Cellou Dalein à l’aéroport de Conakry : « je ne me bats pas pour des avantages… »

17 juin 2019 à 0 12 45 06456

Voulant sortir du pays pour un bref séjour privé en Côte d’Ivoire voisine, le président de l’UFDG s’est retrouvé, malgré lui, au cœur d’une polémique, notamment sur le statut et privilèges qui devraient être accordés à une personnalité de son rang. Ancien ministre des Transports, ancien Premier ministre, député et chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadj Cellou Dalein Diallo a été empêché d’accéder au parking et au salon VIP de l’aéroport international de Conakry. C’était dans la soirée du mercredi dernier, 12 juin 2019.

En revenant d’Abidjan ce dimanche, 16 juin, le principal adversaire du régime Alpha Condé s’est fondu dans la foule de passagers, se comportant comme un citoyen lambda. Même s’il se faisait chaque fois découvrir par des cris « Prési ! Prési » des partisans et anonymes, surpris de le voir si près d’eux, le chef de file de l’opposition guinéenne s’est mis dans la file pour se faire cacheter le passeport et sortir par la porte des simples passagers. « C’est plus agréable », a commenté le leader politique, réputé l’un des plus populaire d’Afrique de ces dix dernières années. L’opposant était interrogé par un reporter de Guineematin.com qui était à l’aéroport international Conakry Gbessia dans la soirée de ce dimanche.

« Je ne me bats pas pour des avantages ! Je me bats pour des valeurs », a précisé Elhadj Cellou Dalein Diallo. Précisant les raisons fondamentales de son combat politique, le patron de l’UFDG a indiqué que son opposition au régime Alpha Condé n’est pas menée pour tirer un quelconque profit personnel. L’opposant a précisé que son souci majeur a toujours été et demeure celui de permettre à notre cher pays de vivre « dans une société plus juste, avec une démocratie apaisée, un Etat de droit, dans une société au sein de laquelle tous les fils du pays se sentiront unis autour des valeurs et à l’appartenance à cette nation qu’est la Guinée ».

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo était à l’aéroport de Conakry pour Guineematin.com

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Fin de la démocratie en Guinée ? Début de la traque des opposants au 3ème mandat à N’zérékoré

15 juin 2019 à 17 05 19 06196

C’est une nouvelle qui préoccupe tous ceux qui prônent la gouvernance des Etats par des règles démocratiques. Une réunion de haut niveau qui s’est déroulée ce samedi, 15 juin 2019, entre 11 heures et 13 heures, dans la capitale de la Guinée forestière, a décidé d’enclencher la traque de tous les adversaires d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

A en croire un témoin qui s’est confié à un reporter de Guineematin.com, au-delà des autorités locales (Gouverneur, préfet et maire de N’zérékoré), il y avait à cette rencontre plusieurs membres du Gouvernement et des caciques du parti au pouvoir, le RPG arc-en-ciel. C’est le cas des ministres Ibrahima Kourouma, Edouard Niankoye Lamah, Rémy Lamah et Frédéric Loua.

L’objectif de cette rencontre était de faire l’évaluation des dégâts enregistrés à l’occasion de la marche empêchée des opposants au troisième mandat pour Alpha Condé le jeudi dernier et de situer les responsabilités. Comme on le sait, le bras de fer entre les agents des forces de l’ordre et les citoyens qui tenaient à manifester leur opposition à un changement de la constitution guinéenne a entraîné plusieurs dégâts humains (un mort et plusieurs blessés) et matériels (avec le pillage de nombreuses boutiques supposées appartenir à des adversaires du pouvoir).

A l’issue de la réunion de ce samedi, il a été demandé aux chefs des quartiers et des secteurs de s’impliquer pour la traque des membres du Front national pour la défense de la Constitution comme pour arrêter toute contestation d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Pourtant, au cours de leurs démarches légales, les membres de l’antenne locale du FNDC avaient respecter toutes les procédures pour manifester dans la ville comme ceux qui soutiennent un changement de la Constitution. Ils avaient même déposé une plainte contre le Gouverneur, le préfet et le maire de N’zérékoré au niveau de la justice. Mais, aucune suite n’a été donnée à leur démarche judiciaire.

Enfin, beaucoup de citoyens se posent aujourd’hui assez de questions sur l’avenir de la République de Guinée avec cette radicalisation du régime contre tous ceux qui prônent le respect de la Constitution et la liberté de tout citoyen à exprimer son opinion sur la conduite du pays. Surtout depuis la démission du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Cheick Sako…

A suivre !

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Recrutement d’un opérateur pour assainir le fichier électoral : l’opposition dénonce la CENI et menace

12 juin 2019 à 21 09 23 06236

Les responsables de l’opposition guinéenne sont très en colère contre la procédure de recrutement de l’opérateur en charge de la gestion du fichier électoral. Au cours d’une conférence tenue ce mercredi, 12 juin 2019 à Conakry, les adversaires du pouvoir ont dénoncé une procédure opaque visant à maintenir la fraude en faveur du parti au pouvoir. Ils ont menacé de se faire entendre autrement si cette situation n’est pas vite corrigée, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Tour à tour, les opposants ont dénoncé la manière dont Me Amadou Salifou Kebé, le président de la CENI, a décidé de façon « unilatérale », de recruter un cabinet d’ingénierie pour la fourniture d’une solution complète de gestion du fichier électoral biométrique. L’honorable Mamadou Cellou Baldé, responsable de l’UFDG et député uninominal de Labé, se dit étonné « d’avoir appris comme ça que la CENI était en train de lancer un appel d’offre en catimini pour recruter un cabinet d’audit pour le fichier électoral. Nous avons estimé que la CENI s’est entourée dans une opacité totale pour accéder aux désidératas du gouvernement.

Et ça, c’est dans l’objectif de garder en tout cas le dispositif acquis par la mouvance de fraude électorale, notamment les fictifs : les 1 million 500 mille sans empreintes digitales, les plus de 3 millions non dédoublonnés, mais une fois encore tout le dispositif de fraude qui, jusque-là est acquis par la mouvance et qui a été décelé par le comité d’experts. C’est ce qui fait que nous récusons, nous réfutons et nous ne reconnaîtrons pas l’opérateur qui sera choisi à l’issue de cette procédure tout à fait opaque, qui viole systématiquement le code des marchés publics guinéen », a-t-il dit.

Abondant dans le même sens, Mohamed Tall, responsable de l’UFR et ancien ministre de l’élevage, a indiqué que les pratiques auxquelles nous assistons maintenant, sont les mêmes qui ont contribué à mettre notre pays en retard. « Cette histoire d’audit, comme on l’a dit, c’est le dialogue politique. Le dialogue politique-là, il y avait tout le monde dedans (mouvance, opposition, les partenaires techniques et financiers). On a jugé nécessaire d’évaluer le fichier parce que chacun était conscient que le fichier comportait des anomalies. On a tous été d’accord sur ça. Ensuite, les partenaires ont dit : pour vous faciliter la tâche, nous on est prêts à financer l’expertise internationale.

C’est ainsi qu’on a fait venir des experts étrangers neutres. Les experts qui ont fait l’audit ont révélé un certain nombre d’insuffisances. Et, ils ont fait des recommandations faciles à reconnaître. On sort de cela, on entend la mouvance dire autre chose. C’est comme si on faisait exprès de fatiguer les Guinéens. Je vais donner quelques indications : sur deux sociétés qui, apparemment sont ciblées : INOVATRIX et BRITEX. INOVATRIX, c’est une société ukrainienne, BRITEX, c’est une société tunisienne.

INOVATRIX travaille intimement avec GEMALTO. Et, c’est GEMATO qui avait fait le travail avant 2015 sur le fichier. Mais, c’est eux qui ont créé les problèmes de doublons, etc. Pourquoi, parce que leur système ne permet pas un de doublonnage sérieux. Et on fait appel à ce même INOVATRIX pour venir créer un peu plus de complications à notre fichier », a-t-il fustigé.

Les opposants annoncent que si rien n’est fait dans les prochains jours en vue de l’application correcte des recommandations issues de la retraite de Kindia et des précédentes rencontres que la CENI a eues avec les acteurs politiques, ils vont prendre « des décisions fortes » à l’issue d’une rencontre qu’ils comptent organiser très prochainement.

Ibrahima Spry Diallo pour Guineematin.com

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Appels à un 3ème mandat : le maire de Télimélé annonce une plainte contre celui de Kindia

8 mai 2019 à 17 05 51 05515
Younoussa Goulgoul Diallo, maire de la commune urbaine de Télimélé

Le maire de la commune urbaine de Télimélé, Younoussa Goulgoul Diallo, vient de répondre à son homologue de Kindia, Mamadouba Bangoura. Ce dernier qui a appelé à une révision de l’actuelle Constitution, a dit avoir parlé au nom des maires de la Basse Guinée. Le maire de Télimélé qui fait partie des élus locaux de cette région se désolidarise de cette déclaration et recadre son auteur, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Après celle de l’UDG, son parti politique, Mamadouba Bangoura, le maire de la ville de Kindia, s’attire maintenant la colère des maires de la Basse Guinée. En effet, lorsqu’il a été interpellé par la direction de son parti sur sa déclaration faite samedi dernier devant le président de la République en faveur d’une modification de l’actuelle Constitution, l’élu de Kindia a fait savoir qu’il n’a pas parlé au nom de sa formation politique, mais plutôt au nom des maires de la région. Ce qui ne laisse pas les intéressés indifférents.

C’est le cas du maire de Télimélé qui dément et dénonce Mamadouba Bangoura. « Ce que le maire de Kindia a dit n’engage que lui seul. Je dénonce sa façon de faire et je l’attaque au niveau des médias. Quand on parle au nom du peuple, la moindre des choses à faire, c’est de consulter. Ni de près ni de loin, moi, maire de la commune urbaine de Télimélé, appartenant aux maires de la Basse Côte, je n’ai été associé à la prise d’une décision par rapport à la révision de cette constitution.

Il (le maire de Kindia, ndlr) n’a pas le statut de parler au nom des maires de la région de Kindia. Il y a eu l’élection des maires des communes de Guinée, je suis membre du bureau exécutif. Si on doit parler au nom des maires de la Basse Côte, j’ai été choisi comme point focal des maires de la région, c’est moi qui incarne le statut de parler au nom des maires de la région de Kindia.J’attire donc l’attention de monsieur Bangoura sur le fait qu’un élu doit choisir ce qu’il doit dire, quand est-ce qu’il doit le dire et pourquoi il doit le dire, parce qu’il représente la population qui l’a élu », a réagi Younoussa Goulgoul Diallo.

Choqué par cette sortie de Mamadouba Bangoura, l’élu de Télimélé annonce qu’il va poursuivre son homologue de Kindia en justice. « Je devais porter plainte contre lui, parce qu’il n’a pas le droit de parler au nom de tous les maires de la région. Il n’est rien, il n’est qu’un simple maire. Au moins s’il avait appelé les maires par téléphone pour dire voilà ce qu’il propose, nous on allait lui répondre directement. Mais il n’a associé personne ni de près ni de loin. Je lance un appel aux maires de Guinée : choisissons ce que nous devons faire, nous ne sommes pas nommés par un décret, nous sommes représentants des populations », a dit l’élu local.

Au sujet de la modification constitutionnelle prônée par le pouvoir, le maire de Télimélé dit ne pas comprendre les raisons de ce projet. « Pourquoi modifier la Constitution ? Quel est l’objectif visé ? Quelle est la nécessité de modifier cette Constitution ? Le président Alpha Condé est là depuis dix (10) ans, s’il fallait modifier cette Constitution, il fallait le faire très tôt pour lui permettre alors de développer ce pays. Moi, je ne suis pas favorable à la modification de la Constitution après neuf (9) ans de mandature », souligne Younoussa Goulgoul Diallo, élu sous les couleurs de l’UFDG.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Dégradation des libertés en Guinée : le régime Alpha Condé perd encore (RSF)

18 avril 2019 à 13 01 53 04534

C’est une évidence pour tous ceux qui vivent en République de Guinée ! Les libertés se dégradent, le régime Alpha Condé menace, enferme et tue ceux qui ont une opinion contraire sans aucune justice pour les victimes.

Si l’opposition guinéenne parle de cent trois (103) militants tués lors de ses manifestations, les acteurs de la société civile souffrent de l’embrigadement des libertés avec des PA militaires qui « tuent » toute possibilité de manifester sa désapprobation de la gestion du pays. Quoique consacrés par la Loi suprême de la République de Guinée- la Constitution- les meetings et autres formes de manifestation sont automatiquement interdits sur le territoire national par ceux qui dirigent le pays, sauf si c’est pour chanter les éloges du président.

Ainsi, même s’ils sont rejetés par la majorité des Guinéens à Conakry et dans plusieurs autres villes du pays (comme on l’a constaté lors des dernières élections locales), le parti présidentiel et ses alliés sont les seuls à organiser des manifestations dans la Guinée d’aujourd’hui avec une amplification dans les médias d’Etat où aucune autre voix discordante n’est autorisée… Exit les débats contradictoires à la RTG créés sous le régime de Lansana Conté, père de la démocratie guinéenne, les dossiers d’enquête qui pouvaient révéler la mauvaise gestion des deniers publics, etc.

Et, là où Alpha Condé et ses partisans se félicitaient d’avoir gardé les acquis du régime Lansana Conté, on apprend que c’est perdu ! La liberté de presse se dégrade et notre pays est relégué au 107ème rang sur les 180 pays classés dans le monde ! Et, avec la volonté affirmée de certains partisans du régime d’imposer le président Alpha Condé à la tête du pays même après son deuxième et dernier mandat, contre les Lois de la République (notamment la Constitution) et la majorité des Guinéens, le pire est à craindre dans ce pays…

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le classement fait par Reporters Sans Frontières (RSF)

https://rsf.org/fr/classement-mondial-de-la-liberte-de-la-presse-2019-la-mecanique-de-la-peur?fbclid=IwAR2MP6_6SWQgxQefYtYegCVy6TBGuu22pLOuusvcyYZpfkFxHsy

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Manifestation contre Alpha Condé à Dubréka : ce que disent les jeunes de Tanènè

12 avril 2019 à 15 03 35 04354

Plusieurs jeunes de la sous-préfecture de Tanènè, dans la préfecture de Dubréka, ont manifesté hier jeudi, 11 avril 2019, contre une éventuelle modification de la Constitution en vue de donner un mandat supplémentaire au président Alpha Condé. Dans une interview accordée à l’envoyé spécial de Guineematin.com, les leaders de ce mouvement ont donné les raisons qui les ont poussés à manifester dans cette dans cette localité située à environ 101 kilomètres de Conakry.

Ibrahima Sory Touré

Dans son intervention, Ibrahima Sory Touré, citoyen de Tanènè, a fait savoir qu’il est hors de question de changer la Constitution. « Cette affaire de troisième mandat pour Alpha Condé ne passera pas ! Nos frères et sœurs ont fini d’étudier il y a plusieurs années, mais ils sont assis à la maison. Il n’y a pas de travail, tout le monde est au chômage. Notre souffrance va crescendo, malgré toutes ces richesses du sol et de sous-sol que nous avons. Au lieu de régler les problèmes du moment, il pense à un troisième mandat. Amoulanfé (entendez, ça ne passera pas). Nous sommes sortis hier pour lui dire que le troisième mandat, il ne l’aura pas, ça ne passera pas », a-t-il lancé.

Abdoul Karim Camara

Abondant dans le même sens, Abdoul Karim Camara, un autre jeune anti-troisième mandat, a invité le Chef de l’Etat à accepter de se limiter à son deuxième et dernier mandat. « Nous étions dans la rue pour exiger du président de la République le respect de la Constitution. Qu’il se limite à son deuxième et dernier mandat. La jeunesse guinéenne que nous sommes, nous souffrons. Moi qui suis devant vous, je suis chauffeur, mais il n’y a pas de travail, je suis au chômage. Actuellement, on mendie pour avoir de quoi vivre. Je conseille le président de penser à la misère des guinéens et de se limiter à ce deuxième et dernier mandat. Je souhaite qu’il ne pense même pas à modifier la Constitution, parce que ça ne marchera pas, les guinéens ne l’accepteront pas », a-t-il averti.

A noter que depuis quelques mois, des appels à la modification de la Constitution en vue d’accorder un nouveau bail au président Alpha Condé se font entendre du côté des cadres du parti au pouvoir. Pour eux, cette Constitution, sur laquelle le président de la République a prêté serment lors de ses deux mandats, est subitement devenue caduque et ne prend pas en compte certaines préoccupations du moment. Donc, il faut la changer. Mais, le principal concerné ne s’est pas prononcé officiellement sur la question.

De Tanènè, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Chute d’El Béchir et de Bouteflika : « c’est un signal fort pour Alpha Condé »

11 avril 2019 à 18 06 06 04064

Le président Soudanais, Omar El Béchir, contesté depuis quatre mois, a été destitué ce jeudi 11 avril 2019, par l’armée de son pays. Au pouvoir depuis trente ans, le général El Béchir paye les frais de la colère de son peuple. C’est au même scénario qu’on a assisté en Algérie avec Abdel Aziz Bouteflika, également renversé par la rue, avec la bénédiction des fores armées.

Cette actualité inspire les acteurs politiques guinéens, dont certains estiment que cela doit servir de leçons à ceux qui ambitionnent de s’accrocher au pouvoir vaille que vaille. C’est le cas du député de Labé, Cellou Baldé, joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com ce jeudi, 11 avril 2019.

Hon. Cellou Baldé

« Les enseignants qu’on peut tirer, c’est que les peuples du monde, et particulièrement de l’Afrique, expriment de plus en plus leur besoin de démocratie, de respect de l’Etat de droit, leur besoin que les Présidents respectent les constitutions sur lesquelles ils ont juré pour exercer leur pouvoir.

Aujourd’hui, l’exemple de l’Algérie et du Soudan sont suffisamment éloquents pour ceux qui encore continuent à rêver de briguer des mandats non prévus dans la Constitution. Je crois que ce sont des exemples clairs, des signaux forts qui sont envoyés vers les dictateurs des autres pays, notamment chez nous en Guinée.

C’est vrai, à chaque révolution, il y a que les gens payent un sacrifice. Ça dépend si vous voulez de l’aspect républicain des forces de défense et de sécurité d’un pays à l’autre. Je crois que la Guinée ne fera pas exception. C’est vrai qu’ici, l’armée et le débat sont ethniques. Mais, c’est comme dans beaucoup d’autres que nous avons connu.

En Guinée, comme je le dis souvent, force restera au peuple. Le peuple de Guinée est en train de s’organiser autour du Front National pour la Défense de la Constitution ; mais également, autour d’autres plateformes revendicatives qui sont contre le tripatouillage constitutionnel, contre la présidence à vie.

Je crois qu’au moment venu, l’armée et les forces de défense et de sécurité se rangeront derrière le peuple, car la souveraineté appartient au peuple. C’est aussi un signal fort et clair lancé au Pr Alpha Condé, non seulement par le Président Issoufou du Niger, Abdel Aziz Bouteflika de l’Algérie, et maintenant par Omar El-Béchir du Soudan. Les peuples de ces pays ont pris les choses en main et ont mis fin à ces régimes de dictature dont certains ont fait 20 ans, d’autres 30 ans, avec leur cortège d’assassinat politique durant tout leur règne.

C’est un signal fort pour le Président Alpha Condé et pour tous les ennemis de la République qui gravitent autour de lui et qui sont en train de l’inciter à violer délibérément la Constitution pour briguer un mandat de plus ».

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Abidjan : Cellou Dalein rencontre d’éminentes personnalités

9 avril 2019 à 20 08 48 04484
Cellou Dalein Diallo et Mo Ibrahim

Comme annoncé précédemment, le chef de file de l’opposition guinéenne et vice-président de l’Internationale Libérale, Cellou Dalein Diallo, était parmi les invités au forum de la fondation Mo Ibrahim sur la bonne gouvernance qui s’est tenu du 4 au 7 avril 2019 à Abidjan. En plus d’avoir participé aux débats qui ont réuni d’éminentes personnalités, le président de l’UFDG a eu une série de rencontres avec certains participants à cette rencontre, dont le président ivoirien, Alassane Ouattara, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Cette année, la fondation du milliardaire soudanais « Mo Ibrahim » a décidé de traiter du préoccupant sujet de la migration et des perspectives pour les jeunes du continent. Alors que la Guinée est un pays que les jeunes fuient en masse (classée 2ème pourvoyeur de demandeurs d’asile en France après l’Afghanistan, selon le journal Le Monde), la présence du président de l’UFDG était un signal fort, illustrant son engagement sans faille pour le développement de son pays et l’amélioration des conditions de vie de ses concitoyens.

Au cours des travaux, le leader de l’opposition guinéenne a prôné la bonne gouvernance en Afrique et véhiculé un message de paix, d’unité, de tolérance et de respect de la démocratie sur le contient. Le président de l’UFDG en a profité pour rencontrer et échanger en privé avec plusieurs personnalités présentes à la rencontre. « Les rencontres se sont multipliées pour le Président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, qui s’est entretenu avec chefs d’Etats, dirigeants d’institutions, figures africaines et internationales emblématiques des secteurs publics et privés. Il a pu sensibiliser sur la situation grave de la Guinée, les risques qui pèsent sur la démocratie et partagé ses convictions sur la nécessité de bâtir un pays uni et respectueux des libertés individuelles et démocratiques », explique une source proche de l’opposant guinéen.

Au cours de son tête-à-tête avec Alassane Ouattara, Cellou Dalein Diallo a félicité le président ivoirien pour son leadership et son action à la tête de la société ivoirienne. « Ensemble, ils ont réaffirmé leurs valeurs démocratiques communes et un souhait partagé de contribuer à l’émergence économique de la sous-région et du continent », précise notre source.

Le président de l’UFDG a échangé également avec Aliko Dangote, l’homme le plus riche du continent africain, qui a exprimé son souhait de voir la Guinée se développer dans la paix et qui a partagé ses amitiés avec Cellou Dalein Diallo.

Avec Pascal Lamy, ancien Directeur général de l’OMC et directeur de l’Institut Jacques Delors pour l’Europe, les échanges ont porté sur la conjoncture économique et sociale compliquée de la Guinée dont la jeunesse désœuvrée forme le premier contingent de migrants vers l’Europe.

En outre, l’opposant guinéen s’est entretenu avec Robert Malley, le directeur de l’International Crisis Group, qui dit suivre de près la situation politique en Guinée. Une situation dit-il, marquée par les arrestations d’opposants et la « volonté » du Président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

De son côté, le président de la fondation Mo Ibrahim, a affiché devant Cellou Dalein Diallo, sa préoccupation face aux « dérives anti-démocratiques en cours en Guinée. Ce dernier lui a assuré du soutien de sa fondation dans la défense de la démocratie et des libertés individuelles », précise notre interlocuteur.

Enfin, l’opposant guinéen a eu des entretiens avec journalistes internationaux, notamment de Fraternité Matin, du Figaro et du Financial Times.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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3ème mandat pour Alpha Condé ? Le CPUG allume la mouvance et l’opposition

6 avril 2019 à 19 07 18 04184

Le parti Changement, Progrès, Unité pour la Guinée (CPUG), dirigé par Dr Ibrahima Sakho, quoiqu’opposé à toute idée de modification de la Constitution, ne se montre pas tendre avec le front anti 3ème mandat. Cette formation politique, à l’occasion de son assemblée générale de ce samedi 06 juin 2019, a tiré à boulets rouges sur les politiciens qui composent le Front National pour la Défense de la Constitution, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Devant ses partisans, venus massivement, le secrétaire général du CPUG, Soumah Ange Mohamed s’est penché sur la situation socio politique actuelle de la Guinée. Dans son intervention, monsieur Soumah a taclé la mouvance présidentielle avant de demander le départ du président Alpha Condé en 2020. « En parlant des problèmes du pays aujourd’hui, il y a la naissance du Front Nationale de la Défense de la Constitution.

Un front dans lequel beaucoup de leaders politiques se sont réunis pour empêcher un troisième mandat de la mouvance présidentielle. Nous, on en fait pas d’obstacles, on ne supporte pas les uns et les autres. Si la Constitution devait être changée, pourquoi depuis 2010 la mouvance n’a pas pris la décision de changer la Constitution ? S’il faut changer la Constitution il le faut avec de nouvelles personnes. Alpha Condé doit partir », a-t-il laissé entendre.

Poursuivant son intervention, Soumah Ange Mohamed a également égratigné les membres du front anti 3ème mandat qui, selon lui, manipulent la population guinéenne. Un groupe qu’il qualifie d’anciens collaborateurs de la mouvance présidentielle. « Ces leaders politiques qui veulent aujourd’hui un changement, on suppose que c’est des personnes qui n’ont jamais été loin de la mouvance aussi.

Parce qu’ils ont directement ou indirectement travaillé avec la mouvance. Quelque part, je suppose qu’il y’a un hic. Ceux qui cherchent aujourd’hui à convaincre la population de ne pas accepter le changement de la Constitution, c’est pour quelle raison et pour qui ? Ces politiques aujourd’hui ont assez manipulé les populations. Il faut qu’il y ait un changement », lance le secrétaire général du CPUG.

De son côté, le contrôleur général du parti CPUG, Abel Saa Tonguino, s’est dit indigné face à la mauvaise gestion de l’’assainissement de la ville de Conakry. « La semaine dernière, nous avons observé la remise de matériels d’assainissement par la société Turc Albayrak pour assainir Conakry. Les 200 poubelles, je me demande si c’est pour Kaloum seule ou toute la ville de Conakry… Le ramassage des ordures, c’est un problème structurel et organisationnel.

Qu’on te dise que c’est un étranger qui vient balayer chez toi, la société turque désormais qui doit nettoyer les maisons des guinéens. On se sent insulté que c’est soit un étranger qui vienne nettoyer ta maison. Tout ça, c’est à cause de la mauvaise gestion du régime. Le CPUG est fort en gestion et nous sommes capable de la faire par ce que nous avons les moyens, » a-t-il conclu.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622 07 93 59

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Kassory Fofana prédit l’échec du front anti 3ème mandat : « c’est une union qui n’ira nulle part »

6 avril 2019 à 12 12 51 04514

Quelques jours après le lancement du Front National pour la Défense de la Constitution, un mouvement composé d’acteurs politiques, de la société civile, de syndicats et de défenseurs des droits de l’Homme et qui entend s’opposer à toute modification de la Constitution visant à permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, le Premier ministre guinéen s’est exprimé sur le sujet.

Ibrahima Kassory Fofana s’est rendu au siège du RPG Arc-en-ciel où se tenait l’assemblée générale du parti au pouvoir, pour se prononcer sur la question, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Le chef du gouvernement guinéen a invité les responsables et les militants de la mouvance présidentielle à ne pas se préoccuper de cette « union qui n’ira nulle part. « Ne faites pas attention aux sirènes d’illusion qu’on écoute ces derniers jours. L’union de l’opposition, c’est une union qui n’ira nulle part. Nous saluons l’agrandissement des bases de notre alliance, la mouvance présidentielle ; nous saluons le retour à la mouvance de Papa Koly.

Il a compris, comme beaucoup avant lui, que la vérité c’est au sein du RPG. La vérité et l’avenir, c’est avec le Professeur Alpha Condé. Ne cédons pas à la facilité, n’écoutons pas les histoires, ici et là, qu’on raconte. La vérité est que le Professeur Alpha Condé est en train de donner à ce pays, de donner à ce peuple ce qu’il mérite », a déclaré Kassory Fofana, sous les applaudissements des militants du RPG Arc-en-ciel.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Front contre un 3ème mandat : pourtant, Alpha Condé aurait pu aider le RPG…

3 avril 2019 à 22 10 15 04154

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, les forces sociales et politiques de la Guinée ont lancé un mouvement anti troisième mandat ce mercredi à Conakry. Ce front commun pour la sauvegarde des acquis démocratiques dans notre cher pays- et qui a ainsi commencé officiellement ses activités de lutte contre le coup d’Etat constitutionnel voulu par le régime Alpha Condé et tous les promoteurs d’une troisième dictature en République de Guinée ce 03 avril 2019- sera sans coloration politique, ethnique, religieuse ou professionnelle.

Le RPG vient de loin

Tout d’abord, il importe de rappeler que le RPG est né des cendres du MND (le Mouvement national démocratique). Ce mouvement clandestin avait été créé en 1977 par Alpha Condé, feu Pr Alfa Ibrahima Sow, Bayo Khalifa et d’autres. Au fil du temps, le MND s’était d’abord mué en UJP (Unité, Justice, Patrie), avant de se transformer en RPG (Rassemblement des patriotes guinéens), puis au Rassemblement du peuple de Guinée (en gardant le même sigle, RPG).

Dans sa besace, le parti (dominé par le très autoritaire Alpha Condé, devenu seul maître à bord) a marqué les esprits aux côtés d’autres figures politiques guinéennes, notamment Bâ Mamadou de l’UNR, Siradiou Diallo du PRP, Jean Marie Doré de l’UPG, Charles Pascal Tolno du PPG… Ce parti est surtout connu pour avoir des militants déterminés et très engagés, même si son leader est considéré par certains comme un opposant peureux, qui a souvent fui les manifestations de rue, contrairement au téméraire Bâ Mamadou par exemple…

A l’issue des joutes électorales, les Guinéens ont accordé au RPG du professeur Alpha Condé les résultats suivants :

–           19, 55% des voix à la présidentielle du 19 décembre 1993 ;

–          19 députés élus le 11 juin 1995 (sur les 114) ;

–          16, 9 % à la présidentielle du 14 décembre 1998 (derrière le Général Lansana Conté, réélu avec 56,1 % et Bâ Mamadou qui était arrivé 2ème avec 24,6 % voix) ;

–          52, 52 % à la présidentielle du 07 novembre 2010 ;

–          53 élus (sur 114 députés) aux élections législatives du 28 septembre 2013 ;

–          57, 85 % des voix à la présidentielle du 11 octobre 2015

Le géant RPG succombera-t-il dans la tourmente ?

Cette ultime victoire du RPG (rebaptisé RPG arc-en-ciel en 2010) par un coup KO à la présidentielle du 11 octobre 2015 pourrait bien être l’apogée de ce parti qui a semblé lier son avenir à celui de son incontesté leader. Un des effets secondaires du mouvement anti troisième mandat- qui regroupe d’abord les adversaires du régime- pourrait engendrer, à long terme, des démissions de certains cadres et proches du pouvoir. Il n’est pas à exclure que des figures insoupçonnées du RPG soutiennent la constitution et les progrès démocratiques de la Guinée face à la volonté du chef de l’Etat (81 ans) et à ceux qui le poussent à s’accrocher au pouvoir jusqu’à sa mort, comme Sékou Touré et Lansana Conté…

Les dindons de la farce !

Que le président Alpha Condé finisse par accepter de se plier au respect de la Constitution et ne pas se représenter après 2020 ou pas, les cadres du parti présidentiel pourraient regretter leur choix au bout de la contestation. Le parti risque même de se désagréger par manque de leader accepté de tous, lorsque le projet de pouvoir à vie échouera et que des élections « démocratiques » seront organisées, même sous Alpha Condé ; si ce dernier ne le fait que par contrainte, à l’issue des mouvements de protestation…

Sous la première République, ce sont Sékou Touré et ses hommes qui faisaient et défaisaient les puissants du pays. Le PDG, parti unique, était plus que fort et ses cadres s’imposaient naturellement sur tous les autres citoyens. La mort du dictateur a presque enterré le parti. Trente-cinq ans après, le PDG ne parvient à faire élire aucun député sur les 114 de l’Assemblée nationale, ni aucun maire sur les 342 circonscriptions de la Guinée ! Et, cet ancien géant politique de la Guinée ne peut même plus imaginer dans ses rêves revenir à la tête du pays qu’il a pourtant eu le temps de gérer comme sa propriété privée, pendant 26 années… Même Aminata Touré, la bien aimée fille de Sékou Touré, a dû se présenter comme candidate indépendante (et s’éloigner ainsi de l’idéologie de son défunt père) pour se faire élire à la mairie de Kaloum…

Sous la deuxième République, le Général Lansana Conté, père de la démocratie en République de Guinée, pouvait même décider où son parti, le PUP, devait « prendre » et où il allait « laisser gagner » ses opposants. Après sa mort, le PUP, comme le PDG, est incapable d’avoir ni un député, ni un maire sur l’ensemble du territoire national…

Premier à accéder à la magistrature suprême de la Guinée par la voie électorale, Alpha Condé ne semble pas aujourd’hui vouloir être l’exception ! Son parti, non plus, refuse de s’inspirer des échecs des deux anciens partis au pouvoir. L’unique voix de l’honorable Saloum Cissé (secrétaire général par intérim du RPG arc-en-ciel et premier vice-président de l’Assemblée nationale)- qui avait hasardé un pronostic d’une victoire du RPG arc-en-ciel en 2020 sans le président historique- a été étranglée. L’homme aurait été tellement critiqué que lui-même se serait rétracté. « C’était une bêtise politique » avait alors commenté Amadou Damaro Camara, qui a pris le dessus et qui ne fait plus mystère de son soutien à une présidence à vie pour l’homme « providentiel », Alpha Condé.

« Les révolutions n’ont lieu que quand les modérés se laissent conduire par des furieux, et les clairvoyants par des aveugles » (Chauvot de Beauchêne).

A ce jour, on peut être le plus nul et le moins vertueux de la République, mais quand on est capable de mettre entre parenthèse sa dignité pour insulter ceux qui soutiennent le respect de la Constitution et l’alternance en Guinée, on peut se faire nommer au poste de son choix. Ce qui, évidemment, met beaucoup de cadres et intellectuels guinéens dans un dilemme : choisir la démocratie dans son pays ou les délices du pouvoir finissant ! Ce sont eux qui haïssent le plus ce débat portant sur le changement (ou modification) de la Constitution qui permettrait au professeur Alpha Condé de continuer à diriger la Guinée après 2020. Ces cadres souhaitent que ce débat se fasse le plus tard possible, le temps pour eux de s’enrichir au maximum et de placer les leurs, avant de se présenter à la dernière minute comme étant de ceux qui n’avaient JAMAIS hésité de soutenir le respect des règles démocratiques…

« On échoue plus souvent par timidité que par excès d’audace », estime David Grayson

Au-delà de ce qui aurait pu muer le militant Alpha Condé en prédateur de la démocratie, il est à s’interroger sur le mutisme des cadres valeureux du RPG arc-en-ciel, qui auraient pu demander au chef de l’Etat de soutenir un des leurs ? Car, Dieu sait qu’au-delà des acteurs connus du grand public- et qui ont déjà l’étoffe de se faire accepter à une élection présidentielle- de nombreux autres hauts cadres (dont certains ne travaillent même pas dans le secteur public) pouvaient porter haut l’étendard jaune du RPG arc-en-ciel. Malheureusement, ils risquent tous de payer cher la facture de leur avarice d’aujourd’hui par le bannissement politique qui sanctionnera inéluctablement la chute de leur système, s’ils cherchent à entraver la marche du peuple de Guinée vers une démocratie véritable…

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Maitre Kabélé à l’opposition : « nous avons emprunté un chemin sur lequel il y aura… »

12 mars 2019 à 18 06 18 03183

Le président du Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD), maitre Abdoul Kabélé Camara, continue ses consultations avec les acteurs politiques guinéens. Après avoir rencontré Cellou Dalein et Sidya Touré, l’ancien ministre de la sécurité d’Alpha Condé a reçu ce mardi, 12 mars 2019, Dr Faya Millimouno. C’est le siège du cabinet de maitre Kabélé à Kaloum qui a servi de cadre à cette rencontre, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’objectif de cette rencontre était d’échanger avec le leader du Bloc Libéral sur la situation sociopolitique guinéenne en général. La démarche vise également à discuter par rapport à la mise en place d’une large coalition de partis politiques pour faire face à toute velléité de modification de la Constitution guinéenne…

Selon Me Abdoul Kabélé Camara l’heure est à la mobilisation de tous les hommes politiques du pays afin de sortir le pays des maux dont il souffre, causé par le non respect des lois de la République. « Nous avons emprunté un chemin sur lequel il y aura beaucoup d’obstacles. Mais, nous savons qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. Dans nos rangs, nous avons des lions, des éléphants.

Nous nous donnerons la main, nous irons comme des jumeaux, pour leur dire que nous n’avons aucune prétention d’acquérir le leadership de quoi que ça soit. Notre seul combat, c’est le combat à mener, c’est le combat pour la sauvegarde des acquis démocratiques et il faut que ça soit dès a présent. Nous irons comme des jumeaux, le RGD et le Bloc Libéral, d’autres se joindront à nous parce que, pour gagner, il faut réunir ceux qui peuvent s’entendre facilement », indique-t-il.

Par ailleurs, maitre Abdoul Kabélé Camara a précisé que le combat que l’opposition mène aujourd’hui est profitable à tout le monde, même au RPG-arc en ciel. « Pour l’instant, l’essentiel c’est de sauvegarder les acquis démocratiques. Vous en avez besoin si vous êtes au pouvoir demain, UFDG en a besoin, nous en avons besoin, tous les partis en ont besoin, même le RPG a intérêt à comprendre qu’il faut que les acquis démocratiques soient respectés », a expliqué le président du RGD.

De son côté, le président du Bloc Libéral, Dr Faya Millimouno, a remercié le président du RGD pour la main tendue et reste confiant qu’avec Me Kabélé Camara, les lignes vont bouger. « Nous sommes en politique, ce n’est pas juste pour occuper un fauteuil de ministre. Nous sommes en politique pour veiller à ce que certaines valeurs prennent corps dans la société guinéenne. Mais, cela dépend de comment nous nous comportons. Le BL a toujours travaillé à l’unité de l’opposition.

Mais, quelque part, nous nous sommes heurtés à des obstacles qui sont objectifs, qui nous font conclure parfois que dans la société guinéenne que beaucoup de personnes, y compris l’Elite, on a l’impression que la loi, c’est un encombrement. Nous avons un grand espoir avec Me Camara qui connaît quand même de quoi on parle, quand on parle de loi, parce que c’est un homme de droit. C’est pourquoi, c’est un plaisir pour le BL de répondre à cette invitation », s’est-il réjoui.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tel:224623532504

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Le budget du chef de file de l’opposition bloqué : « on est dans la jungle… »

12 février 2019 à 8 08 32 02322

Depuis plus d’une année maintenant, le chef de file de l’opposition guinéenne ne reçoit pas son budget. Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, ne digère cet état de fait. L’opposant qui a contacté Guineematin.com par téléphone, s’en prend au Président Alpha Condé qu’il accuse de transformer la Guinée en jungle.

C’est en 2017 que Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, a commencé à recevoir son budget de chef de file de l’opposition, en raison de 500 millions de francs guinéens par trimestre. Mais, au bout de quelques mois, le déblocage de l’argent a été arrêté. Depuis, le président de l’UFDG n’a plus rien perçu de ce budget et il n’a non plus reçu les deux véhicules prévus par la loi portant sur le chef de file de l’opposition.

Plus d’une année après, le vice-président de l’UFDG s’insurge contre cette situation. Dr Fodé Oussou Fofana rappelle d’abord que ce budget n’est pas une subvention qui est donnée à l’UFDG, encore moins une aumône. « Cette affaire de chef de file de l’opposition et le budget qui est lié est du domaine de la loi. Ce n’est pas la volonté de monsieur Alpha Condé, ce n’est pas son argent, ce n’est pas lui qui paye, c’est du domaine de la loi. C’est la loi qui dit que le chef de file de l’opposition, c’est le leader du parti de l’opposition qui a le plus grand nombre de députés à l’Assemblée nationale.

Et c’est la même qui dit que le chef de file de l’opposition a droit à un budget qui a été voté. Ce n’est pas honteux donc de prendre l’argent du budget du chef de file de l’opposition. C’est comme le Président de l’Assemblée nationale qui a un budget de souveraineté, c’est comme le Président de la République qui a un budget de souveraineté, c’est comme le Président de la Cour suprême, c’est comme les présidents de toutes les institutions qui ont un budget », a déclaré le président du groupe parlementaire Libéral-Démocrate à l’Assemblée nationale.

Parlant du blocage de ce budget et de tous les avantages consacrés au chef de file de l’opposition, Fodé Oussou Fofana estime que c’est « parce qu’on est dans la jungle, on est dans la merde. Alpha Condé fait ce qu’il veut, il traite les Guinéens comme il veut, il n’y a personne qui peut ouvrir les yeux pour dire que ce n’est pas normal ce qu’il fait. Sinon, un Président de la République n’a aucune autorité de bloquer un budget d’une institution qui est consacrée par la loi. Parce que ce n’est pas de l’aumône qu’il donne, c’est du domaine de la loi. On n’a pas besoin de s’entendre avec le chef de file de l’opposition pour lui donner son donner son budget. Si la loi dit de lui donner un budget, il doit le recevoir ».

L’opposant précise toutefois, que sa sortie ne vise pas à réclamer le budget du chef de file de l’opposition mais elle vise plutôt à dénoncer cette autre violation manifeste de la loi par le Président Alpha Condé. « De toutes les façons, on ne se bat pas pour un budget de chef de file de l’opposition. Notre objectif, c’est d’amener Cellou à Sékhoutouréya. Mais ce qui est énervant, c’est le fait que monsieur Alpha Condé instaure la dictature et fait ce qu’il veut. C’est comme si l’argent de la Guinée est devenu son argent, il le donne à qui il veut », a-t-il expliqué.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Le ministre Keïra sur les tueries de manifestants : « ceux qui ont tué les jeunes sont des voyous »

8 décembre 2018 à 9 09 06 120612

Comme annoncé dans nos précédentes publications, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Alpha Ibrahima Keïra, était hier vendredi, 07 décembre 2018, face aux députés pour défendre le budget 2019 de son département et demander son approbation par les parlementaires. Et à cette occasion, le ministre a dû s’expliquer sur les tueries de 103 jeunes enregistrées lors des manifestations de l’opposition à Conakry.

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Départ de l’opposition : Telliano perd son poste au Parlement

6 décembre 2018 à 10 10 37 123712

Le départ de Jean Marc Telliano de l’opposition républicaine fait ses effets jusqu’au sein du Parlement. L’UFDG qui l’avait porté à la tête de la commission fonction publique, affaires sociales et affaires religieuses, a décidé de lui retirer la direction de cette commission. Le président du RDIG est remplacé par madame Assiatou Bah Diallo, épouse de feu Siradiou Diallo, a appris un reporter de Guineematin.com sur place.

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Grève de la faim : Faya Millimono et Cie chassés par la police

5 décembre 2018 à 12 12 05 120512

Comme prévu, le Bloc Libéral a lancé ce mercredi, 05 décembre 2018, sa grève de la faim pour protester contre la militarisation de l’Axe et la non reprise des cours dans les écoles. Dr Faya Millimono, le président du parti, et ses collaborateurs sont allés s’installer sur l’esplanade du stade du 28 septembre de Conakry où ils comptaient passer quatre jours.

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Marche de l’opposition : circulation normale sur la route Le Prince

29 novembre 2018 à 9 09 43 114311

L’opposition républicaine appelle ses partisans à une marche pacifique ce jeudi de Dixinn au Palais du Peuple, quelques jours après la militarisation de certaines parties de la ville de Conakry. La circulation routière est normale ce matin entre Cosa-Bambeto-Hamdallaye, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Marche de l’opposition : un jeune blessé à Hamdallaye

15 novembre 2018 à 16 04 23 112311

Abdoul Razzak Diallo, âgé de 20 ans, a été blessé par un projectile dont la nature n’est pour le moment pas précisée par le médecin qui l’a reçu à l’hôpital Jean Paul II de Taouyah, dans la commune de Ratoma, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

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Faranah : les assurances et les exhortations du nouveau maire de la ville

6 novembre 2018 à 13 01 42 114211

Près de trois semaines après son élection, le nouveau maire indépendant de la ville de Faranah a pris fonction hier lundi, 05 novembre 2018. A cette occasion, Oumar Camara a promis d’être le maire de tous les habitants de la ville et d’impulser un nouveau souffle à la commune urbaine pour la mettre sur le chemin du développement, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

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