Décès de Saïdou Diallo : « je lui ai dit de ne pas sortir puisqu’on tue les gens »

7 décembre 2019 à 19 07 32 123212

Comme annoncé précédemment, Mamadou Saïdou Diallo, 24 ans, est décédé ce samedi, 07 décembre 2019, après avoir reçu une balle hier après les obsèques des 8 jeunes tués lors des précédentes manifestations du FNDC, à Conakry. Interrogé par un reporter de Guineematin.com, son grand frère, Alhassane Diallo, est revenu sur les circonstances de sa mort.

Alhassane Diallo, grand frère de feu Mamadou Saïdou Diallo

« Hier, on m’a appelé lorsque je quittais le boulot pour m’informer que mon jeune frère a été touché par une balle. J’ai demandé c’est où exactement, ils m’ont dit que c’est à Bambéto magasin. Directement, j’ai appelé la famille pour les informer. Mais, c’est juste à 20 heures qu’on a su qu’il était couché à l’hôpital Jean Paul II. On s’est rendus sur les lieux à 21 heures et nous l’avons transporté à l’hôpital Donka, directement aux urgences. Ce samedi matin, à 7 heures, on l’a transféré dans une autre salle. Et à 12 heures, on nous a informés qu’il est décédé », a-t-il expliqué, précisant que la balle a touché son jeune frère à la tête.

Frère jumeau du défunt, Mamadou Souaïbou Diallo, est inconsolable. Comme s’il avait vu les choses, il a tenté vainement de convaincre son jumeau de ne pas sortir pour aller assister aux obsèques d’hier.

Mamadou Souaïbou Diallo, frère jumeau de feu de Mamadou Saïdou Diallo

« Avant-hier, on était ensemble et on jouait ensemble. On disait qu’on allait se présenter cette année pour refaire le Baccalauréat puisqu’on a échoué par deux fois. Le soir, je lui ai dit de ne pas sortir puisqu’on tue les gens. Je lui ai dit de rester avec moi mais il n’a pas accepté. Chaque fois qu’on lui disait de rester à la maison et de ne pas sortir manifester, il n’acceptait pas. Hier encore, à 13 heures, je lui ai dit à nouveau de ne pas aller à l’enterrement mais il m’a promis qu’il allait revenir. Comme je ne voulais pas qu’on se dispute, je l’ai laissé partir. J’étais à Bantounka en train d’enseigner des enfants, lorsqu’on m’a appelé pour me demander si c’est moi Souaïbou. J’ai dit oui et on m’a dit au téléphone qu’on a tiré sur mon jumeau et qu’il a reçu la balle dans la tête. Directement, j’ai pris la moto pour me rendre à Donka. A chaque fois que je venais le voir, je trouvais qu’il respirait. J’ai passé la nuit à côté de lui et c’est aujourd’hui, à 12 heures, qu’on m’a dit qu’il est décédé ».

Feu Mamadou Saïdou Diallo

Mamadou Saïdou Diallo est le 23ème jeune tué par balle depuis le début des manifestations pilotées par le Front National pour la Défense de la Constitution et qui visent à barrer la route au projet de changement de la Constitution, qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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Participation de l’UFDG au dialogue politique : Cellou Dalein apporte des précisions

7 décembre 2019 à 19 07 12 121212

La reprise du dialogue politique inter-guinéen, voulu par les partenaires, est diversement appréciée dans les états major des partis politiques. A l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), certains sont allés jusqu’à évoquer un dialogue relatif au contesté projet de nouvelle Constitution. A l’occasion de l’assemblée générale de ce samedi, 07 décembre 2019, Cellou Dalein Diallo a tenu à mettre les points sur les i et lever l’équivoque, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le président de l’UFDG s’est dit conscient du fait que beaucoup de militants et sympathisants s’interrogent sur les raisons qui ont amené le parti à aller au dialogue politique. Pour éclairer la lanterne des uns et des autres, Cellou Dalein a apporté des précisions. « Beaucoup de gens s’interrogent et ne comprennent pas, parce que tous les dialogues auxquels on a participé n’ont pas donné de résultats parce que les résolutions, les décisions qui ont été prises, n’ont pas été appliquées. Vous savez le combat qu’on a mené pour obtenir l’organisation des élections locales, pour obtenir que les chefs de quartiers ne soient pas nommés à la discrétion des autorités, mais qu’on tienne compte de la sensibilité des habitants de chaque district et de chaque quartier, sensibilité exprimée lors des élections locales. La présidence de la République a diffusé un communiqué pour demander la reprise du dialogue, pour définir les calendriers et les modalités d’installation des chefs de quartiers et de la mise en place des conseillers régionaux. Parce que normalement, au regard de la loi sur les collectivités locales, les régions devraient être gérée par les conseillers régionaux. Bien entendu, on devrait faire ça dès après les élections locales. Ils n’ont pas voulu le faire. Maintenant, par l’intermédiaire des partenaires techniques et financiers, et à travers ce communiqué, le gouvernement dit qu’on va mettre les chefs de quartiers et les conseillers régionaux. Venez, on va voir dans un autre cadre de dialogue, comment on va finaliser les élections locales », a-t-il introduit.

Devant cette sollicitation, Cellou Dalein a dit à ses partisans, qu’il fallait y participer pour voir si l’autre camp est de bonne foi. « Il fallait qu’on aille. On ne sait jamais s’ils sont de bonne foi, vous le savez. Mais, lorsqu’il s’agit d’aller prendre le bénéfice d’un combat qu’on a mené des années, pour que les quartiers et les districts qu’on a gagnés, qu’on puisse désigner les chefs de quartiers, nous avons dit oui, nous allons répondre. Mais, je vais vous assurer, on ne parle pas là-bas de constitution. La constitution, nous l’empêcherons. C’est pourquoi je vous ai dit de sortir massivement mardi prochain. C’est deux points qui sont inscrits là-bas : quand et comment on met en place les chefs de quartiers conformément au code électoral et au code des collectivités locales ? Quand et comment on installe les conseils régionaux conformément au code électoral et au code des collectivités locales ? L’autre point à l’ordre du jour, c’est comment se préparent les élections législatives ? Jusqu’à maintenant, nous avons dit qu’il faut qu’on continue de se recenser. Il n’y aura pas d’élections sans nous. Si les conditions d’une élection transparente ne sont pas réunies, il n’y aura pas d’élections. Si nous n’avons pas décidé de boycotter ou d’empêcher, nous allons essayer d’améliorer pour que tout le monde puisse se recenser et pour qu’on assainit complètement le fichier conforment aux recommandations de la mission d’audit ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Le PADES prévient : « si la CENI ne fait pas son travail, nous allons vers la déstabilisation du pays »

7 décembre 2019 à 18 06 19 121912

Le processus d’enrôlement des électeurs dans la perspective des législatives du 16 février 2020 continue susciter la colère des politiciens guinéens. Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), a fait part de son indignation devant les multiples couacs qui entourent ce processus entamé depuis plus de deux semaines.

A l’occasion de l’assemblée du parti, tenue ce samedi, 7 décembre 2019, Dr Kaba a dit craindre pour la stabilité de notre pays à cause de ce qui est en cours de préparation, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour Dr Ousmane Kaba, l’enrôlement des mineurs est un drame qui se passe aussi bien du côté du parti au pouvoir que de l’opposition. « On remarque qu’il y a beaucoup de problèmes autour de ces élections. Le recensement ne se fait pas correctement. Aujourd’hui, tout le monde en est conscient. On a partout, sur toute l’étendue du territoire national, des jeunes gens qui ont moins de 18 ans qui sont en train de se faire recensés, pas seulement du côté du pouvoir d’ailleurs. Ça veut dire que nous avons une question fondamentale à nous poser en tant que guinéen. Est-ce que réellement nous voulons la paix dans notre pays ? Est-ce que nous voulons la stabilité ? J’ai l’impression qu’en Guinée, nous avons un vrai problème. C’est que, ce pays manque réellement d’éthique, de morale à tous les niveaux. C’est extraordinaire. Les chefs de quartiers de tous les bords sont en train de faire du n’importe quoi pendant les élections », a lancé ouvertement Dr Kaba.

Parlant de la reprise du dialogue politique inter-guinéen, Dr Ousmane Kaba estime que le pouvoir a commencé à lâcher du lest. « Pour le moment, je constate simplement qu’on a libéré tous les prisonniers politiques du FNDC. Ce qui est un premier pas. C’est un premier pas qui va dans le bon sens. Nous allons voir maintenant le contenu de ce dialogue, pour voir si le gouvernement écoute réellement, si la CENI aussi écoute les acteurs politiques dans le processus électoral ».

Toutefois, le président du PADES met en garde la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) en ce qui concerne l’établissement et la révision du fichier électoral. Dr Kaba craint que les agissements sur le terrain ne soient à la base d’une déstabilisation de notre pays. « Ce qui me semble aujourd’hui être le danger le plus important pour notre pays, c’est vraiment le travail de la CENI. Si la CENI ne fait pas son travail correctement, ne fait pas le recensement correctement, qu’on n’a pas un bon fichier électoral, je pense que nous allons vers des difficultés et la déstabilisation de ce pays. Et il faut que les guinéens comprennent que tout ne revient pas au président de la République ou au gouvernement. Chacun d’entre nous est comptable quelque part. Si on met des adultes à la CENI, il faudrait vraiment aussi que ces gens fassent leur travail et ne mettent pas la Guinée dans les problèmes, dans l’instabilité, dans la violence. Parce que des élections mal préparées, génèrent de la violence malheureusement. Parce que ça génère beaucoup de frustration », a lancé Dr Kaba.

D’ailleurs, le président du PADES dit avoir encore en mémoire la mascarade électorale à Kankan au cours des élections locales du 04 février 2018. « Je sais de quoi je parle. Puisque j’ai vécu en direct les dernières élections locales où j’étais à Kankan. Vous vous souvenez et on trouvait des gens avec plein de procurations et vraiment, c’était la tricherie à une échelle que je n’ai jamais vue. Ça veut dire que si on continue dans ce sens, la Guinée va vers beaucoup de difficultés et les premiers responsables sont déjà, ceux qui sont à la CENI, qui je rappelle on plus de 18 ans. Personne n’est obligé de respecter des consignes qui vont contre l’intérêt du pays. J’en appelle vraiment à la conscience des commissaires de la CENI qui sont responsables devant l’histoire ».

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Cellou Dalein sur les législatives : « la fraude qui a commencé ne passera pas »

7 décembre 2019 à 17 05 11 121112

Les dysfonctionnements qui entourent le processus d’enrôlement des électeurs continuent de susciter la colère des opposants au régime Alpha Condé. Ils accusent ouvertement le pouvoir et la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) de préparer une fraude au bénéfice du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir. Pour Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition, la fraude ne passera pas. Il l’a dit à l’occasion de l’assemblée générale du parti, tenue ce samedi 07 décembre 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son intervention, Cellou Dalein a commencé par faire observer une minute de silence à la mémoire de feu Mamadou Saidou Diallo, âgé de 24 ans, atteint par balle à la tête vendredi soir, alors qu’il revenait de l’inhumation de 8 autres victimes du projet de 3ème mandat pour Alpha Condé. « Le bilan macabre de la répression des manifestations du FNDC aujourd’hui est de 23 jeunes, pour la plupart âgés de moins de 20 ans. Ils ont été abattus à bout portant par les forces de défense et de sécurité, dont les agents sont chargés d’assurer sans discrimination la sécurité de tous les citoyens. Ils sont à la base de la mort de plus de 128 jeunes guinéens qui étaient en train d’exercer leur droit de manifester dans les rues et sur les places publiques conformément aux dispositions de l’article 10 de notre constitution. Le drame, c’est qu’ils n’auront jamais droit à la justice sous le règne d’Alpha Condé. Le drame, c’est qu’un gouvernement de la République n’éprouve ni pitié, n’exprime ni compassion, ne diligente aucune enquête pour savoir dans quelles circonstances on a tué des citoyens, et qui est l’auteur du crime. Nous sommes dans la Guinée d’Alpha Condé qui se caractérise entre-autres par l’impunité totale, des gens qui tuent d’autres gens qu’on ne considère pas comme étant des citoyens de ce pays », a-t-il fustigé.

Parlant des couacs qui entourent actuellement la révision des listes électorales, Cellou Dalein Diallo a dit qu’il n’y a jamais eu d’élections transparentes depuis l’arrivée au pouvoir d’Alpha Condé en 2010. Selon lui, la fraude commence avant les élections, c’est-à-dire dans la phase de recensement des électeurs. « Partout dans les quartiers, des communes de Conakry, de l’intérieur, le matériel n’a pas été là au bon moment, les consommables manquaient, les pannes sont fréquentes. Les citoyennes viennent pour se faire enrôler en vue de sanctionner cette mauvaise gouvernance, mais ils n’arrivent pas à exercer ce droit de se faire enrôler. Des obstructions sont faites partout, à l’intérieur du pays comme à l’extérieur. Au Sénégal, ils ont fermé, ils n’ont même pas commencé et madame l’ambassadeur a diffusé un communiqué signé d’elle, que c’est suspendu jusqu’à nouvel ordre ; et jusque maintenant, ils n’ont pas recommencé. A Abidjan, tout le matériel est arrivé, mais jusque-là on n’a pas pu le transporter. On dit que la CENI n’a pas envoyé d’argent. A Bruxelles, en Europe, même ceux qui sont enregistrés avec leur propre carte d’électeur, ils ne peuvent pas s’enrôler ; il faut qu’ils présentent un passeport biométrique en cours de validité », a-t-il dénoncé.

Pour Cellou Dalein Diallo, avec ces nouvelles exigences imposées aux électeurs de l’étranger, il n’y a aucun doute que le pouvoir veut à tout prix exclure les militants de l’opposition, notamment de l’UFDG. « Comment voulez-vous que les passeports biométriques qui ont été émis il y a seulement deux ans, qu’on ne trouve même pas dans les ambassades, soient exigés aux électeurs ? Aussi, tout le monde ne peut pas revenir à Conakry pour avoir un passeport biométrique. Il y en a qui ont des actes de naissance, délivrés par les communes, l’administration guinéenne, ce n’est pas valable, il faut avoir des passeports biométriques en cours de validité. Il faut qu’ils trouvent des moyens de vous exclure parce que la mauvaise gouvernance d’Alpha Condé aussi, c’est d’exclure une partie de la population, de la communauté nationale. (…) C’est voulu et organisé pour qu’il y ait un fichier taillé sur mesure, capable de donner une majorité absolue à Alpha Condé pour qu’à défaut d’un référendum, il fasse passer sa constitution par voie parlementaire. C’est cette fraude qui a commencé, mais je vais vous dire tout de suite que ça ne passera pas », a-t-il dit avec insistance.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Obsèques des opposants au 3ème mandat : Cellou Dalein rouge de colère contre les autorités

6 décembre 2019 à 17 05 34 123412

Les huit (8) jeunes tués lors des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat ont été enterrés ce vendredi 6 décembre 2019, au cimetière de Bambéto, dans la commune de Ratoma. Une foule importante de partisans du mouvement et de parents des victimes a accompagné les défunts à leur dernière demeure. Le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a saisi l’occasion pour dénoncer la banalisation de la vie humaine par les dirigeants actuels de notre pays, a constat sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est dans une atmosphère de tristesse que l’enterrement de ces jeunes gens, victimes du 3ème mandat pour Alpha Condé, a eu lieu. Visage sombre, lunettes noires, Cellou Dalein Diallo a dénoncé avec véhémence l’attitude des autorités guinéennes, notamment des forces de l’ordre, qu’il accuse de tirer à bout portant sur de jeunes manifestants sortis pour exercer un droit consacré par la loi suprême. « Je suis triste d’aller inhumer ce groupe de 8 jeunes, âgé pratiquement pour la plupart de moins de 20 ans. Ils ont été abattus par les forces de l’ordre dont les agents ont la charge d’assurer la sécurité de tous les citoyens. Nous sommes maintenant à 128 inhumations ici, tous des jeunes, à la fleur de l’âge, qui étaient en train d’exercer un droit constitutionnel, celui de marcher dans les rues et dans les places publiques. Ils n’ont jamais eu droit à la justice, ils ne l’auront pas sous le règne d’Alpha Condé hélas. Depuis Zakariou en 2011 jusqu’à Abdourahimi, ils ont été arrachés à l’affection de leurs proches, alors qu’ils n’ont rien fait. Je suis triste pour mon pays de voir ces assassinats récurrents de jeunes gens à la fleur de l’âge, qui n’ont rien fait, mais personnes d’entre vous, ni même vous les journalistes, ni les organisateurs, ni les riverains, personne ne sera interrogé dans quelles circonstances ils ont été tués », a déploré le chef de file de l’opposition.

En outre, Cellou Dalein a fustigé l’attitude des autorités qui avaient accepté que la prière sur ces victimes se fasse à la grande mosquée Fayçal avant de se raviser. « Ce que je déplore, c’est que Alpha Condé a estimé que les victimes n’avaient pas le droit d’être priés à la grande mosquée, qu’on n’avait pas droit de procéder à la levée des corps à Ignace Deen. Il fallait que par leurs propres moyens, ils venaient les jeter dans la commune là, pour dire que ce n’est pas des citoyens qui ont le droit d’être priés à la grande mosquée de Fayçal. C’est triste. Malgré tout ce que le FNDC a fait pour faire fléchir la position des autorités pour qu’elles acceptent qu’on prie les corps à la grande mosquée, ils n’ont pas voulu. C’est la plus grande mosquée, c’est la mosquée centrale, c’est même la mosquée centrale. Vous voyez beaucoup de gens n’ont pas pu prier ici parce qu’ils ne peuvent pas contenir dans la mosquée de Bambéto. Même ce droit leur a été refusé », a-t-il fustigé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kounsitel (Gaoual) : l’enrôlement des électeurs émaillé de plusieurs problèmes

5 décembre 2019 à 14 02 18 121812

Lancée officiellement le 21 novembre 2019, l’opération d’enrôlement des électeurs et de révision des listes électorales ne se passe bien dans la commune rurale de Kounsitel, relevant de la préfecture de Gaoual. Selon un agent sur le terrain qui a contacté a rédaction de Guineematin.com, les travaux sont compliqués par plusieurs problèmes auxquels sont confrontés non seulement les agents recenseurs mais aussi les citoyens.

Boun Malick Bah, conseiller communal à la mairie de Kounsitel, VP de la CAERLE n°0275

Boun Malick Bah, conseiller communal à la mairie de Kounsitel est le vice-président de la Commission Administrative d’Etablissement et de révision des Listes Électorales n°0275. Une CAERLE qui couvre les districts des Himaya et de Dinguetery pour un total de 8 bureaux de recensement. Selon lui, depuis le début de cette opération, son équipe est confrontée à beaucoup de problèmes sur le terrain.

« D’abord, les bureaux où se font le recensement sont très éloignés l’un des de l’autre. Quand on quitte un bureau, on va parcourir une dizaine de kilomètres pour arriver à un autre. Et les routes sont impraticables. Certains villages se trouvent des montagnes, on est obligés de laisser les motos en bas pour monter dans le village et enrôler les habitants de ces localités. Nous avons commencé les travaux le 21 novembre, et jusqu’à présent nous n’avons pu faire que 3 bureaux.

Nous sommes arrivés au quatrième bureau hier soir. Et, je précise que nous n’avons rien reçu de la CENI jusqu’à présent. C’est grâce au maire de Kounsitel que nous avons pu commencer le travail. C’est lui qui a pris son propre argent pour donner aux responsables de toutes les CAERLE de sous-préfecture pour qu’on puisse acheter le carburant et aller travailler sur le terrain », explique notre interlocuteur.

Cet élu à la mairie de Kounsitel déplore aussi l’organisation que son équipe a trouvée sur le terrain, et qui empêche beaucoup d’électeurs à se faire enrôler. « Il n’y a pas beaucoup de bureaux de recensement, certains citoyens sont obligés de parcourir 5 kilomètres s’ils veulent se faire enrôler. Ce qui fait que beaucoup de personnes n’arrivent pas à se faire enrôler. Le premier bureau où nous sommes passés se trouvait dans le secteur de Madina Dian.

Mais, le président du district a jugé nécessaire qu’on le déplace pour aller s’installer à Kourèwel parce que c’est là-bas où se trouverait la majorité de la population. Et puisqu’il est recommandé quand on arrive dans une localité, de rencontrer toujours l’autorité locale, échanger avec elle avant de commencer le travail, nous sommes partis nous installer là où le président du district nous a demandé de rester. Donc, les habitants de Madina Dian aussi ont dit qu’ils n’iront pas là-bas parce que c’est distant », a-t-il regretté.

Sur le plan logistique également, la situation n’est pas bonne. Boun Malick Bah souligne qu’il n’y a pas de certificats de résidence, « on n’a pas non plus de récépissés. On a appelé à Gaoual pour demander à ce qu’on nous aide à avoir des récépissés, mais on nous a fait comprendre que ça manque là-bas aussi. Le nombre de récépissés qui était venu est déjà fini. Donc nous travaillons ici dans des conditions extrêmement difficiles », alerte monsieur Bah.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Coyah : arrestation de plusieurs responsables de CAERLE issus de l’UFDG

4 décembre 2019 à 16 04 00 120012

Au moins cinq présidents de CAERLE (Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales), issus de l’UFDG, ont été arrêtés ce mercredi, 04 décembre 2019, dans la sous-préfecture de Manéyah, relevant de la préfecture de Coyah. C’est l’honorable Aliou Condé, un des vice-présidents du principal parti d’opposition du pays, qui a confié l’information à la rédaction de Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Selon lui, ces opposants ont été mis aux arrêts parce qu’ils ont refusé de boycotter l’opération d’enrôlement des électeurs et de révision des listes électorales en cours. « Comme ils font le travail conformément aux instructions de la CENI, les autorités administratives locales ont demandé à ce qu’on les change et qu’on les remplace par d’autres personnes. Et comme ils ont refusé cette modification, ce sont des pick-up de la gendarmerie qui sont allés aujourd’hui pour les ramasser », a-t-il annoncé.

Les personnes interpellées sont : « Mohamed Camara de la CAERLE 2137 de Bentourayah Village ; Thierno Aliou Diallo de la CAERLE 2145 de Fassia Centre ; Aboubacar Sabari Conté de la CAERLE 2164 du secteur CBA ; Amadou Kendouma Sow de la CAERLE 2150 du Km36 et Mamadou Djan Diallo de Kassonyah. Ce dernier n’a pas eu le temps de nous communiquer le numéro de sa CAERLE. Les gendarmes ont retiré son téléphone au moment où il voulait le communiquer », a précisé le député Aliou Condé.

Il ajoute qu’il n’est pas exclu que deux autres présidents de CAERLE issus de l’UFDG soient arrêtés. « Il y a deux autres CAERLE de cette sous-préfecture qui sont dirigées par des membres de l’UFDG. Les gendarmes ont commencé les arrestations au Km36 et ils remontent vers Coyah. Au fur et à mesure qu’ils passent dans une CAERLE qui est présidée par l’UFDG, ils arrêtent le président. Donc, ce n’est pas étonnant qu’on apprenne que les deux aussi sont arrêtés », souligne ce vice-président de l’UFDG.

L’opposant dénonce « un processus électoral inédit, qui ne dit pas son nom en termes de pagaille. On veut que l’UFDG s’efface pour qu’ils puissent tripatouiller les enregistrements au niveau du fichier électoral. Ce sont des CAERLE qui travaillaient très bien, qui ont fait des grands scores. Donc, ils ne sont pas du tout contents du résultat obtenu au niveau de ces CAERLE et ils veulent emmener d’autres pour essayer de saboter et freiner l’enregistrement. Donc, nous sommes dans un processus vraiment exceptionnel comme le disait la CENI ».

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Manifs contre un 3è mandat en Guinée : 18 opposants libérés par un tribunal à Conakry

4 décembre 2019 à 9 09 02 120212
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Plus d’une vingtaine de personnes, arrêtées lors de la marche du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) du 14 novembre 2019, ont été fixés sur leur sort hier, mardi 3 décembre 2019. Après les plaidoiries et réquisitions des parties au procès, le tribunal de Mafanco a décidé de libérer 18 d’entre eux, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ces vingt cinq (25) personnes étaient jugées pour entre-autres participation délictueuse à un attroupement, entrave à la libre circulation sur la voir publique, coups et blessures volontaires, destruction de biens publics. Dix huit ont déclarés non coupables alors les autres ont été condamnés par défaut.

Pendant ses réquisitions, le procureur Alsény Bah a sollicité la condamnation de certains prévenus à 6 mois d’emprisonnement ferme et au payement de 500 mille francs guinéens, la libération pure et simple d’autres.

De leur côté, les avocats de la défense ont à tour de rôle cherché à démontrer l’innocence de leurs clients dans cette affaire. C’est ainsi qu’ils vont demander la relaxe en faveur de leurs clients.

Dans sa décision, le juge Amadou Kindy Baldé a déclaré certains prévenus coupables des faits qui leur sont reprochés et par défaut, les a condamnés à 6 mois de prison ferme pour les uns et à 3 ans pour les autres. Par contre, il a déclaré les 18 autres non coupables des faits mis à leur charge pour délit non constitué.

Au sortir de la salle d’audience, avocats et anciens détenus ont exprimé leurs satisfactions par rapport à cette décision de justice.

Maitre Alsény Aissata Diallo : « nous les avocats chargés de défendre les intérêts cde nos clients, les prévenus que vous avez vus ici défiler à la barre, nous sommes animés de joie, de satisfaction, dans la mesure où après avoir synthétisé les faits, le parquet n’a pu administrer aucune preuve imputable à aucun de nos clients. Le tribunal a été vraiment indépendant et équitable. Et, ce tribunal a pris une décision de renvoyer des fins de la poursuite l’ensemble de nos clients. A part ceux qui ont été condamnés, c’est-à-dire ceux qui étaient absents dans la salle d’audience, donc qui n’étaient pas là, tous ceux qui étaient dans la salle et qui sont nos détenus, ont recouvré leur liberté. Nous sommes satisfaits, nous sommes contents, c’est le droit qui a été dit et c’est le droit qui a triomphé », s’est réjoui maître Alsény Aissata, un des avocats de la défense.

Pour sa part, maitre Salifou Béavogui lui a tout remercié l’ensemble des avocats du FNDC avant de se prononcer sur la décision rendue par le tribunal. « Je remercie tous les avocats du FNDC qui abandonnent tout pour défendre les intérêts des innocents. C’est un choix mesuré à sa valeur. Chaque fois que des citoyens sont arrêtés pour avoir exprimé leur opinion, les avocats du FNDC se mobilisent. C’est déjà un succès. Je remercie tous les avocats du FNDC. Et cela va continuer parce que nous nous battons pour les principes de la démocratie, nous nous battons pour la liberté, pour l’Etat de droit, nous nous battons pour la paix et la sécurité dans ce pays ».

Après sa libération, Diaraye Diallo est revenue sur les conditions dans lesquelles elle a été arrêtée et détenue à la maison centrale. « Moi, on m’a arrêtée à camp carrefour à Cosa par les gendarmes et on m’a envoyée à la maison centrale. Aujourd’hui, j’ai recouvré ma liberté, je remercie les avocats, je remercie tout le monde. Le jour qu’on nous a envoyés à la maison centrale, le vendredi, ils ne nous ont pas permis de nous laver. Pour cela, les gardes nous ont d’abord demandé à chacun 300 mille. Là-bas, si on nous envoyait de quoi manger, les agents prenaient tout avec nous, si c’est de l’argent aussi, ils prennent tout. On m’a demandé, si j’ai un téléphone, j’ai dit que mes téléphones ont été pris par les agents de forces de l’ordre dans le pick-up. Quand j’ai pris mon téléphone, je l’ai mis dans mon collant, un des agents a mis sa main dans mon collant et l’a retiré. Donc je ne pouvais rien faire, je l’ai laissé avec », a témoigné la jeune dame, Diaraye Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622919225 / 666919225

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Enrôlement des électeurs en Guinée : Faya Millimono dénonce « une calamité »

2 décembre 2019 à 21 09 55 125512

Lancées le 21 novembre dernier sur toute l’étendue du territoire national, les opérations d’enrôlement des électeurs se poursuivent en Guinée. Mais, l’opposition relève déjà des irrégularités dans ces opérations qui visent à établir le corps électoral pour les élections législatives prochaines, prévues pour le 16 février 2020 par un décret du chef de l’Etat, suite à une proposition de la CENI (commission électorale nationale indépendante).

Et, dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com ce lundi, 02 Décembre 2019, Dr Faya Millimono, le leader du Bloc Libéral (BL), a qualifié ces opérations de calamité, surtout dans les zones jugées favorables à l’opposition.

« Cette révision est une calamité. Parce qu’à l’intérieur du pays, surtout dans les fiefs dits de l’opposition, il y a encore des endroits où la révision n’a même pas commencé. Il y a des endroits où les enrôlements ont commencé pour que les machines tombent tout de suite en panne. Il y a aussi des endroits où on ne sait même pas si les machines fonctionnent, parce que les gens qui sont chargés de les opérer ne savent pas les utiliser. Egalement, il y a des cas, dans une bonne partie du pays, où on dit qu’on a plus de récépissés… Voilà la situation dans laquelle on est en train de faire cette révision qui n’en est vraiment pas une », a dénoncé Dr Faya Millimono.

Face à cette situation qui n’est pas de nature à conduire à des élections crédibles et apaisées, le leader du Bloc Libéral a indiqué que l’opposition a déjà écrit à la CENI et aux partenaires de la Guinée dans le processus électoral.

« Nous (BL) avons participé, jeudi dernier, à une réunion de l’opposition. Parce que devant une telle calamité, les actions d’un seul parti politique seraient une goutte d’eau dans la mer. L’unité tant souhaitée de l’opposition a commencé à se construire. Parce que le jeudi dernier, toutes les plateformes de l’opposition se sont retrouvées pour examiner la question. Il y a eu un mémo retraçant toutes les irrégularités, tous les manquements qu’on est en train de constater sur le terrain. Et, une lettre a été écrite et signée par les coordinateurs des trois plateformes (la CPR, l’opposition républicaine, la CODE). Et, cette lettre a été envoyée au président de la CENI, ainsi qu’aux partenaires qui accompagnent notre pays dans le processus électoral. Et, si rien n’est fait, l’opposition prendra les dispositions, parce qu’on n’acceptera pas que ces élections soient banalisées, fraudées, tout simplement parce que ça risque de menacer la paix dans notre pays », a indiqué Dr Faya Millimono.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Guinée : le FNDC reporte sa marche du 3 décembre

29 novembre 2019 à 20 08 30 113011

Le FNDC n’a finalement pas attendu lundi, comme c’était prévu, pour annoncer sa décision par rapport à la demande du ministère en charge de l’action et de l’association guinéenne des personnes handicapées. Peu après sa rencontre avec une délégation de cette association, le Front National pour la Défense de la Constitution a décidé d’accéder à ces demandes en reportant sa marche pacifique prévue le mardi, 03 décembre 2019.

Les défenseurs de la constitution guinéenne ont fait l’annonce à travers une lettre adressée aux différentes parties concernées.

Guineematin.com vous propose ci-dessous ce courrier :

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Mains sales ou propres ? Cellou Dalein répond à Alpha Condé

26 novembre 2019 à 20 08 22 112211

Comme annoncé précédemment, la marche organisée par le FNDC, ce mardi 26 novembre 2019, à Conakry, a été clôturée par un meeting tenu sur l’esplanade du stade du 28 septembre, à Dixinn. A cette occasion, l’opposant Cellou Dalein Diallo a fustigé les propos tenus récemment par le président Alpha Condé à l’intérieur pays, invitant les Guinéens à poursuivre le combat pour empêcher l’actuel chef de l’Etat de s’octroyer un troisième mandat.

Dans son discours, le président de l’UFDG a commencé par féliciter les militants du Front National pour la Défense de la Constitution pour le courage dont ils font preuve depuis le début de ce combat. « Nous venons de faire une démonstration de force. L’itinéraire était long, 13 kilomètres, la chaleur était terrible, le soleil de plomb. Mais, les gens ont marché sur les 13 kilomètres, ils ne se sont pas fatigués. Ils étaient déshydratés, ils venaient montrer à Alpha Condé à quel point ils étaient déterminés à dire non au 3ème mandat. (…) Vous savez que ce vieux (Alpha Condé, ndlr) ne veut pas quitter le pouvoir. Mais, il trouvera des Guinéens plus déterminés en face. Il va quitter le pouvoir », a-t-il dit avec fermeté.

Réagissant aux propos tenus récemment par le président de la République à l’intérieur du pays, dans lesquels Alpha Condé dit qu’il ne laissera pas la Guinée dans les mains des « bandits » (ses principaux opposants, ndlr), Cellou Dalein a indiqué que cela prouve encore une fois que le chef de l’Etat actuel est un dictateur. « Je vous ai toujours dit que Alpha Condé est un dictateur. Au lieu de laisser le peuple de Guinée choisir librement son président comme le prévoient notre constitution et les lois de la République, lui, il pense qu’il va laisser le pays dans les mains propres. Mais, s’il y a bandit dans ce pays-là, tout le monde connait les bandits.

La rébellion de l’an 2000, tout le monde sait qui a organisé, l’attentat contre le président Lansana Conté en 2005, tout le monde sait, qui a fait assassiné Panival Bangoura ? Donc écoutez, les Premiers ministres dont il parle : Sidya Touré, Kouyaté, et moi, lorsque les élections étaient transparentes en 2010, nous avions totalisé 65% des suffrages exprimés. Sur quoi peut-il se fonder pour dire que les Guinéens ne veulent pas de nous ? Mais, il prend toujours ses désirs pour de la réalité. Mais, ça ne passera », a assuré le chef de file de l’opposition guinéenne, invitant les Guinéens à se préparer pour la marche du 03 décembre prochain.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Marche contre Alpha Condé à Conakry : suivez les discours (live)

26 novembre 2019 à 16 04 34 113411

Comme à l’occasion des autres marches, c’est une marée rouge qui s’est ébranlée sur l’Esplanade du stade du 28 septembre, ce mardi, 26 novembre 2019, pour protester contre la volonté du président Alpha Condé de changer la constitution guinéenne dans le but de s’offrir un mandat de plus à la tête du pays.

Conduits par le coordinateur national par intérim du FNDC, Foniké Mengué, et les leaders de l’opposition dont Cellou Dalein Diallo de l’UFDG et Sidya Touré de l’UFR, les manifestants exigent également la libération des dirigeants du FNDC et la justice pour les victimes des manifestations, déjà une vingtaine depuis le 14 octobre dernier.

En attendant de revenir plus amplement sur la marche d’aujourd’hui, Guineematin.com vous propose de suivre en direct le meeting au point de ralliement de la marche :

Ibrahima Sory Diallo, Mamadou Baïlo Kéita, Siba Guilavogui, Fatoumata Diouldé Diallo et Mamadou Mouctar Baldé reviendront sur la marche

A suivre !

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Marche du FNDC : pas de cours dans certaines écoles de Conakry

26 novembre 2019 à 16 04 24 112411

Les cours ont été perturbés ce mardi, 26 novembre 2019, dans plusieurs écoles situées le long de la route le Prince, à Conakry. Selon certains élèves interrogés par un reporter de Guineematin.com, leurs enseignants ne sont pas allés à l’école à cause de la manifestation contre un troisième mandat organisée aujourd’hui par le FNDC.

Thierno Yalen Diallo, élève au groupe scolaire Badrou Deen

Dans la plupart des écoles qui se trouvent dans la zone Hamdallaye-Bambéto-Cosa, les élèves ont été libérés à 10 heures, ce mardi. « Les professeurs ne sont pas venus. Nous, on avait un seul professeur présent, celui qui donne les cours de philosophie. On est restés donc avec lui jusqu’à 10 heures. Après, le directeur nous a libérés en nous demandant de rentrer à la maison », a expliqué Thierno Yalen Diallo, élève au groupe scolaire Badrou Deen.

Hassanatou Bah, élève en classe de 8ème année au collège Koloma

La même chose s’est passée au collège Koloma. Hassanatou Bah, élève en classe de 8ème année, indique aussi qu’ils ont fait cours jusqu’à 10 heures. « On a fait un seul cours, de 8 heures à 10 heures, avec le professeur de Géographie. Puisqu’il n’y avait pas un autre qui était présent, la principale nous a dit de rentrer à la maison. C’est parce qu’il y a la manifestation du FNDC que les professeurs ne sont pas venus à l’école », a-t-elle affirmé.

Abdoulaye Bademba Sow, élève en classe de 8ème année au collège Koloma

Abdoulaye Bademba Sow, également élève en classe de 8ème année au collège Koloma, regrette cette situation et invite les enseignants à se rendre à l’école. « Je demande aux professeurs de venir nous donner les cours, les manifestations du FNDC ne doivent pas les empêcher d’aller à l’école alors que nous, les élèves, nous y allons. Nous voulons qu’ils viennent nous donner les cours », a lancé cet élève.

A noter que cette situation n’est pas une première. Le plus souvent, les manifestations politiques perturbent les cours dans les écoles situées dans cette zone chaude de Conakry.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Problèmes au sein du FNDC-Boké : la marche de ce mardi reportée

26 novembre 2019 à 16 04 12 111211

Bien qu’autorisée par les autorités locales, la marche qui était prévue ce mardi, 26 novembre 2019, à Boké, n’a pas eu lieu. Elle a été reportée à la semaine prochaine, selon le coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Boké. Lamarana Bah indique que ce report s’explique par des problèmes survenus entre les membres du FNDC.

« La marche a été autorisée par la mairie et on était sortis pour mobiliser les marcheurs, mais il y a eu des problèmes interne entre les membres de la société civile et les partis politiques. Donc, nous avons préféré reporter la marche à une date ultérieure afin de résoudre les problèmes à l’interne. Nous avons rejeté la manifestation à cause des problèmes internes, pas parce qu’il n’y a pas eu de mobilisation. Il faut qu’on lave le linge sale d’abord », a déclaré Lamarana Bah.

L’activiste de la société civile dit ne pas connaître le véritable problème qui oppose les membres de l’antenne régionale du FNDC qu’il dirige. Il promet toutefois que celui-ci sera aussitôt résolu et que les manifestations contre un troisième mandat se poursuivront à Boké. « Je ne sais pas ce qui se passe, mais de toutes les façons il y a quelque chose qui cloche. Je vais programmer une réunion d’urgence afin de trouver une solution. Et la semaine prochaine, nous allons continuer les manifestations », a-t-il assuré.

Selon nos informations, les acteurs de la société civile membres du FNDC-Boké reprochent aux représentants locaux des partis politiques d’opposition de ne pas s’impliquer dans la mobilisation lors des manifestations. C’est ce qui aurait provoqué des malentendus entre les deux parties.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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5ème marche contre Alpha Condé à Conakry : nos vidéos en live

26 novembre 2019 à 14 02 31 113111

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, les acteurs politiques et de la société civile sont dans la rue ce mardi, 26 novembre 2019, à Conakry et dans certaines villes de la Guinée profonde.

A Conakry, cette marche se déroule en ce moment entre le carrefour de la Tannerie et l’Esplanade du stade du 28 septembre, en passant par le carrefour de l’aéroport, Gbessia, Kondébondji, Hamdallaye et Belle Vue.

Ces manifestations, lancées le 14 octobre dernier, visent à contraindre le président Alpha Condé à renoncer à son projet de changement constitutionnel qui lui permettrait de briguer un troisième mandat. Mais, à la veille de la première marche, les leaders du FNDC ont été interpellés, et depuis le début des manifestations, une vingtaine de citoyens ont été tués et de nombreux autres arrêtés. Ce qui fait qu’en plus de l’abandon du projet par Alpha Condé, se greffent désormais deux autres points de revendications : la libération des prisonniers et la justice pour les victimes.

En attendant de revenir sur la marche de ce mardi, 26 novembre 2019, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, les vidéos réalisées en direct par nos reporters :





A suivre !

Ibrahima Sory Diallo, Mamadou Baïlo Kéita, Siba Guilavogui, Fatoumata Diouldé Diallo et Mamadou Mouctar Baldé reviendront sur cette marche à Conakry

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Marche du FNDC : les activités tournent au ralenti à Kaloum

26 novembre 2019 à 13 01 39 113911

La marche pacifique appelée par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ce mardi, 26 novembre 2019, a entraîné une paralysie de certaines activités à Kaloum, le centre administratif et des affaires de la capitale guinéenne. La presqu’île est peu animée même si la marche se tient dans la banlieue de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Même si quelques banques sont ouvertes à Kaloum, plusieurs boutiques et magasins sont fermés, la circulation est timide. Aucune audience n’est programmée au tribunal de première instance de Kaloum. Au marché Niger, des boutiques sont fermées. Seuls quelques étalagistes et des vendeurs d’eau minérale sont visibles sur les lieux.

Le long de la route Belle Vue-Dixinn-Donka-Kaloum, les activités tournent au ralenti. Aux environs de 11h, contrairement aux autres jours, le centre administratif de Conakry est peu animé.

Mohamed DORE de Kaloum pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622 07 93 59

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Manifs contre un 3ème mandat en Guinée : Kamsar dans la rue

26 novembre 2019 à 11 11 13 111311

Pour la deuxième fois depuis le début de la contestation d’un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé, la sous-préfecture de Kamsar se fait entendre ce mardi, 26 novembre 2019. L’antenne locale du FNDC organise un « meeting géant » dans la ville industrielle, a constaté un journaliste de Guineematin.com sur place.

Tôt ce mardi, les habitants de la localité ont commencé à rallier le stade de Filima, où se tient le meeting. La plupart des manifestants sont vêtus de t-shirts rouges, devenus le symbole de la contestation enclenchée par le FNDC à travers le pays. Actuellement (10 h 30’), la mobilisation est toujours en cours et le stade se remplit peu à peu.

Après une première marche qui s’était bien déroulée, les responsables locaux du Front National pour la Défense de la Constitution comptent à travers cette autre manifestation, montrer l’opposition des habitants de Kamsar au projet de changement de constitution, qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

A noter que ce meeting a été autorisé par les autorités locales. Les organisateurs assurent qu’il devrait se passer sans aucun incident. La sous-préfecture de Kamsar, l’une des plus importantes localités de la préfecture de Boké est un fief de l’opposition. La mairie de cette commune rurale est dirigée par l’UFDG, le principal parti d’opposition du pays.

De Kamsar, Abdoulaye N’koya Sylla, envoyé spécial de Guineematin.com

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Marche du FNDC : déferlement de t-shirts rouges à la Tannerie

26 novembre 2019 à 10 10 41 114111

Le FNDC organise sa cinquième manifestation de rue à Conakry, ce mardi 26 novembre 2019, pour protester contre un troisième mandat en Guinée. Et, selon un reporter de Guineematin.com déployé au rond-point de la Tannerie, le point de ralliement, de nombreux manifestants ont envahi les lieux ce matin.

A l’image des précédents, cet autre appel à manifester lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution a été bien entendu par les habitants de la capitale guinéenne. Ce mardi matin, de nombreux citoyens, habillés majoritairement aux couleurs du FNDC (le rouge), ont rallié le rond-point de la Tannerie, où doit débuter la marche.

Certains tiennent de pancartes et d’autres des sifflets, tous affichant une détermination à manifester pour empêcher le changement de l’actuelle constitution guinéenne, qui ouvrirait la voie à un troisième mandat au président Alpha Condé.

En attendant l’arrivée des leaders du FNDC, leurs militants font le show à la Tannerie. Ils dansent au rythme des musiques : « Dady mou Pépou Kolon » de l’artiste guinéen Bouba des Espoirs de Coronthie, « Mon pays va mal » de Tiken Jah Fakoly et d’autres sons anti-troisième mandat.

Les forces de l’ordre observent cette scène à distance, puisque cette manifestation a été autorisée par les autorités. La marche se déroulera sur l’itinéraire habituel : Tannerie-Gbessia Koundébounyi-Hamdallaye-Belle-vue- Dixinn Terrasse.

À suivre !

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Discours d’Alpha Condé à Kankan et Siguiri, marche du FNDC… Cellou Dalein dit tout à Guineematin

25 novembre 2019 à 20 08 48 114811

Rentré hier d’une tournée qui l’a conduit successivement en France, au Maroc et au Sénégal, Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, a accordé une interview à Guineematin.com ce lundi, 27 novembre 2019.

Le principal opposant au régime actuel a dénoncé les propos du président Alpha Condé tenus récemment à N’Zérékoré et en Haute Guinée. Il a également été question de la marche de demain jeudi, projetée par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat.

Décryptage !

Guineematin.com : vous rentrez d’une tournée qui vous a conduit successivement en Europe, au Maroc et au Sénégal. Qu’est-ce qu’on peut retenir de cette autre tournée à l’extérieur du pays ?

Cellou Dalein Diallo : écoutez, j’étais en France, d’abord pour participer en tant qu’expert à un atelier sur le financement des entreprises qui a été organisé par le ministère de l’Economie et des Finances. Donc, cet atelier a eu lieu à Bercy et naturellement j’ai rencontré beaucoup de personnalités y compris le ministre de l’Economie et des Finances, y compris le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères chargé des Affaires européennes, beaucoup de représentants du MEDEF international, beaucoup de directeurs de grandes banques : Société Générale, BNP PARIBAS. Et, j’étais moi-même dans un panel pour le financement des entreprises. Donc, j’ai pu apporter une contribution au débat, grâce à la petite expérience que j’ai eu ici en Guinée, d’abord à la Banque centrale, mais également dans l’exercice d’autres fonctions ministérielles que j’ai eues à assumer ici. Ensuite, il y avait le mini-sommet sur la paix où il y avait une douzaine de chefs d’Etat africains qui étaient invités, des spécialistes des questions de sécurité et puis on a participé à plusieurs séances. Mais, j’ai également rencontré plusieurs chefs de d’Etat, notamment Youssouf, le président en exercice de la CEDEAO. Avec ces chefs d’Etat, nous nous sommes entretenus sur la situation en Guinée. Après Paris, je suis allé à Dakar. Là, j’étais invité au 6ème forum sur la paix et la sécurité en Afrique auquel j’ai pris part, j’ai rencontré beaucoup de personnalités avec lesquelles j’ai eu des entretiens. Après ça, je suis parti pour le Maroc en tant que vice-président de l’international Libéral, nous avions une session du comité exécutif de cette organisation. Là aussi, j’ai pris part aux nombreux débats, j’ai pu délivrer aussi un message en tant que Chef de file de l’Opposition et membre du FNDC sur la situation qui prévaut en Guinée et en marge j’ai eu beaucoup d’entretiens avec des personnalités marocaines et internationales.

Guineematin.com : beaucoup d’observateurs pensent que ces missions à l’extérieur visent à préparer 2020. Qu’est-ce qu’il en est ?

Cellou Dalein Diallo : je suis invité en tant qu’expert à certains forums. Certains ateliers, je viens donner des points de vue de quelqu’un qui a une certaine expérience de la gestion de l’Etat, j’ai été pendant une dizaine d’années ministre, Premier ministre ; j’ai été pendant une douzaine d’années directeur, puis directeur général de la banque centrale chargé de la conduite de la politique monétaire. Et donc, souvent je suis sollicité ou invité pour donner ma vision et délivrer des messages évidemment en tant que Chef de file de l’opposition et membre du FNDC. Je saisis l’opportunité pour expliquer la genèse de la crise qu’Alpha Condé nous a imposée aujourd’hui en Guinée pour s’octroyer une présidence à vie. Donc je suis invité souvent et je profite pour donner parler de la situation en Guinée. Il ne faut pas oublier que l’international libéral avait déjà diffusa un communiqué pour déplorer l’usage disproportionné de la force contre des manifestants pacifiques. Le bilan était là et aujourd’hui on a 23 morts, 23 guinéens qui exerçaient leur droit à la manifestation et qui ont été tués souvent à bout portant. Donc, cette violation récurrente des droits humains dans notre pays est une préoccupation de la communauté internationale. Et, je suis bien placé pour témoigner puisque nous sommes aujourd’hui à plus de 127 morts de jeunes gens qui n’ont pas eu droit à la justice et à la moindre compassion du gouvernement.

Guineematin.com : le président de la République était ce week-end en Haute Guinée. Il n’a pas manqué de faire des promesses. Il s’est aussi attaqué à ses opposants. En tant que Chef de file de l’opposition, comment vous avez accueilli ces discours du président de la République tenus aussi bien à N’Zérékoré, Kankan et à Siguiri ?

Cellou Dalein Diallo : oui, il a dit qu’il considère les anciens Premiers ministres comme des bandits, qui ne vont pas le remplacer et qu’il laissera le pays dans des mains propres. Ça montre simplement que monsieur Alpha Condé n’est pas démocrate, ce n’est pas à lui de décider. Je pensais qu’il allait dire qu’il laissera le peuple de Guinée choisir son successeur dans le respect des principes et des règles démocratiques. Malheureusement, il dit que c’est moi qui vais décider : tel et tel ne me remplaceront pas, et je ferais en sorte que ces gens-là, qu’il qualifie de bandits, ne prennent pas la direction du pays. Ce qu’il oubli, c’est que les trois Premiers ministres qu’il aime citer, c’est-à-dire Lansana Kouyaté, Sidya Touré et moi-même, nous avions totalisé en 2010 plus de 65% des suffrages valablement exprimés. Mais Alpha lui, il connait plus que le peuple. Le peuple nous a choisis parce que le peuple sait dans quelles conditions on a exercé la haute responsabilité. Il était à Kankan, il était à Siguiri. J’ai laissé là-bas un bilan au temps du feu Général Lansana Conté. J’ai désenclavé cette région, les trois ouvrages de franchissements les plus importants qui sont là-bas : le pont sur le Niger à Yirikiri, le pont sur le Niger à Djelibakoro, le pont sur le Tinkisso à l’entrée de Siguiri et sans compter la route de Kouroussa jusqu’à Kourémalé. Nous avons pu réaliser dans cette région dans le cadre justement du désenclavent de la Guinée. Il veut présenter Lansana Conté comme le roi nègre, paresseux, incompétent et que c’est les Premiers ministres qui faisaient tout. Le président Lansana Conté était un président responsable, qui était digne de la confiance de notre peuple et qu’on ne pouvait pas tromper comme lui, il le suggère ; pour disculper Conté et inculper ceux qui ont été ministres ou Premiers ministres de Lansana Conté. De toutes les façons, ce qu’on attendait de lui Alpha Condé qui prétend s’être battu pendant 40 ans de la démocratie, c’était d’œuvrer pour l’instauration, la consolidation des acquis démocratiques et organiser, au terme de son second et dernier mandat, des élections libres et transparentes pour permettre au peuple de Guinée de choisir son président. Mais, il dit non, tel et tel, je fais tout pour les exclure, ce n’est pas la démocratie, c’est la dictature, c’est la négation du droit, mais surtout le droit du peuple de choisir ses dirigeants. Alors il a dit à Kankan que les fils de Kankan se sont alliés aux ennemis de la région. Ces ennemis c’est qui ? Je pense qu’entre guinéens, il n’y a pas d’ennemis ? Il n’y a que des adversaires politiques. Si un fils de Kankan, Dr Ousmane Kaba a une alliance avec Sidya Touré ou Cellou Dalein, je pense qu’ils sont tous citoyens de ce pays, ils sont tous leaders politiques de ce pays et que le rôle du président, c’est de consolider l’unité de la nation et non de la détruire comme il est en train de le faire maintenant. Donc, ça montre tout simplement que le pays est mal dirigé. C’est dommage que des discours comme ça soient tenus par celui qui prétend être le président de tous les Guinéens.

Guineematin.com : dans le cadre du combat contre le changement de la constitution, le FNDC compte organiser une marche pacifique demain à Conakry. En tant que membre du FNDC, comment préparez-vous cette marche ?

Cellou Dalein Diallo : j’ai écourté mon séjour à l’étranger pour venir prendre part à cette marche parce qu’elle est importante. Je suis convaincu que les Guinéens sortiront massivement pour marquer leur opposition à ce projet de changement de la constitution, qui ne s’explique pas, qui ne se justifie pas et qui en plus est illégal. Pourquoi au terme de son second et dernier mandat, Alpha Condé veut changer la constitution ? Pourquoi ne laisserait-il pas cette tâche à ses successeurs ? Pourquoi depuis qu’il est au pouvoir, il ne fait que jurer sur cette constitution, d’agir au nom de cette constitution, viser sur cette constitution pour tous les actes qu’il prend, il l’a jamais critiqué et maintenant qu’il est prêt à partir, il estime qu’il faut la changer, qu’elle comporte beaucoup de lacunes ; alors, si ce n’est sa volonté de s’octroyer une présidence à vie. Et donc, les Guinéens ne l’accepteront pas et moi j’invite tous les guinéens à se mobiliser davantage encore demain pour marquer de façon solennelle, de manière forte notre opposition à ce projet de monsieur Alpha Condé.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kalémodou pas tendre avec Alpha Condé : « au lieu de rattraper le retard, il a enfoncé la Guinée »

23 novembre 2019 à 19 07 20 112011

La visite effectuée par le président Alpha Condé à N’zérékoré et les propos qu’il y a tenus ont été entre-autres points débattus au cours de l’assemblée générale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) de ce samedi 23 novembre 2019. Le président de la séance, Kalémodou Yansané, a dénoncé les promesses que le président continue de faire alors qu’il est à quelques mois de la fin de son mandat, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le weekend dernier, le président Alpha Condé était l’hôte des populations de N’zérékoré. Les promoteurs du 3ème mandat en ont profité pour exprimer leur position sur le sujet. Comme il sait bien le faire, Alpha Condé n’a manqué l’occasion pour se livrer à son exercice favori de faire des promesses aux populations venues des 4 coins de la région. Une situation qui n’a pas échappé à Kalémodou Yansané. « On a envoyé des cargaisons, des contingents, l’armée, la police, le gouvernement,… on a envoyé des camions dans tous les petits villages pour transporter les paysans, comme on le faisait au temps du PDG-RDA. Les ministres ont été à N’Zérékoré et ont dépensé des milliards pour préparer l’esprit de la population de N’Zérékoré. Le Président est venu, il dit qu’il va ouvrir Zogota, il va ouvrir Simandou. Mais qui a fermé Zogota ? Qui a tué les gens a Zogota ? Qui a fermé Simandou ? Alors, si le Président dit aujourd’hui qu’il va ouvrir Zogota et Simandou, attendons de voir. Avant qu’il ne soit Président, il avait fait des promesses, il a dit: moi Alpha Condé, 3 ans après mon accession au pouvoir, la Guinée ne va plus importer le riz. Il est à sa 9ème année, c’est le riz importé qu’on mange encore en Guinée. Il a dit aussi : en 5 ans, je vais rattraper le retard de 50 ans. Au lieu rattraper le retard, il a enfoncé la Guinée pour des années encore », a lancé le vice-président du principal parti d’opposition.

Kalémodou Yansané s’est montré très amer contre les déclarations du président Condé sur les autopsies des corps des manifestants tués à bout portant à Conakry. « Toujours à N’Zérékoré, le Président a dit qu’on sera surpris des résultats de l’autopsie des jeunes qui sont morts sur l’axe. Nous avons entendu également que la plupart des jeunes ou la totalité des jeunes qui ont été assassinés, ont été tirés à bout portant mais aux dos. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l’autopsie est terminée, ou qu’Alpha Condé est charlatan, un joueur de cauris, ou un médecin. Il connaît déjà les résultats. Quand on tire sur quelqu’un au dos, ça veut dire que l’intéressé est entrain de fuir, tu l’as poursuivi et tu lui as tiré sur le dos. C’est aussi simple que ça. Si quelqu’un te fait face, qu’il a renoncé à l’hostilité, que tu sois chrétien, que tu sois musulman ou croyant, tu vas savoir que le jeune que tu tues là a le même âge que ton enfant à la maison. Mais, tout se payera. Courte queue se payera toujours contre courte queue. Tout ce qu’on a fait au Général Lansana Conté vieillissant, ceux qui étaient à la base, si Dieu le veut bien, ils vont subir le même sort », a-t-il martelé.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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