L’hôtel FRITZ de Kissidougou a abrité, les 23 et 24 novembre 2017, un atelier pour la mise en place d’un cadre de concertation pour la mobilisation et la gestion des revenus miniers en Guinée forestière. Cette rencontre a mobilisé les élus locaux, les acteurs de la société civile et les services techniques de l’Etat, rapporte un correspondant de Guineematin.com qui a assisté à ces deux jours de travaux.

Organisé par la coalition « Publiez ce que vous payez », avec l’appui financier de l’Union Européenne, à travers son programme d’appui à la société civile, une soixantaine de représentants des élus locaux, de la société civile, des services techniques déconcentrés de l’Etat et des les exploitants miniers se sont concertés pendant deux jours (les jeudi 23 et vendredi 24 Novembre 2017) sur la mise en place d’un cadre de concertation pour la mobilisation et la gestion des revenus miniers dans les localités minières de la Guinée forestière.

Selon les organisateurs, ces travaux d’échange, de concertation, de partage d’expériences et de propositions d’actions pertinentes visent à permettre à la coalition « Publiez ce que vous payez » et à ses membres d’être à l’écoute des élus locaux, des citoyens et des populations impactées par l’exploitation minière en vue d’élaborer des stratégies, des mécanismes de mobilisation et de gestion des revenus miniers au profit des populations impactées, a-t-on expliqué.

A l’issue de cet atelier, chaque acteur s’est librement exprimé en proposant des actions et des mécanismes pour véritablement faire bénéficier les populations de la Guinée forestière de l’exploitation minière. Ensuite, les enjeux liés au fer, à l’uranium, au diamant et à d’autres ressources forestières en Guinée forestière ont été largement débattus.

Dans son discours de circonstance, le président de la coalition « Publiez ce que vous payez », Docteur Alpha Abdoulaye Diallo a rappelé : « depuis 60 ans, nous sommes un pays indépendant, nous sommes un pays qualifié de scandale géologique ; mais, quand nous faisons le ratio entre l’exploitation minière et l’amélioration des conditions de vie des citoyens et l’impact de cette exploitation au niveau du développement national, on pourrait dire qu’il reste encore beaucoup à faire », dit-il, ajoutant qu’il y a des améliorations à faire à tous les niveaux. « Ces améliorations concernent les citoyens, les élus locaux, les autorités locales et les acteurs de la société civile, mais également les acteurs au niveau central que vous êtes. Chacun d’entre nous, chaque acteur a son rôle à jouer pour maximiser et pour améliorer cet état de fait », a-t-il insisté.

De son côté, le Secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Kissidougou, Mamady Sanoh, en ouvrant les travaux, a invité les participants à une restitution dans leurs structures respectives et à s’engager dans la bonne mobilisation et la gestion des revenus miniers. Il a par ailleurs réitéré l’engagement des autorités à accompagner ces activités de mobilisation et de gestion des revenus miniers.

Durant les deux jours de travaux, les participants ont sollicité la disponibilité des outils de promotion et de veille de mobilisation et de gestion des revenus miniers ; la mise en place ou le renforcement des cadres existants en matière de mobilisation et de bonne gestion des revenus miniers ; la formulation des mécanismes d’amélioration, de mobilisation et de bonne gestion des revenus miniers ; et, l’installation du directoire pour la mise en œuvre des recommandations de l’atelier.

Ainsi, neuf (9) recommandations ont été formulées par les participants, qui ont également mis en place un cadre de concertation pour la mobilisation et la gestion des revenus miniers composé de 11 membres dont 4 des organisations de la société civile, 4 des services techniques déconcentrés de l’Etat, 2 élus locaux et 1 exploitant.

Enfin, monsieur Layba Mansaré, le chargé de suivi-évaluation du programme d’appui à la société civile, a rappelé que « la mise en œuvre de cette activité s’inscrit en droite ligne des objectifs du programme d’appui à la société civile, notamment celui d’accompagner le processus de repositionnement de la société civile guinéenne à travers le renforcement de ses capacités pour qu’elle puisse jouer pleinement son rôle d’acteur de développement et d’interlocuteur politique, particulièrement en matière de gouvernance ».

Bref, monsieur Layba Mansaré a demandé aux autorités à tous les niveaux, aux partenaires techniques et financiers et aux organisations de la société civile de s’investir d’avantage dans les actions de gouvernance pour le bien-être des populations guinéennes pour une société civile et des institutions républicaines plus fortes.

Pour rappel, le PASOC est un programme financé par l’Union Européenne sur les ressources du 10ème fonds de développement, suivant une convention de financement signée avec l’Etat guinéen en novembre 2013 pour une enveloppe financière de 6 000 000 d’euros. Dans cette enveloppe, huit (8) projets ont été financés dans la région forestière à travers les organisations de la société civile sélectionnées suite à un appel à candidature lancée à cet effet.

De Kissidougou, Goulou Touré pour Guineematin.com

Tél. :(+224) 622 155 476/664 235 427

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