Ce lundi, 29 mai 2017, les universités privées de Conakry entament la deuxième semaine de leur mot d’ordre de grève. Pour leur part, les autorités de l’université Privée Bambo Kèba Fadiga de Kindia, ont décidé d’ignorer ce mouvement de protestation déclenché par l’association des universités privées guinéennes pour exiger à l’Etat le payement de leurs arriérés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la cité des agrumes.

Malgré la poursuite de la grève dans les autres universités privées guinéennes pour exiger au gouvernement de payer leurs arriérés de plusieurs mois, les amphithéâtres de l’université Bambo Kéba Fadiga sont restés ouverts ce lundi.

Selon le fondateur de cette institution d’enseignement supérieur privé de Kindia, il n’accorde pas trop d’importance à cette protestation de ses collègues de Conakry. « Moi, je n’ai pas un effectif si élevé que les autres universités privées du pays. Quand on me donne, ça ne dépasse pas les quatre cents millions (400 000 000 GNF). Donc, ce n’est pas la peine de bloquer les cours à cause de cette petite somme », explique Elhadj Mohamed Lamine Fadiga, avant de jeter l’anathème sur certains fondateurs de ces universités privées guinéennes.

« L’objectif de certains fondateurs aujourd’hui c’est comment éteindre les universités privées de l’intérieur du pays. Donc, nous n’avons pas le même effectif. Et, ils ont plus de mille étudiants et quand vous calculez l’argent de ces mille étudiants, ça peut faire des milliards. Donc, moi, je me patiente jusqu’à ce que l’Etat ait la conscience de payer notre argent », a-t-il dit.

De Kindia, Sékou Komoyah Kaba pour Guineematin.com

Tél. : 620 74 80 10

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