Sapeurs pompiersBon nombre de Guinéens ne savent pas la différence entre les sapeurs-pompiers et les secouristes, tous relevant de la protection civile. Pour en savoir plus sur ces deux, notre reporter de Guineematin.com a rencontré des responsables de la direction centrale de la protection civile. 

Pour commandant Marc Feigneux, le conseiller du directeur général de la protection civile, chargé de la coopération protection civile France en Guinée : « le service s’appelle protection civile ; à l’intérieur, vous avez deux composantes : les sapeurs-pompiers et les unités de protection civile. Les sapeurs-pompiers interviennent selon les casernes, ils interviennent pour trois grands domaines les ambulances pour secourir les victimes, les incendies dans les maisons des entreprises ou sur la route et la troisième composante, les accidents de la route. Les unités de protection civile, ce sont des unités qui interviennent pour tout le reste, pour toutes les catastrophes. Donc, les sapeurs-pompiers interviennent dans ce qu’on appelle risque-courant, c’est à dire secourir les personnes et les incendies ; les unités de protection civile vont intervenir pour le risque plus important ; voilà la différence », a-t-il expliqué.

Il ajoute que de nos jours : « en termes d’effectifs, si je ne me trompe pas, il y a à peu près 550 sapeurs-pompiers et quatre cents agents des unités de protection civile. Nous sommes en cours d’étude pour voir la totalité de la couverture opérationnelle sur la Guinée avec la définition de l’ensemble des services d’incendie et secours. Pour l’instant, ils sont au nombre de 10 services d’incendies et secours ; bientôt, 12 au final. Il y en aura dans toutes les communes. Ça, c’est le projet de couverture. Pour les unités de protection civile le but, c’est qu’il y en ait soit, une par région pour la couverture », a précisé le commandant Marc Feigneux.

Pour que les sapeurs-pompiers fassent leur boulot comme le souhaitent les citoyens un numéro vert est disponible, qui est le 18. Moussa Camara, directeur de la protection civile a insisté sur cet aspect en confirmant que le numéro 18 est opérationnel : « le numéro 18 est disponible. Avant, depuis la fermeture de la SOTELGUI, le 18 ne marchait pas. Donc, on avait des problèmes sur comment nous joindre quand il y a des incendies. Si tu ne connais pas le numéro de téléphone personnel d’un sapeur-pompier, tu es obligé d’envoyer une moto ou un véhicule pour venir nous chercher. Aujourd’hui, le problème est résolu, vous avez vu le centre d’appel. Donc, je vous demande d’informer la population que le numéro 18 est là pour tout besoin et c’est gratuit et n’importe quel opérateur. Tout ça, pour dire à la population de ne pas attendre que tout le bâtiment brule pour appeler les sapeurs-pompiers », a-t-il fait savoir.

Mais, le directeur de la protection civile a prévenu que toute personne qui se hasardera à appeler sans motifs, sera poursuivie au niveau de la justice.

Selon le tableau récapitulatif des interventions du mois de janvier à septembre 2016, il y a eu 2013 cas d’extinction, 20 cas de sauvetage, 32 cas d’accidents de route, 30 cas de couverture d’évènement, 40 cas de transport des corps et 80 cas de fausse alerte.

Kadiatou Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 664600100-620528554

 

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