Un jeune du nom d’Elhadj Aly Mané a été retrouvé mort ce samedi, 17 novembre 2018 au quartier Baralandé dans la commune urbaine de Boké. Les circonstances de sa mort ne sont pas pour l’heure élucidées, mais tout porte à croire qu’il s’agit d’un meurtre. Plusieurs jeunes du quartier ont manifesté dans la rue pour exiger la vérité sur cette situation, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Boké.

Le corps du jeune Elhadj Aly Mané a été découvert dans la matinée de ce samedi à quelques mètres seulement de son domicile. Et c’est sa propre mère qui a fait cette terrible découverte. « Lorsque je me suis levée le matin, je suis allée, comme d’habitude, frapper à sa porte. Quelqu’un a ouvert la porte et je lui ai demandé où est mon fils, celui-ci m’a dit qu’il n’est pas rentré depuis la nuit.

C’est ainsi j’ai pris le seau pour aller au marché. Mais, en cours de route, j’ai vu quelqu’un qui est couché et j’ai trouvé que les chaussures qu’il porte ressemblent à celles de mon fils. J’ai dit alors au motard qui me conduisait de s’arrêter. Je me suis approchée et j’ai trouvé que c’est mon fils qui est couché là, il était déjà décédé », témoigne Fatoumata Compo, la mère de la victime.

Selon le chef de quartier de Baralandé, Bah Momo qui s’est rendu sur les lieux, le corps de Aly Mané porte des blessures qui font croire qu’il a été battu à mort. « J’ai été appelé par le responsable de la jeunesse, et aussitôt je suis venu sur les lieux. J’ai alerté les services de sécurité qui sont venus aussi pour faire le constat. Sur le corps, on constate des blessures graves. Le pied est complètement fendu, il est blessé aussi au niveau de la tête et au niveau de la clavicule aussi », explique le chef de quartier qui ajoute que le corps a été transporté à la morgue de l’hôpital régional de Boké.

Irrités par cette situation, plusieurs jeunes du quartier Baralandé sont sortis exprimer leur colère. Ils ont barré la route nationale Boké-Sangarédi pour réclamer des enquêtes sérieuses sur cette affaire. Les autorités à tous les niveaux sont intervenues et ont sensibilisé les manifestants pour qu’ils acceptent de libérer la route.

« Avec le préfet, l’imam de Boké et d’autres citoyens, nous avons sensibilisé les jeunes et ensemble on a enlevé les barrages du camp jusqu’à Tamakéné et jusqu’au pont Korrera. Ce qui a permis la reprise de la circulation. Les services de sécurité vont mener des enquêtes pour essayer de savoir ce qui s’est réellement passé », a dit Bah Momo ».

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 98 49 38

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin