Résultats des législatives : « un Bonbon par-ci, une sucette par-là », se moque Sidya Touré

2 avril 2020 à 17 05 50 04504

Sidya Touré, président de l’UFR

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, les résultats provisoires des très controversées élections législatives du 22 mars dernier en Guinée ont été publiés par la commission électorale nationale indépendante (CENI). Et, ces résultats donnent largement vainqueur le RPG arc-en-ciel. Ce parti qui a porté par deux fois (en 2010 et 2015) le Pr Alpha Condé au pouvoir en Guinée a récolté 42 sièges (sur les 76 qui étaient en jeu) à la représentation proportionnelle et 37 sièges (sur les 38 qui étaient à disputés) à l’uninominal. En tout, le parti a réussi à obtenir 79 députés sur les 114 que comporte l’Assemblée nationale.

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Retour du PDG-RDA au parlement : la satisfaction d’Oyé Béavogui, secrétaire général par intérim

2 avril 2020 à 17 05 18 04184

Oyé Guilavogui, secrétaire général par intérim du PDG-RDA

Les résultats provisoires du scrutin législatif du 22 mars dernier ont été publiés par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Pour le scrutin national à la proportionnelle, le Parti Démocratique de Guinée-Rassemblement Démocratique Africain (PDG-RDA) a obtenu un siège au parlement. Ce retour à l’Assemblée Nationale de l’ancien parti unique en Guinée est salué par son secrétaire général par intérim. Joint au téléphone par Guineematin.com dans la matinée de jeudi, 2 avril 2020, Oyé Béavogui remercie ses partisans et dénonce une falsification des résultats.

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4 sièges pour l’UDG au parlement : « ces résultats sont en deçà de nos attentes » (Dembo Sylla)

2 avril 2020 à 12 12 43 04434

Honorable Dembo Sylla, vice-président de l’UDG

Comme annoncé précédemment, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a donné hier mercredi, 1er avril 2020, le reste des résultats provisoires du scrutin des listes nationales à la représentation proportionnelle. Alors qu’on assiste à une razzia du RPG Arc-en-ciel avec 79 sièges sur les 114, l’UDG (Union Démocratique de Guinée) de Mamadou Sylla arrive en 2ème position avec 4 sièges. Le vice-président du parti, l’honorable Dembo Sylla, interrogé par un reporter de Guineematin.com, a dit qu’il s’attendait à plus que ça et dénonce la fraude orchestrée contre son parti.

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Législatives contestées en Guinée : le RPG « prend » 79 députés sur les 114

1 avril 2020 à 22 10 34 04344

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a rendu public, ce mercredi 1er avril 2020, le reste des résultats des élections législatives du 22 mars 2020, boycottées par les principaux partis d’opposition du pays. Il s’agit des résultats du scrutin des listes nationales à la représentation proportionnelle. Là aussi, c’est sans surprise le parti au pouvoir qui se taille la part du lion.

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Résultats du référendum contesté en Guinée : la satisfaction du RPG-AEC

28 mars 2020 à 13 01 06 03063

Souleymane Keïta, conseiller chargé de missions du président Alpha Condé, coordinateur de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel

La mouvance présidentielle exulte au lendemain de la publication des résultats du controversé référendum constitutionnel de dimanche dernier, émaillé de violences meurtrières. Comme on pouvait s’y attendre, le Oui l’a emporté avec un score de 91, 59% si l’on en croit les résultats fournis par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

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Violences à N’Zérékoré : Jacques Gbonimy parle de 60 morts et accuse le gouvernement

25 mars 2020 à 15 03 44 03443

Jacques Gbonimy, président du parti UPG

Le contesté double scrutin du dimanche dernier, 22 mars 2020, a entraîné des violences meurtrières à travers la Guinée. La ville de N’zérékoré a été particulièrement affectée avec de nombreux cas de morts et de blessés, dans une confrontation au relent communautaire. Jacques Gbonimy, président du parti Union pour le Progrès de la Guinée (UPG), joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com ce mercredi a condamné ces violences tout en dénonçant l’attitude des autorités de N’zérékoré dans la gestion de la crise.

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Référendum constitutionnel : le OUI l’emporte à 96,70% à Faranah

25 mars 2020 à 10 10 33 03333

Au terme du dépouillement des votes, la CEPI de Faranah a communiqué les résultats du référendum constitutionnel du dimanche, 22 mars 2020. Et, c’est sans surprise le OUI qui l’emporte largement avec plus de 96% des suffrages exprimés, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

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Alpha Condé aux Guinéens : « vous allez voter dans le calme et la sérénité »

21 mars 2020 à 19 07 52 03523

Malgré la tension et les violences dans le pays, mais aussi les multiples appels au dialogue qui proviennent de l’extérieur, le président Alpha Condé est bien déterminé à organiser les élections prévues demain, dimanche 22 mars 2020. Un double scrutin législatif et référendaire contesté par l’opposition, qui appelle ses partisans à empêcher le vote.

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Nouvelle date pour la tenue des élections : la CENI propose le 22 mars

12 mars 2020 à 18 06 52 03523

Me Amadou Salif Kébé, président de la CENI

Malgré la remise en cause du fichier électoral guinéen par l’OIF et tout récemment par les experts de la CEDEAO, les autorités guinéennes sont bien décidées à aller aux élections législatives couplées avec le référendum constitutionnel. C’est dans ce cadre que la CENI a proposé la tenue du double scrutin le dimanche, 22 mars 2020, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Fichier électoral guinéen : le secret de polichinelle

12 mars 2020 à 14 02 12 03123

La mission d’audit du fichier électoral vient de rendre public le secret de polichinelle. A savoir que le fichier électoral guinéen contient plus de 2 millions d’électeurs « anormaux ». Avant cette mission, d’autres avaient fait le même constat. C’est donc moins d’une information que nous avons obtenue qu’une confirmation. Désormais, tous les partenaires multilatéraux de la Guinée sont unanimes que le fichier électoral guinéen n’est pas fiable.

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Fodé Oussou propose : le président de la CENI doit démissionner ou être mis aux arrêts

12 mars 2020 à 12 12 33 03333

Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

La CENI n’a pas tardé à réagir suite à la publication du rapport de l’audit du fichier électoral guinéen effectué par la mission des experts de la CEDEAO. Le président de l’institution électorale, maître Amadou Salif Kébé, a publié un communiqué dans lequel il s’engage à mettre en œuvre les recommandations des experts, avant de donner une nouvelle date pour la tenue du double scrutin législatif et référendaire.

Une sortie étonnante pour Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, qui s’attendait à mieux de la part du président de la Commission Electorale Nationale Indépendante. Pour lui, Me Kébé devait tout simplement démissionner et être arrêté et conduit en prison. « Dans un pays normal, quand un président de la CENI parvient à faire un travail comme ça, un travail qui devient la risée du monde entier, il devait purement et simplement démissionner où l’Etat prend sa responsabilité de l’arrêter et le mettre en prison.

Mais, au lieu de faire ça, le président de la CENI a l’intention de fixer la date des élections. Il reconnait hier que le fichier n’est pas bon, et, aujourd’hui, il veut fixer la date des nouvelles élections. Mais, quand quelqu’un raisonne comme ça, on arrive à la conclusion que sur le plan mental, ça va pas bien pour lui. Parce que tu ne peux pas enlever les 2 438 992 électeurs dans la machine, alors qu’ils sont en train de marcher avec leurs cartes d’électeurs dans la rue, pour ensuite dire c’est bon… Quand un fichier est comme ça, on ne peut pas aller aux élections », a dit l’opposant.

En ce qui concerne le rapport d’audit des experts de la CEDEAO, le président du groupe parlementaire des Libéraux-Démocrates à l’Assemblée nationale trouve qu’il confirme ce qui était déjà connu, mais il relève des zones d’ombre dans les recommandations. « Je pense que les experts de la CEDEAO ont fait un peu du copier-coller, tout en donnant un rapport plus accablant que celui de l’OIF. Ça veut dire qu’aujourd’hui, tout le monde est d’accord que ce fichier-là n’est pas bon. Dans leurs recommandations, les experts de la CEDEAO ont demandé d’enlever 2 438 992 électeurs qui sont considérés comme étant problématiques.

Mais, ils n’ont pas dit comment les enlever et ils n’ont pas validé les 5 millions qui restent. Parce que les 2 438 992 électeurs sont des gens qui ont des problèmes, mais c’est dans les 5 millions qui restent que se trouvent les doublons, les gens qui sont décédés et les mineurs. Ça veut dire qu’aujourd’hui, il faut arriver au constat total que le fichier n’est pas bon. Et, si on a envie d’avoir un fichier correct, la meilleure façon c’est de formater tout et faire un recensement général », a dit Dr Fodé Oussou Fofana.

Pour l’opposant, ceux qui veulent aller aux élections législatives sans les principaux partis d’opposition ont perdu la raison. Il persiste qu’il n’y aura pas d’élections sans un fichier électoral propre et sans les grands partis de l’opposition.

« Dans ce pays, il y a des gens qui ont complètement perdu la raison. C’est le cas de ces partis politiques qui sont en compétition et qui sont en train de dire qu’il faut absolument qu’on aille aux élections avec ce fichier-là. On se demande ce qu’ils veulent pour eux-mêmes. Parce qu’un parti sérieux ne peut pas dire qu’il va aller aux élections avec ce fichier tordu… L’autre catégorie des gens fous, c’est celle qui imagine que des élections peuvent être organisées ici sans nous. On a dit qu’on ne participe pas aux élections parce que le fichier n’est pas bon, le monde entier dit que le fichier n’est pas bon.

Maintenant, on dit : on va corriger le fichier mais vous n’allez pas participer. Je me demande c’est quel raisonnement ça. Parce que logiquement, on devait même prier les partis majeurs de l’opposition à participer au processus… Aujourd’hui, si on veut que ça marche, il faut que le président accepte qu’on mette tout ça à plat, on reprend le recensement ou on fait une révision exceptionnelle et organiser des élections inclusives pour qu’il y ait la paix dans le pays… On ne peut pas exclure un Guinéen de ces élections et on ne peut pas non plus organiser des élections dans la pagaille », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com
Tel : 622 97 27 22

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Mission d’experts de la CEDEAO : ce que propose l’opposition guinéenne

4 mars 2020 à 19 07 28 03283

Après les avis individuels donnés par plusieurs de ses membres, l’opposition guinéenne a enfin donné sa position commune par rapport à l’envoie d’une mission d’experts de la CEDEAO pour apporter un appui technique à la CENI. Les adversaires du régime Alpha Condé remercient l’organisation sous régionale pour l’intérêt qu’elle accorde à l’assainissement du fichier électoral guinéen.

Ils notent cependant que les termes de référence de cette mission technique n’ont pas été communiqués. Et pour la crédibilité des résultats de cette mission, l’opposition politique propose que les experts de l’OIF, de l’UE et du PNUD qui ont procédé à l’audit du fichier en 2018 soient associés au travail qui sera fait.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la déclaration de l’opposition guinéenne.

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Alpha Condé au siège du RPG : « il faut qu’on montre à la face du monde qu’on ne vole pas, que nous voulons des élections transparentes »

29 février 2020 à 14 02 51 02512

Alpha Condé tient à changer la Constitution guinéenne qui lui exige de quitter le pouvoir après ses 2 mandats

Au lendemain de l’annonce du report du double scrutin législatif et référendaire du 1er mars, le président de République s’est rendu ce samedi, 29 février 2020, au siège de son parti, le RPG arc-en-ciel. Et, dans sa communication, le Président Alpha Condé s’est employé à évoquer les raisons du report des élections, tout en dénonçant la mauvaise foi de l’opposition dans le processus électoral en cours, rapporte un journaliste que Guineematin.com avait dépêché sur place.

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Droits de l’Homme, double scrutin… Dr Alya Diaby (INIDH) à Guineematin

27 février 2020 à 18 06 27 02272

Dr Alya Diaby, président de l’Institution Nationale Indépendante des Droits de l’homme

Le président de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Homme (INIDH) vient de réagir face à l’actualité sociopolitique de notre pays. Dans une interview qu’il a accordée à un reporter de Guineematin.com, Dr Alya Diaby s’est exprimé sur les nombreux cas de tueries et les exactions commises sur les citoyens par les forces de l’ordre en Guinée.

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Analyse du corps électoral guinéen

25 février 2020 à 19 07 47 02472

Nadia Nahman

Bachir Diallo

L’analyse du fichier électoral guinéen révèle des anomalies statistiques injustifiables qui mettent en évidence, si besoin en était, le travail bâclé effectué par la CENI pour le compte du pouvoir afin de se tailler un fichier sur mesure.

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Observation des élections législatives : le Balai Citoyen dément la CENI

25 février 2020 à 9 09 11 02112

Démenti formel du Balai Citoyen à propos de l’observation du coup d’état constitutionnel en Guinée

Sékou Koundouno, l’administrateur général du Balai Citoyen en Guinée, dément de manière catégorique toute participation du Balai Citoyen aux « élections législatives » et au « référendum » du 1er mars. Le Balai Citoyen, ainsi que la mission d’observation électorale de la société civile guinéenne « Won ma élections », se sont retirés du processus électoral depuis le 16 décembre 2019, constatant que ces pseudo-élections ne visent en réalité qu’à maintenir le dictateur Alpha Condé au pouvoir, y compris par la fraude électorale et la forfaiture. Par ailleurs, le Balai citoyen a suspendu depuis décembre sa participation au comité inter-partis et à la cellule d’appui au processus électoral, à laquelle il n’a jamais pris part.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI), qui participe à la divulgation de ces fausses informations, démontre une fois de plus son incompétence et sa malhonnêteté. La patronne du département « accréditations » a sciemment menti, car elle ne peut ignorer que le Balai Citoyen comme « Won ma élections » se sont retirés du processus. Les partenaires de « Won ma élections » comme la fondation Osiwa et le PNUD peuvent le certifier. Sans doute la CENI cherche-t-elle à camoufler par cette manœuvre le retrait de l’OIF (organisation internationale de la francophonie) d’un processus électoral qui n’est désormais plus cautionné par personne et qu’on peut qualifier sans nul doute de véritable coup d’état.

Conakry, le 25 février 2020

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Retrait d’Innovatrics du processus électoral guinéen ? La CENI évasive sur la question

24 février 2020 à 17 05 57 02572

Depuis quelques heures, une information faisant du retrait de l’opérateur de saisie INNOVATRICS du processus électoral guinéen circule sur les réseaux sociaux. Info ou intox ? Il est difficile pour l’heure de le vérifier. Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, le directeur du département Communication, Information et Sensibilisation à la CENI, n’a confirmé ni infirmé cette information. Bocar Samoura s’est contenté de dire que l’institution électorale n’a pas été saisie d’un retrait de son partenaire INNOVATRICS.

« Je ne peux rien vous dire sur la question. La commission électorale a un contrat avec INNOVATRICS et jusqu’à présent le contrat en vigueur. Donc même s’il y a eu un départ, pour le moment nous, nous n’avons pas été saisis officiellement », a-t-il répondu au bout du fil.

Une réponse pas rassurante aux yeux d’un autre commissaire de la CENI, qui s’est exprimé sous anonymat. Pour lui, les propos du responsable de la communication de la commission électorale laissent transparaitre des non-dits. « On n’a pas été saisie officiellement d’une question par un partenaire ne veut pas dire que le contrat n’est pas rompu avec lui. Sinon, étant le premier responsable de la communication de la CENI, il aurait vite démenti l’information pour rassurer, comme ils ont l’habitude de le faire », a-t-il dit.

En tout cas, si ce départ se confirme, ça sera un autre coup dur pour la CENI et le gouvernement guinéen, qui font face déjà au départ de l’OIF. L’Organisation Internationale de la Francophonie annoncé ce lundi, 24 février 2020, son retrait du processus électoral guinéen. Elle justifie cette décision par les divergences autour du fichier électoral, qui ont amené les principaux partis d’opposition à se retirer du processus électoral et à décider d’empêcher la tenue élections législatives couplées avec le référendum le 1er mars prochain.

A suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Retrait de l’OIF du processus électoral guinéen : « c’est un camouflet pour Alpha Condé »

24 février 2020 à 13 01 59 02592

Mamadou Cellou Baldé, député uninominal de Labé

Comme annoncé précédemment, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a annoncé son retrait du processus électoral en Guinée ce lundi, 24 février 2020. Une décision qui intervient à moins d’une semaine de la date prévue pour les élections législatives et le référendum constitutionnel du 1er mars prochain. Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com, le député de Labé, Mamadou Cellou Baldé, a indiqué que cette décision constitue un « camouflet » pour le président Alpha Condé et son équipe dans leur entêtement à aller à ces consultations tant décriées.

« Par cette décision, l’OIF vient de désavouer Alpha Condé dans son plan machiavélique pour la mascarade électorale, et par la même occasion, l’organisation vient de déshabiller maître Salifou Kébé (président de la Commission Électorale Nationale Indépendante, ndlr) », a dit d’entrée notre interlocuteur.

Pour l’honorable Cellou Baldé, cette position exprimée par l’OIF vient conforter l’opposition qui a régulièrement dénoncé la manière dont le processus électoral est mené. « Tout le monde le sait, nous avons dit depuis la retraite de Kindia, que la CENI n’était pas dans les dispositions de doter la Guinée d’un fichier électoral biométrique qui reflète réellement le corps électoral. Aujourd’hui, l’OIF s’est rendue compte qu’effectivement, comme l’ont crié l’opposition et le FNDC sur tous les toits, qu’Alpha Condé conduit la Guinée directement vers le chaos.

La CENI est devenue une institution inféodée à un homme. Ce n’est plus un organe indépendant qui est censé conduire le pays vers une élection crédible et transparente. Si dans environs 12 millions de guinéens, 8 millions sont des électeurs, je crois que ce ratio est exagéré. Et de l’autre côté, vous avez vu les progressions exponentielles du côté de Kankan, de Siguiri et de Kouroussa. Aujourd’hui, c’est un fichier d’une seule région que le RPG et maître Kébé veulent utiliser pour appeler la nation à voter », fustige ce responsable de l’UFDG.

Pour lui, la décision de la Francophonie est un désaveu pour Alpha Condé et la CENI. « Je crois que c’est un camouflet pour monsieur Alpha Condé et la CENI. Pour l’opinion nationale et internationale, c’est une victoire. Le monde entier se rend compte aujourd’hui que le fichier électoral guinéen n’est qu’un fichier pour monsieur Alpha Condé, un fichier d’une seule région avec lequel il veut faire voter un référendum constitutionnel et une élection législative », a dit le député uninominal de Labé.

Cellou Baldé espère que ce retrait de l’OIF servira de déclic à la crise politique que connaît actuellement la Guinée. « Jusqu’à présent, les conditions d’une élection transparente et crédible avec l’élément fondamental, qui est le fichier électoral, ne sont pas réunies. Donc, cette décision va changer la donne. L’opinion nationale et internationale comprendra que le cri de cœur des populations guinéennes est fondé parce que l’OIF est l’institution qui est techniquement la mieux habilitée par rapport au processus électoral qui vient de désavouer monsieur Alpha Condé et de déshabiller maître Salifou Kébé », a-t-il martelé.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Retrait de l’OIF du processus électoral guinéen : ce qu’en dit Abdourahmane Sano

24 février 2020 à 11 11 52 02522

Abdourahmane Sanoh, coordinateur national du FNDC

Comme annoncé précédemment, l’Organisation Internationale de la Francophonie a annoncé ce lundi, 24 février 2020, son retrait du processus électoral guinéen. L’OIF justifie ce retrait par les divergences qui entourent le fichier électoral et qui ont amené les principaux partis d’opposition du pays à se retirer du processus d’organisation des élections législatives du 1er mars prochain. Interrogé par un journaliste de Guineematin.com, Abdourahmane Sano, le coordinateur du Front National pour la Défense de la Constitution, a salué cette décision.

« La Francophonie ne fait que constater la mascarade qui est en cours en Guinée. C’est bien dommage que ça soit en ce moment précis parce qu’elle savait mieux que n’importe quelle institution, la situation qui prévalait dans le pays. Mais, mieux vaut tard que jamais. Sa décision vient de prouver une fois de plus qu’il ne s’agit pas en Guinée d’une élection, mais juste pour monsieur Alpha Condé d’une formalité pouvant lui permettre de faire aboutir son coup d’Etat », a réagi l’activiste de la société civile.

L’opposant au projet de nouvelle Constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat sait toutefois que le combat n’est pas encore gagné. Car, le chef de l’Etat guinéen est bien décidé à organiser le double scrutin (élections législatives et référendum constitutionnel) contesté du 1er mars 2020. C’est pourquoi, il appelle une fois encore les Guinéens à se lever pour empêcher le président Alpha Condé à atteindre son objectif de s’octroyer un troisième mandat.

« C’était la dernière institution qui accompagnait jusque-là, la Guinée dans ce processus. Les Guinéens doivent se lever maintenant comme un seul homme pour faire face au coup d’Etat de monsieur Alpha Condé. On est arrivés à une situation où personne ne doit rester en marge, personne ne doit penser que c’est un autre qui doit faire le combat à sa place. Maintenant qu’il est unanimement établi, connu de tous que le peuple ne veut pas de ce coup d’Etat, monsieur Alpha Condé doit être mis hors d’état de nuire », a dit Abdourahmane Sano.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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