A l’image des enseignants de Conakry et d’autres préfectures de la Guinée, ceux de Télimélé ont organisé un sit-in dans les locaux de la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) ce lundi, 12 novembre 2018. La démarche visait à exprimer leur indignation face au gel de leurs salaires et aux manœuvres d’intimidation qui les visent depuis le déclenchement de la grève générale et illimitée il y a quarante jours, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A l’école primaire du centre, dans la commune urbaine, point de départ du mouvement, les syndicalistes ont fait un compte rendu sur les différentes activités menées au cours de la semaine écoulée. Il s’agissait notamment du retard de payement des salaires des enseignants et la situation dans certaines écoles privées où les cours se tiennent.

Selon Amadou Sylla, membre du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée), « nous avons été rendre visite au préfet pour lui expliquer les difficultés auxquelles sont confrontés les enseignants, difficultés dues au retard dans le payement des salaires. Aussitôt, il a appelé le trésorier préfectoral pour lui faire cas, lequel a tenu à donner les raisons comme quoi son véhicule tombe fréquemment en panne. Pour le cas des écoles privées, certaines ont prêté une oreille attentive à notre réclamation concernant la fermeture de leurs classes en attendant qu’une solution heureuse soit trouvée entre syndicat et gouvernement ».

Pour sa part, le secrétaire général du bureau préfectoral du SLECG, Elhadj Mamadou Bobo Diallo, a déploré l’attitude de certains responsables d’établissements et directeurs d’écoles qui sont entrain de remonter à la hiérarchie les listes des enseignants grévistes. Devant cet de fait, Elhadj Mamadou Bobo Diallo conseille de ne pas céder. « Il faut que la pression continue, ne cédons pas à l’intimidation et aux différentes menaces, car la victoire est au bout de l’effort ».

Dans la cours de la DPE de Télimélé où s’est ténu le sit-in, les enseignants, fortement mobilisés, ont ténu à exprimer leur mécontentement. « A travers ce sit-in, nous espérons que nous serons entendus et compris par les autorités à tous les niveaux. Nous ne sommes pas là contre quelqu’un. Mais, nous sommes contre notre manière de vivre, nous avons faim, nous voulons beaucoup plus d’amélioration de nos conditions de vie et nous allons continuer la grève sans relâche jusqu’à la victoire finale », a dit le secrétaire général du SLECG local, sous les ovations de l’assistance.

A noter que les enseignants étaient munis de pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « à bas l’intimidation ! A bas les traîtres! A bas les mutations arbitraires! Vive le SLECG et les enseignants de Guinée ».

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Téléphone: 622525250

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