Port de pêche de Bonfi (1)Les autorités portuaires des ports de Bonfi et de Dabondy, respectivement dans les communes de Matam et de Dabondy peuvent se frotter les mains. Une affaire de vol qui opposait des pécheurs de ces deux ports a finalement trouvé une « solution » arrangée ce mercredi 4 novembre 2015, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters qui était sur place.

Suite à une affaire de vol de filet, la victime, le nommé Bambo, relevant du port de pêche de Dabondy, a retrouvé son bien au port de pêche de Bonfi. Les autorités portuaires de Bonfi n’ont pas pu l’empêcher de s’en aller avec non seulement ses filets, mais aussi avec la pirogue dans laquelle il les a retrouvés.

Le lendemain, lundi 2 novembre 2015, le nommé Fodé, constatant la disparition de sa pirogue à Bonfi, a porté plainte pour vol. Malgré l’implication des autorités portuaires des deux côtés, les deux parties aux conflits ont affiché des positions radicales. Fodé a accusé le nommé Bambo d’avoir volé sa pirogue alors que Bambo lui, estimait s’être rendu justice. Le fait de retrouver son objet volé dedans, pour lui, lui donnait le droit de confisquer la pirogue.

Ce conflit entre les deux hommes avait commencé à intéresser d’autres pécheurs des deux ports et allait donc déboucher à un conflit entre les deux groupes. Mais, les autorités des deux ports et les deux parties au conflit (Fodé et ses supporters de Bonfie et Bambo accompagné de ses supporters de Dabondy) ont penché sur l’affaire ce mercredi 4 novembre 2015.

Le « jugement » qui a été rendu ce soir au bureau de la directrice du port de Bonfi, Madame Mama Aïssata Bangoura, était plutôt un arrangement. « Il s’est révélé que le propriétaire de la pirogue n’est pas le véritable voleur des filets. Alors, les gens de Dabondy ont présenté des excuses. Fodé a repris sa pirogue et c’est fini », a déclaré à Guineematin.com Monsieur Abdourahmane Camara, chef adjoint du port de Bonfi.

Mais, qui est alors le véritable auteur du vol de ces filets ? Et les dommages alors subis par Fodé dont la pirogue n’a pas travaillé depuis deux jours ? Ce sont des interrogations auxquelles plus personne ne s’est intéressé, apparemment. L’essentiel pour les responsables des deux ports est que chacun a pu rentrer en possession de son bien. Ils se réjouissent surtout que les choses se soient arrangées loin des tribunaux.

Thierno Amadou Camara pour Guineematin.com

 

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