Une trentaine de membres de la société civile guinéenne, issus de l’Action mines guinée (AMIG), Publiez ce que vous payez (PCQP) et des représentants du Comité de pilotage de l’ITIE-Guinée, avec l’appui de NRGI, s’attèlent actuellement à la lecture et à l’amendement du rapport 2016 de l’ITIE-Guinée.

Dr Abdoulaye Diallo

Au micro de Guineematin.com, Dr Abdoulaye Diallo, vice-président du CNOSCG, président des ONG PCVP et de Raj-Gui, décline l’objectif de l’atelier. « Cette rencontre va s’atteler à l’évaluation approfondie du rapport ITIE 2016. La Guinée doit être validée en 2018 par l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). A cet effet, la société civile entend identifier les forces et les faiblesses du rapport élaboré à cet effet, formuler des recommandations et faire des propositions en vue d’améliorer le document auprès du Comité de pilotage de l’ITIE-Guinée et du Secrétariat exécutif de l’organisation », a indiqué cet activiste de la société civile, ajoutant que « cette validation est prévue en juillet 2018 prochain. Et nous voulons permettre à la Guinée d’avoir un rapport ITIE de qualité ».

Ce rapport consiste, dit-il, à concilier les données fournies par les entités de l’Etat et les sociétés minières sur les paiements que ces dernières effectuent. L’objectif étant d’instaurer la transparence dans le paiement des revenus miniers et leur utilisation au profit des communautés, notamment celles impactées.

En retour, tout pays déclaré conforme aux normes de l’ITIE, « sera fréquentable par les investisseurs. Puisque les indicateurs de l’ITIE basés sur la transparence, la fiabilité et la garantie, sont suivis à l’internationale », a souligné le président de PCVP.

Dr Mamadou Taran Diallo

De son côté, Dr Mamadou Taran Diallo, membre du Comité de pilotage de l’ITIE-Guinée, présent au lancement de cet atelier, revient sur les principales exigences de l’ITIE internationale relatives à la validation des pays. « La principale exigence, c’est la rédaction régulière des rapports, il faut aussi être membre de l’ITIE et il faut que la société civile soit partie prenante dans la réalisation du rapport », a expliqué à Guineematin.com, Taran Diallo qui se félicite que la Guinée soit à jour avec l’ITIE.

Pour sa part, le représentant de NRGI Hervé Ludo, note que la société civile guinéenne n’est pas la seule à être confrontée à des difficultés sur le terrain. « Ailleurs, le constat est le même ». S’adressant toujours aux organisateurs et aux participants, l’expert a réitéré ses attentes.

« Nous attendons de cet atelier un travail de fond en vue d’apporter des améliorations utiles au rapport ». Avant de renouveler son soutien à la société civile engagée dans la démarche, M. Ludo a expliqué que NRGI entend, en plus des mines, toucher d’autres secteurs comme les finances, le budget ou encore les hydrocarbures.

Pour appel, c’est 2005 que la Guinée a adhéré à l’ITIE. Depuis, elle a validé régulièrement ses rapports. Cette année, le pays va être évalué selon la nouvelle norme, celle de 2016. Pour ce faire, il réunira la société civile, les sociétés minières et l’Etat. Un passage obligé pour tous les pays membres.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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