Le bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, avec l’appui du de la République Fédérale d’Allemagne, renforce les capacités des acteurs de la société civile de la région forestière.

Démarrée ce mardi, 13 novembre 2018, cette formation de trois jours vise à renforcer les capacités des bénéficiaires sur les techniques de monitoring, rapportage et d’observation des procès, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant dans la région.

Chanel Kavabushi

Ils sont au total trente (30) acteurs des différentes organisations de la société civile, venus d’un peu partout des préfectures de la région à prendre part à cet atelier.

Selon Chanel Kavabushi, chef de bureau du Haut Commissariat des Droits de l’Homme de N’Zerekore, « le monde célèbre le 70ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948-2018) qui a donné naissance à divers (…) de promotion et protection des droits de l’homme. Malheureusement, la DUDH (Déclaration Universelle des Droits de l’Homme) n’est toujours pas connue par une grande partie des citoyens du monde. Le rôle de la société civile reste crucial. Comme on le sait, on ne peut revendiquer un droit que l’on connaît. C’est dans cette perspective que le bureau du HCDH en Guinée, avec l’appui financier de la République fédérale d’Allemagne dans le cadre du projet  » atelier de formation des organisations de défense des droits de l’homme sur les techniques de monitoring, rapportage et de l’observation des procès  »organise cette session ».

Jean Smith Sandy

Prenant la parole au nom du gouverneur de la région administrative de N’Zérékoré, le directeur de cabinet, Jean Smith Sandy, a invité les acteurs de la société civile à accorder une attention particulière à cet atelier. « Cet atelier revêt un caractère particulier dans la mesure où il vise à renforcer les capacités des acteurs de la société civile dans leur pratique quotidienne, quand on sait ce que présente la société civile dans le maintien de la paix et de la cohésion sociale. La société civile en principe doit observer la plus grande neutralité dans l’analyse des problèmes sociaux. Et, comme vous le savez, même dans le choix des présidents des structures devant organiser les élections, on a toujours fait appel à la société civile. C’est pour dire combien de fois la société civile est importante car elle sert d’interface entre les acteurs politiques. C’est pourquoi, je vous invite à une participation effective à cet atelier pour que désormais, dans notre région, qu’il n’y ait pas de problèmes ».

En ce qui concerne ses attentes, le chef bureau du HCDH de N’Nzérékoré dira que « cette formation va contribuer à la professionnalisation des acteurs de la société civile pour faire avancer le respect des droits de l’homme d’une part et d’autre part à doter les autorités à tous les niveaux des partenaires bien informés et respectueux des normes en vigueur dans l’établissement d’un État de droit ».

À noter que le bureau du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme attache un espoir particulier de voir cette activité porter fruit. C’est pourquoi, l’institution « a demandé aux participants d’être attentifs aux diverses thématiques qui seront abordées tout au long de la présente formation et de les intégrer dans leur mission de tous les jours ».

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel: +224620166816/ 666890877

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