Retrait des fiches des électeurs à Conakry : « on est là sans rien recevoir de la part de la CENI… »

8 octobre 2019 à 17 05 34 103410

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) continue de dérouler son chronogramme dans la perspective des élections législatives du 28 décembre 2019. L’heure est à la distribution des fiches d’identification des électeurs dans de nombreux secteurs et quartiers de Conakry. A Simbaya 2, dans la commune de Matoto, cette opération se déroule tant bien que mal même si les membres des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales (CAERLE) se plaignent de la CENI, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, cette opération de distribution des fiches de renseignement des électeurs a débuté entre le 05 et le 06 octobre. La démarche vise à permettre aux citoyens de s’assurer de la conformité des informations avec la réalité. Elle vise également à régler les cas de doublons, de décès, de déménagement, de condamnation et autres anomalies qui peuvent entacher le fichier électoral.

Aux dires des membres de la Commission Administrative d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE) de Simbaya 2, les citoyens ont fait preuve de motivation dès le premier jour dans la récupération des fiches. Selon Djibril Camara, membre de la CAERLE de Simbaya 2, « nous avons commencé il y a de cela 4 jours aujourd’hui mardi, 08 octobre 2019. Mais, depuis que nous avons entamé ce travail, tout se passe très bien avec les citoyens à Simbaya 2, parce qu’on est là à identifier les personnes décédées, déplacées ou condamnées. Voilà une tâche qui nous a permis à se situer sans avoir rencontré un certain nombre de dilemmes depuis que nous avons commencé ».

Toutefois, Djibril Camara a fait savoir qu’ils sont abandonnés à eux-mêmes depuis le début, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) n’ayant pas pensé à leur trouver à manger. « On est là sans rien recevoir de la part de la CENI depuis 4 jours maintenant. Nous sommes chez notre frère, chez le chef de quartier, Ibrahima Savané. C’est lui qui prépare à manger pour nous chaque jour depuis que nous sommes là, parce que nous luttons tous pour que les citoyens aient leurs cartes », a-t-il indiqué.

Certains citoyens ont rencontré des difficultés pendant cette distribution des fiches. Ils n’ont tout simplement pas retrouvé leurs noms. Pour Mama Adama Camara, membre de la CAERLE de Simbaya 2, ces insuffisances seront résolues lors des prochaines étapes.

« Nous sommes là pour distribuer les cartes et je représente le district Condé Boungny qui n’a toujours pas reçu sa fiche. Mais, notre chef m’a rassuré de récupérer la fiche dès demain, mercredi matin. Concernant les citoyens qui viennent récupérer les fiches et qui ne trouvent pas leurs noms, ça c’est dû à l’absence de la machine qui les a enregistrés. Donc, une fois la venue de la machine, nous pourrons facilement leur restituer leurs cartes à travers leurs empreintes », a-t-elle expliqué.

Mouctar Baldé pour Guineematin.com

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Kalémodou Yansané de l’UFDG : « il n’y aura pas d’élections en Guinée sans l’UFDG… »

5 octobre 2019 à 18 06 43 104310

La date proposée par la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante) pour la tenue des élections législatives en Guinée ne fait pas l’unanimité dans la classe politique. L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) ne manque pas l’occasion de dénoncer le choix « unilatérale » de cette date. Le principal parti de l’opposition guinéenne doute de la tenue d’élections régulières à la date du 28 décembre prochain et met en garde le parti au pouvoir. L’annonce a été faite dans la journée de ce samedi, 05 octobre 2019, à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti à son siège, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Honorable Kalémodou Yansané, vice-président de l’UFDG

La réunion politique de ce samedi a été dirigée par Kalémodou Yansané, un des vice-présidents de l’UFDG. Selon lui, le président de la République ne devrait pas faire la sourde oreille dans sa quête d’un 3ème mandat à la tête de la Guinée, surtout qu’un vent nouveau est en train de souffler en Afrique de l’Ouest. « Les présidents et anciens présidents Africains se sont réunis avant hier à Niamey, autour du président du Niger. Ils ont recommandé fortement que les mandats à vie cessent en Afrique. Les États-Unis, c’est la plus grande puissance au monde ; mais, même là-bas, c’est deux mandats. Ici, notre Mandela, comme il avait promis, a déjà fait 9 ans ; mais, il ne veut pas quitter. Tout le monde lui a dit d’arrêter, il refuse, parce qu’il veut le nambara (des problèmes) et il l’aura. Alpha Condé finira par dire ce qu’il veut à la Guinée. 40 ans de lutte, c’était pourquoi ? Il a eu tout ce qu’il voulait, qu’est-ce qu’il cherche maintenant? »

S’agissant des élections législatives programmées par la CENI pour le 28 décembre prochain, Kalémodou Yansané prévient que le vote n’aura pas lieu à la date indiquée. « Si le RPG pense qu’il y aura élection sans l’UFDG, il se trompe fortement. Il n’y aura pas d’élections en Guinée sans l’UFDG. On finira par aller au vote ; mais, pas le 28 décembre, parce que sur le programme que la CENI a proposé, on dit que la révision devait commencer aujourd’hui, le 5 octobre. Mais, les kits sont stockés dans les magasins. Le logiciel qui doit être dans les appareils ne sont toujours pas installés. Ils veulent parler d’élections. On se moque de qui ? »

Pour faire face à tous ces problèmes, Kalémodou Yansané demande aux militants de l’UFDG d’être prêts à répondre au mot d’ordre du Front National pour la Défense de la Constitution. « Il faut dire à Alpha Condé, ce qu’on a subi, c’est trop. On nous a volés en 2010, on a accepté ; en 2015, on a accepté. Mais, en 2019-2020, nous n’allons pas accepter. Le président nous a invités à l’affrontement ; mais, nous ne voulons pas d’affrontement. Mais, il faut que vous soyez prêts à répondre au mot d’ordre du FNDC », a t- il indiqué.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00224623532504

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Le RPG sur le fichier électoral : « ce fichier est le meilleur dans la sous-région, n’en déplaise… »

5 octobre 2019 à 16 04 27 102710

Le démarrage des travaux de révision du fichier électoral et la fin des consultations nationales entre le Premier ministre et les fores sociopolitiques de la Guinée ont été les deux points abordés ce samedi 5 octobre 2019, à l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel. Lansana Komara, ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, du Travail et de l’Emploi, a laissé entendre que les guinéens dans leur majorité sont favorables à la mise en place d’une nouvelle Constitution, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Lansana Komara, ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, du Travail et de l’Emploi

Selon le ministre Komara, les consultations nationales lancées par le Premier ministre à la demande du président de la République, ont été une réussite. « Cette consultation nationale a été un grand succès, car l’écrasante majorité des guinéens est d’accord pour mettre en place une nouvelle constitution. Une frange aussi est d’accord, mais attend de voir la mouture. Et, une dernière frange, très minoritaire, a carrément boudé la consultation. C’est anti-démocratique de leur part. Mais, c’est aussi la loi de la démocratie, il faut qu’il y ait des pour et des contres. Ça fait partie du jeu démocratique. Nous souhaitons et vivement d’ailleurs qu’ils reviennent très rapidement à la raison, à de meilleures sentiments pour qu’ensemble, nous puissions nous donner la main pour construire notre Guinée, car la Guinée n’appartient à personne, la Guinée appartient à tous les Guinéens. Mais, pour bien concrétiser tout ce qui a été dit autour des consultations, nous devons passer naturellement devant le peuple qui est le référentiel suprême. Donc, préparer vous pour les différentes consultations à venir », a-t-il lancé.

Par ailleurs, Lansana Komara a fait savoir que la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) a lancé la révision des listes électorales sur toute l’étendue du territoire national. C’est pourquoi, il a invité les militants et sympathisants du parti à aller se faire recenser. « Chers militants, à partir d’aujourd’hui, tous les jours, mobilisez-vous vers les CAERLE (Commission Administrative d’Etablissement des Listes Electorales) pour vous enrôler afin que vous soyez dans le fichier. Personne ne doit être en retard. D’ici la fin de ce mois, la révision va prendre fin, vous devez faire le porte-à-porte dans les quartiers, dans les secteurs, pour mobiliser vos voisins, pour mobiliser tous les sympathisants afin que chacun aille vérifier d’abord sa présence dans le fichier et ceux qui ne sont pas inscrits, qu’ils se fassent inscrire pour que l’électorat encore une fois augmente. C’est seulement à ce prix que notre OUI sera concrétisé. Ce fichier est le meilleur fichier dans la sous-région, n’en déplaise aux détracteurs. Ne suivez pas nos détracteurs de l’opposition. A chaque élection, ils commencent à dénigrer tantôt le fichier, tantôt le processus électoral. Ça, on les comprend. C’est leur nature. Ils le font pour montrer à la communauté internationale et à leurs militants, pour que le jour qu’on va proclamer les résultats, juste pour dire voilà pourquoi nous avons été battus. Mais, ne vous laissez pas entrainer. Ils sont aussi en train de se mobiliser dans les CAERLE… ».

Ibrahima Kalil Keïta, préfet de Faranah

De son côté, Ibrahima Kalil Keïta, préfet de Faranah, alternant le français et le Maninka, a dit son mécontentement face au refus de certains leaders de l’opposition d’aller aux élections législatives à la date indiquée par la CENI. Selon lui, le mandat des députés étant arrivé à terme, il n’y a aucune raison qu’on ne puisse pas aller aux élections législatives. « L’institution en charge des élections a dit qu’elle est prête à organiser les élections législatives. Alors, pourquoi rejetez-vous la date ? Le délai des députés est dépassé, les organisateurs sont prêts et toi, tu ne veux pas, qu’est-ce que tu veux ? Mais, ce qu’ils souhaitent, c’est qu’ils ne veulent pas que le président travaille. Ils veulent nous distraire tout le temps sur des futilités et après, ils viendront crier sur tous les toits qu’Alpha Condé n’a rien fait pour le pays. C’est tout ce qu’ils veulent. Ayons pitié de ce peuple. Acceptons de rentrer ensemble et de sortir ensemble afin que le pays puisse se développer davantage », a-t-il exhorté.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Cellou Dalein : Alpha Condé organise une mascarade électorale pour avoir son 3ème mandat

29 septembre 2019 à 13 01 38 09389

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, le leader de l’UFDG s’est exprimé sur l’organisation des élections législatives en Guinée. Cellou Dalein Diallo soupçonne la CENI de vouloir organiser une mascarade électorale pour permettre au président Alpha Condé d’obtenir une majorité absolue à l’Assemblée nationale. Selon le chef de file de l’opposition guinéenne, le chronogramme annoncé par cette institution électorale est techniquement intenable.

C’est un Cellou Dalein Diallo très remonté qui s’est adressé à ses militants, fortement mobilisés à son siège à la minière hier, samedi 28 septembre 2019. Tout en décrivant une CENI aux ordres du président Alpha Condé, le leader de l’union des forces démocratiques de Guinée a appelé à la mobilisation pour arrêter le projet de troisième mandat.

« Nous sommes le 28 septembre. Cette date, c’est celle du stade en 2009. Mais, c’est aussi le 28 septembre 1958, lorsque toutes les forces politiques de Guinée se sont retrouvées, se sont rassemblées pour décider de voter « NON ». Ils se sont retrouvés pour décider d’aller ensemble à l’indépendance. Il est temps que tous les patriotes se retrouvent pour arrêter le projet de troisième mandat, comme on l’a fait en 1958. Monsieur Alpha Condé envisage de faire l’économie d’un référendum, en organisant une mascarade électorale, à l’occasion des législatives, pour s’octroyer la majorité qualifiée. Il va envoyer sa constitution devant une Assemblée où il détient la majorité qualifiée nécessaire à l’adoption d’une nouvelle constitution. Il faut qu’on l’arrête », a indiqué Cellou Dalein Diallo.

Pour le chef de file de l’opposition guinéenne, ce qui se prépare actuellement n’est pas une élection. « L’engagement d’appliquer les recommandations de la mission d’audit du fichier n’est pas clair. Ils ont décidé de faire six millions de fiches. Ils disent que c’est comme ça qu’on va reconnaitre les électeurs. Bon Dieu ! La machine est préparée, calibrée pour recevoir tout le monde, pour que chacun se fasse recenser avec toutes ces données Alpha et biométriques. C’est la recommandation. On a constaté que trois millions cent mille électeurs ne sont pas dédoublonés. Il y a un million six cent cinquante-deux électeurs qui n’ont pas de données biométriques. C’est la mission d’audit qui l’a dit. C’était un fichier taillé sur mesure pour réaliser le coup KO de 2015… Ils créent un chronogramme pour dire que l’enrôlement se fera en 25 jours, alors que vous avez six millions quatre cent mille électeurs qui arrivent, plus ceux qui ont atteint l’âge de voter entre 2015 et 2019. Vous pouvez faire ça en 25 jours ? Qu’est-ce qu’ils veulent ? A quoi servent les fiches ? Personne ne comprend. Mais, tout ça procède du même souci. Celui d’organiser un hold-up électoral à l’occasion des législatives et donner la majorité qualifiée à Alpha Condé », a expliqué Cellou Dalein Diallo.

Poursuivant sa logique, le leader de l’UFDG soutient qu’il ne coutait rien à la commission électorale nationale indépendante de défendre le chronogramme établi objectivement, en toute indépendance et en toute liberté. « Monsieur Kébé (le président de la CENI) est sorti à la Télé pour dire à tout le monde qu’il faut 235 jours après avoir reçu les ressources. Il a reçu les ressources à la mi-août, ils font l’exercice d’élaborer un chronogramme sur cette base, ça tombe sur avril (2020), les élections législatives. Alpha Condé dit NON. Il faut la fin d’année 2019. Il faut ramener à 100 jours. Mais, il y a des délais qui sont fixés par la loi ; ils disent ‘’on s’en fou’’ ! Avec toutes les complications de cette révision exceptionnelle. Alors que la loi dit que c’est du 1er octobre au 31 décembre qu’on fait la révision ordinaire. Et, on valide les listes le 08 janvier. On dit qu’on s’en fou de la loi. On fait ce que Alpha Condé veut. Voilà comment notre pays est gouverné… Alors, mes chers frères et sœurs, comme en 1958, il faut que vous soyez prêts à sortir pour arrêter cette machine, cette fraude électorale, la promotion d’un troisième mandat. Ça ne va plus tarder. Le FNDC (front national pour la défense de la constitution) va lancer le mot d’ordre, pour que tout le monde sorte ; et, qu’on refuse la dictature. Car, la dictature, c’est la négation du droit », a laissé entendre Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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Révision des listes électorales : voici ce qui est prévu par la CENI

27 septembre 2019 à 21 09 40 09409

Dans le cadre la mise en place des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales, un Comité Interpartis (CIP) s’est retrouvé à la mairie de Ratoma ce vendredi, 27 septembre 2019. La démarche visait à informer et sensibiliser tous les acteurs impliqués dans le processus électoral de cette commune de Conakry sur la suite de la mise en œuvre du chronogramme de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). La séance a été présidée par Elhadj Bano Sow, vice-président de la CENI et superviseur de Dixinn et Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après l’installation et la prestation de serment des démembrements de la CENI, l’heure est à la mise en place des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE). Mais avant de passer à cette étape, un comité interpartis s’est retrouvé ce vendredi à la mairie de Ratoma. La démarche consistait à échanger avec les acteurs impliqués dans le processus électoral à savoir la mouvance présidentielle, l’opposition, ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, la société civile, la police et de la gendarmerie. Il a été question des mécanismes à mettre en œuvre lors de l’établissement et de la révision des listes électorales au compte de la commune de Ratoma.

Au terme de la séance de travail, Elhadj Bano Sow a expliqué un certain nombre de points qui ont dominé les débats. « Aujourd’hui, on explique comment ces CAERLE (Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales) sont composées, les taches que ces CAERLE vont faire, ensuite viendront d’autres activités : l’identification des électeurs, ensuite les machines viendront pour l’enrôlement des électeurs. Donc, voilà l’objectif du CIP (Comité Interpartis) », a indiqué le vice-président de la CENI.

En ce qui concerne la composition de ces commissions et la durée des travaux sur le terrain, Elhadj Bano Sow précise : « normalement, les CAERLE comprennent cinq personnes chacune. Elles vont être mises en place dans les deux jours qui suivent. Chaque CAERLE sera dirigée par un responsable du démembrement de la CECI qui en sera le président. Mais dans un quartier, il peut y avoir plusieurs CAERLE, jusqu’à trois ou cinq, en fonction de la dimension du quartier. Alors, quand c’est le cas, le responsable du démembrement préside une CAERLE, mais la première. Les autres qui suivent, ils identifieront d’autres présidents qui dirigeront les autres CAERLE. Mais, la totalité des CAERLE du quartier vont être supervisées par le responsable du démembrement. C’est sous sa responsabilité que les autres CAERLE fonctionnent ».

Poursuivant ses explications, le superviseur des communes de Ratoma et de Dixinn a fait savoir qu’il y a une procédure à suivre pour en arriver là. « Il y a un formulaire individuel d’identification qui est l’initiative de la CENI. Comment ça va se passer ? Nous avons déjà la base de données de l’ensemble des électeurs qui ont déjà voté jusqu’à présent, nous mettons les anciens qui ont été enrôlés. Alors, tous ceux-ci en principe vont être identifiés par quartier. Nous allons envoyer des formulaires sur le terrain. Le formulaire, c’est une fiche qui reprend les renseignements que nous avons dans la base de données, plus la photo de l’intéressé et le statut de l’électeur. Dès lors qu’on a la photo de l’intéressé, quand ça arrive dans le quartier, parce que c’est fait de sorte que le formulaire de quelqu’un qui a été recensé à Taouyah ici ne se retrouve pas à Kipé ou à Sonfonia. Nous savons localiser cela et donc, son formulaire viendra à Taouyah. Et lorsqu’on voit sa photo, on lui demande de confirmer ou de corriger le renseignement qui existe sur son formulaire, étant entendu que ces renseignements-là sont les renseignements qui existent sur la base de données. Alors, s’il y a des corrections à faire sur ces données alpha numériques et autres, il y a une partie qui est prévue pour faire ces corrections-là ».

Parlant du déroulement de ce processus, Bano Sow a fait savoir que tout ceci va se passer dans une dizaine de jours. « Pour ce qui est du statut de l’électeur, il y a un certain nombre de statuts sur lesquels il faut se renseigner. Il est possible qu’il n’ait aucun problème et qu’il réside toujours dans le quartier, c’est le premier statut. On lui remet son formulaire et puis on lui demande de se présenter devant la machine quand l’enrôlement va commencer. Pour l’identification des électeurs, une fois que les CAERLE sont mises en place, on suppose que ça va se faire dans une dizaine de jours. Le premier objectif, c’est de retrouver l’électeur et de lui dire de se présenter devant la machine, s’il y a des corrections à faire, de les apporter. Donc, c’est une manière de faire du rabattage parce que nous travaillons actuellement sur la base des recommandations de l’audit du fichier », a-t-il expliqué.

Selon nos informations, les assesseurs des CAERLE seront désignés par la mouvance présidentielle et par l’opposition.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 /666919225

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Cellou Dalein à ses militants : « soyez prêts, la sensibilisation est terminée »

21 septembre 2019 à 20 08 21 09219

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, ce samedi 21 septembre 2019, le président de l’UFDG a laissé entendre que les manifestations contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé vont bientôt commencer. Cellou Dalein Diallo a appelé ses militants à être prêts à mener le combat pour empêcher la confiscation du pouvoir par le régime actuel, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est la première fois que l’opposant se retrouvait devant ses militants depuis l’annonce de la date (28 décembre 2019) pour la tenue des élections législatives. Une date communiquée en début de semaine au Premier ministre par le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Et, évidemment, le sujet était au centre des débats de cette rencontre hebdomadaire. « Ils veulent qu’on aillent aux élections législatives avec un chronogramme sur mesure pour bâcler les élections, afin de pouvoir modifier la constitution à l’Assemblée nationale. On veut organiser les élections en fin décembre. Or, les techniciens, les commissaires de la CENI, toutes sensibilités confondues, avaient expliqué qu’il faut 235 jours à partir de la mise à disposition des moyens pour organiser de bonnes élections.

Me Kébé (le président de la CENI, ndlr) a lui-même dit dans les médias : lorsqu’on aura les ressources, toutes les autorisations administratives et techniques, il nous faudra 235 jours. C’est seulement à la mi-août que le gouvernement a mis les ressources à la disposition de la CENI, et la CENI dit qu’on peut faire ça dans 100 jours, ce n’est pas possible. Mais, ils disent on peut parce que Alpha Condé l’a dit. Ce n’est pas réaliste, ce n’est pas faisable. On ne peut pas laisser faire une organisation qui vise le troisième mandat et nous allons nous battre pour que ces élections soient organisées dans la transparence » a annoncé le président de l’UFDG.

Parlant de ce combat justement, le chef de file de l’opposition guinéenne a invité ses partisans à être prêts pour répondre aux appels à manifester, qui ne devraient plus tarder. « Nous devons être fiers de notre combat, et il ne faut surtout pas fléchir maintenant parce que vous voyez la détermination de M. Alpha Condé de conserver le pouvoir. Ce n’est un secret pour personne que M. Alpha Condé et son clan ne veulent pas lâcher le pouvoir, ils ne veulent pas respecter la constitution. Alpha n’entend qu’un seul langage, celui de la rue. Il est temps maintenant qu’on se bouge.

Les sensibilisations doivent se terminer, nous allons très bientôt lancer un appel au niveau du FNDC, et il faut que l’UFDG soit en première ligne, parce que nous n’accepterons pas le projet de troisième mandat. Personne ne va nous intimider et nous empêcher de continuer le combat pour l’unité de la Guinée et pour le respect des principes et règles de l’Etat de droit. Soyez prêts, la sensibilisation est terminée », a lancé Cellou Dalein Diallo.

A rappeler que toutes les manifestations de rue sont interdites en Guinée depuis plus d’une année. Les opposants au projet de nouvelle constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat pourront-ils, enfin, réussir à braver cette interdiction ?

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Date des législatives : voici un communiqué de la CENI

18 septembre 2019 à 7 07 34 09349
Maître Amadou Salif Kébé, président de la CENI

Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante informe l’opinion publique que la plénière des Commissaires du samedi 14 septembre 2019, après examen et discussion de l’ensemble des opérations électorales à venir, l’évaluation des moyens techniques et en raison des engagements du Gouvernement de libérer la totalité du budget électoral, que la date technique des élections législatives est fixée au 28 décembre 2019.

Et au titre des prochaines opérations du chronogramme, le Président de la CENI informe également tous les acteurs du processus électoral que les Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorale seront bientôt mises en place.

En vue de conférer un franc succès à cette opération capitale à l’image de l’installation des démembrements, la Commission Électorale Nationale Indépendante voudrait compter sur la mobilisation de tous. Les structures habilitées à participer à la mise en place desdites commissions sont priées de procéder dès à présent aux différentes désignations.

Le Président de la CENI rassure de la détermination de son institution à exécuter l’opération en question, conformément aux dispositions pertinentes du code électoral et des recommandations de l’audit du fichier en l’occurrence, produire un fichier électoral techniquement irréprochable en vue des élections législatives du 28 décembre 2019 et dont les résultats seront acceptés de tous.

Le Président de la CENI sait compter sur l’implication de tous pour réussir un scrutin inclusif, libre, transparent et démocratique.

Me Amadou Salif KEBE

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L’UFR sur le choix d’Innovatrics par la CENI : « nous n’accepteront pas des élections bâclées… »

14 septembre 2019 à 19 07 08 09089

L’audit du fichier électoral et le choix de l’opérateur technique Innovatrics par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) préoccupent l’Union des Forces Républicaines. Le parti dirigé par Sidya Touré redoute des élections précipitées et truquées en faveur du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel. L’annonce en a été faite ce samedi 14 septembre 2019 à l’occasion de l’assemblée générale de l’UFR, présidée par Bakary Goyo Zoumanigui, entouré de certains membres du bureau exécutif du parti, en présence de nombreux militants, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’Union des Forces Républicaines se dit étonnée du choix de la Société Innovatrics par la CENI alors qu’il y a un appel d’offres qui a été lancé dans ce sens. Selon le vice-président du parti, Elhadj Ibrahima Bangoura, « nous sommes surpris qu’Innovatrics ait été choisi alors que l’appel d’offres pour le choix des sociétés qui doivent fournir le logiciel n’a pas encore été dépouillé. Mais, ce qui est encore plus inquiétant, c’est que le communiqué de la CENI dit que ce choix-là va être accompagné par le choix d’un opérateur local qu’Innovatrics lui-même va choisir. Nous savons que c’est Innovatrics qui avait fait le logiciel qui a introduit dans notre fichier les 1million 574 mille électeurs fictifs. C’est ça l’inquiétude que nous avons »a annoncé honorable Ibrahima Bangoura. Le communiqué de la CENI dit aussi que les 1 million 574 mille électeurs fictifs dont-t-il s’agit, qu’il n’y a que des erreurs matérielles concernant les noms, c’est-à-dire les données alphanumériques et les données biométriques. Or, s’il y a altération des données alphanumériques d’un électeur, cela veut dire que cet électeur-là n’existe pas. Mais, si on le maintient, il est appelé électeur fictif. S’il y a aussi altération des données biométriques d’un électeur, c’est la même qualification qu’on lui donne, parce que non seulement son image est floue, mais aussi les empreintes ne sont pas tout à fait exactes », dénonce-t-il.

Par ailleurs, le vice-président de l’UFR se dit inquiet de l’annonce d’une tenue des législatives avant la fin de l’année 2019. « Nous savons que lorsqu’il y a eu la retraite de Kindia, on nous avait dit que le chronogramme allait se faire sur 235 jours. Et qu’à la suite de cela, on allait avoir des élections. Ça avait eu lieu au mois de mai. Aujourd’hui, nous sommes au mois de septembre, on nous demande de faire des élections à la fin de l’année. Ces élections qui vont être faites à la fin de l’année, est-ce que le chronogramme qui a été donné à Kindia est en rapport avec ce programme surtout qu’à cette époque, ils nous disaient que c’était un chronogramme qui était compressé ? Donc là, nous craignons que la précipitation qui est en cours ne soit téléguidée. Cela voudrait dire que la CENI qui est là, il y a un autre chronogramme qu’on nous cache. Mais le vrai chronogramme, eux ils l’ont. Et nous, le chronogramme qui va être donné, nous ne l’accepteront pas parce qu’il ne permettra pas de faire l’audit du fichier comme on l’a recommandé…Donc, nous n’accepteront pas qu’on nous fasse des élections bâclées qui vont conduire le pays devant les situations qu’on ne contrôlera pas », a-t-il martelé.

Dans la même lancée, l’ex ministre de l’élevage, Mohamed Tall, dira que le président de la CENI, maitre Amadou Salifou Kébé, est devenu un acteur politique. « Ce n’est plus un président d’une institution technique. Il est aux ordres du président Alpha Condé. Je mets au défi la CENI de nous donner les statuts de cette société là. Cette société Innovatrics, c’est une coquille vide qui n’a pas de compétence, qui n’a pas de personnel. Pour me démentir, je mets au défi la CENI de nous sortir les statuts de cette société », a-t-il lancé

Pour Mohamed Tall, le seul souci du président Alpha Condé, c’est d’obtenir le 3ème mandat. « Aujourd’hui, le souci du président Alpha, ce n’est pas de doter le pays d’une Assemblée Nationale. C’est d’avoir une Assemblée à sa solde où il aura au moins les 2/3. C’est de ça qu’il s’agit et tout est mis en place pour ça. Il y a des gens qui se baladent un peu partout, avec des fiches pour recenser soi-disant les gens, ce sont des gens qui sont en mission du président Alpha Condé. Leur objectif c’est de recenser les gens pour les faire voter en faveur du RPG », a laissé entendre Mohamed aux militants massivement mobilisés.

De son côté, Bakary Goyo Zoumanigui est revenu sur le passage du premier ministre à l’Assemblée Nationale dans le cadre des consultations. « Après cette consultation avec les députés de la mouvance, les députés de l’opposition ont aussitôt organisé un point de presse pour dire qu’ils ne sont pas d’accord avec les déclarations du président de l’Assemblée Nationale, ils ne sont pas d’accord pour toutes tentative qui changerai la constitution actuellement. Alors, nous avons dit que le président de l’Assemblée a parlé à son nom propre et non à celui des députés », a-t-il précisé.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Après l’acquisition d’équipements de pointe, la CENI ne recrutera plus d’opérateur technique international

12 septembre 2019 à 16 04 28 09289
Me Salifou Kébé, président CENI

Communiqué de la CENI : Conakry, le 12 septembre 2019 : Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante Me Amadou Salif KEBE félicite tous les acteurs du processus électoral pour leur implication dans le bon déroulement des opérations d’installation des démembrements aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Il exprime ses regrets aux entités qui n’ont pu y prendre part faute de documents prouvant leur existence légale. Il les exhorte à tout mettre en œuvre pour obtenir lesdits documents en vue d’une participation aux différents comités et cellules de suivi des élections législatives qui seront bientôt mis en place.

L’opérateur Innovatrics qui a fourni le logiciel de gestion du fichier électoral choisira un binôme local compétent pour l’enrôlement des électeurs

Le Président de la CENI invite également les mêmes acteurs à accompagner dans les prochains jours, la mise en place des commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales (CAERLE) et l’opération d’enrôlement des électeurs.

Mais avant, il faudra noter qu’une décision majoritaire de la plénière de la CENI, avait autorisé de recourir au service d’un opérateur local pour le recrutement, la formation et le déploiement des agents de saisie des données sur le terrain lors de l’opération d’enrôlement des électeurs en raison des différentes acquisitions qui s’inscrivent en droite ligne de l’application de l’audit du fichier électoral. A ce jour la CENI a acquis les équipements suivants :

  • Les logiciels de gestion du fichier sont les propriétés de la Guinée au lieu d’être fourni par l’opérateur international
  • Les licences de protection de la base de données et les licences antivirus ont été acquises par le CENI ;
  • Les serveurs également
  • Egalement la CENI a pu acquérir des moteurs AFIS et ABIS (pour soustraire les doublons par empreintes digitales et la détection faciale des électeurs), une activité qui était jusque-là réalisée par le même opérateur international.

Aussi en exécution des recommandations fortes de l’audit, et en application des dispositions de la nouvelle loi sur la CENI, la loi L/2018/044/AN du 05 juillet 2018, article 21, une partie importante du matériel électoral « matériel lourd » sera désormais fourni par l’Etat Guinéen, en l’occurrence les kits bleus des bureaux de vote, kits biométriques… en lieu et place de l’opérateur international traditionnel.

Vu tous les progrès de la logistique électorale guinéenne, il n’était plus nécessaire de recruter un opérateur technique international surtout que tous les opérateurs ayant servi en Guinée ont dû recruter un « Opérateur local » dont le rôle se réduit désormais au recrutement, à la formation et au déploiement des agents de saisie.

La décision de la CENI trouve également une justification sur le plan financier et en termes de gain de temps dans le processus de recrutement.

L’audit du fichier ne mentionne nulle part l’existence d’électeurs fictifs

Cependant, le Président de la CENI veut bien admettre que la question de l’opérateur est assez technique et complexe. Ce qui explique le débat passionné du genre qu’il existerait selon l’audit, un million et demi d’électeurs fictifs.  Cette affirmation qui tend à faire du sujet un fonds de commerce politique n’est pas exacte. Il s’agit simplement de personnes ayant des données incomplètes :

  • Soit, les noms, prénoms dates et lieux de naissance (données alphanumériques) ne sont pas complètes
  • Ou bien ce sont les empreintes et photos (données biométriques) qui ne sont pas bien nettes.

Enfin le rapport d’audit ne mentionne nulle part le terme fictif. Le dire serait abusé des populations et préjudiciable à la sérénité du processus électoral. A cet effet, Me Amadou Salif KEBE compte initier des séances d’explication afin de rendre ces questions accessibles pour tous.

Aussi, en vue d’assurer la continuité des opérations, et en raison du calendrier électoral désormais assez serré, la CENI a décidé de contractualiser le cabinet Innovatrics (qui a déjà fourni le logiciel de gestion complète du fichier électoral) à l’effet de :

  • Sélectionner un opérateur local ayant les compétences requises pour le recrutement, la formation et le déploiement des agents de saisie sur le terrain.
  • Générer les listes électorales
  • Confectionner les cartes d’électeurs.

Le Président de la CENI voudrait rassurer de la volonté de son institution à appliquer les recommandations de l’audit du fichier électoral à la satisfaction de tous et à conduire un processus électoral inclusif, transparent et démocratique. # # #

Fin

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CECI de Matoto : 18 commissaires « retardataires » prêtent serment

12 septembre 2019 à 14 02 13 09139

Dix huit (18) membres de la Commission Électorale Communale Indépendante (CECI) de Matoto ont prêté serment ce jeudi, 12 septembre 2019, au tribunal de première instance de Mafanco. Ces 18 « retardataires » viennent compléter la liste des membres de la CECI de Matoto dont un premier groupe avait déjà prêté serment il y a une dizaine de jours. Une action qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du chronogramme de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) dans la perspective de l’organisation des élections législatives, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Soriba Mané, procureur

Après la lecture du rôle d’audience de la prestation de serment par la greffière, maître Khadîdja Camara, c’est le procureur, Soriba Mané, qui a pris la parole pour présenter ses réquisitions. « Nous sommes réunis ce jeudi, 12 septembre 2019, pour la prestation du serment du second groupe des membres des démembrements de la CECI de Matoto. La CENI est l’organe chargée de l’organisation des élections et de la supervision des opérations de vote….Nous sommes à la veille des élections législatives. Une période très sensible pour les acteurs politiques et les citoyens que nous sommes, qui auront à choisir leurs députés parmi tant de candidats. Ces élections doivent être transparentes, crédibles, acceptées de tous. Pour y parvenir, les membres qui vont prêter serment devant ce tribunal, leur responsabilité est pleinement engagée car vous cesserez désormais d’appartenir aux partis politiques qui vous ont désigné, pour être de véritables acteurs impartiaux au service de la nation, surtout la population de Matoto… Monsieur le président, vous recevrez, après avoir juré conformément aux dispositions de l’article 12 de la loi L 2018 044 AN du 5 juillet 2018, les membres de démembrement de la CECI et les renverrez dans l’exercice de leur fonction », a-t-il requis.

Amadou Kindy Baldé, président du tribunal

Le président du tribunal, Amadou Kindy Baldé, a fait comprendre aux 18 membres de la CECI de Matoto, qu’à partir de maintenant, ils n’obéiront seulement qu’à la loi. « A partir de votre engagement solennel que vous prenez devant le tribunal et devant le peuple de Guinée, devant la population de la commune de Matoto, vous cessez d’appartenir à vos structures politiques respectives. Vous appartiendrez désormais à la Commission Électorale Communale Indépendante de Matoto. Vous agirez dans l’exercice de vos fonctions en toute indépendance, en toute neutralité et en toute impartialité. Vous devez respecter le principe de fidélité et de loyauté. La seule obéissance est à la loi et à elle seule. Si vous êtes opérateurs économiques, si vous êtes avocats, commerçants, ou agriculteur, de quelque bord que vous soyez, vous devez cesser d’exercer cette fonction et n’appartenir qu’à la Commission Électorale Communale Indépendante de Matoto » a dit le président du tribunal.

Amadou Kindy Baldé a également fait savoir aux commissaires que la violation de ces principes engage leur responsabilité. « La violation de ces principes vous conduit à ce qu’on appelle le parjure. Et en cas de parjure, la sanction qui va suivre, c’est la rigueur de la loi. Et la rigueur de la loi, ce sont les poursuites judiciaires qui seront engagées contre toute personne parmi vous qui violerait les termes du serment qu’il aura à prêter devant le tribunal » a-t-il précisé.

C’est après cette mise au point que chacun de 18 commissaires est venu prêter serment à la barre, levant la main droite et disant « je le jure ».

C’est ainsi que le juge les a renvoyés dans l’exercice de leurs fonctions en ces termes : « le tribunal, après en avoir délibéré conformément à la loi, donne acte à la greffière de la lecture du rôle d’audience et la décision de nomination des membres de la commission électorale communale indépendante de Matoto ; donne acte au ministère public de ses réquisitions, reçoit les serments des membres de la commission électorale communale indépendante de Matoto, les renvoi dans l’exercice de leurs fonctions… »

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 58 95 27/654 416 922

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Vers la tenue des législatives : Me Salifou Kébé annonce « une révision totale des électeurs »

10 septembre 2019 à 18 06 33 09339

Dans le cadre de sa prise de contact avec les membres des institutions sociopolitiques de notre pays, le Premier ministre, Kassory Fofana a eu un entretien avec la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) dans l’après-midi de ce mardi, 10 septembre 2019. Il a été essentiellement question des voies et moyens à mettre en œuvre pour la tenue dans un bref délai des élections législatives en Guinée, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’entretien entre le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, et le président de la CENI, maitre Amadou Salifou Kébé, a duré une bonne heure. A sa sortie, maitre Amadou Salifou Kébé a tout d’abord dévoilé le contenu de l’entretien avec Kassory Fofana. « Le Premier ministre nous a donnés beaucoup d’informations en ce qui concerne la disponibilité de l’Etat à accompagner la CENI, à mettre les moyens à notre disposition pour pouvoir réaliser toutes les activités prévues dans notre chronogramme.

La CENI aussi a décliné un certain nombre de difficultés qu’elle a rencontrées jusqu’à présent, mais qui ont été petit-à-petit levées. Et aujourd’hui, nous sommes entrain d’aller sereinement vers la réalisation de ces élections. Rendez-vous a été pris, cette fois-ci la CENI va revenir devant le PM et les membres du gouvernement pour donner la date réelle à laquelle elle pourra organiser les élections ».

A la question de savoir à quelle date les législatives pourraient se tenir, maitre Kébé répond : « à la CENI, nous n’avons pas encore statué sur la date de la tenue des élections. Puisque la CENI est un organe qui décide de façon consensuelle, nous n’avons pas encore tablé sur la question. Les 235 jours du chronogramme auraient dû se dérouler à partir de la levée de l’ensemble des contraintes. Elles sont aujourd’hui levées et les 235 jours ont commencé à courir, mais je ne saurai vous dire à partir de quelle date ».

Pour ce qui est des difficultés, le président de la CENI na fait savoir qu’elles sont majoritairement réglées. « Les difficultés financières ont été levées, le matériel qui devait être commandé a été fait, le site central et le logiciel sur qui nous devons commander est aujourd’hui dans nos murs, les serveurs qui devaient venir sont entrain d’être installés. Nous pensons que les difficultés majeures sont parties ».

Par rapport à l’opérateur technique, maitre Kébé a apporté des précisions en se fondant sur la novelle loi sur la CENI : « l’opérateur technique est déjà là, il est entrain de travailler. Ne vous-méprenez pas. Une nouvelle loi est intervenue dans notre pays. Cette loi a dévolu à l’Etat guinéen, en partie, ce que l’opérateur technique faisait avant, et l’autre partie est dévolue à la CENI. Ce que nous avons fait en recrutant un cabinet d’ingénierie qui est entrain de travailler.

Il ne reste que le recrutement des opérateurs techniques de saisie sur le terrain qui vont être formés et déployés. Et c’est un opérateur local qui a l’habitude de le faire. J’insiste là-dessus, l’opérateur technique international, comme vous l’avez connu, n’existe plus. La loi a éclaté son rôle entre deux entités, à savoir l’Etat guinéen et la CENI ».

Pour finir, maitre Salifou Kébé a dit qu’il y aura bien « une révision totale des électeurs avant la tenue des législatives ».

La prochaine étape de la consultation engagée par le Premier ministre sera l’Assemblée Nationale, le jeudi 12 septembre à 10 heures.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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N’zérékoré : fin de la formation des membres des démembrements de la CENI

6 septembre 2019 à 13 01 02 09029

La formation des membres des démembrements de la CENI dans la préfecture a pris fin hier, jeudi 05 septembre 2019. Pendant deux jours, les participants ont échangé avec les facilitateurs autour notamment de leurs rôles et responsabilités dans le processus électoral, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

59 personnes ont pris part à cette formation. Il s’agit des membres de la CEPI de N’zérékoré, les 3 membres des bureaux exécutifs de la CECI et des CESPI plus les représentants de l’administration.

Mohamed Lamine Cissé, formateur au compte de l’administration du territoire

Selon Mohamed Lamine Cissé, formateur au compte de l’administration du territoire, les travaux ont porté sur quatre modules. « Premièrement, c’est l’OGE (Organe de Gestion des Elections) : définition, types et principes directeurs ; deuxièmement, c’est la CENI et ses démembrements : le cadre légal et institutionnel, les rôles et fonctions du démembrement, la structure des démembrements et les rôles des membres du bureau exécutif du démembrement.

Le troisième module a porté sur les rôles et responsabilités de la CENI de ses démembrements ainsi que des autres acteurs à chaque étape. Et le dernier module concernait les élections et le mode de scrutin en Guinée. Ce n’était pas une formation académique mais plutôt une sorte de rappel pour nous les facilitateurs et les participants », a-t-il expliqué.

Mme Luopou Françoise Lamah, présidente de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante

A l’issue des travaux, Madame Luopou Françoise Lamah, présidente de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) s’est dit « convaincue que les différents démembres, à travers cette formation qu’ils ont reçu, seront à mesure de s’acquitter de leurs devoirs sans difficulté et qu’ils seront en mesure de répondre à la préoccupation de toute la population ».

Mathieu Kamano, commissaire à la CEPI de N’zérékoré

De son côté, Mathieu Kamano, commissaire à la CEPI de N’zérékoré, s’est réjoui de la qualité de cette formation. Selon lui, les bénéficiaires sont désormais suffisamment outillés pour accomplir leur mission sur le terrain. « La formation qui vient de prendre fin a été une formation de taille pour nous démembrements de la CENI. Et, il faut retenir une seule chose, la formation que nous venons de recevoir est différente de celle qu’on avait reçu auparavant. Parce que la CENI est en train de passer d’une ancienne étape à une nouvelle. Nous sommes maintenant des agents agrémentés, suffisamment aptes à accomplir la mission que le peuple de Guinée attend de nous », a-t-il promis.

A noter qu’une autre formation sera organisée à l’intention de l’ensemble des 129 membres des différents démembrements de la CEPI dans la préfecture de N’zérékoré.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

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Guinée : une plateforme exige la dissolution de l’Assemblée nationale et de la CENI

6 septembre 2019 à 10 10 10 09109

Alliance nationale patriotique, c’est le nom de la nouvelle plateforme qui a été lancée hier, jeudi 05 septembre 2019, à Conakry. Composée de partis politiques, de la société civile et de syndicats, la structure se donne pour ambition de rompre avec le système qui a gouverné la Guinée depuis son indépendance jusqu’aujourd’hui. Pour cela, elle vient avec un certain nombre de propositions dont la dissolution de l’Assemblée nationale et de la CENI, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dissolution de l’Assemblée nationale

Pour l’Alliance nationale patriotique, la Guinée se trouve aujourd’hui dans un « dangereux vide institutionnel ». Cela, suite à la prorogation par le président Alpha Condé, du mandat des députés qui était arrivée à expiration le 12 janvier 2019. En principe, des élections législatives devaient être organisées avant cette date pour élire de nouveaux députés. Mais à défaut de respecter le calendrier électoral, le chef de l’Etat a pris un décret pour proroger le mandat de l’actuelle législature jusqu’à la mise en place d’un nouveau parlement.

Même si Alpha Condé, dans son adresse à la nation du mercredi, 04 septembre 2019, a réclamé l’organisation des élections législatives avant la fin de cette année, on ne sait pas encore quand est-ce que ces élections pourront avoir lieu. La CENI est en train de mettre en place et de former les membres de ses démembrements, mais aucun calendrier n’est encore disponible. L’Alliance nationale patriotique qui dénonce un système anti-démocratique exige la dissolution immédiate de l’actuelle Assemblée nationale « qui n’a plus le mandat du peuple ».

Dissolution de la CENI

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) suscite toutes les convoitises et fait régulièrement objet de polémique en Guinée. Après les multiples critiques qu’elle a essuyés de la part de l’opposition, l’institution électorale a connu une recomposition courant 2018. Elle est passée de 25 à 17 membres. Certaines dispositions de la loi organique portant création, organisation, attributions et fonctionnement de la CENI ont été également modifiées. Mais, pour l’Alliance nationale patriotique, la solution est de dissoudre tout simplement l’institution qu’elle considère comme étant le « bras du pouvoir chargé d’organiser des élections qui ne sont ni libres, ni honnêtes, ni transparentes ».

Conférence Nationale Vérité-Justice-Réconciliation

La nouvelle plateforme appelle à la convocation d’assises nationale qui vont « se pencher sur les soixante et un an de la gestion catastrophique de la Guinée, afin d’en tirer toutes les leçons, de rendre justice aux victimes, de réconcilier durablement les Guinéens, de mettre en place de nouvelles institutions démocratiques viables, adaptées à nos réalités, garantissant un nouveau départ pour la Guinée, dans l’unité, la démocratie large et inclusive et le progrès ». Les membres de cette structure annoncent qu’ils vont faire prochainement des propositions détaillées sur les conditions de tenue de la Conférence Nationale Vérité – Justice – Réconciliation ainsi que ses objectifs et son ordre du jour.

L’alliance nationale patriotique propose enfin, l’interdiction immédiate de tout nouveau contrat minier et de pêche jusqu’à la tenue de cette assise. Il faut cependant dire que ces propositions ont très peu de chances de prospérer. Car même les ténors de l’opposition et de la société civile, tous représentés à l’Assemblée nationale et à la CENI, ne devraient pas partager cette idée.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Télimélé: 165 agents des démembrements de la CENI ont prêté serment

4 septembre 2019 à 10 10 31 09319

Les cent soixante cinq (165) agents de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Télimélé ont prêté serment hier, mardi 3 septembre 2019. La cérémonie, organisée à la maison des jeunes, a connu la présence des autorités administratives, judiciaires et la mission technique de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) venue de Conakry. Les commissaires concernés viennent des quatorze (14) circonscriptions électorales de Télimélé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Abdoulaye Ben Youssouf Camara
Abdoulaye Ben Youssouf Camara, chef de mission de la CENI

C’est dans une salle archicomble que le chef de mission de la CENI, Abdoulaye Ben Youssouf Camara, a invité les 165 membres choisis de tout faire pour réussir leur mission. « Nous sommes ici aujourd’hui pour une phase importante du déroulement des élections dans notre pays. Vous, agents choisis, vous devez être des modèles pour éviter à notre pays des situations fâcheuses qui peuvent éclater tout au long du processus électoral à travers votre bonne conduite ».

Cécé Roger Kolié, juge d’instruction de Télimélé

Après avoir défini le mot serment, le juge d’instruction, Cécé Roger Kolié, a demandé aux agents de tout faire pour éviter d’être en contradiction avec la loi. « Le mot serment vient du latin qui signifie rendre sacré. La mission qui vous attend est une mission noble. Vous devez être neutres pendant et après le scrutin. A partir du moment où vous avez prêté serment, vous n’obéissez qu’à l’autorité de la loi, vous ne devez subir aucune pression extérieure des personnes politiques ou de vos structures d’origine. Après la prestation de serment, si quelqu’un se rend coupable d’une bavure, je ne souhaite pas, l’intéressé subira les rigueurs de la loi », a-t-il lancé.

Mamadou Aliou Cherif, président de la CEPI de Télimélé

Pour sa part, Mamadou Aliou Cherif, président de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Télimélé, a exprimé sa satisfaction d’avoir été reconduit à ce poste avant de s’engager à tout faire pour mener à bien sa mission. « Je suis très heureux d’être à nouveau président de la CEPI de Télimélé. Je me réjouis et mesure à sa juste valeur la charge qui m’est dévolue, parce que la première fois qu’on m’avait désigné, les gens ont fait un saut vers l’inconnu. Si on me reconduit, c’est parce que peut être j’ai eu plus de mérite et à mon niveau je me dis que la charge est devenue plus lourde parce que je ne veux pas décevoir les espoirs et la confiance que les citoyens de Télimélé ont porté sur moi. Avec le concours de tous, notre institution aura un résultat meilleur », a-t-il promis.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Démembrements de la CENI à Kindia : « en cas de violation du serment, vous êtes susceptibles de poursuites »

3 septembre 2019 à 12 12 17 09179

Les membres des différents démembrements de la CENI dans la préfecture de Kindia ont prêté serment hier, lundi 02 août 2019. Ils ont pris l’engament de remplir pleinement la mission qui leur est confiée conformément à la loi. La cérémonie s’est déroulée dans la salle d’audiences du tribunal de première instance de Kindia, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« Je jure sur l’honneur de remplir fidèlement et loyalement mes fonctions de membre de la commission électorale préfectorale indépendante ; de n’obéir qu’à la seule autorité de la loi ; de n’exercer aucune activité susceptible de nuire à l’indépendance, à la neutralité, à la transparence et à l’impartialité de la CEPI ; de garder scrupuleusement le secret des délibérations et du vote même après la cessation de mes fonctions. En cas de parjure, que je subisse la rigueur de la loi ».

Hammady Seck, président du TPI de Kindia

C’est l’engagement que les membres des CEPI, CECI et CESPI de la préfecture de Kindia ont pris devant le président du TPI de Kindia, Hammady Seck et le substitut du procureur de la République, Alsény Bah. Issus de la mouvance, l’opposition, la société civile et l’administration, ces commissaires chargés de mettre en œuvre les opérations liées à l’organisation des prochaines élections législatives sur le terrain, sont passés un par un devant la juridiction, soulevant la main droite pour jurer. Sur un effectif total de 205 commissaires, 199 ont prêté serment. Les 6 absents devraient le faire vendredi prochain.

Alsény Bah

Mais avant, le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia leur a rappelé d’abord le sens du serment. « C’est l’occasion pour moi de leur rappeler que ce serment doit être respecté parce qu’en cas de violation du serment, ils sont susceptibles de poursuites pour parjure qui est une infraction infamante, qui déshonore la personne. C’est pourquoi, je vais rappeler aux commissaires des cinq démembrements qu’ils doivent, dans l’exercice de leurs fonctions, se conformer à ce serment et respecter les 4 principes qui sont édictés dans les serments qui vont être lus par monsieur le président. Il s’agit du principe de l’indépendance, de l’impartialité, de l’intégrité et de la légalité », a conseillé monsieur Alsény Bah.

La PCUD dénonce son exclusion

Après la prestation de serment, les commissaires ont été installés officiellement dans leurs fonctions. Mais, la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), une plateforme de la société civile, dénonce son exclusion du processus. Ce que dément catégoriquement madame Camara Djénab Touré, commissaire à la CENI et superviseure des préfectures de Kindia et Télimélé.

Madame Camara Djénab Touré, commissaire à la CENI et superviseure des préfectures de Kindia et Télimélé

« Je ne pense pas que la PCUD a été écartée à Kindia, elle n’a pas déposé de liste à Kindia .Quand nous sommes venus, nous avons trouvé qu’il n’y avait pas de consensus autour des différentes plateformes. On ne s’est pas mêlé dans leur résolution. A la résolution finale, nous avons reçu une liste signée de deux plateformes de la société civile, mais pas de la PCUD. Leur représentant est venu à la CEPI où la commission de réception siégeait, il m’a expliqué que les autres les ont exclus en disant qu’ils n’ont pas d’agrément. Ils ont récépissé qui date de 2017. Je lui ai répondu en disant mon frère, l’instruction qu’on a reçue, c’est de ne pas se mêler des problèmes concernant les parties prenantes du processus ; que ça soit la mouvance, l’opposition ou la société civile. Donc, à notre niveau, personne n’a été écartée dans la circonscription électorale de Kindia », a-t-elle laissé entendre.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Consigne contre la PCUD : la mésaventure de Lamine Diallo (Labé)

31 août 2019 à 19 07 17 08178

L’activiste de la société civile, Alghassimou Lamine Diallo, vice-président de l’antenne régionale de la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD) à Labé vient d’apprendre à ses dépens que le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) est opposé à toute participation de sa structure aux démembrements de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Alghassimou Lamine Diallo avait été désigné par l’antenne locale de la PCUD pour représenter la société civile au sein de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Labé. Il devait intégrer ce démembrement de la CENI avec Alimou Barry, président du conseil préfectoral des organisations de la société civile de Labé et Elhadj Lamine Sangaré, représentant le mouvement syndical, conformément à la liste de la société civile qui a été déposée à la commission préfectorale de réception des dossiers le 22 août 2019.

A la grande surprise générale, c’est le mardi, 27 août 2019, pendant que la mission venue de Conakry s’entretenait avec les membres des démembrements qu’il a constaté que son nom a été remplacé par un autre responsable du conseil préfectoral des organisations de la société civile de Labé.

Alghassimou Lamine Diallo

La liste de la société civile a été changée auprès de la commission de réception des dossiers sans qu’il ne soit avisé au préalable. « Lorsque j’ai saisi les autorités locales de la situation, le gouverneur m’a dit que c’est son département qui lui a dit que la PCUD n’est pas en règle. En réaction, je lui ai montré le document qui autorise la PCUD à fonctionner, il m’a demandé de le rappeler à 18heures. A l’heure indiquée, il m’a signifié que la PCUD ne doit pas être associé au processus » explique Alghassimou Lamine Diallo qui estime que le gouvernement à travers le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) est acharné contre la PCUD juste parce que « notre plateforme est contre la modification ou le changement de la constitution. Nous pensons qu’en tant qu’acteurs de la société civile, nous ne pouvons pas observer une position de neutralité par rapport à des questions qui intéressent la vie nationale et la survie de la démocratie en Guinée.»

Selon Alghassimou Lamine Diallo, la PCUD n’envisage aucune action par rapport à cette question : « la PCUD n’a pas été créée pour siéger à la CENI. Nous continuons notre combat de défense des intérêts de la population. Il y a à regretter seulement que des structures de la société civile acceptent de s’allier au pouvoir pour écarter la PCUD du processus électoral » a-t-il conclu.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Installation des chefs de quartiers : Fodé Oussou met en garde le régime d’Alpha Condé

31 août 2019 à 19 07 02 08028

Malgré la pluie qui continuait à s’abattre sur Conakry et la journée sans véhicules (appelée journée d’assainissement), l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG s’est déroulée comme d’habitude, ce samedi, 31 août 2019, au siège national du parti, à Commandanya, dans la commune de Ratoma. La désignation des démembrements de la commission électorale nationale indépendante (CENI), l’état des routes et la question de l’installation des chefs de quartiers ont été les principaux points abordés, a constaté Guineematin.com sur place.

A l’absence du président du parti, c’est son vice-président qui a présidé la rencontre. Dr. Fodé Oussou Fofana a commencé par mettre en garde le gouvernement Alpha Condé qu’il accuse de vouloir placer d’autres personnes à la tête des quartiers à la place des élus de l’UFDG. « Presque dans tous les quartiers de Conakry, nous avons gagné et nous devons logiquement être installés. A ce niveau-là, monsieur Alpha Condé veut faire encore de la provocation. Nous avons écrit à la Cour suprême, nous attendons le retour de ce courrier. Soyez rassurés qu’aucun chef de quartier ne sera installé là où on a gagné… Le RPG arc-en-ciel est mort, c’est un parti désorganisé, c’est un parti qui, depuis 1991, n’a pas organisé de congrès ! Monsieur Alpha Condé n’a pas prévu de remplaçant dans le RPG. Aujourd’hui, là-bas, il y a la confusion, ils sont en train de se battre. Quand un parti est mort, on doit se préparer pour aller l’enterrer. Et, pour l’enterrer, il faut aller voter. Et, la meilleure façon de voter, il faut avoir la carte d’électeur », indique l’opposant, insistant sur le fait que son parti est « membre à part entière du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) ».

Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Dr. Fodé Oussou Fofana a également fustigé la mauvaise gouvernance du chef de l’État et mis un accent particulier sur le calvaire que vivent les guinéens sur les routes nationales. « Regardez les routes de Enta, Dabonpa, Kissosso, Carrefour Lansanayah, le pont de Kaka, la route Kindia-Conakry, Conakry-Forecariah… Regardez Conakry ! Évidemment, le président a dit que les autres ont fait des route à deux couches ; mais, curieusement, c’est sont ces routes qui existent encore, les routes de Cellou Dalein qui sont là et qui résistent. Prenez la route d’Enco 5 jusqu’à Sonfonia, les routes de la Haute Guinée, faites Kourémalé-Bamako, la réponse est là ! On n’a pas besoin de parler de tous cela parce que ça existe et c’est réel. C’est qui fait encore pitié, ce ne sont pas les routes à deux couches, quand vous prenez Enco5-Sonfonia, ça fait 5 Km2, au temps de Lansana Conté, le Km a coûté un million de dollars américains. Vous prenez la route Dapompa-Kilometre36, ça fait 6,9 Km. Au temps de Alpha Condé, un Km sans appel d’offres à 6 millions d’euros ; mais, ça suffit pour ne plus qu’on parle des ministres de monsieur Alpha Condé. Nous avons été humiliés, la Guinée est coupée, je suis de Kindia, je ne peux plus aller à Kindia, les routes sont bloquées pendant des jours. Il y a un citoyen qui a perdu la vie. Si j’étais à la place de ce gouvernement, j’aurais présenté des excuses au peuple de Guinée ; mais, ils sont là couchés dans les chambre climatisées, les gens sont en train de souffrir, les femmes enceintes, les enfants, sont en train de souffrir, la Guinée est coupée en deux ! Nous sommes dans quel pays ? »

Fodé Oussou Fofana, vice-président de l'UFDG
Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Chaque dernier samedi de chaque mois a été décrété par le gouvernement guinéen journée d’assainissement, le vice-président de l’UFDG estime que ce n’est pas la bonne méthode à employer pour rendre une ville propre. « Le gouvernement prend le plaisir de dire que le dernier samedi de chaque mois, c’est une journée d’assainissement, alors qu’il y a la pluie ! Bien que Conakry soit sale, alors qu’ils ne font pas d’assainissement ; mais, ils empêchent quand même les citoyens de se déplacer. Ça, c’est extrêmement grave ! Pendant les journées d’assainissement, vous ne verrez jamais les véhicules des ministres, la Guinée est abandonnée à elle-même, les rues sont sales. Ils sont couchés à la maison ; mais, ils vous empêchent de circuler. Un gouvernement réfléchi ne prend pas le dernier samedi de chaque mois pour une journée d’assainissement. Quand on veut régler une situation, il faut d’abord poser le problème. Quel est le problème ? Comment on peut trouver la solution ? Le problème d’assainissement, ce n’est pas un problème de gouvernement, c’est un problème de sociétés privées. Il faut donner la possibilité aux sociétés privées de postuler, faire un appel d’offres. Quand vous mettez des incompétents à la tête d’un pays, vous n’aurez pas de résultats. Vivement 2020 pour que Cellou arrive au pouvoir, qu’on apprenne à ces apprentis-là comment on gère un pays », a-t-il lancé.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 00224 623 53 25 04

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Kankan : les membres des démembrements de la CENI prêtent serment devant la cour d’appel

31 août 2019 à 14 02 24 08248

Les 213 membres des démembrements de la CENI dans la préfecture de Kankan ont prêté serment hier, vendredi 30 août 2019. La cérémonie a eu lieu à la cour d’appel de Kankan. Chacun d’eux a pris l’engagement de faire son travail conformément aux lois et principes en vigueur dans le pays, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Ils sont issus de la mouvance, de l’opposition, de la société civile et de l’administration publique. Tous sont passés devant les magistrats pour jurer de jouer pleinement leur rôle dans le processus électoral en cours et conformément aux textes de lois. Mais avant, le substitut du procureur de la République près la cour d’appel de Kankan, leur a rappelé le sens du serment.

« C’est le lieu de rappeler à ces dames et messieurs qui vont tout à l’heure, lever la main droite et prêter serment, que ce n’est pas de l’amusement ou du formalisme. Mais, tout Etat de droit et démocratique passe par ce processus en vue des élections. C’est le lieu de vous dire que la prestation de serment est un engagement ou une promesse, mais solennel devant la loi. On ne prend pas cet engagement à la légère, parce que les termes même du serment que le président va vous lire sont clairs.

Tous ceux qui savent qu’ils ne pourront pas se démarquer de leurs structures d’origine pour respecter la loi, sont priés de ne pas prêter serment. C’est pourquoi j’en appelle à votre conscience, parce que soyez sûrs que nous représentants du ministère public, nous n’allons ménager aucun effort lorsque nous apprendrons qu’un membre des démembrements de la CENI aurait failli à sa mission après avoir prêté serment, pour traduire cette personne pour qu’elle soit jugée », a dit Mamadou Lamine Diallo.

Moussa Moïse Condé, membre de la CECI de Kankan

Après cette mise au point du Parquet, chaque membre des différents démembrements de la CENI est passé devant la cour pour donner son serment. Ils ont été par la suite installés officiellement au cours d’une cérémonie organisée à la maison des jeunes de la ville. « Nous sommes obligés de respecter le serment, parce que nous sommes dans la CECI pour une mission, il faut qu’on accomplisse correctement cette mission. Donc nous sommes tenus obligés de respecter le serment », a confié Moussa Moïse Condé, membre de la CECI de Kankan.

Du côté de la CENI centrale, on se réjouit de l’aboutissement de ce processus qui ne s’est pas passé sans conséquences. Car, comme dans plusieurs autres localités du pays, les partis d’opposition ont du mal à s’entendre sur la liste de leurs représentants dans ses démembrements de la commission électorale nationale indépendante. C’est pourquoi, Aly Bokar Samoura, commissaire à la CENI et superviseur de l’axe Kouroussa-Kankan-Kérouané, parle d’un ouf de soulagement.

Aly Bokar Samoura, commissaire à la CENI et superviseur de l’axe Kouroussa-Kankan-Kérouané

« C’est vraiment une joie pour moi par apport aux évènements d’aujourd’hui, parce que la prestation de serment des membres des démembrements de la CENI de Kankan faisait partie de mes inquiétudes. Vous savez, Kankan c’est la préfecture régionale de la Haute Guinée, donc je me disais que si je n’arrivais pas à faire prêter ces membres là aujourd’hui, c’est comme si j’avais échoué ma mission. Ce qui n’allait pas être une bonne chose pour moi », a-t-il dit.

A noter que ces membres des démembrements de la CENI sont repartis comme suit : 13 pour la CEPI (Commission Électorale Préfectorale Indépendante), 40 pour la CECI (Commission Électorale Communale Indépendante) et 160 pour les différentes CESPI (Commissions Électorales Sous-Préfectorale Indépendante). Leur formation démarre ce samedi, 31 août 2019, au bloc administratif préfectoral de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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CEPI de Labé : l’UFR dénonce la liste de l’UFDG

31 août 2019 à 11 11 31 08318

Dans une correspondance adressée à la commission préfectorale de réception des listes des membres des démembrements de la commission électorale nationale indépendante (CENI) à Labé, l’Union des Forces Républicaines (UFR) de monsieur Sidya Touré dénonce le manque de consensus autour de la liste de l’opposition déposée par l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette réclamation de l’Union des Forces Républicaines (UFR) est portée par son coordinateur préfectoral de Labé, Mamadou Dian Mairie Diallo.

«En référence à la loi amendée L 2012/016/CNT relative à la désignation des membres des partis politiques dans les démembrements de la CENI (CEPI, CECI, CESPI), particulièrement en son article 23, nous avons le regret de vous adresser les protestations de l’UFR. En effet, l’article 23 stipule dans son alinéa 2 que : « les représentants des partis politiques sont désignés sur la base des résultats obtenus par les partis dans la localité concernée, lors des dernières élections nationales et locales précédant la mise en place de la CENI » peut-on lire dans le courrier de l’UFR.

Plus loin, on retrouve : « l’UFR constate, malheureusement l’absence de consensus dans la répartition des démembrements. Notre parti se trouve lésé dans les listes relatives à la répartition de quotas alloués aux partis d’opposition à Labé. Ci-joint la copie de la distribution des quotas de répartition des démembrements de la CENI au compte de l’opposition à Labé. C’est pourquoi nous contestons toute liste qui ne résulte pas d’un consensus et qui tient compte de nos préoccupations » a-t-il conclu.

Des copies de cette correspondance ont été déposées respectivement au gouvernorat de Labé, à la préfecture, à la justice et au commissaire de la CENI. Elle montre que dans la préfecture de Labé, l’UFDG a pris 30 places contre 10 pour l’UFR, 4 pour le PADES, 7 pour le PEDN et 2 pour l’UPG. Il reste entendu que PEG, BL, l’UGDD, le PGRP, l’ADC BOC et le PPD, tous reconnus membres de l’opposition non rien eu dans cette répartition pour la circonscription électorale de Labé.

Il semble que le PADES a, lui aussi, déposé une lettre de protestation à la commission préfectorale de réception des listes et aux dernières nouvelles une rencontre de concertation est projetée le dimanche entre les partis politiques se disant lésés dans cette affaire. Au nombre des partis attendus à la rencontre, on cite l’UFR de Sidya Touré, le PADES de Dr Ousmane Kaba, le BL de Dr Faya Millimono, l’UFD de Mamadou Bah Baadicko et le PPD de Boubacar Diallo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Yomou : les 70 membres des démembrements de la CENI installés

31 août 2019 à 7 07 21 08218

Dans la perspective de l’organisation des prochaines élections, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) poursuit l’exécution de son chronogramme. C’est dans cette dynamique que l’institution a procédé à l’installation des 70 membres de ses démembrements dans la préfecture de Yomou. La cérémonie s’est déroulée ce vendredi, 30 août 2019, dans la salle de réunion du bloc administratif, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette activité de la CENI a regroupé du monde ce vendredi. Elle a permis d’installer 70 membres des CEPI (Commission Electorale Préfectorale Indépendante), des CECI (Commission Electorale Communale Indépendante) et des CESPI (Commissions Electorales Sous-préfectorales Indépendantes) de Yomou.

madame M’Mah Dopavogui, issue de la société civile et présidente de la CEPI de Yomou
madame M’Mah Dopavogui, issue de la société civile et présidente de la CEPI de Yomou

Dans son allocution, madame M’Mah Dopavogui, issue de la société civile et présidente de la CEPI de Yomou, a rappelé aux commissaires le rôle qui est le leur dans ce processus. « Je remercie d’abord tous ceux avec qui nous avons conduit es élections communales du 04 février 2018 pour les efforts fournis malgré les difficultés rencontrées par endroit. Pour cette nouvelle CEPI qui sera installée aujourd’hui, l’importance et la complexité des prochaines élections requièrent de nous le courage en vue toujours de contribuer à la vie de la jeune démocratie de notre pays. Comprenez que les élections sont garantes de la stabilité de notre pays. Pour cela, nous devons la mener avec professionnalisme basé sur l’application stricte des lois qui régissent le fonctionnement de la CENI. Nous fondons l’espoir que vous serez les procureurs des élections législatives libres, transparentes, équitable et les résultats seront acceptés de tous », a dit la dame.

Il faut préciser que les 70 membres des démembrements de la préfecture de Yomou sont composés comme suit : 25 pour l’opposition, 25 pour la mouvance présidentielle, 12 de la société civile et 8 de l’administration du territoire.

Les 25 places de l’opposition sont reparties comme suit : 7 pour l’UFDG, 6 pour l’UFR, 3 pour l’UPG, 2 pour le PEDN, 2 pour l’UDRP, 3 pour le BL et 2 pour l’UGDD.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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