Entretien avec Younoussa Baldé de la jeunesse UFDG à Labé (avec vidéo)

12 août 2019 à 20 08 19 08198
 Younoussa Baldé, secrétaire général du Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG à Labé,
Younoussa Baldé, secrétaire général du Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG à Labé

Guineematin.com reçoit aujourd’hui le secrétaire général du Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée) à Labé, Younoussa Baldé. Ingénieur agroéconomiste de formation, notre invité de la semaine est membre de la nouvelle équipe du conseil communal de Labé.

Dans cet entretien vidéo exclusif, Younoussa Baldé nous présente le Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG de Labé, explique ce qui a motivé l’organisation d’une conférence débat sur le projet de société de son parti, ouvre une parenthèse sur la participation du gouverneur de Labé, Elhadj Madifing Diané, à cet évènement politique, premier du genre dans la préfecture, aborde la question des relations conflictuelles entre l’opposition et les autorités locales, surtout autour de l’organisation des manifestations de rue, les difficultés dans le fonctionnement du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC)…Intégralité !

Guineematin.com : je vais commencer par vous remercier d’avoir accepté l’invitation de Guineematin ! Monsieur Baldé, vous êtes le secrétaire général du comité fédéral des jeunes de l’UFDG de Labé. Présentez-nous cette structure, brièvement ?

Le comité fédéral des jeunes de l’UFDG fait partie des organismes du parti, au niveau de la préfecture. Comme vous devez le savoir, il y a le bureau des jeunes, le bureau des femmes et le bureau tronc commun. Le comité fédéral des jeunes est donc un organe de la fédération de l’UFDG au niveau de la préfecture.

Quelles sont les activités principales du comité fédéral des jeunes de l’UFDG ?

Le comité fédéral des jeunes de l’UFDG intervient dans beaucoup d’activités culturelles, sportives, éducatives, politiques, à tous les niveaux en fait. Chaque année, le comité fédéral des jeunes de l’UFDG se fixe comme objectif d’élaborer un plan d’action qu’il déroulera au cours de l’année. Toutes ces activités seront prises en compte au niveau de ce plan d’action.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans vos activités dans la préfecture de Labé ?

Comme toute activité, des fois, la collaboration est difficile avec les autorités de tutelle. Comme vous devez le savoir, nous sommes des politiciens. Souvent, on a besoin d’organiser des manifestations pour dénoncer certaines dérives de l’Etat. Malheureusement, les autorités de tutelle ne se montrent pas trop démocrates, trop républicains pour autoriser ces manifestations. Comme vous devez le savoir, depuis que le premier ministre, monsieur Kassory Fofana est là, il y a une interdiction de toute manifestation politique sur toute l’étendue du territoire national. C’est quelque chose que nous déplorons. C’est une façon de confisquer les libertés des citoyens dans le pays. Dans ce cadre-là, la collaboration est vraiment difficile.

De l’autre côté, c’est toujours un problème de moyens. Vous le savez, un parti politique n’a pas assez de moyens. Ses activités dépendent de l’effort fourni par les militants. Les militants et sympathisants sont donc les premiers bailleurs du parti. Et il se trouve que la Guinée traverse une situation économique très difficile, très délicate. Des fois, nous n’avons donc pas les moyens de notre politique, en quelque sorte. Ça aussi, c’est une autre difficulté.

A part ça, la détermination est là, l’engagement est là pour faire de la Guinée un véritable Etat démocratique, un véritable Etat de droit. Les militants, de façon générale, et particulièrement les jeunes du parti s’engagent physiquement, moralement et humainement pour exécuter leurs activités pour aider le parti.

En dehors des activités ordinaires de l’UFDG, votre parti est engagé au sein du Front National pour la Défense de la Constitution. Qu’est-ce que le comité fédéral de l’UFDG apporte justement à l’antenne préfectorale de ce front ?

Le comité fédéral des jeunes est membre de ce front national pour la défense de la constitution au niveau de Labé. Nous appartenons à toutes les commissions du FNDC: la commission administrative, la commission information et communication, la commission mobilisation, la commission implantation et finances. Nous sommes membres au niveau de toutes les commissions, à part entière. Du coup, on participe donc à toutes les activités du FNDC au niveau de Labé. De l’implantation à la planification et le suivi. Tout. On n’est donc absent à aucune étape du processus d’évolution du FNDC.

Vous avez organisé une conférence débat sur le projet de société de votre parti. Qu’est-ce qui a motivé cette initiative du comité fédéral des jeunes de l’UFDG de Labé ?

Cette manifestation s’inscrivait dans le cadre de l’exécution du plan d’actions du comité fédéral des jeunes de l’UFDG d’une part, et d’autre part dans notre ambition à vulgariser le projet de société de l’UFDG. A un moment donné, on s’est dit qu’il est important de faire comprendre à l’opinion les principes, valeurs, stratégies et actions sur lesquelles l’UFDG fonde son projet de société pour bâtir une Guinée unie, démocratique et prospère et pour sortir la Guinée de la profonde crise qu’elle traverse. C’est ce qui nous a motivé vraiment à organiser cette conférence débat et expliquer tout cela à l’opinion.

Justement, comment les participants ont-ils apprécié l’initiative ?

Franchement, tout le monde était heureux, tout le monde était content. Ils n’ont pas manqué de nous dire que c’est la toute première fois qu’un parti politique organise une conférence débat autour du projet de société. Les médias ont apprécié, la société civile a apprécié, les autres partis politiques ont apprécié, le gouverneur et le maire qui étaient tous là ont apprécié et ils nous ont encouragés vraiment à démultiplier des initiatives comme ça. On s’est engagé du coup à en faire une édition. L’année prochaine, à pareille moment, s’il plait à Dieu, on organisera la 2ème édition de cette conférence débat autour du projet de société de l’UFDG.

Vous avez tout à l’heure parlé de la participation du gouverneur de région à cette manifestation de l’opposition. Vous connaissez le contexte guinéen. Sa présence a marqué les esprits. Quelle lecture faites-vous de cette démarche de Madifing Diané ?

Younoussa Baldé, secrétaire général du Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG à Labé,
Younoussa Baldé, secrétaire général du Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG à Labé

Nous avons vraiment apprécié son attitude, nous avons apprécié vraiment son geste. Le fait de venir nous accompagner dans cet évènement, on ne pouvait pas l’imaginer, puisqu’on a constaté depuis longtemps dans ce pays, il y a une autorité pour les opposants, une autorité pour les partisans de la mouvance. Une justice pour les opposants, une justice pour la mouvance. Un traitement pour les opposants, un traitement pour les gens de la mouvance. Si nous constatons aujourd’hui le gouverneur de Labé, monsieur Madifing Diané se démarquer à travers sa présence à un évènement organisé par l’UFDG et l’opposition, c’est quelque chose de salutaire. Nous invitons toutes les autres autorités et à tous les niveaux à emboiter le pas. Comprendre que si on est responsable, on est responsable de tout le monde, on n’est pas responsable d’une partie de la population. C’est vraiment salutaire.

Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah, qui a reçu la même invitation n’a pas effectué le déplacement et n’a envoyé non plus personne pour le représenter…

Franchement parlant, on a regretté ce geste, on a regretté cette attitude de la préfecture. On aurait souhaité que toutes les autorités soient présentent ici, c’est-à-dire, la commune, la préfecture et le gouvernorat. Nous ne savons pas encore qu’est-ce qui a motivé le préfet pour ne pas être là, pour ne pas envoyer quelqu’un au nom de la préfecture. Nous le déplorons et nous le regrettons.

Aujourd’hui, le débat sur la constitution fait couler beaucoup d’encre et de salive. Quelles sont les chances de réussite du FNDC dans son combat ?

Nous estimons que les chances sont élevées. A partir du moment où au niveau du FNDC, on a des partis politiques, on a des organisations de la société civile, on a des activistes, donc on estime aujourd’hui la majorité de la population guinéenne se reconnait dans le combat du FNDC, se retrouve au sein du FNDC. On estime aujourd’hui que c’est le clan du pouvoir seulement qui est entrain de se mettre de côté pour mettre son intérêt devant au détriment de plus de 10 millions d’autres guinéens. On estime que la force restera au peuple, la force restera à la majorité qui regroupe aujourd’hui le FNDC.

Si les forces et les faiblesses sont les deux aspects d’une même réalité, quelles sont les faiblesses du FNDC dans ce combat ?

Les faiblesses du FNDC, peut-être, c’est le manque de moyens. Comme vous le savez, pour mener toute activité il faut avoir des moyens à sa disposition. Ces moyens-là manquent. Contrairement au gouvernement qui est entrain de prendre de l’argent dans les caisses, qui est entrain d’utiliser l’armée, qui est entrain d’utiliser la justice, pour utiliser trois armes : l’intimidation, la répression et la corruption. Des moyens comme ça ne sont donc pas à la portée du FNDC. D’ailleurs, le FNDC ne souhaite pas avoir des moyens comme ça. Le FNDC compte sur la prise de conscience, sur la sensibilisation, sur les conseils pour faire adhérer tout le monde derrière cette cause, pour rallier tout le monde derrière le combat du FNDC.

Avez-vous un autre message à nous confier ?

Le message qu’on a à vous confier, c’est de remercier d’abord les gens qui ont participé à notre évènement, puisqu’on a parlé de ça au cours de cette interview, vous inviter, vous aussi médias, à sensibiliser la population guinéenne à se lever comme un seul homme, d’unir leurs forces, leurs moyens, leurs matériels pour empêcher la modification de la constitution en Guinée, pour empêcher un 3ème mandat en Guinée. Nous venons de loin. Nous ne pouvons donc pas nous permettre de sacrifier tous les acquis démocratiques en République de Guinée. Il y a eu beaucoup de gens qui ont perdu la vie, qui ont perdu de l’argent, qui ont perdu du matériel, qui ont perdu des fois même leur liberté. Puisque beaucoup sont dans les prisons, certains sont hors du pays. Tout çà-là, ce sont des sacrifices pour maintenir, pour préserver les acquis démocratiques, donc en aucun cas on peut se permettre de trahir la mémoire de tous ceux qui ont perdu tout çà-là pour que la Guinée soit effectivement un pays démocratique, un pays de droit. Nous invitons donc tout le monde à se battre pour donner cette victoire au peuple de Guinée.

Entretien réalisé à Labé par Idrissa Sampiring DIALLO
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Tabaski à Labé : le gouverneur de région demande à Cellou Dalein d’être confiant

12 août 2019 à 12 12 53 08538

Dans la matinée d’hier, dimanche 11 août 2019, le gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané a exprimé ses sentiments de satisfaction d’avoir célébré la grande prière de la fête de Tabaski 2019 avec le président de l’UFDG, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, à l’esplanade de Bowounloko, dans la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Prenant la parole, en présence des fidèles musulmans massivement mobilisés à la place de la grande prière de Bowounloko, pour la célébration de la fête de Tabaski 2019, le gouverneur de la Région Administrative de Labé a reconnu que les fondateurs de cette cité ont joué un rôle capital dans la consolidation de l’unité nationale et la paix en République de Guinée.

« A mon frère Cellou Dalein, je lui souhaite la santé, la persévérance et la patience. Le Fouta, pour nous, je l’ai dit il n’y a pas très longtemps, le Fouta est un gros arbre avec plusieurs branches. C’est sous l’ombre de ces branches que nous guinéens de l’Est à l’Ouest, du Sud au Nord, nous nous reposons. Le Fouta est bâti sur un socle solide. Ce socle, c’est un socle de paix, c’est un socle d’unité, nous le savons. Ceux qui ont fondé cette ville de Labé, ils ont uni tout le peuple de Guinée autour de cette ville » a déclaré le gouverneur de Labé.

Parlant de la participation du chef de file de l’opposition guinéenne à cette importante cérémonie, à côté des populations de Labé, Elhadj Madifing Diané a invité Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo à être confiant avant de lui souhaiter tout le bonheur dans sa ville natale. « Je terminerai mes propos pour souhaiter au président Cellou Dalein, un très bon séjour à Labé, au nom de l’ensemble des populations de la Région Administrative (RA) de Labé ! Mali, Tougué, Koubia, Lélouma et Labé ville. Au nom de toutes ces populations, nous exprimons notre joie d’être avec lui, ici, à cet instant et nous lui demandons d’être confiant, car il est de cette ville. L’honneur de cette ville, c’est son honneur. La prospérité de cette ville, c’est sa prospérité. On ne lui souhaite que du bonheur dans sa ville natale de Labé », a conclu Elhadj Madifing Diané.

Cette communication du gouverneur de région rassure les responsables, militants et sympathisants de l’UFDG à Labé

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Lansana Komara égratigne les opposants : « avec cette opposition, nous allons faire 10 mandats »

10 août 2019 à 17 05 43 08438

A l’occasion de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 10 août 2019, Lansana Komara, ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail a répondu aux critiques de l’opposition relatives au choix de l’opérateur chargé de faire la révision du fichier électoral, en prélude aux prochaines élections en Guinée. Le secrétaire administratif a tiré à boulets rouges sur les opposants qu’il accuse d’être incompétents et de mauvaise foi, rapporte le correspondant de Guineematin.com qui était sur place.

Depuis quelques semaines, l’opposition guinéenne dénonce les agissements de la CENI en ce qui concerne le choix de l’opérateur devant procéder à la révision du fichier électoral. Elle accuse le président de l’institution électorale d’avoir choisi « en catimini » et de façon « unilatérale » un opérateur qui n’est pas apte à assainir le fichier électoral. Lansana Komara a réagi à ces accusations en dénonçant l’attitude des opposants. « Aujourd’hui, on est en train de trouver la solution pour la mise en place d’un opérateur pour la révision des listes électorales.

Le débat se poursuit, mais comme vous connaissez l’opposition guinéenne, elle commence déjà à dire que cet opérateur doit être un opérateur étranger et qu’on ne peut pas prendre un opérateur guinéen. Vous voyez ces gens-là, ils ne font même pas confiance en eux-mêmes, ils ne font pas confiance aux Guinéens. Il faut aller chercher un opérateur à l’extérieur pour venir faire la révision des listes électorales en Guinée. On vous laisse l’analyse de cette idée. Tout ça montre que ces gens-là n’aiment pas les Guinéens », estime le ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail.

Il ajoute que « c’était les mêmes contestations quand il s’est agi de choisir un président de la CENI après le décès du premier président de la CENI. Quand il s’est agi d’un président de la CENI, ils ont crié sur tous les toits que Louncény Camara ne peut pas faire leur affaire. En bon guinéen, Louncény Camara a démissionné, en patriote. Mais qu’est-ce qu’on a fait ? On a trouvé un étranger, un malien pour superviser les élections en Guinée. Ils ont accepté ça. Mais malgré tout, ils ont été encore battus, battus à plate couture. C’est pour vous dire qu’ils (les opposants) sont de très mauvaise foi ».

Selon le secrétaire administratif du RPG Arc-en-ciel, la position des opposants sur le choix de l’opération qui sera chargé de procéder à la révision du fichier électoral vise tout simplement à trouver un argument pour justifier leur défaite lors des prochaines élections. « Ils (les opposants) préparent déjà les arguments de leur échec. Mais le peuple de Guinée ne dort pas, le peuple de Guinée connait tout.

Donc ils se trompent, le peuple de Guinée ne se laissera pas faire. Ils veulent à chaque instant changer la CENI, et chaque fois qu’on change un point dans l’organisation de cette CENI, ils sont battus, ils sont toujours battus. C’est pourquoi j’ai toujours dit, avec cette opposition, nous allons faire 10 mandats, ils seront battus. Parce qu’ils ne sont pas à la hauteur », a laissé entendre ce responsable du parti au pouvoir.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel: (00224) 622919225 / 666919225

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Détention de Faya Millimono : « le gouvernement a déclaré les hostilités à ciel ouvert » (UDRP)

5 août 2019 à 9 09 33 08338

Des voix continuent de s’élever pour dénoncer l’incarcération de l’opposant guinéen, Dr Faya Millimono. Le président du Bloc Libéral a été placé sous mandat de dépôt vendredi dernier et conduit à la maison centrale de Conakry. Il est inculpé pour diffamation à l’encontre du ministre de la justice par intérim, Mohamed Lamine Fofana. Cette décision du doyen des juges d’instruction du tribunal de première instance de Kaloum ne laisse pas indifférent le parti Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP).

Dans une déclaration qu’il a publiée depuis les Etats-Unis où il se trouve et dont Guineematin.com a eu copie, le président de cette formation politique d’opposition dénonce une démarche qui vise à intimider et museler tous ceux qui sont opposés à un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Pour lui, en agissant ainsi, le gouvernement a ouvert les hostilités aux Guinéens, qui doivent tirer les conséquences qui en découlent. Nous vous livrons ci-dessous sa l’intégralité de sa déclaration.

Déclaration de l’UDRP

Encore une fois, l’UDRP dénonce avec véhémence et indignation la justice, mieux la parodie de justice à géométrie variable du gouvernement de M. Alpha Condé, qui a culminé avec l’incarcération de Dr Faya Millimouno sans aucune forme de respect des procédures pénales. Dans toutes les démocraties qui respectent l’indépendance de la Justice, une victime de diffamation, fut-elle un ministre ou pas, ne peut directement ou indirectement se rendre justice à soi, en brulant les étapes d’instruction du dossier.

L’UDRP salue personnellement l’honnêteté morale et intellectuelle de Dr Faya pour avoir eu le courage de son opinion, avoir reconnu l’erreur qu’il a commise et avoir publiquement présenté ses excuses à M. Mohamed Lamine Fofana, la victime innocente de cette diffamation erronée. Elle laisse le soin aux avocats de Dr Faya de faire connaitre que dans toutes les juridictions, une telle attitude de repentance plaide pour des circonstances atténuantes en faveur du présumé.

En tout état de cause, il reste établi que la Guinée a été victime d’une agression armée à ses frontières Sud, au sortir d’une élection contestée où le perdant en l’occurrence M. Alpha Condé, prônait publiquement le recours aux armes pour le rétablir dans ses droits. A cet effet, l’UDRP demande au ministre par intérim de la Justice de prendre de la hauteur par rapport à la dimension personnelle du tort qui lui a été fait, pour rentrer plutôt en contact avec tous ceux qui de nos jours au RPG, semblent connaitre la vérité sur les commanditaires de cette agression, afin de rétablir le peuple de Guinée dans ses droits de connaitre les détails d’une partie de son histoire politique, à travers l’agression dont les séquelles continuent de hanter la préfecture de Guéckédou et par extension la Guinée Forestière et la nation guinéenne toute entière.

L’UDRP ne peut s’empêcher de conclure que l’incarcération de Dr Faya s’inscrit dans la logique élargie du musellement de tous ceux qui dénoncent les actes antidémocratiques pour lesquelles des sommes faramineuses sont continuellement décaissées de nos institutions financières. Elle dénonce avec indignation ces manœuvres d’intimidation qui s’inscrivent toutes dans la seule logique d’imposer le 3ème mandat pour lequel M. Alpha Condé devra faire emprisonner ou tuer tout le peuple de Guinée. Le gouvernement de M. Alpha Condé a déjà déclaré les hostilités à ciel ouvert; à tous les citoyens patriotes de tirer les leçons et les conséquences qui en découlent.

L’UDRP est en communion d’idées et d’actions avec le Bloc Libéral pour le respect des droits civiques octroyés par la Constitution Guinéenne à tous les citoyens guinéens. Elle exige inconditionnellement, la remise en liberté immédiate de Dr Faya Millimouno.

Le troisième mandat ne passera que sur les sépultures des Guinéens patriotes.

Amoulanfé ! Gassata ! Atebenna ! Elozologa ! Hopaipèli! It will not work! Ça ne marchera pas !

Dr Edouard Zoutomou KPOGHOMOU

Président de L’UDRP

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« Kèlèfa Sall n’a pas survécu à l’injustice dont il a été victime »

28 juillet 2019 à 10 10 34 07347

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti ce samedi, 27 juillet 2019, le leader de l’UFDG s’est exprimé sur le décès de Kéléfa Sall, l’ancien président de la cour constitutionnelle. Cellou Dalein Diallo a parlé d’un « grand patriote, un magistrat brillant » qui n’a pu survivre à l’injustice, à la brutalité, au coup de force dont il a été victime de la part du président Alpha Condé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de l’UFDG à la minière.

Visiblement très attristé par le décès de l’ancien président de la cour constitutionnelle qui a eu le courage historique de prévenir très tôt et publiquement le président Alpha Condé : « gardez-vous de succomber à la mélodie des sirènes révisionnistes », le chef de file de l’opposition guinéenne a commencé par faire observer une minute de silence aux hommes et femmes qui étaient fortement mobilisés ce samedi à son siège.

« Nous avons perdu un grand patriote aujourd’hui. Kéléfa Sall n’est plus ! Il n’a pas pu survivre à l’injustice, à la brutalité, au coup de force dont il a été victime de la part d’Alpha Condé. Il est décédé ce matin. Nous sommes tous tristes. Nous allons observer une minute de silence et prier pour le repos de cet homme de conviction, de ce magistrat brillant qui a eu le courage de ses convictions », a déclaré Cellou Dalein Diallo.

Pour le leader de l’UFDG, Kéléfa Sall était un homme brisé, après son éviction de la Cour Constitutionnelle par un « coup de force » inconstitutionnel.

« Il était brisé, meurtri. Vous savez, l’injustice est parfois plus douloureuse que la maladie. Parce que la manière cavalière, brutale et illégale dont on l’a destitué l’avait profondément marqué. Et, vous connaissez le motif. Simplement parce qu’il s’est exprimé contre la modification de la constitution à des fins de troisième mandat. C’est pour vous dire que Alpha Condé sera impitoyable… Il a destitué ce brillant magistrat, cet homme de conviction, ce patriote pour penser avoir un boulevard vers son troisième mandat. Mais, son projet ne passera pas… Je voudrais que nous participions massivement aux obsèques de Kéléfa Sall. Nous, on verra au niveau du FNDC qu’est-ce qu’il faut faire, pour rendre hommage à cet homme qui est un grand patriote qui a eu le courage de ses convictions… Kéléfa Sall a été un homme objectif et droit », a déclaré Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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DIRE LA VÉRITÉ SUR LA REFORME CONSTITUTIONNELLE ENVISAGÉE : c’est dénoncer la fraude à la Constitution

1 juillet 2019 à 15 03 37 07377
Maître Amadou DIALLO et Nadia NAHMAN
Maître Amadou DIALLO et Nadia NAHMAN

Libre Opinion : Dans une lettre adressée à l’intégralité des membres du corps diplomatique guinéens, le Ministre des Affaires étrangères a donné l’instruction de faire un plaidoyer auprès des autorités et institutions auxquelles ils sont accrédités sur l’opportunité et la nécessité d’adopter une nouvelle Constitution en République de Guinée. A cet effet, il leur a transmis une note sur la nouvelle Constitution qui expose les principaux motifs, la procédure à envisager et les innovations à proposer.

Face à cette volonté désormais officielle de tripatouillage de la Constitution en vigueur pour permettre au Président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir au-delà de son second et dernier mandat, les citoyens guinéens et les observateurs étrangers avertis sur le sujet ont le devoir de dire la vérité et de dénoncer la fraude à la Constitution.

La visée légitimatrice d’une telle démarche est au cœur de l’instrumentalisation par l’Exécutif de la Constitution aux fins de la monopolisation pure et simple du pouvoir et de la sanctuarisation présidentielle.

Sans reprendre les solides arguments mobilisés par Maître Traoré auxquels les auteurs de cet article souscrivent pleinement, la présente contribution s’attache à mettre en évidence le caractère délibérément fallacieux des développements portant sur les innovations que contiendront la nouvelle Constitution sous prétexte de l’élargissement du champ d’application des lois et des libertés fondamentales (I), la corrélation établie entre les accords politiques et la dénaturation de la Constitution (II) et enfin la définition du contenu du mandat octroyé au Conseil National de Transition (CNT) (III).

I – Les innovations à apporter par la nouvelle Constitution

L’objectif ici est de démontrer que l’essentiel des prétendues innovations que viendrait à introduire la nouvelle Constitution existe déjà dans l’actuelle et dans les engagements communautaires, régionaux et internationaux souscrits par la République de Guinée, les rendant ainsi superfétatoires. Il convient simplement d’appliquer le cadre constitutionnel, régional et international existant et de rendre ses dispositions effectives.

La note dont il est question fait état de l’intégration de la question environnementale et de la biodiversité dans le bloc de constitutionnalité qu’elle présente comme une innovation. Or, l’article 16 de la Constitution actuelle stipule que « toute personne a droit à un environnement sain et durable et a le devoir de le défendre ». L’État veille à la protection de l’environnement. » Le bloc de constitutionnalité renvoyant au fait que la Constitution ne se limite pas aux articles numérotés qui la composent dans ses différents titres mais intègre les textes auxquels fait référence son préambule, un tel argument est par conséquent inopérant. Ce qui est présenté comme innovation est déjà consacré par le texte de la Constitution et son contenu peut être appliqué par voie prétorienne au moyen d’une interprétation extensive du juge.

En outre, l’argument faisant état de l’absence de réaffirmation de la vocation panafricaniste de l’actuelle Constitution contrairement aux précédentes et du principe de laïcité, relève d’une malhonnêteté intellectuelle saisissante alors même que le panafricanisme est prévu au Préambule de la Constitution en vigueur, lequel fait partie du bloc de constitutionnalité. Il y est affirmé que le peuple de Guinée « proclame son attachement à la cause de l’unité africaine, de l’intégration sous régionale et régionale du continent ». En ce qui concerne la laïcité, l’article premier indique que « la Guinée est une République unitaire, indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

Relativement à la nécessité d’intégrer des dispositions relatives à l’interdiction du travail des enfants et aux droits des enfants de manière générale, il sied de rappeler que la Guinée a ratifié la Convention sur le droit des enfants le 13 juillet 1990 et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant le 27 mai 1999 dont les dispositions s’imposent à elle.

Il en est de même pour la consécration constitutionnelle du dialogue dans le milieu du travail qui est déjà garanti par la Loi fondamentale en vigueur en son article 58 alinéa 3, lequel dispose : « Le premier ministre est responsable de la promotion du dialogue social et veille à l’application des accords avec les partenaires sociaux et les partis politiques ». Quant au renforcement de l’égalité des droits entre l’homme et la femme, l’article 8 de la Constitution indique : « Tous les êtres humains sont égaux devant la loi. Les hommes et les femmes ont les mêmes droits ». Il convient de préciser que la parité homme femme qui vient d’être instituée par une loi votée récemment par l’Assemblée Nationale n’a pas besoin d’être consacrée par une nouvelle Constitution étant entendu qu’elle constitue une déclinaison de l’article 8.

Il en est de même des autres prétendues innovations évoquées dans la note qui peuvent, si elles sont jugées pertinentes, recevoir une consécration constitutionnelle dans le cadre d’une révision de la Constitution en vigueur. Les promoteurs de la nouvelle Constitution savent cela mais leur objectif c’est de contourner par ce biais les dispositions intangibles de la Constitution en vigueur qui garantissent notamment le principe de l’alternance démocratique ; d’où la fraude à la Constitution.

II – La corrélation établie entre les accords politiques et la dénaturation de la Constitution

Depuis l’entrée en fonction, le 21 décembre 2010, du Président de la République, Monsieur Alpha CONDE, la violation caractérisée et récurrente des droits de l’homme, des principes démocratiques et de l’État de droit est érigée en règle de gouvernance. C’est le défaut d’application systématique des dispositions constitutionnelles qui garantissent les droits fondamentaux des citoyens et du calendrier électoral qui conduit à la conclusion d’accords politiques de sortie de crise avec pour conséquences la fragilisation et la défiance de nos institutions. En effet, ces accords politiques sont l’émanation de la violation systématique des droits constitutionnels des citoyens : le droit à l’exercice des libertés publiques (notamment la liberté de réunion, d’association et le droit de manifestation), le droit de participer à des élections libres, inclusives, régulières et transparentes, la protection et la garantie du droit de propriété etc. Le seul mal dont souffre la Constitution actuelle et l’urgence du moment à laquelle il convient de pallier sont bien le déficit d’effectivité dans l’application de ses dispositions.

III – La définition du contenu du mandat octroyé au Conseil National de Transition (CNT)

Pour contrecarrer l’argumentation fondée sur le fait que la Constitution de 2010 n’aurait pas eu l’approbation du peuple souverain, nous reproduisons ici l’article 1er de l’Ordonnance no 006 du 7 mars 2010 portant attributions et composition du Conseil National de la Transition (CNT) qui dispose : « Le Conseil National de la Transition (CNT) créée par l’Ordonnance no 001 du 9 février 2010 est un organe politique délibérant qui assume les fonctions et missions ci-après :

1 – Procéder à la relecture et à l’adoption des dispositions constitutionnelles, des lois organiques et des textes électoraux relatifs au bon déroulement du processus électoral ;

2 – Jouer tout rôle législatif en rapport avec le processus de la transition ;

3 – Assurer le suivi et l’évaluation de l’action gouvernementale ;

4 – Suivre l’évolution du processus électoral en particulier les activités de la CENI ;

5 – Contribuer à la réconciliation nationale ».

Relativement au mandat du CNT, il convient ainsi de mentionner qu’il était question d’une relecture de la Loi Fondamentale de 1990 ou d’un toilettage. C’est par commodité de langage que le recours à la mention de nouvelle Constitution s’est imposé sans toutefois correspondre à la réalité juridique. En effet, sous l’angle strictement juridique, toilettage et relecture ne peuvent équivaloir à une nouvelle Constitution. De tels éléments de clarification sont d’autant plus importants à apporter qu’ils remettent en question le cœur même de l’argumentaire des tenants d’une nouvelle Constitution.

Aussi, sied-il de rappeler que le consensus national qui a prévalu au moment de l’adoption de la Constitution du 7 mai 2010 était tel qu’aucun des acteurs politiques, ni des forces vives de la nation n’a appelé ouvertement à voter contre.

En définitive, il a été indiqué moult fois que les insuffisances et les lacunes de la Constitution peuvent être corrigées par voie de révision et qu’aucune circonstance de fait et/ou de droit ne permet de fonder légalement l’élaboration d’une nouvelle Constitution.

Si la protection de la Constitution et l’effectivité de l’application de ses dispositions dépendent en réalité de son appropriation par les organes politiques et juridictionnels, elles sont tout aussi tributaires de l’importance que tous les citoyens, sans distinction, lui accordent. Une démocratie ne peut vivre sans qu’il y ait de la part et à l’intérieur de chaque citoyen une vigilance perpétuelle par rapport au pouvoir. C’est à ce cet appel à la vigilance que les citoyens Nadia Nahman et Maître Amadou Diallo ont tenté de répondre au travers de cette contribution conjointe.

Article co-rédigé par Nadia NAHMAN et Maître Amadou DIALLO

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Dr Ousmane Kaba à Alpha Condé : « une seule personne ne reste pas imam dans un village »

29 juin 2019 à 19 07 02 06026

Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) a reçu la visite des secrétaires généraux de la jeunesse de l’ensemble des partis politiques de l’opposition, membres du FNDC, ce samedi, 29 juin 2019. Les échanges ont essentiellement porté sur la mobilisation générale, après la sortie du président Alpha Condé qui a dévoilé son intention de rester au pouvoir au-delà de son second et dernier mandat. Le PADES a réitéré son engagement à contrer toute modification de la Constitution, en synergie avec le FNDC, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Comme à son habitude, Docteur Ousmane Kaba, président du PADES, a tiré à boulets rouges sur la gouvernance actuelle de la Guinée, qui ne plaide pas en faveur des promoteurs du 3ème mandat. « Aujourd’hui, la Guinée qui se bat s’appelle FNDC. Le combat que nous engageons aujourd’hui, c’est un combat pour la jeunesse de Guinée. Parce que les jeunes ont besoin de deux choses essentielles qui manquent aujourd’hui dans ce pays : la bonne éducation et l’emploi. La jeunesse guinéenne manque d’éducation malheureusement. C’est le pays qui dépense le moins pour l’éducation de ses enfants. Sachez qu’en Guinée le budget alloué à l’éducation n’est que de 13%. Dans tous les autres pays qui nous entourent, c’est 35 à 40%. Ça veut dire que dans ce pays, on ne prépare pas suffisamment l’avenir des enfants. En Guinée, tous les jeunes son chômeurs. Parce que le gouvernement guinéen n’est pas capable d’encourager la création d’emploi par les entreprises », a dénoncé le président du PADES.

Par ailleurs, Dr Ousmane Kaba a dénoncé le manque d’infrastructures qui fait que notre pays baigne dans la misère. « Ce gouvernement n’a pas été capable de donner des infrastructures à la Guinée. Le mot infrastructure, ça veut dire que c’est qui est indispensable. Qu’il y ait une production dans un pays, il est indispensable d’avoir des routes, il est indispensable d’avoir des chemins de fer, il est indispensable d’avoir d’électricité. On n’a ni routes, ni chemins de fer, ni électricité. On n’arrive même pas à suivre les matchs de la CAN. C’est extraordinaire. Le peuple de Guinée est dans la misère et on nous dit, laissons-le finir son travail. Mais quel travail? C’est la pauvreté? C’est l’obscurité? Il faut laisser la Guinée dans l’obscurité, est-ce que c’est ça? »

Après avoir dépeint ce sombre tableau de notre pays, Dr Kaba soutient que cet état de fait ne doit pas continuer avec une gouvernance qui a montré se limites. « On laisse notre jeunesse dans un pays sans routes, sans eaux, sans électricité, sans des bons hôpitaux, il n’y a pas de travail et la ville est sale. Au moins, laissons-leur la démocratie. On ne peut pas continuer comme ça. Comment voulez-vous que quelqu’un qui a lutté 40 ans pour l’alternance démocratique en Afrique, quelqu’un qui donnait des leçons de politique et de morale à toute l’Afrique, pendant 40 ans, et qu’aujourd’hui cette même personne refuse d’entendre, refuse de voir? Ça ne peut pas marcher. L’alternance est indispensable à la démocratie, on ne peut pas faire de démocratie sans alternance. C’est impossible. Une seule personne ne reste pas imam dans un village », a fulminé le président du PADES.

Dans ce combat engagé par le FNDC, Dr Ousmane Kaba ne mâche pas ses mots à l’encontre des promoteurs d’une violation de la Constitution. « Je n’ai jamais vu la Guinée unie plus que la lutte contre le 3ème mandat, toute la Guinée est ensemble. La Guinée est d’un côté, les voleurs sont d’un côté. Toute la Guinée est réunie d’un seul côté, ceux qui pillent l’économie nationale sont d’un autre côté. On va leur dire, le message est clair, il n’y aura pas de 3ème mandat en Guinée, il n’y aura pas de nouvelle constitution en Guinée », a-t-il martelé

De nombreux membres du FNDC ont pris la parole, appelant à une unité d’actions de tous ceux qui sont opposés au 3ème mandat.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Alpha Condé veut changer la constitution : la réaction de Fodé Oussou

28 juin 2019 à 11 11 25 06256

Jusque-là muet sur la question, le président Alpha Condé a déclaré clairement qu’il va changer l’actuelle constitution, dont le seul but est de s’octroyer un troisième mandat. Même si les intentions du chef de l’Etat guinéen étaient connues à travers ses différentes prises de positions, c’est la première fois qu’il annonce clairement sa volonté de le faire. C’était lors du conseil des ministres d’hier, jeudi 27 juin 2019.

Au lendemain de cette sortie, des réactions se font entendre à Conakry. Interrogé sur le sujet par Guineematin.com, l’honorable Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, considère cette déclaration du président de la République comme un non-événement. Pour l’opposant, Alpha Condé n’a rien dit et rien fait de nouveau et qu’il faut attendre qu’il engage la procédure pour réagir.

Décryptage !

Guineematin.com : le président Alpha Condé a dit clairement hier, en conseil des ministres, qu’il va changer la constitution. Vous êtes de l’opposition et vous êtes catégoriquement opposés à ce projet, que représente cette annonce pour vous ?

Dr Fodé Oussou Fofana : je précise d’abord que ce n’est pas hier que monsieur Alpha Condé a prouvé au peuple de Guinée qu’il a l’intention de changer la constitution. Depuis qu’il a eu son second mandat, il a commencé à réfléchir sur comment s’éterniser au pouvoir. Tous les discours qu’il a tenus quand il était président de l’Union Africaine en disant que les gens ne doivent pas se mêler dans les affaires intérieures d’un pays, allaient dans ce sens.

Maintenant, moi je souhaite que tous les membres du gouvernement qui ne sont encore ni à gauche ni à droite se prononcent pour donner leur position. Il y a beaucoup de membres du gouvernement qu’on n’a pas encore entendus, ils doivent s’exprimer pour dire s’ils sont pour ou s’ils sont contre ce projet de changement de constitution.

Guineematin.com : mais le Premier a dit, lors de sa dernière conférence de presse, que l’ensemble des membres du gouvernement sont d’accord ; le compte-rendu du conseil des ministres d’hier l’a réitéré, et on a entendu aucun ministre dire non moi je ne suis pas d’accord. Et, comme le dit le dicton, qui ne dit rien consent.

Dr Fodé Oussou Fofana : vous savez, nous connaissons notre pays, il ne faut que demain, lorsque la situation va changer, que ces gens-là viennent dire est-ce que vous m’avez entendu dire que je suis d’accord, moi j’étais contre. Donc, que les gens assument leur position. Il y a déjà beaucoup qui assument, mais il y en a d’autres qui n’ont jamais rien dit là-dessus.

Guineematin.com : pour vous, c’est la position de ces membres du gouvernement qui est importante ou celle du président Alpha Condé ? Le président dit qu’il veut changer la constitution. N’est-ce pas suffisant pour vous ?

Dr Fodé Oussou Fofana : écoutez ! Le fait dire j’ai pris acte, pour moi, ne veut rien dire. Mais, ce qu’il faut dire, c’est que monsieur Alpha Condé n’a jamais été aussi isolé comme il l’est aujourd’hui avec cette affaire de troisième mandat. Il est complètement isolé par ses amis, par la communauté internationale, par le monde entier. Personne n’est pour ce troisième mandat. Ceux qui sont pour le troisième mandat, ce sont les pyromanes qui sont à côté de lui. Tout simplement parce que si monsieur Alpha Condé n’est pas président de la Guinée en 2020, ils n’auront plus l’occasion de voler ce qu’ils sont en train de voler aujourd’hui. Donc pour nous, le fait de dire qu’il prend acte, ça ne veut rien dire.

Guineematin.com : si cela n’est pas suffisant pour vous, qu’attendez-vous alors ?

Dr Fodé Oussou Fofana : nous attendons sa déclaration officielle, nous attendons que monsieur Alpha Condé engage la procédure pour un référendum. Je n’ai aucun doute que monsieur Alpha Condé veut la constitution pour s’éterniser au pouvoir, mais quand un problème est posé, il y a un fond et une forme. Dans le fond, tout le monde sait que monsieur Alpha Condé veut changer la constitution, il s’est battu pendant 5 ans pour ça. Quand il disait qu’il faut laisser l’Afrique prendre son destin en main, il ne parlait pas de l’Afrique, il parlait de lui-même ; quand il disait qu’on ne doit pas se mêler des problèmes internes des pays, il ne parlait pas de l’Afrique, il parlait de la Guinée. Donc, dans le fond les intentions sont bien connues.

Mais, il y a une forme, et c’est ce que nous attendons. La forme, c’est le fait qu’il se déclare lui-même et qu’il prenne des dispositions pour aller vers l’organisation du référendum constitutionnel. Pour moi, jusqu’à présent, monsieur Alpha Condé n’a pas franchi le Rubicon, il n’a pas franchi la ligne rouge. Pour moi, le Rubicon, c’est quand monsieur Alpha Condé va sortir officiellement pour dire voilà la date à laquelle je vais organiser le référendum. C’est lui sait comment il va installer les chefs de quartiers avant, c’est lui qui sait comment il va organiser les élections législatives avant, c’est lui qui sait s’il va aller à un référendum sans que tous ces éléments-là soient réglés, c’est lui qui sait de quel droit il va se prévaloir pour changer la constitution.

Et, le jour où il va franchir ce Rubicon, il ne verra pas un parti politique devant lui, il verra devant lui le peuple de Guinée. Il verra que la Guinée ne dépend pas du conseil des ministres, ce ne sont pas les ministres qui vont se retrouver pour décider du sort de la Guinée, c’est le peuple qui décidera. Et, ce peuple-là va lui répondre lorsqu’il va engager le processus d’organisation d’un référendum pour changer la constitution.

Interview réalisée par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Funérailles du maire de Ratoma : Alpha Condé snobe Cellou Dalein

28 juin 2019 à 11 11 15 06156

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, les funérailles de monsieur Souleymane Taran Diallo, le défunt maire de Ratoma (décédé le lundi dernier, 24 juin 2019), sont organisées ce vendredi. Après la levée du corps à la morgue de l’hôpital national Ignace Deen, nous assistons actuellement au symposium organisé à la mémoire de l’ancien élu de l’UFDG, le principal parti de l’opposition guinéenne.

Au-delà des familles politique et biologique du défunt, au moins deux représentants du Gouvernement et d’autres responsables politiques participent à ces funérailles.

Pour sa part, le président de la République y a fait un bref passage. Mais, le professeur Alpha Condé a préféré snober le chef de file de l’opposition guinéenne en allant directement s’asseoir à la place qui lui avait été préalablement réservée ! Même la famille biologique du défunt n’a eu droit aux salutations (et condoléances) du chef de l’Etat qu’après une « intervention » des ministres Boureima Condé (de l’Administration du territoire et de la Décentralisation) et Mamadou Taran Diallo (de l’Unité nationale et de la Citoyenneté). Quelques minutes après son arrivée, le président Alpha Condé a fait annoncer un rendez-vous qu’il aurait à l’aéroport de Conakry avant de quitter le symposium qui se poursuit en ce moment (11 heures) au Palais de Sport du stade du 28 septembre.

A suivre avec Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Levée du corps du maire de Ratoma : Makanera, Boureima Condé, Cellou Dalein… à la morgue

28 juin 2019 à 9 09 47 06476

Décédé tôt dans la matinée du lundi dernier, 24 juin 2019, Souleymane Taran Diallo, le défunt maire de la commune de Ratoma regagnera sa dernière demeure dans l’après-midi de ce vendredi, 28 juin, au cimetière de Hamdallaye.

Mais, avant son inhumation, prévue à 15 heures 30, l’ancien maire de Ratoma bénéficiera d’un symposium au Palais de Sport du stade du 28 septembre et d’un cortège funèbre qui partira du stade du 28 septembre pour la Mosquée Turque de Koloma où la prière funèbre se fera après celle du vendredi.

À la morgue de l’hôpital national Ignace Deen, plusieurs personnalités politiques, membres de la famille politique du défunt sont présents : le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, son épouse, Hadja Halimatou Dalein Diallo, ses collaborateurs Aliou Condé, Elhadj Djouma Bah et aussi les membres de la famille biologique du défunt.

On a également noté la présence d’autres acteurs politiques comme Alhousseny Makanera Kaké, président du FND, Thermo Mamadou Bah, président de la NGC, Dr. Ahmed Tidjane Souaré, ancien Premier ministre.

Du côté du gouvernement, il y a les ministres de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, le Général Boureima Condé et Mamadou Taran Diallo de l’Unité nationale et de la Citoyenneté.

A suivre !

De Kaloum, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Fin du suspens en Guinée : Alpha Condé prêt à changer la Constitution (Conseil des ministres)

27 juin 2019 à 21 09 21 06216

A l’occasion du conseil des ministres de ce jeudi, 27 juin 2019, le président Alpha Condé a mis fin au suspens sur sa volonté de changer la Constitution guinéenne pour rester au pouvoir après la fin de son deuxième et dernier mandat, en 2020.

Dans son communiqué de compte rendu du conseil des ministres, le porte parole du Gouvernement a annoncé que « le Président de la République a pris acte de la volonté librement exprimée par la totalité de membres du Gouvernement de s’inscrire résolument dans la dynamique du Référendum pour une nouvelle constitution reflétant l’aspiration légitime du Peuple de Guinée à se doter d’institutions et de lois plus adaptées à l’évolution de la situation socio-économique ».

Or, comme on le sait, dans leur écrasante majorité, les Guinéens protestent contre cette volonté du président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir au risque d’affaiblir les institutions comme ce fut le cas du Général Lansana Conté, deuxième président de la Guinée indépendante. Des manifestations sont organisées ici et là, ce qui a déjà coûté la vie à un de nos compatriotes dans la ville de N’zérékoré. Mais, le chef de l’Etat actuel semble déterminé à aller jusqu’au bout. Que sera la réaction des opposants au troisième mandat ?

Les membres du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) juraient sur tous les toits que le régime du président Alpha Condé ne survivrait pas à une telle annonce du président de la république. Aujourd’hui, c’est chose faite ! Car, comme on le sait, nos chefs d’Etat organisent les élections pour les gagner. Ce qui signifie qu’un vote référendaire n’a qu’une seule issue possible : la victoire du OUI à une nouvelle Constitution ! Et, au lendemain de l’adoption d’une nouvelle Constitution, le président sortant se portera candidat et sera évidemment élu président de la Nouvelle République, la quatrième de la Guinée indépendante…

A suivre !

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« Loi dangereuse en Guinée » : les gendarmes autorisés à tirer (avec des armes de guerre)

27 juin 2019 à 13 01 00 06006

Réunis en plénière le mardi dernier, 25 juin 2019, les députés guinéens ont voté, à la majorité simple, le projet de loi portant sur l’usage des armes de guerre par la gendarmerie nationale. Les députés de l’opposition dénoncent une loi dangereuse, mais leurs collègues du pouvoir justifient l’adoption de ce texte par des « dangers » auxquels sont exposés les agents de sécurité dans leurs opérations, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était à l’Assemblée nationale.

Ce n’est certainement pas une nouveauté, puisque les gendarmes ont toujours détenu et même fait usage d’armes de guerre dans les opérations de maintien d’ordre. Mais la différence, c’est que c’est désormais légal. Ces agents de sécurité peuvent maintenant tirer sur des gens sans être passibles de poursuites judiciaires. Le texte a suscité une vive polémique entre les députés à l’Assemblée nationale. Le groupe parlementaire des Libéraux-démocrates, composé des élus de l’UFDG, a rejeté le projet de loi, soumis au Parlement par le gouvernement.

« Notre groupe parlementaire, après avoir constaté qu’aucune responsabilité pénale n’a été engagée contre les gendarmes qui ont fait usage illégal et disproportionné de leurs armes, ne peut voter ce texte en l’état. Notre conscience nous interdit d’oublier nos 104 victimes dont la plupart ont été tuées par balles. Monsieur le président, nous vous réservons donc de rejeter ce projet de loi relatif au port des armes par la gendarmerie nationale », a déclaré l’honorable Tafsir Baldé au nom de son camp.

De son côté, l’honorable Dr Deen Touré, président du groupe parlementaire Alliance républicaine, a indiqué que l’unanimité ne s’est pas dégagée dans les rangs des députés de l’UFR autour de ce sujet. C’est pourquoi, « je laisserai chaque député voter selon son intime conviction », a-t-il dit, juste avant de passer au vote.

De son côté, le groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel a estimé qu’il est nécessaire et opportun d’adopter ce texte pour un certain nombre de raisons : « Avec la montée du banditisme, des braquages, des vols à main armée, … il y a des civils qui sont armés. Donc, il est important que nous ayons une gendarmerie nationale bien équipée (…) et permettre aux agents de porter les armes dans les conditions bien appropriées, bien éclaircies », a justifié l’honorable Michel Kamano, au nom du groupe parlementaire de la majorité présidentielle.

Après ces explications de vote, le texte a été adopté à l’unanimité des députés du RPG Arc-en-ciel et quelques-uns de l’UFR. Ceci, en présence du ministre de la défense nationale qui a savouré une « victoire », après avoir esquivé quasiment toutes les questions qui lui ont été posées par les députés, en faisant mine de les avoir oubliées.

Une loi qui « ne rassure pas »

Selon le rapport qui a été présenté par la commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale, dans l’éventualité d’une attaque terroriste, d’une offensive lancée contre les militaires gendarmes en mission d’Etat, du vol à main armée et la désobéissance aux ordres d’arrêt par les conducteurs de véhicules, embarcations et autres moyens de transport, dont les occupants sont susceptibles de perpétrer dans leur fuite, « les forces de défense passent par la loi relative à l’usage des armes par la gendarmerie nationale, afin que ce genre de situations soient mieux maitrisées ».

Cette loi comporte trois articles. Et, son article premier définit les conditions et les circonstances dans lesquelles les « militaires gendarmes doivent faire usage de leurs armes ».

La commission saisie au fond du Parlement invoque « des dangers » auxquels sont confrontés les agents de sécurité dans leurs missions de protéger les personnes et leurs biens dans « un environnement sécuritaire tumultueux ». Terrorisme, crimes organisés, trafic de drogue et autres produits toxiques, blanchiment d’argent et trafic d’êtres humains y sont cités à titre d’exemples.

Mais, pour l’honorable Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire des Libéraux-démocrates et vice-président de l’UFDG (le principal parti d’opposition en Guinée), « cette loi ne rassure pas. On n’a aucune garantie pour autoriser des gendarmes à porter des armes, puisque nous savons ce qui se passe dans ce pays ».

Certains observateurs y voient même une volonté d’intensifier la répression des manifestations dans le pays, dans le but exclusif d’étouffer les mouvements anti 3ème mandat pour l’actuel locataire du palais Sékhoutouréya. En tout cas, l’adoption de cette loi intervient à un moment où tous les mouvements de protestation contre le pouvoir sont interdits depuis plusieurs mois dans tout le pays.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Nouvelle constitution : le maire de Diecké change de discours et se dit en phase avec l’UFR

19 juin 2019 à 12 12 27 06276

Après le tollé suscité par son discours favorable au projet de nouvelle constitution, le maire de la commune rurale de Diecké fait un revirement. Il assure qu’il reste de l’UFR et qu’il est en phase avec la position de cette formation politique, farouchement opposée à un changement de constitution, a appris Guineematin.com, à travers son correspondant basé à N’zérékoré.

« La commune rurale de Diecké soutient avec force l’idée de révision de la constitution. Elle invite toute sa population à adhérer à cette réforme constitutionnelle », avait déclaré Nyan Kéemo Bonamy, le maire de cette localité. C’était à l’occasion du lancement officiel des travaux de construction d’un bloc administratif dans la commune rurale, le lundi, 17 juin dernier.

Cette déclaration de l’élu de l’UFR allait à l’encontre de la position de son parti, qui est farouchement opposé au projet de nouvelle constitution, dont l’objectif voilé serait de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Et évidemment, elle a suscité un grand bruit notamment sur les réseaux sociaux.

Ce qui a amené le maire de Diecké à aller s’expliquer devant le coordinateur régional de l’UFR à N’zérékoré et quelques responsables locaux de la formation politique. Le colonel à la retraire a assuré qu’il reste fidèle et qu’il est en phase en phase avec son parti. « Je suis venu au parti UFR par conviction et non pour un intérêt. Je reste et resterai UFR jusqu’à mon dernier souffle », a-t-il déclaré.

Même si les explications de Nyan Kémo Bonamy ne sont pas assez convaincantes, ses collaborateurs de l’UFR semblent être rassurés. C’est en tout cas ce qu’a laissé croire Cécé Loua, le coordinateur régional du parti à N’zérékoré. « Il y a des hommes qu’on ne peut pas détourner de l’UFR, le maire de Diecké en est un. Après la lecture du discours de bienvenue lors du lancement des travaux financés par l’ANAFIC dans sa commune où il déclarait soutenir le projet de nouvelle constitution, il vient de clarifier sa position, celle de rester toujours dans l’esprit du président Sidya Touré. Donc, plus de peur que de mal », a dit l’opposant.

Le maire de Diecké est-il réellement favorable ou opposé au projet de nouvelle constitution ? Pour beaucoup de citoyens, cette question reste encore sans réponse. Et, l’avenir va, sans doute, nous édifier davantage sur sa véritable position.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Traque des opposants au 3ème mandat : le régime Alpha Condé poursuit un jeune sourd-muet au TPI de N’zérékoré

19 juin 2019 à 12 12 18 06186
Après ses deux mandats, le président Alpha Condé veut changer la Constitution pour rester éternellement au pouvoir en République de Guinée. Les Guinéens qui ne veulent pas de cela sont actuellement traqués à Conakry et à l’intérieur du pays

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, le très attendu procès politique des opposants à un troisième mandat pour Alpha Condé, qui a commencé dans la matinée de ce mercredi, 19 juin 2019, se poursuit au tribunal de première instance de N’zérékoré.

Déjà, ce qui polarise toutes les attentions depuis quelques minutes, c’est la présentation à la barre, à la surprise générale, d’un enfant sourd-muet, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la région.

Interpellé et détenu pour sa participation à la marche pacifique organisée par l’antenne locale du Front national pour la défense de la Constitution, le 13 juin 2019, ce jeune sourd-muet, Samory Condé, a été présenté ce mercredi par les soins du procureur général près le tribunal de première instance de N’zérékoré, monsieur Sidiki Kanté.

Devant cette situation qui a indigné le public, fortement mobilisé pour suivre ce procès, un des avocats de la défense a demandé au juge, Ibrahima Daman, de libérer immédiatement ce prévenu.

Finalement, le jeune Samory Condé a été extirpé du box des accusés ; mais, il reste tout de même présent dans la salle d’audience…

A rappeler que les défenseurs de la Constitution guinéenne et de la stabilité de nos institutions sont défendus actuellement par les avocats Salifou Béavogui, Pépé Koulémou et Siba Michel Kolié.

A suivre !

De N’Zérékoré, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77

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Cellou Dalein à l’aéroport de Conakry : « je ne me bats pas pour des avantages… »

17 juin 2019 à 0 12 45 06456

Voulant sortir du pays pour un bref séjour privé en Côte d’Ivoire voisine, le président de l’UFDG s’est retrouvé, malgré lui, au cœur d’une polémique, notamment sur le statut et privilèges qui devraient être accordés à une personnalité de son rang. Ancien ministre des Transports, ancien Premier ministre, député et chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadj Cellou Dalein Diallo a été empêché d’accéder au parking et au salon VIP de l’aéroport international de Conakry. C’était dans la soirée du mercredi dernier, 12 juin 2019.

En revenant d’Abidjan ce dimanche, 16 juin, le principal adversaire du régime Alpha Condé s’est fondu dans la foule de passagers, se comportant comme un citoyen lambda. Même s’il se faisait chaque fois découvrir par des cris « Prési ! Prési » des partisans et anonymes, surpris de le voir si près d’eux, le chef de file de l’opposition guinéenne s’est mis dans la file pour se faire cacheter le passeport et sortir par la porte des simples passagers. « C’est plus agréable », a commenté le leader politique, réputé l’un des plus populaire d’Afrique de ces dix dernières années. L’opposant était interrogé par un reporter de Guineematin.com qui était à l’aéroport international Conakry Gbessia dans la soirée de ce dimanche.

« Je ne me bats pas pour des avantages ! Je me bats pour des valeurs », a précisé Elhadj Cellou Dalein Diallo. Précisant les raisons fondamentales de son combat politique, le patron de l’UFDG a indiqué que son opposition au régime Alpha Condé n’est pas menée pour tirer un quelconque profit personnel. L’opposant a précisé que son souci majeur a toujours été et demeure celui de permettre à notre cher pays de vivre « dans une société plus juste, avec une démocratie apaisée, un Etat de droit, dans une société au sein de laquelle tous les fils du pays se sentiront unis autour des valeurs et à l’appartenance à cette nation qu’est la Guinée ».

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo était à l’aéroport de Conakry pour Guineematin.com

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Fin de la démocratie en Guinée ? Début de la traque des opposants au 3ème mandat à N’zérékoré

15 juin 2019 à 17 05 19 06196

C’est une nouvelle qui préoccupe tous ceux qui prônent la gouvernance des Etats par des règles démocratiques. Une réunion de haut niveau qui s’est déroulée ce samedi, 15 juin 2019, entre 11 heures et 13 heures, dans la capitale de la Guinée forestière, a décidé d’enclencher la traque de tous les adversaires d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

A en croire un témoin qui s’est confié à un reporter de Guineematin.com, au-delà des autorités locales (Gouverneur, préfet et maire de N’zérékoré), il y avait à cette rencontre plusieurs membres du Gouvernement et des caciques du parti au pouvoir, le RPG arc-en-ciel. C’est le cas des ministres Ibrahima Kourouma, Edouard Niankoye Lamah, Rémy Lamah et Frédéric Loua.

L’objectif de cette rencontre était de faire l’évaluation des dégâts enregistrés à l’occasion de la marche empêchée des opposants au troisième mandat pour Alpha Condé le jeudi dernier et de situer les responsabilités. Comme on le sait, le bras de fer entre les agents des forces de l’ordre et les citoyens qui tenaient à manifester leur opposition à un changement de la constitution guinéenne a entraîné plusieurs dégâts humains (un mort et plusieurs blessés) et matériels (avec le pillage de nombreuses boutiques supposées appartenir à des adversaires du pouvoir).

A l’issue de la réunion de ce samedi, il a été demandé aux chefs des quartiers et des secteurs de s’impliquer pour la traque des membres du Front national pour la défense de la Constitution comme pour arrêter toute contestation d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Pourtant, au cours de leurs démarches légales, les membres de l’antenne locale du FNDC avaient respecter toutes les procédures pour manifester dans la ville comme ceux qui soutiennent un changement de la Constitution. Ils avaient même déposé une plainte contre le Gouverneur, le préfet et le maire de N’zérékoré au niveau de la justice. Mais, aucune suite n’a été donnée à leur démarche judiciaire.

Enfin, beaucoup de citoyens se posent aujourd’hui assez de questions sur l’avenir de la République de Guinée avec cette radicalisation du régime contre tous ceux qui prônent le respect de la Constitution et la liberté de tout citoyen à exprimer son opinion sur la conduite du pays. Surtout depuis la démission du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Cheick Sako…

A suivre !

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Recrutement d’un opérateur pour assainir le fichier électoral : l’opposition dénonce la CENI et menace

12 juin 2019 à 21 09 23 06236

Les responsables de l’opposition guinéenne sont très en colère contre la procédure de recrutement de l’opérateur en charge de la gestion du fichier électoral. Au cours d’une conférence tenue ce mercredi, 12 juin 2019 à Conakry, les adversaires du pouvoir ont dénoncé une procédure opaque visant à maintenir la fraude en faveur du parti au pouvoir. Ils ont menacé de se faire entendre autrement si cette situation n’est pas vite corrigée, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Tour à tour, les opposants ont dénoncé la manière dont Me Amadou Salifou Kebé, le président de la CENI, a décidé de façon « unilatérale », de recruter un cabinet d’ingénierie pour la fourniture d’une solution complète de gestion du fichier électoral biométrique. L’honorable Mamadou Cellou Baldé, responsable de l’UFDG et député uninominal de Labé, se dit étonné « d’avoir appris comme ça que la CENI était en train de lancer un appel d’offre en catimini pour recruter un cabinet d’audit pour le fichier électoral. Nous avons estimé que la CENI s’est entourée dans une opacité totale pour accéder aux désidératas du gouvernement.

Et ça, c’est dans l’objectif de garder en tout cas le dispositif acquis par la mouvance de fraude électorale, notamment les fictifs : les 1 million 500 mille sans empreintes digitales, les plus de 3 millions non dédoublonnés, mais une fois encore tout le dispositif de fraude qui, jusque-là est acquis par la mouvance et qui a été décelé par le comité d’experts. C’est ce qui fait que nous récusons, nous réfutons et nous ne reconnaîtrons pas l’opérateur qui sera choisi à l’issue de cette procédure tout à fait opaque, qui viole systématiquement le code des marchés publics guinéen », a-t-il dit.

Abondant dans le même sens, Mohamed Tall, responsable de l’UFR et ancien ministre de l’élevage, a indiqué que les pratiques auxquelles nous assistons maintenant, sont les mêmes qui ont contribué à mettre notre pays en retard. « Cette histoire d’audit, comme on l’a dit, c’est le dialogue politique. Le dialogue politique-là, il y avait tout le monde dedans (mouvance, opposition, les partenaires techniques et financiers). On a jugé nécessaire d’évaluer le fichier parce que chacun était conscient que le fichier comportait des anomalies. On a tous été d’accord sur ça. Ensuite, les partenaires ont dit : pour vous faciliter la tâche, nous on est prêts à financer l’expertise internationale.

C’est ainsi qu’on a fait venir des experts étrangers neutres. Les experts qui ont fait l’audit ont révélé un certain nombre d’insuffisances. Et, ils ont fait des recommandations faciles à reconnaître. On sort de cela, on entend la mouvance dire autre chose. C’est comme si on faisait exprès de fatiguer les Guinéens. Je vais donner quelques indications : sur deux sociétés qui, apparemment sont ciblées : INOVATRIX et BRITEX. INOVATRIX, c’est une société ukrainienne, BRITEX, c’est une société tunisienne.

INOVATRIX travaille intimement avec GEMALTO. Et, c’est GEMATO qui avait fait le travail avant 2015 sur le fichier. Mais, c’est eux qui ont créé les problèmes de doublons, etc. Pourquoi, parce que leur système ne permet pas un de doublonnage sérieux. Et on fait appel à ce même INOVATRIX pour venir créer un peu plus de complications à notre fichier », a-t-il fustigé.

Les opposants annoncent que si rien n’est fait dans les prochains jours en vue de l’application correcte des recommandations issues de la retraite de Kindia et des précédentes rencontres que la CENI a eues avec les acteurs politiques, ils vont prendre « des décisions fortes » à l’issue d’une rencontre qu’ils comptent organiser très prochainement.

Ibrahima Spry Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Appels à un 3ème mandat : le maire de Télimélé annonce une plainte contre celui de Kindia

8 mai 2019 à 17 05 51 05515
Younoussa Goulgoul Diallo, maire de la commune urbaine de Télimélé

Le maire de la commune urbaine de Télimélé, Younoussa Goulgoul Diallo, vient de répondre à son homologue de Kindia, Mamadouba Bangoura. Ce dernier qui a appelé à une révision de l’actuelle Constitution, a dit avoir parlé au nom des maires de la Basse Guinée. Le maire de Télimélé qui fait partie des élus locaux de cette région se désolidarise de cette déclaration et recadre son auteur, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Après celle de l’UDG, son parti politique, Mamadouba Bangoura, le maire de la ville de Kindia, s’attire maintenant la colère des maires de la Basse Guinée. En effet, lorsqu’il a été interpellé par la direction de son parti sur sa déclaration faite samedi dernier devant le président de la République en faveur d’une modification de l’actuelle Constitution, l’élu de Kindia a fait savoir qu’il n’a pas parlé au nom de sa formation politique, mais plutôt au nom des maires de la région. Ce qui ne laisse pas les intéressés indifférents.

C’est le cas du maire de Télimélé qui dément et dénonce Mamadouba Bangoura. « Ce que le maire de Kindia a dit n’engage que lui seul. Je dénonce sa façon de faire et je l’attaque au niveau des médias. Quand on parle au nom du peuple, la moindre des choses à faire, c’est de consulter. Ni de près ni de loin, moi, maire de la commune urbaine de Télimélé, appartenant aux maires de la Basse Côte, je n’ai été associé à la prise d’une décision par rapport à la révision de cette constitution.

Il (le maire de Kindia, ndlr) n’a pas le statut de parler au nom des maires de la région de Kindia. Il y a eu l’élection des maires des communes de Guinée, je suis membre du bureau exécutif. Si on doit parler au nom des maires de la Basse Côte, j’ai été choisi comme point focal des maires de la région, c’est moi qui incarne le statut de parler au nom des maires de la région de Kindia.J’attire donc l’attention de monsieur Bangoura sur le fait qu’un élu doit choisir ce qu’il doit dire, quand est-ce qu’il doit le dire et pourquoi il doit le dire, parce qu’il représente la population qui l’a élu », a réagi Younoussa Goulgoul Diallo.

Choqué par cette sortie de Mamadouba Bangoura, l’élu de Télimélé annonce qu’il va poursuivre son homologue de Kindia en justice. « Je devais porter plainte contre lui, parce qu’il n’a pas le droit de parler au nom de tous les maires de la région. Il n’est rien, il n’est qu’un simple maire. Au moins s’il avait appelé les maires par téléphone pour dire voilà ce qu’il propose, nous on allait lui répondre directement. Mais il n’a associé personne ni de près ni de loin. Je lance un appel aux maires de Guinée : choisissons ce que nous devons faire, nous ne sommes pas nommés par un décret, nous sommes représentants des populations », a dit l’élu local.

Au sujet de la modification constitutionnelle prônée par le pouvoir, le maire de Télimélé dit ne pas comprendre les raisons de ce projet. « Pourquoi modifier la Constitution ? Quel est l’objectif visé ? Quelle est la nécessité de modifier cette Constitution ? Le président Alpha Condé est là depuis dix (10) ans, s’il fallait modifier cette Constitution, il fallait le faire très tôt pour lui permettre alors de développer ce pays. Moi, je ne suis pas favorable à la modification de la Constitution après neuf (9) ans de mandature », souligne Younoussa Goulgoul Diallo, élu sous les couleurs de l’UFDG.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Dégradation des libertés en Guinée : le régime Alpha Condé perd encore (RSF)

18 avril 2019 à 13 01 53 04534

C’est une évidence pour tous ceux qui vivent en République de Guinée ! Les libertés se dégradent, le régime Alpha Condé menace, enferme et tue ceux qui ont une opinion contraire sans aucune justice pour les victimes.

Si l’opposition guinéenne parle de cent trois (103) militants tués lors de ses manifestations, les acteurs de la société civile souffrent de l’embrigadement des libertés avec des PA militaires qui « tuent » toute possibilité de manifester sa désapprobation de la gestion du pays. Quoique consacrés par la Loi suprême de la République de Guinée- la Constitution- les meetings et autres formes de manifestation sont automatiquement interdits sur le territoire national par ceux qui dirigent le pays, sauf si c’est pour chanter les éloges du président.

Ainsi, même s’ils sont rejetés par la majorité des Guinéens à Conakry et dans plusieurs autres villes du pays (comme on l’a constaté lors des dernières élections locales), le parti présidentiel et ses alliés sont les seuls à organiser des manifestations dans la Guinée d’aujourd’hui avec une amplification dans les médias d’Etat où aucune autre voix discordante n’est autorisée… Exit les débats contradictoires à la RTG créés sous le régime de Lansana Conté, père de la démocratie guinéenne, les dossiers d’enquête qui pouvaient révéler la mauvaise gestion des deniers publics, etc.

Et, là où Alpha Condé et ses partisans se félicitaient d’avoir gardé les acquis du régime Lansana Conté, on apprend que c’est perdu ! La liberté de presse se dégrade et notre pays est relégué au 107ème rang sur les 180 pays classés dans le monde ! Et, avec la volonté affirmée de certains partisans du régime d’imposer le président Alpha Condé à la tête du pays même après son deuxième et dernier mandat, contre les Lois de la République (notamment la Constitution) et la majorité des Guinéens, le pire est à craindre dans ce pays…

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le classement fait par Reporters Sans Frontières (RSF)

https://rsf.org/fr/classement-mondial-de-la-liberte-de-la-presse-2019-la-mecanique-de-la-peur?fbclid=IwAR2MP6_6SWQgxQefYtYegCVy6TBGuu22pLOuusvcyYZpfkFxHsy

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Manifestation contre Alpha Condé à Dubréka : ce que disent les jeunes de Tanènè

12 avril 2019 à 15 03 35 04354

Plusieurs jeunes de la sous-préfecture de Tanènè, dans la préfecture de Dubréka, ont manifesté hier jeudi, 11 avril 2019, contre une éventuelle modification de la Constitution en vue de donner un mandat supplémentaire au président Alpha Condé. Dans une interview accordée à l’envoyé spécial de Guineematin.com, les leaders de ce mouvement ont donné les raisons qui les ont poussés à manifester dans cette dans cette localité située à environ 101 kilomètres de Conakry.

Ibrahima Sory Touré

Dans son intervention, Ibrahima Sory Touré, citoyen de Tanènè, a fait savoir qu’il est hors de question de changer la Constitution. « Cette affaire de troisième mandat pour Alpha Condé ne passera pas ! Nos frères et sœurs ont fini d’étudier il y a plusieurs années, mais ils sont assis à la maison. Il n’y a pas de travail, tout le monde est au chômage. Notre souffrance va crescendo, malgré toutes ces richesses du sol et de sous-sol que nous avons. Au lieu de régler les problèmes du moment, il pense à un troisième mandat. Amoulanfé (entendez, ça ne passera pas). Nous sommes sortis hier pour lui dire que le troisième mandat, il ne l’aura pas, ça ne passera pas », a-t-il lancé.

Abdoul Karim Camara

Abondant dans le même sens, Abdoul Karim Camara, un autre jeune anti-troisième mandat, a invité le Chef de l’Etat à accepter de se limiter à son deuxième et dernier mandat. « Nous étions dans la rue pour exiger du président de la République le respect de la Constitution. Qu’il se limite à son deuxième et dernier mandat. La jeunesse guinéenne que nous sommes, nous souffrons. Moi qui suis devant vous, je suis chauffeur, mais il n’y a pas de travail, je suis au chômage. Actuellement, on mendie pour avoir de quoi vivre. Je conseille le président de penser à la misère des guinéens et de se limiter à ce deuxième et dernier mandat. Je souhaite qu’il ne pense même pas à modifier la Constitution, parce que ça ne marchera pas, les guinéens ne l’accepteront pas », a-t-il averti.

A noter que depuis quelques mois, des appels à la modification de la Constitution en vue d’accorder un nouveau bail au président Alpha Condé se font entendre du côté des cadres du parti au pouvoir. Pour eux, cette Constitution, sur laquelle le président de la République a prêté serment lors de ses deux mandats, est subitement devenue caduque et ne prend pas en compte certaines préoccupations du moment. Donc, il faut la changer. Mais, le principal concerné ne s’est pas prononcé officiellement sur la question.

De Tanènè, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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