Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, une étude réalisée dans neuf centres de détention de notre pays, a été l’objet d’un atelier de restitution dont les travaux ont pris fin ce mercredi 26 avril 2017. L’étude en question, portant sur la situation sanitaire des prisons, est une initiative de la coopération Guinée-Union Européenne. A l’issue des travaux, des recommandations ont été formulées pour « humaniser le milieu carcéral » en Guinée.

Des personnalités venues de nombreux ministères allant de la justice à la santé en passant par le budget et l’action sociale et les ONG et les partenaires techniques et financiers ont pris part à cet atelier de restitution.

Au terme des échanges, l’étude réalisée entre mars et avril 2017, a révélé que « les infrastructures sanitaires dans les prisons sont pratiquement dépassées voire inexistantes, comme à la prison civile de Coyah. Beaucoup de détenus fument et c’est ce qui fait le lit des infections respiratoires. Il y en a qui ont des rapports sexuels et qui sont donc exposés aux infections sexuellement transmissibles. Il y a aussi le problème de la ressource humaine qui se pose avec acuité, la non-permanence du personnel de santé dans les infirmeries des prisons ».

A la fin des travaux, les participants Hassan ont formulé plusieurs recommandations allant dans le sens de l’amélioration du cadre de vie en milieu carcéral pour que les détenus soient en bonne santé. Cela passe par « l’augmentation du budget alloué au domaine, la création au ministère de la justice d’une division qui coordonnerait les activités, la création d’une plate forme de concertation de tous les acteurs impliqués dans la santé en milieu carcéral, le volet infrastructures doit être revu en construisant éventuellement ou agrandissant celles qui existent déjà. Nous avons pensé qu’il faut entreprendre un paquet d’intervention à donner aux détenus, particulièrement la visite médicale à l’entrée systématique de tout détenu en milieu carcéral. Egalement, il faut leur donner une permanence pour la disponibilité des soins, qui est un service de permanence. Il y a aussi le volet prévention à travers la promotion de la santé en milieu carcéral en passant par des affiches et des causeries éducatives », a expliqué Dr Beng Elingui, experte internationale en médecine pénitentiaire de l’Union Européenne.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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