Comme on le sait, après la journée ville morte de ce lundi, 29 octobre 2018, les opposants guinéens comptent à nouveau battre le pavé demain, mardi, sur l’autoroute Fidel Castro pour exiger du régime Alpha Condé l’application de l’accord, notamment sur la mise en place des conseillers communaux.

Interrogé en marge d’une rencontre avec les imams du Fouta Djallon, Elhadj Cellou Dalein Diallo a dit que même si le pouvoir refuse d’autoriser la marche, les opposants comptent exercer pleinement leur droit constitutionnel. « Nous n’avons pas obtenu l’autorisation. Vous savez que les manifestations sont pratiquement suspendues par le gouvernement qui a décidé, dit-il, de privilégier l’ordre à la loi. Je crois qu’il est dans cette posture ! Et, nous aussi, nous sommes dans la posture d’exercer notre droit constitutionnel d’organiser des manifestations pacifiques. Ils n’ont pas le droit de suspendre cette liberté fondamentale des citoyens et des associations », a rappelé le président de l’UFDG.

Sur les risques liés à cette marche au cas où les autorités ne donneraient pas leur feu vert, le leader de l’opposition guinéenne a mis les forces de sécurité devant leurs responsabilités. « Nous ne souhaitons pas qu’il y ait des violences. J’ai échappé grâce à Dieu, le mardi passé ; mais, il y a eu un jeune de 18 ans qui a été abattu à bout portant par les forces de l’ordre. On souhaite que les forces de défense et de sécurité prennent conscience de leurs responsabilités d’assurer la sécurité les citoyens », a demandé Cellou Dalein Diallo.

A rappeler qu’au moment où nous écrivions ces lignes (12 heures 50’), aucun courrier annonçant l’autorisation de la marche n’était encore parvenu aux opposants. Déjà, plusieurs d’entre eux sont actuellement en concertation avec le président de l’UFDG.

A suivre !

De Dixinn, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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