Feu Maxime Koivogui

Feu Maxime Koivogui

Comme nous l’annoncions dans nos précédents articles, Maxime Koivogui, le Directeur du département communication et information de la CENI, est décédé très tôt dans la matinée de ce lundi 28 novembre 2016, à la clinique Pasteur de Conakry. Quelques heures après cette triste nouvelle, le Président de la CENI, accompagné d’une forte délégation de son institution, s’est rendu au domicile du défunt, à Koloma, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters qui était avec la délégation.

À notre arrivée dans la famille mortuaire, la tristesse se lisait sur tous les visages. Le Président de la CENI, Bakary Fofana, s’est dit doublement affligé par la perte de Maxime Koivogui. Affecté d’avoir perdu un proche un parent et également d’avoir perdu un collaborateur qui rendait d’énormes services à la Nation.

commissaire-de-la-ceni« Quand quelqu’un décède, un ami, un proche, un parent, c’est une partie de soi même qui s’en va. Maxime était plus que cela. Maxime était quelqu’un qui était fantastique, humainement et professionnellement. Vous comprendrez que son cheminement l’a amené à se confirmer au sein de l’institution. C’était un serviteur permanent de son pays, mais aussi de ses proches. C’est une très grosse perte pour nous, mais aussi pour la nation guinéenne », a dit le Président de la CENI.

Pour sa part, le colonel Balla Koivogui, a dit être dépassé par la faucheuse qui a emporté son frère. Il a aussi accepté de parler brièvement du parcours de ce dernier. « Maxime était l’aîné de la famille. Maxime a fait l’école primaire à Konouma ; de là-bas, il est parti à Balizia pour le collège. Puis, il est parti à Boffossou pour le Lycée, de là, il a eu le BAC et est parti à Kankan où il a fait la Sociologie. C’est de là qu’il est venu à Conakry où il a travaillé au CNPG de Donka (Centre National de Perfectionnement en Gestion, Ndlr), où il a créé une ONG dénommée l’EIPD, avant d’aller à la CENI », a relaté le colonel Balla Koivogui.

Enfin, François, un des dix enfants de Maxime Koivogui, a dit que son père souffrait depuis longtemps ; mais, a toujours caché sa maladie pour ne pas « nous inquiéter ». Et, c’est seulement lorsqu’elle s’est aggravée que la famille a su qu’il était malade. « Nous sommes d’abord allé à Ratoma, son médecin a dit qu’il a une hypertension, il lui a prescrit des médicaments ; mais, ça n’allait toujours pas. Alors, nous avons décidé de l’envoyer à la clinique Pasteur. J’étais à ses côtés quand il transpirait. Les médecins lui ont placé des sondes et c’est ce qui dégageait son ventre (…). Aujourd’hui, lorsque je me préparais pour aller à l’école, on nous a appelés pour nous dire qu’il était en réanimation. Mais, à notre arrivée, il était déjà tard car mon père avait été déjà transporté à la morgue », a témoigné François Koivogui, qui était au bord des larmes.

À rappeler que Maxime Koivogui rejoindra sa dernière demeure le vendredi 02 décembre prochain, après un symposium qui sera organisé au Palais du peuple. Il laisse derrière lui deux veuves et 10 enfants.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

 

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