Le PADES prévient : « si la CENI ne fait pas son travail, nous allons vers la déstabilisation du pays »

7 décembre 2019 à 18 06 19 121912

Le processus d’enrôlement des électeurs dans la perspective des législatives du 16 février 2020 continue susciter la colère des politiciens guinéens. Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), a fait part de son indignation devant les multiples couacs qui entourent ce processus entamé depuis plus de deux semaines.

A l’occasion de l’assemblée du parti, tenue ce samedi, 7 décembre 2019, Dr Kaba a dit craindre pour la stabilité de notre pays à cause de ce qui est en cours de préparation, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour Dr Ousmane Kaba, l’enrôlement des mineurs est un drame qui se passe aussi bien du côté du parti au pouvoir que de l’opposition. « On remarque qu’il y a beaucoup de problèmes autour de ces élections. Le recensement ne se fait pas correctement. Aujourd’hui, tout le monde en est conscient. On a partout, sur toute l’étendue du territoire national, des jeunes gens qui ont moins de 18 ans qui sont en train de se faire recensés, pas seulement du côté du pouvoir d’ailleurs. Ça veut dire que nous avons une question fondamentale à nous poser en tant que guinéen. Est-ce que réellement nous voulons la paix dans notre pays ? Est-ce que nous voulons la stabilité ? J’ai l’impression qu’en Guinée, nous avons un vrai problème. C’est que, ce pays manque réellement d’éthique, de morale à tous les niveaux. C’est extraordinaire. Les chefs de quartiers de tous les bords sont en train de faire du n’importe quoi pendant les élections », a lancé ouvertement Dr Kaba.

Parlant de la reprise du dialogue politique inter-guinéen, Dr Ousmane Kaba estime que le pouvoir a commencé à lâcher du lest. « Pour le moment, je constate simplement qu’on a libéré tous les prisonniers politiques du FNDC. Ce qui est un premier pas. C’est un premier pas qui va dans le bon sens. Nous allons voir maintenant le contenu de ce dialogue, pour voir si le gouvernement écoute réellement, si la CENI aussi écoute les acteurs politiques dans le processus électoral ».

Toutefois, le président du PADES met en garde la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) en ce qui concerne l’établissement et la révision du fichier électoral. Dr Kaba craint que les agissements sur le terrain ne soient à la base d’une déstabilisation de notre pays. « Ce qui me semble aujourd’hui être le danger le plus important pour notre pays, c’est vraiment le travail de la CENI. Si la CENI ne fait pas son travail correctement, ne fait pas le recensement correctement, qu’on n’a pas un bon fichier électoral, je pense que nous allons vers des difficultés et la déstabilisation de ce pays. Et il faut que les guinéens comprennent que tout ne revient pas au président de la République ou au gouvernement. Chacun d’entre nous est comptable quelque part. Si on met des adultes à la CENI, il faudrait vraiment aussi que ces gens fassent leur travail et ne mettent pas la Guinée dans les problèmes, dans l’instabilité, dans la violence. Parce que des élections mal préparées, génèrent de la violence malheureusement. Parce que ça génère beaucoup de frustration », a lancé Dr Kaba.

D’ailleurs, le président du PADES dit avoir encore en mémoire la mascarade électorale à Kankan au cours des élections locales du 04 février 2018. « Je sais de quoi je parle. Puisque j’ai vécu en direct les dernières élections locales où j’étais à Kankan. Vous vous souvenez et on trouvait des gens avec plein de procurations et vraiment, c’était la tricherie à une échelle que je n’ai jamais vue. Ça veut dire que si on continue dans ce sens, la Guinée va vers beaucoup de difficultés et les premiers responsables sont déjà, ceux qui sont à la CENI, qui je rappelle on plus de 18 ans. Personne n’est obligé de respecter des consignes qui vont contre l’intérêt du pays. J’en appelle vraiment à la conscience des commissaires de la CENI qui sont responsables devant l’histoire ».

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire

Kounsitel (Gaoual) : l’enrôlement des électeurs émaillé de plusieurs problèmes

5 décembre 2019 à 14 02 18 121812

Lancée officiellement le 21 novembre 2019, l’opération d’enrôlement des électeurs et de révision des listes électorales ne se passe bien dans la commune rurale de Kounsitel, relevant de la préfecture de Gaoual. Selon un agent sur le terrain qui a contacté a rédaction de Guineematin.com, les travaux sont compliqués par plusieurs problèmes auxquels sont confrontés non seulement les agents recenseurs mais aussi les citoyens.

Boun Malick Bah, conseiller communal à la mairie de Kounsitel, VP de la CAERLE n°0275

Boun Malick Bah, conseiller communal à la mairie de Kounsitel est le vice-président de la Commission Administrative d’Etablissement et de révision des Listes Électorales n°0275. Une CAERLE qui couvre les districts des Himaya et de Dinguetery pour un total de 8 bureaux de recensement. Selon lui, depuis le début de cette opération, son équipe est confrontée à beaucoup de problèmes sur le terrain.

« D’abord, les bureaux où se font le recensement sont très éloignés l’un des de l’autre. Quand on quitte un bureau, on va parcourir une dizaine de kilomètres pour arriver à un autre. Et les routes sont impraticables. Certains villages se trouvent des montagnes, on est obligés de laisser les motos en bas pour monter dans le village et enrôler les habitants de ces localités. Nous avons commencé les travaux le 21 novembre, et jusqu’à présent nous n’avons pu faire que 3 bureaux.

Nous sommes arrivés au quatrième bureau hier soir. Et, je précise que nous n’avons rien reçu de la CENI jusqu’à présent. C’est grâce au maire de Kounsitel que nous avons pu commencer le travail. C’est lui qui a pris son propre argent pour donner aux responsables de toutes les CAERLE de sous-préfecture pour qu’on puisse acheter le carburant et aller travailler sur le terrain », explique notre interlocuteur.

Cet élu à la mairie de Kounsitel déplore aussi l’organisation que son équipe a trouvée sur le terrain, et qui empêche beaucoup d’électeurs à se faire enrôler. « Il n’y a pas beaucoup de bureaux de recensement, certains citoyens sont obligés de parcourir 5 kilomètres s’ils veulent se faire enrôler. Ce qui fait que beaucoup de personnes n’arrivent pas à se faire enrôler. Le premier bureau où nous sommes passés se trouvait dans le secteur de Madina Dian.

Mais, le président du district a jugé nécessaire qu’on le déplace pour aller s’installer à Kourèwel parce que c’est là-bas où se trouverait la majorité de la population. Et puisqu’il est recommandé quand on arrive dans une localité, de rencontrer toujours l’autorité locale, échanger avec elle avant de commencer le travail, nous sommes partis nous installer là où le président du district nous a demandé de rester. Donc, les habitants de Madina Dian aussi ont dit qu’ils n’iront pas là-bas parce que c’est distant », a-t-il regretté.

Sur le plan logistique également, la situation n’est pas bonne. Boun Malick Bah souligne qu’il n’y a pas de certificats de résidence, « on n’a pas non plus de récépissés. On a appelé à Gaoual pour demander à ce qu’on nous aide à avoir des récépissés, mais on nous a fait comprendre que ça manque là-bas aussi. Le nombre de récépissés qui était venu est déjà fini. Donc nous travaillons ici dans des conditions extrêmement difficiles », alerte monsieur Bah.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

Lire

Législatives 2020 : début de l’enrôlement des électeurs à Bamako

3 décembre 2019 à 21 09 40 124012

En prélude aux élections législatives de février 2020, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) s’active sur le terrain. A l’extérieur du pays, les opérations d’enrôlement des électeurs ont débuté dans beaucoup de pays. C’est le cas à Bamako, dans la capitale du Mali, où la CENI a démarré ses travaux dans les différents quartiers ce mardi, 3 décembre 2019, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les opérations d’enrôlement des électeurs ont débuté ce mardi 3 décembre à Bamako dans la perspective des élections législatives du 16 février 2020. Au quartier Madinakoura, où est situé le consulat de la Guinée dans ce pays, les inscriptions ont effectivement démarré.

Selon Modibo Kéita, un responsable de l’Organe de Gestion des Elections (OGE), tout se passe bien pour cette première journée. « Nous avons bien commencé les opérations d’enrôlement. Nous souhaitons que ça aille dans des conditions pareilles. Vous savez, nous avons des points où les guinéens peuvent se faire enrôler dans des quartiers comme Djicoroni para, Sébénikoro, Kanadjiguila, Kati… Et nous avons aussi d’autres pays comme Niamey, au Niger, et au Burkina Faso. Donc, le climat est bon. Les électeurs viennent, même s’ils ne sont pas nombreux d’abord. Mais, nous sommes là pour quatre jours », a fait savoir monsieur Kéita.

Bah Mamadou Oury, le premier à s’être fait enrôlé, a dit sa joie avant d’inviter ses compatriotes à venir faire comme lui. « Je suis très content d’être enrôlé ici. Je vois que les gens ne sont pas si intéressés. Mais, j’invite tous les guinéens à venir se faire enrôler pour participer à l’élection. Tout va bien quand même, et je pense que ça va continuer comme ça. Je déplore ensuite le léger retard pour le commencement, car on a commencé à 11h », a dit Mamadou Oury Bah.

D’autres quartiers ont également enregistré du retard dans le démarrage des opérations, notamment à Nyamakoro où se situe l’ambassade de la Guinée.

Depuis Bamako, Moussa Oulen Traoré pour Guinematin.com

Lire

Enrôlement des électeurs : des agents menacent de bouder les travaux à Kipé

28 novembre 2019 à 18 06 19 111911

Lancée officiellement il y a une semaine, l’opération d’enrôlement des électeurs et de révision des listes électorales se poursuit sur l’ensemble du territoire national. Mais sur le terrain, des plaintes se font entendre par endroits. C’est notamment dans certaines CAERLE du quartier Kipé, dans la commune de Ratoma.

Interrogé par un reporter de Guineematin.com, Nestor Camara, président de la Commission Administrative d’Établissement et de Révision des Listes Électorales 0930, située dans le secteur 2 Faoulia (Kipé), explique que « depuis le début de l’enrôlement, ça se passe bien. Au début, les citoyens ne venaient pas, on ne sait pas pourquoi ils étaient réticents. Mais depuis trois jours maintenant, nous sommes envahis, on commence à voir l’engouement. A date, nous avons 241 personnes recensées. Si ailleurs, certains se plaignent de leurs machines, nous ici, notre machine n’a aucun problème pour le moment. On n’a pas rencontré de panne encore », a-t-il indiqué.

Nestor Camara, président de la CAERLE 0930, du secteur 2 Faoulia (Kipé)

Il relève cependant des problèmes qui rendent les travaux moins rapides. Ce qui risque d’empêcher certains électeurs de se faire enrôler. « Il n’y a que 8 CAERLE (Commissions Administratives d’Établissement et de Révision des Listes Électorales) pour les 6 secteurs de Kipé avec plus de 12 000 000 et quelques inscrits, vous voyez ce que ça fait. Mais, comme la CENI a fait un partage comme ça, ce n’est pas nous qui allons dire non. Nous pensons quand même qu’une seule machine est insuffisante pour nous. Si on avait deux machines ici, ça aurait été mieux. Parce qu’on aurait pu travailler plus rapidement. Mais comme ça, ça ne peut pas aller vite », regrette Nestor Camara.

Kémoko Sylla, le président de la CAERLE n°3 du secteur Gassamaya (Kipé)

A la CAERLE n°3 du secteur Gassamaya également, des plaintes se font entendre. Kémoko Sylla, le président de cette commission, menacent de bouder les travaux si la CENI ne paye le reliquat de leurs primes au compte de la première tranche. « Le problème que nous avons ici, est que le technicien ne vient pas parfois. Il s’est absenté par deux fois parce qu’il n’est pas payé. Ce qui a pénalisé notre travail, puisque si lui il ne vient pas, on ne peut pas travailler. Mes éléments et moi le président, comptons démissionner aussi si toutefois nous ne recevons pas notre argent à temps. Ils (les responsables de la CENI, ndlr) n’ont pas respecté ce qui a été dit. Dans certains endroits, les gens ont reçu 300 000 francs pour la première tranche alors que nous, nous n’avons reçu que 200 000 francs. Donc, nous demandons à la CENI de nous donner les 100 000 francs restants pour la première tranche », a-t-il lancé.

A rappeler que ces travaux d’enrôlement des électeurs et de révision des listes électeurs vont prendre fin le 16 décembre 2019.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire

Législatives de 2020 : « personne ne peut battre le RRD à Beyla, Yomou, N’zérékoré… »

27 novembre 2019 à 20 08 24 112411

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a fixé la date des élections législatives en Guinée au 16 février 2020. Les formations politiques qui prendront part à ces échéances électorales s’activent déjà sur le terrain pour tirer leur épingle du jeu. C’est le cas du parti Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD), dirigé par Abdoulaye Kourouma.

Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com ce mercredi, 27 novembre 2019, monsieur Kourouma a abordé les préparatifs des élections législatives, les circonscriptions électorales dans lesquelles le RRD va présenter des candidats mais aussi l’actualité sociopolitique marquée par les marches du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Guineematin.com : les élections législatives se tiendront le dimanche, 16 février 2020. Comment le parti RRD se prépare sur le terrain ?

Abdoulaye Kourouma : nous sommes en train de nous organiser sur le terrain et nous avons demandé à nos militants et sympathisants de s’enrôler conformément à la période indiquée. Nous sommes en train de mener des sensibilisations dans nos bastions, au niveau des structures et au niveau de la base. Ce qui traduit que nous sommes en train de nous préparer activement sur le terrain par rapport aux élections du 16 février 2020.

Guineematin.com : quelles sont les circonscriptions électorales dans lesquelles le RRD compte présenter des candidats ?

Abdoulaye Kourouma : d’abord, nous avons une liste nationale et en plus de ça, nous sommes en train d’évaluer le travail fait dans certaines circonscriptions où il peut y avoir des candidatures à l’uninominal, par exemple les circonscriptions de N’Zérékoré, Beyla, Boffa, Macenta et de Yomou. Nous sommes en train d’évaluer où on peut vraiment présenter des uninominaux.

Guineematin.com : est-ce que vous serez candidat en tant que président du parti RRD ?

Abdoulaye Kourouma : oui, à partir du moment où nous avons une liste nationale. Je suis candidat et tête de liste. Les autres cadres du parti et moi serons candidats si le propriétaire du moment, si Dieu nous prête sa vie, les moyens et le courage de continuer en politique.

Guineematin.com : le combat sera sans doute rude sur le terrain. Comment vous trouvez vos adversaires politiques dans les circonscriptions où vous comptez présenter un candidat ?

Abdoulaye Kourouma : il y a de ces circonscriptions où on a que la mouvance comme concurrent. On ne discute pas avec beaucoup de partis politiques dans certaines circonscriptions. Mais, puisque le parti au pouvoir, c’est le parti qui est fort partout, avec les moyens et l’administration en place et souvent les gens sont influencés. Il y a ces circonscriptions où on a que la mouvance comme concurrent et je sais que nous sommes en train de travailler parce qu’il y a ces circonscriptions bien entendu qu’ils soient nos concurrents mais on les bats. Donc déjà, c’est un pas pour nous. Ce qui traduit que le RRD va redoubler d’efforts et va essayer d’enlever cette peur dans le cœur de la population et leur montrer que les autorités ne sont que des partenaires pour organiser les élections et n’ont rien à voir. Donc, nous sommes dans cette partie de sensibilisation de la population pour leur permettre à se préparer mieux et à affronter les élections législatives.

Guineematin.com : quelles sont les circonscriptions dans lesquelles le RRD ne pourra pas perdre les élections législatives ?

Abdoulaye Kourouma : je ne peux pas perdre à N’Zérékoré, à Beyla, à Boffa, à Lola et à Macenta. Quel que soit les moyens dont dispose le parti d’en face. Je ne peux pas perdre dans ces préfectures. Si vous prenez Boffa, j’ai des enfants intègres ressortissants de Boffa qui sont soucieux de l’avenir de cette préfecture et qui ont fait beaucoup de choses pour la préfecture Boffa. J’ai ces gens qui sont membres du parti RRD, donc ça veut dire que Boffa adhère à l’idéologie du parti à travers l’acte posé par leurs enfants. Donc, nous avons tous ces facteurs. A Boffa, on avait soutenu les candidatures indépendantes et nous avons nos représentants qui sont des vices maires. Nous avons un plan de présenter un candidat à l’uninominal de Boffa. Donc aujourd’hui, nous avons une mission qui sillonne les différentes sous-préfectures de Boffa pour évaluer le pourcentage des activités menées par notre parti sur le terrain. La préfecture de Macenta également c’est la même chose, tout comme Beyla, N’Zérékoré, Lola et Yomou.

Guineematin.com : quel est votre message à l’endroit des populations des circonscriptions dans lesquelles le RRD va se présenter ?

Abdoulaye Kourouma : je voudrais dire à la population guinéenne que l’organisation d’une élection ne se fait pas pour un parti politique, ça se fait pour les citoyens. Donc, les populations n’ont qu’à se faire enrôler pour sanctionner les leaders politiques qui les ont toujours trompés. Les parents qui viennent toujours mentir au nom des partis politiques, leur montrer que nous avons compris la politique et que nous allons choisir les enfants du peuple de Guinée qui peuvent bien faire notre affaire. Nous lançons un appel au peuple de Guinée pour dire que l’élection ne se fait pas pour un parti politique, mais elle se fait pour elle la population. Donc elles doivent s’impliquer dans le choix de leurs représentants, si non c’est la même pauvreté, la même souffrance, la même pénurie d’eau, le même manque d’infrastructures sanitaires et scolaires.

Guineematin.com : quel est votre regard sur l’actualité politique marquée par les marches pacifiques du Front National pour la Défense de la Constitution ?

Abdoulaye Kourouma : je condamne fermement les cas de morts enregistrés dans les marches et je déplore le manque de volonté de l’opposition et du pouvoir pour trouver les coupables de ces crimes. L’incohérence qui existe entre ces deux camps me donne la chair de poule, me prouve à suffisance que l’opposition n’a pas de respect pour la vie humaine. Si vous prenez un Kabèlé Camara, qui a été ministre de la sécurité, pendant son temps il y a eu cinquante jeunes morts et que cette opposition qui était en train d’accuser le ministère de la sécurité d’être criminel et qu’aujourd’hui, accueille Kabèlé comme un héros, défenseur de la démocratie. Vous voyez là-où y a l’incohérence ? Moi, je pense que le procureur de la République doit bouger un peu et interpeller Me Kabèlé pour qu’il nous dise par quelle manœuvre l’Etat tue les guinéens ? Parce qu’il a été ministre de la sécurité et s’il est en train de dénoncer aujourd’hui, je crois qu’il est mieux placé pour nous dire comment les guinéens sont tués par le gouvernement. Parce que c’est vraiment dommage que l’opposition applaudit les propos de Me Kabèlé Camara. Ce qui prouve le manque de volonté et l’incohérence de l’opposition. Pour le gouvernement, un Mouctar Diallo qui était de l’opposition aussi, accuse l’opposition d’être armée. Aujourd’hui, il doit être démis de ses fonctions et remis à la justice. Le procureur doit se bouger et je pense que le problème, c’est ça.

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Etablissement des listes électorales : et si l’enrôlement des mineurs avait déjà commencé ?

26 novembre 2019 à 10 10 32 113211

Dans le cadre de l’exécution de son chronogramme, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a lancé les opérations d’établissement et de révision des listes électorales en Guinée en prélude aux législatives de février 2020.

De nombreux couacs ont émaillé les opérations avec des opérateurs de saisie et autres superviseurs qui dénoncent les agissements des partenaires de la CENI. A cela, il faut désormais ajouter l’enrôlement des mineurs qui commence à être signalé par endroits, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon des informations confiées à notre rédaction, certaines CAERLE (Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales) ont commencé à enrôler des mineurs. Une situation qui risque de compromettre le fichier électoral et de porter les germes de la contestation.

L’exemple le plus frappant de ce recrutement de mineures est celui de Lancinet Condé, né à Kissidougou et élève à l’école primaire Les Dabadins, une école située en face du siège du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) au quartier Donka, dans la commune de Dixinn, à Conakry.

Selon nos informations, qui ont été confirmées par l’un de ses maîtres, Lancinet Condé est né en 2008 et non en 2001, comme c’est indiqué dans son récépissé d’inscription. Il fréquente la classe de 6ème année A et est âgé de 11 ans cette année. « Effectivement, je confirme que c’est un élève de notre établissement. Il fait la 6ème année cette année. Il est venu nous présenter son récépissé d’inscription qui manque assez d’informations. Mais, lui-même a confirmé qu’il n’a pas l’âge. Et, effectivement, il n’a pas l’âge requis, c’est un enfant de la 6ème année. Nous ne savons pas dans quelle condition il a été recensé et pour quel but. Surtout au regard des informations qui manquent sur le document qu’il détient. Est-ce que c’est une erreur commisse par les agents de la CAERLE ou bien, ils commencent déjà à préparer la fraude ? Nous ne pouvons rien dire à propos. La seule explication que Lancinet Condé nous a confié est qu’il a été amené devant la CAERLE par son grand frère», a expliqué, sous anonymat, l’un des responsables de l’école, joint au téléphone ce lundi, 25 novembre 2019.

Cette question du recensement des mineurs relance encore le débat sur la fiabilité des opérations d’assainissement du fichier électoral et donc de la crédibilité des élections à venir.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Combat du FNDC, élections législatives, position de l’UPG : Jacques Gbonimy dit tout à Guineematin

23 novembre 2019 à 9 09 45 114511
Jacques Gbonimy, président du parti UPG

L’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG), formation politique fondée par feu Jean Marie Doré, se cherche après la guerre de leadership qui l’a minée à un moment donné. Le parti, aujourd’hui dirigé par Jacques Gbonimy, est membre du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et se réclame de l’opposition.

Dans une interview accordée à deux reporters de Guineematin.com hier, vendredi 22 novembre 2019, monsieur Gbonimy, ancien directeur du département formation et accréditation à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), est revenu sur divers sujets d’actualité nationale : manifestations contre le 3ème mandat, répression meurtrières des opposants au 3ème mandat, élections législatives de février 2020…

Décryptage !

Guineematin.com : quel regard portez-vous sur les manifestations du FNDC contre le projet de nouvelle constitution qui ouvrirait le boulevard à un troisième mandat pour le président Alpha Condé ?

Jacques Gbonimy : les marches, c’est d’abord constitutionnel, et nous avons adhéré au FNDC et aux idéaux de ce mouvement. Nous avons fait partie des deux dernières marches et nous pensons que c’est une obligation parce que nous voyons que les choses ne sont pas bien gérées dans notre pays ; et que cette affaire de constitution n’est pas aujourd’hui à l’ordre du jour malgré que le pouvoir est en train de faire la campagne pour mettre tout le monde dans ce mouvement. Mais, on voit que la population ne croit pas du tout à cette affaire de troisième mandat et de révision constitutionnelle qu’on appelle aujourd’hui changement de la constitution. Nous connaissons quelles sont les conditions qui peuvent amener à un changement de constitution et nous connaissons aussi ce que la loi elle-même recommande, à savoir la révision constitutionnelle. On pouvait comprendre que le président nous demande d’aller à une révision constitutionnelle, s’il n’y avait pas des suspicions de candidature après, pour dire d’aller à changement de constitution et mettre en place une nouvelle constitution pour favoriser un troisième mandat. Nous sommes pour les marches parce que c’est constitutionnel.

Guineematin.com : depuis le début de ces marches anti-3ème mandat en Guinée, plusieurs citoyens ont été tués par balles. Quelle lecture faites-vous de ces tueries dont la paternité est toujours renvoyée aux forces de l’ordre ?

Jacques Gbonimy : c’est regrettable. On a constaté qu’à chaque fois que les marches sont laissées libres, encadrées ou pas même encadrées, quand elles se déroulement librement jusqu’à destination, il n’y a pas de dégâts ; c’est l’exemple du 07 novembre. Les gens ont marché jusqu’au stade malgré le monde qui était dans la rue, malgré la grande mobilisation, il n’y a pas eu de dégâts matériels, ni humains. Et, vous avez constaté que la dernière marche a eu des dégâts humains parce que la marche a été bloquée quelque part et finalement il y a eu des manifestations hors de la marche et toutes les victimes de cette journée ont été touchées en dehors de l’espace de la marche. Je pense que le gouvernement doit constitutionnellement accepter que les gens marchent pour exprimer leur mécontentement ou leur adhésion à leur projet. C’est reconnu par la loi, le gouvernement doit encadrer pour ne pas qu’il y ait des dégâts comme on l’a toujours constaté. La réalité, c’est ça ! Vous avez vu hier (jeudi 21 novembre) à N’Zérékoré combien de milliers de personnes étaient dans la rue ; et, il n’y a pas eu de dégâts humains, ni de dégâts matériels. Si on tente d’empêcher la marche, c’est ce qui amène des problèmes. Donc moi, mon appréciation par rapport à ces marches, c’est de les permettre comme indiqué par la loi et de laisser librement les gens marcher parce que c’est reconnu par la loi et c’est une démarche constitutionnelle.

Guineematin.com : la CENI a annoncé la date du 16 février 2020 pour la tenue des élections législatives. Vous, en tant qu’ancien commissaire de cette institution, pensez-vous que cette date est techniquement tenable ?

Jacques Gbonimy : l’un des avantages de ce chronogramme, c’est le consensus obtenu au sein même de la CENI, c’est-à-dire que 16 commissaires sur 17 ont accepté le projet de chronogramme. Mais, il y a des couacs dans ce chronogramme parce que le nombre de jours accordés à la révision de la liste électorale est insuffisant et tous les délais qu’on accorde aux différentes opérations risquent d’être insuffisants. Une révision qui était prévue pour trois mois, ça devait se faire du 1er octobre au 31 décembre, on a mis ça sur 25 jours. Je crois que ça va être compliqué parce qu’aujourd’hui s’il faut faire passer tout le monde devant la machine et reprendre les nouveaux qui n’étaient pas inscrits, on risque d’être au-delà de ce délai et ça va nous poser des torts ou même un glissement du chronogramme. La date du 16 février 2020 risque de ne pas être tenue et si encore on veut forcer pour aller, ça va être des élections bâclées. C’est pourquoi, il faut, maintenant là, que le dialogue s’instaure entre la mouvance, l’opposition et le gouvernement pour que les choses soient vues et retenues pour ne pas qu’il y ait des quiproquos sur les différents délais, sur les différentes opérations et sur le déroulement même de ce chronogramme. On a besoin de se parler, d’échanger et de retenir l’essentiel pour que tout ce qu’on fait soit plus ou moins consensuel pour qu’il y ait des élections qui seront acceptées au finish par tout le monde qui va participer à ces élections.

Guineematin.com : comment votre parti prépare ces élections législatives sur le terrain ?

Jacques Gbonimy : nous sommes déjà en préparation depuis que nous avons pris le parti. On a essayé de revoir les structures du parti à l’intérieur et même à l’étranger parce que j’ai fait une tournée en Europe. Nous sommes sur pied pour les préparatifs de ces élections législatives bien qu’on ne croit pas à la date du 16 février. Mais, nous sommes en train de nous préparer, une lettre est déjà partie pour demander aux différentes structures de désigner leurs représentants pour la candidature de l’UPG sur la liste nationale et les uninominaux.

Guineematin.com : quelle est la position de l’UPG sur l’échiquier politique ?

Jacques Gbonimy : notre position est claire, anciennement nous étions du centre, au vivant de l’honorable Jean Marie Doré. Mais depuis son décès, le congrès de 2016 à l’unanimité a retenu d’aller à l’opposition à partir des représentants même de l’UPG venus de l’intérieur. Donc, nous sommes de l’opposition ; et, depuis que nous avons pris la tête de ce parti, nous avons repris nos activités au sein de la Convergence de l’Opposition Démocratique (COD). Nous avons adhéré au FNDC pour mener le combat pour la démocratie en République de Guinée. Donc, notre position est sans faille, c’est clair nous sommes de l’opposition et nous sommes membres du FNDC.

Guineematin.com : nous sommes au terme de cet entretien, quel est le dernier mot ?

Jacques Gbonimy : c’est d’inviter et les gouvernants et tout le monde à un dialogue sincère. Parce que ce qui pose problème en Guinée, c’est qu’on a souvent tenu des dialogues, mais l’application des résolutions de ces dialogues-là a posé problème. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui on n’a pas pu achever les élections locales. Parce qu’il était question que cela se poursuit jusqu’au niveau des quartiers et jusqu’au niveau régional. On a fait le niveau communal, on s’est arrêté là, on n’a pu mettre en place les chefs de quartiers et les présidents de districts. On n’a pas pu non plus mettre en place les conseillers régionaux. Donc c’est une élection inachevée et aujourd’hui on tend vers les élections législatives avec encore beaucoup de discussions et de suspicions. Ça risque de poser encore des problèmes à l’arrivée. Par rapport à cette question qui préoccupe tout le monde aujourd’hui, je crois que la réponse est avec le chef de l’Etat qui est le président de toutes les institutions, qui est le président du peuple de Guinée, qui est le président de la Guinée elle-même. Cette question de troisième mandat n’est pas possible. Il lui suffit aujourd’hui de dire qu’il n’est pas candidat à la prochaine élection pour que le climat se décrispe et que tout le monde soit dans l’harmonie pour aller à ces élections. Si tel n’est pas le cas, on va être dans les débats inutiles de révision constitutionnelle, de changement de constitution, de troisième mandat qui n’apporte rien à la Guinée, parce qu’il a fini ses deux mandats. On a besoin que l’alternance intervienne dans notre démocratie pour que la paix règne en Guinée, notre pays.

Interview réalisée par Siba Guilavogui et Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Révision du fichier électoral : des membres des CAERLE exigent le payement de leurs arriérées

22 novembre 2019 à 7 07 23 112311

Dans le cadre de l’exécution de son chronogramme en prélude aux élections législatives du 16 février de l’année prochaine, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a lancé hier, jeudi 21 novembre 2019, les opérations de révision et d’enrôlement des électeurs. Sur le terrain, les travaux ont mal démarré à cause de la colère de certains membres des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales (CAERLE) qui réclament le payement des arriérées liées aux opérations de distribution des fiches d’identification, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Malgré la présence effective du matériel, l’enrôlement des électeurs au quartier Mafanco, dans la commune de Matam, n’a pu démarrer ce jeudi. Selon des informations recueillies sur le terrain, les membres des CAERLE ont décidé de ne pas travailler à cause du non payement du reste des primes. Un montant qui s’élève à deux cent mille (200 000) francs guinéens, apprend-on.

Abdoul Aziz Sow, étudiant diplômé et membre de la CAERLE de Mafanco Centre

Abdoul Aziz Sow, étudiant diplômé et membre de la CAERLE de Mafanco Centre, a expliqué les raisons de la colère des jeunes. « Ils ne nous ont pas dit le montant qu’on devait percevoir après la fin de la distribution des fiches d’identification des électeurs. Dans un premier temps, nous avons reçu deux cent mille (200 000) francs guinéens, et ils sont venus nous remettre pour la deuxième fois trois cent mille (300 000) francs guinéens. Mais un jour, j’ai suivi un ami dire qu’on devait percevoir 700 cent mille francs guinéens à la fin de l’opération. Nous avons reçu 500 cent mille francs et il nous reste 200 deux cent mille francs guinéens. On pensait que comme c’est une affaire nationale qu’ils allaient payer le reste de notre argent à la fin de la distribution des fiches d’identification des électeurs. Mais jusqu’à présent, nous n’avons rien reçu. Quand le superviseur était venu, nous lui avions dit qu’on ne peut pas travailler sans connaitre ce que nous devons gagner à la fin de l’opération. Mais, il nous a dit de continuer notre travail et qu’il allait remonter l’information au niveau de la CENI. Le lendemain, il est venu nous dire qu’ils ont conclu ensemble avec l’appui de la CENI de nous remettre 700 cent mille francs guinéens », a-t-il fait savoir.

Mohamed Salif Sylla, premier assesseur de la CAERLE de Mafanco Centre

Abondant dans le même sens, Mohamed Salif Sylla, premier assesseur de la CAERLE de Mafanco Centre, soutient que les promesses pour le payement de leurs primes n’ont jamais été réalisées. « Lorsqu’ils sont venus ramasser les fiches d’identification des électeurs, ils nous ont promis de payer le reste de notre argent avant le début des opérations de révision et d’enrôlement des électeurs. C’est ce qui fait nous ne sommes pas contents. Nous sommes énervés et s’ils veulent que le travail soit bien fait, ils n’ont qu’à tout faire pour nous donner nos 200 mille francs guinéens. Il faut ça d’abord. Si nous acceptons ça, ils vont continuer à ne pas payer nos primes cette fois pour les opérations de révision et d’enrôlement des électeurs », lance-t-il.

Ousmane Sanoh de la CAERLE 215 de Mafanco, secteur II

Contrairement à ses prédécesseurs, Ousmane Sanoh de la CAERLE 215 de Mafanco, secteur II, garde espoir et promet de continuer le travail. « Ils doivent nous payer un montant de 200 cent mille francs guinéens mais cela n’a pas été fait. Je garde espoir et je suis en train de m’installer pour commencer le travail. Comme ils nous ont promis de payer notre arriérée, je garde espoir et nous avons remonté toutes les difficultés rencontrées lors de la distribution des fiches d’identification des électeurs. Les travaux vont normalement commencer demain », a-t-il laissé entendre.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Convocation du corps électoral : Fodé Oussou dénonce le tandem Alpha Condé-Salif Kébé

12 novembre 2019 à 19 07 00 110011
Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

La vague de réactions se poursuit au sein de la classe politique guinéenne suite à la convocation du corps électoral par le président de la République pour les élections législatives prévues le 16 février 2020. Déçu de cette décision, Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, accuse Alpha Condé d’utiliser le président de la CENI, Me Amadou Salif Kébé, pour dérouler un agenda caché. Il l’a dit à l’occasion d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce mardi, 12 novembre 2019.

« Le président de la République convoque un corps électoral qui n’existe pas. Ça nous prouve à suffisance qu’il a un agenda caché. Rien ne l’obligeait à prendre ce décret. Mais, il a confirmé ce que nous pensons. C’est que le président de la CENI Me Salif Kébé n’obéit qu’aux injonctions de monsieur Alpha Condé. Par ce décret d’hier, au moment où le corps électoral n’est pas constitué, il prouve que c’est le tandem Salif Kébé et monsieur Alpha Condé qui est en train de travailler ensemble. L’objectif principal de tout ça, c’est de voir comment il peut avoir la majorité qualifiée des 2/3 pour qu’il puisse passer son projet de troisième mandat », estime l’opposant.

A l’issue d’une réunion de ses responsables tenue ce mardi à Conakry, la principale formation politique d’opposition du pays a annoncé des démarches à venir auprès des autres partis d’opposition pour faire front commun afin d’exiger la satisfaction de certaines conditions préalables avant d’aller aux élections législatives. Il s’agit notamment de la libération des leaders du FNDC incarcérés, l’installation des conseils de quartiers et ceux régionaux, mais aussi le renoncement au projet de changement de l’actuelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Convocation du corps électoral : « c’est une bonne chose », estime Ousmane Kaba

12 novembre 2019 à 11 11 26 112611

Le décret du président Alpha Condé convoquant le corps électoral pour les élections législatives prévues le 16 février 2020 suscite une vague de réactions au sein de la classe politique guinéenne. Interrogé sur la question par un journaliste de Guineematin.com, l’opposant Dr Ousmane Kaba a salué cette décision du chef de l’Etat.

Le président du PADES (Parti des Démocrates pour l’Espoir) estime que « c’est une bonne chose. Je trouve qu’il est dans les délais parce qu’il faut 70 jours et on est à peu près à 90 jours. Et, ça permettra en même temps de faire la révision du fichier électoral conformément à la loi. La date du 16 février 2020 est tenable. Si on travaille d’arrache-pied pour que le fichier électoral soit révisé à temps, je ne vois pas de raison pourquoi la date ne sera pas tenable », a-t-il indiqué.

Le PADES semble donc se démarquer de l’UFDG et de l’UFR. Des responsables de ces deux autres formations politiques de l’opposition ont fustigé la convocation du corps électoral par le président Alpha Condé alors que ce corps n’existe pas, puisque la révision du fichier électoral n’est pas encore faite. Ce qui n’est pas l’avis de Dr Ousmane qui, lui, ne trouve aucun grief par rapport à cette décision du président Alpha Condé.

Le PADES est-il d’ores et déjà disposé à participer à ces élections législatives prévues pour se tenir le 16 février prochain ? « Je n’en sais rien. Je ne peux pas vous répondre aujourd’hui. Je suis à Dakar, il faut que je rentre et on discute au niveau du PADES. Mais a priori, un parti politique est fait pour participer aux élections », a répondu Dr Ousmane Kaba.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Guinée : Alpha Condé fixe les élections législatives au 16 février 2020

11 novembre 2019 à 20 08 48 114811

Dans un décret rendu publique dans la soirée de ce lundi, 11 novembre 2019, le président Alpha Condé a fixé les élections législatives au 16 février 2020.

Cette date avait précédemment été proposée par le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Me Amadou Salif Kébé. Mais, les leaders de l’opposition avait déjà réclamé le départ de ce dernier. Cellou Dalein Diallo (président de l’UFDG) et Sidya Touré (président de l’UFR) ont pointé du doigt une position partisane du président de la CENI qu’ils jugent désormais illégitime à la tête de l’organe électoral.

Finiront-ils par laisser Salif Kébé piloter l’organisation des élections législatives ?

Attendons de suivre !

Lire

Elections législatives le 16 février 2020 : Fodé Oussou pose des conditions

11 novembre 2019 à 12 12 40 114011
Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

A l’image de celle du 28 décembre (finalement reportée), la date du 16 février proposée par la CENI pour la tenue des élections législatives ne semble pas faire l’unanimité au sein de la classe politique guinéenne. Même si elle ne rejette pas catégoriquement cette nouvelle proposition de l’institution électorale, l’UFDG pose des conditions pour aller à ces élections. C’est Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président du principal parti d’opposition du pays, qui l’a confié à Guineematin.com ce lundi, 11 novembre 2019.

« Un chronogramme, c’est les activités et les délais légaux. Donc, nous attendons de voir le chronogramme et vérifier que les délais légaux des différentes activités sont respectés. Si les délais prévus par la loi ne sont pas respectés, il va s’en dire que nous ne l’accepterons pas », a entamé l’opposant.

Mais, ce n’est pas tout. Fodé Oussou poursuit en disant que c’est seulement le président de la CENI qui sait « comment on peut aller à des élections le 16 février quand on n’a pas fini la première élection qu’eux-mêmes ils ont organisée, je parle des élections communales. Les chefs de quartiers ne sont pas installés, les conseils régionaux ne sont pas installés. J’espère que dans son chronogramme, il a prévu cela. On ne peut pas aller à une autre élection alors que celle précédente n’est pas encore terminée, il faut finir d’abord avec les locales avant d’aller aux législatives.

Ensuite, c’est lui qui sait comment dans une situation de crise comme celle que nous connaissons aujourd’hui en Guinée, une situation de perturbation politique, au moment où les leaders du FNDC sont injustement en prison, au moment où nous avons décidé de manifester chaque semaine tant que monsieur Alpha Condé ne renonce pas à son projet de troisième mandat, c’est lui qui sait comment il va organiser des élections dans un tel contexte », a-t-il dit.

En clair, le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée énumère les conditions à remplir pour que son parti accepte cette nouvelle date. « Premièrement, il faut que les délais légaux prévus pour la réalisation des activités soient respectés. Deuxièmement, il faut qu’il (le président de la CENI, ndlr) nous dise avant le 16 février, quelle est la date qui est prévue pour la finalisation des élections locales.

Troisièmement, nous attendons qu’on libère les leaders du FNDC détenus et que le président Alpha Condé renonce à son fameux projet référendum. C’est seulement lorsque ces conditions seront remplies qu’on peut aller à des élections législatives », a dit Dr Fodé Oussou Fofana.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

Lire

Guinée : la date des élections législatives fixée au 16 février 2020 (Source)

9 novembre 2019 à 13 01 16 111611

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a fixé la date des élections législatives au dimanche 16 février 2020. L’information a été confiée à un reporter de Guineematin.com dans la matinée de ce samedi, 09 novembre 2019 par une source basée à la CENI. Les dates du début de la révision du fichier électoral ont également été définies par l’institution en charge des élections dans notre pays.

Après le camouflet subi suite au programme avorté pour la tenue des élections législatives pour le 28 décembre 2019, la CENI revient à la charge. Cette fois-ci, la date du 16 février 2020 a été choisie par l’Organe de Gestion des Élections (OGE). C’est ce qu’a confié à notre reporter une source basée à la CENI, sous le sceau de l’anonymat. « On a travaillé hier vendredi, 08 novembre 2019, jusque tard la nuit. Finalement, c’est la date du date 16 février 2020 qui est retenue pour la tenue des élections législatives en Guinée ».

A la question de savoir si cette date est consensuelle, notre interlocuteur répond par l’affirmative. « Les commissaires de tous les bords sont unanimes sur cette date. Il n’y a pas eu de tiraillement. La date du 21 novembre a été aussi retenue pour le début de la révision du fichier électoral à l’intérieur de la Guinée. Pour l’extérieur du pays, la même révision va débuter le 28 novembre 2019. La révision se fera jusqu’au 16 décembre », a précisé notre interlocuteur.

Il reste à savoir si d’autres cas de force majeure ne vont pas se poser, d’autant plus que l’organisation des élections à date dans notre pays n’a jamais été le souci de nos gouvernants.

La CENI devrait animer une conférence de presse le lundi, 11 novembre 2019, pour apporter plus de détails sur le chronogramme, apprend-on.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

Lire

CENI : les membres des CAERLE seront payés à partir du 04 novembre

29 octobre 2019 à 9 09 11 101110
Me Amadou Salif Kébé, président de la CENI

Communiqué : Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) adresse ses vives félicitations à l’ensemble des Démembrements de la CENI et les Commissions administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales (CAERLE) pour le sérieux et le professionnalisme avec lesquels ils sont entrain de conduire l’opération des fiches d’identification individuelle des électeurs sur le terrain.

Après environ un mois de distribution et pour des fins d’évaluation, le Président de la CENI invite les démembrements et les CAERLE de bien vouloir lui remonter sans délais, les statistiques disponibles à leur niveau sur la distribution des fiches d’identification.

Il informe les démembrements de la CENI et les CAERLE que le département logistique et sécurité va prendre toutes les dispositions idoines pour le ramassage et la remontée rapide des fiches et certificats de décès des personnes déclarées comme telles.

Par la même occasion, il voudrait porter à l’attention des démembrements que le processus de paiement des primes dues aux Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales est programmé à partir de lundi 04 novembre 2019.

Le Président de la CENI sait compter sur l’esprit de diligence des responsables des démembrements de la CENI et des CAERLE en vue d’une remontée dans les plus brefs délais desdites statistiques sur les fiches d’identification individuelle.

Il en appelle au même sens de responsabilité pour une large diffusion de la date de paiement des primes dues aux CAERLE à partir de la semaine prochaine.

Le Président de la CENI sait compter sur l’engagement de tous en faveur du bon déroulement et de la réussite du processus électoral en cours.

Me Amadou Salif KEBE

Lire

L’UFR en colère : « le président de la CENI doit être poursuivi pour haute trahison… »

26 octobre 2019 à 19 07 39 103910

L’incapacité de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) à organiser les élections législatives avant 2019 continue de susciter l’indignation au sein des partis politiques de l’opposition. L’Union des Forces Républicaines (UFR) souhaite que des poursuites judiciaires soient engagées contre maitre Amadou Salifou Kébé, président de la CENI, « pour haute trahison ». C’est le 1er vice-président Bakary Goyo Zoumanigui, qui l’a annoncé ce samedi, 26 octobre 2019, à l’occasion de l’assemblée du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’ouverture de la séance, Bakary Goyo Zoumanigui a indiqué que le président de la CENI, maître Salif Kébé, doit être poursuivi pour avoir trahi son serment. « Je dois revenir sur le cas du président de la CENI. Ce monsieur, n’excluez pas que demain, qu’il soit poursuivi pour haute trahison. Il doit être poursuivi pour haute trahison parce quand il a été élu, il a prêté serment de respecter un certain nombre de dispositions légales de notre pays. Le président de la CENI, en choisissant la date du 28 décembre 2019 pour les élections législatives, a posé un acte dangereux qui constitue une haute trahison parce qu’il n’a pas écouté ses pairs, alors qu’il savait intimement que cette date ne pouvait pas être tenue. Et il faut tout faire pour ce monsieur soit jugé parce qu’il a trahi le peuple de Guinée, il a trahi son serment. Donc, il ne suffit pas de le déposer seulement, il doit être poursuivi par la justice », a martelé monsieur Zoumanigui.

Goyo Zoumanigui, premier vice-président de l’UFR

Toutefois, ce proche de Sidya Touré regrette la non-mise en place de la Haute Cour de Justice qui aurait pu permettre de juger certains hauts cadres. « Malheureusement, la Haute Cour de justice qui est habilitée à juger les cas comme ça, n’existe pas. Parce que la gouvernance qui nous dirige, elle a tout fait pour que cette cour ne soit pas mise en place. Si cette cour existait, je crois que des plaintes seraient déjà déposées devant cette cour pour dire que non seulement le président de la CENI, mais d’autres cadres du gouvernement doivent être jugés pour les actes qu’ils posent, les détournements de fonds. Aujourd’hui, si le président de la République parle de référendum, de changer la constitution, c’est parce qu’il sait que cette cour n’existe pas… Et nous devons œuvrer pour que ce monsieur soit jugé un jour », a-t-il lancé.

Plus loin, Bakary Goyo Zoumanigui a dénoncé le manque d’indépendance de la justice avant d’inviter les militants à redoubler d’engagement dans le combat contre le 3ème mandat. « Nos camarades qui ont dit qu’ils vont manifester leur désaccord par rapport au changement de la constitution ont été arrêtés 72 heures avant même l’évènement. Ça veut aujourd’hui chez nous que la justice, elle est rendue par des gens qui ne sont pas à la hauteur. C’est l’ancien ministre de la justice, Cheick Sako, qui a vite vu et il a démissionné de son poste. Donc, le combat que nous avons commencé, nous devons le continuer, rien ne doit nous décourager. Je vous exhorte à rester vigilants et suivre le mot d’ordre du FNDC », a-t-il martelé.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

Lire

Le président de la CENI récusé : l’opposition demande son remplacement

23 octobre 2019 à 20 08 04 100410
Salif Kébé, récusé par l’opposition

Dans une déclaration de ce mercredi, 23 octobre 2019, l’opposition guinéenne exige « la récusation et le remplacement du président de la CENI par une personnalité consensuelle issue du Barreau »… Les présidents de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, et de l’UFR, Sidya Touré, accusent Me Amadou Salif Kébé d’avoir violé le code électoral et le serment qu’il a prêté devant la Cour Constitutionnel.

Selon les opposants au régime Alpha Condé, l’actuel président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a défendu, en toute connaissance de cause, un chronogramme qui violait les articles 17 et suivants du code électoral. « Il a mis en évidence son manque d’indépendance, d’impartialité et d’honnêteté. Il se rend ainsi indigne de la fonction de président de l’Organe national de gestion des élections de la République… », ont-ils dénoncé, exigeant donc son remplacement.

Ci-dessous, l’intégralité de cette déclaration :

DÉCLARATION-DE-L0PPOSITION-POLITIQUE

A rappeler que sur les 25 commissaires de la CENI, l’opposition dispose de dix (10) représentants. Et, c’est pour le nécessaire besoin de neutralité et d’impartialité qu’il a été décidé et codifié de choisir un représentant de la société civile pour diriger la CENI. Ce qui n’est pas l’attitude affichée par maître Amadou Salif Kébé, estiment les opposants.

A suivre !

Lire

Impossibilité de tenir les législatives en 2019 : l’OIF demande « un nouvel agenda » à la CENI

21 octobre 2019 à 14 02 13 101310

L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) annonce que les élections législatives n’auront pas lieu en fin d’année en Guinée. C’est à travers une conférence de presse organisée à Conakry ce lundi, 21 octobre 2019, que la structure a fait cette déclaration en présence du président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). L’OIF invoque des raisons d’ordre technique pour expliquer cet état de fait, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En lieu et place de la CENI, c’est l’OIF qui annonce l’impossibilité pour notre pays d’honorer la date du 28 décembre 2019 pour la tenue des élections législatives. C’est le diplomate malien Tiéman Koulibaly, envoyé spécial de la secrétaire générale de l’OIF pour la Guinée qui a fait cette annonce.

Selon monsieur Koulibaly, un certain nombre de contraintes doivent être levées avant d’aller aux élections. « La Guinée a décidé de se doter d’outils modernes, sur le plan technologique, de conduite d’opérations électorales. Un nouveau logiciel très performant et à la pointe des technologies a été acquis par CENI et est en cours de mise en œuvre. Cette avancée technologique qu’il faut saluer nécessite un travail très important. Des partenaires sont en train de travailler pour que le logiciel soit installé sur les kits d’enrôlement qui ont été acquis avant d’être déployés sur le terrain pour le début, non seulement, de l’enrôlement, mais aussi du nettoyage du fichier électoral, parce que cela fait partie des recommandations de l’audit du fichier. Tout ce travail est en cours et nous avons procédé à une évaluation qui nous a amené à établir que le chronogramme qui était annoncé, qui avait été proposé par la CENI était difficile à mettre en œuvre », a-t-il fait savoir.

Devant cet état de fait, l’envoyé spécial de la secrétaire générale de l’OIF pour la Guinée a dit qu’à l’issue des actions en cours sur le terrain, une autre date sera proposée en tenant de l’évolution du processus. « Nous avons procédé à un certain nombre de suggestions dont le gouvernement a pris acte. Aujourd’hui, je suis en mesure de vous dire que la date qui a été proposée par la CENI, celle du 28 décembre, pour la tenue des élections législatives est à reconsidérer. Cette date sera difficile à mettre en œuvre même si la CENI elle-même travaillera à non seulement approfondir les diligences qui sont en cours pour le déploiement des équipes pour la collecte et le traitement des données, leur centralisation ; et de la même manière, continuera sa réflexion afin de déterminer un nouvel agenda concernant les consultations électorales pour l’élection des députés », a laissé entendre l’ancien chef de la diplomatie malienne.

En outre, Tiéman Koulibaly a fait savoir que pour faire baisser la tension et renouer le fil du dialogue entre les acteurs politiques, le comité de suivi du dialogue politique va être relancé. « Nous avons convenu qu’il était nécessaire de réactiver le comité de suivi parce que ce travail préparatoire est en cours et ce travail doit être fait de manière collective afin que chaque partie puisse participer pour que les résultats, de la même manière que cela avait été fait pour le rapport d’audit, soient acceptés par tout le monde ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

Lire

Report attendu des législatives : l’UFR tacle le président de la CENI

21 octobre 2019 à 11 11 04 100410
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Prévues pour le 28 décembre 2019, les élections législatives ne se tiendront pas en Guinée à cette date, comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches. La non-prise du décret présidentiel convoquant le corps électoral à 70 jours de cette date, conformément à la loi électoral, a ouvert la voie à tous les commentaires.

L’opposition soutient qu’elle le savait, cette date était intenable. Tel est l’avis exprimé ce lundi, 21 octobre 2019, par Saïkou Yaya Barry de l’Union des Forces Républicaines qui dénonce la subordination dont fait preuve le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) vis-à-vis du président Alpha Condé.

« J’avais déjà dit que cette date n’était pas tenable, que ça ne se ferait pas. Pour organiser une élection, il y a des procédures à respecter. Et je ne sais pas quelle idée farfelue que le président de la CENI a eu pour se conformer à la volonté tout court d’Alpha Condé sans même lui dire qu’il y a des trucs que je ne peux pas faire », entame Saïkou Yaya Barry.

Selon le secrétaire exécutif de l’UFR, la date du 28 décembre n’était pas tenable pour diverses raisons. « On avait un problème d’appareillage qui était posé, un problème de formation des agents de saisi, il y a un problème de sous-traitance, tout cela se posait. Les délais légaux pour le recensement n’ont pas été suivis. Il a voulu avoir un truc bâclé de la façon soviétique pour nous faire consommer cela en République de Guinée et ce n’est pas possible ».

Par ailleurs, Le député de l’UFR accuse le président Alpha Condé d’être à la baguette dans le seul but de créer un glissement en 2020 pour se maintenir illégalement au pouvoir. « Le seul but d’Alpha Condé aujourd’hui, ce n’est pas les élections, c’est comment s’éterniser au pouvoir. Si son 3ème mandat ne passe pas, son objectif c’est le glissement du calendrier électoral. Les gens s’interrogent pour quelles raisons il n’y a pas d’élections aujourd’hui. Il n’y en pas eu parce qu’Alpha n’a jamais voulu libérer les fonds pour organiser une bonne élection. On dépense des milliards pour mobiliser les gens pour un 3ème mandat, et on refuse de faire en sorte qu’une élection normale se tienne dans le pays pour que la Guinée soit un pays fréquentable. C’est vraiment déplorable », regrette-t-il.

Parlant du président de la CENI, Saikou Yaya n’a pas mâché ses mots. « On se rend compte que Salifou Kébé est un valet d’Alpha Condé parce que tout simplement, il ne fait que celui-ci veut. Si non, certains commissaires avaient dit très clairement que ce n’était pas possible. Et lui, il fait une déclaration, un effet d’annonce. Il a juste annoncé cette date pour se conformer à la volonté d’Alpha. J’ai fait une mission au Ghana avec Maitre Salifou Kébé, on ne peut dire qu’il n’a pas une expérience avérée. Mais, il y a un problème de caractère chez les guinéens. Ils ont beau avoir une formation, acquérir des connaissances, mais nous avons des problèmes de caractère. Je crois que c’est le caractère qui lui manque », a-t-il lancé.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

Lire

Pas de décret convoquant les électeurs : pas de législatives cette année

19 octobre 2019 à 21 09 33 103310
Me Salifou Kébé, président CENI

Le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), au terme des consultations avec le Premier ministre, avait annoncé que les élections législatives le 28 décembre 2019. Certains membres de l’institution électorale avaient dénoncé une décision hâtive et unilatérale, assurant que cette date était intenable. La non convocation du corps électoral par un décret présidentiel à 70 jours de la date du scrutin, vient relancer le débat sur la tenue de ces législatives en Guinée.

Selon le code électoral guinéen, le président de la République doit convoquer le corps électoral soixante dix (70) jours avant la date du scrutin. Ce qui revient à dire que ce décret aurait dû être pris hier, vendredi 18 octobre. La non-prise de ce décret laisse comprendre qu’il n’y a pas d’élections cette année.

Aujourd’hui, de nombreux observateurs donnent raison aux commissaires « frondeurs » de la CENI, issus de l’opposition, qui avaient carrément contredit maître Amadou Salifou Kébé quant à la tenue d’un scrutin régulier à la date du 28 décembre prochain.

Une source bien introduite à la CENI, contactée par Guineematin.com ce samedi, 19 octobre 2019, a clairement indiqué que les législatives ne se tiendront pas à cette date. « Le président de la République ne peut prendre de décret convoquant le corps électoral que si la CENI dispose d’un fichier électoral. Vous savez bien que le processus n’a pas évolué. La révision n’a pas commencé, les machines ne sont pas arrivées sur le terrain, il n’y pas eu de dé-doublonnage. Un fichier aussi corrompu que celui qu’on a, n’a pas été épuré. Donc, ceci explique cela. Il ne peut y avoir d’élections régulières à cette date. C’est impossible. Ce n’était qu’un secret de polichinelle », précise notre source.

Enfin, soutient ce confident de Guineematin.com, « pour qu’il y ait des élections irréprochables, tout le processus doit être mené dans les règles de l’art, dans le respect des délais légaux. Si tous ces préalables sont respectés, c’est seulement en fin mars ou début avril 2020 qu’on pourra aller aux élections législatives ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

Lire

Retrait des fiches des électeurs à Conakry : « on est là sans rien recevoir de la part de la CENI… »

8 octobre 2019 à 17 05 34 103410

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) continue de dérouler son chronogramme dans la perspective des élections législatives du 28 décembre 2019. L’heure est à la distribution des fiches d’identification des électeurs dans de nombreux secteurs et quartiers de Conakry. A Simbaya 2, dans la commune de Matoto, cette opération se déroule tant bien que mal même si les membres des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales (CAERLE) se plaignent de la CENI, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, cette opération de distribution des fiches de renseignement des électeurs a débuté entre le 05 et le 06 octobre. La démarche vise à permettre aux citoyens de s’assurer de la conformité des informations avec la réalité. Elle vise également à régler les cas de doublons, de décès, de déménagement, de condamnation et autres anomalies qui peuvent entacher le fichier électoral.

Aux dires des membres de la Commission Administrative d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE) de Simbaya 2, les citoyens ont fait preuve de motivation dès le premier jour dans la récupération des fiches. Selon Djibril Camara, membre de la CAERLE de Simbaya 2, « nous avons commencé il y a de cela 4 jours aujourd’hui mardi, 08 octobre 2019. Mais, depuis que nous avons entamé ce travail, tout se passe très bien avec les citoyens à Simbaya 2, parce qu’on est là à identifier les personnes décédées, déplacées ou condamnées. Voilà une tâche qui nous a permis à se situer sans avoir rencontré un certain nombre de dilemmes depuis que nous avons commencé ».

Toutefois, Djibril Camara a fait savoir qu’ils sont abandonnés à eux-mêmes depuis le début, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) n’ayant pas pensé à leur trouver à manger. « On est là sans rien recevoir de la part de la CENI depuis 4 jours maintenant. Nous sommes chez notre frère, chez le chef de quartier, Ibrahima Savané. C’est lui qui prépare à manger pour nous chaque jour depuis que nous sommes là, parce que nous luttons tous pour que les citoyens aient leurs cartes », a-t-il indiqué.

Certains citoyens ont rencontré des difficultés pendant cette distribution des fiches. Ils n’ont tout simplement pas retrouvé leurs noms. Pour Mama Adama Camara, membre de la CAERLE de Simbaya 2, ces insuffisances seront résolues lors des prochaines étapes.

« Nous sommes là pour distribuer les cartes et je représente le district Condé Boungny qui n’a toujours pas reçu sa fiche. Mais, notre chef m’a rassuré de récupérer la fiche dès demain, mercredi matin. Concernant les citoyens qui viennent récupérer les fiches et qui ne trouvent pas leurs noms, ça c’est dû à l’absence de la machine qui les a enregistrés. Donc, une fois la venue de la machine, nous pourrons facilement leur restituer leurs cartes à travers leurs empreintes », a-t-elle expliqué.

Mouctar Baldé pour Guineematin.com

Lire