Suite au refus du gouvernement de respecter les points de revendications qui lui ont été soumis par les responsables des universités privées réunis en Chambre Représentative de l’Enseignement Supérieur Privé (CRESUP), ces derniers ont, depuis hier, mardi, suspendu les cours jusqu’à nouvel ordre. À l’issue d’une réunion tenue ce mercredi 24 mai 2017 à l’Université Nongo Conakry (UNC) et qui a duré plus de 4 heures d’horloge, ces fondateurs d’universités privées ont décidé de continuer la grève jusqu’à la prise en compte de leurs revendications, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters qui était sur place.

Selon Elhadj Thierno Moussa Sy, secrétaire général de la CRESUP et co-fondateur de l’Université IUHEG, la réunion de ce mercredi vise à faire la situation d’ensemble de cette décision d’arrêt des cours et également analyser le message du Ministère par rapport à leurs points de réclamation. Selon lui, à l’issue de cette réunion, des décisions ont été prises en vue de trouver un dénouement rapide à cette crise.

Seulement, monsieur Sy a indiqué ne pas pouvoir dire quand est-ce que cette crise prendra fin : « ça dépendra de nos interlocuteurs. Si le minimum que nous avons demandé, c’est-à-dire la signature des contrats en souffrance et les paiements du semestre académique 2 pour les contrats actifs est obtenu aujourd’hui, on va arrêter la fermeture de nos institutions aujourd’hui et on reprendra demain ».

Par ailleurs, le secrétaire général de la CRESUP a annoncé une rencontre le vendredi 26 mai entre la commission médiation de la CRESUP et des responsables du Ministère de l’Enseignement supérieur.

En attendant, Elhadj Thierno Moussa Sy a rappelé que le contrat de 2015 n’est toujours pas signé, à plus forte raison celui de 2016. « Tant que ces contrats ne sont pas signés, on ne peut pas faire de facture, on ne peut pas connaître quel est le montant qui est dégagé et payé. Aujourd’hui, nous avons fermé parce que nous n’avons pas de moyens de subvenir aux charges de formation ».

À rappeler que plusieurs points opposent le gouvernement aux fondateurs des universités privées. C’est le cas par exemple des résultats du récemment biométrique effectué par le ministère de l’enseignement supérieur qu’ils qualifient de faux, le non paiement des frais d’études des boursiers de l’Etat et la révision annoncée du contrat liant le gouvernement à ces universités privées à moins de deux mois des vacances.

À suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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