Ce samedi 5 août 2017, l’Assemblée générale de l’Upr a été marquée par la présence massive de jeunes leaders de l’axe et du littoral, réunis dans le mouvement Akhadan, a constaté Guinneematin.com, à travers un de ses journalistes.

Parmi ces leaders, Alphadio Wanidra Barry et Marwane Diallo ont particulièrement marqué l’assistance de part leur déclaration tonitruante. Si le premier est revenu sur les raisons de leur divorce avec l’Ufdg, le second s’est étendu sur les actions menées pour empêcher des troubles sur l’axe Hamdallaye-Cosa pendant la journée du 2 août 2017.

Maîtrisant apparemment bien son sujet, Marwane a expliqué que tout est parti de la décision des jeunes de Nyari Wada de Hamdallaye « de ne plus accepter que la route soit barricadée ou des pneus y soient brûlés, nous avons tracé les grandes lignes ».

Il a dénoncé l’utilisation des jeunes par les politiciens pendant les mouvements. « Nous, c’est nous qui sommes à Nyari Wada. Nous décidons avec nos amis mais personne ne peut nous dicter ce qu’on doit faire. C’est vrai dans le passé, bien de jeunes ont été trompés pour prendre de l’argent ou de moto un peu partout avec la promesse que rien ne se passera. La suite vous connaissez… ».

A l’en croire, ceux qui ont tenté de poser des pneus sur la route pour les brûler, se sont vu empêchés par le groupe Nyari Wada.

D’ailleurs, l’un de ses membres, un certain Kanté, dans la lutte, aurait reçu un caillou de ceux qui voulaient miner le secteur, a expliqué Marwane devant une assistance visiblement conquise.

« Nous avons dit qu’habituellement, les mouvements commencent à s’enflammer par ce secteur. Mais cette fois, ce 2 août, jour de la marche de l’opposition, rien de mauvais ne se passera. Nous ne pouvons pas interdire la marche, mais nous pouvons nous opposer à ceux qui ont l’habitude de venir semer la violence chez nous, casser les biens des gens et donner l’occasion à d’autres de pleurnicher sur le cadavre de nos amis. C’est ce qu’on a fait ».

« Certains ont voulu tenter de nous affronter. Mais nous avons refusé qu’on brule les pneus chez nous. Nous avons chassé ceux qui sont venus s’essayer, tout le monde sait de part qui ils sont envoyés et pourquoi. Mais cette manipulation est finie », a lancé le jeune.

Désormais, prévient Marwane, « nos soucis sont ailleurs et ceux qui ont préféré les 500 millions peuvent continuer… ».

Comme s’il se lançait dans une prêche, le jeune rappelle les bienfaits de la non violence avant d’égrener les graves conséquences de la violence et surtout le lourd tribut pour les jeunes que certains de l’axe ont payé de leur vie depuis plusieurs années.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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