Elhadj Mansour Fadiga : « C’est mon frère Elhadj Ibrahima Sory qui a initié le Concours de récitation du Coran »

Elhadj Mansour Fadiga, doyen des Imams de Guinée.jpg

La 42ème édition du concours national de récitation, de mémorisation et d’interprétation du Saint Coran lancé le 13 mars 2024 se poursuit au Palais du peuple, à Conakry. Hier lundi 18 mars la phase de prestation de récitation, d’interprétation et de mémorisation du Saint Coran a pris fin. Et les corrections se poursuivent avant la proclamation des résultats, prévue demain mercredi 20 mars au Palais du peuple. Prenant part à la fin des travaux, les doyens Elhadj Baïlo Diallo et Elhadj Mansour Fadiga ont remercié et encouragé les membres du jury pour le sérieux et la disponibilité pendant la compétition, les enseignants, parents d’élèves et les candidats pour le don de soi dans le développement de l’islam en Guinée.

En marge de cette visite, Elhadj Mansour Fadiga, le doyen des Imams de Guinée, journaliste chroniqueur religieux, membre du Conseil national islamique de Guinée et ancien membre du CNT, a confié à un journaliste de Guineematin.com, l’historique de la création du Concours national de récitation, de mémorisation et d’interprétation du Saint Coran, qui mobilise cette année 250 candidats, venus de tout le pays.

« Le concours national de récitation et de mémorisation du Saint Coran a été initié pour la première fois par mon grand frère, Elhadj Ibrahima Sory Fadiga. Il a fait l’Ambassade de Guinée en Égypte puis d’Arabie Saoudite. A son retour en Guinée en 1981, il nous a réunis pour parler du problème de concours. Mais on ne le comprenait pas. Puis, il a fait une démonstration pour nous, dans une petite mosquée de Sandervalia, à Kaloum. Il a pris la 30ème partie du Saint Coran. Et nous avons commencé à comprendre. Les enfants ont compéti et l’idée a été comprise. En 1982, il a organisé le 1er concours national de récitation du Saint Coran. Elhadj Fodé Soriba était le ministre des affaires islamiques et en même temps le Secrétaire général du Conseil islamique de Guinée. Nous avons organisé en 1983. Toutes les deux éditions ont été organisées, ici au Palais du peuple, sous l’égide du Président Ahmed Sékou Touré. Et en 1984, il se trouvait que le Président Sékou Touré n’est plus et nous sommes partis à la Grande mosquée Fayçal qui venait d’être inaugurée. De 1984 à 1988, le Concours s’est passé là. Mais en 1989, le concours a changé de cadre pour être organisé au Centre islamique de Donka qui venait d’être construit. C’est comme ça qu’on a évolué mais il y a eu beaucoup d’améliorations », se rappelle Elhadj Mansour Fadiga.

Parmi les lauréats produits par ce concours, ce doyen des imams se souvient de quelques-uns. « Je n’ai pas la liste des lauréats en tête, mais on a l’imam Charafdine et Dr Elhadj Aboubacar Sékou Fofana qui sont tous des imams à la Grande mosquée Fayçal de Conakry mais également Elhadj Ousmane I Diaby qui a été lauréat et qui a un grande centre de formation, Elhadj Ousmane II Diaby qui ont été également lauréats de ce concours », se rappelle l’érudit.

Toujours soucieux du développement et de la pratique de l’Islam en Guinée, l’Imam de la mosquée de Nongo souhaite que les jeunes continuent d’apprendre le Coran et de pratiquer la religion pour qu’il y ait un jour des dirigeants hafizh al qur’an, des responsables qui ont le Coran en tête, donc la crainte et la foi d’Allah en eux.

« Notre souhait c’est de dire aux jeunes de ne pas simplement se contenter de réciter le Coran. Ils doivent diversifier l’enseignement. Ils doivent faire l’école française et apprendre les autres. C’est très important. Ils doivent prendre le temps dans l’enseignement général. Nous voulons des Directeurs, des Généraux, des ministres, des Chefs d’entreprise et même de Président de la république qui ont le Coran en tête comme le Général Ibrahim Babaguida. Quelqu’un qui a le Coran par cœur, il va servir loyalement et ne va pas trop tricher. Il va peur de Dieu dans tous les actes qu’il va poser. Et je termine par remercier ces nombreux jeunes qui rivalisent d’ardeur dans la mémorisation du Noble Coran. Plus ils sont nombreux dans un pays, mieux c’est bon pour la conduite de la jeunesse. Qu’Allah nous fasse miséricorde et répande sa grâce sur notre pays pour que toutes ces initiatives entreprises aboutissent à la grande satisfaction de notre Créateur. Amine », a conclu ce chef religieux.

Cette année, le Concours national de récitation, de mémorisation et d’interprétation du Saint Coran a mobilisé 250 candidats dont des filles et des malvoyants. Il a été organisé par le Secrétariat général des affaires religieuses en partenariat avec le ministère des affaires islamiques du Royaume d’Arabie Saoudite.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Facebook Comments Box