Transition en Guinée : ce que le GOHA demande à la communauté internationale

27 septembre 2021 à 12 12 39 09399
Chérif Mohamed Abdallah Haïdara, président du groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA)

À travers cette déclaration, le GOHA s’adresse à la Communauté Internationale (CEDEAO, Union Africaine et ONU) afin de solliciter son aide pour une transition sereine et apaisée en République de Guinée. Car, les événements du 05 Septembre 2021 ne constituent pas un coup d’Etat contre les institutions du pays. 

Pour le peuple de Guinée, c’est une véritable libération opérée par l’Armée Guinéenne qui, dans un élan patriotique a mis fin à plus d’une décennie d’une dictature féroce. Une dictature impitoyable, sanguinaire basée sur un ethnocentrisme poussé jusqu’à la caricature. Pour masquer son incurie criante et maintenir le peuple dans les fers, le régime d’Alpha Conde a détruit des milliers de boutiques, des magasins et incendié des marchés. Le nombre de victimes de ces pillages insensés s’élève à plus de 2000 et le montant des pertes dépasse 300 milliards de francs guinéens. 

Il n’y a jamais eu une seule arrestation d’un pyromane ou d’un vandale responsable de ces destructions de biens des commerçants. Aujourd’hui l’immensité du pillage des richesses du pays commence à apparaître au grand jour. Quand le peuple protestait contre une situation devenue intolérable, la dictature avait trouvé une parade : la répression généralisée. 

Dans ce domaine, le régime d’Alpha Conde a battu des records : plus de 250 meurtres de manifestants contre le 3ème mandat et lors des différentes élections (Communales, législatives, présidentielles). Les militants du Front Nationale pour la Défense de la Constitution (FNDC) et l’Opposition étaient pourchassés, arrêtés, torturés et tués jusque dans leurs domiciles. Plusieurs centaines de personnes ont été embastillé dans des conditions sordides. Des officiers de l’Armée ont été arrêté et ont disparu depuis plus de 10 ans. On ne sais pas aujourd’hui quel est leur sort. 

En plus de cette répression sauvage, la dictature a fermé les frontières avec le Sénégal, la GuinéeBissau et la Sierra Leone. Ceci dans le but de détruire le commerce transfrontalier avec arrière pensée ethniciste. 

Le CNRD et son président ont fait un coup de paix qui a libéré le peuple de Guinée qui lui est infiniment reconnaissant. Il le soutient et va l’accompagner pour une transition sereine et apaisée dans un délai raisonnable. 

C’est l’occasion pour le GOHA de remercier le peuple Sénégalais, ses Autorités ainsi que ses Forces de Défense et de Sécurité pour le soutien qu’ils ont apporté aux Guinéens bloqués à la frontière. Ces Guinéens ont fait un témoignage éloquent. 

Le GOHA réitère son engagement indéfectible à participer positivement à la transition pour une nouvelle Guinée libre, démocratique et prospère. 

La Guinée n’a pas besoin de problèmes, elle en a eu suffisamment depuis l’indépendance. Elle veut des solutions pour effacer les traces hideuses de la dictature du régime défunt. 

Le Président du GOHA, Chérif Mohamed Abdallah Haïdara 

Lire

Promoteurs du 3ème mandat : voici pourquoi le FNDC a retiré le nom du colonel Mamadi Doumbouya sur sa liste

24 septembre 2021 à 16 04 10 09109
Des responsables du FNDC en conférence de presse, le 24 septembre 2021, à Conakry

Comme annoncé précédemment, le Front national pour la défense de la constitution a publié ce vendredi, 24 septembre 2021, l’acte 1 de la liste définitive des auteurs, co-auteurs et complices du coup d’Etat constitutionnel, visant à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. Sur cette liste, on ne retrouve pas les noms du colonel Mamady Doumbouya (président du CNRD) et du colonel Balla Samoura (l’un des plus proches du chef de la junte militaire au pouvoir), alors qu’ils figuraient sur la liste provisoire. Pourquoi ont-ils été retirés de la liste ? Ibrahima Diallo, le coordinateur des opérations du FNDC, a répondu à cette question devant les médias, dont Guineematin.

Ibrahima Diallo, coordinateur des opérations du FNDC

« Vous savez, quand le FNDC a commencé le combat contre le troisième mandat, nous avons lancé un appel à toutes les forces du pays pour qu’on puisse ensemble sauver le pays. Nous avons fait une déclaration, dans laquelle nous avons appelé l’armée à prendre ses responsabilités, à être du côté du peuple de Guinée pour soutenir le combat du peuple, porté par le FNDC. L’armée, à travers colonel Mamadi Doumbouya et tous ses collègues, a répondu à cet appel du peuple de Guinée. Sur la base de cette réponse, le FNDC a décidé de les retirer de la liste. L’armée a pris ses responsabilités pour se ranger derrière les aspirations du peuple de Guinée et nous aussi, nous avons pris notre responsabilité pour pouvoir rayer ces personnes-là sur la liste », a indiqué l’activiste de la société civile.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

Lire

Guinée: le FNDC publie la liste des auteurs et complices du coup d’Etat constitutionnel

24 septembre 2021 à 12 12 33 09339
Des responsables du FNDC en conférence de presse, le 24 septembre 2021, à Conakry

Attendu que la République de Guinée a signé et ratifié le protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance additionnel au protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité ;

Entendu que l’article 1 dudit protocole consacre l’indépendance de la justice dans la conduite des dossiers et le prononcé des décisions ;

Que malheureusement les Magistrats et cadres dont les prénoms et noms suivent ont trahi leur serment en infligeant aux honnêtes citoyens des peines injustes en exécution des instructions de Monsieur Alpha CONDE et de ses Ministres ;

Que par leur fait la Justice a constitué un instrument potentiel pour l’acquisition du 3ème mandat de Alpha CONDE ;

Qu’ils constituent de nos jours un danger potentiel dans la conduite de la transition et le devenir de la nation ;

Que dès lors, il convient de les extirper de la gestion du pays pour le bonheur du peuple de Guinée ; une mesure conservatoire jusqu’à ce que le droit soit dit ;

Attendu que l’article 1er b du même protocole interdit tout changement anticonstitutionnel en vue de son maintien au pouvoir ;

Que les personnes dont les prénoms et noms suivent ont été des acteurs potentiels dans le changement anticonstitutionnel en vue de garantir à Monsieur Alpha CONDE un pouvoir à vie ;

Que l’acquisition du 3ème mandat a plongé le pays dans une situation désastreuse sans précédent ;

Qu’ils ont, à travers des fraudes, propagandes, mensonges, intimidations, interpellations, détentions arbitraires, traitements inhumains et dégradants, favorisé, dans le sang et dans la douleur, la descente aux enfers de notre chère patrie ;

Que leurs agissements les disqualifient indéfiniment à être associés à la conduite des affaires publiques ;

Attendu que les personnes ci-dessous nommées sont indubitablement responsables des maux qui ont conduit l’armée à travers le CNRD à prendre ses responsabilités pour parachever le combat du peuple porté par le FNDC ;

Que par leur comportement la Guinée a failli à ses obligations internationales en matière de démocratie et de bonne gouvernance ;

Qu’ils ont plongé la Guinée dans une crise qui rendait fragile la paix et la stabilité sociale ;

Que leur moralité est incompatible avec les cinq (5) piliers du CNRD ;

Qu’il est logique et même nécessaire de ne pas les associer à la gestion de la transition ;

Qu’en conséquence, les personnes figurant sur la liste ci-jointe doivent être bannies de la transition pour le bonheur du peuple de Guinée.

Lire

Dans les familles des prisonniers politiques : « la femme de Moussa Touppé Barry l’a quitté, son père est aveugle et sa mère est malade »

24 août 2021 à 9 09 36 08368

« Moussa Touppé Barry était marié ; mais, à cause de sa détention prolongée, sa femme est rentrée chez ses parents. Et, le propriétaire de la maison où il était logé à Koloma marché a également vidé ses bagages pour donner la chambre à une autre personne. C’est Moussa Touppé qui faisait tout pour sa famille. Son papa est aveugle et sa maman est gravement malade à Labé. C’est grâce à son travail (mécanicien à Matam) qu’il parvenait à nourrir sa famille », a indiqué Mody Amadou Oury Barry.

Comme on le sait, au lendemain de l’élection présidentielle contestée du président Alpha Condé pour un troisième mandat à la tête de la République de Guinée, plusieurs citoyens ont été arrêtés, notamment à Conakry et jetés en prison à la maison centrale de Coronthie. La majeure partie d’entre eux croupissent encore en prison sans jamais avoir été jugés. C’est le cas de Moussa Touppé Barry, un mécanicien, arrêté à son domicile, à Koloma il y a près de dix (10) mois. Son emprisonnement prolongé lui a coûté son mariage. Et, pour ses parents qui clament encore son innocence, l’incarcération de Moussa Touppè est extrêmement pénible. Mody Amadou Oury Barry jure que c’est sous le coup de la torture que son neveu (Moussa Touppè) a fait des aveux aux agents de la compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS) de Bambéto.

Près de dix mois encore depuis l’arrestation de Moussa Touppè Barry, son oncle paternel continue de clamer son innocence. Moussa Touppé est accusé d’avoir « apporté à manger à des manifestants violents sur la route Le Prince » ; mais, son oncle, Mody Amadou Oury Barry n’en croit pas un mot. Il assure que c’est à 23 heures que son neveu a été interpellé à son domicile à Koloma, dans la commune de Ratoma. Et, il était en plein sommeil quand les agents sont venus casser la porte de sa chambre pour l’extirper de son lit avec violence.

Mody Amadou Oury Barry, oncle de Moussa Toupé Barry, détenu à la maison centrale de Conakry

« Mon neveu (Moussa Touppè Barry) fait partie des gens qui ont été arrêtés au lendemain de l’élection présidentielle. Depuis, on a tout fait pour le faire libérer, impossible. Les agents l’ont trouvé dans sa chambre à Koloma-marché, à 23 heures, au moment où il dormait. Ils ont cassé sa porte et l’ont embarqué pour la CMIS de Bambéto ; puis, pour celle de Camayenne. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé à la maison centrale de Coronthie. Depuis presque 10 mois, il est en prison. Mais, à la CMIS de Bambéto, les agents l’ont torturé. Et, c’est la raison pour laquelle, pour sauver sa vie, il a avoué des choses qu’il ne connaissait même pas. Comme il (Moussa Toupé Barry) a estimé que s’il ne disait pas ce qu’ils veulaient entendre, il allait mourir. Il a dit que c’est lui qui envoyait à manger aux manifestants. C’est ainsi qu’ils l’ont déféré. Cela fait environ 10 mois qu’il est à la maison centrale », a expliqué Mody Amadou Oury Barry avec désolation.

Pour ce père de famille, la détention de son neveu est très pénible pour ses parents et proches. Car, ses parents (un père aveugle et une mère très malade) n’ont personne d’autres pour les aider dans leur quotidien. Moussa Touppé était l’espoir et le bras valide qui ramenait à manger à la maison. Grâce à son métier (la mécanique), il parvenait à satisfaire le minimum pour sa famille. Et, son emprisonnement est une angoisse pour les siens, d’autant plus qu’ils n’ont pas pu sauver son mariage à son absence. Sa femme a quitté et est rentrée chez ses parents.

« Moussa Touppè Barry était marié ; mais, à cause de sa détention prolongée, sa femme est rentrée chez ses parents. Et, le propriétaire de la maison où il était logé à Koloma marché a également vidé ses bagages pour donner la chambre à une autre personne. C’est Moussa Touppé qui faisait tout pour sa famille. Son papa est un aveugle qui ne voit même pas sa paume. Sa maman aussi est gravement malade à Labé. Il est mécanicien et travaillait à Matam. C’est grâce à ce travail qu’il parvenait à nourrir sa famille », a indiqué Mody Amadou Oury Barry.

Depuis son interpellation, Moussa Touppè Barry n’a pas été jugé. Son oncle est inquiet ; et, il sollicite sa libération pour apaiser la souffrance de ses parents.

« Personne ne sait quand est-ce qu’il sera jugé. Nous avons mené plusieurs démarches pour trouver une issue afin qu’il soit libre ; mais, jusqu’à présent, ça n’a pas marché. Une seule fois, ils m’ont appelé au téléphone pour dire qu’il sera jugé le lundi qui allait suivre. Mais, cela remonte à plus de 5 mois. Jusqu’à présent, rien n’a été fait. C’est pourquoi, nous demandons de l’aide à tous ceux qui ont la possibilité de nous aider pour la libération de notre fils, ainsi que ses codétenus. Nous avons souffert depuis son arrestation, puisque même sa femme a quitté son foyer », a ajouté Mody Amadou Oury Barry.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Guinée : liste des prisonniers politiques contre le 3ème mandat d’Alpha Condé

8 août 2021 à 11 11 58 08588

Comme on le sait, la répression des manifestations n’avait pas suffit au régime actuel pour imposer un troisième mandat du président Alpha Condé en République de Guinée. Face à ceux qui menaçaient d’empêcher le changement de la constitution (opéré le 22 mars 2020) et la réélection du champion du RPG (le 18 octobre de la même année), le régime avait trouvé une autre stratégie : ramasser les principaux acteurs (ou soupçonnés de l’être) contre le 3ème mandat.

Ainsi, d’octobre 2019 à janvier 2021, plusieurs dizaines de responsables, militants et sympathisants de l’opposition et de la société civile ont été arrêtés et conduits à la maison centrale de Coronthie. Beaucoup d’entre eux y sont toujours sans jamais avoir été jugés à plus forte raison condamnés. 

Récemment, quatre de ces prisonniers (qui sont de hauts responsables de l’UFDG) ont bénéficié d’une liberté conditionnelle. Les autres croupissent toujours en prisons et leurs cas font de moins en moins l’objet de débat dans la cité.

C’est sans doute pour un peu changer cette monotonie que l’UFDG (qui semble avoir mis sous veilleuse ses menaces de reprendre les manifestations de rue après les examens nationaux ?) a communiqué aux médias guinéens ce dimanche, 08 août 2021, une liste de 86 prisonniers politiques.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de cette liste :

LISTE DÉTENUS POLITIQUES CORONTHIE

Lire

La prison, la chambre des dissidents ! Par Thierno Y. Diallo

12 juin 2021 à 8 08 51 06516

Libre Opinion : Le monde est en train de suivre et silencieusement voire avec complicité la marche dangereuse de la dictature en République de Guinée. Après les manifestations du FNDC contre le troisième mandat de Alpha Condé, la mort d’un nombre de Guinéen, le forcing de Alpha Condé, tout cela sous le silence complice de la communauté internationale, nous assistons aujourd’hui à l’emprisonnement de frères et de jeunes leaders d’opinion dont le crime est d’apporter de la contradiction dans la marche du pays. Aujourd’hui Oumar Sylla (Foniké Mangué) est condamné injustement à 3 ans de prison, certains sont en exil et tout cela sans que personne ne pipe mot. Et le pire, au même moment Alpha appelle au dialogue, nous aimerions bien savoir de quel genre de dialogue il veut initier et avec qui il va le faire si sont exercice favoris est l’emprisonnement de ses compatriotes guinéens. 

Dans notre République, la justice s’est affaissée devant la volonté d’un homme, qui n’hésite pas à sabrer toute personne qui n’est pas de la même obédience que lui. Avec Alpha la Guinée s’est déchirée, elle s’est blessée, son sang coule sous bas le fond d’un régime sanguinaire. 

Si aujourd’hui la Cedeao, par son président, est en visite dans notre pays, elle doit savoir que son silence est complice, qu’elle participe à l’hémorragie du peuple Guinéen par son silence inquiétant.

Thierno Yaya Diallo, président de Guinée Moderne 

Lire

Urgent : Foniké Menguè condamné à 3 ans de prison

10 juin 2021 à 10 10 54 06546
Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, responsable en charge des antennes et de la mobilisation du FNDC

C’est une mauvaise nouvelle pour Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, et ses proches. La Cour d’appel de Conakry a condamné le responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) à 3 ans de prison ferme. Cette décision a été annoncée ce jeudi, 10 juin 2021, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ce procès en appel de Foniké Menguè portait sur deux dossiers. Dans le premier dossier, l’opposant au troisième mandat du président Alpha Condé était poursuivi pour « communication et diffusion de fausses informations, menaces notamment de violence ou de mort ». Des faits pour lesquels il a été jugé et déclaré non coupable, le 28 août 2020, par le Tribunal de Première Instance de Dixinn. Une décision contre laquelle le procureur de la République près le TPI de Dixinn avait aussitôt relevé appel.

Dans le second dossier, l’activiste de la société civile était poursuivi pour « provocation directe d’un attroupement non armée suivi d’effets ». Des faits dont il a été déclaré coupable et condamné, le 28 janvier 2021, à 11 mois d’emprisonnement par le Tribunal de Première Instance de Mafanco. Une décision jugée injuste par les avocats du prévenu, qui ont interjeté appel pour réclamer l’ouverture d’un nouveau procès devant la Cour d’appel de Conakry.

A l’issue des débats, la Cour d’appel de Conakry a conclu que M. Oumar Sylla est coupable des faits qui lui sont reprochés et a prononcé une peine de trois ans d’emprisonnement à son encontre.

Nous y reviendrons !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Lire

3ème mandat d’Alpha Condé en Guinée : quand certains médias présentent la victime comme le bourreau

4 juin 2021 à 10 10 13 06136
Alpha Condé chez Cellou Dalein Diallo, en septembre 2016

Le régime guinéen est-il en passe de réussir un pari ? Visiblement oui. En arrêtant les principaux lieutenants de son principal challenger depuis 2010, Alpha Condé voulait certainement s’en servir comme monnaie d’échange pour la reconnaissance de sa victoire à la présidentielle de 2020 par celui qui s’était autoproclamé président élu et qui persiste toujours dans cette logique.

Les principaux meneurs du combat politique contre le troisième mandat ont été mis aux arrêts. Histoire de museler voire de décapiter le parti. L’UFDG sans Cherif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Cellou Baldé est un parti affaibli voire anéanti. Le pouvoir tient coûte que coûte à obtenir la reconnaissance de sa victoire en échange de la libération de ces personnes.

Malheureusement pour l’opposition, l’autre pari que le pouvoir a réussi est de présenter toute personne qui fait entendre un autre son de cloche que celui émis par Sékoutouréya comme un opposant. De fil à aiguille, il est parvenu à faire taire les critiques. Particulièrement chez les journalistes et les activistes de la société civile. Au mieux, les gens se taisent. Et au pire, ils s’en prennent à l’opposition. Les plus téméraires font ce qu’ils pensent être un équilibre entre le pouvoir et l’opposition. Renvoyant dos à dos les uns et les autres.

Les journalistes et autres activistes qui ont peur d’être taxés de rouler pour l’opposition n’émettent pas une seule critique. Ou quand ils le font à l’encontre du pouvoir, ils le font également à l’encontre de l’opposition. Des journalistes qui ont défendu Alpha Condé durant sa traversée de désert deviennent la bête noire du régime. Parce qu’ils ont continué à défendre une opposition toujours malmenée. Or, pour le RPG, ce qui était rose hier est tout noir aujourd’hui.

Pour revenir aux « équilibristes » et sachant que le pouvoir dirige et l’opposition s’oppose, c’est une aberration de rendre tous les deux camps responsables de la situation de la Guinée. Mais, c’est cela aussi qui constitue l’exception guinéenne. Plus grave encore, c’est seul dans ce pays que la victime est blâmée à la place de son bourreau. Il n’est pas rare d’entendre dire ici que l’opposition envoie ses militants à l’abattoir. Comme s’il est permis de liquider un manifestant comme un gibier.

L’autre exploit réussi par l’actuel régime, c’est d’étiqueter les victimes. Un soldat lynché par la foule est un martyr. Tandis qu’un manifestant, désarmé, abattu de sang-froid par des agents de sécurité est un badaud. Les combattants de la liberté d’hier sont les loubards d’aujourd’hui.

Désormais, la stratégie du pouvoir consiste à présenter le leader de l’UFDG comme celui qui maintient ses responsables en prison. Parce qu’il refuse de « coopérer ». Entendez, renoncer à sa revendication. Or, s’il est vrai que la réalité sur le terrain c’est qu’Alpha Condé reste et demeure le seul président de la République, il est tout aussi vrai que le seul moyen de pression qui reste à Cellou Dalein Diallo et à son parti, c’est de continuer à contester la victoire de l’adversaire.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

Lire

Politique : la fédération UFDG-Libéria renouvèle sa confiance au président Cellou Dalein Diallo

24 mai 2021 à 20 08 27 05275

« Notre fédération, s’inscrivant davantage sur la logique de défense des libertés fondamentales, des principes de la démocratie, la justice, l’unité et la réconciliation nationale, renouvelle sa confiance au bureau politique national particulièrement au président élu du peuple, son excellence ELHADJ CELLOU DALEIN DIALLO dans sa noble mission d’unir et servir les Guinéens…Notre engagement, notre fidélité et notre loyauté envers le parti et son président sont irréversibles ». C’est l’assurance donnée par la fédération UFDG du Libéria et les mouvements de soutien du parti dans ce pays frontalier de la Guinée.

Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous leur l’intégralité de leur déclaration, publiée à l’issue d’une assemblée générale tenue hier, dimanche 23 mai 2021, à Monrovia.

DÉCLARATION DE RENOUVELLEMENT DE CONFIANCE ENVERS LE PARTI ET À SON PRÉSIDENT SON EXCELLENCE ELHADJE MAMADOU CELLOU DALEIN DIALLO, L’ELU DU PEUPLE PAR LA FÉDÉRATION UFDG DU LIBÉRIA.

Excellence Mr. le président ELHADJ CELLOU DALEIN
DIALLO président élu de la République de Guinée.

Mesdames et messieurs les membres du Bureau Politique National.

Mesdames et Messieurs les membres du Bureau Exécutif National

Mesdames et Messieurs les membres du Comité National des Jeunes

Mesdames les membres du comité National des Femmes,

Chers Responsables Allier de L’ANAD

Chers collègues du Bureau Fédéral du Liberia

Très Chers membres du Bureau Fédéral des Sages

Très Chers membres du Bureau Fédéral des Femmes

Très Chers membres du Bureau Fédéral des Jeunes

Très chers Secrétaire Généraux et les Responsables des 15 sections de la Fédération de L’UFDG Libéria.

Chers Responsables des mouvements de soutien International:
KOMATOUN CELLOU LAMOH, STAFF HADJA HALIMATOU DALEIN
DIALLO, DENTAL GORKO SOUSSAI SUNNADJO HOLLOH,
TAABITAL-POULAKU etc…

Chers responsables des organisations et des Institution locaux :
FULANI UNITED OF LIBERIA, FULA COMMINUTY FOR PROGRESS
AND DEVELOPMENT, BANTAL FOUBHE LIBERIA, NATIONAL
FULA SECURITY TEAM OF LIBERIA,

Chers Collègues des partis Politiques Allies,

Chers Militants et sympathisants de la fédération

Distingués invités,

Mandâmes et Messieurs.

C’est pour moi un immense plaisir et un grand honneur de prendre la parole au nom de l’ensemble des cadres, militants et des mouvements de soutien de la fédération UFDG du LIBÉRIA. Notre fédération s’est engagée depuis 2007 dans un combat démocratique irréversible derrière le président CELLOU DALEIN DIALLO pour le développement économique, l’instauration d’un état de droit et la promotion des valeurs démocratiques et sociales en République de Guinée. Aujourd’hui ce bilan reste positif et prometteur.

Notre parti a participé à trois élections présidentielles, une élection législative et une élection communale et communautaire pendant lesquelles L’UFDG s’est illustré à travers des scores extraordinaires malgré les machines de fraudes instaurées par le parti au pouvoir. La dernière en date fût l’élection présidentielle de 2020 pendant laquelle le peuple de Guinée dans sa majorité a accordé leurs chiffrages à notre candidat son excellence ELHADJ MAMADOU CELLOU DALEIN DIALLO dès le premier tour avec 53,84 %.

MONSIEUR LE PRESIDENT,
MESDAMES ET MESSIEURS LES MEMBRES DU BUREAU EXECUTIF NATIONAL

Nous voudrons vous assurez l’engagement total de la fédération de L’UFDG Liberia à cote de vous pour la démocratisation de notre pays natale la Guinée dans ce combat difficile, sous ce régime dictatorial de Mr. Alpha CONDE, qui n’as rien fait sauf l’instauration d’un system de corruption dans tous les lieux administratifs de notre pays, instaurer la haine entre les Guinéens, la division entre les ethnies.

Vous avez été et serez un président incontestable dans l’histoire de la Guinée car vous incarnez tous les valeurs démocratiques et morales d’un pays émergent, c’est pourquoi nous les responsables et militants des 15 Sections de la fédération du Liberia nous vous réaffirmons notre engagement total dans ce combat.

MONSIEUR LE PRESIDENT MESDAMES ET MESSIEURS.

MONSIEUR LE PRESIDENT

Malheureusement cette lutte ne se mène pas sans conséquences vis-à-vis de notre parti et de nos militants. C’est le lieu de déplorer et de condamner sévèrement les tueries à balles réelles, les emprisonnements infligés aux cadres et militants de L’UFDG, à L’ANAD, et à l’opposition ainsi que d’autres violations flagrantes des droits humains suite à leurs démarches démocratiques visant à empêcher un troisième mandat anticonstitutionnel pour alpha CONDE. Les victimes n’ont jamais connu justice ou la compassion de l’Etat. Nous prions pour le repos des âmes de tous les martyrs tombés sous les balles du pouvoir d’Alpha Condé et exhortons une liberté totale sans condition à tous les détenus politiques sur toute l’étendue du territoire national.

MESDAMES ET MESSIEURS.

Après dix ans d’exercice du pouvoir par Alpha condé et son clan machiavélique; notre pays demeure toujours dans une pauvreté excessive, un manque cruel des services sociaux de bases. Un recul de la liberté, de la démocratie et de l’état de droit. Une fracture totale du tissu social, occasionner et entretenu par Alpha Condé avec son projet de diviser pour régner. Le tout couronné par des détournements des fonds publics, une corruption à grande échelle dans tous les échelons de l’administration Guinéenne sans que les responsables ne soient inquiétés. A cela s’ajoute le manque de résultats de développement économique.

MONSIEUR LE PRESIDENT

Avec votre permission nous saluons l’effort fourni par les responsables et militantes de L’UFDG dans le monde entier car c’est grâce à la communication et à la mobilisation de nos militants et responsable dans les diasporas que les Guinéennes et les institutions nationales et internationales continuent de lutter contre cette dictature d’Alpha CONDE.

MONSIEUR LE PRESIDENT

Notre fédération s’inscrivant davantage sur la logique de défense des libertés fondamentales, des principes de la démocratie, la justice, l’unité et la réconciliation nationale ; renouvelle sa confiance au bureau politique national particulièrement au président élu du peuple, son excellence ELHADJ CELLOU DALEIN DIALLO dans sa noble mission d’unir et servir les Guinéens. La fédération UFDG du LIBÉRIA et les mouvements de soutien restent debout derrière le parti et son président pour continuer le combat démocratique. Notre engagement, notre fidélité et notre loyauté envers le parti et son président est irréversible jusqu’à la victoire finale.

Recevez monsieur le président nos sincères salutations.

VIVE ELHADJE CELLOU DALEIN DIALLO

VIVE L’UFDG

VIVE L’ANAD

VIVE LA DEMOCRACIE

VIVE LA REPUBLIQUE

Je vous remercie.

Lire

Libération de certains opposants au 3ème mandat d’Alpha Condé : la réaction du FNDC

8 mai 2021 à 10 10 32 05325

image d’archive

Communiqué de la Coordination nationale du FDNC : Dans un communiqué rendu public ce vendredi 7 mai 2021, le dictateur Alpha Condé, par l’intermédiaire de son porte-parole du moment, a fait état de la libération d’une quarantaine de détenus et du renvoi en jugement d’une cinquantaine d’autres dans l’affaire des violences liées à la mascarade électorale ayant accompagné le coup d’État constitutionnel du 18 octobre 2020.

Lire

Conakry : 10 ans de prison et 100 millions d’amende requis contre Dr Mamady Onivogui

29 mars 2021 à 16 04 17 03173

Dr Mamady Onivogui, coordinateur national du mouvement Elazologa

Le procès de Dr Mamady Onivogui, coordinateur national du mouvement « Elazologa », s’est tenu ce lundi, 29 mars 2021, devant le tribunal criminel de Dixinn. Ce médecin, emprisonné à la Maison centrale de Conakry depuis janvier dernier, est poursuivi pour « participation à un mouvement insurrectionnel, association de malfaiteurs, menaces notamment de violences par le biais d’un système informatique ».

Lire

Guinée : un juge s’oppose encore à la libération du journaliste Amadou Diouldé Diallo

18 mars 2021 à 20 08 40 03403

Amadou Diouldé Diallo, journaliste

C’est une mauvaise nouvelle pour Amadou Diouldé Diallo, ses proches et tous ceux qui militent pour le respect des droits de l’homme. Ce journaliste sportif et historien guinéen va devoir rester on ne sait jusqu’à quand encore en prison. Ainsi en a décidé le doyen des juges d’instruction du TPI de Dixinn, qui a rejeté la demande de mise en liberté introduite par ses avocats, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Lire

Koureissy Condé contre l’opposition : la remise en cause des acquis démocratiques

16 mars 2021 à 7 07 45 03453

En Guinée, chaque jour nous apporte désormais son lot d’événements politiques, économiques et sociaux. Des évènements qui sont largement commentés sur les réseaux sociaux, devenus un véritable baromètre de la société. En ce début de semaine, ce sont des propos tenus par Sékou Koureissy Condé qui défraient la chronique. Le parlementaire ayant déclaré « Je n’ai jamais été opposant ; je suis contre les oppositions en Afrique, car ce n’est pas adapté à nos réalités ». 

Lire

« S’opposer autrement » : voici ce que Mamadou Sylla et Cie proposent à Alpha Condé

4 mars 2021 à 17 05 47 03473

Comme on le sait, Mamadou Sylla (dont le parti n’a que 4 députés à l’Assemblée nationale) a conduit une délégation à la présidence de la République en tant que chef de file de l’opposition, le mardi dernier, 02 mars 2021. Accompagné des membres de son cabinet, composé d’autres leaders de petits partis politiques, il a soumis un mémorandum au président Alpha Condé (dont le troisième mandat est contesté par les grands partis politiques et certaines plateformes de la société civile).

Lire

Bogola Haba flingue le camp Mamadou Sylla : « c’est une opposition fabriquée par Alpha Condé »

4 mars 2021 à 8 08 58 03583

L’audience que le président Alpha Condé a accordée hier au chef de file de l’opposition et les membres de son cabinet suscite des réactions au sein de la classe politique guinéenne. Kéamou Bogola Haba, président d’honneur du parti UGDD (Union Guinéenne pour la Démocratie et le Développement), s’est prononcé sur le sujet dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com hier, mercredi 3 mars 2021. Il estime que cette rencontre s’inscrit dans la logique du chef de l’Etat guinéen de légitimer son 3ème mandat. Pour lui, Mamadou Sylla et son groupe ne sont rien que des opposants fabriqués par le président Alpha Condé contre son principal adversaire Cellou Dalein Diallo.

Lire

Investiture d’Alpha Condé : la Première dame, Djénè Kaba, exprime son malaise

15 février 2021 à 12 12 52 02522

Hadja Djénè Kaba Condé, Première Dame de la République de Guinée

La Première dame de la République de Guinée a mal vécu l’investiture du Président Alpha Condé pour un troisième mandat. Deux mois après, Hadja Djénè Kaba Condé n’a toujours pas digéré le fait de n’avoir pas été présentée lors de la cérémonie qui s’est déroulée le 15 décembre 2020 au palais Mohamed V de Conakry. Elle accuse le chef du protocole de la présidence de la République, l’Ambassadeur Mamady Seinkoun Kaba, d’être le responsable de cette « erreur ». Elle l’a dit dans l’émission « Carnet du reporter » de la radio nationale.

Lire

3ème mandat d’Alpha Condé : Ibrahima Diallo, présumé manifestant, condamné à 6 mois de prison

13 février 2021 à 15 03 41 02412

Interpellé à l’occasion des manifestations du FNDC contre la tenue du double scrutin législatif et référendaire du 22 mars 2020 en Guinée, Ibrahima Dillo alias ‘’Big Manager’’ a été jugé et condamné hier, vendredi 12 février 2021, à six (6) mois de prison. Le tribunal correctionnel de Dixinn l’a reconnu coupable des faits d’attroupement illégal, destruction d’édifices privés et détention et consommation de chanvre indien. Mais, la peine infligée à ce jeune élève de 21 ans est largement inférieur au temps (11 mois) qu’il a mis en détention préventive à la maison centrale de Conakry, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Lire

Thierno Saïdou Bayo : « Alpha Condé est devenu un dictateur plus que Sékou Touré »

11 février 2021 à 10 10 50 02502

Thierno Saïdou Bayo, ancien commissaire à la CENI

L’opposant guinéen, Thierno Saïdou Bayo, est très remonté contre l’incarcération de nombreux responsables et militants de l’opposition guinéenne. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce mercredi, 10 février 2021, le président du Parti Socialiste s’est insurgé contre cette situation, accusant le président Alpha Condé de faire pire que Sékou Touré (le premier président de la République de Guinée) dans la répression de ses opposants. Pour l’ancien commissaire à la CENI.

Lire