L’ONG WAFRICA-Guinée a présenté les résultats de son étude cartographique sur l’entrepreneuriat féminin en Guinée. C’était au cours d’un atelier organisé à cet effet le samedi, 24 novembre 2018 à Conakry. L’étude révèle une présence effective de l’entrepreneuriat féminin en Guinée, mais avec quelques difficultés à résoudre, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Cette étude a été menée par l’ONG WAFRICA-Guinée dans le cadre d’un projet qui a pour objectif de contribuer à l’autonomisation des femmes en supportant le développement d’un entrepreunariat féminin guinéen dynamique et réseauté, grâce à une cartographie des femmes et réseaux d’entrepreneures et une formation d’accompagnement professionnel et personnel par le digital, Elles’Coaching, proposée par son partenaire Inter’Actes-Madame Digital.

Appuyée par le Fonds Canadien des Initiatives Locales (FCIL), l’étude avait pour objectif de collecter des données sur l’entrepreneuriat féminin dans cinq (5) chefs-lieux du territoire guinéen (N’Zérékoré, Kankan, Labé, Kindia et Boké) et la capitale Conakry auprès des femmes entrepreneures, réseaux de femmes entrepreneures et autres acteurs et actrices de cet écosystème.

Au terme de l’étude qui s’est déroulée en octobre et une partie de ce mois de novembre, WAFRICA-Guinée et son partenaire Inter’Actes-Madame Digital ont présenté les résultats au cours d’un atelier qui a connu la participation de techniciens et de différentes structures concernées par la question. « L’entrepreneuriat féminin, il est là, il est en Guinée. Il existe et il vit, mais il est peu connu et peu visible. Parce que d’abord, il n’est pas formalisé, donc pas de registres de commerce, pas de structuration.

C’est un secteur qui est en train d’évoluer, on a pu le voir avec certaines données de l’APIP que de plus en plus, les entreprises féminines sont formalisées et sont enregistrées, mais il y a encore beaucoup à faire. On a également vu qu’elles sont encore très présentes dans le milieu de l’artisanat. Ce qui peut expliquer également le fait que ce soit beaucoup d’entreprises informelles, ce qui est un peu lié à la réalité de ce secteur.

Un autre résultat, c’est que ce secteur varie selon les régions, mais on remarque quand même que l’artisanat est le haut de l’affiche, il y a aussi la saponification, la teinture, la couture, la coiffure… On les trouve un peu partout, sauf peut-être à N’zérékoré où on a l’huile de palme. On peut également observer qu’il y a des secteurs qui n’étaient pas investis par des femmes, mais aujourd’hui elles sont là. Comme le bâtiment et tant d’autres », a expliqué Dr Tadé Karine Diallo, la coordinatrice du projet entrepreneurs numériques club de WAFRICA-Guinée.

Elle ajoute que l’étude a montré également que les femmes entrepreneures « ne sont pas suffisamment formées, elles ne sont pas très impliquées sur la question du numérique. On a également constaté qu’elles ont besoin d’être formalisées et il faut un accompagnement pour cela », a dit Dr Tadé Karine Diallo.

Ces résultats ont été étudiés et validés par les participants. Et, la représentante du ministère des Postes, Télécommunications et de l’Economie Numérique à cette rencontre, a salué cette initiative de l’ONG WAFRICA-Guinée. « Ils sont à féliciter parce que c’est un très travail énorme qu’ils viennent de réaliser. Un travail qui a touché l’ensemble des régions du pays. Donc, nous les félicitons, nous les encourageons et nous allons les accompagner pour pouvoir pérenniser cette initiative et avoir des résultats concrets derrière cela », a promis madame Souaré Fatou Sylla.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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