Les négociations entamées entre le gouvernement et le SLECG concernant la fixation du salaire de base des enseignants à huit millions de francs guinéens se sont poursuivies ce mardi, 22 mai 2018, au ministère de la fonction publique. Mais, les lignes n’ont toujours pas bougé après la tenue de cette quatrième journée de négociation.

Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) menace de reprendre la grève si aucune solution n’est trouvée à l’issue de la prochaine réunion, prévue le jeudi prochain, 24 mai 2018, rapporte le reporter de Guineematin.com qui était sur place.

A la sortie de la salle de négociation, le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah a planté le décor des négociations avant de céder la parole à son adjoint Oumar Tounkara pour les détails.

« Nous, nous sommes encore, comme nous l’avons commencé depuis le 04 mai 2018, retrouvés ce matin mardi, 22 mai 2018, autour de la question principale concernant notre revendication sur les huit millions comme salaire de base. Nous nous sommes retrouvés ce matin avec la partie gouvernementale, nous avons échangé sur les questions essentielles… Je vais laisser mon adjoint vous donner des explications par rapport à ce qui s’est passé dans la salle », a introduit Aboubacar Soumah secrétaire général du SLECG.

Oumar Tounkara, 2ème SG du SLECG

De son côté, Oumar Tounkara, deuxième secrétaire général du SLECG, ne cachera pas qu’il n’y a pas d’évolution ! « Les lignes n’ont pas bougé de la rencontre d’aujourd’hui. Le gouvernement campe sur sa position selon laquelle ce n’est pas possible de donner les huit millions. Nous enseignants aussi, nous avons dit que nous exigeons les huit millions compte tenu du fait que les services de recette fonctionnent à plein temps. Nous sommes à ce niveau ; et, ceux qui sont autour de la table de négociation ont dit que les huit millions, ce n’est pas possible », a-t-il dit.

Interrogé sur ce que compte faire le SLECG si aucune solution n’est trouvée, Oumar Tounkara n’a pas hésité de brandir leur arme favorite : la grève ! « On doit s’attendre à ce que nous agissions conformément à la loi et à notre arme légale, c’est-à-dire la grève. Parce que nous sommes obligés de faire un compte rendu à nos mandants et ce que la loi prévoit en cas de non satisfaction. Depuis vingt-jours, nous sommes là ; et, le dernier recours en matière de revendication, c’est la grève. Donc, nous demandons à tous les enseignants d’être prêts à partir du 26 mai 2018. Si nos revendications ne sont pas satisfaites, aucune proposition n’est faite allant dans le sens de la satisfaction de nos revendications, nous allons nous retrouver et prendre la décision qui s’impose », a-t-il menacé.

Dr Alya Camara

Enfin, l’inspecteur général du travail, Dr Alya Camara, qui est le médiateur, a précisé que les positions sont figées : « la partie syndicale est cramponnée sur sa position de demande de huit millions et le gouvernement aussi à date explique l’impossibilité de donner les huit millions. Donc, c’est à ce stade que nous sommes aujourd’hui », a dit Dr Alya Camara.

Ainsi, la prochaine réunion prévue pour le jeudi 24 mai 2018 s’annonce décisive ; car, si rien n’est fait, le SLECG compte aller en grève dès le 26 mai 2018.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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