Mise en place des démembrements de la CENI : voici la répartition du quota alloué à l’opposition

23 août 2019 à 11 11 37 08378

Les partis d’opposition sont situés désormais sur le nombre de représentants que chacun d’eux aura dans les démembrements de la CENI. Et, c’est naturellement l’UFDG qui se taille la part du lion avec 1161 places sur les 1977 disponibles. Le principal parti d’opposition du pays est suivi de loin par l’UFR de Sidya Touré et le PEDN de Lansana Kouyaté.

Ci-dessous la répartition du quota entre les différents partis concernés.

Partis          Totaux

UFDG :     1161

UFR:         364

BL:              63

PEDN :     174

UGDD :       8

PADES :     72

PUP :        22

ADC-BOC : 6

PGRP :    9

UPG :       34

RPR :        3

RRD :       2

UDG :    42

PPG :     0

PS :      1

PPD :    5

UMP :   2

PUSG : 3

NGC :    2

FIDEL : 1

UPR :   3

Totaux :  1977

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Démembrements de la CENI : les « petits partis » de l’opposition se coalisent contre l’UFDG et l’UFR

21 août 2019 à 12 12 03 08038

En prélude aux prochaines élections législatives (dont la date n’est pas encore connue), la CENI entame la mise en place de ses démembrements dans tout le pays. Et, ce processus entraîne déjà de nouvelles divergences qui risquent de fissurer à nouveau l’opposition guinéenne, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Une fois n’est pas coutume. L’opposition guinéenne se divise encore autour d’une question de partage de places. Cette situation a été extériorisée par la formation d’une sorte de bloc au sein de cette même opposition. Les responsables des partis politiques comme le Bloc Libéral de Faya Millimouno, le RRD d’Abdoulaye Kourouma, l’UGDD de Francis Haba et l’ADC-BOC du Docteur Ibrahima Sory Diallo ne partagent pas la position de l’UFDG et de l’UFR. Ils ont décidé donc de travailler ensemble pour déposer les listes de leurs représentants dans les démembrements de la commission électorale.

Abdoulaye Kouroumah, président du RRD

Abdoulaye Kourouma, le président du RRD qui s’est confié à notre rédaction, est revenu sur l’origine de ces divergences. « La CENI a envoyé une note à chaque parti politique concerné pour lui demander de déposer la liste de ses représentants dans ses démembrements. Nous RRD, nous avons demandé à l’UFDG, en tant que coordinateur de l’opposition en Guinée, de convoquer une réunion pour qu’on puisse voir comment trouver une liste consensuelle qu’on va déposer. L’UFDG a effectivement convoquée cette réunion qu’elle a élargie à l’UFR, le PEDN, le PADES et autres.

Au cours de cette réunion, nous RRD, nous avons demandé de constituer la liste sur la base des résultats d’une élection inclusive, c’est-à-dire les dernières élections communales. Sur la base de ces résultats, on donne à chaque parti la place dans les localités où il est influent. Mais j’ai compris que cela n’arrange pas l’UFR. Puisque sur les 38 communes urbaines du pays, l’UFR n’a qu’un seul maire, celui de Matam. Donc ils ont non, il faut faire des extrapolations. Prenons les résultats des élections législatives de 2013, de la présidentielle de 2015, faisons le cumul des résultats et trouvons le quotient pour partager les places en fonction de ça, nous avons dit non », a-t-il expliqué.

Abdoulaye Kourouma justifie sa position par le fait que plusieurs partis membres de l’opposition n’ont pas participé aux législatives de 2013 et à la présidentielle de 2015 et que tous ont participé aux dernières élections locales. N’ayant pas réussi à se faire entendre, le RRD et certains partis qui partagent sa position ont décidé de se retirer pour constituer une liste consensuelle qu’ils comptent déposer à la commission électorale nationale indépendante. « À partir du moment où la CENI nous a adressé une note, nous qui sommes dans la même dynamique, c’est-à-dire l’équité entre tous les partis politiques, nous nous sommes mis ensemble et nous avons décidé de déposer notre liste », a-t-il laissé entendre.

Le président du RRD accuse l’UFDG d’avoir tenté de saboter cette dynamique. « L’UFDG a appelé certains partis politiques qui sont avec nous pour leur demander de se dissocier à ce que nous sommes en train de faire. Ils ont promis même à certains qu’ils vont prendre des places sur leurs quotas pour leur donner, ceux-ci ont accepté de se retirer. Mais nous autres qui ne sommes pas là pour être remorqués par un parti politique, nous allons nous battre pour obtenir ce que nous méritons dans la légalité et dans l’équité », promet monsieur Kourouma.

L’opposant assure qu’il reste membre de l’opposition républicaine, mais qu’il « n’est pas inféodé à une idée de cette opposition. Ça veut dire que quand une décision ne nous arrange pas, on ne peut pas la soutenir ».

A rappeler que de pareils situations sont rencontrées du côté de la mouvance présidentielle où le RPG-AEC écrase tous ses alliés. Mais, les critiques sont souvent « Off the record » dans l’espoir que des postes perdus ici peuvent être compensés par des décrets et arrêtés en faveur du « perdant »…

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Lansana Komara égratigne les opposants : « avec cette opposition, nous allons faire 10 mandats »

10 août 2019 à 17 05 43 08438

A l’occasion de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 10 août 2019, Lansana Komara, ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail a répondu aux critiques de l’opposition relatives au choix de l’opérateur chargé de faire la révision du fichier électoral, en prélude aux prochaines élections en Guinée. Le secrétaire administratif a tiré à boulets rouges sur les opposants qu’il accuse d’être incompétents et de mauvaise foi, rapporte le correspondant de Guineematin.com qui était sur place.

Depuis quelques semaines, l’opposition guinéenne dénonce les agissements de la CENI en ce qui concerne le choix de l’opérateur devant procéder à la révision du fichier électoral. Elle accuse le président de l’institution électorale d’avoir choisi « en catimini » et de façon « unilatérale » un opérateur qui n’est pas apte à assainir le fichier électoral. Lansana Komara a réagi à ces accusations en dénonçant l’attitude des opposants. « Aujourd’hui, on est en train de trouver la solution pour la mise en place d’un opérateur pour la révision des listes électorales.

Le débat se poursuit, mais comme vous connaissez l’opposition guinéenne, elle commence déjà à dire que cet opérateur doit être un opérateur étranger et qu’on ne peut pas prendre un opérateur guinéen. Vous voyez ces gens-là, ils ne font même pas confiance en eux-mêmes, ils ne font pas confiance aux Guinéens. Il faut aller chercher un opérateur à l’extérieur pour venir faire la révision des listes électorales en Guinée. On vous laisse l’analyse de cette idée. Tout ça montre que ces gens-là n’aiment pas les Guinéens », estime le ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail.

Il ajoute que « c’était les mêmes contestations quand il s’est agi de choisir un président de la CENI après le décès du premier président de la CENI. Quand il s’est agi d’un président de la CENI, ils ont crié sur tous les toits que Louncény Camara ne peut pas faire leur affaire. En bon guinéen, Louncény Camara a démissionné, en patriote. Mais qu’est-ce qu’on a fait ? On a trouvé un étranger, un malien pour superviser les élections en Guinée. Ils ont accepté ça. Mais malgré tout, ils ont été encore battus, battus à plate couture. C’est pour vous dire qu’ils (les opposants) sont de très mauvaise foi ».

Selon le secrétaire administratif du RPG Arc-en-ciel, la position des opposants sur le choix de l’opération qui sera chargé de procéder à la révision du fichier électoral vise tout simplement à trouver un argument pour justifier leur défaite lors des prochaines élections. « Ils (les opposants) préparent déjà les arguments de leur échec. Mais le peuple de Guinée ne dort pas, le peuple de Guinée connait tout.

Donc ils se trompent, le peuple de Guinée ne se laissera pas faire. Ils veulent à chaque instant changer la CENI, et chaque fois qu’on change un point dans l’organisation de cette CENI, ils sont battus, ils sont toujours battus. C’est pourquoi j’ai toujours dit, avec cette opposition, nous allons faire 10 mandats, ils seront battus. Parce qu’ils ne sont pas à la hauteur », a laissé entendre ce responsable du parti au pouvoir.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel: (00224) 622919225 / 666919225

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Révision du fichier électoral : « si Inovatrix est choisi, il n’y aura d’élections dans le pays » (UFR)

29 juin 2019 à 19 07 12 06126

Le processus d’organisation des prochaines élections législatives continue de préoccuper l’Union des Forces Républicaines. L’UFR constate déjà des problèmes dans le travail de la CENI, notamment le choix de l’opérateur chargé de procéder à la révision du fichier électoral. Le parti de Sidya Touré dénonce le choix fait par la commission électorale et annonce que sans une bonne révision du fichier il n’y aura pas d’élections, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’organisation de ces élections, dont la date n’est pas encore connue, était au centre de l’assemblée générale de l’UFR, ce samedi 29 juin 2019. Selon l’honorable Ibrahima Bangoura, vice-président du parti, la CENI a décidé de recruter, de façon opaque, l’opérateur Inovatrix pour procéder à la révision du fichier électorale. Une révision recommandée par les experts qui ont audité ce fichier et qui ont décelé de nombreux problèmes, dont plus de 1.500.000 fictifs.

Mais le problème, indique l’UFR, c’est que cet opérateur est lié à Gemalto, l’opérateur qui a été changé. Pour le parti de Sidya Touré, ce choix effectué par la CENI vise donc à empêcher l’assainissement du fichier électoral et à permettre au parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel, de continuer à frauder. C’est pourquoi, l’honorable Ibrahima Bangoura annonce que si cet opérateur est maintenu, il n’y aura pas d’élections en Guinée.

« Si Inovatrix est choisi, ça veut dire qu’ils veulent aller au 3ème mandat, il n’y aura pas d’élections dans le pays. Donc nous avons la même position, le 3ème mandat, on ne veut pas. Si Inovatrix est choisi, on n’est pas d’accord. Inovatrix c’est Gemalto ; Gemalto c’est Inovatrix. Les deux sont les mêmes. On ne sera pas d’accord qu’on choisisse Inovatrix », a dit l’opposant.

Par ailleurs, le vice-président de l’Union des Forces Républicaines accuse la commission électorale nationale indépendante de vouloir contourner la loi dans la mise en place de ses démembrements. Une chose que l’opposition, en général, n’acceptera pas, souligne-t-il. « Au niveau des démembrements de la CENI, il y a les articles 8, 23 et 28 qui régissent la mise en place des démembrements. Donc que disent ces articles-là ? Que dit la loi ? L’article 8 dit que les partis politiques doivent être représentés dans tous les démembrements de la CENI, à savoir les CECI, les CEPI et les CESPI. L’article 8 dit qu’il doit y avoir au moins partout 3 partis politiques.

Hon. Ibrahima Bangoura

Alors, avant il y avait 2400 délégués dans tout le pays. Aujourd’hui avec la nouvelle loi, s’ils vont mettre en place les démembrements, ils vont aller jusqu’à 20.022 délégués. Donc ils disent que comme il y a beaucoup de dépenses, il faudrait revenir à un système hybride. Que la CENI et les partis politiques se mettent d’accord sur un système qui va contourner la loi. On a dit au niveau des partis politiques, voilà ils commencent à contourner la loi, et cela va en leur faveur. Donc nous, nous avons dit au niveau de l’opposition, que nous ne sommes pas d’accord, ils n’ont qu’à appliquer la loi. Puisqu’on a voté la loi, cette loi doit être appliquée.

Pourquoi nous le disons ? C’est parce que lorsque nous sommes sur le terrain au moment des élections, dès que nous protestons, la CENI rétorque toujours qu’elle, elle ne fait qu’appliquer la loi. Donc si nous nous mettons d’accord avec elle pour contourner la loi, lorsque nous irons sur le terrain et que nous protestons, ils vont nous opposer cela. Donc c’est un risque que nous ne voulons pas prendre », a-t-il expliqué.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: (0024) 622919225 / 666919225

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La Guinée à la CAN 2019 : l’UFR fait accompagner le Syli de ses bénédictions

22 juin 2019 à 19 07 00 06006

A l’image des autres partis politiques, l’UFR a évoqué la participation de la Guinée à la CAN 2019 lors de son assemblée générale de ce samedi, 22 juin qui correspond à l’entrée en lice du Syli national dans la compétition. La formation politique a exprimé son soutien à l’équipe guinéenne et formulé des bénédictions pour sa réussite, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Hadja Aïssata Daffé, députée et membre du bureau politique national de l’UFR

« Aujourd’hui c’est un jour spécial à Conakry. Hier c’était l’ouverture de la CAN et aujourd’hui le Syli national va faire sa première sortie. Tout le monde est derrière le Syli national. Nous leur souhaitons bonne chance et on espère qu’ils vont gagner ce soir et gagner tous leurs matchs jusqu’à ce qu’ils nous ramènent la coupe ici en Guinée. Donc, toutes les bénédictions de l’UFR et de son président les accompagnent », a déclaré Hadja Aïssata Daffé, députée et membre du bureau politique national du parti.

Par ailleurs, les responsables ont évoqué encore une fois la question d’un changement de constitution qui suscite du bruit dans notre pays. Mohamed Tall, directeur de cabinet de Sidya Touré, a indiqué que même les membres du gouverneur qui sont en train de promouvoir la nouvelle constitution n’ont pas vu le texte et ne savent rien de son contenu. « Aujourd’hui, le gouvernement a décidé de défendre et soutenir l’idée de l’adoption d’une nouvelle constitution. Mais, le gouvernement n’a pas vu ce projet là pour le moment. Donc, on parle de quelque chose qui n’existe pas et que personne n’a vu.

Nous, on est conscients que toute cette agitation ne vise qu’un seul objectif : c’est de permettre au président Alpha Condé de se représenter à nouveau. Mais, ceux qui veulent défendre quelque chose que personne n’a vu, qu’ils disent alors pourquoi veulent-ils défendre ça. Il faut qu’ils aient le courage de défendre leur opinion. Le gouvernement défend quoi concrètement ? C’est assez surprenant comme démarche. A mon avis, c’est un manque de respect pour les Guinéens et un manque de courage de la part du gouvernement d’assumer clairement sa position », a dénoncé l’ancien ministre de l’Elevage.

A ceux qui mettent en avant les imperfections de l’actuelle constitution pour justifier l’adoption d’une nouvelle constitution, l’ancien ministre de l’Elevage répond que ce n’est pas cette loi fondamentale qui est la cause de nos malheurs. « Et, je vous rappelle que cette constitution qui est actuellement en vigueur, n’a pas été tellement respectée depuis 9 ans. Donc, ce n’est pas le fond du problème. Aujourd’hui, on aurait aimé entendre le président dire voilà ce que j’ai fait en 9 ans et voilà ce que je n’ai pas pu faire pour telle ou telle raisons.

Je vous remercie de m’avoir renouvelé votre confiance, je m’engage à transmettre le pouvoir conformément à ce que la constitution prévoit en 2020. C’est ce qu’on aurait aimé entendre. Et non pas une pollution de l’atmosphère sur une question que personne ne cerne actuellement », a-t-il dit.

Il accuse la CENI de s’inscrire dans la même logique que le pouvoir en accompagnant le président Alpha Condé dans son projet de troisième mandat. Ce qui passe, selon lui, par le tripatouillage du fichier électoral pour permettre au RPG Arc-en-ciel d’avoir les 2/3 à l’Assemblée nationale. Ce qui lui permettrait d’adopter la nouvelle constitution au Parlement sans avoir besoin de passer par un référendum.

« C’est pour cela que nous alertons dès à présent et nous expliquons aux Guinéens que ce qui se passe à la CENI n’est rien d’autre qu’une voie autre que la voie référendaire pour aboutir à la nouvelle constitution », a laissé entendre Mohamed Tall.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Politique : la CENI n’a pas recruté un nouvel opérateur pour le toilettage fichier électoral

20 juin 2019 à 18 06 45 06456

Alors que la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) est à pied d’œuvre dans le cadre de l’exécution de ses activités, des supputations fusent de certaines officines pour faire état du recrutement de l’opérateur international qui aura en charge la révision du fichier électoral guinéen. Ces rumeurs, pour le moins sans fondement, ont eu pour conséquences d’être reprises par certains leaders, acteurs politiques et de la société civile. Il n’en est pourtant rien, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La CENI, engagée à conduire de façon inclusive et transparente le processus électoral, dit « regretter que des individus surement malintentionnés, aient pu induire à ce point en erreur, des personnalités majeures de l’échiquier politique, en procédant à ce type de désinformation ».

L’institution électorale ajoute que ces rumeurs, propagées « dans le dessein de distraire les commissaires ou de porter un coup à l’image et à la crédibilité de l’institution au sein de l’opinion », ne vont pas entamer son engagement à conduire le processus.

Voici les faits dans leur quintessence

Les parties prenantes au processus devant conduire aux prochaines élections législatives se sont retrouvées à la retraite de Kindia, du 30 avril au 05 mai 2019. A la fin des travaux, la CENI a plaidé et reçu mandat d’envisager très sérieusement l’option de l’acquisition d’un logiciel de gestion des bases de données pour son site central.

Selon des informations dignes de foi, le logiciel en question sera propriété exclusive de la Guinée dans le but de rendre le pays autonome en la matière et en finir définitivement avec la dépendance vis-à-vis des cabinets internationaux. Le corolaire de cette dépendance, étant les imperfections présentes observées sur notre fichier électoral et qui sont dues en grande partie à l’agrégation des données provenant de plusieurs opérateurs biométriques depuis 2002.

Ainsi, le site central de la CENI va acquérir son propre logiciel et régler définitivement sa dépendance vis-à-vis des cabinets étrangers. D’ailleurs, selon des sources bien informées, la CENI a lancé depuis mi-mai dernier, un appel à candidatures, adressé à 09 sociétés ou cabinets d’ingénierie spécialisés, en vue de l’acquisition d’un logiciel dédié à la gestion des bases de données du site central pour ses besoins de mise à jour.

Selon nos sources, seulement cinq cabinets ont répondu. Et à date, les évaluations nécessaires sont en cours au niveau de la Direction Nationale des Marchés Publics, seule structure habilitée à conduire ce genre de processus de sélection. Donc, ce n’est pas la CENI qui choisit, plutôt les marchés publics.

Plusieurs sources proches de l’Organe de Gestion des Elections en Guinée soutiennent, la main sur le palpitant, que l’information sur le recrutement de l’opérateur international chargé de la révision du fichier électoral guinéen, n’est qu’un gros canular. Même les termes de références pour le choix de cet opérateur international et son binôme au plan local ne seraient pas encore prêts, apprend-on.

Par ailleurs, notre source précise que l’appel à candidatures, adressé à 09 sociétés ou cabinets d’ingénierie spécialisés, porte sur la sélection d’un cabinet d’expertise informatique pour l’acquisition d’un logiciel de gestion de bases de données pour le site central de la CENI. Ce n’est point pour l’opérateur de révision du fichier électoral.

Ensuite, il s’en suivra l’acquisition du kit de révision du fichier électoral, dévolue cette fois-ci à l’Etat, au terme de la nouvelle loi sur la CENI, en son article 21. Cet article dispose, citation : « le matériel électoral lourd est fourni par l’Etat à la CENI après l’expression des besoins par celle-ci…». Ce matériel est constitué notamment des isoloirs, des urnes, des kits bleus des bureaux de vote, du matériel informatique…

L’étape de recrutement de l’opérateur international en charge de la révision du fichier électoral intervient seulement après ou concomitamment.

Du besoin d’échanges directs entre les parties prenantes au processus électoral

Pour mener à bien le travail qui lui est dévolu pour le bien de tous, un appel en faveur de l’esprit qui a prévalu à Kindia du 30 avril au 05 mai dernier lors des travaux de la retraite de la CENI s’impose.

A Kindia, selon les échos largement relayés par les médias, toutes les parties prenantes ont convenu de privilégier les canaux traditionnels de concertation dans le règlement des incompréhensions pour assurer au processus électoral l’inclusivité indispensable. Cela est toujours d’actualité.

Aujourd’hui, les efforts doivent être orientés à circonscrire le climat de suspicion naissant, en vue d’assurer à la conduite du processus électoral toute sa sérénité. Cet appel s’adresse à la CENI et à ses premiers partenaires, que sont les partis politiques, qui doivent privilégier des échanges francs et directs.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Recrutement d’un opérateur pour assainir le fichier électoral : l’opposition dénonce la CENI et menace

12 juin 2019 à 21 09 23 06236

Les responsables de l’opposition guinéenne sont très en colère contre la procédure de recrutement de l’opérateur en charge de la gestion du fichier électoral. Au cours d’une conférence tenue ce mercredi, 12 juin 2019 à Conakry, les adversaires du pouvoir ont dénoncé une procédure opaque visant à maintenir la fraude en faveur du parti au pouvoir. Ils ont menacé de se faire entendre autrement si cette situation n’est pas vite corrigée, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Tour à tour, les opposants ont dénoncé la manière dont Me Amadou Salifou Kebé, le président de la CENI, a décidé de façon « unilatérale », de recruter un cabinet d’ingénierie pour la fourniture d’une solution complète de gestion du fichier électoral biométrique. L’honorable Mamadou Cellou Baldé, responsable de l’UFDG et député uninominal de Labé, se dit étonné « d’avoir appris comme ça que la CENI était en train de lancer un appel d’offre en catimini pour recruter un cabinet d’audit pour le fichier électoral. Nous avons estimé que la CENI s’est entourée dans une opacité totale pour accéder aux désidératas du gouvernement.

Et ça, c’est dans l’objectif de garder en tout cas le dispositif acquis par la mouvance de fraude électorale, notamment les fictifs : les 1 million 500 mille sans empreintes digitales, les plus de 3 millions non dédoublonnés, mais une fois encore tout le dispositif de fraude qui, jusque-là est acquis par la mouvance et qui a été décelé par le comité d’experts. C’est ce qui fait que nous récusons, nous réfutons et nous ne reconnaîtrons pas l’opérateur qui sera choisi à l’issue de cette procédure tout à fait opaque, qui viole systématiquement le code des marchés publics guinéen », a-t-il dit.

Abondant dans le même sens, Mohamed Tall, responsable de l’UFR et ancien ministre de l’élevage, a indiqué que les pratiques auxquelles nous assistons maintenant, sont les mêmes qui ont contribué à mettre notre pays en retard. « Cette histoire d’audit, comme on l’a dit, c’est le dialogue politique. Le dialogue politique-là, il y avait tout le monde dedans (mouvance, opposition, les partenaires techniques et financiers). On a jugé nécessaire d’évaluer le fichier parce que chacun était conscient que le fichier comportait des anomalies. On a tous été d’accord sur ça. Ensuite, les partenaires ont dit : pour vous faciliter la tâche, nous on est prêts à financer l’expertise internationale.

C’est ainsi qu’on a fait venir des experts étrangers neutres. Les experts qui ont fait l’audit ont révélé un certain nombre d’insuffisances. Et, ils ont fait des recommandations faciles à reconnaître. On sort de cela, on entend la mouvance dire autre chose. C’est comme si on faisait exprès de fatiguer les Guinéens. Je vais donner quelques indications : sur deux sociétés qui, apparemment sont ciblées : INOVATRIX et BRITEX. INOVATRIX, c’est une société ukrainienne, BRITEX, c’est une société tunisienne.

INOVATRIX travaille intimement avec GEMALTO. Et, c’est GEMATO qui avait fait le travail avant 2015 sur le fichier. Mais, c’est eux qui ont créé les problèmes de doublons, etc. Pourquoi, parce que leur système ne permet pas un de doublonnage sérieux. Et on fait appel à ce même INOVATRIX pour venir créer un peu plus de complications à notre fichier », a-t-il fustigé.

Les opposants annoncent que si rien n’est fait dans les prochains jours en vue de l’application correcte des recommandations issues de la retraite de Kindia et des précédentes rencontres que la CENI a eues avec les acteurs politiques, ils vont prendre « des décisions fortes » à l’issue d’une rencontre qu’ils comptent organiser très prochainement.

Ibrahima Spry Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Choix de l’opérateur international pour la révision du fichier électoral : la CENI prépare les dossiers d’appel d’offre (DAO)

20 mai 2019 à 12 12 19 05195

CENI-Conakry, le 20 mai 2019 : Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante exprime ses sincères remerciements à tous les acteurs du processus électoral guinéen qui ont accepté d’enrichir de leurs expertises, les travaux de sa dernière retraite tenue à Kindia du 30 avril au 05 mai 2019. Il félicite la presse nationale pour le professionnalisme avec lequel elle a traité cette importante actualité de la CENI.

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Hon. Bakary Diakité à Guineematin : « il y a des politiciens téléchargés sur Play Store »

24 avril 2019 à 15 03 18 04184
Hon. Bakary Diakité

Dans une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, le mardi 23 avril 2019, l’honorable Bakary Diakité, député du RPG Arc-en-ciel et 3ème secrétaire parlementaire, a abordé plusieurs sujets d’actualité notamment le débat autour du projet de modification de la constitution guinéenne. Le parlementaire se dit favorable à ce projet qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Décryptage !

Guineematin.com : depuis le 14 janvier dernier, le mandat de cette législature a pris fin. Mais, vous continuez toujours à siéger au Parlement parce qu’il n’y a pas de nouvelles élections législatives. Selon vous, qu’est-ce qui empêche l’organisation de ces élections ?

Honorable Bakary Diakité : merci pour l’opportunité que vous m’offrez de m’adresser à des millions de lecteurs à travers votre médium. Pour répondre à votre question, je vous renvoie aux prérogatives de l’Assemblée nationale. Elle vote les lois, contrôle l’action du gouvernement et assure la représentativité. Il n’est pas donc de son rôle d’organiser les élections. Cette tâche, selon notre constitution, est dévolue à la commission électorale nationale indépendante (CENI). Bien sûr que l’institution électorale organise les élections en partenariat avec les partis politiques, le gouvernement et bien d’autres acteurs. Mais l’Assemblée nationale, n’organise pas les élections.

Et d’ailleurs, malgré l’expiration du mandat des cinq ans de la législature et conformément à la volonté de la loi, nous continuons à siéger à l’Assemblée nationale. Puisque l’alinéa 2 de l’article 45 de la Constitution stipule que le Président de la République assure le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et le fonctionnement de l’Etat. De même que le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale voté en 2017, dispose que le mandat des députés expire à l’installation de la nouvelle Assemblée nationale. Partant de ces lois donc, nous avons la légalité et la légitimé pour siéger jusqu’à l’installation de la prochaine Assemblée nationale.

Guineematin.com : cependant, la prorogation du mandat de cette législature est loin de faire l’unanimité. On a vu l’opposant Dr Faya Millimono et certains de ses partisans qui sont sortis manifester contre cette décision. Ils ont été arrêtés et inculpés pour attroupement illégal. Qu’en dites-vous ?

Honorable Bakary Diakité : Dr Faya Millimono est de l’opposition extraparlementaire. Quand il manifestait, dites-moi, quels sont les leaders qui étaient avec lui. Personne. C’est pourquoi d’ailleurs, il est dans les liens de la justice pour mieux s’expliquer pour son acte. Il faut d’ailleurs rappeler que quand on vient en politique par le hasard, on se heurte aux conséquences hasardeuses de la politique.

Car de nos jours, il n’y a pas mal de politiciens qui poussent, certains même sont téléchargés sur Play Store. On voit tous ceux-ci sur le terrain. Et moi je ne vais pas perdre mon temps à parler d’eux. Ce qui reste clair, nous, nous sommes là et nous continuons notre travail de député pour le bien être des Guinéens.

Guineematin.com : depuis un certain temps, le débat politique est dominé par cette affaire de modification de la Constitution et d’un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé. Quelle est votre position sur ce sujet ?

Honorable Bakary Diakité : comme l’a dit le Professeur Alpha Condé, le débat est ouvert. C’est un débat d’arguments contre arguments. La constitution n’est rien sans son cadre économique, social, culturel et politique. Il faut rappeler d’ailleurs qu’aucune constitution dans le monde n’est immuable. Aucune constitution n’est figée. Elle est évolutive. Une constitution n’est rien sans son cadre économique, social et politique. Moi je crois qu’il faut laisser les gens s’exprimer.

Puisque la Guinée a besoin de s’adapter aux besoins de changement. L’article 51 de la constitution dit que le Président de la République, après avoir consulté le Président de l’Assemblée nationale, peut soumettre au peuple tout projet d’organisation des pouvoirs publics. Donc la question est réglée.

Guineematin.com : si ce débat fait rage dans le pays, c’est parce que certains estiment que cette modification constitutionnelle vise tout simplement à faire sauter le verrou se trouvant dans l’actuelle Constitution qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Qu’en dites-vous ?

Honorable Bakary Diakité : de mon point de vue, ce débat est insensé et aberrant. Par contre, là où j’adhère, c’est la proposition d’une nouvelle constitution. Moi je suis pour une nouvelle constitution. La constitution ne doit pas être un sujet tabou. Il faut qu’on en parle puisqu’aucune œuvre humaine n’est parfaite. Ceux qui essaient de s’opposer aujourd’hui à ce projet de nouvelle constitution, on les vus à l’œuvre ici. On se connait parfaitement. On sait qui est qui, et qui a fait quoi. Moi je pense que le débat doit être impersonnel.

Si l’article 51 l’autorise à aller dans ce sens, qu’est ce qui peut l’en empêcher ? Moi, je ne vois pas. Il ne faut pas voir la tête du Chef de l’Etat, il faut regarder bien loin devant. L’on se rappelle de la position de feu Jean Marie Doré qui a vainement demandé de soumettre le texte au référendum. Il n’a pas été écouté.

Guineematin.com : sauf qu’à l’époque, les principaux partis politiques du pays y compris le RPG Arc-en-ciel étaient d’accord sur la manière de l’adopter. Pourquoi c’est maintenant que vous remettez en cause cette façon de faire ?

Honorable Bakary Diakité : non, vous devez comprendre qu’entre deux maux, on choisit toujours le moindre. Avec les militaires, il fallait aller rapidement aux élections et remettre le pouvoir aux civils. Mais après l’élection du Pr Alpha Condé, qu’est-ce qui s’est passé ? Alors qu’il était en train de poser les jalons du programme de développement du pays, six mois après, il y a eu un attentat manqué contre lui. Après, presque deux à trois ans, les gens ont déversé leurs militants dans la rue pour l’empêcher de gouverner. Ebola est venu aggraver cette situation provoquant même la récession économique du pays.

Mais le Président de la République, dans sa vision d’homme d’Etat, a tenu bon. En bon leader, il a dit que cette pandémie d’Ebola doit être perçue comme une opportunité pour améliorer le système sanitaire de la Guinée. Et, c’est ce que fut fait. Malheureusement, les autres ont manqué l’occasion de montrer le caractère républicain, en venant, comme Soumaila Cissé au Mali quand le Nord du pays a été attaqué, faire des propositions de sortie de crise au Président de la République. Malgré tout, le Pr Alpha Condé, mon leader bien aimé, a su transformer cette période difficile de l’Etat en une véritable opportunité de développement de nos infrastructures sanitaires. N’en déplaisent aux détracteurs.

Guineematin.com : dites-nous, quel est votre choix entre l’amélioration de l’actuelle constitution et la proposition d’une nouvelle constitution ?

Honorable Bakary Diakité : je ne suis pas pour l’amendement des dispositions constitutionnelles. Je suis pour le projet d’une nouvelle constitution qui ouvre la voie à la 4ème République.

Guineematin.com : pourquoi passer à une quatrième République ? Pour permettre au président Alpha Condé de briguer un nouveau mandat ?

Honorable Bakary Diakité : la constitution est au-delà du Pr Alpha Condé. Attendez que le souverain 1er soit consulté. Ce même peuple qui l’a élu en 2010 et 2015. Ce ne sont pas les réseaux sociaux qui l’ont élu. Ceux qui l’ont élu n’ont pas voyagé. On sait que nos opposants se donnent l’intelligence de lire dans les pensées des gens ou avoir la maîtrise des paramètres du futur. Je pense que vous-mêmes, vous n’êtes pas un GPS.

Guineematin.com : on apprend que la nouvelle Constitution que le pouvoir compte soumettre au peuple est déjà rédigée. En tant que membre du parti au pouvoir, êtes-vous informé du contenu de ce texte ?

Honorable Bakary Diakité : moi je n’ai ni le mandat, ni la qualité de ce que vous me demandez. Vous savez que la proposition de loi et l’initiative de la loi sont partagées entre l’exécutif et les citoyens à travers l’Assemblée nationale.

Guineematin.com : concrètement, quand est-ce que le référendum va intervenir, est-ce avant ou après les élections législatives ?

Honorable Bakary Diakité : à ce niveau également, je vous prie de poser cette question à la CENI qui est la seule institution habilitée à organiser les élections en Guinée.

Guineematin.com : depuis 2010, un congrès est annoncé au RPG Arc-en-ciel mais il n’a toujours pas eu lieu. Quelles en sont les raisons selon vous ?

Honorable Bakary Diakité : c’est vous qui me l’apprenez. Sinon, ce que je peux vous dire est que le RPG Arc-en-ciel qui a toujours gagné les élections en Guinée, se porte bien. De Conakry à Kourémalé, de Lola à Koundara, notre parti est partout et occupe le terrain. Cela s’est démontré à toutes les fois qu’il y a eu des élections en Guinée. Et nous sommes prêts à aborder les prochaines élections. Nous sommes déjà en ordre de bataille pour remporter ces scrutins.

Guineematin.com : qui dirige le RPG Arc-en-ciel depuis l’élection du Professeur Alpha Condé à la tête de la Guinée ?

Honorable Bakary Diakité : qu’est-ce que vous voulez savoir ? Le RPG-AEC est un parti organisé. C’est Dr Saloum Cissé le secrétaire général du parti, c’est lui qui le dirige. Nous avons le Bureau politique, le comité central et tous les organismes du parti qui évoluent bien. Et croyez-moi, que les adhésions sont si nombreuses, que nous sommes capables de vous dire que d’ici peu, les masques vont tomber, comme le dit souvent le Pr Alpha Condé.

Guineematin.com : justement à ce niveau, comment avez accueilli l’arrivée à la mouvance présidentielle depuis quelques années des personnes comme Kassory Fofana, devenu Premier ministre ; Mouctar Diallo, le président des NFD qui est ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes ; Aboubacar Sylla, président de l’UFC, devenu ministre des Transports ; Papa Koly Kourouma, le président du parti GRUP, ministre de l’Hydraulique.

Honorable Bakary Diakité : il faut rappeler cette assertion du Pr Alpha Condé qui a dit ceci : « pour le développement socio-économique que j’ambitionne pour la Guinée, j’ai besoin des talents et des compétences de quels que horizons que ce soit ». Il est dans cette logique. Le cas de Mouctar, il faut le dire que c’est un modèle de jeune. Il n’y avait pas de plus amer contre le régime du Pr Alpha Condé comme Aboubacar Sylla et Mouctar Diallo. Mais, je respecte ces deux personnalités. Elles ont compris que le bateau guinéen amené par le Pr Alpha Condé se dirige au bon port.

Guineematin.com : certains d’entre eux avaient quand même appelé à un soulèvement populaire contre le régime Alpha Condé.

Honorable Bakary Diakité : c’est vrai, mais ils ont fini par comprendre que les critiques inutiles ne mènent à rien. Ils ont abandonné le débat personnel pour choisir de servir l’intérêt national avec le Pr Alpha Condé. Pour eux, le débat politique est un débat bidon ou un débat de caniveau.

Guineematin.com : pendant que vous appréciez l’arrivée ou le retour de ces opposants dans le système Condé, d’autres ont plié bagage. C’est le cas de Sidya Touré qui a libéré son poste de Haut Représentant du Chef de l’Etat, Elhadj Mamadou Sylla, à l’origine de la défaite du RPG Arc-en-ciel à la mairie de Dixinn, Dr Ousmane Kaba, exclu du parti présidentiel. On a entendu aussi récemment Elhadj Ousmane Bah de l’UPR, allié de la mouvance présidentielle depuis 2010, menacer de quitter le navire. Comment est-ce que vous expliquez cela ?

Honorable Bakary Diakité : votre question prête à confusion. Menace de quitter ? Je préfère qu’on attende de voir. Pour le moment, Elhadj Bah Ousmane n’a pas quitté à ce que je sache. Je ne suis pas quelqu’un qui lit dans la pensée des autres ou celui qui peut vous donner un saint blanc. Il ne faut pas oublier que mon frère bien aimé, Elhadj Bah Ousmane a supporté le Pr Alpha Condé à un moment critique de l’histoire de notre pays. D’ici 2020, vous serez d’ailleurs surpris, je vous le promets.

Guineematin.com : est-ce à dire que les alliés seront surpris du comportement du régime, voire les caciques du RPG Arc-en-ciel face au Pr Alpha Condé ?

Honorable Bakary Diakité : non, je ne parle pas de cela. Je dis que les gens ont commencé à comprendre l’élan du Président Alpha Condé. Les gens ne sont plus prêts à accepter le dicta des autres. C’est de ça je parle. Et, vous verrez la marée humaine qui vient chaque jour intégrer les rangs du RPG- Arc-en-Ciel.

Guineematin.com : sur le continent, on a vu récemment les présidents Algérien, Abdelaziz Bouteflika, et soudanais, Omar El Béchir, qui ont été chassés du pouvoir suite à des soulèvements populaires. Est-ce que vous redoutez une telle situation en Guinée ?

Honorable Bakary Diakité : bon, c’est le peuple qui décide. Après un mandat, deux, trois, quatre, …tu vois, il appartient toujours au peuple d’en décider. Et c’est aux dirigeants des pays concernés de le comprendre…Mon seul conseil à ce niveau c’est d’éviter d’être des marionnettes.

Guineematin.com : on arrive à la fin de cet entretien, avez-vous un dernier mot ?

Honorable Bakary Diakité : mon dernier mot, par rapport à ce qui pointe à l’horizon, je suis très content pour l’avenir de la Guinée. Tant sur le politique que social et économique. Nous devons nous donner les mains puisque ce qui nous unit est plus que ce qui nous divise.

Comme on a eu la chance d’avoir un président visionnaire et éclairé. Freeman l’a dit, c’est ça la différence entre l’homme d’Etat et l’homme politique. Kaléta, Souapiti, les établissements hôteliers, voilà autant de réalisations qui sont là palpables. C’est un visionnaire. Alpha Condé, est une chance pour la Guinée. Nous devons saisir cette opportunité pour l’accompagner. La jeunesse ne doit pas accepter de se faire manipuler. Nous devons avoir à l’esprit que c’est nous qui devons donner la place à notre pays dans le concert des nations dans un monde en perpétuel changement.

A l’Independence, je ne vous apprends rien. La Guinée avait ses avions, ses bateaux, ses chemins de fer. Mais, où sont-ils de nos jours ? Nous voulons qu’on soutienne le Pr Alpha Condé pour avoir nos avions, bateaux, trains et autres. Le débat sur la nouvelle constitution ne doit pas être tabou. C’est un débat ouvert. Comme le dit Abraham Lincoln, la vie ne se résume pas à l’aiguille d’une montre mais plutôt à la qualité de nos actions. Or les actions que le Pr Alpha Condé est en train de mener, c’est de très bonnes actions.

Interview réalisée par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Organisation des élections en Guinée : la CENI rencontre les commissaires de l’INIDH

2 avril 2019 à 16 04 17 04174

Le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), entouré de plusieurs commissaires de l’institution, a rencontré les membres de l’Institut National Indépendant des Droits Humains (INIDH), ce mardi 02 avril 2019. La démarche vise à échanger sur les problèmes que rencontre l’institution électorale, mais aussi de présenter le plaidoyer qu’elle est en train de faire dans la perspective des futures consultations électorales, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir rencontré les partis politiques, toutes mouvances confondues, l’Assemblée Nationale, la société civile et les membres du corps diplomatique, la CENI est allée rendre visite à l’INIDH, ce mardi. C’est le siège de l’institution, situé à quelques pas du pont 08 novembre, qui a servi de cadre à cette rencontre, tenue à huit clos.

A la fin de la rencontre, le président de la CENI, maître Amadou Salifou Kébé, a expliqué que la rencontre s’inscrit dans le cadre de la tournée de prise de contact avec les institutions républicaines ainsi que les acteurs du processus électoral. « Nous leur avons exposé les problèmes qui sont les nôtres et les plaidoyers que nous sommes en train de faire auprès des acteurs, auprès de l’Etat pour qu’un certain nombre de situations soit réglé rapidement afin qu’on puisse aller vers des élections », a-t-il dit.

Par ailleurs, maître Kébé a annoncé que la CENI fera une retraite à Kindia dans les prochains jours pour la programmation des élections législatives. L’INIDH sera aussi sollicitée à cet effet pour son appui, précise-t-il.

Pour sa part, Dr Alya Diaby, le président de l’INIDH, a confié aux journalistes que les échanges ont tourné autour du fichier électoral, de l’utilisation des technologies nouvelles technologies dans le processus électoral et de la remontée des résultats issus des urnes. « Sur toutes les questions, nous avons écouté le président de la CENI et nous avons pris note, et nous avons donné notre point de vue. En résumé, nous soutenons la CENI pour l’organisation des élections honnêtes, transparentes, neutres et qui soient consensuelles », a dit Dr Alya Diaby.

En outre, le président de l’INIDH se dit conscient des difficultés liées à l’organisation des élections dans notre pays. Mais, il souhaite que la CENI joue pleinement son rôle. « La CENI doit assumer son office. Nous savons qu’elle va être confrontée à des nombreuses difficultés ; mais, elle doit relever les défis, quelque soit leurs formes », conseille Dr Alya Diaby.

Pour finir, le président de l’INIDH a affiché la disponibilité de son institution en termes de conseil et d’actions pour accompagner la CENI afin qu’elle atteigne ses objectifs. « A l’INIDH, nous sommes complètement disposés à apporter tout notre soutien à la CENI », a-t-il insisté.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Concertation sur le processus électoral : la CENI rencontre l’Assemblée nationale

29 mars 2019 à 12 12 48 03483

Dans le cadre de ses activités de prise de contact et d’échanges avec les différents acteurs impliqués dans le processus électoral, la nouvelle équipe CENI a rencontré hier, jeudi 28 mars 2019, le bureau de l’Assemblée nationale. Les responsables de la commission électorale et ceux du Parlement ont discuté notamment sur le renforcement de la coopération entre les deux institutions, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Au sortir de la rencontre, le président de la CENI a indiqué qu’il s’agit là d’une visite de courtoisie que son institution a rendue à l’Assemblée nationale. Une occasion aussi d’échanger avec le président et les autres membres du bureau du Parlement, sur un certain nombre de choses, dont le renforcement de la coopération entre les deux institutions.

« Nous avons rendu une visite de courtoisie à l’Assemblée nationale, dans le cadre de notre installation, mais également venir relancer et renforcer la coopération entre les deux institutions. La CENI, de son côté, n’hésitera pas à venir vers l’Assemblée nationale pour avoir des conseils et le soutien nécessaire pour faire passer tout amendement ou loi pouvant améliorer notre système électoral », a indiqué Maître Amadou Salifou Kébé.

Une visite saluée par le président de l’Assemblée nationale. Claude Kory Kondiano s’est dit « heureux de recevoir cette équipe totalement rajeunie de la CENI. Nous espérons qu’avec elle, tous les objectifs qu’ils vont se fixer seront obtenus. Nous espérons que les élections à venir vont se passer dans de bonnes conditions et dans la paix.

Puisque sans la paix, il n’y a pas de développement. L’Assemblée nationale, quant à elle, est disposée à travailler avec la CENI pour la réussite des processus électoraux à venir », a promis le Président du parlement.
A en croire les intervenants, le Code électoral et même la loi sur la CENI pourraient connaître des améliorations pour apporter les garanties juridiques nécessaires à la tenue d’élections transparentes et crédibles.

Cette visite de la CENI à l’Assemblée nationale intervient quelques jours seulement avant l’ouverture de la session ordinaire des lois, programmée pour le 05 avril prochain.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Echanges avec les acteurs du processus électoral : la CENI boucle ses travaux avec la mouvance

26 mars 2019 à 20 08 51 03513

La CENI a bouclé ce mardi, 26 mars 2019, sa série de rencontres avec les acteurs du processus électoral. Après l’opposition, les diplomates, la société civile, la commission électorale a rencontré la mouvance présidentielle, dans l’après-midi de ce mardi. Mais, la délégation du pouvoir n’a pas voulu discuter sur certains points à l’ordre du jour, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au sortir de la rencontre, l’honorable Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel à l’Assemblée nationale, n’a pas souhaité discuter de certains points à l’ordre du jour. « On ne peut pas discuter d’un rapport qui ne nous a pas été transmis. Et, le commanditaire du rapport, c’est le comité de suivi. Même si les partenaires ou l’Etat l’ont financé, il appartient au comité de suivi. Le rapport a été officiellement mis à la disposition du comité de suivi qui n’a pas encore invité ses membres pour partager le contenu du rapport (…)

Avant ce travail, avant cette rencontre, avant cette restitution, on ne peut pas prendre un rapport brut, qui n’a pas été discuté, qui n’a pas été peaufiné pour commencer déjà à discuter. C’est pourquoi, j’ai demandé à ce que l’on ait du respect pour ce comité de suivi qui est composé de la mouvance, de l’opposition, de la société civile et surtout des partenaires économico-financiers qui nous ont assisté au rang des ambassadeurs. Donc à cause de ça, nous ne pouvons pas discuter avant cette restitution », a-t-il expliqué.

Parlant de la technologie que la CENI souhaite utiliser dans le processus électoral, le responsable de la mouvance présidentielle a dit que « nous sommes toujours les derniers à commencer. Parce que nous aimons toujours le verbiage qu’à aller à l’essentiel. La technologie aujourd’hui, c’est ce qui est introduit dans toutes les élections dans le monde. Nous sommes les derniers à le faire. Même les pays qui sont moins nantis que nous, utilisent la technologie.

C’est vrai, comme je l’ai dit, l’opposition croit que la mouvance va d’abord mettre des voix sur des puces pour mettre dans cette technologie. C’est pourquoi, nous disons que nous sommes d’accord pour l’introduction de la technologie, mais que cette technologie soit beaucoup plus fiable pour mériter la confiance de tous les acteurs pour ne pas qu’il y ait, comme à l’accoutumée, des contestations en ce qui concerne les résultats des différentes élections ».

De son côté, le président de la CENI s’est dit satisfait de ces échanges entre son institution et les acteurs du processus électoral. « Nous sommes heureux parce que notre invite a trouvé écho favorable au niveau de l’ensemble des acteurs politiques, les acteurs de la société civile et les partenaires bi et multilatéraux. Nous avons voulu passer des messages, nous avons voulu engager des débats, nous avons voulu être entendu sur un certain nombre de points avant d’aller dans l’action de préparation de l’élection.

Donc aujourd’hui, nous disons que nous sommes satisfaits. Ce que nous retenons, c’est que les sujets que nous avons proposés au débat, sont des sujets qui intéressent tous les acteurs politiques et qu’ils ont voulu débattre avec nous. Il s’est trouvé que sur certains points, ils n’avaient pas tous les éléments à disposition, mais sur d’autres, nous avons fait des plaidoyers pour qu’ils puissent par exemple accepter l’utilisation de la technologie dans les élections en Guinée. Et cela, nous avons trouvé écho favorable. Ils veulent bien, mais il faut que ça soit avec des garanties ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Elections législatives : voici ce que la société civile demande à la CENI

26 mars 2019 à 18 06 23 03233

Dans le cadre des échanges qu’elle a entamés récemment avec les acteurs du processus électoral guinéen, la CENI a rencontré ce mardi, 26 mars 2019, la société civile guinéenne. Les discussions ont tourné autour de l’organisation des prochaines élections législatives. Une occasion mise à profit par les acteurs sociaux pour faire des recommandations visant la bonne marche de ce processus électoral, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après les acteurs politiques et les ambassadeurs accrédités en Guinée, c’est au tour de la société civile d’être reçue par la CENI, ce mardi. Les deux parties ont échangé sur les mêmes préoccupations : la gestion de l’audit du fichier électoral, la problématiques des remontées des résultats des élections, la désignation des représentants des partis politiques au sein des démembrements de la CENI, l’utilisation des nouvelles technologies dans le processus électoral et le financement des partis politiques.

Une initiative saluée par les activistes de la société civile, qui en ont profité pour faire quelques recommandations. « La transparence se trouve au fond de la concertation. C’est quand on parle, on communique qu’on peut parler de transparence. En résumé, la société civile guinéenne salue la démarche de la CENI, mais exige d’elle : premièrement, l’élaboration d’une étude de base pour capitaliser les expériences de la CENI et les expériences des autres pays voisins par rapport à l’utilisation de la technologie.

Pourquoi ? Parce que parler de technologie, il y a des questions à se poser. Quelle technologie utiliser ? Dans quel contexte ? Quelles sont les contraintes liées à l’utilisation de la technologie et quels sont les coûts ? Cette étude ne peut pas être menée par la société civile, c’est à la CENI de le faire », a indiqué Dr Dansa Kourouma, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSC-G).

Parlant de la question de l’audit du fichier électoral, monsieur Kourouma a dit que même si son organisation a des informations de façon informelle sur cet audit, « nous recommandons à la CENI de prendre attache avec le comité de suivi qui a commandité l’audit, pour que nous soyons en copie de ce rapport d’audit par les voies légales et par les voies les plus rapides en la matière. Et en notre sein, nous allons mener un débat interne et interagir avec la CENI, pour faire des recommandations », a-t-il notamment ajouté.

Abondant dans le même sens, Sékou Koundouno, administrateur général de la Cellule Balai Citoyen de Guinée, a salué une démarche participative et inclusive de la CENI. Pour cette rencontre, il souligne qu’il y a eu des contradictions dans les débats, mais les échanges se sont terminés dans une entente parfaite.

« La société civile guinéenne s’engage à accompagner la CENI dans le cadre du processus électoral afin que tous les acteurs puissent jouer leur partition. Donc en tout état de cause, nous sortons de cette rencontre très satisfaits et nous estimons que la CENI va continuer dans cette démarche beaucoup plus inclusive et participative (…)

Cependant, j’ai dit que la société civile est devenue de plus en plus exigeante, qu’elle ne se laissera pas faire. On ne peut pas nous avaler toutes les recommandations et perspectives. Deuxièmement, j’ai martelé que la société civile plus précisément le Balai Citoyen s’est toujours battu pour une CENI technique, la CENI politique ne nous ressemble pas.

Et comme vous le savez, ce sont des commissaires qui composent cette CENI qui n’a la lourde tâche que de rendre compte aux différents états-majors des partis politiques. Et ça, ça ne ressemble pas au Balai Citoyen», a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Processus électoral : la CENI rencontre les partenaires techniques et financiers

25 mars 2019 à 17 05 52 03523

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) poursuit sa série de rencontres avec les acteurs du processus électoral. Après avoir échangé avec certains partis politiques pendant le weekend, l’institution en charge des élections a conféré ce lundi, 25 mars 2019, dans un réceptif hôtelier de la place, avec les partenaires techniques et financiers et les ambassadeurs accrédités en Guinée, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette série de rencontres vise à trouver des solutions sur un certain nombre de problématiques liés notamment « à la gestion des recommandations de la gestion de l’audit du fichier électoral, la problématique des remontées des résultats des élections, la désignation des représentants des partis politiques au sein des démembrements de la CENI, l’utilisation des nouvelles technologies dans le processus électoral et le financement des partis politiques », apprend-on.

Après la rencontre, Me Amadou Salifou Kébé, président de la CENI, a remercié ces institutions pour leur accompagnement par rapport aux différents processus électoraux que notre pays a connus. Selon lui, son institution a entrepris des concertations avec tous les acteurs du processus électoral y compris les partenaires bi et multilatéraux pour discuter avec eux d’un certain nombre de problèmes qui, au niveau de la CENI, doivent être abordés avant qu’on entame le processus d’organisation des élections législatives.

« Vous n’êtes pas sans savoir que nous nous préparons à aller à une retraite stratégique des activités de la CENI qui peuvent nous amener à la définition d’un chronogramme des élections. Donc, avant cela, nous avons entrepris de rencontrer tous les acteurs du processus électoral pour échanger avec eux sur un certain nombre de thématiques. Mais, il était libre aussi à tous les acteurs de venir avec leurs propres thématiques pour qu’on en débatte.

Comme ça, nous avons l’avis de chacun, les inquiétudes de chacun, les appréhensions, les questionnements. Nous faisons tout le tour et nous partons avec les problèmes et les solutions avec nous à notre retraite. A notre retour, après avoir débattu de toutes ces questions, nous allons proposer un chronogramme des élections. C’est dans ce cadre-là que nous avons rencontré aujourd’hui les partenaires techniques et financiers et les ambassadeurs amis de la Guinée », a-t-il expliqué.

Pendant les débats, apprend-on, les partenaires techniques ont fait savoir qu’ils n’ont pas eu accès aux documents dont les points étaient inscrits à l’ordre du jour. Ce qui a fait qu’ils n’ont pas pu participer au débat comme il se devait. Là-dessus, le président de la CENI a indiqué « qu’il ne revenait pas à son institution de leur communiquer ce document. Il y avait une plateforme de discussion qui est le comité de suivi.

Malheureusement, qui ne s’est pas réuni depuis la sortie de la production finale du rapport de l’audit. Ce qui fait que nos partenaires, sans que nous, nous le sachions, n’avaient pas encore eu le rapport final de l’audit. Donc, ils ne pouvaient pas se prononcer sur une question dont ils ignoraient complètement le contenu », a précisé maître Salifou Kébé.

Cependant, à en croire les propos du présent de la CENI, « à notre entendement la rencontre a été fructueuse. Parce que nous avons besoin également des partenaires pour nous aider dans le plaidoyer sur un certain nombre de questions, notamment : l’utilisation de la technologie dans les élections en Guinée. Cela est très important et je crois que les partenaires ont été sensibles à cette question et les débats continuent ».

De son côté, Paul AMEGAKPO, représentant résidant du NDI (National Democratic Institute) a donné son avis sur la question de l’usage des nouvelles technologies pour les élections à venir. Pour lui, « le siècle actuel est un siècle de révolution technologique. Et, beaucoup d’opérations électorales se déroulent actuellement avec l’utilisation de nouvelles technologies. Pas seulement pour l’enrôlement biométrique des électeurs, mais aussi dans la gestion des opérations électorales le jour du scrutin, jusqu’à la proclamation des résultats.

Il faudrait alors capitaliser les bonnes pratiques d’autres pays, mais surtout la question de la technologie soulève la problématique de la confiance. Il faudrait alors amener les acteurs à adopter la plateforme technologique qui serait mise en place de sorte que tout le procédé, du début jusqu’à la fin, soit maîtrisé par les acteurs politiques, par la société civile et bien entendu par l’opinion publique », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Lansana Komara répond à Sidya Touré : « les battus ont toujours des arguments »

23 mars 2019 à 16 04 46 03463

Le ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail n’est pas content de la révélation faite par Sidya Touré, à la sortie de la rencontre entre la COD et la CENI, hier vendredi. Lansana Komara a répondu au président de l’UFR, sans pour autant le nommer, à l’occasion de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel, ce samedi 22 mars 2019, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Sidya Touré a profité de la rencontre entre la Convergence de l’Opposition Démocratique (COD) et la CENI, vendredi 22 mars 2019, pour rappeler une anecdote qui s’est passée en 2010, après le premier tour de la présidentielle. Le président de l’UFR a révélé que le président de la CENI d’alors, feu Ben Sékou Sylla, l’a appelé au téléphone peu avant la publication des résultats pour lui dire que le président de la transition, le Général Sékouba Konaté était en train de modifier les résultats sortis des urnes.

En parlant ainsi, Sidya Touré remet en cause la qualification du président Alpha Condé au second tour de cette présidentielle qu’il avait remporté. Et cela, n’est pas du goût de Lansana Komara. Même s’il n’a pas nommé ouvertement le président de l’UFR, le ministre a tenu à lui répondre devant les militants de son parti, réunis ce samedi au siège du RPG Arc-en-ciel.

« Nous sommes obligés de parler de ces rencontres entre la CENI et les partis politiques. Parce que nous avons entendu certains commentaires là-dessus qui ne vont pas dans le bon sens. Il y a l’opposition, comme d’habitude, qui est en train de dénigrer, de fustiger les élections antérieures, de dénigrer le fichier.

Mais comme vous le savez, toutes les élections que nous avons engagées, toutes les élections auxquelles nous avons participé, ont été consensuelles. Avant qu’on ne parte aux élections, il y a eu d’abord le consensus autour de tous les points. Donc, nous sommes vraiment surpris d’entendre certaines rumeurs sur les élections antérieures. Vous savez, comme on le dit souvent, les battus ont toujours des arguments. Il faut s’accrocher toujours à quelque chose pour justifier sa défaite », a déclaré le ministre.

Lansana Komara a, ensuite, invité les militants du RPG Arc-en-ciel à se tenir prêts en vue de donner une majorité écrasante au parti lors des élections législatives. « Tout ce que nous vous demandons, c’est de vous mobiliser. C’est de tendre la main aux autres et de grandir toujours nos rangs comme nous sommes en train de le faire et de continuer toujours dans ce sens. C’est seulement avec cela que nous allons gagner toutes les élections », a-t-il ajouté.

Autre sujet évoqué au cours de cette rencontre hebdomadaire du parti au pouvoir, c’est la réception du président Alpha Condé, hier vendredi, à l’Université de Sonfonia et le prix Docteur Honoris Causa qui lui a été décerné dans cette institution d’enseignement supérieur. M’bany Sangaré, le secrétaire de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel, a salué la réussite de cet événement, qui a mobilisé, dit-il, plus de 10 000 étudiants.

« Le président de la République, fidèle à sa tradition d’être à l’écoute de toutes les couches sociales du pays : jeunes, femmes, commerçants religieux ; le Chef de l’Etat a le devoir d’être à l’écoute de toutes les couches sociales du pays. C’est pour cette raison qu’hier, il était avec les étudiants de l’Université de Sonfonia. Le discours du Chef de l’Etat était un discours historique, plein de sens, plein de signification et même instructif.

Parce qu’il a montré aux jeunes l’histoire de la Guinée, d’où la Guinée vient et où nous devons partir. Donc, le président de la République était en phase avec la jeunesse de la République de Guinée. Cela témoigne éloquemment que le président de la République, comme il l’a dit, son mandat est dédié à la jeunesse et la jeunesse adhère à la politique prônée par le professeur Alpha Condé », a-t-il indiqué.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Elections législatives : le président de la CENI veut que le processus soit informatisé

22 mars 2019 à 19 07 02 03023

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, la CENI poursuit sa série de rencontres, entamée hier jeudi, avec les acteurs politiques guinéens. Pour la journée de ce vendredi, 22 mars 2019, l’Organe de Gestion des Elections (OGE) s’est entretenue avec la Convergence de l’Opposition Démocratique (COD). Selon maître Amadou Salifou Kébé, président de la CENI, ces rencontres s’inscrivent dans le cadre des préparatifs des élections législatives prochaines.

Dans son intervention, Me Amadou Salifou Kébé a indiqué que les échanges de ce vendredi ont porté notamment sur les thèmes concernant l’organisation des élections. « En fait, c’est de venir discuter de nos problèmes, écouter les leur et débattre, quelles sont les solutions que nous allons adopter pour avancer ensemble.

Vous savez, sans concertation, le processus électoral n’avance pas. Donc, nous avons pu faire le choix de la concertation, de la discussion, pour pouvoir s’entendre sur le minimum que nous pouvons faire et trouver des solutions idoines pour la bonne organisation des élections, surtout les élections législatives à venir », a-t-il expliqué.

Parlant des problèmes qui ont été soulevés lors des échanges, le président de la CENI indique qu’il y a eu par exemple le rapport d’audit du fichier électoral qui a fait ressortir un ensemble de recommandations qui doivent être prises en compte. « Nous en avons discuté avec les acteurs et nous continuons à discuter avec les autres acteurs.

Il y a également la participation des acteurs, des éléments politiques dans les structures de la CENI en partant des démembrements jusqu’aux comités et cellules que nous mettons en place sur le terrain pour aider à faire avancer le processus électoral.

Nous avons fait le plaidoyer pour que les acteurs qui vont être choisis, les éléments que les acteurs vont nous envoyer, soient des gens qui savent lire et écrire au-moins et qui comprennent le processus électoral. C’est un des problèmes que nous avons. Sur le terrain, on nous envoie souvent des gens qui sont assez peu compétents ou assez peu lettrés en français pour comprendre ce dont nous parlons ».

En outre, maître Amadou Salifou Kébé a réaffirmé son souhait de passer du manuel à la technologie lors des prochaines élections. Cela permettra, précise-t-il, de sécuriser davantage les données. « Il n’y a pas de détails parce qu’il n’y a pas de technologies utilisées dans les élections dans notre pays. En dehors de la consolidation du fichier électoral, qui est protégé par un système informatique, aucun autre système n’est utilisé dans le processus électoral.

Que ça soit la remontée des données lors du recensement des électeurs, de l’enrôlement des électeurs, jusqu’à la remontée des résultats des votes, aucune technologie n’est utilisée. C’est le document physique que nous prenons souvent pour traverser toute la Guinée, venir jusqu’à Conakry parfois pour les déposer.

Nous voulons trouver un palliatif à cela. Soit, utiliser les deux systèmes : le physique et l’informatique, ou en tout cas, trouver un système qui garantirait l’intégrité des résultats jusqu’à la base de Conakry pour la fiabilité de tout cela », indique-t-il.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Sidya Touré aux membres de la CENI : « qu’ils se mettent à la hauteur pour mériter notre confiance »

22 mars 2019 à 13 01 18 03183

La CENI poursuit sa série de rencontres entamée hier, jeudi 21 mars 2019, avec les acteurs de la classe politique guinéenne. Après le camp Faya Millimono et l’opposition républicaine hier, la commission électorale échange en ce moment 12h55 avec une délégation de la COD, une autre coalition regroupant des partis d’opposition, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

A la tête de la Convergence de l’Opposition Démocratique (COD), Sidya Touré est l’un de ceux qui ont pris part à cette rencontre. Et, le président de l’UFR a été le premier à sortir de la salle alors que les travaux se poursuivent encore.

Des travaux qui portent sur un certain nombre de problématiques liées notamment à la gestion des recommandations de l’audit du fichier électoral, la problématique des remontés des résultats des élections, la désignation des représentants des partis politiques au sein des démembrements de la CENI, et le financement des partis politiques.

Au sortir de la salle, Sidya Touré s’est prêté aux questions des journalistes. « Nous sommes venus d’abord écouter, ensuite participer. Nous avons tous travaillé en un temps record pour essayer d’étudier les propositions qui nous ont été faites. Ensuite, nous avons d’autres sujets que nous comptons aborder. Mais au-delà de tout, il y a la problématique qui est celle de savoir quelle va être réellement la qualité de cette CENI.

Parce qu’elle commence à discuter avec vous, au dernier moment, les résultats sont éparpillés partout (…) Donc, la CENI doit se mettre au-dessus. Vous avez vu les sanctions qui ont été prises récemment de la part des Etats-Unis à l’encontre du Congo Kinshasa ? (…)

Nous devons faire en sorte que ceux qui composent la CENI, notamment son président, qu’ils se rendent compte que c’est une institution et qu’ils se mettent à la hauteur de cette institution-là pour mériter notre confiance, c’est ce qui est important. Les détails techniques, tout le monde sait faire ça.

La condition, c’est qu’on veuille le faire, que nous soyons suffisamment intègres et surtout patriotes pour savoir que le rôle d’une institution comme ça, c’est pour sortir du processus électoral et que me moins de gens puisse contester. Si ce n’est pas le cas, elle aura raté sa mission », a fait observer Sidya Touré.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Les législatives en fin 2019 ? « Entre l’ambition et la réalité, c’est là qu’il faut voir », dit Bano Sow

21 mars 2019 à 19 07 53 03533

Quelques mois après sa mise en place, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a initié une série de rencontres avec les acteurs politiques guinéens, toutes mouvances confondues. Pour la journée de ce jeudi, 21 mars 2019, la CENI a conféré avec l’opposition républicaine et la coalition pour la rupture, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, plusieurs points ont été débattus au cours de cette rencontre. Joint au téléphone dans la soirée de ce jeudi, Abdoulaye Kourouma, président du RRD (Rassemblement pour la Renaissance et le Développement), membre de l’Opposition Républicaine, est revenu sur ce dont il a été question.

« Nous avons parlé des futures élections législatives, du fichier électoral, de la subvention à accorder aux partis politiques, de la représentation des partis politiques dans les démembrements de la CENI, de l’utilisation de l’électronique pendant les élections. Ce sont les points essentiels débattus, a expliqué ce membre de l’Opposition Républicaine.

A la question de savoir si une date pour les législatives a été évoquée, Abdoulaye Kourouma a dit qu’il n’en a pas été question.

Pour sa part, Bano Sow, un des vice-présidents de la CENI, joint au téléphone, a confirmé la tenue de la rencontre. « La CENI a rencontré des groupes de partis politiques. Aujourd’hui, c’était avec le groupe de Dr Faya Millimouno et l’Opposition Républicaine. Les autres seront reçus très prochainement ».

Pour ce qui est d’une éventuelle tenue des élections législatives 2019, Bano Sow dit que le président de la CENI, interrogé à ce sujet, a plutôt relativisé. « Il a relativisé. Il n’est pas seul à décider, la CENI n’est pas seule à décider des élections. Le président a dit à la fin que c’est l’ambition de la CENI. Mais, entre l’ambition et la réalité, c’est là qu’il faut voir », a dit l’un des vice-présidents de l’institution électorale.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 9 17

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Audit fichier électoral : le rapport définitif attendu en début octobre

24 septembre 2018 à 19 07 43 09439

Mamady 3 Kaba

Il y a un peu plus d’une semaine, le comité technique d’audit du fichier électoral a livré le rapport provisoire de ses travaux. Dans une déclaration rendue publique ce lundi, 24 septembre 2018, le président dudit comité s’est félicité de l’atmosphère qui a entouré les travaux avec une mention spéciale pour le Comité de suivi de l’accord politique, la CENI et tous les acteurs du processus électoral, a appris un reporter de Guineematin.com sur place.

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Guinée : Cellou Dalein annonce de nouvelles manifestations (vidéos)

11 juin 2018 à 11 11 45 06456

Plus de quatre (4) mois après les élections locales, la Guinée attend toujours les nouveaux élus ! Face à ses militants et sympathisants mobilisés à son siège pour l’assemblée générale hebdomadaire du samedi dernier, le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne a annoncé de nouvelles manifestations de rue pour exiger « les vrais résultats », rappelant qu’il n’accepteront jamais les résultats « falsifiés » par les Commissions administratives de centralisation des résultats, confirmés par la CENI.

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