Comme annoncé précédemment, des affrontements ont éclaté le mercredi dernier dans la sous-préfecture de Kollet (préfecture de Tougué) entre les partisans du RPG arc-en-ciel (le parti au pouvoir) et ceux de l’UFDG (le principal parti d’opposition en Guinée). Ces échauffourées ont fait des blessés et causé d’importants dégâts matériels. Et, pour Abdourahamane Bakayoko (le président de parti « Les Démocrates Guinéens », membre de l’ANAD qui soutient la candidature de Cellou Dalein Diallo), c’est le maire de la commune rurale de Kollet qui est l’instigateur de ces violences.

Dans une lettre transmise à Guineematin.com, digne d’un réquisitoire, l’ancien journaliste, devenu leader politique, assure que c’est le maire Ibrahima Sory Kaba Baldé qui a fait attaquer, agresser, frapper, blesser et humilier les partisans de l’UFDG (la principale formation politique d’opposition en Guinée). Abdourahamane Bakayoko accuse le maire Kaba Baldé de vouloir l’assassiner sur ordre d’un « bras droit » du président Alpha Condé.

« Après quelques jours de campagne électorale, ce bras droit d’Alpha condé a envoyé son garde-corps et le maire pour me faire toutes sortes de propositions pour que j’abandonne l’UFDG et que je rentre immédiatement à Conakry. J’ai encore refusé. Si donc le maire jure de me faire assassiner avant que je quitte ce qu’il appelle son territoire, je peux penser que c’est ce bras droit d’Alpha Condé qui lui en aurait donné l’ordre ou l’autorisation de le faire », a écrit Abdourahamane Bakayoko dans ce texte parvenu à Guineematin.com dans la soirée de ce vendredi, 16 octobre 2020.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité de ce texte à charge contre le maire Ibrahima Sory Kaba Baldé.

Le maire de la commune rurale de Kollet, Ibrahima Sory Kaba Baldé a fait attaquer, agresser, frapper, blesser et humilier les membres de l’équipe de campagne électorale de l’UFDG par plus d’une centaine de loubards armés de machettes, lance-pierres, cailloux, gourdins, ivres et drogués. Cet acte barbare a eu lieu au domicile de la Secrétaire générale de la Section de l’UFDG de Kollet dans la nuit du mercredi à jeudi peu après 00h et a duré plusieurs heures jusqu’à l’arrivée de Tougué d’une vingtaine de Gendarmes dans deux pickups aux environs de 03h qui pour disperser les agresseurs a fait des tires de sommation jusqu’à l’aube.

La Secrétaire générale de la Section de l’UFDG de Kollet, Mme Woppa Diop a été gravement blessée à la tête et tous les membres de l’équipe de campagne électorale ont été frappés et blessés. Une voiture brûlée, les cinq maisons de la concession et quatre véhicules détruits, vandalisés et pillés, les téléphones de tous les agressés emportés par les agresseurs.

Pour mon cas particulier moi Abdourahamane Bakayoko, le maire me menace de mort. Dans la journée du mercredi il a appelé le propriétaire de la maison où je loge lui a donné un ultimatum en lui disant qu’il n’a que jusqu’au crépuscule pour me déloger de chez lui sinon toutes les maisons de sa concession seraient réduites à cendres dans la nuit. Voici la cause de la fureur du maire et son protecteur : Ayant remporté les élections communales de 2018 avec son propre parti indépendant immédiatement après avoir trahi et quitté l’UFDG qui avait fait de lui Délégué spécial de la Commune, il s’est allié au RPG par le biais de l’un des principaux bras droits d’Alpha Condé à qui il a promis de remporter pour lui cette présidentielle de 2020. Quand donc le maire a sentit son échec, lui a dit que nous avons signé alliance avec l’UFDG et que je viens personnellement à Tougué et Kollet faire la campagne pour le président Cellou Dalein Diallo, ce bras droit d’Alpha condé m’a appelé au téléphone et m’a prié de retourner à Conakry il me donne tout ce que je veux. J’ai refusé. Après quelques jours de campagne électorale, ce bras droit d’Alpha condé a envoyé son garde-corps et le maire me faire toutes sortes de propositions pour que j’abandonne l’UFDG et rentre immédiatement à Conakry. J’ai encore refusé.

Si donc le maire jure de me faire assassiner avant que je quitte ce qu’il appelle « son territoire » je peux penser que c’est ce bras droit d’Alpha condé qui lui en aurait donné l’ordre ou l’autorisation de le faire. Mais malgré tout cela, malgré la gravité de la situation que je ne peux pas songer à banaliser et après mûres réflexions, je décide d’éviter de me mêler à quelque chose qui peut ternir l’image de ce bras droit d’Alpha condé que je continu à considérer comme étant un grand-frère de lait pour moi et c’e pour cela que ne veux pas le nommer ici.

Abdourahamane Bakayoko

Président des DÉMOCRATES GUINÉENS

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