Rencontre Alpha-Cellou: la paix des braves, la guerre des nerfs (Par Tibou Kamara)

12 octobre 2016 à 23 11 12 101210

Avant que Dieu ne vole au secours de la Guinée, le temps n’adoucisse les mœurs politiques et la guerre d’usure entre les protagonistes de la crise guinéenne ne montre ses limites, tout le monde a déploré que la course au pouvoir dans un corps à corps politique violent ne rende la vie en commun impossible et la partition du pays irréversible.

Le Professeur Alpha Condé à qui on a voulu faire croire que l’UFDG est une menace contre son régime et Cellou ‘’l’ennemi’’ à abattre a dû se faire violence pour sceller des alliances parfois contre-natures afin de se préserver personnellement et assurer ses arrières-politiques.

Quant à Cellou Dalein Diallo, pour ne pas se retrouver un homme isolé face au pouvoir, pour se donner aussi les moyens de résister, il a été amené à faire des concessions à des alliés parfois encombrants et trop souvent exigeants au détriment de ses intérêts politiques et de son leadership personnel.

L’un et l’autre étaient des ‘’otages’’ d’un système d’exploitation politique qui a fait le bonheur de beaucoup de ‘’pêcheurs en eaux troubles’’ et occasionné aussi souvent le malheur du pays. il est du droit des alliés de chacun des leaders de se poser aujourd’hui la question de son avenir et de son devenir, mais il est du devoir de tous de souscrire à l’accord global qui pourrait mettre fin à l’immobilisme politique surtout qu’il a été obtenu contre toute attente et par ailleurs engage l’honneur de la classe politique et l’avenir de la démocratie guinéenne.

Aucun politique digne de ce nom ne peut entraver sa mise en œuvre, aucun citoyen patriote ne peut s’y opposer. Mais encore le chef de l’Etat et le chef de file de l’opposition sous la pression de leurs camps respectifs, inquiets à propos des conséquences politiques de leur nouvelle relation, pourront-ils se libérer facilement des intrigues et résister aux doutes et interrogations de leurs proches qui se demandent ce que chacun gagne ou perd ?

L’espace de conflit qui avait entretenu des contradictions artificielles et imposé de fausses légitimités parce qu’il profite à trop de ‘’politiciens’’ dans la majorité et l’opposition ne peut disparaître du jour au lendemain. Jusqu’au bout, ils tenteront de fragiliser l’accord et de rétablir la situation d’avant, mais quoi qu’il arrive rien ne sera plus comme avant et tous les acteurs sont condamnés à faire la politique ‘’ autrement’’ avec une vérité qui s’imposera toujours à tous : la loi du plus fort dans les urnes.

En attendant de savoir à qui profiterait l’apaisement en cours dans des calculs de courte vue et des agendas mystérieux, l’image et la perception de la Guinée ainsi que de ses acteurs politiques se sont considérablement améliorées avec un horizon plus tranquille et prometteur.

Le dialogue n’est pas une faiblesse, le compromis n’est pas une défaite

Le pouvoir et l’opposition ont vécu dans ‘’l’équilibre de la terreur’’ trop longtemps et sans la victoire de l’un sur l’autre pour ne pas se décider à aller à la ‘’paix des braves’’ qui fait l’honneur d’une démocratie naissante et le bonheur de citoyens voués au même destin. Dans un pays où les conflits d’intérêt et les luttes de pouvoir ont brisé l’élan national et alimentent les passions qui font le malheur de chacun et de tous, la paix est un défi de tous les jours, l’unité nationale demeure une quête permanente.

Les Guinéens vivent un paradoxe terrible : ils souhaitent la paix pour leur pays, mais ne résistent pas à la tentation de la violence et semblent pour la plupart ne s’épanouir que dans la division et les querelles byzantines. La politique, la démocratie qui sont un espace de liberté et d’expression ont davantage divisé la société et opposé les citoyens. Aussi, chacun voit en l’autre l’ennemi lorsqu’il n’adhère pas à son choix ou ne partage pas sa conviction. Les élections qui sont un moment de compétition saine et de vérité dans les choix à faire pour le pays suscitent chaque fois des craintes légitimes à cause des risques qu’elles font peser sur une citoyenneté fragile, une République trop vulnérable et une démocratie inachevée.

D’où la nécessité de parvenir à consensus par le dialogue et la concertation afin de préserver les acquis si maigres et de surmonter les rancunes et rancœurs du passé et les frustrations de nombreuses injustices. N’est-pas cela que le Président Alpha Condé a compris en prenant l’initiative d’une relation nouvelle avec son opposition fondée sur le respect et la reconnaissance mutuelle ? Le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, à son tour, n’a-t-il pas compris que la cohabitation pacifique avec le pouvoir est plus porteuse d’avenir et d’espérance que l’épreuve de force sans fin ni limites ?

En tout cas, la rencontre entre le Chef de l’Etat et le chef de file de l’opposition n’a pas contribué qu’à la décrispation politique, c’est un jalon fondamental dans la paix sociale que les antagonismes politiques avaient rendue impossible. La Guinée s’est engagée dans la voie d’une démocratie apaisée qui reste vivante, car la politique n’a rien perdu de ses droits et la compétition électorale surtout avec une succession d’élections à venir a toujours un intérêt évident : la majorité actuelle est déterminée à garder le pouvoir tandis que l’opposition se prépare activement à l’alternance qu’elle juge possible, voire inévitable. Tant mieux pour la vitalité de la démocratie guinéenne qui a besoin de partis forts et de responsables politiques conscients de leurs devoirs.

A ce propos, les enjeux du futur laissent entrevoir une recomposition en cours d’une classe politique tournée vers l’avenir et portée par le courant de toutes les alliances possibles et plus que jamais ouvertes. Aussi bien le pouvoir que l’opposition se retrouve à la croisée des chemins, car les alliances d’aujourd’hui ne seront pas celles de demain. Qui sera avec qui est la question à laquelle il est difficile de répondre, car tout dépendra de l’évolution de la situation, du comportement difficile à prévoir et des intentions à ce stade difficiles à deviner des différents acteurs. Surtout que la rencontre entre le Président Alpha Condé et son principal opposant, Cellou Dalein Diallo qui s’inscrit dans l’obligation de l’un envers l’autre définie par la loi relative au statut de l’opposition semble marquer un tournant dans la vie démocratique.

Le duel à mort entre les deux principales forces politiques a déterminé jusqu’à maintenant les alliances et les stratégies de chacun. Maintenant que ce n’est plus l’escalade dans les propos et les rapports ne sont plus conflictuels comme par le passé, il est clair que l’effort portera davantage à remporter des élections qu’à se ‘’neutraliser’’ mutuellement. Même si au tour des deux hommes, ils sont nombreux à regretter la trêve intervenue, un retour en arrière semble peu probable, parce que pour la majorité écrasante des Guinéens le pays est sur la bonne voie, le Président et son challenger ont fait le bon choix.

L’espoir de la paix et d’un avenir paisible est la résistance de la majorité silencieuse au dépit des élites trop préoccupées par des intérêts mesquins et des calculs immédiats pour comprendre qu’on ne peut s’opposer à la marche de l’histoire et à l’air du temps et surtout qu’on ne peut pas jouer tout le temps avec le destin d’un peuple dont il ne faut pas abuser de la patience et de la faiblesse . il finit toujours par se réveiller !

Tibou Kamara

 

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Braquage au lycée Doukouré de Mamou : « le complice du présumé auteur a été arrêté » dit le préfet Mory Diallo

12 octobre 2016 à 20 08 36 103610
 Après la psychose qui s’est emparée des élèves et encadreurs du lycée Elhadj Aboubacar Doukouré, hier Mardi 11 Octobre suite à l’attaque à main armée perpétrée par des jeunes sur un élève de la 7ème année, les autorités administratives de la ville carrefour entendent prendre le taureau  par les cornes. C’est dans ce cadre qu’une réunion de sensibilisation s’est tenue ce Mercredi 12 octobre, dans la salle polyvalente des ‘’Deux étoiles’’, dans la commune urbaine de Mamou, a constaté Guineematin.com à travers un de ses correspondants locaux.

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Le GOHA et les victimes de pillages saluent l’accord politique inter guinéen et disent leur espoir

12 octobre 2016 à 20 08 32 103210
Au moment où un accord était en train d’être paraphé à la primature entre les acteurs politiques guinéens, le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) a animé dans l’après midi de ce mercredi 12 octobre 2016 une conférence de presse, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters. La démarche vise à faire le point sur un des points de l’accord signé, en l’occurrence la situation des opérateurs économiques victimes de pillages en 2013.

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Des policiers outillés pour instaurer la culture citoyenne dans les écoles

12 octobre 2016 à 19 07 45 104510
Une trentaine d’agents de la police a été formée et dotée de supports pédagogiques, hier mardi 11 octobre 2016, par COGINTA à l’Ecole Nationale des Arts et Métiers. La démarche vise à permettre à ces agents désormais de « Prévenir – Protéger- Éduquer », a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

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« Les recettes des maisons de jeunes ne sont pas à repartir », lance Cherif Baldé de la direction préfectorale de la jeunesse de Tougué

12 octobre 2016 à 19 07 41 104110
Un article publié récemment sur Guineematin.com, fait état d’une gestion opaque de la maison des jeunes de Tougué par le directeur préfectoral de la jeunesse, Chérif Baldé. Des accusations formulées par Mohamed Sacko Barry, président de la délégation spéciale qui parle de « caporalisation de la maison des jeunes ». Interrogé par notre correspondant à Tougué, le mis en cause a réagi en apportant des éclaircissements.

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Mamou : un affrontement entre élèves du collège Hadja Aminata Traoré fait plusieurs blessés (APAE)

12 octobre 2016 à 17 05 58 105810

Ecole, éducation, Mamou 2Les violences en milieu scolaire deviennent récurrentes et de plus en plus inquiétantes dans la ville carrefour. Des élèves en classe de 7ème année, au collège Hadja Aminata Traoré, sis au quartier Kimbély, dans la commune urbaine, se sont affrontés à coups de pierres, ce mercredi 12 octobre 2016, a appris Guineematin.com, à travers son correspondant local. 

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Accords politiques inter guinéen : voici l’ensemble des points (officiel)

12 octobre 2016 à 17 05 36 103610

Accords politiquesPréambule

1 – Conformément à l’article 58 de la Constitution fixant les prérogatives du Premier Ministre comme responsable de la promotion du dialogue social et garant de l’application des accords avec les Partenaires Sociaux et les Partis politiques, Monsieur Mamady Youla, Premier Ministre, Chef du Gouvernement a pris l’initiative de relancer le dialogue politique.

2 – Par la suite, le 1er Septembre 2016, a eu lieu au Palais Sekhoutoureya, la rencontre historique entre son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat et le Chef de file de l’Opposition. Rencontre historique, en ce sens qu’elle a scellé les bases d’un apaisement dans le pays.

3 – Le 22 Septembre 2016, sous la Présidence de Monsieur le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, se sont ouverts dans la Salle des Actes du Palais du Peuple les travaux du Dialogue Politique Interguineen.

4. Au regard de ce climat d’apaisement de détente et en raison de la responsabilité particulière qu’elles ont dans la conduite du processus de décrispation, les Parties au dialogue ont reconnu l’importance de se mettre ensemble pour pacifier l’espace politique et social, consolider la paix et la stabilité, renforcer les acquis démocratiques et parvenir à une normalisation politique et institutionnelle, en rétablissant la confiance mutuelle et une relance du dialogue permanent.

5. Après avoir réaffirmé :

– leur attachement à la constitution ;
– leur volonté de créer les conditions d’élections inclusives, crédibles et apaisées ;
– leur volonté de mettre en commun leurs efforts et leurs énergies en vue d’un fonctionnement normal des Institutions de la République de Guinée et d’un retour à la normalité administrative du pays.

6. Après avoir convenu du Cadre et des points à inscrire à l’ordre du jour et porté leur choix sur le Général Bouréma CONDE, Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, en qualité de Président du Cadre du Dialogue Politique, les parties ont procédé à l’évaluation et à la détermination des modalités d’application point par point de l’accord du 20 Août 2015.

Ainsi, les parties conviennent de ce qui suit :

I. Du fichier électoral

7. Les parties au Dialogue observent que l’état actuel du fichier électoral permet son utilisation sans trop d’incidences pour les prochaines élections locales.

8. Les parties au Dialogue s’accordent pour les élections nationales à venir, sur le recrutement par la CENI, sur la base d’un Appel d’Offres International, d’un Cabinet pour réaliser un Audit complet du Fichier Electoral, afin de formuler des recommandations permettant d’assainir davantage le Fichier et le rendre plus performant et consensuel.

9. Les conclusions de l’Audit devraient être disponibles au plus tard le 31 mai 2017.

10. Les résultats de l’Audit seront pris en compte par la CENI pour la correction du Fichier électoral.

11. Pour ce faire, un Comité Technique Paritaire sera mis en place pour l’élaboration d’un cahier de charges y afférent, au plus tard le 30 novembre 2016. Ce Comité sera associé aux opérations de recrutement du Cabinet chargé de l’Audit du Fichier Electoral, notamment au dépouillement de l’Appel d’Offres.

12. Ce Comité technique pourrait se faire assister d’une expertise étrangère en cas de besoin.

13. Le rapport final de l’Audit sera également adressé au Comité de Suivi de l’application de l’Accord politique.

II. De l’organisation des élections communales

14. Les parties au Dialogue ont pris acte de la complexité et des difficultés liées à l’organisation des élections dans les 3763 quartiers et districts du pays.

15. Au regard de cette complexité, les parties au Dialogue recommandent que :

a. Le conseil de quartier/district soit composé au prorata des résultats obtenus dans les quartiers/districts par les listes de candidatures à l’élection communale ;

b. Le Président du conseil de chaque quartier/district soit désigné par l’entité dont la liste est arrivée en tête dans ledit quartier/district au scrutin communal.

16. A cet effet, les parties au Dialogue invitent l’Assemblée Nationale à procéder en conséquence à la révision du code électoral lors de la session budgétaire 2016.

17. Les parties au Dialogue conviennent de reporter la tenue des élections communales au courant du mois de février 2017 pour permettre l’appropriation par les acteurs des nouvelles dispositions et leur mise en œuvre dans la sérénité.

18. Les parties au Dialogue conviennent que les élections communales seront organisées sans révision du fichier électoral. La CENI, à cet effet, saisira la cour constitutionnelle.

III – De la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI)

19. Les parties au Dialogue recommandent que la CENI poursuive les activités d’actualisation de la cartographie, ainsi que toutes les autres activités dont l’incidence sur le type d’élection est nulle.

20. Les parties au Dialogue recommandent la mise à disposition de la proposition de chronogramme afin de suivre ce qui précède.

21. Les parties au Dialogue invitent conformément à l’Accord du 20 août 2015, l’Assemblée Nationale à procéder à la révision de la Loi 016 portant composition, organisation et fonctionnement de la CENI.

22. Les parties conviennent que la révision de la loi doit permettre la mise en place d’une CENI plus technique pour une meilleure gestion du processus électoral.

23. La proposition de loi introduite par l’Opposition à l’Assemblée Nationale, pourra servir de base de discussion en vue de l’adoption d’une loi lors de la session des lois d’Avril 2017.

IV. Des Délégations Spéciales

24. Malgré les difficultés rencontrées de part et d’autres par les acteurs, le processus de mise en place des Délégations Spéciales est achevé à ce jour.

V. Du respect du principe constitutionnel de la neutralité de l’administration Publique

25. En dépit de l’avancée significative constatée :
Les parties réaffirment le principe sacro-saint du respect de la neutralité de l’administration publique.

26. Le Gouvernement en général et le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation en particulier veillent au respect de ce principe. Le Code de bonne conduite des Administrateurs Territoriaux sera largement diffusé tant au niveau des populations que des partis politiques.

27. Les parties au Dialogue expriment leur attachement au principe de l’accès équitable des partis politiques et des candidats aux médias publics.

28. Les parties au Dialogue invitent les médias publics et privés à faire preuve de professionnalisme et d’éthique dans le traitement de l’information notamment en période électorale.

29. Le Gouvernement s’engage à assurer l’accès équitable des partis politiques et des candidats aux médias et places publics.

30. Les parties au Dialogue réaffirment la nécessité de veiller au respect des libertés et droits fondamentaux, notamment la liberté d’expression, la liberté d’assemblée et de mouvement dans les conditions de sécurité et du respect des règles d’ordre public.

VI. De l’identification, de la poursuite des auteurs des violences durant les Manifestations organisées par l’Opposition pour les élections législatives de 2013

31. Les parties au Dialogue prennent note de l’engagement du Gouvernement sur les mesures suivantes :

– diligence des enquêtes judicaires ;
– procédures ouvertes devant le tribunal de première instance de Dixinn ;
– constitution d’un pool de juges d’instruction sur les infractions liées aux manifestations ;
– constitution des parties civiles.

32. Les Parties au Dialogue conviennent que le Comité de suivi de cet Accord sera régulièrement informé de l’évolution des procédures engagées.

VII. De la Mise en place de la Haute Cour de Justice
33. Dans le cadre de la mise en place des institutions républicaines déjà amorcée, les parties au Dialogue recommandent la mise en place de la Haute Cour de Justice dans les meilleurs délais, en raison du rôle important que cette institution joue dans l’amélioration de la qualité de la gouvernance politique, économique et sociale.

VIII. De la libération des personnes arrêtées et emprisonnées

34. Afin d’apaiser le climat socio-politique, les parties sollicitent que des mesures d’indulgence soient prises pour libérer les personnes arrêtées et condamnées à l’occasion des manifestations politiques, conformément à l’esprit du Dialogue.

35. Cependant, ces mesures de libération ne concernent pas les personnes condamnées pour des crimes de sang.

36. De même, les parties sollicitent la diligence des procédures pour les personnes poursuivies à l’occasion desdits évènements conformément à l’esprit du Dialogue.

IX. De l’indemnisation des victimes des violences des manifestations relatives aux élections législatives de 2013

37. En application de l’Accord du 20 Août 2015, relatif à l’engagement du Gouvernement d’indemniser les victimes des manifestations politiques de 2013 :
– les parties au Dialogue s’accordent sur la création de Fonds d’indemnisation des victimes des manifestations politiques de 2013, soit un Fonds pour les victimes décédées et handicapées et un autre pour les victimes de pillage ;

– les Fonds seront placés sous la tutelle du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et alimentés par l’Etat et les Partenaires Techniques et Financiers à l’instar des ‘‘Basket Fund’’ ;

– en ce qui concerne les personnes décédées et handicapées, une structure de gestion sera mise en place sous la tutelle du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD). Outre le MATD, elle comprendra les représentants des Ministères de la Justice, Garde des Sceaux, de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, de l’INDH, de l’OGDH, du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, deux (02) représentants de la Société Civile désignés par les parties au dialogue, deux (02) représentants des victimes, deux (02) représentants du Cadre de Dialogue soit un (01) pour la Mouvance et un (01) pour l’Opposition ;

– la structure de gestion définira son mode de fonctionnement pour le traitement des dossiers qui lui seront soumis par les ayant-droits ;

– en ce qui concerne les victimes qui ont perdu des biens, la structure de gestion comprendra outre le MATD, les représentants des Ministères de l’Economie et des Finances, du Commerce, de la Justice, Garde des Sceaux, de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, des victimes, de la Mouvance et de l’Opposition ;

– cette structure définira le mécanisme de son fonctionnement en vue des remboursements des ayant-droits ;

– à cet effet, les parties au Dialogue recommandent qu’une provision soit faite dans la loi de finances 2017 pour un règlement graduel des indemnisations.

X. Des manifestations non déclarées
38. Les parties, tout en réaffirmant la nécessité de respecter les dispositions légales relatives aux manifestations, se félicitent que cette disposition ait été effectivement observée depuis la signature de l’Accord politique du 20 Août 2015.

XI. De l’Organe/ Comité de Suivi
39. Le Comité de Suivi de la mise en œuvre du présent accord, présidé par un magistrat de l’ordre judiciaire, est composé comme suit :

– trois (03) représentants de la Majorité présidentielle ;
– trois (03) représentants de l’Opposition ;
– un (01) représentant du Ministère de l’Administration du Territoire et de 1a
Décentralisation.

40. Les représentants de la Société Civile (02) et de la Communauté Internationale (CEDEAO, Organisation Internationale de la Francophonie, Système des Nations-Unies, Union Européenne, Ambassades des Etats-Unis et de France) y participeront en qualité d’observateurs.

XII. De la durée de l’Accord

41. Le présent accord entre en vigueur dès la signature par l’ensemble des parties prenantes. A l’exception du cadre permanent de concertation (Chapitre III aliéna 16), il prend fin après les élections législatives.

Fait à Conakry, le ….Octobre 2016

Ont signé :

Pour la Mouvance :

Monsieur Lansana Komara

Dr Saliou Bella DIALLO

Pour l’Opposition :
:
:
Pour le Gouvernement :
:
:
Les Observateurs :

Représentant du Système des Nations-Unies :
:
Représentant de l’OIF :
:
Bureau du Représentant Spécial de la CEDEAO :
:
Chef de la Délégation de l’Union Européenne :
:
Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique :
:
Ambassadeur de France :
:
Société Civile :

Dr Alpha Abdoulaye DIALLO

Monsieur François Kolié

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