Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, il s’est tenu ce jeudi 04 mai 2017 à Conakry, une réunion internationale « sur les vaccins contre Ebola pour la Guinée te le monde ». Une initiative qui regroupe des experts, chercheurs et autres scientifiques de la Guinée, du Libéria, de la Sierra Léone, de la Russie et de l’OMS.

L’objectif des travaux vise à trouver les voies et moyens nécessaires à rendre disponibles les vaccins contre le virus Ebola au cas où on noterait une résurgence de la maladie. Selon le Dr Sakoba Kéita, directeur de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire (ANSS), « jusqu’à présent on ne peut trouver le vaccin contre Ebola au marché, ni en Guinée ni ailleurs dans le monde. Il est en cours d’homologation. Nous espérons que d’ici la fin de 2017, ce qui est prévu, les scientifiques qui en ont la charge, l’autorité de régulation de l’Union Européenne et américaine vont se prononcer sur ce vaccin pour son homologation et sa mise sur le marché. Nous espérons que d’ici la fin de cette année qu’on pourra disposer de ce vaccin pour les différents voyageurs qui peuvent aller dans des zones à risque », a expliqué Dr Keita.

Sur la question de la mise en doute de l’efficacité du vaccin par une étude américaine publiée dans le Wall Street Journal, Dr Sakoba Kéita dira qu’il est bien au courant de cette information. En effet, un panel de scientifiques de la prestigieuse Académie nationale de médecine des États-Unis a carrément contesté la méthodologie de cet essai en Guinée. Ils concluent que le vaccin « offre probablement une certaine protection aux bénéficiaires», mais cette protection «pourrait en réalité être assez faible ».

Sur la question, le Dr Kéita dit être « au courant, mais ils ne remettent pas en cause son efficacité. C’est que les méthodes de validation des enquêtes, selon les procédures classiques de l’enquête, n’avaient pas été conduites de cette manière en Guinée, compte tenu que notre objectif en Guinée c’était un peu…il y a l’essai, mais c’était d’arrêter la maladie en cours. Donc, il a fallu une adaptation du protocole pour que cet objectif là soit atteint, qu’on puisse essayer le vaccin en période d’épidémie. Alors que les autres statuaient en période de prévention. C’est comme quelqu’un qui n’est pas atteint de la maladie, qui veut voyager, qui veut avoir son vaccin et quelle est la durée que ça va le protéger… L’étude était beaucoup plus orientée dans ce sens », a laissé entendre le directeur de l’ANSS.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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