Ibrahima Sory N'Diaye, président de la coopérative préfectorale des bouchers de Boké, Kamsar, Kolaboui et Sangaredi

Ibrahima Sory N’Diaye, président de la coopérative préfectorale des bouchers de Boké, Kamsar, Kolaboui et Sangaredi

Depuis plusieurs semaines la fourniture en viande s’est faite rare dans les différentes boucheries de la commune urbaine de Boké. Après un tour dans la ville qui lui a permis de faire le constat, le correspondant local de Guineematin.com a rencontré le président de la coopérative des bouchers pour comprendre les raisons de cette rareté.

Selon le constat de notre rédaction locale, les consommateurs de viande à Boké peuvent faire trois à quatre jours, voire une semaine, sans obtenir le moindre morceau de viande ! Et, si on trouve une seule boucherie en service, il faudra être « grand quelqu’un » pour espérer avoir satisfaction : il y a des prioritaires (les autorités, les restaurateurs, les familiers, etc.).

Pour en savoir un peu plus sur la rareté de cette denrée, Guineematin.com s’est entretenu ce lundi 02 mai 2016, avec le président de la coopérative préfectorale des bouchers de Boké, Kamsar, Kolaboui et Sangaredi. Monsieur Ibrahima Sory N’Diaye est revenu sur la cause de ce déficit, ses conséquences sur les bouchers, avant d’exhorter les clients de patienter et compter sur eux.

Ibrahima Sory N'Diaye, président de la coopérative préfectorale des bouchers de Boké, Kamsar, Kolaboui et Sangaredi« Quand il y a la sécheresse, les éleveurs se déplacent pour chercher les zones où leurs bêtes peuvent s’approvisionner en eau et en nourriture. Actuellement, certains ont pris la route de Djandjan, Wedou M’borou, jusqu’à la frontière avec la Guinée Bissau. Donc, il est très difficile de trouver une vache en vente et même si tu achètes, il est difficile d’en transporter avec la distance là. Mais, malgré les difficultés, nous nous efforçons à immoler au moins deux fois par semaine. Et puis, avec ça, nous vendons actuellement à perte. Mais, ce n’est pas ce que nous nous regardons, ce sont les clients avant tout », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, monsieur N’Diaye a voulu rassurer : « que personne ne pense que nous voulons augmenter le prix de la viande. Nous, nous sommes au centre préfectoral, nous ne pouvons pas suivre les sous-préfectures dans leurs prix qui varient entre 23 000 et 24 000 FG. Nous, nous maintenons le prix à 22 000 FG le kilogramme. Je demande enfin à nos clients, aux autorités, de patienter quelques jours, avec le début des pluies, la fourniture en viande reprendra bientôt son cours normal », a promis le président des bouchers de Boké.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 671 242

 

 

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