Cellou Dalein aujourd’hui : vous savez que c’est par un phénomène matriarcal que Cellou est Diallo. Sinon, dans les conditions normales, il doit porter le nom Souaré. Moi, je ne vois pas de raisons pour lesquelles les ethnies s’opposent les unes contre les autres. Encore plus, est-ce que vous savez le pacte qui lie la famille de Sidya Touré à la famille Diakhaby de Labé et la famille de Karamoko Alpha Mo Labé ? Il est interdit, en tant que pacte, qu’on verse une seule goûte du sang de la famille Diakhaby dans le territoire de Labé. Karamoko Alpha Mo Labé a maudit tout cela. Ce sont des pactes actés et qui font la cohésion sociale. Pourquoi nous, on ne peut pas s’inspirer de ces modèles pour vivre ensemble, d’une manière cohérente ?

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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La main lourde de Cellou Dalein : le bureau UFDG-Sénégal dissout !

14 septembre 2019 à 22 10 17 09179
Elhadj Saliou Koubia Diallo remplace Elhadj Boubacar Sidy Bah à la tête de l’UFDG-Sénégal

C’est une mesure radicale que vient de prendre le président de l’UFDG. Après avoir essayé de résoudre sans succès une crise qui dure depuis plus d’un an, à cause de querelles intestines et de leadership au moment où il bat le rappel de ses troupes face à la volonté du président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir à la fin de son dernier mandat, Elhadj Cellou Dalein Diallo a finalement décidé de prendre ses responsabilités…

Comme on le sait, il avait nommé un secrétaire fédéral adjoint (alors que ce poste n’était même pas prévu par les statuts) ; mais, les dirigeants de la fédération UFDG du Sénégal se sont mis à se marcher dessus. Aujourd’hui, le président du parti a posé un acte radical : le bureau de la fédération a été dissout et un bureau provisoire a été mis en place. Cette nouvelle équipe est chargée de gérer les affaires courantes, de renouveler les structures et de préparer un congrès fédéral, a appris Guineematin.com dans la soirée de ce samedi.

C’est donc sur Elhadj Saliou Koubia Diallo- un banquier de la BCEAO à la retraite- que Cellou Dalein Diallo a jeté son dévolu pour remplacer Elhadj Boubacar Sidy Bah, à la tête de la fédération UFDG-Sénégal pour laquelle ce dernier s’est sérieusement investi. Le doyen Karamoko Sidy Bah a d’ailleurs été nommé président d’honneur des fédérations UFDG du Sénégal… Et, pour assurer le secrétariat administratif, Saïdou Diallo a pris la place de Chérif Diao.

Bref, Guineematin.com a appris que la liste présentée ce samedi, 14 septembre 2019, à la Cité Millionnaire à Grand Yoff, par Maladho Diallo, trésorier de l’UFDG et émissaire du président du parti à Dakar, il n’y a même pas eu cinq responsables reconduits sur les 17 membres du bureau fédéral. « Il n’y a presque de nouveaux qui ont été nommés », apprend-on.

Reste à savoir si des frustrations qui naîtraient de ce remue-ménage politique n’engendreront pas des départs en ces temps de mercato politique en République de Guinée !

A suivre de très près sur Guineematin.com

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Consultations nationales : l’UPR pose une condition pour sa participation

14 septembre 2019 à 17 05 20 09209

L’UPR, parti allié à la mouvance présidentielle, ne participera qu’à une seule condition aux consultations nationales en cours sur le changement de l’actuelle constitution. L’annonce a été faite au cours d’une réunion hebdomadaire de la formation politique, tenue ce samedi, 14 septembre 2019, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est le leader de l’Union pour le Progrès et le Renouveau, Elhadj Ousmane Bah, de retour d’une mission à l’étranger, qui a présidé cette rencontre. Il a rappelé que le RPG Arc-en-ciel et ses alliés, dont l’UPR, sont attendus lundi prochain à la Primature dans le cadre des consultations menées par le Premier ministre autour du projet de changement de la constitution. Mais, il annonce que son parti ne participera à ces consultations qu’à condition d’être bien convaincu.

« Nous avons été invités au siège du RPG Arc-en-ciel ce samedi en tant que parti allié. Nous allons nous présenter. Si ce qui va être dit nous convainc, nous rassure et colle avec la ligne politique de notre parti, nous prendrons part lundi à la rencontre avec le Premier ministre », a-t-il annoncé.

Le ministre conseiller d’Alpha Condé n’a pas dit cependant ce que sa formation politique attend de la réunion qui se tient ce samedi au siège du RPG Arc-en-ciel pour préparer la rencontre avec le Premier ministre. Ce qui est clair, c’est que l’UPR ne prendra aux consultations nationales si ses conditions ne sont pas prises en compte.

Bah Ousmane indique qu’une réunion du bureau exécutif de l’UPR aura lieu le mardi, 17 septembre prochain au siège du parti, à la Minière. Elle sera suivie d’une assemblée générale le samedi prochain pour permettre aux responsables de la formation politique de partager avec leurs militants la position du parti par rapport aux consultations nationales.

A ce niveau d’ailleurs, un appel pressant a été lancé à toutes les structures du parti pour une grande mobilisation des responsables, militants et sympathisants de l’UPR à l’Assemblée générale du 21 septembre 2019.

A rappeler que jusqu’ici, l’UPR est l’un des rares partis alliés à la mouvance présidentielle à n’avoir pas officiellement donné sa position sur le changement de la constitution voulu par le pouvoir.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Consultations nationales : les révélations des députés de l’opposition

12 septembre 2019 à 19 07 23 09239

Les députés issus de l’opposition guinéenne ont animé un point de presse juste après le passage de la délégation du Premier ministre à l’Assemblée nationale ce jeudi, 12 septembre 2019. Ibrahima Kassory Fofana est allé rencontrer le bureau du parlement dans le cadre des consultations que le président de la République lui a demandé de mener sur le projet de changement de l’actuelle constitution. Les députés membres du groupe parlementaire Libéral Démocrate (UFDG) et ceux du groupe parlementaire Alliance républicaine (UFR) ont expliqué les raisons pour lesquelles ils ont boudé la rencontre, faisant quelques révélations, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate

C’est l’honorable Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate qui a ouvert le bal. Selon lui, la réunion de ce jeudi était déjà biaisée sur la forme. « Chacun de nous a été appelé par le protocole de l’Assemblée national au téléphone. Je voudrais préciser qu’aucun groupe parlementaire n’a reçu un courrier du président de l’Assemblée nationale nous invitant à une rencontre avec le Premier ministre, chef du gouvernement. C’est le protocole qui a appelé individuellement tous les membres du bureau de l’Assemblée nationale.

Evidemment, cette forme est un mépris que le président lui-même a pour ses propres collaborateurs. Dans un parlement qui fonctionne normalement, le minimum c’était de nous adresser un courrier en tant que groupe parlementaire pour nous informer officiellement qu’il y a une rencontre qui est prévue. Ça n’a pas été fait », a-t-il déploré.

Parlant du fond de la discussion, c’est-à-dire la raison principale de la réunion, le vice-président de l’UFDG a indiqué que son camp ne pouvait pas participer à une telle rencontre qui, selon, n’en vaut pas la peine. « Sur la question de la constitution, l’avis des uns et des autres est connu. Nous nous sommes suffisamment exprimés, on a même crée le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Le Premier ministre aussi, au nom de son gouvernement, s’est exprimé, il a dit qu’il est doublement d’accord : il est d’accord en tant que Premier ministre, mais il est aussi d’accord en tant que citoyen, et il a parlé au nom de son gouvernement.

Il faut aussi se poser la question dans le fond : est-ce que nous sommes dans une République ou bien nous sommes dans la jungle ? Parce qu’on n’est quand même gouverné par la loi fondamentale. Est-ce que c’est parce qu’on est président de la République qu’on peut se lever un beau matin pour dire : moi, je ne veux pas de cette constitution, il faut la changer parce que cette constitution-là n’a pas été adoptée par le peuple ? Une constitution sur laquelle le président a juré en 2010, il a encore juré en 2015. Quand il dit que cette constitution n’est pas légitime, c’est comme depuis en 2010 on n’a eu un président illégitime », a- laissé entendre Fodé Oussou Fofana.

Bakary Goyo Zoumanigui, vice-président de l’Union des Forces Républicaine

Abondant dans le même sens, l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui, vice-président de l’Union des Forces Républicaine (UFR) et membre du groupe parlementaire Alliance républicaine, a déploré le fait que le président Alpha Condé ne se soit pas encore prononcé sur le projet de nouvelle constitution, au centre de tout ce débat. « Le président de la République lui-même, depuis 2010, n’a pas dit publiquement je souhaite une nouvelle constitution, ou je souhaite un 3ème mandat. On a dressé des personnes tierces pour dire que voilà, nous voulons d’un 3ème mandat. Mais, comme l’a dit Dr Fodé Oussou Fofana, ça ne marchera pas. Parce qu’autant en 1958 on a dit non à la France, autant en 2019 nous disons non à la constitution que le pouvoir veut changer ; non à la nouvelle constitution que le pouvoir veut imposer ; non à un 3ème mandat ».

Ce responsable du parti dirigé par Sidya Touré en a profité pour dénoncer des recensements clandestins en cours actuellement à l’intérieur du pays. Nous savons qu’actuellement, le gouvernement a des structures qui soutiennent cette affaire de 3ème mandat. Ils sont en train de faire des recensements clandestins. Il y a deux jours, les travailleurs de la santé à Kouankan ont reçu un monsieur avec une fiche, qui dit : tu t’appelles Goyo Zoumanigui, tu es pour ou tu es contre ? Tout le monde sait comment les fonctionnaires guinéens travaillent. C’est certainement les résultats de ces recensement qu’on viendra présenter à Kassory pour dire oui les gens sont pour la constitution », a-t-il révélé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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